Le Monde illustré, 26 novembre 1892, samedi 26 novembre 1892
[" TRÉ LE MONDE ILLUS ABONNEMENTS: ae sv.à | \u2018' EEE EE Len 33:00 Gin moe.21501 Yue ANNÉE, No 417 \u2014SAMEDT, 2 NOVEMBRE 1892 ANNONCES: , 87.+ - - .oils.a \u2014 \u2026.\u2014_ \u2014.\u2014 i .! Er me, BL pagetie dave | \u2014- meme | laligne, pur insertion - + == = 10 cents Vendu dans les depots ! : 3 nent opin Le BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES, Insertions subséquentes 5 cents Fonds dans PR CNE : ! que NUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER.MONTREAL.Tarif spieial pour annonces A long terme \u2014\u2014 TTT TTT 7 => 1 Ty.JEN te 06/4) veo! L.AU DAHOMEY.\u2014LE TÉLÉGRAPHE DANOMÉEN LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 26 NOVEMBRE 1892 SOMMAIRE TrxTt\u2014Fntre - Nous, par Léon Ledieu.- Curnet du ** Monde Iilustré,\u201d par J.St-K.\u2014 Poésie : À ma soutane, par !.Arthur.\u2014 M.et Mme Grover C eveland, par J.St-E.\u2014Poéuie : Au-delà, par J.-B.Chatrian.\u2014L'album de Montréal, par E.-Z.Massicotte.\u2014 Au Dahomey.\u2014Nos artistes, par Amicus.\u2014lour porter les bébés.\u2014 Primes du mois \u2018\u2019octobre\u2014 La Sainte-Cu- theriue, par Ivain de I3lancfort.\u2014Rose blauche, par Germain Picard.\u2014Notes et fuite.\u2014 Nouvelles à la main.\u2014Choses et autres \u2014M Lasker 4 Montréal, \u2014 Feuilletons : Les manzeurs da feu (suite) : La belle ténébreuse (suite), par Jules Mary.\u2014Problèmes d'E- checs et de Dames, GRAVURES,\u2014Au Dahomey : Le télégraphe dulioméen.\u2014 Po \u2018rait de M, Grover Cleveland, président des Etats-Unis \u2014Portrait de madame Grover Cleveland.\u2014La guerre au Dah mey : Le combat de Godomé- Zobbo.~-Gravure du feuiileton, i \" Poms Mewsecees ov Monoe louse Ire Prime 111.850 2me \u2018 CL 25 3me \u201c Co 15 dme \" LL 1 S 10 bme \" .i 5 me \" 4 Tme \" ., .3 ême \u201c Ce 2 85 Primes, a$81, .86 94 Primes $200 Le tirage £e fait chaque mois, dans une salls publique, par trois personnes choisies par lassemblée.Aucune jrme ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.HY Nj See VE de fois, en contemplant un beau ciel rempli d\u2019étoiles n'avez-vous pas fait cette réflexion qui nous vient a tous : \u2018 Ces astres que je Vois, nos aieux les ont vus aussi, dans le même ordre, tournant de la même manière dans leur mouvement apparent et nos descen- cendants les verront encore dans des milliers d'années.Ces étoiles, les patriarches de la bille les ont vues ; les pâtres chaldéens, dans leurs heures de solitude, en ont étudié le cours, et leurs rayons ont éclairé les cultivateurs de notre petit globe aux époques lointaines de ses transformations.\u201d Et cette chose si ximple, si vraie, nous émeut et nous fait sentir le peu que nous sommes, voyageurs d'un moment, lucataires qui passons un instant s:r un puint de l'univers sans fin.Mais combien nous serions plus émerveillés encore à lu vue d'une fleur âgée de plusieurs millions d'années et fraiche encore comme su matin de son premier épanouissement ; une fleur immortelle, colorée, parfumée, toujours jeune dans son éternel printemps ; une fleur contemporaine des Pharaons et qui a peut-être orné les cheveux d'une gracieuse jeune tille qui dort depuis cinq mille ans de son dernier sommeil.Cette fleur existe.* Plus étonnante que la fougère d'Arkansas ot LE MONDE ILLUSTRE ue la ruse «le Jéricho, dans sa renaissance incomparable, dit Fulbert-Dumonteil, à qui j'enprunte le récit suivant, cette fleur, un prodige, un inys- tère, fut appelée * fleur de résurrection \u201d par un savant illustre, le docteur Deck, qui la découvrit en IRR, \u201c Plott vient cette fleur / Quelle est-elle / On l'ignore.Elle ne ressemble & aucune autre plante et on ne lui connaît ni famille ni berceau, Type unique nu monde, individu isolé sur Ia terre et dans ln science, elle semble sans aucètre comme elle est sans descendants, En parlant de cette fleur merveilleuse, on croit sortir de l'histoire nn- turelle pour entrer duns la légende de quelque rove oriental.I n'est pas jusqu'à l'histoire de su découverte qui ne ressemble à un conte des Mills une Nuits, \u201cVers 1848, Ie Dr Deck entreprit d'explorer la Haute Egypte et de parcourir le désert dans le but de retrouver les opulentes mines d'émeraudes exploitées dans l'antiquité.Pendant son voyage, Deck fit la découverte d'un vieil Arabe à qui il sauva la vie.L'Arabe était pauvre, et pourtant il devait payer les honoraires du célèbre docteur avec un trésor qui valait toutes les pierreries du monde et que n'auraient pu lui offrir tous les rois de ln terre, \u201c C'était une plante ; une petite plante gréle et desséchée qui, au dire de l'Arabe, avait été découverte au desert, dans un vieux tombenu, sur le sein d'une prêtresse égyptienne.Et l'Arabe ajoutait que cette plante féerique possédait un charme sans pareil.En écoutant le pompeux éloge de cette chétive plante qui, pour tout ornement, portait sur sa tige tlétrie deux boutons brûlés par le soleil et Jaunis par le temps, le Dr Deck ne put s'empêcher de sourire.L'Arabe, alors, prit quelques gouttes d'eau, arrosa la plaute, et aussitôt un prodige s\u2019accomplit sous les yeux émerveillés du voyageur ; sa tige frémit, s'agite, se redresse et se balance, les boutons se gontlent, la fleur s'épanouit, déroulant ses pétales diaphanes et superbes qui se disposent en éclatant rayon autour d'un point central, plein d'élégance et de fraicheur.On dirait quelque pâquerette fantastique c eillie dans un parterre enchanté.Et, peu à peu, renversant sa covolle aux teintes irisées, d\u2019une délicatesse extrème, la belle ressescitée découvre son sein rajeuni sur lequel reposent d'antiques graines.Mais, hélas ! cette précieuse semence que la tleur de résurree- tion garde avec un soin jaloux depuis tant de siècles, est à jamais stérile.\u201c* Le Dr Deck, au comble de la surprise et de l'admiration, emporta cette plante extraordinaire et renouvela plus de cent fois l'expérience du vieil Arabe ; et toujours la petite fleur du désert, lu plante mystéricuse ressuscita dans son impérissable beauté, sous quelques gouttes d'eau.Ce charmant récit méritait d'être reproduit, n'est-ce pas, car cette inerveille est peu connue et je comprends l'émotion du docteur Deck en voyant ce spécimen étrange d'une flore disparue.Ah! que n\u2019est-il donné à l\u2019homme de pouvoir ainsi revivre ! Mais cette idée n servi de thème à une spirituelle fantaisie d\u2019Edmond About, L'Homme à Vo reille cassée, dans laquelle le héros de l'aventure, un jeune colonel] «lu premier e upire, est desséché par un savant allemand et ressuscité cingrante ans plus tard, Malheureusement, ve n\u2019est qu'une fantaisie.*,* Deux faits qui viennent de 5e passer prouvent que j'avais malheureusement trop raison en protestant, il y a trois semaines, contre la prétention de certain quidam que toutes les miséres étaient immédiatement soulagces chez nous.L'autre jour, un pauvre diable, un vieil homme, égé de soixante-douze ans, usé par le travail et les privations, épuisé, fourbu, demande aux autorités un asile et du pain, mais notre société est si bien organisée pour venir en aide aux malheureux, qu'on n'a rien troavé de mieux que de l'envoyer en prison.Presque en même temps, une pauvresse, escortée de trois enfants, toss suintant In misère, était arrêtée sous accusation de vagabondage, sur In plainte du secrétaire de In société de protection des femmes et des enfants.C'était ln seule ninnière de la protéger | Les enfants ont été placés dans des institutions de charité : lu mère en prison.Toujours lu prison ! Cela devient intotérable, Et le lendemain, je lisuis dans les journaux le rapport de quatre citoyens qui avaient fait, de leur propre chef, une enquête sur l'immoralité à Montréal.Ce document n'est pas édifiant.On nos» donne un aperçu des bas-fonds de la société, de ce qui se passe
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