Le Monde illustré, 8 avril 1893, samedi 8 avril 1893
[" rene 00 te re Stier E MONDE ILLUSTRÉ eme eue em ABONNEMENTS 1 Our ANNÉE, No 466\u2014SAMEDI, 8 AVRIL 1893 ANNONCES : - - Six mois.$1.50 La ligne, par insertion - - - - - 10 cents man, 83.00 - - - - - Quatre mois, 81.00, payuble d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIRTAIRES.Insertions subséquentes 5 conts Vendu dans les dapôis - = Besnts la copie | Borkaox, 40, PLACE J Tarif spécial pour annonces à long terme : am ne a rire mr ACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.a2 ye, SUCER we.ve (A Ci (TA VAL ; (rs y Le A - thy oe Eu #4 \\& wl ride 3 hy CE = y k {ft 1 0 N Li LH Lf Al fh PRA A i pr id va A fi 3 x À [17 Re! as \u201c2 7] re WEY i Cae 6 Yi 7, ih 7 >.13 ms od) wR 7 z= Gé ci f/ SRE I \\& Th Ne > nd Co) ea ST La, \u201cJ Ae WW i~ \u201d ee, Y 7 \u2019s, (Xs tL) oh, 4 h = = 't PA Ar $ eu pda es 7 2 \u201cAi ca x noms wer \" Pa En x fi pes _ AY _e NULS.+ Ht PEAS J - \u201c RE S oe EE AIGA TP Tr 0 * 4 oF.sx = Le y \u2014 A 2 Fu i pN 5 > a 3 ce RAY tes hi Pt] (> 4 = Tay Sa = = nee iE FEE a HE a FFE 5K î 4 Tan Pr r \u201ca A Te \u20ac > Te E Rx i 3 La = are = IS Le \u20ac Tant : Lu = TE = i in 2 ey Feux ap 2) A Fate 2 = hz > De ur tr TA ~ hei a, Wy \u201cet LAY Trine 3 == Na A b Ww + La : {ib Es £42 Seb 4s 5 - 4 ve i - Pa RG wk, ed 6% Re Se Ad a Aw A De 4 AR ge => SE CEA) nA pA TY i x Yes, née Rix of a Jub BEN vs it ve ' O78 LS 2 2 2104 art S» i tical atl live $ anus 25 ; Ÿ 4 à 2 LIEN | hii a bes | 4] x den sur ween dra MATE a re a TE.AE) had t 4 ; eit 3] 5 fre \u201czy \\ A To 2 He >> dy a} SAI RQ il - ein = = LA EN = > 3 3 | * = 3 2 A LS = + a: a e nw x qu Ÿ; \u201coN i) De 2 ; > = aa 4 ¢ ly ve ax Cu 3 J A 0 \u2014 Fan + ro.+4 x oF © 3, Cg a 4 at di Lt > À + He 7 3 od \u2014 j fe 5 = J | ES ph £4 5 J se I x, =x é = yr\u2019 ass = EET Ce =r = = tes rT \u2014 r= = = rt ro nT ESB ERA Rr Toa EE et.== a Ca i =.A ae ie a 5, 0 ry XN WN Wr, 115 000 as 0 200000 a CON NES av MN Sidi =.PORTRAIT-MEDAILLE DE L'AUGUSTE JUBILAIRE.\u2014LA PLACE DE SAINT PIBRRRE DE ROME ROME : 1 ES NOCES D'OR EPISCOPALES DE LEON XII sel 678.\u2014 LE MONDE ILLUSTRE ~ MONTREAL, 8 AVRIL 18.3 SOMMAIRE \u2014_ \u2014\u2014 \u2014 tn _ \u2014\u2014 \u2014 seme re Tax ts.\u2014Nourean feunilletoa.\u2014Futre.Nous, par Lém Laxdieu.\u2014Caract da Moude Mlustré pt Tu'es Saiut- Eline \u2014 Ua légsnde du G-utfre, par Foie Martin.\u2014 Poésiv : L'éte du poète, par Mme E touard Lenoir.\u2014 Cue.lottes ot glanures : i.e jubilé du \u201cape (avec gravures), pir J.l-a Sosiat Rime.\u2014/e profundis, par Hermauer \u2014lrinies du mois de mus.\u2014Vo sie : Souvenir «ds Mel-chov.lle par J.W.Poitrae \u2014 Nouvelle i dita : Une very ance bleu, par Guston I.Taba \u2014 Notes ot fate; Envore un peuple qui di-parit 5 cs femm.s as Japon ; Marie, reine d Feosse ; Phelso- phia de Napoléon Ter.\u2014 Nouv Lies à !a main.\u2014Choses ct autres.-\u2014 Fe nillatons : La B:lle TAn-breuse (suite eo\" fia).\u2014Las Mangers de Fou.\u2014FKchecs et Da: es, » Giravones.\u2014L noces d'or épis opales de L'on NIII : Po.trait-mé faille A: l'Augu te jhilaire ; La piace de Svint-Fi-rre de Ro ne.\u2014 Les nocca dl r'episcopales de [Léon XII : Entre tri mph-le du Souverain Po tife dans lu ba-rligne, pour la messe du jubiié (double page).\u2014Gravure du feuilletos.| NOUVEAU FEUILLETON \u2014 LE MonnE TLLUSTRÉ commencera la semaine prochaine la publication d'un roman de Mme V'AT- TIER D'AMBROYSE : LES DEUX MARIAGES DE CÉCILE Rien d'aussi passionnant n'aura encore paru dans nos colunnes ; mais, \u2014hâtons-nous de le dire, \u2014 rien d'aussi Fainement passionnant.On y assistera, une fois de plus, Ala lutte immortelle et acharnée entre le Mal et Bien ; mais le Bien sera vainqueur, et le Mal ne lui servira que de repoussoir ou de contraste.On y lira des récits terribles de crime iwmaginai- res ou réels ; mais ces crimes ne serviront qu'à mettre en lumière la Liauté des âmes et le triomphe de la vertu.Le Monpe ILLUSTRÉ ne saurait se proposer un autre but, SAR OE See A mer n\u2019est pas douce à ses enfants, depuis quelque temps.Au reste, c\u2019est une vieille habitude qu'elle a contractée depuis des milliers d\u2019années de se mettre en colére, à certaines époques de l\u2019année, mais surtout aux environs du printemps.Voici deux mois que l'on n'a pas de nouvelles du Nu- ronic, parti de Liverpool pour Halifax le 11 février, et il ert actuellement cunsidéré comme perdu, corps et Liens, Pendant plusieurs semaines, tous les matins nous consuluivns les dépêches des journaux, espérant avoir une nouvelle, un indice, quelque chose.et toujours rien, Enfin, on à recueilli en mer des épaves, des chaloupes portant le nom du navire disparu, et il faut se rendre à l'évidence : il est perdu ! Pauvres marins, pauvres faunlles en pleurs, veuves, orphelins ! C'est tic la mer a J'épouvantables surprises, et celui qui n\u2019a pas \u2018nevigué, traversé au moins YArlantique, ne peut se faire d'idée de ce que peut Être une de ces scènes épouvantidbles et grandioses dent nowbre de geus parleut sans jamais cn avoir vues, Poe = _redoyblRient, LE MUNDE ILLUBTRE *_* Victor Hugo à donné, dans les Travailleurs de lu mer, une étonusnte description d'une tew- pête.Je n\u2019en citerai qu'une partie ; les vents arrivent de tous côtés et la bataille va commencer : « Christophe Culomb, les voyant venir vers In Pinta, montait rur le pont et leur idressait les premiers versets de l\u2019Evangile elon saint Jean, Surcouf les iusul ait : \u201c Voici la clique,\u201d disait-il.Napier leur tirait des coups de canon.Ils\u2018ont la dictature du chaos,.Les vents poussent saus pitié In grande masse obscure et amère, On les entend toujours ; eux ils n\u2019écoutent rien.Îls commettent des choses qui ressemblent à des crimes.Les espaces frémissants subissent leurs voies de fait.L'air fait un bruit de forêt.On n'aper çoit rien, et l'an entend des cavaleries.\u201c [1 est midi, tout à coup il fait nuit : un tornado passe ; il est minuit, tort à coup il fait jour: l'effluve polaire s'allume.Des tourbillons alternent en sens inverse, sorte de danse hideuse, trépignement des fléaux sur l'élément.Un nuage trop lourd se casse par le milieu et tombe en morceaux dans la mer.D'autres nuages, pleins de pourpre, éclairent et grondent, puis s'uiscureissent lugubrement ; le nuage vide de foudre noircit, c'est un charbon éteint.Des blocs de pluie se crèvent en brume.T à une fournaise où il pleut ; là une onde d'où re dégage un flamboiement.Les blaucheurs de la mer, sous l'averse, éclairent des lointains surprenants ; on voit se déformer des épuisseurs où errent des ressemblances.Les vapeurs tour- nuient, les vagues pirouettent ; les naïades ivres roulent ; à porte de vue, la mer massive et molle se meut sans se déplacer ; tout est livide : des cris désespés sortent de cette pâleur.Au fond de l'obscurité inaccessible, de grandes gerbes d'ombre frissonnent.Par moments il y à paroxysme.La rumer devient tumulte, de même que la vague devient houle.T'horizon, superposition confuse de lames, oscillation sans fin, murmure en basse continue ; des jets de fracas y éclatent bizarre.mnt ; on croit entendre éternuer des hydres, Des souffles froids surviennent, puis des souflles chauds.La tiépidation de la mer annonce une épouvante qui s'atten à tout.Tuquiétude, agonie, terreur des eaux.« Subitement, l'ouragan, comme une bête, vient boire à l'Océan : succion inovïe ; l'eau monte vers Ia bouche invisible ; une ventouse se forme, la tumeur enfie : c\u2019est la trombe, le prester des anciens, stalactite en haut, stalagmite en bas, do ble cône inverse tournant, Une pointe en équilibre sur l\u2019autre, baiser de deux montagnes ; une montagne d\u2019écume qui se lève, une montagne de nuée qui descend.\u201c Ta trombe, comme la culonne de la Bible, est ténébreuse le jour et lumineuse la nuit.Devant la trombe, le tonnerre se tait.Tl semble qu'il ait peur.Le vaste trouble des solitudes n une gamme crescendo redoutable : le grain, In rafale, la bourrasque, l'orage, la tourmente, In £ mprête, lu trombe : les sept cordes de la lyre des vents, les sept notes de I'nbime., .Les vents courent, volent, s'abattent, finissent, recommencent, planent, sifflent, mugissent, rient : frénétiques, lascifs, effrénés, prenant leurs nises sur In vague irascible.Ces hurleurs ont une harmonie, Tis font tout le ciel sonore.Ils soufilent dans la nude comme dans un cuivre, ils embouchent espace et ils chantent dans l'infini, avec toutes les voix amalgumées des clairons, des buccins, des oli.fente, des bugles et des trompettes, une sorte de fanfure prométhéenne.L'eau est souple parce qu\u2019elle est incompressible, Elle glisse sous l'effort ; chargée d\u2019un côté, elle échappe de l\u2019autre.C'est ainsi que l'eau se fait l'onde.La vague est sa liberté.Une fempéte, cela se complote\u2026 .Tout l'atime est impliqué dans une fempéte, L'Océan entier est dans une bourrasque.La totalité du ses forces y entre en ligne et y prend part.\u201c Les spirales indéfinies et fuyantes du vent sifflaient en tardant le flot ; les vagues, devenues disques sous ces tournoiements, étaient lancées contre les brisants commo des palets gizante-ques pardes athltes invi-illes.L'évorime écume échevelait toutes leg rock 8,.Puis les mugissements Aucune rumeur humai 6 on lis.tiale ne saurait donner l'idée des fracas wilds à ces ee = * Ce \u2014\u2014 \u2014 dislocations de 1a mer.La nuée canonnait, les gré.lons mitraillaient, 1a houle escaladait.De certains points semblaient immobiles ; eur d\u2019autres, le vent faïsait vingt tvises par seconde, \u201d *,* Une des plus étranges aventures dramatiques dont on ait souvenir est celle de la Mari Céluate, qui a eu lieu il n\u2019y à pas très longtemps.seize ans À peine.In Marte-Cé este fit voile de New-York pour Villefranche (Méditerranée) en 1877, avec une riche cargaison.Un mois après, c'est-à-dire avant l'époque où il devait arriver à destination, co navire fut aperçu par un vapeur anglais, à près de trois cent milles ouest de Gibraltar.Aucune réponse n étant faite à ses signaux, le capitaine, étonné, prit sw lunette, examina attentivement le navire inconau et ne constats aue*.n signe de vie à bord.La nouvelle s'en cépandit bien vite dans l'équipage ; Un malaise s'empara de l'esprit des munrins, tonjours un peu portés aux superstitions, ot la légende du Vaisseau Fantôme revint à là mémoire de plus d\u2019un d\u2019entre eux.Entin, on réussit à décider quelq es braves mu telots à aller voir ce qui se passait à bord du navire muet.Arrivé prèa de lui, on appela à plusieurs reprises sans recevoir de réponse.Tout était sileneuux comme ln tombe, sauf le bruit du clapotement d'une voile battue par le vent.Les matelots montérent à bord, au milieu de ce silence étonnant, ct les recherches qu'ils tireur prouvèrent que tout était en ordre daus la Maci Célest-, Une seule chuse manquait daus ce navire : In vie, Eur les cordages étaient accrochés les oflei.fraîchement lavés de l'équipage, le lavage de la semaine.Toutes les chaloupes étaient à leur placr Pas un câble, pas un ustensile ne manquait.Les lunettes et la boussole étaient intactes.Eu descendant dans l'intérieur, on trouva sur |.tabile le dîner à demi achevé des marins.Dans a cabine du capitaine, même chose, les restes d'un tepas interrompu.Dans la cabine, la machine à coudre sur laque 1!- se trouvait un habillement'eufant, sous l'aiguille Un dé à coudre étuit plucé dans un cuin de la mn chine.La caisse à argent n'avait pas été touchée.To chronomètre du capitaine était suspendu à sa plac habituelle.Les montres des niarins étaient uc crochées dans leurs cabines.Tout était donc parfaitement en o dre dans ce navire, mais pas un home ne Re trouvait à lu roue du gouvernail, pus un watelut dans la wi ture.Les dix-sept hommes de l'équipage avaient di- paru comme s'ils avaient été enlevés par une furc inconnue et surnaturelle.Ie livre de loch, daté de quarante-huit heures auparavant, prouvait que le vayage s'était effectue jusque là saus encombre.Il n'y avait pas eu de tempête dans ces parages.On ne trouvait aucune trace «e meurtre ou de piraterie, aucun signe de lutte ; aucun ohjet de valeur ne manquait.La Marie Céleste fut remarquée jusqu'à Ville- franche vù elle fut rendue à ses propriétaires, Au retour du navire anglais, on fit prévenir tous les gouvernements de l'étrange trouvaille ainsi faite, mais jamais le mystère de In Marie Celdrate ne fut expliqué.Que sont devenus le capitaine et les hommes de ce navire, nul ne le saura probablement jamais, car depuis seize ans que s'est passée cette aventure, on se trouve toujours en présence du mème point d'interrogation ?La Maria Céleste fut employée pendant quelques années à faire le service entre New-York ot Cuba.Elle fit naufrage, un jour, sur los côtes de cette dernière ile et sombra.Ce fut sa fin, *,* Moa (Burgers, femme d'un député à In chaubre de Terre-Neuve, vient de parcourir 230 millés, en raquettes, pour acoumpaguer sum mari LE MONDE ILLUSTRE mm qui allait siéger pendant la session à Saint-Jean ! Tompête, froic excessif, rien ne manquait pour faire de cette excursion un voyage d'agrément.laire.Beize jours ont auffi arriver à destination.aux heureux époux pour +,* Les premiers rayons du soleil de printemps sont arrivés, et la neige fond sous leurs chaudy baisers, Ls terre rejette le grand drap blanc qui la ro- couvrait et va s'éveiller de son long sommeil.En lu revoyant, les vers du vieux Rousard me reviennent à la mémoire : Je te salue, À terre, Ô terre porte-grains, Porte-or, porte santé, porte habits, porte-humaive, l'arte-fruits, porte-tours, calme, belle, immobile, Patiente, diverse, odorsats, fertile.1) ins quelques jours va venir le temps des semailles, cette saison pleine d'espérances et de pro- esses, ot nous allons revoir le cultivateur dans ron champ, confiant a la terre Ia semence bénie, et priant Dieu de ln faire germeor et murir.Voici, de nouveau, l'habitantä l'œuvre, creusant ses sillons.» Pais, comme nes a1sux les semeurs de Saintonge, U re Asraièce fris, d'un gaste solennel.Dans le bissno re toile satr'ouvert na main plonge Et jette le froment, eu croix, aux vents du ciel = Zn CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \" La Revue du Mona latin, de Paris, qui paraît déjà depuis plus de dix années, est entrée avec le numéro du ler mars dernier dans une voie nou velle Sans abandonner l\u2019étuda des races latines, elle va consacrer régulièrement une partie de son recueil aux questions slaves.Le baron À d'Avril et le marquis de Barral-Montferrat dirigeront ensemble cette publication, qui s'appellera \u201cdésormais Le Monde latin et le Monde a\u2019arc.+ + + Reçu, le rapport préliminaire du comité de l\u2019Assemblée Législative chargé de s'enquérir des causes de l'émigration dans nos campagnes.Il y a la d'excellentes notions compilées et dont la presse patriotique pourra et devra faire bon profit pour enrayer le mouvement migrateur quia tant désolé notre province, et commence, à cette heure, à se ralentir, avec réaction salutaire.Nos gratitudes à M.le député provincial pour le comté de Wolfe, notre confrère M.Chicoyne, président du suadit comité qui nous communique cette brochure.- + .Parmi les derniers envois, reçue une romance en fort jolie musique : Si /e honfionr est un rêver, pour Inquelle nous romareions l'auteur, M.W.Clauda, facteur de pianos à Ste-Thérèse de Blain- ville, Antre publication musicales, périodique, celle-là La Piano.Canada, publiant des romances et de la masique de choix, pour les divers instruments, piann, mandoline, ete.Avec son titer, qui tient de l'art et du patriotism, en gentil jonras! nouveau se présente très bien et semble destiné à fa ciliter beaucoup l'acquisition à bon marché de ln halle et bonne musique.S'adrusser au No 64, ruo St-Jacques, Montréal.* & + .On nous alrasse une bien intéressante hrochure, dans la plus nette ot agréable forme : Notas Ais toriques eur l'institution cathotique ds sourd< mots, pour Ls province ds Qu-hae, dirigda par es Clevex de Saint-Viatewr, Mile-End, Montréal, Tl faut parcourir cette soixantaine de pages, mai goitiquement illustrées, pour coustater lu somme énorme de bien que fait cette œuvre pour notre suciété en procuraut l'instruction et l'éducation pratique qu'il leur faut à ces pauvres enfants déu- rérités de In nature.L'école inrlustrielle du Mils- End et lu ferme-école d'Outremont, encore plus importante, va que, l'auteur de la brochure le dit ai bien, entre tou.l'agriculture convient aux la beurs du sourd muet, ces deux institutions des Cleres de Saint-Viateur sont un bienfait national.l'uisse-t-on leur accorder l\u2019encouragement qu\u2019ulles méritent, Mgr Bourget, de sainte mémoire, fut, on se le rappelle, le fondateur et M.le Dr P, Beaubien, père de l'honorable M.Ls Braubien, le premier bionfaiteur de cette œuvre.À nos remerciements pour le Îtev.M.Manseau, C.S.V., directeur de l'institution, de son envoi, nos félicitations se joi- nent pour les ouvriers typographes de l'institution, qui nous offrant une publication de la meilleure venue.+ + + Dopuis quelque temps, on à mis en circulation les livraisons premières d'un nouveau journal : Ja Libre Parole, de Montréal, * feuille indépendante hebdomadaire.\u201d Le bon esprit moral qui semble devoir animer le plus généralement cette publication, à l'encontre de ce qu\u2019un avait dès l\u2019abord appréhendé, \u2014son nom, voyez-vous, dans une ville et dans un temps ol des oseurs sacrileges vienneut se faire dégénérer en honteuse licence la pure et noble liberté de la presse, \u2014son bon esprit, dis Je, selon qu'il nous en paraît pour tout de suite, et su vigoureuse rédaction présagent à La Libre Parole une imp rtante carrière.Le portrait de Mgr l'archevêque de Montréal, avec notice Wiographique, l'article, qui veut être impartial, sur notre clergé et son rôle, la vigoureuse revendication contre l'imposture nationale du monument Nelson, la causerie agricole à lu fois pratique et amusante : voilà autant de chuses remarquables dans le premier nuiery.Dans ses numéros suivants La Libre Parole ne se dément pus.Elle fait honneur à la belle devise qu'elle s'est choisie : * Le Canada aux Canadiens.\u201d Puisse l\u2019ardeur de son zèle être seulement tenspé- rée par une juste prudence.fes articles intitulés L'ensciquement cluanique ; La France ct le monte ment Maisonneuve sont de louables plaidoyers en faveur de très bonnes causes.Nous souhaitons au confrère de persévérer ainsi dans la droite voie.Il devra y trouver, infuilliblement, le succès de bon alui ! + + + PETITE POSTE EN FAMILLE.\u2014(.De Leapoir, Ste- Thérèse.\u2014 ll me serait on ne peut plus agréable de publier To chante : tant il ÿ de réels muerites en ce joli pastel rythmé.Malheureusement, les péchés de forme, certaines choses vagues, sacrifices faits à la rime, m'en empêchent.Meprenez- vous et faites mieux : vous en êtes capable, çL se voit, Petra, Saint-Liboire.- Pour la nouvelle, nous disposons de plus d'espace.Aussi, votre Nanfrage a plus de chances.D'autant mieux que c'est un lousble teavail, dont je vous dis merci, Néan moins, À comhattre est toujours en lieu sûr, encore loin du panter, n'ayez souci.Gaston PL, Montréal.\u2014 Ne soyez pas trop surpris si votre Fongrance boue n été un peu moslitiée.Nous ne sommes bien aperçus qu'après composition qu'elle détonnait un peu trop sur le genre que nous Avont cota d'accueillir.Sil vous plait d'en prendre note, et fans rancune.Mari -Æmile, Montréal, \u2014 Doux raisons militent contre vatre envoi.La premiere © point de nom responsable, La seconde : cette forme versitiée, en p'eine rupture dé bin avec la praso lie fean.GAs gaspille votre idée.Vous eussiez fait, en prose, une fort jolie Jantaisie, avec cela.Vous pourrez en essayer.Vu abonné, Sherbrooke, \u2014Merei des flatteuses rem uques, et de votre hon vouloir.Vous avez de la présio en tête et de l'harmonie au cœur.Reprenez votre Soirce solitaire, en compagnie d'un bon traité de versitication française, \u20act si vous y tu \u2018ttez un peu de sois vous en ferez uno pièce bieu prémeutable.Jugs Saxt-B 677 LA LÉGENDE DU COUFFRE epUIs longtemps, Satan s'est retiré du moude.On ne le voit plus travesti de mille manières, toutes plus diaboliques les unes que les autres, jouer de bona tours aux buuains effarés.Mais, dans toutes les campagnes reculées, on a conservé maintes légendes dans Jes quelles Satan et ses accolytes, le Drae, le Farfadet, et tant d'autres jouent des rôles à rendre jalu x les meilleurs escamoteurs, voire même les meilleurs pitres et cluwns de nos cirques.On se lo trans met de génération en génération, comme autrefois les trouvères se transmettaient les gestes, et c'est à vuix basse, avec un sentiment de terreur et au milieu d\u2019un silence quasi religieux que les bons vieux Jes racontent autour de l'âtre.C'est niusi qua celle qui me revient anjourd hui s'est perpétuée dans un coin de la Montagne Noire, Entre deux montagues à pie, dans un étroit vallon, I'Arbiel coule dans un lit creusé dans le roc.L'ne cascade de dix mêtres et au bnx, recevant le gerbe argentée que forme l\u2019eau dans sa chute, le gouffre de In Tino.Un trou rond, béant, creusé dans le roc comme un trou de mine qui n'a pas éclaté.Pas bien grand, à peine quatre mètres de diamètre, mais si profond, si profond, si l\u2019on en croit les vieux pâtres, qu'on n'a jamais pu en dé couvrir le fond.Et nu-dessus, le dominant de aon énorme masse, aride, crevassée, projetant dans les airs des dents énormes ou offrant des cavernes sous ses entaillements, abei des oiseaux «de proie, un roe aussi sec, AUSSE NU que sen noi est rustre, \u201clu roc du Boustre,\u201d connu à dix lieues à la ronde.Sur le penchant de la montagne de gauche, s\u2019ar- rétant à quelques pus du gouffre, un maigre ; âtu- rage offre ses rares herbes à de petits troupeaux.A done, quand se passa le fait, Simon, berger à \u201cla Métairie Grande\u201d le menton sur les deux mains appuyées sur un long Laton, son tidele Picard à ses pieds, surveillait son troupeau qui paissait, Le jour baissait déjà et les brebis ne broutaient plus que du bout des lèvres les herbes les plus délicates, Soudain, sortit du gouffre un hélier magnitique, à la Inine soyeuse d\u2019une belle teinte noire, les cornes sdmirablement tout nées en hélice, qui vint se mêler aux brebis de Simon.Et, tout en broutant, s'approcha de chacune comme pour les réconnaître ou leur dire à l'oreille, de sa Voix Inou- tonnante, quelque propos secret.Cela dura peu.Le soleil retirait ses derniers rayons derrière les brumes du couchant, et les premières lueurs da crépuscule semblaient avancer avee précaution.Le bélier retourna vers le gouffre, fit un plongeon et, nouveau troupeau de Panurge, toutes les brebis le suivirent.Pas une ne resta auprès du berger affolé ; pas même sa Blanquetto, sa préférée ; celle qui toujours, en tête du troupeau, venait lécher ses mains et chercher jusque dans les poches de sou sarrau le pain qui lui était destiné, Panvre Simon, q \u20ac faire devant cette infortune ! Comment se présenter à lu métairie, seul, sans ce troupeau sur lequel on comptait déjà pour lu fuire prochaine?Eper lu, affolé, il c -arut vers le gouffre.Mais il eut b-au appeler de en voix la plus douce et la plus caressante sa Blanquetto aimée, rien ne lui repon- dit ; pas une ne revint.Le guuffre avait refermé ses ondes et englouti pour toujours ces brebis qui faisaient son orgueil, tant elles étaient jolies.La tète daus ses mains, il se prit À gémir, Mais au milieu du genfire une face humaine, le front orné de cornes, apparut À ses yeux et le placa d'effroi par sen ricanement.Simon comprit.Le diable avait prix son troupeau.Transi de peur, il s'enfuit raconter son malheur et jamais il ue voulut reconduire des brebis au pâturage.Depuis, une superlw route # réparé le pâtnrage du gouffre, mais nul n\u2019a revu les brebis de Simon.E.MAnTIN.Capendn (Frarcel, 1803 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Voulez-vous rire de tout cœur Ÿ Lisez les F re de Piron, chansons, ete, prix 15c.G.À.et W.Dumont, libraires, 1326, rue Sainte-Catherine, Montreal 5/8 LE MONDE ILLUBTRS L\u2019ETE DU POETE Dès que son cœur d'ament s\u2019entr'ouvre à la tendresse, I.\u2019 sme voit le ann ciel resplon-lir l'horizon ; I! entre dans l'été, la brû'nate saison, Où l'âme eut altérée et buit jusqu'à l'ivresse.Te ma\u2019a ie d'amour, fou que la fièvre oppresse, Arme et bésit son mal, fut-il sine giérisoa : N v'ab.euve à la coupe où bout \u2018e lent prison Qui procure à scs sens l'extase et l'ailégresse.Tel qu'un jardin splen:lile en pleine fl>raison Son esprit est orné «le fleurs ; il les adresse À la use, iddule et mystique maitresse, C'est elle q'l\u2019en secret son doux rève caresse, Ella, d nu chaque nui> il murmure le nom, Alliant le folie à le sage raison.Inédita, de la 4ème séric des Poèmes du cœur, LE JUBILE DU PAPE EL que promis, nous illustrons aujourd'hui cette grande fête triomphale de la catholicité acclamant son Père.Nous y cousacrons toutes les illustrations de notre présent numéro.Sauf la double page, toutes ces gravures sont reproduites de l\u2019excellente revue catholique, de Paris, Le Pélerin, (31.60 par an, 8, rue François Ier, à Paris) Ce brillant organe de la * Bunne Presse \u201d est sous la direction des RR.P.P.Augustine de l\u2019Assomption, dont le R.P.Marcelin est venu, l'automne dernier, nous donner uns si haute idée.Les mêmes Pères réiigent aussi la gazatte politique, quatidi-une, si vaillante, frauche et sans dol, qui s'appelle La Crute.Les armes de Léon XIII.Chacune de nos gravures porte en elle-même son explication.On wn'explique pas Saint Pierre de Rome, ni cette fine médaille qui nous fait voir l'auguste figure du Pontife Souverain ressortant entre les glorieuses dates de son jubilé.On les montre ; c'est assez.Les autres vignettes sont suffisamment décrites par leur légende, si justement établie par Ze l\u2019élerin.Nous empruntous seulement la peinture écrite d'une scène grandiose, unique : l'entrée solennelle de Léon XIIT dans la basilique et l'ovation qu\u2019elle provoque.Cela est décrit par l\u2019un de nos plus éminents compatrivtes qui avait le bonheur d'être à Rume en ces jours mémorables, délégué pour porter aux piedu du vénéré successeur de ivrre l'hommage du dévouement ct les vœux de Laissons parler Mgr Emard, l'évêque distingué \u201c de Salaberry de Valleyfield.\u201c Bientot, les chantres de la Chapelle Sixtine ont salud, par l'exécution du motet Tu c Petrus, le Saint-Père qui, assis sur la Sedia gestat: ria, au milieu des flabelli, précédé des prélats de la Famille pontificale, de tous les chanoines de Saint Pierre, d\u2019une députation de NN.SS.les évêques, des EEmes cardinaux, escorté des officiers de ses gardes d'honneur et due autres personnages de sa Cour, venait de sortir de la chapelle de la /\u2019ictà et de paraître au fond du passage laissé libre au milieu de la grande nef.L'humble maison de la petite ville de Carpinetto, où est né Léon XIII (Vincent-Joachim Pe ci), le 2 mars 1810 \u201c A ce moment, l'enthousiasme de l'immense foule a débordé de toutes parts et, interrompant le chant de T'w es Petrus, à éclaté en acclamations et en vivats, immenses, prolongés, d'un élan irré sistible autant qu\u2019impossible à décrire.Les abords de Saint-Pierre, aux fêtes du 19 février 1893.* Les échos de cette ovation inoubliable, expri mant en quelque sorte par un cri unanime de foi et d'amour tout le transport des fils qui fêtent leur Père au jour de ses noces d'or, ces échos, di- sous-nous, ont continué de retentir, avec une ardeur croissante sur tout le passage du Saint-Père.Léon X IIT s'arrête et fait dercendre, sous forme de bénédictions, la grâce «lu ciel sur les pélerins assem- biés et sur le monde, \u201c Cependant Léon XTIT, quoique touché pro- filisle affection du Cauada catholique et français.fondément et ému jusqu'aux larmes, levait sa main tremblante, qui trahisssit aussi son émotion, et bénisesit l'immense foule, avec une aftection dont il voyait sous ses yeux les preuves de filial retour.\u201d C'est l'heure de la messe jubilaire.L'heureux et fidèle témoin oculaire continue : * Le calme ne s'est rétabli que lorsque le Souverain Pontife, descendant de la Sedia gestotoria, est venu devant l'autel de la Confession pour cont- mencer le saint sacrifice.Il s'est fait alors un contraste des plus saisissants entre le recueillement de toute l'assistance et l'explosion d'enthousiasme qui avait retenti eous les voûtes de la Basilique.Maintenant tous les regards étaient tournées vers l'autel, toutes les prières s\u2019élevaient, avec celles du Vicaire de Jésus-Chris, vers le Chef invisible d.- cette Eglise dont si belle assemblée, unie à son Evêque suprême, offrait une touchante et x.vante image.Une des messes du Jubilé à St-Pierre, devant les peu; : sesemblés à Rome - \u201c Au moment solennel de l'Elévation, une s phonie particulièrement touchante, exécutée av.des trompettes d'argent, a retenti du haut des tr, burtes de la coupole, comme un écho du ciel au- prières du peuple fidèle et à l'olilation de l'augus: Victime par le Vicaire même de Jésus Christ ai jour de son Jubilé épiscopal.\u2014 Après la Messe, !1- Saint-Père, debout au pied de l'autel, à entunné ls Te Deum dont les versets ont été alternés avec ar deur par le chœur des chantres pontificaux et par toute l'assistance.Rien ne saurait retracer l'im pression profonde produite par les accents de l'hymne d'actions de grâce que ces fidèles de toute- les nations, unis au Père commun de leurs amex, faisaient retentir sous les voûtes harmonieuses d- la Basilique.Aux béatifications du Jubile, Léon XIII, usant du pou voir qu'il a jusqu'au ciel, donne ue nouveaux 1ntercessevrs à la ter:e.* Un autre moment solennel n été celui de la grande bénédiction papale que Léon XIII, ceint de la tiare et porté sur la Sedia, est venu donner, devar:t l'autel de la Confession sur une estrade placée au milieu du transept, au-dessous du grand dais pontifical dont les hampes étaient soutenues par les premiers dignitaires ecclésiastiques et siques de ln Cour, au milieu de NN.88.len évêques, deu EKines cardinaux et de tous les per LLUST 879 sonuages qui vensicuty auteur dy dais, refering let a ke religieux silence avec lequel la bénédiction avait été reçue, ai bien que les paroles de Téon NII arrivaient distinctes jusqu'au fond de la Da- silique, # succédé aussitôt une nouvelle et indicible ovation.De toutes parts éclataient des vivats, des acclamations dans toutes les Inngues et sous les formes les plus variées, mais exprithanut toute Je tressnillement unanime de l'ashiniration, du dévouement sans bornes envers le Lien-aimé Pontife, « Ainxi Ju date de son Jubilé épiscopal s'ajoute, à tant d'événements glorieux «le sun règne, comme une date bénie et une fête de pleine allégresse au milieu de la captivité du Vatican.« Cette geandiose manifestation, qui a duré jusqu'au moment où le Pape est rentré dans ln Che- pelle de ln Pieta, a 616 le digne couronnement de la wagnitique et inoubliable fête du Jubile.\u201d Léon XTII prie devant l'image dos Tienheurenx qu'il vient de plaver sur les autcls.A ces touchants détails, à ces judicieuses réflexions, il n\u2019y & rien à ajouter, si ce west notre entière wlhésion et aussi notre gratitude pour le savant prélat qui n bien voulu en laisser bénéti- cier la presse canadienne française.L'Eglise du Canmda, dans ln personne de NN.SS, Begin, Latlèche, Emard et Dowling, parmi les trois cents évêques députés par la'chrétienté, était dignement représentée à ltume.Elle y a figuré avec honneur.11 fait bon à notre fierté patriotique et religieuse d'en refléter ici le souvenir.JuLes Sr-E.DE PROFUNDIS - \u2014 \u201c Dieu nous prend à chaque seconde quelque chose, puirque chaque se- con le qui s'éc ule ost une parcelle de notre eaistepue qui s'eu vu.\u201d = ÉTAIT jour de déménagement en- cure, la semaine dernière.Jour de fatigues et de peines plutôt morales que physiques, pour moi.Ce dép'acement toujours me donne un mal au cœur que je ue puis détinir.C'est qu'il nous faut alors remuer tant de choses.Tant de ces choses sur lesquelles un jour, une heure, un instant a attaché un souvenir, triste ou gai, écritun nom !\u2014le nom d'un de ces êtres si chers, entraînés par le torrent de l'oubli ou par celui de l\u2019éternité ! Cinq années, trois, deux mêmes, c'est tout un passé déjà dans la vie d'une femme ; et quand j'y fouille, moi, dans mon passé de In veille, quand j'ouvre mes tiruirs et que je promène ines yeux, mes mains, mon cœur, mun âme, À travers ce péle- méle resté sensible, que je prends un a un entre mes doigts, que je colle sur ma bouche tous ces objets : billets, lettres, boucles de cheveux, fleurs \u201cfinées.tous ces mille riens plus précieux pour moi que s'il m'était donné de tenir en un moment toutes les richesses de la torre, ma paupière se fait humidè, et je sens venir, pour essuyer mes pleurs et rafraichir mon front, quelqu'une de cos wains LE MONDE I RE qui ont pressé la mienne, un baiser de ces lèvres qui m'ont souventes fuis murmuré tendresses et douceurs, un regard de ces yeux que j'ait fait pleurer.Chères et saintes reliques ! Je vous nime quand wême ! Je vous uime, malgré l'inexprimuble tristesse dont vous m'enveloppez ; je vous aime !\u2014à cause d'elle peut-ôtre |.* N'est-ce pas que chacun porte en soi une double existence, une double vie 3.Outre lu vie ertérieure, grand livre ouvert à tout venant, qui renferme les actions de tous les jours, où les aflainées se repainsent, que feuillette et met eu pièces tout le wonde, il y à encore la vie tn time : celle du cœur et de lame.Celle-ci est cnchée et ne se révèle pas, ou, \u2014autre seusitive,\u2014 à quelques rares privilégiés, C'est qu'il faut pour tourner ses pages une main délicate et di-crète, une main qui à touché les douleurs, les souffrances humaines, autant de fuis qu'elle à connu les joies bruyantes qui se ren- cuntrent à chaque pus.I y à là, tout au fund de chacun, un monde de réminiscences, Aux Leures de retour, je les revois tous, moi, ces morts d'hier, je les compte, je les réveille, et TOUS CRURONS.Causeries pleines de larmes, extases grandes de tristesse jusqu'à ces rêves éteints avaut d'avoir vécu, que l'imagination fait renaître du leurs cendres, et que l'âme saisit Une fois encore pour revivre uu imalant !.+ \u2019 Pieux trésors, partout épars !.EERE \u2026sn0u:rasscc 0000000000 vossu 00000000 Cette boucle de cheveux entremélés de tils d\u2019argent.relique sur laquelle tant de fois ma levre se porte, Wwes yeux s'essuient.l'auvre eu chère mere ! Tout à côté, ce hillet à moitié froissé, où en ca ractères mal assurés, sont jetés quatre mots, quatre n-ots de feu, év tits par la main d'un enfant.Heureux temps, où l'on croit à tout, où les senti- weuts, divinisés sous la fui d'une contiance nave et absolue, promettent d'être toujours.Et cette lettre, à l'écriture ciTéminée quelque peu, où la précipitation et la weéchante mine laissent deviner une humeur mal eu traiu ?Vous la rap; élez-vous, ami Ÿ Je vous uvais fâché.Par un de ces caprices qui m'étaient assez communs, j'avais bravé votre courroux | Cest alors que vous prites votre grose voix pour me gronder.Votre première page est railleuse et & ge ; Votre deuxième, un peu adoucie ; votre dernière, des plus amicales, se terminant d'un trait de pluwe des plus charmants.Mais j'avais eu bien peur !.Et toi, pauvre page, tu es de ma main.Sonvenir que j'ai voulu garder ici.Îlistuire d'un jour.Pale, défait, habits et cheveux en désordre : malade, triste, malheureux, il m'était apparu, un soir d'été, un de ces soirs particulierement remarquables dans notre bonne ville, où, après une journée de chaleur torride, chacun déserte son toit, fuit, marche, s'épuise, à la recherche d'une brise et d'un repos impossibles à trouver.Que pouvais-je pour lui ?J'avais mille fois croisé cet homme sur mon passage, sans lui accorder plus qu\u2019ur.sourire indifié- rent, une parole banale : Qu'était-i/ pour moi ! Quand jo vis ses larmes, quand je le vis, sep- pliant, mendier un bon mot, Une parole pour son cœur découragé, un léger effort de mn vulunté pour le tirer de l\u2019état extrême où il était plongé, mon Dieu, je me sentis prise d\u2019une immense pitié, et ju promis aide, secours, assistance.Et pourquoi non 1.Ce terruin est glissant, passons.invariable.ew TI TTT TT ST e\u2014\u2014 C0 \u2014\u2014 Car il n'y # pus à dire : toutes ces protestations de dévouétient, qu'on TÉtdeille cn montant l'exis tence, ne sont nincères, que pour la petite muitié.Et c'est beaucoup accorder déjà.Toutes ces mains qui s'en viennent au-devant de la notre, avec effusion, sont plus ou moins tièdes ; tous ces cœurs qui s'en virnnent nous dire : gardez moi, un petit coin du vôlre, ne nont très souvent les plus ouverts, et prenons pour ce qu\u2019elle vaut la redite : \u201c Je vous aime, je vous aime |\u201d Cette vieille histoire !.La plupart de ces gens débounaires oléissont à des besoins impérieux d'expansion : le 10slencon- treux hasard nous fait trouver là à point pour servir de réceptacle : paidonnez moi le mot.Mais plus luin, fort heureusement, il y à l'amitié invariuble : celle que, daus toutes circonstances, où retrouve ls même.Elle est de ces natures largement douées, toutes d'impulsion, toutes de confiance, toutes d\u2019abandon, toutes d'elle -mêmes ! Eile est infutigable, inaltérable, inépuisable.Le cœur et l'âme y jouent seuls les grauds 16les.Laritiée, eunublie par la prière, clle est demic de là-haut, et lorsque Dieu nous à fait-un tel present, nous ne nous devons point pluindie des traverses, des ennuis, des épreuves, des fatigues.Quand, pour relever notre courage, Il a placé près de nous un de ces étres duns lequel g'est incarnée l'affection dans ce qu'elle a de meilleur, de plus suave, de plus grand, de plus saint, béni mille fois Léni soit ce Maître de l'univera, ce Créateur iufinintent bon ! LE * Pieux trésors, partout épars ! Que de vie, que de chaleurs ne we mdnagez vous pas pour les jours de frimax et de yluce ! Qu'importeru alors une ride sur mon front, des fils d'argents dans mes cheveux, bi Avec Vous on fime a oulilié de vieillir, si le paré est là toujours devant mui, avec ses rubans roses, Res crèpes, scs joies et ses devils Io.Mrs MANCE, anses: 20000000 aes nos srau ot sec vue .\u2026\u2026.PRIMES DU MOIS DE MANS LISTE DKS SUMEROS GAGNANTS Le tirage des primes pour les numéros du mois de MARS, a eu lieu samedi, le 1 r AVI:IL, dans la salle de l'Union Saint Joseph, coin des rues Sainte Catherine et Sainte-Elizabeth.ler prix No.20,005.$50.00 2e prix No.29,152.,.25,00 3e pnx No.1,075.15.00 4e prix No.997.10.00 be prix No.30,608.5.00 6e prix No.26336.4.00 7e prix No.24471.3.00 Be prix No.26252.,.200 Les numéros suivants ont gagné une piastre chacun : 917 5536 10£62 20921 27,207 32,991 490 646 11,616 21.089 27,213 54,308 462 6598 11.741 21,310 29.044 231,350 1,217 66x50 12,861 21413 29.262 34,420 1,581 7,799 13069 21,604 22,432 34.496 1,559 £363 14,570 22019 29.719 37,059 2,305 8450 15424 22102 29877 37,365 2,65 9.172 15431 22575 29903 37,428 1,661 9400 16.026 2,621 30,171 35,004 3814 9735 16,508 23,276 31,190 35,513 3,932 9823 16580 23300 31.271 38,397 4,364 9950 15,440 23482 31640 35,762 4,518 10252 20,270 25,157 31,971 39,220 4577 10517 20,858 25474 32,387 39,094 4,904 10,543 N.B.\u2014Toutes personnes ayant en mains des exemplaires du Moxne ILrustné, datés du mois de MARS, sont priées d'examiner les 1umé.ros imprimés en encre rouge, sur la dernière page, et, s'ils correspondent avec l'un des numéros gagnants, de nous euvoyer le journal au plutôt, avec leur adresse, afin de .recevoir la prime sans retard, Nos ahonnés de Québec pourront réclamer le montant de leurs primes chez M.E.Béland, No, 276, rue Suint-Joan, Québec \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ Pa ===m) \u2014\u2014 a Eee ee = = oe == =o tae an Ee as \u2014\u2014 \u2014 Fan 1S =F po Ne Eee ees es me = EE eS a ie = a \u2014 ee EET ae Es = res \u2014\u2014t \u2014 Es = =x = == = 0 = == À \u2014À \u2014 N NAA Lee ES ET ee ee cer ee = = ee = Esmee == me \u2014\u2014 = Ey \u2014 == FE TD, 7 TA \u2014 = Les en \u2014_\u2014 Te ee = = _ + \u201cup\u201d ue » meen.\u2014 = = PE \u2014 ESS pes IE EEE op ES = = == ET rs Eee / N Tr ZEEE = = AS ZS=S ery i ee == a = ] == = = di = ve = \u2014 oo pl \u2014 == et = = ES \u2014 = es ES LES \u2014 he \u2014n Te oe \u2014 rss = \u2014 eT mm \u2014_\u2014 _\u2014 ToT \u2014 == TN Le Pes = _ = = eee = \u2014 TT \u2014 Too \u2014= = == > nd LOA \u2014- = \u2014=\"=\u2014 arr em TT = = = = Z J Ha = CE CE en =o =v ry oS == = Et \u2014 = == == = Fo > A =) \u20ac 47 Z == emma \u2014= ss ss == \u2014\u2014 Ed _ = C4) Pi 7 ES mem =n = \u2014\u2014 ms ae SN ya EA 7 + A x $i 4 S J PL) E Ra as =a =, = = = ROME.= = =F ; RES ee ay A a So == ti | \u201cTe a aad = 5 * rN == \u2014= == === === re Ios === == SE = rie ra it FA Gy = == = ===.T= Te À ly 2 + yy LXV.== == = === Es.= M j [= = Zi = = \u201c= FE == == ose me SER = Sea == = = Q i NY oo FE == m= == TEE L = x RG ms mr PRE (és as ES = == Es 135 rr wend 3) === =! 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Nous avions alors dix-neuf ana.Jusqu'à ces jours nos tendres mères Avaient puis soin de nos printemps Et cueilli teurs fleurs éphémères Te souvient-il de leurs baisers, De leur enlacement étrange ; Des abimes et deu dangers Que nous indiquait leur doigt d'ange ; Loraque enivrés de liberté, Contemplant la mer et les cimes, Nous écoutions la vanité Rire des dauzere des abimes t A l'app:1 du commun destin Qui veut qu'après l'adolescence Chaque homme taille son chemin, No # parlimes, pleine d'espérance.Pendant cing ans us «doux zéphir Nous berga sur des ondes calmes, Et noue semble, dans l\u2019avcnir, Ne p'aire à ceresser nos pales.Déjà, neus voyions les amis, Echos de la {rune ingrate, Me sourire, fils de Thémis, Et t'acclamer, file d'Hippocrate.Ainsi, chères illusions, Vous remplissiez nos jeunes têtes, l\u2019ar vous, jamais nos horizons, Ne devaient avoir de tempites.Mais soudain, ton ciel s'ubecurcit, Henri, c'était un temps d'orages, C'était à | heure du souci, À cette heure où le vent des Ages Se déchaine et révolte, au cœur, L'ambition, ardente flamme, Qui dévore joie et bonheur, L'aquilon souleva ia lame, Gonfla ta voile, et loin de mos, Ja vis ta barque disparaître.Tes adieux, plein de mon émoi, De la rive qui nous vit naître Réveilièrent tous les échos, Kt l'hymne de votre jennesse Fit eutendre ses derniers mots Que je répète avec tristesse : * L'illusion de vos printemps, \u2018 La douce illusion s'efface, ** Les bel es fleurs volent aux vents * Sans même vous laisser leur trace ! * Depuis, bien des rèves ont fui, Nouvent à pâli mon ét ile, Et je promène dans l'ennui Près de ces bords ma triste voile.Lorsque le vent aoutlle trop fort, Que les flots blaochissent le plage, ose parfois rentrer au port Pour aonger à notre jeune âge.Et puis, sur nos che:a souvenirs, Sur notre pussé, sur chaque heure, Je laisse errer de longs soupirs, Je les évoque et je les pleure.Et c'est alors, que tour-à-tour, Sous mes regards mouillés de larmes, Passent, hé.as ! avec amour, Ces endroits aux durab'es charmes.Les bois, le Bisson, les îlots, Et les Cascades azurées Qui roulent au sein des sanglots seurs grandes vagues irritées ; La grève aux immentes galets, Où nous sliions à chaque aurore Tendre nos perfides filets A l'alouerte au chant sonote ; Bt le ruisseau mystérieux Qui aerpente aous les grande chênes, Que le pr.ntemgs rend furieux Et fait déborder daus-les plaines.Il porte encore au Saint-Laurent LE MONDE IBLUBTRE Ah ! combi u nous prenions plaisir À lea voir plonger dune l'écume, Be délier, et puis s'enfuir, Les branches, à travers lu brume.Ainsi, nous avons vu les jours De notre éphémère jeunosse Nous échapper, et clans lur cours Creuser un sill-n de tristesse.Mais, là-bas, sur les verte côteaur, Je vois la maison paternelle, Tout est détert, seuls les moineaur Y font entendre leure bruits d'aile.De ces vieux murs démantelés Le torps désagri ges la pierre, Et sur les pans tout délabrés Qa ne voit.plus grimper le lierre.Se mélant aux soupirs du vert, Le soir, par les trous dea fugaden, Entrent comme uu fuuèbre accent Les tristes sauglotu des cazcades.Je annge à ceux que le trépas M'a ravis sous ce toit qui tembe.\u2026.Ces sanglots ne viennout-ils pas Des sombres echos de leur tombe ?Oh ! alors, je me sens frémir, Je prête une oreille attentive : Je crois entendre leur soupir, Et voir leur ombre fugitive.O mon ami, toi que le sert À jeté loin de notre pl »ge, Tu reviendras encore au port, Temoin de notre plus bel Âge ; De mes printemps, le nid chéri, Sera bientôt couché par terre, Viens nous irons, À cher Henri, Pleurer sur aa deruière pierre.7 RG UNE VENGEANCE BLEUE ECCTEURS, n'allez pas croire que je vais traiter ici une question de cette nuance ou teinte politique.Non.Il s'agit uniquement de l'histoire d'un homme marié qu'a zéru des malheurs, Teiuturier de son métier, les anéchantes langues,\u2014il y en a partout, \u2014 prétendaient, assuraient * même que sa femme lui faisait voir dre condones.Lui, laissait dire et surveillait.Quand il fut convaineu que la chose était peut-être vraie, et pour ne plus passer pour le dindon de la farce, il résolut une vengeance de sa façon, vengeance qui, sans fuire d'esclandre, devait mettre les rieurs de son côté.Te gulant rival soupçonné était aussi son rival en politique, car tous deux étrient (eus et brigoaient les honneurs du harnais municipal.La lutte était chaude, car on était à ln veille des élections.Ayant mûrement réfléchi et combiné, notre teinturier prépara une vengeance qui devait le rendre deux fois victorieux.Il mit dans son secret un de ses amis, garçon qui lui était dévoué, et il atten- «dit le moment prop ce.La nuit, cette protectrice de tous les criminels, était ce svir-là sans étoiles, Une forme humaine vint frapper discrètement à la porte du teinturier, qu'on croyait sorti ; on ouvrit, et l'homme entra.Quand la porte du dehors fut fermée à clef, la porte de la teinturerie, qui donnait aussi dans le corridor, s'uuvrit, et on entendit une voix forte crier : \u2014À l'ouvrage, garçon |.Une lutte s'ensuivit, éclairée par la lueur des fourneaux, des cris étouffés par des mains robustes se faisnit entendre, et, au milieu d\u2019un clapotement répété, on entendait une voix crier : \u2014Au secours ! je me noie ! Cela dura quelques secondes qui paraissaient des rerie à grande battuuts, CL-pronença cae paroles : \u2014 Maintenant, vous pouvez sortir.La porte so referma et deux formes humaines méconnairsahles se trouvèrent sur uno place publique.La lune qui, par discrétion, s'était cache, leva le coin du rideau de son alcôve laquelle dissimulait mal un rayon de soleil, et se mit à rire, Quelques chiens errants se mirent 4 aboyor, et et lu patrouille qui faisait sa ronde de nuit wis ses jlinyots.\u2014Qui vive ! cria le sergent.\u2014 Ami ! répond une vuix peureuse.\u2014Passe ! Et le rergent dit à ses hommes : \u2014Je crois, mes enfants, que nous avons rencontré le diable et sa femme.\u2014 Ma foi, sargent, dit un conscrit, j'en ai encore une peur bleue.le lendemain, c'était jour d'élection pour la mairie de ln localité où se passe lu scène.Comme nous le savons, les deux cundidata étaient le maître teinturier et son double rival.Comme les deux candidats étaient bleus, que les électeurs étaient bleus, il y avait tiraillement, et on se demandait qui serait le vainqueur de la lutte.Seul, le teinturier était sur le champ de bataille avec ses partisans, et l'autre, son rival, brillait par son absence, co qui epnuyait beaucoup ses parti tisans & lui.\u2014Je vous le disais bien, moi, s'écria un bleu pur, qu'il tirerait au renard.\u2014 Avec çà qu\u2019il n\u2019est pas déjà si bleu, ajouta un second.\u2014Et moi, je parierai bien vingt piastres qu\u2019il est rouge, dit le garçon teinturier, qui venait d'arriver.\u2014Et moi, j'en parie vingt qu'il est plus bleu que ton maître et qu'il sera élu.\u2014Tope-là, dit le garçon teinturier, je tiens le pari.Comme le moment solennel approchait et que le candidat absent ne venait pas, on résulut d'aller le chercher chez lui.La yorte était fermée.Or, après avoir sonné, frappé à défoncer, on re détermina, craignant aun accident ou à un erime, À avoir recours à un serrurier.La porte céda, et le peuple entra.Un silence de mort régnait partout et les appartements étaient vides.Chacun commençait à avoir peur, quand un plus curieux crut entendre du bruit dans une chambre en arrière.On frappa, on appela.Pas de réponse.Ce que voyant, le serrurier donna une forte poussée.La porte cédu, et.tableau.C'était le rival du teinturier, en costume adamique, plongée dans une baignoire et essayant de se déteindre le corps, qui était d'un rouge rang, des orteils aux oreillles.Quant à la femwe qui avait subi le méme sort, elle s'était cachée.Pour sa vengeance, le teinturier avait préparé un bain de cochenille, duns lequel il avait trempé les deux coupables, qui durent quitter le pays.Voila comment, lecteurs, le teinturier eut les rieurs de sun côté, et fit gagner vingt piastres à sou garçon, car il fut numuié maire.= aba I LLL \u2014\u2014 \u2014.UN MOYEN FACILE DE VENIR EN AIDE A DE PAUVRES MISSIONS Recueillez les timbhres-poste oblitérés de toutes nuances et de tous pays et envoyez-les au Rev.P.M.Barral, Missionnaire à Hammonton, Nouveau- Jersey, Etats-Unis.Veuillez donner de suite votre adresse et vous recevrez avec les renseignements nécessaires un benu Souvenir des Missions d'Hamwonton.\u2014\u2014\u2014 re La vie est courte, le temps vole.Mais la Sar Le tribut de ses ondes blanches, siècles.Quand l'opération parut réussie au maître separeille de Huyod, à travers les à i nt Mais je n'y vois plus\u2014jeu d'enfant teinturièr, qui avait la plus haute réputation\u2019-en Jest une bénétliction a les âges qui passent, Nos petits radeaux faite de branchés.l'art des couleurs, il ouvrit la porte ls teintu- l' Y à ste iction \u2018pour l'humisnité.\u2018Faites eu LE MONDE ILLUSTRE 588 el est l'âge le plus charmant de la femme ?Jr nte ans, parce que c'est l\u2019âge où, dans la plé- le sn beauté, il lui est permis aussi de mon- le a de l'esprit.\u2014 ALFRED DE BESANCENET.+ ++ nitu-! trer 4 L \u201c le plus charmant de la femme ?Pur nous, c'est l\u2019âge qu\u2019elle avait quand nous la vime- ur la première fois, et qu'il faisait bleu ; pour \u2014mais je ne suis pas femme !\u2014cela doit être l.2v qu'elle n\u2019a pas encore, et ensuite, \u2014long- temup-.l'âge quelle n'a plus.\u2014CHakLES FusTER - + + + Encore un peuple qui disparait Tie Vogouls, peuplade natrefois assez impor- vante =.nord de la Russie, ne sont plus représentés qur par quelques individus qui ne tarderont probui «ment pas à disparaître.M.Nossilof, voyageur 1 .
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