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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 9 septembre 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1893-09-09, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE 2 T'ABONNEMENTS: os lOur ANNÉE, No 488 _SAMEDT, 9 SEPTEMBRE 1893 ANNONCES: nan, $3.- - Six mois.$1.50 , , La ligne, par insertion - .» - = 10 conte Quatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes « - - - Boonts ~ are re Vendu dans lea dépôts - - Seemtsla copie | BüUrkAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour annonces à long terme \u2014\u2014\u2014 Rice rose EXPOSITION DE CHICAGO.\u2014UNE DES ENTREES DU PALAIS D'AGRICULTURE 218 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 9% SEPTEMBRE 1818 SOMMAIRE \u2018Texte.\u2014Entre-Nous, par Léon Ledieu, Chronique musi cal, par Dufresne.\u2014 Nos étudiants, par l'ieurette.\u2014 A propos de Fleurette, par Germain Beaulieu.\u2014Poé- sie .La source, par Théophile Gautier.\u2014Etudes historiques (suite et fin), par G.-A.Dumont.Amour.r Lucien de Riveroles.\u2014Le K P.Joubert, par J.St.-E.\u2014L'entrée du pulais d'Agriculture.par J.St.- E.\u2014Primes du mois d'août.\u2014Poés'e : | a Canadienne, r Albert Ferland.-\u2014Nouvelle : Le passeur, par Ju- fen de Turique.\u2014La science récréative : Développe ment à la fumée, \u2014Notes et faits : La tomate : Les mœurs terrestres de l'anguille : Un tour de force : Dieu vous bénisse, par le Chercheur.- Nouvelles à la main.\u2014 Choses et autres.\u2014Nos feuilletons.\u2014Dames, Echecs et characles.Gras ltEs.\u2014 Exposition de Chicago : Une des entrées du Palais d'Agricalture.\u2014Portrait du Rév, M.Z.-M.Joubert.\u2014Au Siam : Honzes ; Cérémonie funèbre ; Voiture de gala ; Types et costumes ; Sall« d'audience du palais royal du Siam ; Grande pagode «eu Wat-Chan ; Artistes dramatiques ; Vue de Dattam- bang ; Le lac Touli-Sap ; Les princes royaux en grand costume.\u2014Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS Lx Moxpe ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d\u2019autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, $3, #4, 85, 310, 815, 825 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du Moxps ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.AUX PHOTOGRAPHES ET AMATEURS PHOTOGRAPHES Nous invitons cordialement messieurs les photographes praticants et les amateurs-photographes, désireux de faire connaître notre pays, à nous expédier des photographies des lieux où ils résident ainsi que des endroits pittoresques de notre magnifique province.Nous rembourserons le port des photographies et nous les retournerons à l\u2019auteur aussitôt photogravées, si on le désire.De cette manière, chacun pourra contribuer à faire connaitre les beautés de notre chère province, et ainsi faire œuvre patriotique.ENTRELNOUS.HAQUE train déverse tous les jours dans nos villes une foule d'hommes, de femmes et d'enfants, dont l'aspect est vraiment lamentable.Fatigués, l\u2019œil mort, harassés, fourbus, tous arrivent de la campagne, où ils sont allés pour se reposer et faire des économies.Ils sont éreintés et n'ont plus le sou.L'air pur des champs est un mythe, un rêve de poète, c'est en réalité un gaz imprégné de plus LE MONDE ILLUSTRE d'œleurs que de parfums et asturé d'émanations «le maringouins.Le villageois n'est pas, dans les endroits fré quentés par les Montréalais et les Québecquuis, l\u2019'honuête rural, au cwur bon et large, tel que Font dépeint des journalistes qui vivent loin de lui, c'est un expluiteur qui fait le vide dans nus porte monnaie.11 vous loue fort cher une maison meublée, où les meubles brillent par leur absence.T1 vous vend la viande et les légumes à des prix fous, et vous considère comme une proie que le Ciel lui envoie pour la dévorer au plus vite.C'est la naufrageur qui fait les signaux, provoque l'échouage, guette l'épave et dévalise les victimes.Voilà ce que disent tout bas les bounes gens qui reviennent de villégiature.*,* \u2014 Ah! ma chère, que nous nous sommes amusés à X.(une ville d\u2019eau quelconque) : musique, sauterie tous les soirs, etc.Et quel air pur ! Que l\u2019on est donc à l\u2019aise à ls campagne ! Voilà ce que l\u2019un dit tout haut.La vérité est que ces réunions, ces bals, deve naient autant de corvées auxquelles on ne pouvait se soustraire.sous peine de passer pour sauvages et manquer de bon ton.C'est là surtout la cause des avaries que vous constatez dans leur santé.Quart à l'aise que l\u2019on vante tant, on était parqués quatre ou cinq par chambre, sans aucun confort, ennuyés jour et nuit par le va et vient des pensionnaires de l'hôtel.Et cela sans compter les biftecks durs comme des semelles de souliers, l'uniformité désespérante de l'ordinaire, la Llancheur douteuse du linge de table, le service mal fait, etc, etc.Aussi avec quelle satisfaction on retrouve son chez soi, les meubles connus, le mouvlleux, le bon fauteuil, la table, les livres que l'on a quittés pour satisfaire plus la mode qu\u2019un besoin ' *,* Et, pourtant, la campagne a du bon.Elle a du bon, même pour un habitant de la ville, qui sait choisir un endroit un peu isolé, pas du tout en vogue et, par conséquent, non encore vicié par la présence d'un trop grand nombre de citadins qui corrompent vite le villageois, à moins que ce ne soit lui qui soit plus corrompu encore.*,* Mais, je ne sais quel demon possède ma plume aujourd'hui ; la folle qu\u2019elleest se fait l'écho de ce qu'elle entend dire autour d'elle, sans se douter des sottises qu\u2019elle peut commettre en écrivant à l\u2019étourdi.Et la preuve en est que je viens de passer quelques jours de vacances dans un endroit charmant, la rivière Quelle où je n\u2019ai rencontré que de bonnes gens et où la nature est magnifique.La rivière Ouelle est un peu déchue, cependant, m'a-t-on dit, de sa grandeur passée.Autrefois, c'était un centre d'affaires ; c'était là que venaient s'approvisionner les villsges d'alentour.La rivière offrait un abri sûr aux goclettes qui venaient de Québec et du bas du fleuve.Tout y prospérait, quand le chemin de fer de l\u2019Intercolonial vint détruire cet état de choses en transportant le commerce à deux lieues de là, dans l'intérieur, ct aujourd hui, c'est Sainte Anne de la Pocatière qui profite de cet héritage inattendu.Que voulez-vous, l'histoire se répète ici comme ailleurs, les chemins de fer ont déplacé bien des centres commerciaux.Ils marchent été comme hiver, leur moyen de locomotion et de transport est plus assuré en tout temps et il est naturel que ce déplacement s'opère.Quoi qu'il en soit, ce joli village est encore heureux ; la terre y est généreuse ; la mer, qui se trouve à un mille, entraîne sur ses bords une foule de marsouins dont la mort vient apporter, chaque année, un appoint à ses revenus, et on y vit à l\u2019aise.Les hommes y sont vigoureux et sains, les femmes robustes et jolies, et chacun semble heureux du sort que la Providence lui a départi.*,* Sainte-Anne de la Pocatière est admirablement situé sur le flanc d'une colline d\u2019où l'on jouit d'un panorauia splendide.Ce village prend les proportions d'une ville.Son collège, très prisé «ane le pays, & près de trois cents élèves ; on y fait des études classiques et comnnercisles.|} y n de plus un couvent et une école d'agriculture.J'ai visité le collège qui est très grand ot prend chaque année «les proportions plus grandioses.On y conserve pieusement le souvenir de son vénéré fondateur, M.l'abbé l\u2019ainchaud.Les professeurs, tous membres du clergé, sout affables, bons et joyeux : on respire là un air de gaieté et de bonue humeur qui ne doit pas nuire aux études.les élèves y sont, du reste, soumis à un entrai- nement physique qui développe les furces, élargit les poitrines et fait du bien aux cerveaux.Cette institution me semble très bien dirigée.*,* Ou vient de vélébrer partout lu féte du tra vail.Cette célébration à sa raison d'être, car, comme l'a dit Miraheau : \u2018 Le travail seul constitue une nation.\u201d Féter, honorer le travail, c'est donc honorer et fèter la nation, le pays tout entier.Par le travail, l'homme s\u2019est racheté de l'escln vage ; par la science, il se rachètera du travail,\u201d c'est ainsi que s'exprime Emile de Girardin, mais je crois que nous sommes encore loin de la réalisation de cette pensée.Il y à cinquante ans yue Thomas Hood a écrit cet étrange poème : Lu chanson de la chemise, si poignant, si triste, dont la vogue fut immense en Angleterre, et la situation de la pauvre couturière n'a changé que pour le pire, à Loudres.Relisons ces lignes uavrantes qui ne sont qu\u2019une pâle traduction : LA CHANSON DE LA CHEMISE Avec ses doigts raidis par la fatigue Et ses paupières lourdes et rougics, Une femme as-ise vitue de guenilles, Faisant courir le fil avec l'aiguille, Cousait, cousait, cousait, Pauvre atfamée et crasseuse ; Et « pendant, l'une voix douloureusement plaintive, Elle chantait la \u2018\u2019hanson de la \u201chemis.Travailler, travailler, travailler, Tandis qu'au loin retentit le chant du cou, Travailler, travailler, travailler, Jusqu'à ce que les étoiles brillent dans le ciel ! Travailler jusqu'à ce que le jour vienne.Et la tâche quotidienne, It s'en faut bien, mon Dieu ! N'est pas encore accomplie.Travailler, travailler, travailler, Jusqu'à ca «\u201cjuc le vertige mie prenne : Travailler, travailler, travailler, Jusqu'à ce que mes yeux s'obscurcissent * Coutures, goussets, épaulettes, Epaulettes, goussets et coutures, Jusqu'à ce que je tombe endormie sur mes boutons, Que je crois voir encore «lans un songe.Oh ! hommes qui avez des su-urs chéries, Hommes qui avez mère ou femme, Ce n'est pas du linge que vous usez, Mais la vie de pauvres créatures humaines ! Elle cousait, cousait, cousait, Pauvre, affamée ct crasavuse, Cousant, avec un double fil, Un linceul aussi bien qu\u2019une chemise.Mais pourquoi parler de la mort.Ce fantôme aux affreux ossements ?Je ne crains gucvre sa figure décharnée : Elle ressemble tant à la mienne ! Elle ressemble tant à la mienne ! Car ju jeûne trop souvent Comment, mon Dieu, le pain est-il si cher, Quand la chair et le sang humain sont à vil prix * Travailler, travailler, travailler, Mon labeur ne cesse jamais ; Et quel est son salaire ?une couvhe de paille, Une croûte de pain, des haillons.Cette mansarie clévastée, ce plancher nu, Une table, une chaise cassée, Un mur si blai.c que je remercie Mon ombre de s'interposer entre lui et moi.\u2018lravailler, travailler, travailler, D'un carillon à l\u2019autre ; Travailler, travailler, travailler, Comme lea prisonniers font pour expier leur «rimes ! Epaulettes, goussets et coutures, Coutures, goussets, épaulettes, Jusqu'à ce que le cœur tourau ot le cerveau se gluce, Aussi bien que les mains raidies.l'eavailler, travailler, travailler, Sous le rude aquilon de décembre * l'ravailler, travailler, travailler, Au soullle énervant du brûlant été, \u2018l'andis que, sous les toits, Les hirondelles attachent leurs nids, Comme pour me montrer leurs dos luisants Et me rappeler le printemps.Oh! respirer seulement l'odeur Des primeveres, odveur si douce, Avev le ciel au-desaus de mia téte, Et l'herbe tendre sous mes pieds, Seulement pour uae petite heure ! Eprouver les sensations Que j'ai connues avant celle du besoin, Ft avant de savoir ce que \u201coûte un reps! Oh ! seule nent une petite heure, l'a moment de répit, 81 court qu'il 2oit ! Jamais Un Inonent pour aimer où esperer Mais du temps et de reste pour génur \u2018 Des pleurs soulageraient mon cœur, Mais que chaque goutte #'arr: te Dans sa source atnere, Car elle ralentirait mon travail, Avec nes doizts raidis pac la fatigue Ft ces paup.ores lourdes e* rouvies, Une femme assise, véètue de guenilles, Faiuant coucir le fil avec l'aicuille, Cousait, cousait, cousait, l'auxre affamce et crasseuse ; Ft cependant, d'une voi « douloureusement plaintis., Etle chantait catta Cia de fu denis, lyn cinquante que ces couplets ont été éceits : l'ous rière qui cousait 4 la main gagnait alors deux deniers et demi par heure, elle ne peut arriver aujourd'hui qu\u2019à se faire en moyenne, uu denier et demi.Il ne faudrait cependant pas conclure de ce fait que la situation des ouvriers ne soit pas meilleure qu'il y a un demi-siècle, ce serait une grave erreur, mais il faut reconnaitre que dans le grand mouvement qui se fait dans l'intérét des classes lnborieu- ses, la femme est un peu trop oubliée, Mais on n'a pus bati Paris en un jour et je sup- puse que les ouvrières \u2014 puisque les philanthropes se contentent trop souvent d'écrire, et n'agissent guère\u2014s'uniront «t trouveront le moyen d'amé livrer leur sort.ar donné, dans ma dernière chronique, deux critiques sur deux grands peintres : Delaroche et Millet ; la première par E.-J.DeLe- cluze, la seconde par Alexandre Dumas.Aujourd'hui, j'en citerai quelques autres très intéressantes : \u201c MEIssONIER : Le corps de garde \u2014L'ambition de M.Meissonier est a l'inverse de celle de M.Horace Vernet.11 cherche la plus petite tuile possible et il y met une ou deux figures microscopiques, qui ont cependant toutes les qualités de la cou'eur et l'expression de la vie.M.Meissonier a exposé, entrautres, un tableau d'une finesse exquise, le Corps de garde.La couleur est plus vigoureuse, mais non moins juste que dans ses autres petits intérieurs ; les têtes sont LE MONDE ILLUSTRE extrêmement spirituelles et l'ensemble rappelle les pastels de Boucher.\u201d\u2014T.Tron1.Cette critique, faite après le salon de 1845, par M.T.Thori, donne exactement le style de M.Meissonier.Ce grand artiste a, depuis 1845, fait beaucoup d'autres chefs-d'a-uvres, entre autres : Mél huit cont quatorze, Le Corps de garde de Meissunier est maintenant daus ls collection de sir Richard Hallan.+ + * Protas, Au salon de |x63, l\u2019rotais avait exposé : Le soir apresle combat, Voici 'appréciation qu'en fit M.A.-C.Dauban : « Voyez cette petite toile, Le soir après le com hat ! Comme c\u2019est franc, vivement tourné ! Qu\u2019ils sont heureux de se voir, ces deux amis que la différence des armes où ils servent avait forcés de se perdre de vue duns la mêlée ! Que set embrassement, où chacun félicite son ami de s'ètre conservé pour l'amitié est émouvant ! Un peu plus loin, un officier autrichien, un brave aussi, est étendu mort aux pieds d\u2019un ollivier français qui, mélancoliquement, avec un sentiment de sympathique estime, contemple ces restes du martyr du devoir.On comprend qu\u2019il se dit : Tel sera mon sort peut- être ! M.Protais cherche à rendre ce qu'on pourrait appeler le côté poétique de la vie militaire.\u201d Ce niagnitique tableau est aujourd'hui la pro- priéte du musée du Luxembourg.+ 4 + INGuEs.\u2014 Alexandre Decamp écrivait, dans son compte-rendu du salon de 1534 : \u201c Le tableau du Martyre de saint Symphorin nous parait un riche et profond commentaire de In peinture des anciens maîtres : c'est un dessin à l'huile dans lequel il y à profusion de savoir, une connaissance prodigieuse du génie des hommes que l'auteur s'est appliqué à imiter ; c\u2019est un résumé plein de concision de l'enfance de l\u2019art florentin, ou bien plutôt peut-être de l\u2019art allemand.\u201d Le Martyr de saint Syrophori nest maintenant à la cathédrale d'Autun.+ + + Mlle Elaine Gryce, qui chante au parc Sohmer depuis le commencement de la saison, obtient toujours un grand succes.C'est une artiste dans toute l'acception du mot.Elle à une voix très puissante, et sait très bien s\u2019en servir.Elle a chanté plusieurs jolis morceaux «lepuis son arrivée parmi nous, mais son plus grand succès est, sans contredit, le cé'èbre Are Maria de Gounod, qu\u2019elle rend avec une grande perfection.Entre ses autres chants, il serait diflicile de choisir, car à l'entendre tout est beau.M.Lavigne qui, cependant, est difficile à satisfaire en fait de musique, trouve Mlle Gryce une urande artiste et ne peut so lasser de l'entendre.Nos ETUDIANTS L'aimable accueil qu'on m'a fait, lecteurs et lectrices, m'engage à terminer la douce tâche que je me suis imposée.Ecoutez, charmantes lectrices, et vous verrez que, quoique venant en second rang, ces autres amis sont aussi bien partagés que les premiers.Romuald F***, jeune étudiant en droit, est le fils d'un de nos citoyens distingués.\u2018Très joli garçon, nimable, exceilent caractère.Doué d\u2019une rare éloquence, il parviendra sûrement ; et dans quelques années, nous salueruns en lui l\u2019un de nos meilleurs avocats.Edouard M**, heau blond, très gai, versificateur distingué, magnifique voix de soprano, assez bon musicien, valsour émérite ; en un mot possédant 219 tous les talents qui plaisent au beau sexe.Ayant fait de brillantes études, ce disciple d\u2019Hippocrate fera honneur à l'art qu\u2019il à embrassé.Quuique n'ayant pas eu le plaisir de posséder notre charmant ami Alexandre S*** parmi nous, cet été, nous ne voulons pas l'oublier.Brun, manières distinguées, très affable, doux et serviable, achevant ses études de droit, un avenir brillant l'attend, et nous lui souhaitons tous les succès.Valmont M***, étudiant à la Faculté des Arts, est un très gentil garçon, d\u2019une conduite qui lui vaut l'estime et l'admiration de tous.Eugène F***, très chic gar:on, cheveux bruns et frisés, yeux bleus et expressifs.Très galant, il compte beaucuup \u2018'admiratrices dans notre petite ville.Alexandre et l\u2019ierre C***, sont deux jeunes étudiants de Québec.Puisque nous avons le plaisir de les posséder pen«lant tout l'été, nous ne pouvons taire leurs nombreuses qualités.Jolis, spirituels, charmants, possédant toutes les qualités pour se faire aimer et des jeunes tilles et des jeunes garçons.Maintenant mes amis (étudiants) vous sont tous connus.Si plus tard, charmantes lectrices, quelques-unes d\u2019entre vous viennent à avoir l\u2019occasion de les connaître, comme moi, vous saurez les apprécier.Mes sincères remerciements à monsieur le rédacteur qui a bien voulu me sacrifier une colonne da son beau journal.Merci, lecteurs et lectrices, de l'attention que vous avez bien voulu donner à une FLEURETTE.A PROPOS DE FLEURETTE Fleurette conte là «le douces choses aux lecteurs du MovpE ILLUSTRE, et au nom de tous je l\u2019engage de tout cœur à continuer.C'est une bien douce chose, en eftet, de savoir qu\u2019Isidore, Ernest, Philippe et Joseph sont trés aimables et très intelligents : il n\u2019en peut être autrement, puisqu'ils sont les amis de Fleurette.Et puis, c'est l\u2019esquisse des grands hommes de l\u2019avenir que lleurette nous fait là ; c\u2019est, pour elle, un moyen anticipé d'avoir leur amitié et leurs sourires ; c\u2019est si doux l'amitié des grands hommes ! c\u2019est si bon leur sourire ! Et même, si Fleurette s\u2019en sent le cœur, elle ouvrira, dans ces colonnes, une galerie des illustrations futures ; elle a du tact, cette jeune fille, et prédit l'avenir comme elle connaît son passé : il est bon de savoir d'avance à quoi s\u2019en tenir sur le compte de tel ou tel homme.Après avoir repassé tous les étudiants de Ri- mouski.qu\u2019elle pousse son exploration à Québec et à Montréal.Peut-être trouvera-t-elle encore, sur sa route, plusieurs futurs grands hommes et une grande quantité de gens d'esprit, surtout si elle s'en fait des amis.Plus Fleurette aura d\u2019amis, plus elle verra d'esprit autour d'elle.Hélas ! j'ai bien peur de ne pouvoir jamais être du nombre des amis de Fleurette ! Elles sont si étranges ces jeunes filles I.Enfin, je m'y résigne.Courage, Fleurette, la tâche que vous avez entreprise est belle : elle est «ligne des plus douces louanges et je ne doute pas que quelque jeune poète, un Wilfrid ou un Damour, vous chante en ses vers un jour ou, vertainement, l'autre.Courage et con'inuez de conter fleurette à vus étudiants comume à vos lecteurs.Éumainrlélautious On triomphe des mauvaises habitudes plus aisément aujourd\u2019hui que demain.\u2014PASQUIN, Que les femmes gravent bien ceci dans leur mémoire : celui-là seul est digne de leur amour qui les a jugées dignes de son respect.\u2014 ALEXANDRE Dumas, LA SOURCE Tout près du lac filtre une source, Kntre deux pierres, dans ua coin : Allégrement l'eau prend sa course Comme pour sun aller bien loin.File murmure : Oh ! quelle joie ! Nous la terre il fsisait si noir ! Maintenant ma rive verdoie, Le ciel se mire À mon miroir.Les my vuotis aux fleurs bleues Me disent : Ne m\u2019oubliez pas ! Les libellules «ie leurs jueues M'éyeatignent dans leurs «bats.A ma coupe l'oiseau s'abreuve ; Qui sait }\u2014Après quelques détours l'eut-ètre deviendrai-je un fleuve Baignant vallons, rochers et tours.Je broderai de mon «eume ; Ponte de pierre, quais de granit, E portant le stesmer qui fume A l'Océan où tout tinit.Ainsi la jeune source jase, Formant cent projets d'avenir ; Comme l'eau qui bout dans un vase, Son flot ne peut se contenir ; Mais le berceau touche à la tombe : Le géant futur meurt petit : Née a peine, la source tombe \u2014 Dans la grand lac qui l'engloutit ! Turoritl- £ GAUTIER.UNION CATHOLIQUE ROMAINE DES CHEVALIERS DE SAINT JEAN-BAPTISTE (Suite et fin) \"ANNÉE suivante (13$6), prufi- tant de la réunion des évèques en concile, à Québec, les chevaliers de Saint- Jean-Baptiste adressèrent, à S.E.le cardinal Tasche- reau, la suppliqne que nous reproduisuns ci-dessous : Supplique à S.FE.Myr E-A.Tashereau, card.nal-arche- vique de (puébee, et à NN.88.les dréques de la province ecclésiastique de Queber, revnis en concile.Eminence, Nus Srigneurs, Humblement agenouillés à vos pieds, l\u2019esprit et le cœur entièrement soumis d'avance à la «lécision que vous inspirers l'Esprit Saint, nous vous supplions de vouloir bien examiner «le nouveau et discuter collectivement en votre qualité de Pères du Concile, notre projet de constitution de | Union catholique romaine des chevaliers de Saint-Jean- Baptiste, tel que compris dans le brochure le Frai progrès par l'union des catholiques, page 65 et suivantes, avec aussi tous les divers articles que contient ladite hrochure,'et qui expliquant avec détails l'intention des promoteurs soussignés, le but, le mécanisme et le fonctionnement de l'association projetée.Nous proposons respectueusement à votre particulière attention le programme du journal l'Alliance, pages 15 et suivantes ; l'extrait intitulé la * Presse et ses devoirs,\u201d pages 27, 25 et 70 ; la \u201c Lettre à nos compatriotes,\u201d pages | et sui vantes.Cette brochure nous a valu les félicitations et les encouragements de plusieurs évêques, et en | offrant aujourd\u2019hui à votre examen collectif, nous ne faisons qu'\u2019exécuter les conseils paternels qui nous ont été donnés, il y a plusieurs mois déjà, ar Leurs Grandeurs Nos Seigneurs l'archevêque de Québec et l\u2019évêque de Chicoutimi.* L'objection la plus sérieuse qu'on nous ait op posée est que notre projet proposait une machine LE MONDE ILLUSTRE si vaste qu\u2019elle pourrait trèa facilement être détraquée.Or, voici qu'un fait consulant vient répondre pour nous à cette objection, c'est l'organisation commencée déjà par les campagnes des cercles Saint-Tsidore.Ces vorcles sont déjà au nombre de quarante ciuq dans ls province de Québec.Nous croyons savoir qu'un projet de constitution générale, tendant à tenir ces cercles dans les liens d'une affiliation mutuelle, est présentement soumis À l'étude des pères du concile.Leur but et leur programme que nous avons pu lire dans les journaux, correspond complètement aux fins que les chevaliers de Saint-Jean-Baptiste se propussient en voulant établir des commanderies dans les paroisses de la campagne.Comme nous tenons beaucoup moins au nom qu'à la chuse, à la forme qu\u2019au fond, l\u2019organisation des cercles agricoles, et surtout leur affiliation par les liens d'une association géu- rale, satisfait pleinement nos désirs.Nous allons donc enfin voir passer dans£le domaine de la réalité, au moins pour les campagnes, le rêve que nous poursuivons sans reliche depuis trois ans.* Restent les villes.Ici encore, 3 Montréal surtout, un autre fait consolant est venu affaiblir l'objection susdite : c\u2019est le fait de la fondation de Ia ligue du Sacré-Cœur, déjà établie dans les pa paroisses de Naint-Henri, du Sacré-Cœur, Saint Jean-Baptist-, de Saint-Joseph, d'Hochelaga.Le zèle infatigable du Rév.P.Hamon ls propage aussi aux Etats-Unis où elle compte déjà des milliers de membres.Cette ligue, appelée à faire un si grand bien à la cause de la tempérance, tend aussi à la protection des intérêts mstériels de pes membres.Nous lisons, en effet, dans Ja /\u2019etite Revue du Tivrs-Ordre et des intéréts du Cour de Jus, publiée à Montréal, édition du mois de mai courant : \u201c Afin de resserrer les liens de fraternité qui nous unissent, et pour pratiquer la charité chrétienne, le Père directeur a suggéré d'établir en ville, dans chaque ceutre de la ligue, un bureau d'informations.\u2018* Les ouvriers sans travail pourront y faire inscrire leurs noms ; et les négociants et les industriels envoyer à ce bureau leurs demandes d'employés.En dounant ainsi la préférence aux membres de la ligue, ils encourageraient les hommes à entrer dans notre société.** C\u2019est là une partie de notre programme.Néanmoins, nous croyons que la ligue du Sacré-Cœur de Jésus ne rend pas inutile pour les villes l\u2019Union catholique romaine des chevaliers de Saint-Jean Baptiste.Nous «royons qu'aux Chevaliers du travail condamnés à Rome il faut oppuser la résistance des Chevaliers catholiques.L'organisation des Chevaliers de Saint-Jean-Baptiste embrasse tous les genres d'intérêts : elle veut faciliter davantage aux campagnes le marché des villes, prendre daus les villes mêmes des colons pour les forêts vierges : protéger par ses encouragements non-seulement les ouvriers astreints aux ouvrages manuels, mais encore les hommes de professions, les artistes, les littérateurs méritants.Elle veut, par le moyen des échanges des importations et des exportations, favoriser particulièrement l'industrie nationale catholique, le commerce national catholique, comme l\u2019industrie catholique et le commerce catholique de l\u2019étranger.Elle veut opérer un rap- pruchement, une sympathie mutuelle entre les catholiques sur tous les terrains d\u2019affaires.La \u201c Lettre à nos compatriutes,\u201d pag« 31 et suivantes de notre brochure le Vrai progrès par l'union des catholiques, décrit l'immense champ ouvert à l'action des Chevaliers de Saint-Jean-Baptiste.\u201c Si l\u2019on reconnait la nécessité des cercles agricoles pour instruire les cultivateurs, l'on duit re- connaitre la nécessité des cercles d'ouvriers pour iustruire les ouvriers.Or, nos commanderies seront ces cercles, des écoles où l'ouvrier apprendra les lois du travail, sera renseigné sur les difficultés techniques de nus travaux ; sera mis en garde contre les grèves, sera instruit sur ses devoirs «'époux, de père de famille, de serviteur, de citoyen.Souvent, tel et tel, que le caractère exclusivement religieux de la ligue du Sacré Cœur ou d'une congrégation pieuse aura effrayé, viendra duns nos commanderies, y puisera (les renseignements sains, y verra dr ralutaires et fortifiants exemples qui le feront rentrer en lui-même ct l'améneront à des habitudes pieuses.Ainsi, de même que saint Jean-Baptiste, leur patron, a sorvi de précurseur au Seigneur Jésus, les Chevaliers de Saint-Jean.Baptiste prépareront les voies aux conférences de Saint Vincent de Paul, aux congrégations de la Sainte-Vierge, à la ligue du Sacré-Cœur, et même au Tiers-Ordre, si hautement recommandé par le Souverain Pontife.Voilà nos humbles suggestions.Nous osons vous prier, vénérables l'ères, de nous donner uno réponse précise et définitive qui nous trace notre ligne de conduite, et nous dise si nous devons agir ou non.Quelle qu'elle soit, nous l'acceptons d'avance comme le décret infiniment adorable de l'Esprit Divin qui préside à la sagesse «le vus délibérations.Veuillez nous permettre, cependant, de présenter aussi à votre examen le plue attentif le document ci-joint intitulé : \u201c* Itéclaration de principes,\u201d et que nous considérons commo l\u2019un des plus importants des documents que nous vous adressons.Nous en avons extrait la plus grande partie, textuellement où à peu près, d'un ouvrage du R.P.Ludovic de Besve, capucin français (ls sociation chrétionne des honnétes gens sur le ter rain dex atlatres, ouvrage de H0U pages), dont nous vous présentuns ainsi le trop court résumé \u201c Veuillez agréer, vénérables Pères, les hou mages de notre soumission la plus tidèle, les promoteurs : Philippe Mason, Henri Howison, J.Chartrand, Joseph M.Beauchamp, Geurges Laurent, F.-X.-E Laogevin-Lacroix, Edouard Contant, James Hoolahan.\u201d Dans une lettre en date du 8 juin 1886, adressée à M.Philippe Marson, S.FE.le cardinal accuse réception de la supplique de la manière suivante « Monsieur.\u2014 En réponse à votre lettre du 2s mai, j'ai lhonneur de vous informer que j'ai mis sous les yeux des membres du conciie ln supplique que vous m'avez transuiise concernant l'Union catholique romaine des chevaliers de Saint Jean- Baptiste.** Nos seigneurs les évèques n\u2019en sont venus à aucune conclusion sur ce sujet.\u201c Votre tout dévoué en N.S.JC, A, Card.* TASCHEREAU, * Archev.de Québec.\u201d Croyant voir que l\u2019autorité religieuse se souciait peu de l'étalilissement de l'Union, ses promoteurs abandonnèrent leur projet de fondation et ne s'en occupérent plus par la suite.AMOUR Re, TAIT vers le commencement de ?launée 1565.Un jeune homme et une jeune fille étaient assis dans un beau grand salon, très somptueux.[a jeune fille, qui est fort jolie, jointà cela un air distingué et noble.C'est Mlle de Saint- Aimé, tille d'un des plus riches xeigneurs du Canada.Le jeune homme est aussi assez bien de sa per sonne, et sa figure énergique dénote un caractère prompt.Il descend d\u2019une des meilleures familles canadiennes ; son père avait été un des chefs de l'insurrection de 1537 ; mais il n\u2019était pas riche, et à sa mort ne laissa aucune fortune.Depuis longtemps déjà, Mlle de Saint-Aimé et Gustave Duavoignac s'aimaient, mais celui-ci n'avait jamais osé en parler au père de sa bien aimée.Le jour où je les intruduis aux lecteurs, Gustave avait pris la rés-lution de lui en parler, et il était venu demander à celle qu'il aimait si elle I'approuvait.Vous pensez bien qu\u2019elle y consentit de tout cœur.Mais ils n'étaient pas sans quelques appréhensions.M.de Saint-Aimé avait toujours dit qu'il ne marierait ses filles qu\u2019à des seigneurs aussi riches que lui, 6L tous deux savaient que, quand il avait dit quelque chose, il était bien difficile de le faire changer d'idée.- LE MONDE ILLUSTRE 241 Gustave prit donc congé de sa bien-aimée et se dirigon vors le cabinet de M.de Saint-Aimé.À la porte, il eut une dernière hésitation et il lui vint la pensée de remettre la demande à un autre jour, mais c'était Un garçon énergique et il y résiata.11 frapps donc à la porte.\u2014 Entrez ! lui répondit-on.Quand il fiat entré et que M.de St-Aimé lui demanda ce qu\u2019il pouvait faire pour lui, Gustave prit son courage à deux mains et dit : \u2014 Monsieur, jaime Mlle de St-Aimé de tout mon cœur, et, avec son assentiment, je vous prie de vouloir bien m\u2019accorder sa main.Le riche seigneur resta quelques secondes peunsif et répondit : \u2014M.Davoignac, j'en suis réellement peiné, mais je no puis vous accorder ce que vous me de mandez ; j'ai d'autres vues sur elle.\u2014Mais je l'aime, monsieur, et elle m'aime, dit Gustave.\u2014C'est un malheur, M.Davoi;nac, mais je n\u2019y puis rien.Gustave se leva, la tète en feu, et partit ; il sr rendit chez lui et s\u2019enferma dans sa chambre Ti no chercha plus à revoir celle à qui il avait dunné son cœur, car il savait qu'elle était à jamais perdue pour lui.On était alors au temps où les braves Canadiens s'enrôlaient et volaient au secours du Saint Siège menacé.Il d\u2019engagea et partit pour Rome, sans avoir revu Mile de St-Aimé.Il se distingua dans les rangs «des zouaves pontificaux, et son nom (son véritable nom) restera toujours cher À ses compagnons d'armes.+ + * Après le départ de Gustave, M.de St-Aimé se rendit près de sa fille et lui dit qu'elle ne devait plus penser à lui.Elle pleura, supplia, mais tout fut inutile, le riche seigneur avait trop d'orgueil pour marier sa fille à un pauvre avocat.Quand il apprit l'enrôlement et lu départ de Gustave pour Rome, il accueillit la nouvelle par un \u2018ant mieux accentué, et pensa que tout était fini.Mais il se trompait.Mlle de St-Aimé n\u2019apprit pas ce départ avec la même indifférence que son père.Elle tumbn malade, et malgré les soins de tous les premiers médecins canadiens, le mal empirait de jour en jour.Cet état de choses fitiréfléchir M.de Saint Aimé et, pour la première fois, il sa demanda s'il n\u2019aurait pas mieux fait de consentir à l'union de sa fille avec Gustave.Sur ces entrefaites, un des médecins, ami intime de M.de Saint-Aimé.lui dit que s\u2019il ne mariait pas sa lille avec celui qu'elle aimait.elle mourrait avant que deux mois se soient écoulés.Alors la place du grand et riche seigneur fut prise par le père.Il acheta un remplaçant à Gustave et le fit revenir au Canada.Trois mois après, toute l'aristocratie de Montréal assistait au mariage de Mlle de Saint-Aimé et de Gustave Davoignac ; et dans la corbeille de noce M.de Saint-Aimé avait mis.en dot, la jolie somme de =60,000, M.de Saint-Aimé est mort, laissant une grande fortune, mais M.et Mme Davoignac vivent encore.lla ont plusieurs enfants et demeurent à Montréal.En été, ils vont passer quelque temps dans leur magnifique résidence de.Si je disais ici le véritable nom de chacun de mes personnages, il y aurait beaucoup de monde de surpris.Je prie M.Davoignac de me pardonner si j'ai relevé ce coin de sa vie passée.LuctEN DE RIVEROLLES.Le vrai chrétien ne sacrifie à la femme nimée rien de ce qu'il sait lui être supérieur.Cu plutôt il ne l'aime qu'en tant que sa pensée lui est un encouragement à travailler pour des objets d\u2019un bien autre intérêt que la possession d'une créature de chair.Ce sont encore ves objets qu'il aime en elle, et c\u2019est pour cela qu'il I'aime surtout de loin.\u2014\u2014JULES LEMAITRE.oo LE REV.P.Z M.N.Nous publions le portrait de ce jeune jésuite, qui s'est noyé le 24 noût dernier.Né le 13 septembre !SUX, il fit ses études au séminaire de Sainte-Thérèse, où il entrait en septembre Iss1.Le 9x février 1x54, il prenait l\u2019habit religieux au noviciat des RIX.PP.Jésuites, et prononçait ses vœux perpétuels «le religion le 12 mars 1591.Le Père Joubert a été inhumé au Sault-au-Ré- collet, dans le cimetière du roviciat des Jésuites, le 26 du mois d'août dernier.Nous offrons à la famille temporelle du défunt et à sa famille spirituelle, la compa«nie de Jésus, nos compliments sincères de condoléances.L'ENTRÉE DU PALAIS D'AGRICUITURE (Voir gravure) Comme la \u201c Cour d'honneur\u201d est Ia gloire de l'Exposition Colombienne, le palais d'Agriculture est celle de la \u2018* Cour d'honneur.\u201d L'éditice à huit cents pieds de long, cinq vents de large, et la cor niche est à soixante cing pieds au-dessus des clegrés du portique.Le style de cette construction est celui que les architectes nomment \u2018 héroïque.\u201d L'illustration que nous en donnons est celle d'un des pavillons d'encoignure.Il est surmonté d\u2019un dôme que couronne un groupe de vierges, grandeur héroïque, appelé le \u201c Groupe de l\u2019Horoscope.\u201d Outre cela, groupe des \u201c Quatre Saisons,\u201d groupes d\u2019encoignures, des quatre nationalités caucasienne, mongolienne, éthiopienne ot américaine * indigène, statue colossale de Diane : le palais d'Agriculture est un trésor de beautés et «le richesses sculpturales.\u2014J.ST.-E.PRIMES DU MOIS D'AOUT Le tirage des primes ménsuelles du Monpe ILLUSTRÉ, pour les numéros du mois d'AOUT, qui JOUBERT, pÉcEpe a eu lieu samedi, le 2 SEPTEMBRE courant, a donné le résultat suivant : ler prix No.33,016.$50.00 2e prix No.17,925.,.25.00 3e prix No.28,302.15.00 de prix No.1x,778.,, 10.00 5e prix No.l9,4i5.,., 5,00 6e prix No.560.4.00 7e prix No.249.3.00 8e prix No.6,409.2.00 Les numéros suivants ont gagné une piastre chacun : 71 5591 12,582 18,919 25,012 30,742 46 6,660 13,023 19,321 25,957 30,206 265 7,725 15,031 20,519 26,205 31,631 471 9,172 14,616 21,064 26,344 31,863 170 09.773 14,051 21,054 26,734 31,888 781 9,788 15,965 21,337 27,111 31,947 Lads 9,924 15,585 21,400 27,823 33,049 2.015 10,233 16,270 21,571 27,973 33.927 3,692 10,366 16,366 22,123 28,714 35,851 3.851 11.212 16,615 22,140 29,533 36,650 3,005 11,514 17,233 22,601 24,973 37,557 4,212 12,200 18,197 22,673 30,289 135,398 4,518 12,312 18,254 23,810 30.375 38,997 4,821 12,772 18,714 24,102 30,678 39,860 12,7 5,087 12,791 N.B.\u2014Toutes personnes ayant en mains des exemplaires du Monpe ILLUSTRE, datés du mois d\u2019AOUT, sont prides d'examiner les numéros imprimés en encre rouge, sur la dernidre page, et, s\u2019ila correspondent avec l'un des numéros gagnants, de nous envoyer le journal an plus tôt, avec leur adresse, afin de recevoir la prime sans retard.Nos abonnés de Québec pourront réclamer le montant de leurs primes chez M.E.Béland, No.276.rue Saint-Jean, Québec Le bonheur est dans l\u2019avcomplissement du devoir même jusqu'au sacrifice, plutôt que dans la jouissance d\u2019une liberté égoiste.\u2014L'abbé Euix BLANC. -\u2014 \u2014 ta ax = > Ps i 35 LS0 PE #4 Ÿ % 3 -~! A 25 ee ne es 2 3 ee # = ail = | eT =U a Bi, IR) À 4 > ~~ + 2 D - ae \u2018DD v4 c sas jase \u2014_ 7a = nf +4 IS pra je 3 Bop ly CE) a f b) x 23) 2 We.a?INE \u201d % = vd He VAS SE: tes dE tb & , Tt la peg J] sal Le J yy uel ax =; z Co sos fi A : roa | Ey ?RE ij RNC au 35-3 rr > PZ EU 2 si a pl 31 Lg oN We «a x \u2018= CX cam |! et] $ omy 2 sas NG te ny Foi Era 1 eS = ee \u2014 > LY 3 A blé ZnB i Vis NII j I ra EL et = 2 Types et costumes soldats siamol il Ha IN pan, ree =e to === Y #, is J fn onary Gi Ie © \u2014 A [/ Ra < pu - pre, 8 vi I yx > Fe) = be \u2014 Jp if SN Sam é re os A / dd \\ ks \u2018PR D bl a\u201c {PI by Grande pagode de Wat-Chan => Lard i 2 i # E 4% x \u2014A Les princes royaux en grand costume ?A ë oy 7s so a =, >.5e v 6 zt EIT oJ i ¥ £ : =A Cw ve ey = xan Ro ~ -\u2014\u2014 rats £ Ol pr ; x 3 à \\ \u2014_\u2014\u2014- x Zz CSS LE x pre) NY 3 5 T ; = i-4 \\: > °, A e< RRS EE a.«SF ~ J wy LS e-\u2014 BP \u2014> « CC 4 pS \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 men et \u2014 = he Lr EW * =* eA % NE ; #* a HAN ANE v.- = = ri 31 - re \"À & A * pr L, # (TB À D i} q ?ta \u201c4 NY 5 À iE ' a 4 ni nr iY a 4 1 ff M Voitures de gala | ! x OEM 5 , ; | & = id Bl Fi ¥ | # %» ol * - 3 lt : \\ + | YI get \\ 2p \"nt X ju 4 A Ly a \u201c= Si rg i¥ a= ! i >= 4 Ai WY IN RE pif of Se | L 7 uw ik = : wt 2 1] z Le ea Des AS, y 2 Fe La vel =k rer\u201d A «+ \u201cy sh 4 CE ti EN Le Pay i % î EC 3 PA z =~ ei J À $ ={ 3 ; 3 PH 34 is per nd an A pr ke Last tes HE = : 1p & ye L Le lac Touli Sap Pts er | id À 3 = \\ À Pit Le Pe EAN = S j PA ' & ld ss: i ! 0 Pye ms a i ji io as a Jai ; I bi Fan Qu \\ \u20ac 4 ¢ Faux on EVN fa | 4 à > Rah = IR | £ #0 0) 3 Sr GR ¥ : , à i 4 4 3 \u2018 \\ ht 3 2 oO ha fi Wy ed} À FE! i Rd A US A 8 Ina Se = TNA Cu fi h 54 st 40 ra ! | 3a À ?al © ; ™ D / 4 vie, Id CS (3 oh = a 4 } ; à Bangkok A 8 \u201c | A Vi H = D Oy & & | 2 > \u2019 227 > Ps ; Zz id ; 7 o TT ES .è 4 - >, + son Rs 3 2 Er 4 > a3 4 [eri ¢ a: a - ra Ny 25 EUR AR La baie déBnotaboun./ A5 % i | § Ke æ ; | a AS pg 3] XN = NS LEa.1B) à = M 2x1 AU SIAM Ni a at! 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Fiers qu'elle ait dans le cœur, sur sa lèvre chérie, Le noble accen* de France et le sang des héros : Qu'\u2019ea nos fêtes toujours notre cu:ur se souvienne Qu'il convient de chanter l'altière Canadienne, Ainsi que la Française, à l'ombre des drapeaux : Chantons la Canadienne, et sachons que nos braves Ont puise dans son sein le mépris des entraves, Que son bras courageux protégea leurs berceaux, Et quand le peuple, ému, fera frémir son hymne En l'honneur des aieux 1l trouvera sublime De voir la Canadienne à l\u2019ombre des drapeaux.Chantons la Canadienne, orgueil de notre race ! Selon que la paix brille, ou que le fer menace Le front de son enfant et la croix des tombeaux, Elle sait, tendre ou forte, a lumer en gon ime Les doux feux de l'amour et l'héroique flamme Qui brille à l'œil des preux luttant sous les drapeaux '.LE PASSEUR AINT-Valery et Le Crotoy se font face de chaque côté de la baie de la Somme.L'été, quand la mer s\u2019est retirée, on va souvent à pied de l\u2019une à l'autre rive.apres toutefois que le passeur, qui se tient là en permanence, vous a fait traverser le chenal.Et rien n\u2019est plus réjouissant que ce spectacle d'enfants et de Parisiennes qui font le voyage, jambes et pantalons relevés, et clapotant dans les flaques d'eau que la mer laisse là toujours comme souvenir.pour bien rappeler qu\u2019elle reste maîtresse souveraine de toute cette vaste étendue et qu\u2019elle en prendra possession tout à l'heure.Ce n'est pas une sinécure qu\u2019il a la, Prévost, le passeur.et par les temps clairs sa barquette amène sur le sable des centaines de passagers.Une fortune pour lui.Prévost, quoique déjà âgé, n\u2019exerce que depuis peu d'années son métier de passeur à Saint-Valery.Avant lui, c'était Pierre, un beau garçon de vingt- cinq ans.au large coup d\u2019aviron.Pierre se tenait là, dès le matin, à la disposition des promeneurs et les invitait à prendre place dans son ba teau, avec un sourire engageant, l'air gai, comme un homme content de vivre.Parfois, aux heures de repos, alors que l\u2019ouvrage ne donnait pas, on pouvait le voir sur un banc, en face de la mer et devisant avec une belle jeune fille brune, Catherine, sa fiancée.On savait dans le pays, que ces deux jeunes gens, promis l\u2019un à l'autre depuis longtemps, s'adoraient, et les habitués de la plage s\u2019arrétaient pour causer avec eux.\u2014Fh bien, à quand lo marisge ! \u2014-Pas encore, répondait Pierre, mettant la main à son béret.Urna un an ou deux.quand j'aurai amassé quelque réserve.laut de l'argent pour se mettre en ménage.Pas vrai, Cathe rine ?Et en disant son : \u2018Pas vrai, Catherine,\u201d il contemplait la jeune fille d'un nir attendri.et comme en extase devant elle.Ah ! c'est qu'il l'aimait, sa Catherine, et depuis longtemps, avant été élevé avec elle, l'ayant élevée lui-même pour ainsi dire, et ayant mis en elle seule tout son amour et tout son cour.Catherine aimait Pierre aussi, mais à sa façon, en femme qui se sait adorée et à qui il ne déplait pas de se laisser adorer.Une excellente fille au demeurant, incapable d'une pensée mauvaise et examinant sans impatience excessive peut-être, mais avec un sentiment de sereine tranquillité, Ia perspective de son union avec l'ierre.T1 Les jeunes gens qui venaient à Saint-Valery passer une partie de la saison, n'étaient pas Fans remarquer Catherine, et plus d'un se promenait exprès sur la digue à l\u2019heure où il savait la rencontrer.Mais Pierre demeurait toujours là, l\u2019ailleurs.veillant au grain.H était un jeune honume, pourtant, que la jalousie de Pierre ne semblait pas devoir intimider : Jacques de Valjas.Venu en simple promeneur dans l'intention de passer seulement quelques jours a Saint-Valery, il avait remarqué Catherine et le lui avait dit.Celle-ci avait.comme toujours, ré pondu par une fin de non-recevoir.L'autre alors s'était entété, et au lieu de continuer sa promenade le long des plages picardes et normandes, il s'était installé à cet endroit.\u2014Nous verrons bien, pensait-il.Avec l\u2019aslresse du viveur habitué aux ditlicultés de ce genre, il savait, sous le nez mème de Pierre, décrire à Catherine son amour.et il lui bro dait sur ce thème les plus fulles variations.Catherine, en fille coquette, s\u2019amusait à cé jeu.\u2014 Mais elle résistait vaillamment.Elle avait assez la les romans pour savoir qu'une fille de pêcheurs doit se méfier des belles phrases d'un cita tin.\u2014 L'autre, alors, se laissa prendre à son propre piège.\u2014 Ce qu\u2019il avait d\u2019abord considéré comme une petite amourette devint chez lui une grande passion, et, comme on résistait aussi à sa passion, il perdit la tête et parla mariage.\u2014 Comtesse Jacques de Valjas ?Vous n\u2019y pensez pas, monsieur le comte.Oh ! certes non, l'autre n\u2019y avait pas pensé au commencement.Mais il n'était plus temps maintenant.Il aimait Catherine à la folie.et sûr qu'il n\u2019obtiendrait jamais rien d'elle sans contrat régulier, il avait bravement pris son parti du mariage.D'ailleurs n'étaitelle pas exquise, et tine et distinguée à 1'égal des plus nobles héritières.et n\u2019était-il pas certain, grâce à la souplesse de nature qu'il lui devinait, de faire d\u2019elle une épouse charmante et qui lui ferait honneur ?Catherine avait ri tout d\u2019abord, croyant à une plaisanterie, mais elle eut bien vite fait de lire dans le cœur de Jacques et d'acquérir la conviction que le jeune homme parlait sincèrement.Un décor magnifique parut alors devant ses yeux.Elle se vit parée de vêtements superbes, vivant dans un monde nouveau, au milieu du luxe et de l'élégance.Et l'horizon où jusqu'à ce jour, elle avait borné son avenir lui parut alors si piètre et si étroit qu\u2019elle laissa tomber sa tête sur l\u2019épaule de Jacques en lui disant : \u2014Je suis à vous.L'image de Pierre passa bien un instant devant ses yeux.Un Pierre malheureux, amaigri.et qui la suppliait de lui revenir.Mais elle écarta cette vision bien vite.\u2018 Non.et puis je n'aurais pas fait son bonheur.Je ne suis pas la fenime qu\u2019il lui faut.\u201d 111 \u2014Catherine ! Catherine ! Où pouvait-elle bien être Catherine, qu'elle ne venait pas aujourd'hui, ainsi qu\u2019elle en avait l'habitude, tenir compagnie à Pierre, sur le banc, en face de la rive Pierre rentra dans la maison.Personne n\u2019avait vu Catherine.11 courutchez elle.On la croyait chez lui.11 fit los cent pas sur ln digue.Rien.11 arpenta le port et remunta jusqu'aux bains.Rien.\u2014Eh ' quoi done que l'as à marcher comme ça, Pierre, lui crinieut ses camarades Ÿ Tu ne vois donc pas tout ce monde qui t'attend là bas devant ta barque pour passer le chenal ?ll s\u2019en souciait bien, Pierre, de tous ces gens qui voulaient traverser le chenal ! Oùpouvait être Catherine ?\u2014Tout en cherchant, il passa devant le chalet du comte de Valjas.La maison était fermée ; les pergiennes étaient tirées.\u2014Pierre eut peur.11 chercha encore tout le jour, fouillant la campagne environnante, poussant jusqu'aux vil lages voisins et ce ne fut que bien tard dans la nuit qu'il conseutit à rentrer chez lui pour prendre un peu «le repos.Le lendemain il recommença ses recherches.et le surlendemain\u2014et les jours suivants.\u2014T'ont celn vainement comme de juste.\u2014 Oui ! Oui \u2018 Pourseûr.c'est avec lui qu\u2019elle s'est ensauvée !.Oh! si j'en avais la preuve! Mais comment savoir ?.Mais malgré tout, bien qu'il cût lu certitude morale que Catherine était partie volontairement.il continuait ses recherches.Dans le pays, où commença d'abord par plaindre le pauvre garçon.puis on finit par se moquer de son obstination a retrouver sa fiancée.et ure chanson courut mêtie à son sujet sur un air de matelot : Pierre ! Pierre\u2019 Cherche Catherine, mon gars ! Pierre ! Pierre ! Cherche, mon frère.Tu ne la trouveras pas! Les jours passaient, les semaines, les mois, et l\u2019ierre ne se consolait pas.I! avait d'ailleurs appris maintenant la cause réelle du départ de Catherine.Elle habitait Paris.dans un hôtel superbe.Elle avait un enfant : elle était heu reuse et adorait son mari.Ca avait d'abord été chez Pierre comme une rage sourde.1! aurait voulu courir à Paris.\u2014A Paris ?Pourquoi faire Ÿ lui disait-on.\u2014Pour le tuer ! \u2014Es-tu fou ?le tuer ?Et de quel droit ?\u2014ll m'a pris Catherine, le misérable ! Pourquoi qu\u2019il me l\u2019a prise 1 \u2014 Parce qu'il l\u2019aimait aussi.D'ailleurs, il la rend trés heureuse.\u2014Tine manquerait que ça qu'il ln rende mal heureuse ' \u2014T l\u2019a épousée \u2014 Ah, bien ! s\u2019il ne l'avait pas épousée ! Et Pierre levait le poing.un poing formidable à assormimer un bœuf.On parvint pourtant à le décider à rester calme.Mais la haine qu'il avait au cœur n\u2019en continuait pas moins à subsister.Je le rattraperai, dlisait-il à tout instant.Je le rattraperai!.Et alors, quand nons seruns face à face.Et son front se contractait, et son regard deve Dait InauVvais.Cinq ans avaient passé.Pierre, loin d'oublier, deveuait de jour en jour plus sombre et plus chagrin.Et, comme la vie à Saint-Valery lui sem blait «décidément trop triste avec tous ses souvenirs qui lui rappelaient la fugitive, il dit adieu à ses parents, à ses amis des beaux jours, et courut tenter la fortune ailleurs.Au moins, dans un autre pays, les moindres sites et les moindres objets ne parleront plus à son esprit de la femme tant aimée.IV La mer était furieuse à Dieppe, ce jour là.et aucun baigneur, même parmi les plus téméraires, n'avait encore usé se mettre à l\u2019eau.Beaucoup de monde, d'ailleurs, sur les galets, pour contempler ce spectacle superbe de l'Océan en fureur.et au milieu de toute cette foule, les maîtres-nageurs qui passaient, expliquant anx uns \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 et aux autres que ce n'était qu\u2019un grain, et que le temps se mettrait probablement au beau dans l'a proa-midi.\u2014 Alors ce serait dangereux de se baigner 1 de- mandait-on, \u2014Pour sir.et il fuudrait dtre joliment bon nagour pour tenir la mer par un pareil temps.Une cabine venait de s'ouvrir.Un homme, en costumie de bain, s'avançait sur les galets.Toutes los têtes se tournèrent aussitôt, et on contempla avec une sorte d'admiration cet audacieux qui ne craignait pas, lui, par un oraje pareil, do se mesurer avec le flot.Une femme s'approcha du baigneur, semblant vouloir le retenir.-Jacques, je t'en prie.que tu vas faire là.\u2014 Laisse done, Catherine, ma chère enfant.Elle n\u2019est pas si mauvaise que cela, la mer.et puis, je suis un excellent nageur, tu le sais bien.On vit la femme faire encore un geste comme pour empêcher l\u2019homme de s\u2019exposer ; mais l\u2019autre se dégages doucement, descendit en courant sur les galets, s'enfonça dans l'eau et se mit à nager \u2014 Encore un Parisien qui fait le malin.Pour sûr, il va boire un coup, fit l'un des maitres-na- weurs, \u2014Oh ! que non, Pierre.c'en est un qui nage encore mieux que toi, celui la.\u2014Mieux que moi?H n'y en a pas beaucoup comme lui alors.Et celui qu'on appelait Pierre cut un sourire d'orgueil.- Tu le connaîtrais, si tu avais été ici l\u2019année dernicre.C'est un monsieur riche.et qui a un joli brin de femme.pour sûr.C'est le comte de Valjas.\u2014 Le comte de Valjas !.Tonnerre ! \u2014Eh bien, quoi?Qu'est-ce que t'as ?\u2014Moi.j'ai rien.j'airien.Et à part lui : -Tu ferais aussi bien de te noyer tout de suite, toi.voistu.Et Pierre s\u2019avança jusque sur la limite extrême de la rive : \u2014Ni tu reviens, toi ! si tu reviens !.Cependant le nageur allait bon train, sans se rendre compte de la distance.et s'éloignant démesurément.Du bord on lui faisait des signes.11 ne voyait rien, Un s'inquiétait sur la plage.Qu'est-ce qu\u2019il fait donc 1 et on lui criait : \u2018\u201c Revenez ! revenez ! \u201d I! n'entendait pas, naturellement.Et l'orage augmentait pendant ce temps, et les vagues montaient à des hauteurs démesurées.\u2014Nevenez ! revenez ! Les appels partaient de toutes parts ; les mouchoirs s'agitaient.De loin, on le vit bien qui esrayait de rebrousser chemin.mais il ne parvenait pas à avancer ; ses forces s'\u201cpuissient\u2014les vagues semblaient lui barrer la route.des vagues hautes comme des monuments.\u2014TI est perdu, murmurait-on.Soudain une femme fendit la foule.\u2014C'est mon mari,.sauvez le ! Et courant au premier maître nageur qui se trouvait devant elle.affulée.elle lui prit le bras : \u2014Sauvez-le ! L'autre eut un mouvement de rage, comme furieux de son impuissance.C'est impossible.ltien à faire.Tl est perdu.\u2014Perdu ! Elle eut un crirauque.et courut comme une folle le long des galets, implorant le cuarage de tous ces hommes «jui se trouvaient là.\u2014Sauvez le ! Sauvez-le ! \u2014Impossible.Il est perdu, lui répondait-on.Elle se trouva tout à coup en face de Pierre.\u2014Pierre ! \u2014Catherine ! Une seconde passa\u2014un silence territiant.-Sauve-le, toi, lui dit-elle.L'autre eut un rivanement.\u2014Pas possible.\u2014BSauve-le, te dis-je.c'est imprudent ce LE MONDE ILLUSTRE \u2014Non.tu vois Lien que les camarades reculent.C'est folie ! Ah ! ah ! ah ! Et il eut un rire sinistre.\u2014 Tu peux le sauver, toi, je te dis.Je te connais.Je t'ai vu à l'œuvre.Tu peux le sauver, si tu veux.-\u2014\u2014Non.~- Pierre ! \u2014Non.Je teladis .Non ! non ! non ! -Je le veux, Pierre ! Je le veux ! Et elle le regarda dans les yeux, fixement.\u2026.comme une dompteuse ferait pour un fauve.L'autre alors eut wn grognement sourd, comme une bite que son maitre pousserait en avant.et il se jeta à la mer.La lutte dura une grande demi heure, une demi- heure durant laquelle les spectateurs éprouvèrent une de ces émotions telles qu\u2019on n\u2019en rencontre pas deux fois dans l'existence.Eofin le comte de Valjas fut ramené sur la rive, évanoui #t fut transporté au casino où on lui doutiu les premiers soins.Quant à Pierre, il se déroba a l'ovation qu'on lui ménageait et alla se blottir contre une cabine.Tl resta là une heure au moins, silencieux, boudeur, maudissaut la faiblesse qu'il avait eus de céder et murmurant entre les dents sa phrase cuu- tumière : \u2014('a ne fait rien.ce n\u2019est que partie remise.Je te rattrapperai, toi.Je te rattra rai.Mais une femme parut devant lui, tenant un enfant par la main.Pierre se leva alors et ils restèrent ainsi debout tous les deux, sans trouver une parole.Elle, les larmes dans les yeux ; lui, tremblant de tous ses membres.Elle ne tenta mênie pas de le remercier, mais lui poussant son enfant clans les bras : -Embrasse-le, dit-elle.Le marin se baissa alors, enleva l'enfant dans ses bras et le couvrit de baisers.Et quand il déposa l'enfant à terre, Catherine vit que Pierre avait les yeux remplis de larmes.JULIEN Bert DE TURIQUE.LA SCIENCE RECREATIVE PIVELOPPEMENT X LA FUMÉE Les fantaisies en photographie datent pourainsi dire de la naissance de celle-ci.En 1540, Hers- chell donnait le à principe de ces fameuses photographies moa - giques, qui je m'en souviens, me causaient tant d'étonnements quand je portais surle dos la tunique du lycéen.J'achetais des paquets de petit carrés de papier blanc, je trempais ces petits carrés de papier dans l'eau et, peu à peu, je les voyais avec une fie extrême se couvrir d'une image photographique.Je crois, ma parole, que j'en tirais quelque vanité.Ces photographies magiques se trouvent toujours dans le commerce.On peut les fabriquer soi-même pour la plus gramde distraction de ses amis.11 suffit d'imprimer un phototype sur du papier sensibilisé au chlorure d'argent, selon la manière ordinaire.Quand l'insolation parait suffisante, on fixe la photocopie, sans virage préalable, dans une solution aqueuse d\u2019hyposultite de soude à 10 pour 100, et on lave a grande eau.En tout temps Pélimination de l'hyposulfite se montre comme vne nécessité.lei cette nécessité est primordiale.Pour rendre la photographie invisible, en effet, il faut In tremper dans une solution aqueuse de bichlorure de mercure à 5 pour 100, et vous savez tous combien L'opératfon 226 l\u2019hyposulfite de soude et le bichlorure de mercure sont mauvais camarades, lorsque sous l'action blanchissante du bichlorure de mercure l'image a complètement disparu, vous Invez abondamment, vous séchez et vous collez sur les bords et par derrière un morceau de buvard blanc coupé exactement à la grandeur de l'épreuve, et préalablement trempé dans une solution concentrée de sulfite de soude.Le porte-cigare dé:articulé.\u20143.Le phototype développé.Le porte-cigare.\u20142 Lorsque l'ami à qui vous avez offert ce peti carré de papier tout blanc en apparence, vient à le plonger dans une cuvette remplie d\u2019eau, que se passe-t-il ?L'eau pénètre rapidement le papier buvard, dissout le sulfite de soude qu\u2019il contient, et celui-ci agissant sur le bichlorure de mercure, fait réapparaitre l'image primitive, Plus tard, jai vu apparaitre un procédé de ce genre, mais plus amusant dans son emploi.C'était le développement dla fume de tabac.Il a eu la vogue éphémère de tous les jouets nouveaux.Je le croyais pour ma part tombé depuis longtemps en oubli, lorsque tout dernicrement le Scientific Ane rican s'est mis à nous l'antioncer comme une nou- venuté faisant fureur au delà de l'Atlantique.Evi- demment, en venant de l'étranger, on va la prendre pour une chase nouvelle et exotique, C'est l\u2019éternelle histoire de bien des choses.Comme dans le cas de photographies mystérieuses développables à l'eau pure, le phototype est imprimé sur un papier au chlorure d'argent et l'i mage blanchic, après fixage, et sans virage, dans une solution de bichlorure de mercure.Il se produit un chlorure d'argent et un protochlorure de mercure qui sont blancs et rendent la photographie invisible.Ni l'on roule ces papiers pour les introduire dans un brûle-cigarettes à double corps, et que l'on se mette à fumer, les vapeurs nammonia- cales de la fumée de tabne développeront l'image eu noir, \u2014 Vous avez une fichu mine, ce matin.\u2014En etlet.Je suis resté huit jours ans connaissance.\u2014Ah ! mon Dieu! Qu'aviez-vous done ?\u2014\u2014Je durmais.Etaut à la veille de l'ouverture des écoles, les élèves sunt invités d'aller acheter leurs cahiers livres, plumes, errre, crayons, ete, chez G.-A.\u20ac W.Dumont, 1 826, ue Sunte-Catherive, Mo btre à 226 La tomate La tomate, appelée aussi pomme d\u2019Adam et pomme d'amour, est connue en Europe depuis bien longtemps.Ea 1583, on cultivait ce fruit dans le jardin public d'Anvers, Belgique et on le mangeait dans du poivre, du sel et de l\u2019hui'e d'olive.En 1597, on cultivait la tomate en Angleterre comme plante d'agrément.Actuellement, c'est aux Etats Unis et au Canada qu'on fait la plas grande consommation de ce beau et succulent prodait «les jardins.\u201c++ De l'utilité de l'aiguillon des abeilles L'aiguillon des abeilles n\u2019a pas pour destination première de leur servir de moyen de défense.L'aiguillon renferme en etlet une substance, l'acide formique qui, par ses propriétés antiputrides et antifermentescites, aide 4 la conservation du miel, on la trouve constamment dans les glandes venimeuses et dans le miel.Pendant longtemps on igoura la cause de la présence de l'acide formique dans le miel.On sait maintenant qu\u2019il y eat versé par l'aigaillon dès qu\u2019un rayon est rempli de miel.On trouve dans l'Amérique du Sud une variété d'abeilles qui ne donne que peu de miel, précisément parce qu'il ne se conserve pas, la matière conservatrice, l'acide formique et l\u2019aiguillon, faisant défaut.+ + +* + Les mœurs terrestres de l'anguille Une habitude singalière de l'anguille, celle de visiter les champs de pois et de s\u2019y nourrir, fut longtemps admise ~omme une iégende Une observation récente prouve la réalité du fait.En septembre dernier, un pécheur-cultivateur des environs de Konigeberg venait de couper sa récolte de pois qu\u2019il laissait sécher en plein champ.Le lendemain, en arrivant sur la place, il remarqua beaucoup d'agitation dsns le fourrage.En s'approchant, il y découvrit toute ane société d'anguilles qui s\u2019était réunies là pour se régaler de ses poids.On en voyait de petites et de grandes ; trois seulement furent capturées, les autres gagn.- rent la rivière.Dans un champ voisin, le pécheur fit la même découverte, et pat saisir deux anguilles de forte taille.En les ouvrant, il trouva dans chacune de vingt à trente pois à moitié digérés.On savait déjà que l'anguille aimait les pois, mais c'est peut-être la première fois qu\u2019on l\u2019a surprise en train de les manger à terre.+ + Un tour de force Un homme qui a vécu longtemps dans les Indes demeure des plus fameux magiciens, raconte le tour de force suivant conime ayant été exécuté en présence de millirra de personnes.Le magicien prit une planche et la plaça sur quatre go- belcta en verre, afin de l\u2019élever du planclier, et y fit asseoir un jeune enfant.Il lui ordonna de mettre les deux mains ensemble, le dedans de la inain tourné vers le plafond ; le magicien prit alors un verre d'eau et le versa dans les mains étendues du petit garçon, qui était maintenant hypnotisé et ne savait ce qu\u2019il faisait L'eau devint graduel'e ment verte de couleur et se changea bientôt en gelée, qui devint aussi dare que la pierre.Da centre de cette masse solide apparut la tête d'un serpent, qui se développa jusqu\u2019à ce que, A la place de l'eau, fut an hideax reptile.Frappant le serpent sur la tête avec sa baguette, le magicien le prit soigneusement entre ses doigts et le plaça dans le verre À côté de lui Pendant que nous regardions de nos deux yeux, le serpent fut changé en gelée qui À son tour fut transformée en eau verdâtre.Devenu clair comme de l'eau ordinaire, le magicien but tout le liquide.LE MONDE ILLUSTLUL Les monstres M.Dareate à montré conment on peut arriver À forcer la natore à produire des montres ; ditfé- rents physiologistes ont repris ces éturtes et, il y a quelques années, M.Weber démontrait que lou pouvait obtenir des monstres doubles des œufs du brechet, en s-couant violement ces œufs aussitôt fertitisée, l'ans une communication à l'Académie des Sciences naturelles À Philadelphie, M.Ryder nous apprend que ces expériences de la physiologie moderne sont depuis longtemps entrées dant la pratique, dans lea pays de l'Extréme-Orient.Tout porte à croire que les Japonais obtiennent lenra goldtisha monstreueax à deux queues ou à deux têtes, en soumettant les wafs au traitement indiqué cidessus.Parmi ces monstres, ceux qui survivent le mieux sont ceux A deux queues.M Ryder croit qu'en partant de ces types, on pourrait, par ane sélection soigneuse, arriver À fixer ce caractère et À créer l\u2019espèce à deix queues.Il reconnait, d'allears, que la facolté qui permet d'obtenir des monstres, par des procédés quelcon- quer, an cours de la gestation, diminue en raison du rang qu'occupe l'eapèce dans l'échelle des êtres.+ + ++ Dieu vous bénisse ! C\u2019est un salut de circonstance en cette ssison.Mais d'où vient cette coutume d'interrompre «le la sorte les gens en train d\u2019éternuer ?A ce qu\u2019il parait, d\u2019ane doctrine fort répandue chez les anciens, qui vent que des esprita bons ou mauvais entrent constamment dans le corps de l'homme pour en sortir immédiatement avec la même facilité.Et c\u2019est bien le moins qu'on salue un esprit.Les Zoulous partagent cette croyance.Pour eux, le diable qui fait \u201cternuer est un bon dial»'e.Aussi, lorsqu\u2019un Zoulou +ternue, la chose faite, il ne manque jamais de s\u2019écrier : \u2018 Je suie béni : l'esprit est venu à ruoi, il eat avec moi ! \" Un voyageur dit qu'au sièc'e dernier, en Guinée, si un personnage important éternuait, c'était autour de lui un concert de félécitations et de vœux.D'après larton, les nègres da Calabar, au contraire, repoussent celui qui a éternué comme un être malfaisant.Pétrone mentionne le mot : Save ! adresré à celui qui éternue ; Pline le cite également, à pre- pos de Titère : Aristote, qui a fourré son nez partout, rapporte que le peuple considérait l'éternuement comma un acte d'avis.D'après Ward, à l'Indou qui éternue on dit : Vie ! \u2014 Avec vous ! répond-il.\u2014* Tobinchayim ! \u201d Bonne vie ! disent les juifs.\u2014 \u201cGloire & Allah ! \" disent les mahométans.\u2014 \u201c Woes hoet ! \u201d portez-vous bien ! disaiton au moyen âge.Et moi je vous dis encore : \u2014 Dieu vons bénisse ! +.Allusions proverbiales On disait très fréquemment, autrefois, quand on voulait parler l'un ouvrage dont le sens était difficile à pénétrer : \u201c C\u2019est une véritable vision d\u2019E zechiel \u201d ou sous forme ironique : \u201c Claire comme les visions d'Kzechiel.\u201d Ezechiel, d\u2019une famille de prêtres, lut emmené, tout jeune, captif à I>ahylone, à !a suite du roi Joachim.On a surtout voulu donner, comme sens à ses visions, es consolations à l\u2019aclrease de ses compagnons d\u2019exil, à qui il tâche de faire entrevoir un meilleur avenir.Mair de ce que telles furent ses intentions, il ne s'ensuit pas que l'entente de ces paroles fit à la portée de tous.Si nous en devons croire, d\u2019ailleurs, saint Jérôme, il était de tradition chez les anciens rabbins de n\u2019en conseiller ou permettre la lecture qu\u2019a prèa l'âge de trente ans, par crainte que le manque de jugement ou de pénétration n'induisit les es: prits à quelques «léductions contraires aux termes de la loi divine.Parmi ces visions, une des plus célèbres, et qui du reste a fuurni mativre aux interprétations les plus diverses, est celle du chapitre X, dit des Chérubins et dvs roues, dont voici les principaux termes et que nous accompageona d'une estampe où elle est figurée, prise dans une vieille édition dea livres saints.\u2018\u201c Je regardai eb je vis quatre chérabins qui sc tenaient hors du pervis de la maison de Dieu.Une vision d'Ezechiel, d'aprés une édition de la Bible de 1560 \u201c Puis voici que quatre roues parurent auprès des chérubine, et la couleur de ces roues était sem: blable à celle d\u2019une pierre de chrysolithe.\u201cToutes quatre avaient une même façon, comme si une roue eût été au-dedans d'une autre roue.\u2018Juand elles marchaient, elles allaient sur leurs quatre côtés, mais ne tournaient point.kt ces quatre roues étaient pleines d\u2019yeux à l'entour.Et chaque être avait quatre faces, la première était celle d'un chéruhin, la seconde celle d'un homme, ia troisième celle d'un lion, la quatrième celle d'un aigle.* Et les chérubins étendirent leurs mains vers le feu qui était entre les roues, et ils en prirent.\u201c Puis la gloire de | Eteruel s\u2019éleva et se tint au-dessus des chérubins.\u201c Et lea chérubine, ouvrant leurs ailes, a'¢le verent de terre, ot les roues s'élevirent aussi,\u201d ete.LK CHERCHEUR.NOUVELLES A LA MAIN Pourriez-vous me dire pourquui une fauvetto en cage ne chante plus ?\u20141t \u2014Eh bien parce qu\u2019elle a perdu la clef des champs.+ + + A la campagne: \u2014 Dis, maman, quand il se lève, le soleil, est-ce qu'il ressemble au soleil quand il se couche ?\u2014Mais oti, mon ami, seulement il a l'air un peu plus fatigué.+ + Entre mendiant : \u2014 Combien gagnes-tu par jour ?\u2014 Quarante sous \u2014 Quarante vous ! reprend l\u2019autre, je ne donne rais pas wa jou née pour 20 francs si j'avais le bonheur d'être aussi infirme que toi.* + + Le docteur X est l'homme qui aime le moins à être dérangé la nuit.TI déteste les longues conversations et les coups de sonnette nocturnes.L'autre soir, à peine veuaitil de se coucher, qu'il entend la sonnette retentir.\u2014Qu'\u2019y at-il ! s\u2019écrie t il avec colère.\u2014 Docteur ! vite ! vite.Mon fils vient d'avaler une souris.\u2014Eh bien ! dites lui d\u2019avaler un chat, et lais sez-moi tranquille ! fit le docteur en se recouchant.same EVES TA LE MONDE ILLUSTRE 227 CHOSES ET AUTRES \u2014Le départ de lord Aberdeen pour le Canada eat définitivement fixé au 7 septembre.\u2014Le gouvernement de Québec à à peu près décidé de faire agrandir la prisun de Montréal.\u2014Une pluie de poissons eut tombée au Kentucky, il y # quelques jours.Heureusement, ce n'étaient pas des baleines.\u2014Ea Italie, on emploie les femmes comme aigailleurs et conducteurs de trains, parce qu\u2019elles ne s'enivrent pas.\u2014 La province de Québec à rempor té an tri beau succès à Chicago lars da concours pour les fromages de 1 X93.Elle à obtenu une vingtaine de mé dailles contre une accordée à Ontario.Le mouvement agricole porte ses fruits.\u2014 Autant que possible, laissez vos enfants la tite nue, et si vous leur mettez des chapeaux, qu'ils soient légers.la porte des cheveux, leur manque de déveluppement, vient de ce qu'ils ne sont pas exposés À l'air.Ayez de grand: chapeaux pour le soleil, mais chez voas, en voiture, etc ne vous coavrez jamais la tête.\u2014 Voici le nom authentique du père du roi de Siam.Il est un pau long, mais très musi val comme on peut en juger : Pra batsomdet Praboromintha- ramrhamongkat Thepa y a pong Vopgsaditearaterasat Nikarodom- borom Makachatkrapiirat chatbo- romthanimika Zim lai la, tu ta pan, tararahoum ça y est ! \u2014 Pour conserver les fleurs pendant plusieurs mois, on les trempe avec svin, aussitôt qu'elles sont cucilliôs, dans de l'eau de gomme parfaitement limpide Apria les avoir fait sécher pendant deux ou trois minutes, va les arrange dans un vase.La gomme formant un enduit eur les tiges ctles pétales, en préserve la forme et la couleur longtemps après qu'elle sunt s\u201cchées - \u2014 Drs MATHIEU & BERNIER Ohirargieue-dentistes, coiu des ruca du Champ-de-Mars et Bonsecours, Montréal.Extraction de dents par le gaz ou l\u2019électri cité.Dentiers faits aveo ou sans palais, Restauration des dents d'après les procédés les plus modernes.LIBRAIRIE FRANÇAISE L.DERMIGNY 126 w.25th STREET, NEW-YORK SUCCURSALE A MONTREAL 1608, Notre-Dame Seul Agent et Dépositaire du *¢ Petit Journal,\u201d de Paris, de son supplément colorié, et du ** Journal Illustré,\u201d pour le Canada et les Etats-Unis.Dépôt des principaux journaux «de Paris, notamment : Petit l\u2019arisien, Soleil du Dimanche, l'Kcho de la Semaine, l'Univers Illustré, Le Figaro, etc, etc.; journaux de modes et scientifiques.Abonnements à toutes revues ou publications.Ordres pour livres promptement exécutés.Jeux d'esprit et de combinaison CHARADE le premier est zéro ; l'autre mal incurable ; le tout aur ner, sur terre est fléau redoutable.No !)2\u2014-PROBLEME D'ECHKUS Composé par M.11, I, L.Meyer.Noirs -7 pièces vs.RE 74 7 Jo: WN aS à & i Ve ZA [ un mare, A A 7.87 a Au 7 A BX 7 wi ma Blanos\u2014~ pitces Les Blanca fouent et foot mat en 2 coups 11 eat interdit de faire une seconde Dame.No 116.\u2014PROBLEME DE DAMES Composé par L.M, B., Lévis Notr:\u201413 pièces iy, vid Solution du probleme de Dames No 114 Blsnos Noirs Blancs Noirs ñ6 50 44 46 34 53 ss 24 71.65 no +7 = ta 9 35 45 38 44 15 3 3 60 UT ; N : 7 gagrent.Solutions justes par MM.J.B.Dealau- riers, St Henri ; Ars.Campbell, Ste-Cune- gonde, C'est par erreur que nous avons attribué le problème No 115 à M.St-Maurice.Cette composition est de M.Nap Contant.Blancs\u2014 lt pièces Les Blancs jouent et gagnent Solution de la charade : Soupirail.Solutions justes : Alb, Aubert, Québec ; Mile Marie A, Bergeron, Fall-River ; F.- Fréchette, Québec ; ume P.0.Lafre- nière, St-Joan : Mlle Ennna Drouin.I.Huot, Montréal ; Dame Louis Delorme, Montréal, St-Henri de Montréal.Solution du problème d'Echecs No 12! Blanos Noire 1 T3R 1 \" Mat selon le coup des Noirs.*! variantes.Un match, pour lo championnat du jeu de Dames, aura lieu en cette ville, le 26 du mois courant.entre MM.F.Riendeau, le champion actuel, et M.E.Saint-Maurice.prochain numéro.Nous donnerons de plus amples détails dans un L; JohnMurphy & Cie GRANDS ARRIVAGES WIRCHINDISES NOUVELLE * AU-DELA DE 160 CAISSEs De nouvelles marchandises reçues des principaux centres europ@ens et améri- Cains, Les marchandises nouvelles justement re.ucs se repartissent comme suit : 75 CAISSES De Manteaux, Collerettes, Dolmans, directement reçue de Paris, Berlin ot Londres.50 CAISSES D'Etoites à Robes, Cachemires et Soiries, reyus cette semaine des centres macutac- turiers (francais spécialement).75 CAISSES D''Articles de funtaisie, Menus effets, Sous- vétemcats, cte , reçus de Londres spécia lement, 10,000 VERGES De Braids nouveaux pour garnitures.La plus haute nouveauté sur le march.européen.\u2014\u2014 VOYEZ-LES \u2014 JOHN MURPHY & CIE Soin des russ Notre-Dame et St-Pierre Au comptant ef à un seul prix Roll Vol.9193 Federal Del.58 V.ROY & L.Z.GAUTHIER Architectes et évaluateurs 162\u2014RUE SAINT - JACQUES\u2014162 (Block Barron) Victor Roy.L.Z.GAUTHIER.Téléphone no 2113.LES NOUVEAUX ABONNES De quatre, six et douze mois Recevront gratuitement le feuilleton en cours de publication \u2018\u201c Les deux Mariages de Cécile.Savez-vous Pourquoi Nos ventes augmentent toujours tous les ans ?C\u2019est que nous ne vendons que de bons meubles, solides et élégants.Nous vendons argent comptant et nous accordons un escompte de 10 p.c.sur toute vente au-delà de 810.00.RENAUD, KING + PATTERSON MEUBLES & LITERIE Gros et Détail} 652, Rue Craig, 652 P.S, \u2014Embellage gratis et escompte spé- olal aux acheteurs hors deMontréal, ITT i 1 st 228 N pATHERK DN o 7 KJ 5% a 2 Menton C \\ MANQUE DE SOMMEIL GUERI, 12 d'eprouve du plaisir À trudie ce témoignage : d'ai fait usage du Tonique Nerveux du Père Koenig avec le meilleur succès pour le manque de scuameil de come fermement que c'est Un grand yemeds pour lhuwmanits soutfrante,\u201d K, FRANK, Pasteur, Bt Révérin, Keylerton, P.O, Ta.INCAPABLE D'EXPRIMER SA QRATITUDE.WELLSVILLE, N.Y , 12 1uar8 181, Ceat pour mof un devoir de Vous faire unaitre les bienfaits que f'ai reçu du Tonique Nerveux du Pere Koenig, Pendant plusionrs atinees j'ai routfert d'attaques epileptiques, J'avais beau prendre toutes sortes de remédes et appeler ditferents médecins, je n'obtenais pis de soulagement.Les attaques, au contraire, devenaient de plus en plus fiten.I ya un an je fis Usage de votre Tonique et je suis inc pate de vous exprimer ma gratitude, tellement jo suis contente d'être guérie.Je recoramande votre rerniêde à tous ceux qui sout malades, bien convainen de son efficacité.EMMA A, BURKE - Us Livre Important ou les Maladtos G R AT | Sera sers envoyé graîeitement à toute adresse.ot les malades pauvres peuvent anesi obtenir ce remodo sans ries payer.été ie Rov.Paster Koenig, ap remide sn OL DTUED Tepuia 1676, of sah actuelle: ment préparé sous sa direction per Ia sKOENIG MED.CO.CHicaGo.ÎLL.À Vendre par les Droguistes à 81 La Boutellle; 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