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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 14 octobre 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1893-10-14, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDEILLUSTRE re res ete me _ \u2014\u2014\u2014\u2014 ABONNEMENTS : lOur ANNÉE, No 493 \u2014SAMEDI, 14 OCTOBRE 1893 ANNONCES : Un an, 83.00 == Six mois.81.50 La ligne, par insertion < - - - - 10 cons Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - Bemnts Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie BUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour amnonces 3 iong terme ee Se rer ee ee 0e Ce ere Cee \u2014 am rm me \u2014\u2014\u2014\u2014 i nes ts um ew mv: A om El maT TY wma ae = LE GENERAL DE GUINY LE GENERAL D'AUBIGNY COMMANDANT LE Je CORPa8 D'ARMER COMMANDANT LE 2e CORPS D'ARMEE LE GÉNÉRAL DE MIRIBEL, LE GENERAL BILLOT, CHEF DE L'ÉTAT-MAJOR GENERAL DECEDE DIRECTEUR DFS MANŒUVRES DK L'ARMÉE FRANÇAISE 278 LE MONLL ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 14 OCTOBRE 1893 SOMMAIRE Trxre.\u2014Eutre-Nous, par I éon Ledieu.\u2014Nos gravures.\u2014Légende russe, par Marie Kryminska \u2014Féte de charité, par J >t E.\u2014Podésie : L'expusiuion colom- bienne, par Z.Mayrand \u2014Notes suc la littérature française, par Pierre Bédard \u2014Revue générale, par G.-À.Dumont.\u2014 Petit poème en prose : épitre à l'aimée, par E.-Z.Massicotte.\u2014 Primes du mois de septembre \u2014 Poésie : Crépuscule, par Joseph Genest.\u2014 Nouvelle : La mé-laille (avec gravure) par François Coppée \u2014 Un constil par semaine.\u2014 Le jeu da ,a- tience, par l'Enchanteur Merlin \u2014 Bistoire de diuble, par Jean Destrem.\u2014Notes et Faits : L'hypnotisme en Russie ; La taxe sur .a barbe, etc.\u2014 Nouvelles à la nain \u2014 Choses et autres \u2014Feuilletons : Les deux mariages de Cécile : Les maogevrs de feu \u2014Cha- raie : Problèmes d'échecs et de dames.Gravures.\u2014 Portraits : Le général de Guiny ; Le général d'Aubigny ; Le général Miribel ; Le général Billot ; Le tear de Russie ; La princesse de Galles ; L\u2019impératrice de Russie ; La duchesse de Cumber- laud.\u2014 A travers le Canada : Le loi g du St-Maurice : La chute Murpby ; Grande Chute.\u2014Vue d'emsemble de l'Exposition de Chicago \u2014Bombay (Indes Anglaises) : Les troubles religieux \u2014Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS Le Mons ILLUSTRÉ réserve À ses lecteurs mêmes l'eecompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, 83, $4, $5, 810, 815, $25 et $50.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoNpE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi dechaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours ui suivront chaque tirage.NOUS Es Etats-Unis, et Chicago en particulier, sont les lieux de rendez-vous du monde entier ; les voyageurs de toutes les nations s\u2019y coudoient, et c'est même ce qui a donné lieu, dernièrement, a un mot assez curieux de la part d\u2019un Yankee.Sa femme lui demandait si le choléra allait venir.Evidemment oui, répondit l'Américain avec le plus grand sang-froid, puisque tout le monde vient nous voir, je ne vois pas pourquoi le choléra ne ferait pas comme les autres.Ce grand mouvement a fait évidemment beaucoup de bien à la République voisine, mais le Canada en retirera probablement aussi sa petite part.Nombre de voyageurs européens sont, en effet, revenus de Chicsgo par la voie du Saint-Laurent, et ont visité notre pays, trop peu connu.J'en citerai, pour preuve, l'exemple suivant : \u201cat Je travaillais solitairement, un beau matin, dans mon bureau, quand un étranger vint me trouver.Il était porteur d\u2019un mot de recommandation d'rn ami de Montréal.Le nouveau venu, bien planté, la moustache firement relevée à la d\u2019Artagnan, avait vraiment bonne mine et une tête remarquable.Il me présenta sa carte et je lus : TO: TEUR JIRI GUTH CORRENPONDANT DU ** NAROUNE LISTY l'rague ( Huhéme) Ce nom de Bohême me remit aussitôt en mémoire les années de ma première jeunesse, et c\u2019est en souriant que je fie cette réflexion qu'il était bien juste que cette contrée, qui a «le vastes colonies au pays latin et ailleurs, m'envoyât un de acs représentants.Au bout d\u2019une heure d'entretien, je m'aperçus que le Dr Guth avait plus fait la cour à l'étude qu'à Musette ou Mimi-Pinson, car, à peine âgé de trente ans, il parle et écrit toutes les langues de l\u2019Europe et possède un bagage de connaissances qui ne pourrait trouver place duns un char du Pacifique Canadien.*.Y La Dr Guth a non seulement visité notre pays, mais il l'a ru et étudié sérieusement, au contraire de nombre de voyageurs européens qui viennent passer huit jours chez nous, regardent mal et s\u2019empressent, au retour, d'écrire un volume qui fourmille d'erreurs.Je viens de recevoir une lettre de lui datée de Prague, en même temps qu'un journal de cette ville.\u201c Je pense toujours, toujours, dit-il, & mon séjour à Québec et à tout ce hon peuple canadien français qui a toutes mes sympathies.\u201c Je commence à écrire mes études de voyage sur le Canada et je vous euvoie ma première causerie, qui n\u2019est qu'un petit croquis, écrit à Québec même.\u201d Malheureusement, je ne comprends pas la langue tchèque, et je prie mon aimable correspondant d'écrire quelquechose pour le Moxbe ILLUSTRE, en français.Je donnerai prochainement cet article à nos lecteurs, qui seront heureux de connaître les impressions d'un voyageur aussi distingué.Deux voyageurs, qui vont se fixer chez nous pour quelques années, font beaucoup parler d'eux et les noms de Lord et de Lady Aberdeen sont dans toutes les bouches, dans les colonnes de tous les journaux qui ne tarissent pas d'éloges, Je ne suis pas de ceux qui encensent les soleils levants, c'est un rôle peu agréable quoique peut- être très profitable, mais il faut reconnaître que notre nouveau gouverneur genéral et sa charmante femme procèdent d'une manière aussi originale que spirituelle pour s\u2019acquérir les sympathies des Canadiens.Dès son premier.discours, en mettant le pied sur la terre découverte par Jacques-Cartier, lord Aberdeen a su mettre à l'aise tous ceux qui venaient saluer en lui le représentant du pouvoir.Rien de cette morgue dûre et hautaine qui nous fait prendre en pitié tant de citoyens de la vieille Angleterre, de ces lords qui, sans leurs parchemins et leur fortune, seraient bien moins que la plupart de leurs compatriotes qu'ils considèrent comme leurs inférieurs.Loin de là, il semble vouloir, tout en restant très digne, faire oublier l'antiquité de son blason, en nous prouvant qu\u2019il est bien moderne, tolérant et ami du progrès.Je na parlerai pas de son cliscours qui a fait tant de bruit, de ce discours si gracieux pour nous, dans lequel il à fait ressortir l'avantage de parler français, car cette vérité est reconnue par tous les Anglais bien élevés, mais il était bon pour lui de le dire une fois de plus, pour donner une leçon aux Canadiens qui, par suite du manque de bonne éducation et d'aieux convenables, croient de bon ton de ne jamais parler qu'anglais.Ces gens-là possèdent généralement une tache de famille ou un puits de crétinisme insondable.*,* Deux faits\u2014pour n\u2019en citer que deux\u2014 \u2014 m\u2019out frappé dans la manière d'être de lord Aberdeen en arrivant aux pays.Le premier, c'est cette idée très originale de s'en aller un beau soir sur le quai du bassin de la princesse | ouise, pour ausister à l'arrivée des émi- grauts et de leur souhaiter la bienvenue sur lu terre du Nouveau Monde.Voy z-vous d'ici les yeux énoruies et les bouches béantes de cea braves gens arvivant des pays gla- vés de la Norvège, des steppes de la Russie, des montagnes d'Écosse, dez contrées brûlées du soleil, des climats tempérés, de France, d\u2019Alle mague, d'Italie, de partout, en voyant arriver à eux un grand seigneur, le représentant de la reine d'Angleterre, impératrice des Iudes, pour leur parler en bon papa et leur donner des cons.ils.Voici, du reste, comment s'exprime un journal de Quélre ; \u201c Son Ecellence le gouverneur général est monté sur lu plateforme au bagage et a adressé la parole aux nouveaux arrivés.Lord Aberdeen a parlé du Canada comme d'un immense pays aux ressources illimitées, un vaste champ d'action pour tous les hommes persévérants et énergiques.Sans doute, durant les premiers jours, & ajouté Son Excellence, vous souffrirez du mal du pays, mais ne vous laissez pas abattre, luttez et vous vaincrez le mal Vous n\u2019avez qu'à vous mettre courageusement à l'ouvrage et avant longtemps vous vous serez refait un home prospère et heureux.Les premières impressions que nous ressentons a la vue d'une nouvelle contrée sont toujours les plus durables, et en voyant le grand soin que l'on prend de vous, je ne puis douter que vous soyez satisfaits de vutre réception.\u201d Ce n\u2019est pas grand chose, diront quelques-uns, que cette promenade par un beau roir d'automne ; erreur, c\u2019est beaucoup que de cire un bon mot à des gers qui viennent de quitter leur patrie, c'est beaucoup que de donner du cœur au ventre à ceux qui viennent commencer ou continuer !a bataille de la vie, et je suis sûr que les paroles du gouverneur général ne seront pas oubliées par ces nouveaux cuinpatriotes.Ua bon mot, plein de cœur, vaut mieux qu'une aumône mal faite.*,* Et puis, cette autre idée, \u2014oh ! celle-là vient de Lady Aberdeen, j'en suis bien sûr, \u2014d\u2019inviter les personnes qui viendrent à leurs réceptions à amener leurs enfants.Voilà qui est vraiment gracieux, délicat, féminin ; une trouvaille, cette idée ! Oh ! la bonne nouvelle, la franche gaité dans les familles, et comme fillettes et garçonnets ont compris toute la bonté contenue dans cette invitation.Ce n'étaient pas seulement les parents que l\u2019on iuvitait, cette fois, c'étaient eux eusri, les petits, qui, d'ordinaire, restent à la maison quand les grands vont en soirée.On s\u2019en souviendra longtemps de cette heure passée chez Lady Aberdeen, et longtemps et on parlera dans la famille.Quelle idée bien française ! *,* Voilà bien des éloges de deux grands personnages de la part d'un républicain : c'est rare, mais la bonté et la grâce sont aussi choses rares dans le monde où l'on s'ennuie d'ordinaire.*.* Voyageur aussi, notre compatriote, l'honorable Hector Fabre, le plus spirituel des Canadiens, qui nous revient de France, après onze ans d'absence, qu\u2019il a supportées avec beaucoup de résignation et dont nous avons souffert.Un des soirs derniers, on lui offrait un banquet et voici une partie de sa réponse que je cite afin de prouver combien les Français s'occupent du Canada : \u201c En proposaut ma santé, le président s'est plu à dire que je me suis toujours mis à la disposition des Canadiens de passage à Paris pour leur être agréable et utile.Me rendre cea bons procédés en me demandant de faire un discours, c'est de l\u2019ingratitude, de l'ingratitude noire.Toutefois, je dois répondre au bon sentiment qui a dicté les + i £ 5 LL MUNDE ILLUSTKE 279 re paroles de M.le vice-président.En France, je fais toujours l'éloge du Canada ; on me permettra bien ici de faire celui de la France.Oa n'en est plus au temps où le Canada y était inconnu.Là bas, on étudie le Canale, on w'occupe de lui on sait l\u2019apprécier.Les relations s'étendent de jour en jour entre les deux pays, et les Canadiens n'y sont pas plus des étrangers que les Français ne lo sont au Canada.Il me semble vraiment que, d'un côté de l'Atlantique comme de l'autre, je suis toujours dans mon pays.\u201d Ces paroles, très applaudies, sont l'éloge très sin- vères des deux Frances.*,* Vous voulez un mot dela fin, c'est un Yankee qui l'a fait.Le naturel en question, visitant l'exposition de Chicago, arrive dans la galerie des Beaux-Arts et voit partout la pancarte portant ces mots.\u201c Ne crachez pas par terre.\u201d Notre homme, après avoir bien lu, se retourne vers son voisin : \u2014Sur quoi veulent-ils donc que je crache, sur les tableaux 1 \u2014 _ NOS GRAVURES LA CHUTE MURPHY Située dans la paroisse Siint-Narcisse, on l'appelle \u201c* Chute Murphy \u201d d\u2019après le nom de l'agent des Price qui ont là une scierie importante.Un pont passe audessus et le coup d'œil est très joli.\u2014 LES GRANDES MANŒUVRES FRANCAISES Cette année, les grandes manœvres ont eu pour principal théâtre le département de l'Oise, Elles ont été cloturées par une grande revue, qui a eu lieu à Beauvais, et à laquelle assistaient le président de la République et le président du Conseil.Nous publivns les portraits du général Billot, commandant en chef, et des généraux d\u2019Aubigny et de Guiny, qui dirigèrent les opérations.\u2014 TROUBLES RELIGIEUX A BOMBAY Des troubles religieux viennent d\u2019avoir lieu à Bombay (Indes Anglaises).Les Indous et les Mahométans se sont soulevés pour la liberté de pratiquer les rites de leur culte.L'ordre a été rapidement rétabli par la police in«ligène, qui se conduisit adlimirablement en cette circonstance.Liichement attaqués à coups de bâton et à coups de pierre par les émeutiers, les agents, bien que plusieurs d'entre eux fussent blessés, déployérent le plus grand courage et finirent par se rendre maîtres de l'émeute.re r\u2014\u2014\u2014 GRANDES CHUTES Presque tout le long de son parcours dans les laurentides, ls rivière Iatiecan n'est qu\u2019une succession de rapides et chutes qui forment d'admirables points de vue et des spectacles grandioses.La photographie que nous donnons ici est volles d\u2019an lieu très populaire, dans le comté «le Champlain, parce que c\u2019est là que se font les pique- niques durant la belle saison.Le site est un des plus merveilleux que l'on puisse voir, et nous n'en tentons pas la description parce que nous sentons que c'est au dessus de nos forces.Il faut voir ça pour en juger.LE TSAR ALEXANDRE DK RUSSIE A l'occasion de la visite à Toulon de 'escadre ruase, voici une figure qui ressort en pleine lumière.Le Monk TLLUSTRE ne pouvait mioux choisir le moment pour la présenter à ses lecteurs.Le puissant allié de la France, \u201c souverain de toutes les ltussies,\u201d règne depuis une douzaine d'années.11 n succédé à son père, du même nom que lui, assassiné au moyen d'une bombe de uibi- ists 8.Tout en adhérant aux traditions, autoritaires en politique, orthodoxes (prétendues) en religion de la dynastie slave, le tsar Alexandre ne se montre pas réfractaire à la concilistion, et la Russie, Fous son règne, participe de mieux en mieux à l'harmonie du concert de la civilisation européenne.La tsarine, dont nous donnons aussi le portrait est la fille du roi Christian de Danemark, tout comme la princesse de Galles, héritière pré soinptive du titre de reine d'Angleterre, et la duchesse de Cumberland.Si l'on se rappelle que ces \u2018\u2018 haultes et puissantes dames\u201d ont encore pour beau-frère le roi des lel lénes, on verra que ce bon vieux roi de Danemark est la souche glorieuse d'une famille bien apparentée.Il ne faut pas oublier, non plus, que le fils et successeur probable de Christian, & uni son sort à une \u201cfille de France,\u201d nièce du comte de Paris, le candidat des Orléanistes à la monarchie rêvée.Lorsque l'on prend du sang royal.J.ST.-E.LE GÉNÉRAL DE MIRIBEL Marie-François-Joseph de Miribel naquit à Montbonnot (Isère) en 1831.Entré à l'Ecole polytechnique, il en rortit lieutenant d'artillerie.Sa carrière fut aussi brillaute que rapide.Colonel en 1571, général de brigade en 1875, général de division en 1850, il à été un an après, désigné par Gambetta, alors ministre de l\u2019intérieur, pour le poste de chef d'état-major général de l'armée.L'annonce seule de cette nommination souleva des colères furieuses dans la presse radicale.La Lanterne ne craignit pas de dire que : \u201c Nommer le général de Miribel à ce poste exceptionnel, c'était livrer l'armée aux orléanistes.\u201d Les autres feuilles radicales firent chorus, si bien que Gam- betta dut.renoncer à son projet.La chute du grand ministère eut lieu, du reste, un mois à peine après cette campague intransigeante, le 26 juin 1552, Quelques années plus tard, le général de Miribel, qui n'avait cessé de prêter aa collaboration active aux divers ministres de la guerre qui se sont succédé, de Campenon & Boulanger, réorganisant complètement notre plan de mobilisation, fut appelé au commandement du Ge corps, poste d'honneur qu\u2019avait occupé Chanzy.De là, le général de Miribel fut appelé le 30 septembre I3X9, selon le vœu unanime de l\u2019armée (la presse radicale elle-même s'inclina devant les services rendus par celui qu'on appela le de Moltke français) à exercer ces fonctions «le chef d'état- major général pour lesquelles Gambetta l'avait choisi en un jour d'inspiration patriotique.On sait les services que le général de Miribel & rendus en vette qualité.C'est à lui que la France doit l'organisation ou plutôt la réorganisation de ses forces militaires.C'est lui qui assuma et sat mener à bien ls lourde tâche de dresser, dans ses plus minutieux détails, lo plan de mobilisation, qui permettra à la France, au jour de la lutte, d\u2019avoir aux frontières une armée solide, pourvue de tout, prête au combat, et, espé- rons-le, à la victoire.C'est assez dire combien la perte du vaillant et modeste soldat dont le mérite et le talent s'étaient imposés à tous, dont les services inappréciables, causera dans la France entière une douloureuse émotion.Le général de Miribel restera comme une des grandes figures militaires de notre époque.Ses états de service sont lea plus beaux qu'un soldat puisse ambitionner.Rappelons eimplement ses campagnes de Crimée, 1855-56 ; d'Italie, 1859 ; du Mexique, 1862-65 ; d'Allemagne, 1370-71.11 avait combattu sur tous les champs de bataille où le drapeau français s\u2019est déployé depuis trente ana.Il préparait la revanche tant désirée.C'en est assez pour que la France tout entière ressente la même douleur patriotique et pleure la perte de ce soldat qui eut peut-être été le vainqueur de demain.LEGENDE RUSSE Le jeune prince, aussi beau qu\u2019un roi, est mortellement blessé.Tandis qu'il chassait au profond des bois\u2014ô le chasseur distrait, distrait par l'unique hantise des tresses dorées, des lourdes tresses dorées, de la princesse ss femme \u2014il fut assailli par un méchant sanglier qui le navra de ses crocs acérés.++ + Et le voici maintenant aussi pile qu'une touffe de jasmins, couché sur les brocarts sanglants du lit.Du lit heureux où quelques semaines avant il avait reçu la virginale épouse, sa princesse aux tresses dorées.Autour du lit, trois pleureuses sont debout : la mère, is sœur et l'épouse.+, * Courons dit la mère, courons vite chez le magicien qui vit, farouche, au profond des bois.* Lui seu] pourra composer un baume qui guérisse mon beau prince, aussi beau qu'un roi.\u201d * * * Quand elles furent parvenues au profond des bois, le magicien ainsi leur parla : * +* + \u2014Je puis guérir le jeune prince, je puis vous donner un baume qui guérisse le jeune prince, mais, pour me payer cet incomparable baume, il me faut donner : toi, la mère, ton bras droit tout entier ; toi, la sœur, ta main blanche avec l\u2019anneau du doigt, et toi, l'épouse, ta lourde tresse dorée.+, La mère dit : \u201c N'est-ce que cela ! \u201d Et elle donna son bras droit.La sœur dit : \u2018\u201c Prends ma main blanche avec l\u2019anneau du doigt.\u201d Mais l\u2019épouse gémit : \u201c Hélas faudra-t-il me dépouiller de ma tresse dorée ?\u201c Je ne puis en vérité donner ma tresse dorée.\u201d Et le magicien garda son baume.Et le prince mourut.* ¥ * Or, elles sont là trois pleureuses autour du corps trépassé.La mère pleure, soutenant la tête de son prince bien-aimé abattu comme un sapin des bois.La sœur pleure aux pieds du prince aussi beau qu'un roi.Et l'épouse pleure près du cœur.Près du cœur qui palpita de si tendre amour pour ses tresses dorées.+, Et à la place où pleurait la mère, ce devint un beau fleuve aux flots immortels qui coule jusqu\u2019à ce jour.Où pleurait la sœur, ce fut une source vive.Mais où pleurait l'épouse, ce fut une petite mare que le soleil a séchée.MARIE KRYSSINSKA.FÊTES DE CHARITÉ Une des plus jolies de la présente saison sera, sans contredit, celle du bazar à l\u2019Asile Bethléem (coin rue Saint-Antoine et square Richmond) laquelle déroule actuellement ses fastes somptueux depuis huit jours et pour huit jours oncore.Lundi soir dernier, lo banquet du bazar a été un véritable succès, comme franc amusement et comme recettes.C'est là, du reste, la caractéris- Ligue go chacune des soirées de ce grand bazar.\u2014 .ST-E. LE MONDE ILLUSTRE L'EXPOSITION COLOMBIENNE L'aigle, ce roi des airs, monte aux puissantes cimes : Ii se plait dens la nue, et son vol orgueilleux Sait dédaigner la terie et défier les cieux : Il embrasse l'espace en scs ailes sublimes.Ainsi l'on voit planer de l'homme le génie : Ce foyer, qu'autrefois un hardi Prométhé Déroba dans I'Olympe à le Divinité, Verse aux âmes de eu la lurière et la vie.Pur et divia flambeau, qui toujours illumine Et conduit les humains de progrès en progrès, Saluons en ce jour ses magiques effets ; Le globe devant lui se recueille et s'inc ine, Nan seul bond le Ciénie à franchi les distances : Aux quatre coine du monde il a donué l'éveil : Toutes les nations vivant sous lc soleil S'unissent aux concours des arts et des sciences, Oh ! c'est donc dans tes murs, nouvelle Habylone, Qu'os nomme Chicago, reine de l'Occident, Que se déroule en paix ce grand bazar vivant, Vaste panorama qui charme et nous étonne.Interromps ton sommeil quatre fois séculaire, Lève-\u2018oi, secouant la poudre du tombeau, Colomb, grand découvreur de ce monde nouveau, Entend ses jeunes fils t'acclamer comme un père.Comment le trouves-tu ce sol \u2018ie l'Amérique, Où tu plantas, premier, l'étendard de la Foi ?Tu chercherais en vain ces peuplades sans loi, Qui sillonnaient jadis cette lande rustique.Où régnait tristement la forêt encor vierge.N'entendant pour tout bruit que les fauves mugir, Ta vois maintes cités 8: pert ement surgir ; De l'inculte prairie un champ d'épis émerge.Vois ces chemins de fer, tunnels, canaux, jetées, Le mineur déchirant les entrailles des monts, Les fleuves sous le joug de ces immenses ponts : Aurais-tu pressenti nos grandes dettinées ?L'homme un jour du Ciel même accapara la fousire, Ec sans peur se jouant de l'électricité, Il la charge dirige et la lance à son gré : Quel probième futur reste-t-il A résouure ?Ce pays, que Voltaire appelait sol de Neige, Cachait mille tresors dans son manteau d'hiver : Au banquet colombien de paraitre il est fier, Etalant ses produits comme un brillant cortège, Le Canada français jeune et plein d'espérance Va toujours son chemin ; et fier de son blason, Il grandit, honorant le sceptre d'Albiop, Sans jamais oublier des nieux la vaillance.Les peuples dans l'arène où l'honneur les convie, Se sont donné la main devant la Liberté : Ile eiègent en congrès de ls Fraternité, Rivalisant par l\u2019art, le talent, l'industrie.Maintenant, grand Ciênois, dore content dans ta bière, Car ton œuvre a reçu son plein couronnement ; Tu dotas l'Univers d\u2019un nouveau continent, A côté de l'ancien marchant la tête altière, hype NOTES SUR LA LITTERATURE FRANCAISE XVIIe SIECLE OU SIECLE LR LOUIS XIV Première partie.\u2014I!.Puérie dramatique CHARLES DUFRSNEY, né en 1654, débuta au théâtre en 1692.Sa jeunesse fut orageuse, et sa légèreté était devenue proverbiale (1).Ses meil- leares œuvres sont : l'Esprit de contradiction, le Double veuvage, la C'oquette du vil'age, etc.En 1703, il publia une bluette charmante : Les amusements sérieur et comiques, qui donna au cé lèbre Montesquieu l\u2019idée première de ses Lettres Persanes.Il mourut en 1724.Dufresney le dans ses ouvrages une grande facilité da vers et un esprit vif et invial.(1), On raconte plaisaniment que Dufresny épouss sa plonchisseuse, afin de ne pas lui payer un compte de cent cus, DaxcourT.\u2014Florent-Cartin Dancourt naquit à Fontainebleau, en 1661.ll 66 livra d'abord au barreau avec succès, mais bientôt, déguûté de son rôle ingrat de disciple de Thémis, il se tourna vers le théâtre qu'il aimait avec passion, et y produirit le Chevalier à la mode, In Maison de campague, les Vendanges de Suresnes, les Vacances, ete.Dancourt était acwur : comme Molière, il aimait à représenter dans chacune de ses pièces le caractère principal, le héros de son drame.Luuis NIV trouvait, dans la compagnie de ce comédien, un charme tout particulier ; les fines reparties et les bons mote de Dancourt I'amusaient et le reposaient des soucis nombreux qu\u2019entrai- naient la conduite de son royaume.Cet auteur mourut en 172% daus de pieux sentiments.Dancourt fut, après Molière et Regnard, le premier auteur comique du temps.L'auteur des Femmes savantes a raillé les défants et les vices du genre humain ; Daucourt à accablé de ses sarcasmes ceux de son siècle.La phrase de ce dernier est vive, ironique, pleine d'images gracieuses et rend avec vérité et avec naturel les idées de l'auteur sur les travers de ses compatriotes.Ce qui brille dans toutes ses wuvres, c'est l'esprit ! La Fosse.\u2014 Antoine de la Fosse, sieur d\u2019'Aubi- guy, vit le jour en 1653.11 fut successivement secrétaire du marquis de Créqui et du duc d\u2019Au- mont.D'assionné pour l'antiquité.il s'adonna au théâtre et y produisit quatre pièces tirés de l'histoire grecque : Manlius Capitolinius, Théaée, Cri aus et C'allirhoé.À sa réception parmi les artistes de Florence, La Fosse prononça son discours de remerciements sur ce sujet : \u2018\u2018 Quels yeux sont les plus beaux, des yeux bleus ou des nuira 1\u201d Tl se déclara pour les yeux exprimant la candeur et la tendresse.T1 mourut en 1703, La Fosse travaillait beaucoup ses pièces et ne trouvait pas toujours, selon mêwe son neveu, l'expression rendant nettement et clairement sa pen- & Manlius est la meilleure de ses œuvres : \u2018* Elle eat, dit La Harpe, une véritable tragédie : tous les caractères sont parfaitement traités ; ils agissent et parlent comme ils doivent agir et parler ; l'intrigue est menée avec beaucoup d\u2019art et l'intérêt gradué jusqu'à la dernière scène.\u201d QuiNauLT.\u2014 Philippe Quinault, né à Paris en 1635, apprit de Tristan l'Hermite dont il fut, dit- on, le domestique, les premières leçons de poésie.Avant qu'il atteignit sa trentième année, il donna seize picces au théâtre, et ce fut dans ce temps que Boileau le critiqua si sévèrement (1).Quinault fonda, avec Lulli (2), le théâtre lyrique, ou autrement dit l'opéra.Fes meilleures œuvres en ce genre nouveau furent Armide.Atys.Aleceste, Codimus, Isis, ete.Il fit aussi beaucoup de tragédies et de comédies parmi lesquelles on remarque 7'hernis, As- trade, La mère coquette.Cette dernière obtint, lors de #n reproduction, un succès reprodigieux.En 1670, Quinault entra à l\u2019Académie française.Vers la fin de sa vie, il se retira du théâtre et mourut en 1688.Il composa pour lui-même cette épitaphe d'une simpl-cité touchante : Passant, arrête ici pour prier un moment ; C'est ce que des vivants les morta peuvent attendie : Quand tu seras au monument Ou aura soin de te le rendre.Quinault est un porte charmant et aimable ; il n\u2019y à dans sa poésie ni grandeur de pensée, ni profondeur de vues, ni énergie des sentiments, mais (1) On raconte À ce propos que Boileau, étant à la salle de l'Opéra à Versailles, dit à celui qui le plaçait : \u2018* Met- tez-moi dans un endroit où je n\u2019eutende point les paroles.J'estime tort la musique de Lulli, mais je méprise suuve- rainement les vers de Quinault.\u201d (2) Lulli (1633 1687) fut le plus célèbre compositeur du XVIIe siècle.Il fut pendant longtemps directeur de la v«uvique du roi Tours XIV, Sen opéras sont pour la p'u- part oubriés.Armilewcule à pu garder une certaine renommée.de l\u2019harmonie, de la naïveté, de la douceur et d la noblesse (1).1] eut la gloire d'être le créateur Et jusqu'à je vous hais tout s'y dit tendrement, du théâtre lyrique.\u2018 Si lou trouvait dans l'antiquité, dit Voltaire, un peeme comme Armide où comme Atys, avi.quelle idolatrie il serait requ ! Reoxaun.\u2014 deny Fraugois Regnard, 1.en 1155, eut une jeu nesse des plus dire &lées.Passionné pour les voyages, il parcou rutl'Italie, l'Espagne, la Suède, le Dane mark et la Laponir, et, après nombre d'u ventures plus ou moius romanesqnes, \u2018a -.revint à Paris, où 1: vécut en épicurien «: 8e luissa aller au gré de ses passions.Malgré cettv vie do plaisirs et de débauches, Regnard trouva le moyen de produire de véritables chefs d'œuvre.parmi lesquels nous mentionnerons le Distroit, le Joneur, le Légataire universe! le Carnaval J'entse, etc.Joueur émérite, il se peignit tout entier dans va fameuse pièce du Jourur , cherchant le rire, il le trouve daus des allusions piquantes, des situation: éminemment comiques où la vertu n'a pas toujour la première place.Cet homme si gai mourut de chagrinen 170%, On aime mieux lire les comédies de Regnard que celles de Molière ; ses caractères, quoique pas as sez étudiés, sont plus gais, plus comiques et plus attrayants.11 est, après Molière, le plus célèbre des auteurs comiques du XVIIe siècle.Tuomas CoRNEIELK.Le frère du grand Corneille naquit à Rouen en 1627.Pierre et Thomas épouserent les deux sœurs, habitèrent la même maison, eurent le même nombre d\u2019enfants et de dumes- tiques.Celui-ci avait une merveilleuse facilité pour faire le vers, et quand Pierre cherchait une rime, il le demandait à son frère qui lui jetait alors le wot +i impatiemment attendu.Thomas fut reçu membre de l\u2019Académie fran çaise Pn remplacement de Pierre.C'est Racine qui fit.à cette uccasion, le discours de réception.On a, de cet auteur, trente pièces : tragédies, comédies et pastorales, dont les meilleurs sont Ariane, le Comte d'Essex.le Festin de Pierre, ln Comtesre d'Argueil, l'Inconnu .de plus, une Fra duction les métamorphoses d'Ovide, en vers fran yais, et uu Dictionnaire dez arts et drs sciences.Thomuais était la modestie et l'honnêteté même.Jamais il n\u2019envia le succès cles autres ; au con traire, il ee faisait toujours un plaisir et un devoir d'exalter le mérite de ses amis.Ses pièces sont remarquables par leur currection de langage, par l\u2019observance des règles, la régularité du plan et ln noblesse des sentiments.Sa mémoire était prodigieuse et sa fécondité étonnante ; on assure qu'driane fut composé en dix-sept jours.Cet auteur mourut en 1709, pauvre et aveugle.* Thomas Corneille est, dit Voltaire, un homme d'un grand mérite, et d'une vaste littérature ; si vous exceptez Racine, auquel il ne faut cumparer personne, il était le seul écrivain de son temps qui fut digne d'être le premier audessous de sun frire.\u201d Piktèrk BÉDAUD.(1) Boileau disait avec beaucoup de justense de l'auteur d\u2019 Armide : J _ einen a ES REVUE GENERALE propos des propositions de M.Butterworth, M.Eras- tus Wiman fit counaftre son opinion dans une entrevue qu'il eut avec un journaliste : \u201c11 y a généralement deux parties intéressées dans une affaire, mais dans ce cas il y en a trois, savoir : les Etats-Unis, le Canada et l'Angleterre, et si l'ane de ces parties n'est pas consentante, l'affaire ne peut être conclue.\u201cJ'ai dit déjà que le sentiment contre l\u2019annexion, au Canada, était si prononcé, que le parti politique qui parlerait en sa faveur serait défait.L'effet de cette proposition par l\u2019union politique actuellement, dans le Congrès, serait de rendre très ditlicile pour le parti libéral, au Canada, la tâche d'assurer des relations commerciales plus étroites.Je considère l'action de M.Butterworth comme un mouvement politique de la part des républicains dans le but de devancer les démocrates qui méditent une action justement semblable.\u201d Dans une conférence fait devant le club des ouvriers Kill-von-Kull, à New West Brighton, le 11 décembre 188%, M.Wiman disait encore à propos du Canada : \u2018 Voici un peuple de 5,000,000 d'âmes dont le seul espoir de se développer avec succès et de grandir à perfection dépend d'une union entre lui et la nation qui l'avoisine.Cependant, le sentiment contre l'annexion est si prononcé au Canada, qu'il serait tout à fait impossible, demain, de nommer un constable, cacore moins élire un membre du parlement qui se pronuncerait en faveur de cette mesure.\u201d Ainsi que le dit M.Wiman, le sentiment contre l'annexion est très fort au Canada, malgré que cette idée ait beaucoup de partisans, surtout dans la province d'Ontario.Voici une preuve de son impopularité.Dans les dernières élections des députés au parlement fédéral, le parti libéral avait comme un des articles de son programme l'union commerciale avec les Etats-Unis.C'était pour les libéraux, \u2018 leur grand cheval de bataille,\u201d et les candidats de ce parti avaient pour mission de répandre cette idée dans leurs circonscriptions électorales.Mais le résultat fut contraire à ce que l\u2019on prévoyait.Les électeurs libéraux, au lieu de voter en faveur de cette idée, se rangèrent du côté des conservateurs, parce qu'ils crurent voir dans ce projet un mouvement annexionniste.A propos de l'union commerciale, nous dirons qu\u2019une proposition en faveur de ce projet avait été faite par M.Robert-R.Hitt au comité des affaires étrangères du Congrès, qui l'agréa et la ron- voya devant le Congrès qui l'adopta à son tour le ler mars 1389.Cette proposition, soumise ensuite au comité des affaires étrangères du sénat, y fut également adoptée, moins une voix, celle du sénateur Blair, du New Hampshire.Lorsque cette motion revint devant le Séuat, elle ne put passer, vu qu'il est nécessaire qu'une motion soumise & une commission quelconque soit adoptée unanimement, avant d'être acceptée définitivement par le Sénat.Mais revenons à la question de l'annexion.Nous avons dit précédemment que cette idée avait plusieurs partisans.En effet, elle en compte un grand nombre dans les diverses classes de la société.Le Rév.M.Murray, pasteur d\u2019une église protestante de Boston, ne craiguit pas de dire les paroles suivantes, dans le cours d'une allocution à 8e3 ouailles, faite le dimanche, 16 décembre 1888 : ** Nous croyons, s'est-il écrié, nous croyons à la doctrine Monroe, non seulement en ce qui concerne nos côtes, mais en ce qui touche à la grande division du continent qui est à notre nord.Nous ne sommes pas gens à nous croiser les bras et à laisser tranquillement s'élever au nord ou au sud des Etats-Unis une grande puissance quelconque.Par droit de progrès, par droit d'argent dépensé et d'innombrables sacrifices que nous svons déjà LE MONDE ILLUSTRE faits, nous déclarons solennellement que nous avous le droit de vivre et du nous agrandir sans qu'aucune puissance terrestre se permette de nous arrêter, et que ce continent tout entier doit venir et viendra sous la bannivre de cette République que Dieu a faite lui-même et dont il est plus grand \u2018être un simple citoyen que d'être roi ! \u201d Comme on peut le voir, c'est un pasteur qui a le parler franc ! Il n'y va pas par quatre chemins pour faire connaître sa pensée.Mgr Laflèche, évêque des Trois-Rivières, considère l\u2019union du Canada et des Etats-Unis comme une chose inévitable.Dans une conversation qu\u2019il eut, en 158%, avec l'abbé Biron, curé de West Springtield (Etats-Unis), il s'exprima comme suit : \u201c Au commencement, a-t-il dit, on considérait l\u2019émigration comme un fléau.Les gouvernements, de même que les évêques, ont tout fait pour enrayer les progrès.Mais il semble que Dieu veuille tirer de ce mal un grand bien.La Confédération n'est qu\u2019un château de cartes, bientôt elle dispa- raitra.Alors viendra l'annexion aux Etats Unis, 800,000 compatriotes qui y sont déjà, nous aideront à nous protéger contre les haines anglo-saxonnes.Voild pourquoi je ne considère plus l'émigration comme un fléau.\u201d Nous laissons aux journaux qui discutent en ce moment cette question importante de l'annexion le soin de faire là-dessus leurs commentaires.l'un autre côté, le sénateur américain Culloma s'est déclaré, dans une certaine circonstance, en faveur de l'annexion, en disant : \u201c Je suis en faveur de l\u2019annexion de tout ou partie du Canada.Naturellement, ces choses ne peuvent s'accomplir en une semaine.\u201d M.Shea, de son côté, est opposé à l'union politique du Canada aux Etats-Unis ; il dit que les Canadiens duivent s\u2019opposer à l'entrée du Canada dans l\u2019Union américaine au double point de vue politique et religieux.M.Tujague, un Français qui habite les Etats- Unis et qui est très sympathique aux Canadiens- français, partage à peu près les mêmes opinions que M.Shea.Au Canada, nous voyons parmi de l'annexion américo-canadienne, M.White, ancien député, M.H.Beaugrand, journaliste et ancien maire de Montréal, et M.Myers, avocat de Toronto, Pour notre part, nous summes opposé à l'annexion.Sous ce rapport, notre opinion n'a jamais varié.En dépit de tous les avantages, vrais ou imaginaires, que rapporterait une union plus étroite entre le Canada et les Etats-l'nis, nous avons toujours pensé que les regards de nos compatriotes devaient se fixer sur un autre côté.Aujourd'hui comme autrefuis, nous sommes un des plus ardents partisans de l\u2019indépendance du Canada, et nous ne cesserons jamais de combattre en faveur de cette idée.Nous sommes convaincu que le jour où il sera débarrassé de la tutelle anglaise, le Canada pourra parfaitement, sans avoir besoin des Etats-Unis, établir un guuverne nent stable et fort, capable de se faire respecter à l\u2019étranger.(Grâce aux relations commerciales qu'il pourra alors créer avec les autres pays, le Canada sera en position de donner du travail à ses habitants et de faire prospérer les diverses industries établies sur son territoire.mnt Ua nous annonce que lo \u201c Cercle Molière \u201d doit jouer, à Sainte-Cunégonde, lundi, la 16 octobre, las magnifique pièce intitulée : Mickel Strogof; au profit de la société Saint-Vincent de Paul.Nous espérons que les citoyens de l'ouest donneront à ces amateurs l\u2019encouragement qu'ils méritent.les champions Chansons du peuple : l\u2019Envers du ciel, chanté par Mile E.Tessier ; le Docteur Grégoire, chanson de table ; le Viewr Cheik, par Alex Dumais ; les Femme bavarde Cléomore, par le Tasse.Par la poste, 30.G.-A.et W, Dumont, 1826 rue Sainte- Catherine.281 PETIT POEME EN PROSE EPITRE A L'AIMER J'ai fait un songe curieux, la nuit dernière.Il nn semblait que nous étions tous deux dans un eudroit coquet, promenant doucement notre jouissance d'être ensemble.La Nuit sercine et parfumée parcourait les cieux en vêtements constellés.[e Repos planait majestueusement sur la nature.Nous nous sentions bien seuls sous le dôme verdoyant des grands arbres rangés avec symétrie, chaque côté de l'allée où nous marchions.Peu de paroles s\u2019échappaient de nos lèvres, mais nos deux cœurs se comprenaient dans le langage mystique de l'amour.Vous me paraissiez fière d\u2019être sous mon égide et d'être parvenue à fixer mon inconstance, J'étais heureux de vous voir à mes côtés, parce que vous résumez l'idée que je me fuis de la femme vraiment femme, c'est-à-dire charmante, dévouée, Raga, De rares passants not # regardaient, quelquefois, surpris de notre tranquillité de notre silence apparent, car sur nos figures s'étalait une joie, et que, pour le grand nombre : joie c'est bruit.Plus longtemps je ne pus retenir l'aveu : Ja vous aimais ! Votre réponse résonne encore à mon oreille délicieusement : Vous m'aimiez ! .Le songe ne pourrait-il devenir la réalité 1 cet PRIMES DU MOIS DE SEPTEMBRE Le tirage des primes mensuelles du MoNpk ILLUSTRÉ, pour les numéros du mois de SEPTEMBRE.qui a eu lieu samedi, le 7 OCTOBRE courant, à donné le résultat suivant : ler prix No.1,162,.850.00 2e prix No.18,419,.,.25.00 3e prix No.9,912.15.00 4e prix No.2s,306.10.00 Se prix No.17,706.5.00 Ge prix No.8670.4.00 Te prix No.8,265.3.00 8e prix No.40,138.2.00 Les numéros suivants ont gagné une piastre chacun : 765 9197 17,320 23,721 31,335 41,543 1,398 9,446 17,455 24,285 31,663 42,503 2,368 10,154 17.868 25,222 32,543 43,367 2,514 10,294 17,591 25,689 33,429 43,393 2824 10,370 17.895 26,109 34,118 44,151 3,268 11,158 18,869 26,541 35,742 45,691 4,330 11,220 19,031 26,725 36,029 46,324 5,121 12,721 19,693 27,314 37,101 47,152 6,567 13,725 20,161 28,791 37.792 48,177 1,943 14065 20,229 29,467 37.949 48,695 7,821 14,885 20,830 29,547 38,093 48,760 7,879 15,147 21,729 30,564 38.153 48,769 8,191 15266 22,321 30,823 39,315 49,152 8,783 16,919 23,180 31,070 40,114 49,444 8,804 17,267 N.B.\u2014Toutes personnes ayant en mains des exemplaires du Monpr ILLUSTRE, datés du mois de Septembre, sont priées d'examiner les numéros imprimés en encre rouge, sur la dernière page, et, s'ils correspondent avec l'un des numéros gagnants, de nous envoyer le journal au plus tôt, avec leur adresse, afin de recevoir la prime sans retard.Nos abonnés de Québec pourront réclamer le montant de leurs primes ches M.E.Béland, No, 276, ruo Baint-Joan, Québec. a LRN * 1: æ Le Ju an \u2014\u2014 = a 2e 75 = a nc SE ss \u2014 aN.ooo TT ED or 25\" _\u2014_ pas À SV 3 \u20183 a.lin = dE MS DEN ES 4 co ee fu - loue ; es CUMHERLAND ?+ ps.0.RE | Re : +) \u2014 \u201c, « | & Photo, E.-Z.Massiootte.®, ~ RAR ¥ sé a) à.A PAN 7 » = vn ta N - Lez Pp -3 \u201c Ç » 20 # £ A 4 1 £ 7 3 É > | ot 0 SN 2 LA DUCHFSSE DE i) Fi A R en Te > Hg ~- A GRANDE CHUTR ¥ [ 77 / \u2014\u2014 M0 4 ys 3 à $ { 4 - ; : « A oh: È ME LA PRINCESSE DEKE GALLYS 1 } a 13 À { 3.4 TN ry Pes din 13 |.ip vi AX! 3 i Xe Ce : cit { -\u2014 \u2014 er) Ras Cox zh.Ce DT EE a M Ÿ - 9 ; es.st ane me ét re \u2014E= Ai 14 pre 5 ome.F4 La Ny \u2019 IMPERATRICE DE RUSS!K À L a # 1 I i = A 4d CJ Li pa -> «te, »t, £4 = a £ a4 CJ 3 y hd A oa if 4?w z J / \u201cay 3 + + eee REin 4 A TRAVERS LE CANADA\u2014LE LONG DU BAINT-MAURICE NG IIE IE ez Ça CHUTB MURPHY dT - SIR EX \u201ci LE TZAR DE RUSSIE a, 1.14 ig ÿ re Tg i Ar .ag \u201ca ae EN COLONEL DE LA GARDE DANOISE oy 1 < ee dni Li a LE ® 7 des i SpA va L1 ve! ~ rights re WE 2 VR Fl ka NF wi 1 Cdl \u201c8 7 hal fir ord, ¥ =F Se : = \"pps \u201c Ÿ ni} : PE PE 2 2 A ve.een spé past pe = Br fay F #75 4 vo À de , 5 Erg TE \u2014 AY x ae 4 Sv od t Ë ys =a 1 LL | faire BrePCoAT< Mme pre 0e - ; Que i] .3 = wid Pal Pn as Ad Le pe var \"como Mo LA LS EU) >.TIT lA Set = tt od tent! no.\u2018| ut, J] an - AABLAALLLT ssh UBAERSRES 1 1 0 Wi La 1 =F ÿ = en 0082600 A Li fs 3 a si ! 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