Le Monde illustré, 21 octobre 1893, samedi 21 octobre 1893
[" .LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS.ING Doon 82.00 oo =.sel 1Ous ANNÉE, No 494 \u2014 SAMEDI, 21 OCTOBRE 1893 ANNONCES : , Six mots.3.om La ligne, por onsertion = + + = = 10 cents nga mel 51,00.payable d'avance | BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertaons subséquentes - « « - Bommts \u2018endu dans pi : .-5 sts Io copie Bunzavx, 40, PLACE JACQUFS-CARTIER, MONTRÉAL, Tarif spécial pour annonces à long terme RE NE EEE LU ee = AUTOMNE 1893 : LA MOISSON EST FAITE 290 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 21 OCTOBRE 1893 SOMMAIRE Texte \u2014 Entre-Nous, par léon Ledieu \u2014 Carnet du Monde llustré, par J.St-E.\u2014Podsin : A ma noble roteotrice Mme M***, pwr Firmin Picard \u2014A Denis uthban, par Viator.\u2014Beauharnois, par J.St-F.\u2014 Poésie : L'homme et ls mer pur René Ponsard \u2014 Notes sur la littérature française (avec portraite), par Pierre Bédard \u2014Luite et victoire, par Fauvette.\u2014Le cas de conscience, par Nacdab \u2014l'ropos du de e- teur, par Dr Ambo.\u2014 l'oésie : Quinze ans, par E.-Z.Massicotte.\u2014Nouvelle canadienne : Une vaillante Canad:enne, par Régis Roy.\u2014 Episode d'une chasse au lion, par général Marguerite.\u2014 Le jeu des lettres.Notes et faits : Education de la famille, etc, par Le Chercheur.\u2014 Nouvelles à la main.\u2014 Choses et autres.\u2014Feuilietons : Les deux mariages de Cécile ; Les mangeurs de feu.\u2014Jeux d'esprit.GRAVCRES.\u2014Automne 1893 : La moisson est faite.\u2014Ta visite en France de l\u2019escadre russe : Portraits ; L'amiral Averlane ; Le capiaine de vaisseau Teheu- khaiue ; La canonnière de lère classe Z'«re/: : Le croiseur de lère classe Pamiat-Azova ; Le croiseur de lére classe Amiral Nakhimer ; Le cuirassé d'escadre Empereur-Nico'as ler \u2014 À ravers le Canada : Beau.harnois : Bitisss de ''Aqueduc ; Résidence du major J.Deslauriers ; Manufacture de meubles Kilgour, \u2014 Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS La Mons ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d\u2019autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé, Les primes mensuelles que notre jourual peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, $3, 84, 85, 810, $15, $25 et $50, Nous constituons par là, comme les zélateurs du Moxp& ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirago se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours cui suivront chaque tirage.HFANANOUSre N Anglais, Hooper, avait une .femme, et cet imparfait\u2014Ile verbe, pas Hooper\u2014prouve qu'il est veuf.Tl est cependant vrai que Hooper est imparfait lui- même, puisqu'il est accusé d'avoir tué sa légitime, mais cela n'est pas prouvé.En attendant que le jury décide la question, on a ouvert une enquête et interrogé plusieurs témoins, dont quelques-uns me sem- hlent de grands observateurs, presque des génies.Ces braves gens ont généralement cru s\u2019apercevoir que Hooper était devenu nerveux quand sa femme est morte, et l'un d'eux s même ajouté très finement \u201cqu\u2019il avait bien vu qu'il y avait quelque chose de travers.\u201d Plus tard, quand il a été arrêté et mis en prison, des journaux ont aussi gravement annoncé que l\u2019accusé paraissait nerveux.*,* Cette confirmation de l'état de nervosité d\u2019un individu accusé d\u2019avoir assassiné sa femme est vraiment extraordinaire et je m'étonne de la profondeur d'esprit de ceux qui l'ont constaté, \u2018 J'ai relu ces dépositions des témoins et ces articles de journaux et j'ai cru qu\u2019il fallait évidemment en conclure que Hooper devait être un être LE MONDE JLLUBTRE va er \u2014 \u2014 supérieurement cauaille pour avoir pu paraître nerveux, dans une situation si ordinaire et quand rien ne pouvait le justifier d'éprouver la moindre sensation apparente.T1 est clair que ce gaillard là ne sait pas prendre la chose du bon côté.Quoi de plus simple, de plus naturel, de plus ordinaire, en effet, que d'être accusé d'avoir tué sa femme ?Cela ne se voit-il pas tous les jours Î Ah ! si Ilooper s'était contenté de rire de l'ac cusation et même de s'écrier avec le plus grand sang-froid, qu'il s'en moquait comme de Colin Tampon, il avrait fait preuve de bous sens et même d'innocence.Mais paraître ennuyé ; tracassé nerveux ! ! ! Quel cynisme ! *,* Notez bien que je n'ai ni ls mission ni la prétentiou de défendre Hooper, que je ne connais pas et ne désire connaître en aucune façon, mais je trouve assez absurdes ces réflexions faites sur l'état nerveux du prisonnier.Coupable ou non, nous savons tous qu'il ne doit pas être précisément sur un lit de roses et qu'il 8imersit mieux se promener tranquillement dans le parc de la montagne et aller passer sa svirée à l'opéra français, plutôt que de vivre dans la com- paguie de gedliers plus ou moins gais.Il est vrai, aussi, qu'il a acheté du poison pour tuer un chien, et que ce n\u2019est pas le chien qui est mort.Je comprends qu'on soit un peu nerveux en pareille circonstance.*,* Du poison aux pilules, il n\u2019y a pas loin.La patrie des pilules, dit un pharmacien français, est l\u2019Angleterre.Les citoyens de la Grande-Dretagne en avalent, par jour, le nombre fabuleux de 5,643,961.Tout citoyen, depuis le plus ancien vieillard jusqu'au plus jeune baby, consomme au moins une pilule par semaine.Ces petites boules consommées donneraient un poids de deux cent mille livres et, si on les placait bord à bord, en une seule ligne, donneraient deux fois la distance de Liverpool à New York.Tl serait intéressant, tout à fait, dit le pharmacien en question, de rechercher la part qui revient À la suggestion dans l'action exercée par ces pilules.II est vraisemblable qu'une race, si bien trempée qu'elle fût, ne résisterait pas longtemps à l'absorption d\u2019une telle dose de remèdes, si les pilules qu'on lui administre avec tant de libéralité étaient douées d'une réelle action médicamenteuse.Un statisticien devrait bien donner le nombre de pilules absorbées, par jour, aux Etats-Unis.*,* Tl y a des gens qui utilisent leurs loisirs à prendre des pilules, et d'autres qui passent leur temps à faire, avoc difficulté, un ouvrage très fa cile et très simple.Un journal nous annonce qu'un brave Canadien vient de terminer la construction du bâton de barbier dont il doit orner la devanture de sa boutique et que le dit baton se compose de 5,475 morceaux de bois.Eh bien, voilà un garçon qui mériterait une punition sévère pour avoir employé 5,474 morceaux de bois de plus qu\u2019il ne fallait pour faire un bâton de barbier.J'ai vu, un jour, dans une exposition, non loin d'ici, un damier composé aussi de plusieurs morceaux de bois et, disait Ja pancarte, qui avait coûté presque autant de milliers d'heures de travail.Des juges inclinaiont à accorder un prix à l\u2019auteur de ce travail, d\u2019autres s\u2019y opposaient, et l'un de ces derniers soutint sa cause à peu près de la manière suivante : \u2014 Regardez le dessin de la bordure, la disposition des couleurs ; trouvez vous cela bien fait ?\u2014Non, mais c'est un pauvre ouvrier qui n\u2019a reçu aucune notion de dessin.\u2014Justement, et c\u2019est pourquoi il aurait dû mieux employer son temps, étudier, travailler, devenir ouvrier instruit et par suite améliorer ga position, plutôt que de produire cette chose idiote In qui ne prouve aucun talent, mais seulement une patience chinoise.Le fabricant du damier n'eut pas de prix, we plaignit aux joges, qui lui donnèrent leura raisons.Île avaient affaire à un homme intelligent qui comprit la justesse des réflexions qu'on lui avait faites, il alla à l\u2019école du soir et tit de rapides pr.grès qui lui permirent bientôt d'obtenir un saluire plus élevé.C'est un bon ouvrier qui no fera plus jumais i.damier de dix où vingt mille morceaux, mais qui rp fabriquera de beaucoup plus beaux ct qui lui rap porteront davantage.*,* Une bonne nouvelle pour les ménagère le prix des œufs va baisser.La poule, dit un journal scientifique, n'a pl.le monopole de faire des œufs.Lo problème .la fabrication des œufs artiticiels, soulevé depu s longtemps, a été résolu & New-York mime, et |.prétend que cela ne pousait arriver qu'en Au.rique.On avait déjà nunoncé, à divorses reprises, l'ou avait découvert le moyen de faire des wu's sans l'aide des poules ; mais, jusqu'à présent, i n'était sorti que des \u201ccanards\u201d des prétendus au : - artificiels.Cette fois, cependant, la nouvelle «4 cette grande découverte est oflicielle.On anno.-, en eflet, d\u2019Albany, qu'une requête, en bonne et du- forme, vient d'être remise au secrétaire de l'Et de New-York, lui demandant l'autorisation r quise par la loi pour ls formation d'une compagu- \u201c ayant pour but de fabriquer et de vendre de - jaunes d'œufs ! \u201d La \u201c Compagnie américaine des jaunes d'œuf comme elle s intitule modestement, Aura son sis .- à New-York ; mais elle se réserve le druit de créer successivement des succursales dans tour.les grandes villes des Etats-Unis, pour l'exploi: tion de ça merveilleuse invention.Que vont dire les cogs *.* Quoi qu'on en ait dit encore dernidremen: l'année 1893 se passera sans guerre en Europe.L'alliance franco russe est trop forte.Tant mieux, car comme l'a si bien dit Walt Scott : \u2018\u201c La guerre est le seul jeu où les deux pu tis se trouvent en perte quand il est fini.\u201d CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \u201d On nous annonce le mariage de M.le docteu Joseph Nolin, un collaborateur du Moxpe Int TRÉ, dont les poésies ont été bien guûtées, Nos félicitations.* + + PETITE POSTE EN FAMILLE \u2014G'atinois, Point Gatineau.\u2014 Un nom responsable, bien au long 8.v.p.?Charité, Saint-Hyacinthe.\u2014C'eat encore là l'ef fort d\u2019une débutante ; néanmoins, il se produit avec assez de succès.De plus, comme le euje choisi est fort édifiant et passablement bien trait.votre Farallé'e obtiendra la place que vous solli citez dans les colonnes du Moxng ILLUSTRER.d Amiens, Ottawa.\u2014 (\u2018a n\u2019est pas encore d'un pate consomtné, wais il y & de la promesse.Quant la nouvelle dont vous parlez, acceptée ; elle pas sera bien vite.Mais, pour ces statute, etc, que sollicite ro/rami, il est bien difficile de se procurer plus qu\u2019on ne peut trouver dans le journal même : sauf, toute fois, en écrivant à la directrice du Biographe : \u201c Villa - Marie, Lormont,\u2014 Bordeaux, Girondo (France). LE MONDE ILLUSTRE 291 re A MA NOBLE PROTECTRICE Mur DE M**+ L'ENFANT (BLUETTE) Penché sur le sein maternel, L'entant, dans sa grâce naive, Semble emprunter des mots au ciel Disant ea tendresse expansive, A sa mère, pur l'exalter, 11 gazouillo des vœux sans suite, Et ne cewe de répéter Ces mille riens qui l'ont séduite \u2018 Doux comme le parfum des fleurs \u2014Ou le flot mourant au riv ge En murmures berçant les pleurs\u2014 S'élève son joli langage.De ses accents mélodieux Nul ne «ira la jouissance ; De ses petits airs gracieux Qui peut égaler l'innocence * Son tendre babil enfantin Des sons de la lyre de l'ange l\u2019arait être un écho lointain : Tel, sur l'onde calme qu'il frange, Glisse le zéphyr, recueillaut Les d-ruces voix des gouttelettes, Lave de cristal scintillant, Aux irradiantes facettes ! À nos champs Dieu donne les fleurs, A l'oiseau des bois ua parure ; Au bleu firmament ses splendeurs, Au ruisseau furtif son murmure : Mais il donne au petit enfant Son wil limpide ct an tendresse : Son sourire, ou son pleur touchant.Surtout, son baiser plein d'ivresse ! ENVOI : Madame, Pour dépeindre vos talents, vos vertus, votre radieuse beautd, votre bonté toute pleine de noblesse, il faudrait une plume de Racine, une éloquence de Bossuet, jointes à une âme de Fénelon.Je n'ai point l\u2019outrecuidance de croire égaler le cœur do celui-ci, l'inimitable parole de celui-là, et bien moins encore le génie du premier ! N'osant effleurer un sujet aussi élevé que celui de vos qualités, je me suis rejeté sur l'Enfance\u2014 que vous aimez\u2014ct c'est une simple bluette que j'ai commise.À qui aurais-je pu la dédier mieux qu\u2019à l'une des plus nobles mères canadiennes \u2014 ces mères que l\u2019Europe envie ?C'est une hardiesse frisant la témérité, que d'user vous offrir ces pauvres bouts rimés : et cependant ai, dans votre grande bienveillance, vous daigniez les accepter, combien vous rendriez heureux, madame, celui qui se proteste, avec le plus profond respect et la plus entière gratitude, Votre très humble et très obéissant serviteur, Firmin Picagn.A DENIS RUTHBAN 2e LETTRE E relis, par une journée ensoleillée de tin de septembre, pour me remettre en route, ls première lettre à votre adresse, ot je trouve de plus en plus qu\u2019elle est l'écho fidèle de ce que pensent ceux qui voient en vous l\u2019étoffe du littérateur qu'on applaudira, sans arrière pensée, dans un avenir peu éloigné.Nous savons tous que vous n'avez jamais eu l\u2019envie de poser à l'écrivain : c\u2019est un titre de plus à l'admiration que l'on éprouve pour votre beau talent ; et le fait ds dire au public les bonnes choses que l'on pense de votre personnalité litté- ra\u2018re, n'est pas, que je sache, un attentat à faire chanceler votre vertu d\u2019humilité.Au contraire, c'est l'éloge mérité qui vient encourager le vaillant lutteur entré sans crainte dans Ia lutte ardente ; c'est l'appoint d'une bonne pa- role au moment même où lea délices de Capoue pourraient essayer d'endormir un instant peut-être touts la vivacité d'un esprit qui se doit à lui même et aux autres de ne jamais rester silencieux., \u201c Brin d herbe,\u201d à la prose vi délicate de touche, ai naturelle, si vraie et partant si touchante, vous écrivait, un de ces jours du mois de juin dernier : que vous étiez capable d'écrire de jolies choses quand vous parlez de sujets que vous connaissez et que vous aimez.J'en sais un, moi, que vous connaissez et que vous aimez : la critique ! et c\u2019est sur ce thème varié à l\u2019infini que je voudrais vous voir broder de ces jolies choses que vous avez le don de rendre agréables, instructives, parce qu\u2019elles sont l\u2019œuvre d'études trés fortes et de connaissances approfondies, N'allez pas songer, ami Ruthban, à dormir sur les lauriers que l'on peut vous donner ; il en est d'autres encore qui vous attendent dans ce vaste champ de la critique où \u2014rari nantes\u2014n\u2019ont fait que passer, pour le plus grand mal de beaucoup des jeunes écrivains d'aujourd'hui, certains esprits étruits qui ne voulaient bien mesurer les talents en herbe que de la hauteur de leur morgue pédantesque et à la mesure de leur égoisme d\u2019écrivain parvenu.Vous rappelez vous cette journée splendide à bord du bateau, un de ces jours des vacances de l'an dernier ?Elle compte dans ma vie de déboires et de rancœur, comme une des plus radieuses que l\u2019un aimie tant à évoquer quand le monde se fait méchant et que la fortune bat de l'aile bien loin de vous.Quelle mer ! quel soleil ! quels horizons lumineux ! Accoudés au bastingage, nous divisions d'art, de littérature, d\u2019esthétique, de diction, d'élocution, voire même d\u2019un brin de politique.Mais je me souviens surtout de notre entretien sur les hommes de lettres au Canada.Nous ne discutions pas Routhier, le maître à nous tous, qui ré- vait aux grandes choses qui lui offrait.le spectacle de la côte nord dans toute sa majestueuse beauté, et ce, à dix pas de nous ; on ne le discute pas, on l'admire sans réserve, et nous étions d'accord sur ce sujet comme sur bien «d'autres que les exigences de notre vie de chaque jour ne nous permettent pas de dévoiler.Et puis ce fut le tour de Fréchette, Lemay, Chauveau ; nous déplorions l'absence de toute critique vraiment digne de ce nom dans le champ de la littérature canadienne, car nous ne voulions pas donner le nom de critique à ces éreintements pour la galerie donnés à quelques-uns de la littérature du pays, par quelques-uns de cette école qu\u2019il convient de ménager, ou gare à l'échine ! Oh ! non.Je ne veux pas prostituer ce mot-là en l\u2019accolant à ces écrits qui ont valu, dans le temps, une avalanche, une bordée de je ne sais plus quoi venant de tout côté.Voyez-vous, la jeunesse s\u2019indignait de voir tant d\u2019arrogance chez ceux-là qui nous avaient devancés dans la carrière, c'est vrai et, qui justement pour cela et à cause de cela devaient sinon modérer les coups, du moins en calculer mieux la portée et les effets.Et ce fut un concert de malédictions sur la tête des iconoclastes et les plus meurtris ne furent certainement pas ceux que l\u2019on voulait écraser : c'est ainsi qu'il arrive souvent dans le meilleur des mondes.de la critique rageuse À tant la ligne.Et je vous écoutais parler d\u2019art, de déclamation et de saine critique, essayant, mais en vain, de retenir le soleil déclinant à l\u2019horizon, d'empêcher la fuite du temps, de ces houres si précieuses où je pouvais, à l'aise, deviner en vous l'homme déjà Inûr pour entrer de plain pied dans l'arène et d\u2019imposer silence à ceux qui ne savent trouver dans la critique cles œuvres que le désir de faire mousser quelqu'un ou d'empêcher un talent hors ligne de porter ombrage.Oui, il appartenait à un jeune homme de votre trempe, nourri de la sève des auteurs sérieux et de grande lignée, abreuvé à ls source vive des intelligences d'élite qui ont laissé sur le monde une empreinte que le temps ne saurait effacer, il vous appartient d'étudier notre position au point de vne littéraire, de considérer les causes d\u2019infériorité da notre littérature nationale, d'apporter le remède à cet état de choses, en un mot, tracer les voies véritables dans lesquelles le bataillon des jeunes doit entrer pour jeter du lustre et de l'éclat sur les lettres canadiunnes.C'est une rude tâche, direz-vous ?Elle est tentatrice, et je ne serais pas surpris de vous voir un jour résolâment à la besogne, n'ayant de repos que le grand travail de régénération terminé, le labeur suprême fini à point.Moi qui vous trace ces lignes, que le travail de chaque heure interrompt trop souvent, je me sens bon à pas grand chose dans cette entreprise hardie de donner les règles d'une littérature indi- £ène, si je puis ainsi m'exprimer ; mais je pourrai bien applaudir de toutes mes forces tout mouvement en ce seus venant de qui que ce soit.C\u2019est là le mobile qui m'a poussé à vous adresser une première lettre dane LE Monne ILLUSTRE, si sympathique aux jeunes, si fidèle à ceux qui l'ont encouragé et soutenu de leurs premiers écrits.Je l'ai relue ; elle ne m'a pas trop surpris.L\u2019admiration vive, intense, née d'une rencontre de quelques heures, et légitimée dans la suite par l'autorité d\u2019une parule de louange à votre adresse tombée des lèvres d'un maître, l'admiration qui s\u2019y trouve en termes non équivoques peut surprendre votre humilité \u201c depuis longtemps couchée dans la puussière,\u201d mais ne saurait être taxée de futile, voire même d'assommoir par ceux qui ont été, comme moi, à même de constater vos disposition, votre beau talent, toutes les heureuses qualités qui vous mettent au-dessus de tous les jeunes de l'heure présente, occupés à leur réputation d'homme de lettres.Je souhaite donc ardemment voir monter, monter encore, monter toujours, là-bas, au nord, cette étoile qui nous promet tant.Qu'elle s\u2019avance, sereine, dans le ciel serein, et qu'à nos regards rivés sur elle, elle apporte la douceur de ses feux, le scintillement doux, que l\u2019on aime tant admirer, le soir, dans cette voûte sublime aux horizons larges, infinisg, incommensurables.Qu'elle nous apporte la bonne nouvelle d\u2019une régénération littéraire tant désirée ! Viator.BEAUHARNOIS (Voir gravures) C'est une des plus délicieuses petites villes de la province de Québec.Elle est sise sur la rive sud du Saint-Laurent, à une trentaine de milles au-dessus de Montréal.Coquettement enfouie, au déclin de hauteurs pittoresques, qui viennent s\u2019incliner respectueusement devant le fleuve roi, ombrageant son front de beaux arbres, ceux, entre autres, de la jolie presqu\u2019ile, dite \u2018\u201c Puinte Saint-Louis,\u201d Beauhar- nois se prélasse au fond de l\u2019une des plus gentilles baies que forme le lac Saint-Louis, au confluent de la petite rivière du même nom.A trois milles plus haut que Beauharnois, au hameau de)Melocheville, se trouve l\u2019entrée du canal Beauharnois, reliant les deux lacs, Saint-Louis et Saint-François.La population de Beauharnois est d\u2019une couple de milliers d'âmes, et tend à augmenter chaque jour, surtout depuis que la grande industrie est venue y établir ses quartiers, Toutefvis, Beauharnois conservera encore long temps son caractère tout particulier de villégiature : rendez-vous très commode et fort aimable, aux beaux jours d'été, de la haute émigration montréalaise.Les quelques monuments de Beauharnois, que nous illustrons, dénotent le plein progrès et la naissante activité.Le vice-président de la Chambre des Communes, député du comté de Beauharnois, M.J.-G.-H.Ber- geron, réside là, au chef-lieu de son comté et du district, en sa villa \u201c La Chaumière.\u201d Parmi les autres habitués, de distinction, que Beauharnois voit lui revenir avec la belle saison, on remarque l'honorable M.Leblanc, président de l'Assemblée Législative ; les familles du regretté M.C.-S.Rodier, ex-sénateur, et de l'honorable M.Joseph Tassé, rédacteur en chef de La Minerve et sénateur pour la division Salaberry, laquelle comprend le comté de Beauharnois.\u2014J.ST-E. L'HOMME ET LA MER Quand le flot, en roulant sur les sables dorés, Atteint cette blancheur du froment que l'oa blute, Kt qu'aux brises du soir, comme un ac ord de fidte, Ti mêle en géumissant ses rhyth ues éplorés.Oa croirait, ces jours-là, qu'épuisé par la lutte, Lt aspire au sominesl sous les cieux az.rés, Et qu'il a'eat fait un nid de ses flocons nacre s, Apres avoir sans bruit découlé sa volute.A de certaias momeaots, l\u2019homme est pareil au flot : Sa plus duuce chanson est faite d'un sanglot Qu'il comprima longtemps au foud de aa poitrine, Mais sous les coups de fouet de la brise marine Ou de la destinée aux s utiles hasardeux, Troublés dans leur repos, ils rugissent tous deux.RENE Fossarp, NOTES SUR LA LITTERATURE FRANCAISE XVIIe SIECLE OU SIÈCLE DE LOUIS XIV Prem'ère part e \u2014IT.Poésie dramatique (Suite) RACINE.\u2014 Jean Racine est né à la Ferté- Milon, en 1639.Sa jeunesse s\u2019écoula per- tie à Port-Royal, le foyer du jansénisme, et partie au collège de Beauvais.Sn début, dans les le:tres, fut une ode, La Nymphe de la Seine, sur le ma:isg- du roi.Encouragé par Chapelain et par Louis NIV, qui venait de le nommer son gentilhomme ordinaire, Racine tit représenter successivement les Frères ennemis, Alerandre le Grand et Andromaque.Ce dernier drame eut une vogue énorme qui rappelait celle qu'avait eue le Cid de Corneille.Les admirables tragédies Ari- tannicus, Bérénice, Mithridate, Iphygénie, Baja- zet, Phédre, et la charmante comédie les //nidetrs, suivirent ce premier succès et placèrent Racine le premier des poètes tragiques du temps.Quelques envieux cherchèrent alors à briser cette carrière glorieuse que suivait çans faiblesse le futur auteur d\u2019'Athalie.Ils suscitèrent un nommé Pra- don, poète obscur, et lui frent composer un /\u2019hèdre, aujourd'hui oublié, pour oppuser au /\u2019hèdre de Racine.Une cabale, qu'organisèrent savammen' la duchesse de Bouillon et Mme Deshoulières, tit .siffler cette /\u2019hèdre, où Racine a réuni tant de = beautés.Celui-ci, sensible à ces persécutions, se retira alors du théâtre ; il n'avait que trente-huit ans.luvze années plus tard, Mme de Maintenon le pria de faire pour les demoiselles nobles de Saint-Cyr une pièce approprié au caractère de l\u2019établissement ; Racine, que des scrupules religieux éloignaient toujours de la scène, crut ne pas manquer à ses devoirs en composant les célèbres tragédies d'Æsther et d'A- thalie.\u201c Ces deux pièces, dit Geoffroy, sont les plus nobles et les plus beaux monuments de la poésie dramatique, et ceux dont elle doit le plus s'honorer.\u201d Esther eut plus de cent représentations consécutives, et Louis XIV lui même s\u2019occupa da la liste d'invitations.Athalie n'eut pas de succès ; les envieux qui avaient voulu faire tomber Phèdre organisèrent la même persécution pour Athalie, mais, dix-sept ans plus tard, cette dernière tragédie reprit, comme Boileau l'avait prédit, la place qu\u2019elle occupe aujourd'hui dans l\u2019art dramatique.Voltaire, qui s\u2019y connaissait, la proclamait * le chef-d'œuvre de l'esprit humain.\u201d Racine & aussi écrit un abrégé de l'//istuire de LE MONDE ILLUSTRE \u2018ort- Royal, dea Cantiques, ete.Sa mort arriva le 22 avril 1699, Ce puite, que l'on & surnommé l'Euripide français, prit uno autre voie que celle de Corneille.Celui-ci avait trouvé sa force et ses succès dans la sublimité, la terreur, ls magnuiticence ; celui-là, les trouva dans la douceur, la tendresse, l'amour et la délicatesse.Le premier fut le puèto de la grandeur, lo dernier celui du sentiment.Laos rôles du femmes eurent toutes los prédilections de Racine, parce que c'est la qu'il voyait-\u2014la femme étant une nature douce et tendre \u2014le secret de ses plus grands succès.Connaissant le cœur hutuain jusque dans ses replis les plus cachés, Racine a été le poète, le chantre des sentiments les plus nobles et des passions les plus généreuses ; ses écrits seront de tous les temps, pour toutes les nations et pour tous les individus.* Racine, dit Lamennais, peignit la nature humaine, immuable en soi, variable selon les époques et les lieux, dans ses manifestations.Il dut se conformer, sous ce dernier rapport, aux habitudes, aux exigences du monde au milieu duquel il vivait De là vient que ces personnages en parlent tous plus ou moins le langage.Dans son extrênie abandon, dans sa plus grande violence, la passion chez eux couserve toujours une certaine retenue, uue certaine bienséance que les mœurs alors com mandaient, et 'on y discerne surtout une influence de l'esprit chrétien, trés sensible aussi dans Corneille, car le poète lui-même est toujours indivi duellement un reflet de son siècle.Celui que Racine illustra imposait à l\u2019art des conditions particulières dont il était impossible de s'affranchir.La tragédie, sous Louis NIV, ne pouvait pas plus être la tragédie antique, ou le drame de Shaks- peare, que l'épopée n'aurait pu être l'épopée d\u2019Ho- mère où de Milton.\u201c Le travail, l'effort no re sent nulle part dans ce vers si savant où l'art porté à son dernier terme redevient ls nature, Is nature idéale que l'esprit contemple avec ravissemnt.Et quel regard j-té dans les abimes du ewœar ! Comme il en pénètre les inystères, en démièle les c :utradictions, les ruses secru:es, les mouvements versés, les soudains élans et brusques détours ! Puis, de ce cœur si mobile, si caché à lui-même, sort tout à coup un de ces mots simples où se révèle la mère, l'épouse, l'a mante, un de ces accents que l\u2019on prendrait pour le son même de l\u2019ime.Expression, dessin, couleur à la fuis brillante et sobre, il réunit toutes les qualités instinctives de ce grand maitre, rn qui le sentiment du beau antique se mélait au génie chrétien, affaibli cependant ot moins naif que dans le moyen-âge (*).\u201d MoLIERE.\u2014 Jean - Baptiste Poquelin naquit à Paris le 13 janvier 1622 Son éducation fut très négligée, et à quinze ans le futur auteur du Misanthro- pr, ne savait ni lire, niécrire et ni compter.Après quel ques années d'études dans un collège de Paris, il suivit les leçons du célèbre Gassendi, et se fit recevoir avocat.Il abandonna bientôt cette profession pour s\u2019adonner au théâtre, où le portait son esprit d\u2019indépendance et son caractère tant soit peu aventurier.S'étant brouillé avec sa famille qui avait en horreur les comédiens, Jean-Baptiste prit alora le nom de Molière, et c\u2019est sous ce nom qu\u2019il devait s'immortaliser plus tard.1! ouvrit, à Paris, une salle appelée l'Illuatre théitre, où, avec quelques comédiens de profrssion, il donna des pièces bouffonnes que tout Paris courait entendre.(*) Racine était de mœurs simples et douces.Louis Racine, son fils, raconte que son père aimait à représenter avec ses enfants des cérémonies religieuses.\u2018* Mes sœurs, dit il, étaient le clergé, moi le curé, et l'auteur d'Athalie chantait avec nous et portait la c:oix.\u201d \u2014\u2014 Après avoir parcouru la province avec la troupe qu'il s'était formée à Paris, Molière revint dans la grande capitale et fit représenter I'Etourdi, In première pièce régulière de son théâtre.Eucouragé par les nombreux applaudissementa que soulevèrent partout ses désopilantes reprise.tations, Molitre fit jouer successivement ces chiefs.d'œuvres, qui ont nom : lea Précieuses ridieul, sql # cola des muris, l'Ecole des femmes, le Misanthr re, * Tartuge À mphytrion, les Femmes savantes, le 1; ur geois grutilhomme, \\e Malade imaginaire, ete Molière, que de nombreux chagring domestiques et des souffrances corporelles atroces minaient et accablaient, mourut soudainement au quatrisue auvte du Malade imaginaire, au moment où il prononçait le célèbre : Juro, c'était le 17 février 1673.L'Académie française qui aurait été heureuse de recevoir parmi ses membres ce grand poète, uv put, vu sa profession de comédien, que placer -on buste dans la salle des séances, avec cet mon ~.tique propusé par Saurin : » Rien ne manquai.À sa gloire, il manquait À la not: Les œuvres de Molière dénotent une finesse vx quise, une grande connaissance des défauts iu cœur bumain et des travers de la société.Ou y admire un naturel parfait et charmant, une xr deur toute gauloise, Un esprit étonnant d'obsers+- tion, une or'ginalité rare \u2018et famusante, une fra.chise de bon aloi et un relicf accentué des cur.tères.Molière s'appliqua à flageller la bigoterie, l\u2019a: « rice, la pélanterie, tous ceu (vices qui gangréner - une société, et dégradent Un si grand nombre d'in dividus ; aussi à t on dit avec raison que £es cœux r ne finiront qu'avec le monde.Comme Corneille dans la tragédie, Molière © été daus la comédie le génie créateur, et c'est à titre surtout qu'il doit cette gloire si pure et belle dont il jouit encore de nos jours.Le Misanthrope, Y'Avare le Turtufe, Udy\u2019 trion et les Précieuses ridicules sont les coméd:- où Molière à déployé le plus de profondeur « pensée, d'allusions fines et piquantes, de situs tions heureuses et d\u2019un haut comi que, de railler cruelle mais juste.Après l'apparition des P\u2019récieuses Ridicu'es du Tartu/e, l'hypocrisie excessive et la précis: disparurent comme par enchantement.Il nefa pas conclure de là que lo castigat ridendo mor de Molière ait réellement corrigé ou même ämo.dri les défauts et les vices du genre humain.I .tué le ridicule, mais il n'a pas tué le mal ; il n°: diqua jamais le véritable remède, et sa rai ler: persistante n\u2019a pu atteindre que l'excès, c'e- à-dire que ce qui dépasse, en mal comme en bi: n limite du vraisemblable.1 « L'éloge d\u2019un écrivain, dit La Harpe, est Hu - ses ouvrages ; on pourrait dire que l'éloge de M.lière est dans ceux des écrivains qui l\u2019ont préer et qui l'ont suivi,tant les uns et les autres sont lu: de lui.Des hommes de beaucoup d'esprit et « talent ont travaillé après lui sans pouvoir ni lu ressembler ni l'atteindre.Quelques uns ont eu © la gaieté, d'autres ont su faire des vers, plusieur - même ont peint des mœurs.Mais la peinture dv l'esprit humain a été l'art de Molière ; c'est la ca.rière qu\u2019il a ouverte et qu'il a fermée ; il n\u2019y a rie: en ce genre, ni avant lui ni après.\u201d $239.9 Ce n\u2019est pas à Ia joie, ce n'est pas au bou heur que sont dévolus les triomphes sur les ames c'est au sacrifice, c'est à l'action mystérieuse et for te, j'oserai dire plus encore, nu sacerdoce de l« souffrance.Mme Tuerisk Anritonsg Kann.Qu'est-ce qu\u2019une femme de devoir ! Une femme de devoir est une femme qui ne cherche pas de romans dans la vie\u2014car il n\u2019y en a pas de bons: «qui n\u2019y cherche pas lu poésie \u2014 car le devoir n'est pas poétique; qui n'y cherche pas la passion car la passion n'est quo le nom poli du vice \u2014OCcTAVE FEUILLET. LE MONDE ILLUSTRE 293 LUTTE ET VICTOIRE Je dois d'abord vous dire, amis lecteurs, qu'il ne s'agit pas ici d'une lutte à feu et à sang ; mais d'une guerre journalière dans laquelle j'ai fini par vaincre le sort.La vie n\u2019est pas toujours couleur de rose ! Hélas ! elle est parfois couleur de suie ! C'était bien mon cas, puisque j'en étais rendue à me demander : Où aller Ÿ À quelle porte frapper Ÿ et à me dire : Verrai-je enfin le terme de mes tribulations ?.Cette existence précaire durait depuis longtemps déjà, et je voyais avec terreur s'avancer le moment où il faudrait capituler devant dame Misère.La faim conseille mal.Ni, affamée, je faisais bon marché de mes croyances et me laissais pervertir ! Pourtant, si je vaux quelque chose, je ne vaux que par la sincérité de mes convictions.Je leur ai, toujours et sans regret, sacrifié mes intérêts.J'ai préféré supporter mille déconvenues et garder intacts los enseignements sacrés que reçut mon enfance.Le souvenir de ma mère, si bonne et d\u2019un cœur si haut, me préserve de ces rêveries dangereuses qui assaillent les inexpérimentés, de ces influences néfastes qui gâtent l'esprit le mieux trempé.Je n'ai jamais varié dans mes principes, et mes opinions, modifiées seulement par l\u2019expérience, sont telles aujourd'hui qu\u2019elles étaient au sortir du pensionnat, et j'espère que Dieu me fera la grâce de les conserver jusqu'à mon dernier soupir.Cessant donc de me bercer de vaines espérances, je me recueillis et je résolus d'aller m'adresser à un riche commerçant, bien connu, qui a plusieurs jeune filles à son emploi.Munie de mes références je me rends donc chez X.Vous deviuez bien, n'est-ce pas, ce qui se passa dans cette premiere entrevue : la même aventure est arrivée à plusieurs.J'étais fort timide, encore que l'on m'ac- euse d\u2019avoir du toupet.J'entrai, ou plutôt je me glissai dans le magasin et demandai à voir M.X., espérant que l'on me pousserait dans quelque ca- hinet, où, en tête-à-tête avec le redoutable seigneur de l'endroit, je pourrais l\u2019entretenir.Je tremblais, je palissais, je rougissais : bref, une trépidation intérieure m\u2019oppressait à ce puint que j'en perdais presque l'usage de mes facultés.Les commis ne daignérent point faire attention à cette pauvre petite personne, qui se morfondait au milieu des allants et venants.Enfin, un petit homme, très maigre, lo nez orné de lunettes et qui se redressait pour se grandir, s'approcha de moi et com- menga par me toiser avec une railleuse impertinence.\u2014 Qu'est-ce que c\u2019est ?me dit-il, d'un ton sec.\u2014Je voudrais avoir l'honneur de parler à M.XN.\u2014C'est moi ! \u2014Ne puis-je vous entrenir un instant en particulier ?\u2014 Pour quelle affaire ?Je crus que j'allais tomber en défaillance.Lui, 1ue regardait d\u2019un air narquois : \u2014Vous vous nommez { Je lui passai mes références, ne pouvant répondre.Mademoiselle, répliqua froidement le petit homme, il s'agit de vous caser ici soit comme cla- vigraphiste, assistante-secrétaire, et j'y suis tout disposé.Je rayonnai soudain.Quoi ! si tôt ?\u2014Seulement, poursuivit mon juge inexorable, vous allez inscrire ici votre nom et votre adresse.Etes-vous connue en ville Ÿ Non ?Hein !.Eh bien ! mademoiselle, il faudrait vous faire con- naitre d'abord.\u2014Mais, pour me faire connaître à Montréal, monsieur, il faut que l'on m\u2019empluie\u2014apparem- ment, nous tournons dans un cercle vicieux.\u2014 Mademoiselle, cela ne me regarde pas : il s\u2019agit de savoir si vous êtes compétente comme le disent ces références, de personnes à moi inconnues.Or, c'est un risque À courir, et pour mettre les chances de mon côté, je suis forcé d'agir ainsi.Je n'avais rien à répliquer à un pareil raisonnement ; je fis même la réflexion qu'il était juste, quoique rigoureux, et je me dis que cet honnète homme était un gentleman puisqu'au lieu de me mettre à ls porte incontinent, il daignait m'\u2019exposer les motifs de son refus.Je le ualuai donc : il me tourna le dos et je partis, presque décidée à me laisser mourir de faim.Pourtant, comme la Providence m'a départi une dose assez forte d'opiniâtreté, je voulus avaler le calice jusqu'à la lie, et j'allai chez un autre marchand, celui-là gros et de haute taille, qui me fit à peu de chose près, lo même accueil que M.X.Quelques jours plus tard, il m\u2019advint une bonne fortune.Je vis, dans la colonne des annonces d'un grand journal anglais, qu'on demandait \u201ca french correspondent and general office assistant.\u201d Je me présentai presto.On me conduisit dans un vaste bureau, meublé de trois pupitres, auxquels étaient assises trois personnes.J'en connaissais bien une.Je lui appris le but de ma visite.Elle s\u2019intéressa à moi si bien que le lendemain, à neuf heures précises, j'entrais en fonctions.Enfin, je vais gagner ma vie, encore une fuis : ce n\u2019est pas Je l\u2019érou, mais il faut se contenter de ce qu'on a.> _ < LE CAS DE CONSCIENCE Je vois pleurer gous les pommiers les deux petits de Mme Jean, la veuve, \u2014sous les pommiers dont les branches écrasées de fruits craquent malgré leurs étais, car on peut prétendre que, cette année, il y a de la pomme ! Qu'est-ce que je dis, pleurer ?Les deux potits de Mme Jean sanglotent.La petite dans chaque main tient une pomme ; dans chaque main, le petit frére tient une pomme aussi.Tout pleins de ce grand chagrin, leurs joues ravinées par les larmes mélées de poussiére, ils avancent tous les deux pas à pas, semblant en quête de quelque chose et aussi comme s\u2019ils cherchaient, ce ne serait pas commode, la place de leurs petits pieds parmi toutes les pommes tombées, \u2014si nombreuses tombées, qu\u2019il y en a, en vérité, presque autant sous les arbres que dessus.Elles font à la terre une belle couverte toute joyeuse, jaune et rouge.Les deux enfants m'ont aperçu, et voilà que les sanglots redoublent,\u2014et hi ! hi ! hi t.et ho ! et hu! hu ! hu !.à s\u2019en boucher les oreilles.Nous sommes de vieux amis, les petits de Mme Jean et moi ; j'ai mérité leur confiance.\u2014 Pourquoi pleurez-vous, mes petits Ça devient pire.J'ai ouvert une nouvelle écluse de pleurs, .-\u2014J'apaise, je console, je dorlote, je câline, et enfin, j'arrache de la petite ainée, à bien grand'peine, \u2014pendant que le pauvre tout petit, le cœur tout gros, pousse des soupirs à fen dre les rochers, \u2014j'arrache syllabe par syllabe le pénible aveu, \u2014l\u2019aveu du Crime ! \u2014 La maman est malade.(Je le sais bien).Alors les deux enfants out poussé, en se promenant, bien loin, jusqu'aux pommiers.Alors, ils ont vu là tant de ces belles pommes à terre en train de se pourrir, qu\u2019ils en ont ramassé quatre et les ont apportées tout contents à la maison, pour \u201c faire du bien \u201d à maman.Mais maman a été tout à fait, tout à fait fâchée.Alors elle a dit que ces pommes appartiennent à quelqu\u2019un ; qu'il est mal de prendre ce qui appartient aux autres ; qu\u2019elle n'aurait jamais cru ses enfants capables d'une action aussi vilaine ; que cette pensée pouvait la rendre plus malade encore par le chagrin et que, d\u2019ailleurs, elle aimait mieux mourir que d'avoir des enfants malhonnétes.Alors elle a commandé aux petits qui étaient bien las pourtant, de retourner porter les pommes à l'endroit où ils les avaient prises.-Eh bien, mes enfants, votre maman a eu raison : remettez les pommes à terre.Dernière et formidale explosion de sanglots, qui deviennent des hurlements : je viens justement de mettre le doigt sur le point douloureux.\u2014 J'ai touché le suprême Cas de Conscience !.\u2014 C'est que.c'est que.nous ne nous rap Cesena ses etre Et en rapportant sur mon épaule le petit jusqu\u2019à la porte de Mme Joan, souteuant la petite par la main, je pense que, malgré tout, ri«n n\u2019eet perdu et qu'il ne faut désespérer de rien tant qu'il reste encore comine cela de braves gens qui luisseront derrière eux de braves petits ; \u2014et je me découvre devant l\u2019humble maison de Mue Jean, la veuve.Napan.PROPOS DU DOCTEUR OREILLES ET BOUCLES D'OREILLES Rien n'est beau comme une jolie petite oreille, et, si Je professe cette opinion, ne croyez pas que ce soit pour flatter l'amour-propre de celles de mes lectrices qui possèdent de chaque côté du visage deux petites conques faites au tour.Pas le moins du monde ; vous savez, d\u2019ailleurs, que je ne suis point un flatteur.Donc, je poursuis mon raisonnement.Tout le monde & des oreilles : il y en a de jolies et il y en a de pas jolies.Les femmes qui ont de jolies oreilles possèdent deux petits bijoux, dont elles savent apprécier le prix : elles n'ont alors nul besoin de suspendre à leur lobe des petits morceaux d\u2019or et de petits cailloux pour rehausser l\u2019éclat de leur beauté.Celles, au contraire, qui ont un joli nez, mais dont les oreilles laissent un peu à désirer au point de vue du fini ou da modelé, n\u2019ont que faire d\u2019appeler l'attention du public sur leurs imperfections, grâce à un ornement qui attire l'œil.Alors pourquoi les baucles d'oreilles ?Vous ririez bien de moi, lectrices malicieuses et incorrigibles, si, par imitation des sauvages, je me faisais passer un anneau d'or dans le bout du nez, fût-il d\u2019une richesse et d'un prix inestimable (l'anneau, pas le nez).Alors, ce qui est permis à vos oreilles est défendu à mon nez ; en voilà de l'intolérance ! Notez que je ne suis pas l\u2019ennemi des bijoux, ni des bijoutiers : portez des bracelets, des broches, des bagues, des diadèmes et futts quanti, tant que vous voudrez ; mais palsembleu ! ne poussez pas l\u2019amour de la coquetterie jusqu'à vous faire trouer les oreilles.Si vous les avez percées, continuez à porter des boucles d'oreilles, si le cœur vous en dit, mais, pour Dieu, ne faites plus mutiler vos enfants.Serai-je écouté ; peut-être que non.suivez bien mes conseils.Si vous tenez absolument, 6 barbares parents, à faire transpercer les oreilles de vos malheureuses fillettes, exigez bien de celui qui aura le cœur d\u2019ac complir ce métier de bourreau qu\u2019il prenne pour cette horrible besogne des instruments propres, qu'il les trempe dans une solution forte d'acide phénique, qu'il les passe à la flamme d\u2019une lampe à gaz ou a alcool, s\u2019il veut éviter les complicatiors qui suivent les plaies envenimées.Que de fois j'ai vu la tranfixion de l\u2019oreille suivie d'accidents interminables : rougeur, eczéma, suppuration, ulcération, etc., etc.Souvent aussi ce sont les boucles d'oreilles qui entretiennent le mal, parce qu\u2019elles sont malpropres ou composées d'alliages irritants.J'ai vu dernièrement une femme à laquelle ses parents avaient légué des oreilles intactes ; à vingt cing ans, malgré mes conseils, elles se les fit percer ; elle à lutté pendant un an ; porumades, onguents, cautérisations, rien n\u2019y a fait: des qu'elle chaussait ses boucles d'oreilles, une petite ulcération venait la rappeler au sentiment de la réailté.Elle a dû renoncer à porter l'instrüment de son aupplice, et je connais quelqu'un qui riait bien sous cape de cette aventure, 0 gué, ma mie.D \u201cAMno.reg .Alors, Les ennemis de la polémique énergique devraient se rappeler que l'abeille qui ne pique pus ne fait pas de miel \u2014G.-M.VALToUR. ss T= = = LA VISTTE EN FRANCE DB L'ESCADRE RUSSE 8 I Lars ti gH pre rd SA Li ec 7 37, à * 4 i 3 = 3 = wei + ; £ : = ei, 7 in \u201cve > LN ; a UT f si A) \u201ca =,\u201d 1 AN, PES ~t, y ne L'AMIRAL AVERLANK LS Commau.en chef de l'escadre i z \\ LECAPT.Da Vais.TCHCTKBNINE XL Com.le Pamix-A:008 } als RY As Cs YH \u2014 Me oe i A] [Pe Po av FRÈRE - | | IL A An a TR IN 7 $v NOY gm ni NEA - ei BL ~ gd ee Wig Tp ES = or > = VT lil nar Mad.À er oT, A 26 47, 02 La A \u201d >, hwy x Ce = gk lic es Vote = a - LT = ETS or ; Aer Xd EE = ei Rg ~, ol a a, suk \u2014 SES \"2 ides Fd RR RR pa > Pp Pr Ma TOC WRC 2s Fa 2m L'ESCADRE RUSSE.\u2014 La canonniere de 1™ classe Teretz L'ÉSXAGRE SSH Le crvugeur de classe Pazniat-Azova S uvert AZ Ww +.\u20ac Ps - SE - - N ARS > _\u2014\u2014 \u2014 =: \u2014 * = J \\ LE 22 == BH NC \u2014\u2014 2 IL RN NA T= a \u2014 \u2014_ = CR } \u2014 er \u2014 Pa -\u2014 \u2014\u2014 \u2014 5 = Hons ARN A 4 , CN j | A I = Is ; LA SX s/ où J ES arr FH A hay.7.v > 3 oct FRY > À su pet Rc 7 vs \u2014\" - y Le [2 Ci Ce] gz S59 St Ell \u2014 STE ee ~ > Er re ta a Pas Conn > due 2 1 É = \u2019 ça Np A ADN or 2\".At: eme.a.aT Ty a asi ne.= mr Wn A ta rot SR \u2014 \u2014 HC ES \u2014, -\u2014\u2014 ECTS \u2014\u2014 TT .\u2026\u2014.\u2014- Nn a = ee a or od \u2014 \u2014\u2014 ape ha Pn m= \u201cND 207 = a eae FY Fe a ee caw om - rls >, La =x \u2014\u2014 27e = 27 - Apt \u2014\u2014\u2014 dr ee on =\" on x = \u2014 \u2014_ \u2014 pa \u201cot - pes = > peg â 22 = Se re ae, - ge \u201c2 = rer = Tor\u201d ee LESCADRE RUSSE - Le orice: ad + as Am.s'-Neak! \" cr 1 - - PE TI w+ PRP are =a $+ \u2014 0205 00 7 - - ge , for 4% 39 + ~ $ LE _\u2026 ow o£ i ; us WTP - \u201891 + Ë oN Gras .si 7 >», ty CE.- or Axe, we ¢f ZN NY Le v T s p EA 2235 rs Le = CE a i » 3% se es 4 fe wat en {> 3 fl =i 7 % > + pi } ?&, 5 : ; it 2 Seo + La \u20ac 2 iPad Lie tr ; 2213 and =r 34 5 i + TE A M 1 La { A 3 be 2] a peo ar Ti a A f o @ [2] lez We _\u2014Qany -\u2014 N H Li ce ww / 24 ; eg \u2014\u2014 2 4 a % 7-17 Jas il : TE a RI 2 eg 0 i \u201c A La BATISSE DK L'AQUEDU« RESIDENCE DU MAJUR J.DKSLAURIERS EIR, - & ; î = = * * , 2 x a ER Fes 5.4 ey ar ds Jw) ra ~ #, _ Th ÿ & 3 an x bs wk] rive.on 44 4 Ë - 4 vaio a a * >; Yo PP dn A.pani ropa pT Les Pi 4 pourra dde à: ar\u201d ih x re mec on i '~ ° Tu a tif rT we K BR : La Ve $y - mn ze si 3! Lau E | ï va CE A Ee Sy a _- LA A4 et\u201d Cd \u2014 \u201cFa an = = ra 4 = - ait vx\u2019 i BR: art +2 Fl ha - ol TRE Ey \u201cle PEE éd 3 ey, te uo «fa À 208 Lh MUNDL JLLURTREL Education de la famille Varron avait contume de répéter que, si la douzième partie du soin apporté chaque jour à avoir du bon pain et une bonne cuisine était mised perfectionner sa propre famille, depuis longtemps tout le monde serait parfait.+ ++ Un mot, de Thémistocle La fille de Thémistocle étant recherchée en mariage par deux citoyens, il préféra l'homme laborieux qui était pauvre, au riche qui n\u2019avait fait œuvre de ses dix doigts, et dit : \u201c J'aime mieux pour ma fille un homme sans bien qu\u2019un bien sans homme.\u201d + + ++ Premier chemin de fer en Canada Le premier chemin de fer, en Canada, fat ouvert le 21 juillet 1836, entre Laprairie et Saint Jean, daus ls province de Québec.Sa longaeur était de 16 milles ; mais il y & eu si peu de progrès dans le développement des chemins de fer que, quand la première pelletée de terre de la voie ferrés da Grand-Tronc fat remuée par Lady Elgin, en 1850, il n\u2019y avait que 71 milles en opération dans toute la Puissance.Quoique le Canada ait été, à une époque, lent dans la construction de ses chemins de fer, il a depuis quelques années fait de rapides progrès.\u201c + ++ Curiosités des mœurs et coutumes, Autre peuple, autre façon d'entendre une même chose, dit le Musée des familles, dans sea glanes historiques.Chez nous, se faire montrer au doigt, c\u2019est, en se rendant ridicale ou méprisab'e par sa conduite, se faire remarquer ou moquer pub'iguement.Chez les anciens, au contraire, être montré au doigt était ordinairement uns sorte d'hommage, dont l'estime publique pouvait seule honorer celui qui en était l'objet.Pul/chrum est diyito monstrari, dit Perse.Démosthène, montré au doigt par une marchande d'herbes qui disait à sa voisine: \u201cTiens?le voilà.\u201d ne put ee défendre d\u2019an mouvement de vanité.C'était au:si le faible d'Horace, qui dit à l\u2019un de sea protecteurs que c'est grâce À lui qu'il cet montré au doiut par les passants.Totum muneris hoc tui eat Quod moustrar digito præterentium.+ + * + Epreuve du baton à Mandeuvre Il subsistait encore au dernier siècle, à Man- deuvre, près de Monthéliard, une épreuve judiciaire d'an genre assez singulière.Lorsqu'un vol avait été commis dans le village, tous les habitants étaient sommés de se rassembler sur la place de l'église, le dimanche suivant après vêpres.Li, un des maires de l'endroit ordonnait au voleur de restituer l'objet volé, et d'éviter pendant six mois le contact des honnêtes gens.Si le coupable persistait à ne pas se montrer, on en venait alors à ce qu'on appelait la décision du biton.Les deux maires tenaient chacun par un bout un bâton qu'ils élevaient au dessus de leur tête, et ordonnaient à tous les assistants de passer dessous.Telle était la terreur superstitieuse inspirée par cette cérémonie, qu'il n\u2019y avait pas d'exemple que le coupable eût osé s\u2019y soumettre.Il restait seul et se trouvait ainsi découvert.S'il eût eu l\u2019audace de passer sous le bâton et que plus tard on eût reconnu & culpabilité, toute communication avec lui aurait été rompue pour toujours, et il eût été à jamais banni de la société de ses compatriotes.Des éléments minéraux de l'alimentation des plantes.Dans une des dernières séances de la Société de physiologie de Berlin, le professeur Hilgarth a attiré l'attention de ses collègues sur un grand nombre d\u2019analysea de sols d'Amérique qui tendent à démontrer que plus une région est sèche, plus le sol en est riche en éléments 1inéraux, propres à la nutrition des plantes.C«la so comprend tout naturellement, car ccs éléments ne sont pas exposés à être entraînés par les eaux de pluie comme dans les régions pluvienses.(\u2018est dans los terres sèches et ensoleillées comme l'Egypte où, d'après le professeur Flinders Petrie, l'alimentation de l homme est réduite au minimum, que la civiliea- tion est apparue pour la première fois; comme le dit le professeur Hilgarth, les races cisilinées de l'antiquité ont choisi pour premier établissement les contrées sèches, parce qu\u2019il leur suffisait d'irriguer le sol pour en obtenir des récoltes alimentaires.Le sol des contrées humides ne tarde pas à être enlevé par les eaux et doit être renouvelé, soit psr la jachère, soit par app'ication d'engrais.+ + + + Le plus beau volume Le plus beau volume qui se trouve parmi les 500,000 livres de la bibliothéque du Congria & Washington est une bible qui a été transcrite an seizidbme sidcle par un mine.La meillevre impri- meris du monde avjourd hui ne pourrait en produire une aussi magnitique.L'écriture est en let tres allemandes, chaque lettre est parfaite et il n\u2019y a pas une seule rature ou barbot dans tout le livre Chaque chapitre commence par une très gros se lettre, de deux À trois pouces de hautear, brillamment ornée en encre rouge et bleue Dans chacune de cas lettres capitales se trouve dessiné le portrait de quelque saint avec un ou deux traits de ga vie, racontés dans le chapitre.La légende rapporte qu\u2019un jeune homme qui avait profondé meat péché se fit moine pour faire pénitence.Il résolut de copier la bible, afin d'apprendre toutes les lettres des commandements divins qu'il avait tran-gressés.Chaque jour pendant p'usieurs années il poursuivit patiemment as tâche, et il était devenu un vieillard grand il l'eût terminée.Il n\u2019y a rien en Europe ou en Amérique qui puisse égaler cet ou vrage.+ + ++ Les mois : Octobre La flitterie avait donné à ce mois le nom de l'empereur Domitien : mais, après la mort du tyran, il reprit celui qu\u2019il devait À son rang dans l\u2019ordre des mois.Il était sous la protection de Mars.OCTOBRE ou l\u2019omone trouvée par le Scorpion Le signe du Scorpion lui est attribué soit à cause d la disposition des étoiles qui le représentent, soit à la malignit4 de cette saison, où les variations de l'air causent beaucoup de maladies.Les poutes anciens diteut que le Scorpion, C'ouzième signe du Zodiaque, eat celui qui, par ordre de Diane, piqua vivement au talon le fier Orion, géant et fils de Neptune et d'Euryale, ut qui mourut do la blessure d'une des flèches ds Diane, qui Ia lui avait déoochée pour le punir d'avoir osé porter sur elle une main impure.Pomone était une nymphe, remarquable par au beauté, autant que par son adresse à cultiver les jardins les fraite Tous les dieux champêtres v disputaient sa conquête ; V'ertumne eeul réussit à lui plaire, après avoir employé différentes métn.morphoses.Pomone eat à Rome un temple «t des autels, Les peintres modernes la représentent, comme dans notre gravure, couronnée de feuilli s de vigne et cle grappes de raisin, et tenant dans ses mainy une corne d\u2019abondance, ou ane corbeille remplir de fruits.+ + + + Marche nationnale Bulgare Où es-tu, 6 véritable amour national ?Où brille.tu, 6 lumière patriotique ?Hâte-toi de jeter tes flan.mes et d'allumer de grande feux dans les cu-ars c.la jeunesse, pour qu'elle coure aux montagnes lis armes à la main.Ewmbrase notre cœur, amour de la patrie ! Soulève nous contre les Turca, et impose nous à tous ce cri: \u201c Aux armes ! Courons aux Balkans! Levez vous tous pour la patrie, et marchez cor.tre les Osmanlie, le sabre an c8té et le fusil sur | paule ; foul:z, frappez et faites-vous justice ! Allons répandre notre sang pour la patrie, Four sa gloire et sa liborté ! En avant contre nos tyran- les barbares musulmans \u2018 Hätons nous d\u2019arborer partout le drapeau bu! gare, et, la croix à ls main, élevons notre cœur vers les cieux, en disant : \u201c O Christ, notre Sauveur, daignez abaisser vus regards sur nous, et voyez combien nous touffrors \u2018 \u2018 Exaucez nos vœux, Seigneur, c'est vous qui êtes notre espérance ! Notre cause est sacrée ; el! est fondée aur votre foi divine, sur votre gloricu: nom, 6 Fi'e de Dieu, qui existez de toute éternité \u2018 - + ++ Pot de pensées Il paraît qu'actuellement la chawse aux élé phants bat son plein dans les Indes.Comme c'est drôle ; c'est pour prendre lerrs «défenses qu'on tar les éléphants ! En Allemagne, on parle d\u2019augmentar le prix de la bière.T! en résalters une grande fermentation.Le célèbre carillon de Dankerque est, parait.il tout détraqué.Pour qu'an carillon sonne juste, il faut que rien ne cloche.LE CHERCHEUR.NOUVELLES A LA MAIN Monologue d'un ivrogne luttant 10 minutes contre con pardesaus qu'il ne peut réussir à mettre.\u2014 Là ! je suis bon ; j'ai la première manche.+ + * Une brave paysanne de la Vendée embrasse son fils qui part pour être soldat et, entre deux larmes, lui fait la recommandation suivante : \u2014 À présent, écoute, si tu vas à la guerre, ne t'en mêle pas, je t'en prie ; laisse-les faire.+, Au restaurant : \u2014Dites-moi, Baptiste, c\u2019est bien du canard ss u- rage que je mange Jà 1 \u2014Oh ! oui, monsieur, tellement sauvage qu\u2019il a fallu lui donner la chaese un bon quart d'heure dans la basse cour avant de l\u2019attraper.\u2018a + À \u2018a correctionnelle $ Le président \u2014 Vous avez frappé cette malheureuse fil'e.Vous lui avez poché les yeux !.\u2026.L'accusé donnant un tour galant à ses accroche- cœur : \u2014 Que voulez-vous, mon président, c'est la nature qui veut ça.J'ai toujours tapé dans l'œil des femmes ! \u2014- LE MONDE ILLUSTRE eas CHOSES ET AUTRES AYPROUVÉES PAK L'ACAD.DE MED.DB PILULES, ps, CONTRE I.Unemite, 1a © hlo- rose.Où pales couleurs, Ul puisy- v ment des forces.LES PILULES DE VALLET VRAIES SONT HLANCHES ETSUR LHACUNE EST ÉCRIT LE NOM VALLLT.Lor das wl l'atis ot TOUTES PHARMALIES - L- Pape fcra le 8 décembre pro chain : » clôture soleunolle de sou jubilé épiscu WV.GOUDRON GUYOT \u2014 Un nouveau téléphone vient d être jovent: vn Angleterre.L'appareil de la réception du son fait entendre la paroc Cr suemise, dans tou'c l'étendue de la - «le.PLOUVE LT Llu MMANDE PAR LAC, CHARBON DE MLD DE PALIS, CONTHE LES b maladies de Vestomae, la dys poste, le diarrhee, la dysenterie, la cholisime.le cholr a BELLOC 19, 1.Jacob, ants aL JUL TEs Pug 208, \u2014 | plus grosse pomme qui soit en exibit:n À l'exposition de Chicago vient du Canada.Elle sort d'un pow- mier «iv ln Colombie Anglaise, mesure 15: pouces de circonférence et pue 21 veces, é S SS Q Ÿ LIOUFUR RYGIÉNIQUE, ANTI-EPIDÉ- MIQUE.PRESERVATIVE LT CURATIVE DES MALALIIS de lu puitrine, de l'estomac et de la vessie, Kxixor l'adresse iv.P.Jacob, Vans.EN POULRE ET EN PASTILLES, AP.VIN FÉSAIFOGE.TONTOUE DIGEST.F, APPROUVE PAR L'ACADEMIE DE MCDECINE DE PARIS, por des convalese.nts «tous ceux qui souffrent de farilisse de l'estomac, d'anvinie, À Put- sement cause par l'an, les ercès, le travail, La fierre.EN BOUT ET 1 2 BOUT.1v, rue Jacub, l'acis ot TOLIES bHACIES, \u2014ivon XIII cdlébrora le 19 dé- ccubrs prochain le quarantième anni versaire de son ¢ dvation au cardinalat $ v Ce s \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 Dns MATHIEU & BERNIER Chirargiens dentistes, odin der rues du Chan:p-de-Mars et Bonsecours, Montréal.Ez:ravtion de dente par le gaz où l\u2019électricité, Dentiers faite avec vu sans palais Ru-\u2018anration des denta d'après les procédés les plus moderuca.DE PLUS ie RI E CURIEUX que le Grand Catal Livres FRANÇAIS, ANGLAIS, ALLE= N i 50\" tort.Photoe.Gravur»s Aquarel es, ot APPY &C* Edl'eurs, AMSTERDAM (Moltande).LIBRAIRIE FRANÇAISE L.DERMIGNY 126 w, 25th STREET, NEW YORK SUCCURSALE A MONTREAL 1608, Notre-Dame Seul Agent et Dépnsitaire du \u201c Petit Journal,\u201d de l\u2019aris, de son supplément colorié, et du ** Journal Illustré,\u201d pour le Canada et les Etata-Unis.Dépôt des principaux journaux de Paris, Rotamment : Petit Parisien, Soleil du Di- Tanche, 1 Fcho de la Semaine, l'Univers ustré, Le Figaro, ete , cto.; journaux de males et scientifiques, Abounements à toutes revues ou publications.Ordres po 8X6 ulin, pour livres promptement \u2014 UNE Dose.LE GRAND TSHILOHS! | CURE.Gucrit la Consomption, la Toux, le Rewdde con tie la toy 25¢, 50c, $1.Jeux d'esprit et de combinaison CHARADE Kit on soutlert un froid extrême, On se réchauffe en buvant mon premier, Ou hien en appro hant du feu de mon d-uxième.On s'amuse beaucoup, dit on, dans mon entier.ENIGME Je m'étends aux bords de la mer, \u2018Ju Lien au perchant des montagnes ; Je m'abreave du st amer ; J'ajoute aux beautés des campagnes ; Ou bien encore, ami lecteur, Ainsi qu'un bouc'ier, je protège ton cœur.No 12S- PROBLEME D'ECHECS Composé par M.Régis Roy, Ottawa Noirs \u2014 3 pièces vs Wy 7 %, vi UY ei: us, wh, A, Ju, 7 on 7%, 2 UA 7 à 7 7 7 7 A vy LE Yl A i Zz] a, a AY, À Ip 7 787 A Lg Blancs 5 pièces Les Blancs jouent et font mat en Z coups No 122 \u2014PROBLEME DE DAMES Composé par M, N, B., Lévis.Noirs\u20141S picces 9 5 5 5-5 He 7 ; e eZ \"1 ra 97 a3 Blancs \u201415 p èces Les Blancs jouent et gagnent Solution du problème de Dames No 120 Solution «le la charade : Marie ge.Blancs Noirs Solutions justes : L.D.ttagnon, Chica- St-Télesphore ; 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