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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 14 avril 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1894-04-14, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS « Doan, 32.00 - - - Six mess.81.60 Quatre mois, 81.00, papadle d'avance 10ux ANNÉE, No 519 \u2014-SAMEDI, 14 AVRIL 1894 BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES, ANNONCES : La ligne, par insertion - - - - - 10 conte Insertions suboéguentes - - - - Gombe Tarif spécial pour ennonece & long terme « \u2014 \u2014 CT Pi \u20ac HANI, oY AN =r N ~ N° (Bef 3 GAS AHA a (2) pub} pr 0 >.save: æ NZ CHART PT SL) Av 24% = AN) ÿ A) NTE 5 2g ir PE NE DR Leo A0 OV OS a = & Au (N25 ARE lo) Seay =; @ RX) @ che, » NC COMES DANE TASTY A rE RCE Le AE bee Tl el MAN Rs AG oJ se rR 33 st SPR FANE TES TON IN RAY TNC > es \\/.À M AS + SSX i BA EL D > YS ) No 5 } LE R.P.DB MONTIGNY rREDICATEUR DU CAREME A NOTRE-DAME, DB MONTREAL 590 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 14 AVRIL 1894 \u2014 \u2014 SOMMAIRE Text \u2014Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014Le R.I'.de Montigny \u2014Carnet du \u2018\u2019 Moade Illvetré.\u2019\u2014Sur la terra d\u2019Kvangéline en 1864 par L-H.Tremblay.\u2014 Les distraite.\u2014 Poésie : Coquette, par Jules Lsnus, \u2014Soirée de ga'a par Jo-eph Genest \u2014 Les \u2018crivains de toutes les littératures : M Léonidas- Wilfrid Tessier (avec portrait).par X.Ÿ.Z \u2014 Le côté amusant des anaonces, par Régis Roy.\u2014Notes et impressions, \u2014Prim « du mois de mare.\u2014Poésie : Avril, par Françoie Coppée \u2014Une épisode de notre histoire, par R.G.P.\u2014Nouvelle : La ferme, par (Georges Beaume, \u2014Propos du docteur.\u2014Notes et faite : Récréations favorites des têtes couronnées ; Les 1ics royaux et imperiaux, etc \u2014Chosos et a tres.\u2014Feuilletons.\u2014 Problèmes d'échecs et de dames.GRAVURES \u2014Portrait du R.P.de Muntigny, prédicateur du Carême à Notre.Dame, de Montréal.\u2014 L'empereur de Mussie et son état-mejor (double page).\u2014Gra- vure du feuilleton.© von met nd PRIMES A TOUS NOS LECTEURS Le Monpu ILLUSTRA réserve à ses lecteurs mêmes l\u2019escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il faiv la distribution gratuite, permi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir Pam ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de nne piastre-chacune, et puis un des divers prix suivante : $2, $3, $4, $5, $10, $15, $35 ot $50.Nous constituons par là, comme les zélateurs da Mowns ILLUSTRA, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par L'assoun do.ucune prime ne sera payée a les 30 j qui suivront chaque tirage.P foun A NOS CORRESPONDANTS Nous avons l'honneur d\u2019avertir nos correspondants que, à partir de !s date de ce jour, nous ne rendrons plus les manuscrits, copies, etc, qui nous seront envoyés pour être publiés.Les correspondants qui désirent conserver une copie originale des articles qu\u2019ils nous transmettront, devront donc, désormais, en garder eux- mémes un duplicate.N ami & mol,\u2014comme disent maintenant les Parisiens, \u2014 me demandait dernièrement pourquoi j'avais tant d'affection pour l'Ecosse et ses habitante.\u2014 Parce que j'ai lu Walter Scott tout jeune, à dix ans, et que mon père avait connu le grand romancier.\u2014Tiens ! un souvenir, contes nous cela \u2014Oh ! la chose est très simple.Un de mes oncles, Nicolas Ledien, \u2014on plutôt La Dien, comme il orthographiait son nom,\u2014étaid depuis plusieurs années professeur de français à Edimbourg, quand il pria mon pire de venir le rejoindre, vers 1818, su moment où il sortait du collège de St-Acheal, illustre maison dirigée par les Jésuites.\u2014 __ T1 devait lui donner des élèves et le pousser.Il partit et y resta plusieurs années.*,* Un jour qu'il 66 rendait d'Elimbourg à Glasgow, ou ailleurs, car la mémoire me fait défaut sur ce point, il se trouva, parmi les voyageurs de la diligence, avec un homme d'un certain Age, affligé d'ane olaudication assez prononcée.A une certaine distance, la diligence s'arrêta.Un pont jeté sur un petit cours d'ean avait été emporté, la veille, par une crue aubite, et remplacé par des planches nesez mal équilibrées.Le voya- grur boiteax héaitait à s'engager sur cette relle improvisée, quand mon père lui offrit, en très mauvais anglais da reste, le secours de son bras.Le passage était vraiment difficile, mais on s'en tira très bien.De l'autre côté, une diligenoe attendait encore les voyageurs et, une fois installés, la conversation s'engsgea entre le monsieur agé et le jeune homme.\u2014Voëus êtes Français ?\u2014Oui, monsieur, je suis arrivé depuis peu en Ecosse et j'y viens pour enseigner la langue de mon pays.\u2014 Belle langue ! je vous suis reconnaissant du service que vous venez de me rendra et je serais heureux de vous voir chez moi.Il appela le conducteur, la diligence s'arrêta et le voyageur descendit.\u2014À bientôt, mon cher monsieur, dit-il à mon père, en lui serrant la main, venez me voir à Ab- botsford, je suis Walter Scott.*,* Walter Soott ! Quelle joie pour un jeune homme de vingt ans de se trouver ainsi, toat à coup en relations avec un homme de génie | Et avec quel bonheur, au retour, annonça-b-il cette nouvelle à son frère.\u2014\u2014Bravo, dit mon oncle, profite de l'occasion, va voir sir Walter Scott, c'est un honneur assez grand que d\u2019être invité par lui.Quelque temps après, mon père se rendit à Ab- botaford, fut reçu avec la plus grande oordialité par le grand écrivain et sa fomme \u2014une Française, Mille Charpentier, et y passa quelques jours.*,* Ce souvenir occupait une grande place dans la vie de mon excellent père et vous pouvez penser comme nour, les petits, nous l'écoations nous faire ce récit, vingt fois raconté, plus détaillé, et que je ne puie vous faire d'une manière exacte.Comprenez-vous maintenant pourquoi j'ai lu Walter S :ott avec passion.A doure ans je connaissais l\u2019Ecose, que je n'ai jamais vue, et j'aimais les Ecossais ; je les aime encore, car ce sont des gens de progrès et ds travail.Et puis\u2014que voulez- vous, il faut l'avouer\u2014c'esd aussi parce qu'ils aiment les Français que je leur rends la réciproque.La parole d'un Ecossais vaut un chèque, et ce n'est pas peu dire.*,* Un frère de Walter Scott est enterré à Québec.Quand vous irez faire un pèlerinage à la cité des neiges, eb que vous passerez rue Saint Jean, entrez dans le vieux cimetière de l'église Saint Mathew, vous y verrez la tombe da frère da barde écossais.*,* Paieque je parle littérature un mot de la Saciété Royale.La réunion de 1894 aura lieu à Ottawa, le 2 ma Voici un aperçu des travaux qui seront lus : M J.-Eimond Roy a préparé une très curieuse étude cartographique sur les anciennes seigneuries de l\u2019Acadie.M.Dionne : Renseignements inédits sur les deux Raudot, intendants de la Nouvelle France.M.Faucher de Saint-Maurice : Notes pour servir à l\u2019histoire des fficiers de la marine frança.qui ont pris part & la guerre de l'Indépendance américaine.Ce sont des soènes de la vie américaine et européenne de siècle dernier.M.P.Decszes : Etude sur les armes trouvées par M.Scott, de Liberal, et que l'on croit provenir de Roberval lui-même, dont la disparition eat toujours restée an mystère dans l'histoire da Canada, It y en aura bien d'autres, mais je ne vous donne que ceux connue jusqu'à présent.Oa profitera de oetté réunion pour inviter le comte d\u2019Aberdeen à y assister et à en être an des patrons, comme l'ont fait ses prédécesseurs.Catte collection de dosument ane contient pas moins de dix neuf relations du siège.Le lauréat, par W.Chapman.\u2014Plus je lis cette chose eb moins je puis comprendre pourquoi Chapman s'est donné tant de mal à se préparer un regret.*,* Quatre ouvrages canadiens ont vu le jour pensant le mois dernier ; je les cite par ordre de mérite.Récits du Labrador, par H de Peyjalon.\u2014C'est un recueil de scènes charmantes et délicieusement contées, un succès comme on en voit trop peu ches nous.Ca petit livre, envoyé en France, y n été très apprécié, et la maison Didot à pris immédiatement des arrangements avec l'auteur pour le faire illustrer et en faira une édition de luxe.Réminiscence, par Arthor Baies.\u2014 Toujours jeune, éblouissant, ce brave Baies.Eu le lisant, on l'entend parler lui-même avec ce brio, cette verve qui ne tarit jamais et le distingue si bien.C'est un hon appoint au langage littéraire de cet excellent écrivain.Sir William Phipps devant Québec, par M.May.» rand.\u2014 Compilation qui évitera bien des soucis aux chercheurs.*2* L'Intermédiaire des Chercheurs à fait une trouvaille.\u201c Il y avait, en 1829, à Bordeaux, une rue des Traies, dont les habitents demandaient, par pétition, le changement de nom.Cette pétition portait les signatures de Groin, veuve Goret, Etienne Porcheret, Jean Bonness, ete, etc.L'archiviste de l'époque reçut le document et écrivit au dos : Jean Bonneau, Porcheret, Groin, veuve Goret, Sur ce nom qui tant vous ennuie N'allez point passer le torchon.Habi uez vou- à la truie Puisque vous tenez du cochon, Pas bôte, l'archiviste.LE R.P.DE MONTIGNY (Voir gravure) Nous sommes heureux de publier aujourd'hui le portrait da R.P de Montigny, le sympatique et populaire prédicateur du dernier carême à Notre- ame, de Montréal.Ceux de nos lecteurs qui ont eu l'avantaga d'entendra sa parole persuasive et élégante, nous sauront gré de leur conserver ainsi l'image de cetorateur distingué.Sucoédant, dans la chaire de Notre-Dame, à des prédécesseurs qui eussent pa être pour lui de redoutables adversaires dans une joate d'éloquence, il a su, cependant, se créer un grand nom dans le public ca tholique et littéraire de Montréal, et laissera dana ise, les cours canadiens un long et sympathique son- venir. ut MONDE (LLUSTRE 691 2 CHA: vl PE TL.A Lundi de la semaine dernière ont été célébrées, dans la paroisse de Vaudreuil, les funérailles de son ancien et vénéré pasteur, M.Célestin Martin, dé- oédé dans le courant de la semaine précédenta.Le service a été chanté ner le R P.Blain, S.J.M.le chanoine Racicot a fait la levée du corpe, et l'absoute a été chantée par Mgr Fabre.Après la cérémonie, le corps a été transporté dans la crypte de la cathédrale.LR 4 * Sa Grandeur Mgr Fabre a célébré, dimanche, le ler avril, le vingt-et-unième anniversaire de sou élévation au trône épiscopal.Une messe pontificale a été célébrée, en oette occasion, à la cathédrale, Mgr Emard.évêque de Valleyfield, « ffi:init, nt le chœur a répété de nouveau la messe de Méhal, qu'il avait déjà exécutée avec un grand succès le jour de l'inauguration de ln cathédrale.Les R.P.Hamond avait été chargé du sermon do circonstance.e Le ler de 06 mois, on a oélébré, en Allomagne, le 79e anniversaire de la naissance du prince de Biemarck.Le chancslier a reçu, dans ls journée, un nombre énorme de lsttres de félicitation, et a donné audience aux délégués des nombreuses sociétés savantes et autres, venus de tous les points de l'empire.L'empereur lui-même, quoique absent, lui a fait parvenir un télégramme de félicitations.*,* Mercredi de la semaine dernier, on a célébré à Québec le vingt-troisième anniversaire de l'élection - de Son Emineuce le cardinal Taschereau à la dignité épiscopale.Les représentante du clergé catholique du diocèse se sont rendus à Québec pour lai présenter lrurs hommages.Mgr Gravel et M.le chanoine Archambault étaient présents à cette réception.Aprèe une messe basse, dite à la basilique, par Mgr Taschercau, un Te Deum a été chanté en action de grâce.* Da 16 au 21 de ce mois, aura lien an grand bazar organisé au profit de l\u2019Institution des sourdes- muettes, 595, rus Saint-Denis.Le programme eera, paraîtil, des plus variés : banquets, concerts, déclamations, concours etc., rien na sera épargné pour donner à cette grande fête de charité tuut l'attrait possible et désirable.Nous sommes persuadés que nos lecteurs encourageront cette œuvre admirable des sourdes- muettes qui tend à soulager un des plus grands maux dont soit frappée l'humanité.Une mère paienne apportait une pierre pour murer la porte de la prison où était enfermé son fils traître à la Patrie : nous, chrétiens, apportons notre obole pour soutenir l'asile qui doit abriter notre frère malheureux et délaissé.Nous souhaitons au basar ob à ses zélés organisateurs un succès complet.JR J * Mercredi soir a eu lieu, au Monument National, le concert au profit de l'Institation des jeunes aveugles, de oette ville.La foule nombreuse qui s'était rendue à cette soirée prouve la sympathie du public pour les infortunés pensionnaires de cet établissement.Le talent musical de ces jounes gens, de ces jeunes filles est vraiment remarquable, mais quelle patience il a fallu pour arriver, avec eux, à un si beau résultat ! Et quels éloges ne méritent point les Ames charitables.los gens de cœur qui ont osé entreprendre la tâche ei ardue d'sp prendre à de ieunes aveugles un art si délicat et ef rempli de d flicultés.Le conoert de mercredi n été un succès ed une prouve de l'excellent enseignement donné par l'asile Milles Eugénie Tessier, Cartier et Wilscam, MM.Bourdon, Baker, Goulet, Dubois et Clarke, ont eu les honneurs de la soirée, et les nombreax applaudissements qu'ils ont reçus leur ont bien prouvé que le public Montréa- lais sait toujours apprécier les artistes de talent, sartout lorsqu'ils travaillent pour la cause noble et sacrée da malheur ! +.+ PETITE POSTE EN FAMILLE.\u2014Z.St-H yacinthe.\u2014 Votre \u201c Marguerite \u201d à été acceptée.J.-B.C., Québec.\u2014 R:ça votre grande poésie : elle paraîtra prochainement.Ludo , Montréal \u2014 Votre dernier ouvrage est un peu mieux, mais ce genre ne convient pas au jour- pal.Donnez nous quelque chose ayant un intérêt lus général, eb conséquemment attirant plus les ecteurs.SUR LA TERRE D'EVANGÉLINE EN 1864 LA TRAVERSE DU LAC DB TUSKET AU MILIEU DE LA NUIT N était alors au 24 juin, jour fécond en souvenances que l'absence du pays et la distance qui m'en séparsit alors me rendsient d'autant plus chères que c'était, ce jour-là, que l'on chômait en Canada la fête patronale de mes compatriotes, devenue depuis celle des Acadiens : la Saint Jean-Baptiste.Mais si le souvenir de la patrie absente, évoqué au jour de l'anniversaire de la fête nationale, remplissait mon âme de suaves pensées, combien aussi m'était chère cette terre d\u2019Evang-line, chantée par Longfellow, et à laquelle se rattache une page d'une histoire ai étroitement liée à celle du Canada.Levés À l'aurore, nous avions, ce jour-là.mon compagnon de voyage et moi, traversé le Lac de Tusket au soleil levant, afin de profiter de la frat- cheur du matin pour nous rendre à un village acadien situé à l\u2019intérieur des terres, sur les borde du Ruisseau-à-l'Anguille, charmant cours d'eau qui coule en serpentant vers la Rivière de T'usket, laquelle se jette à la mer près da village du même nom.Ca soir-là, nous revenions des Fourches, au con- flueut des deux rivières, à une heure avancée de la nuit, lorequ\u2019arrivés au bord du lac où nous avions pris pied à notre premier passage, nous nous aperçumes que l'embarcation avec laquelle nous avions traversé le matin avait été ramenée durant notre absence sur la rive opposée : ce qui nous laissait l'alternative, soit de rester où nous étions jusqu'au retour du jour, soit de nous rendre à Tosket d'où nous étions partis le matin, en faisant le tour du lac Il y avait bien sur le rivage une autre pirogue dont\u2018n us pouvions nous prévaloir ; mais on en avait retiré les rames, et en supposant que nous eâmes réussi à la mettre à flot au moyen de nos forces réunies, nous ne pouvions qu\u2019aborder à l'extrémité du lac, là où le courant nous eut probablement condait.Ce mignon lac que nous avions traversé de jour sans y observer rien de remarquable, nous parut si beau au milieu de la nuit que nous ne pâmes résister au désir de nous aventurer sur ses eaux, alors planes comme une glace.C'est la résolution que nous primes en effet, en décident que nous tenterions la traversée en lançant la pirogue, adoptant l'expédient de nous servir d\u2019une simple perche À défaut d'aviron.Ti faisait une de ces nuite délicieuses si fréquentes dans la partie méridionale de ls Nouvelle- Ecosse durant la mi été.Pss un eouffi + de vent.Pas le moindre zéphir.L'air était embaumé par l'odeur des margucrites blanches et des violettes sauvages dont les alentours de ce lac sont semés : fleurs odoriférantes qui n'exhalent leur parfom que la nuit.Le lune, alors à son déclin, e ffleurait la cime des arbres.Ses rayons argentée »e refié- taient à travers la clair fouillaga, puis s\u2019allon- ent sur ls surface du lac et allaient se perdre dans l'ombre des bois voisins, à mesure que l'astre de la nuit disparaissait à l'horizon.Une heure après notre départ de ls rive, nous n'étions encore qu'à mi-traverse, quoique la distance d'une rive à l\u2019autre na fat guère plus que de quelques cents verges.N :us ne touchions plus fond avec notre perche, et le courant que nous croyons devoir nous conduire en bas du lac nous tenait stationnaires ; car oe petit lac d'eau douce, situé à un mills seulement de la côte, est au dessous du niveau de la mer eb n'a point d issue.sauf quelques petits courante d'eau qui, retoarnant sur eux- mêmes, alimentent ses eaux Dans l'impossihilité où nous étions de diriger notre frêle nacelle à volonté, je contemplais, je savourais dsns toute la plénitude de l'âme, cette scène enchantereese dont je jouisssis au milieu du silence de la nuit ; ecène rendue d'autant plus sublime et poétique à pies yeux que je l\u2019asrociais dans mon esprit à la location des lieux décrits par Longtellow et à un être quelconque que je m'imaginais voir errer sur les brrds de cette délicieuse retraite sous la firme d'une femme.Etait-ce bien là les lieux où le poète, mariant son imagination aux souvenances du passé, était venu avant moi s'abreuver à la source des souvenirs Î J'aime à le croire ; car cette pensée dilate encore mon cœur, à jcet âge avancé de la vie, au souvenir de cette terre d'Evangéline que j'ai parcourue en tous sens eb de cette traversée du lac de Tasket fai e au milieu d'une be!l+ nuit L-H.TREMBLAY.LES DISTRAITS Distrait comme un mathématicien est un dicton justifié.Le graud Newton a donné le mauvais exemple ; un jour, ne voalant pas interrompre son travail, il se préparait an œuf à la coque, lorsqu'au bout d\u2019an moment il s'aperçat qu'il tenait l'œuf à ls main et qu'il avait fait cuire sa montre à secondes, bijou da plas grand prix à cause de sa précision.Le même Newton avait habitué ses chate à s'installer sans façon dans son cabinet de travail, mais la longneur des calonls da savant lessait leur patience proverbiale.Les vieux matous allaient se mettre en expectative près de la porte ; les plus jeunes, plus impatients, miaulaïent impériense- ment pour qu'on leur ouvrit.Continuellement interrompo, le savant se décida à faire une chat tière juste assez large pour laisser passer les petits félins, qui étaient les plus turbulente de la bande.Mais les g\u201803, qui voyaient les patits aller et venir à leur guise, se livrérant & un tel sabbat, que Newton prit enfin le parti de faire pratiquer une chattière à côté de la petite.Ampère, surnommé le distrait, remarque, une fois qu'il se rendsit à son cours, un petit caillou sur eon chemin, et comme il n\u2019était pas un sevant exclusif, il le ramases et l'exsmins.Tout & coup, le cours qu'il devait faire revient à son espriv, il tire sa montre, s'aperçoit que l'heure approche, il double précipitamment le pac, met le caillon dans sa poche et lance sa montre pardessus le parapet du pont des Arts.Ampère ne manquait jamais, lorsqu'il avait terminé ane démonstration sur Je tableau, à l'Ecole polytechnique, d\u2019essuyer les chiffres avec son mouchoir et de remettre dans sa poche, le torchon traditionnel, toutefuis, bien entendu, après s\u2019en être préalablement servi.Enfin Ampère se mit un jour à calculer sur la caisse noire d'un fiacre, avec le bout de craie qu'il portait toujours sur lui.Le fiacre se mettant en marche, le mathématicien le suivit en courant pour continuer ses équations.Mais voici qui est plus fort : on raconte qu'un géomètre, dont le nom noss échappe, quittant Paris pour aller se marier en province, et cra:gnant d'oublier la chose, avait écrit en grosses let\u2019 res sur son calepin : \u2018 Me marier en passant à Tuurs.\u201d a COQUETTE C'est ainsi que l'amour arrive.Le flot reflaait de la rive, A regret, presque nonchalant, Et lissait un tapis brûlant De sable où s'imprimait ei fine bottice.Pardonnez-le-moi, mon ami, Je l'aimais jà plus qu'à demi ! Sur un gros caillou nous allèmes Nous asseoir à l'abri des flammes Trop vives de l'après-midi ; Et, semblant rêver elle dit : -\u2014J'ai soif, va, la fontaine est proche Sous la roche.Rappeles vous bien, mon ami, Je l'aimais jà plus qu'à demi.Goutte à goutte l'onde filtrée Remplit la coquille nacrée Que je rapportai, fol Hébé, À la déesse.Et je sombei A genoux pour qu'elle pât boire Dans l'ivoire De ma coupe pleine à demi : Je l'adorais jà, mon ami.ue l'on révère, Objet ancré Je baisai ie bord de ce verre Que sa lèvre avait efflenré, Elle rit.Je m'étais leurré ; J'avais été d'une coquette La conquête.J'étais amoureux, mon smi, Et j'étais fou plus qu'à demi.Je pris pour grâce un rire d'elle, Sa rougeur pour aveu fidèle ; Et quand elle écrivit mon nom Sar le sable avec son talon, En relevant un peu sa jupe Je fas dupe De son amourette à demi, Mon pauvre ami, won cher ami.Tôt après, une vague folle Vint effacer, amer symbole, Mon nom dans le sable épelé.Depuis, je me suis rappelé Que les décases de la terre N'aiment gaère.J\u2019en suis plus triste qu'à demi, Mon pauvre ami, mon seul ami.Ad, Nemo II L'OPÉRA ALGRÉ la recommandation d'Horace, il était plus de huit heures quand tous ses amis, attardés par les mille et un détails minn- tieux que demande ane toilette de soirée, furent réunis de nouveau dens la chambre où nous les avons vus quelques heures auparavant.L'heure avancée servit de prétexte & Arthur pour suggérer de nouveau de retrancher le théâtre du programme de la fête.Les autres n\u2019y voularent point oonsentir et il dat se résigner à s\u2019ennuyer jusqu'au moment de la \u201c revanche, c'est-à-dire du souper.On se précipite dans les oscaliera afin de rega- goer lo temps perdu.Arrivés sur la seuil, on sorute en vain les té- LB MONDE iLLUBTKE nèbres pour y découvrir an véhicule quelconque, mais oe fot en vain, car la chambre d'Horace n'\u2019était pas située sur une rae ol i! passe des voitures à tous les instants.Il fallait dono se rendre à l'Opéra au pas de course, si l\u2019on ne voulait pas s'exposer à trouver tous les sièges loués.A Jacques qui, tout cssonfié, demandait quatre places voisines, on répondit qu'il ne restait que quelques billete pour des sièges isolés les ans des autres, et que, si l'on voulait être ensemble, il fallait prendre une baignoire, et vite, car il n'en restait plus que ceux.Après une courte consultation, les amis décidèrent de prendre l\u2019une des baignoires.Cela dooechait un peu leur bourse, mais ils ne pouvaient iter.Quand ils crureat que la sensation oausée par leur arrivée fat calmée Ce n'était pas souvent; qu'ils pouvaient se payer le laxe d\u2019une loge à l'Opéra, aussi cela les relevait- il à lears propres yeux, quand ils constatèrent qu'ils devaient occuper, pendant quelques heures, une position si prééminente, ev an soir d'abonnés, encore.C'était, en effet, la première de Carnien que l'on donnait.La moitié de l'ouverture était jouée quand ils firent leur apparition dans la baignoire.Ila prirent possession de leur siège d'ane manière indé te et avec un air d'habitués, eb écon- tèrent attentivement les dernières mesures de l\u2019orchestre.Quand ila crurent que la sensation causée leur arrivée fat calmée.ils risquèrens discrètement chacun un œil dans la salle, scratant tous les coins pour trouver des figures connues.Ile avaient déjà salué deux ou trois connaissances indifférentes, lorsqae Louie demands : \u2014 Voyez vous mademoiselle V.1 \u2014Où ça ! firent les autres.\u2014A l'avant-derniére rangée de l'orchestre, de l\u2019autre côté de la salle.Elle est avec mademoiselle P.: \u2014Tiens, c\u2019est vrai ! dit Horace en prenant une pose d'homme sérieux.Nous ont-elles vus 1 \u2014Je ne sais pas.Fais attention, mademoiselle V.regarde par ici.Et tous les regards se portèrent sur la scène ; le rideau se levait.Pendant le premier acte, les demoiselles de l\u2019orchestre et les chanteuses de l'Opéra attiraient tour à tour l'attention des jounes gens, si bien que l'on n'eut pa dire de quel côté leurs regards s'arrêtaient avec plus de plaisir.Limmense carte d'annonces qui remplace, pendant les entr'actes, le rideau ordinaire de la scène, s'étant déroulé devant les spectateurs, les amis se levèrent ensemble avec l'intention commune de se dir'ger vers le foyer.Comme ils allaient entrer, ils se trouvèrent en face des jeunes filles de l'orchestre qui, elles aussi, profitaient des quelques minutes d'entr\u2019acte pour se délasser.Les deux jeunes filles que les amis avaient déjà remarquées eb nommées étaient accompagnées de deux de leurs connais sances, qu\u2019ils n'avaient pas l'honneur de connaître.Ils salaèrent et allaient passer outre, lorsque Ho race, dont les batteries étaient toujours prêtes ur l'action, se ravisant, ouvrit le fou en lançant mademoiselle V.ce trait plein d'esprit et qu'il croyait infaillible pour s'attirer les bonnes grâces du beau sexe : \u2014 M ademoiselle, vous êtes jolie comme un ange dans cette toilette.(Je crois qu'il eat intéressantide faire remarquer que c'est ainsi (ja\u2019il abordait toutes ses conversations avec les femmes).Et il se mit la bouche en cœur.\u2014Ainsi que madomoiselle P., se hâta d'ajouter Arthur, en esquissant son sourire le plus gracieux, qui était devenu proverbial parmi ses amis.\u2014Ainsi que toutes ces demoiselles, crut devoir rectifier Louis.Jac(aes ne voulut pas panier cette occasion de faire, selon son habitude, un calembour aussi bôte qu'original : -\u2014Elles en seraient de véritables s\u2019il ne fallait que de mot zcle ! \u2014Mais !.il ne leur manque \u201cjue des ailes ! \u2014Si vous ne finissez pas, vous les rendres timides comme des gazelles.Et de même \u201cja\u2019un écho se répercutant de rocher en rocher, on entendit zèle »6 répéter de bouche en bouche, sans que l'on put savoir dod venait le son.Les jeunes fille, n'ayant pas prévu une attaque aussi formidable, farent mises hors de combat par cette décharge spirituelle et n'enrent pas la force de riposter.Elle se rendirent devant les armes supérieures de leurs assiégeants et signifièrent leur capitulation par un gracieux sourire.La victoire était complète et chacun se l'attribaait.Après qualques minates de pourparlers d\u2019an ca- ractére plus pacifiqae, Horace allait recommencer les hostilités, lorsque le timbre électrique invita, bien à propos, chacun à reprendre son siège.On s'inclina et les deux cemps se séparèrent.De retour dans leur baignoire, les quatre héros commencèrent à discuter la situation.\u2014Si nous leur demandions pour aller les recon- daire Ÿ interrogea Horace.\u2014Et le souper ! s'écria Arthur avec anxiété.\u2014 Nous irons après.\u2014Quel dommage que nous ne puissions pas les amener avec nous ! \u2014Bah ! n\u2019y songeons plus et regardons platôt cette jolie scène d'amour.Carmen dans sa cachucha pour Dua Joué Les phrases qui précèdent avaient été prononoées à des intervalles assez éloignés et la dernière faisait allusion à la scène, où, à la fin du second acte, Carmen danse sa cachucha pour Don Jose.C'est l\u2019une des plus jolies et des plus naturelles que je connaisse au théâtre.Les quatre amis ne parlérent plas jusqu'à ce que ie rideau étant tombé de nouveau ils purent se diriger encore une fois vers le foyer, ostensiblement pour y famer une cigarette, mais en réalité dans l'espoir de rencontrer le gentil bataillon qu\u2019ils avaient vaincu si galamment quelques instants auparavant.Mais § ne se montra pas.\u2014C'est par decorum, dit Horace, qui se refusait toujours à douter de la puissance d'attraction qu\u2019il croyait exeroer ; elles viendront entre le troisième et le quatrième acte.\u2014Je crois, au contraire, dit Arthur, qu'elles ne viendront pas du tout.Elles doivent en avoir asses.En effet, elles ne quittèrent pius leurs sièges.Après la représentation, Horace recommanda à ses compagnons de se dépêcher afin de pouvoir ler aux jeunes filles à leur sortie, mais comme ne partagesient pas son enthousiasme, ils frent ai bien qu'ils laissèrent les jeunes filles sortir sans les molester.Le Don Juan dut, en conséquence, modérer son ardeur et se résigner à finir veillée comme il l'avait commencée, sans représentante du sexe tout rempli de vertus ed d'attraits.Il se consola bien vite en songeant à la seconde partie du programme qui restait encore à remplir, et la perspective des quelques verres de bon vin qu'il s'était promis de déguster, ainsi que ses compagnons, contribua fortement à lui faire oublier avec une rapidité merveilleuse sa déception d'il y avait quelques minutes.Le désir de quitter le théâtre d\u2019ane manière respectable et digne, augmenté de l'impatienoe de se trouver réunis autour d'une table bien garnie, les décidèrent à prendre une voiture de place.\u2014À l'Occidental ! cria Horace au cocher.(A suivre) Les écrivains de toutes les littératures M.LEONIDAB-WILFRID TESSIER Nous publions, aujoard'hui, le portrait d'un homme bien connu autrefois dans le monde financier et littéraire, de cette ville.M.Tessier cat né à Montréal, le 23 février 1832.A\u2019ua sortie du collège de Montréal, il entra au bureau de l'Ordre, qu'il abandonna plus tard pour cocuper one place à l'Hôtel de-Ville.Le 10 no- vembra 1865, il était fait trésorier municipal de Montréal.Le 20 avril 1855, il avait épousé Mile Virginie Sentenne.De ce mariage sont nés plusieurs enfants, dont l'un est Mlle Eugénie Tessier, la cantatrice bien connu.ode en 1 M.Tessier suivit de près le mouvement littéraire au Canada, d'abord comme président de l'Union catholigne, ed ensuite comme directeur de le Revus Canadienne, LE MONDE ILLUSTRE Log homme estimé est mort lo ler décembre M.G.-A.Damont, devant publier prochaine ment les écrits et la biographie de M Tessier, nous renvoyons nos lecteurs à l'ouvrage de notre collaborateur pour mieux connaître l'homme dont nous venons de parler \u2014X.Y.Z.LE COTÉ AMUSANT DES ANNONCES Combien de lecteurs, après avoir lu les nouvelles et les notes de la rédaction dans une gazette, s'amuseront à lire les annonces 1 A moins d'avoir à y chercher quelque chose pour soi-même, bien peu donneront plus qu'un coup d'œil distrait sur cette partie da journal.Pourtant, en outre que vous apprendrez que M.Un Tel vend ses marchandises à très bas prix, vous trouverez un côté emusant fourni par la manière dont l'annonce a été rédigée.Ainsi, l'autre jour, j'avais dans les mains une petite feuille, imprimée à plusieurs cents lieues d'Ottawa.Après en avoir lu le plus intéressant, machinalement d'abord, j'examinai les colonnes employées par les marchands, etc., pour offrir leurs marchandises au public.Dans cet examen je rencontrai une annonce qui me charma tout de suite.Je portai alors plus d'attention aux autres avis du genre, eb je me procurai quelques instants de gaieté en y découvrant plusieurs cas semblables au premiere vis d'abord, en grosses lettres, au commencement d'une annonce : GROSSERIES ET ÉPICERIES \u2014 Tiens, tiens, me die-je, ce n\u2019est pas trop mal cela pour des Canayens ; (car l'annonce est oelle d\u2019une trinité sociale : M.Untel, Chose & Cie) ils seront certains d être compris, mais à qui s'adres- sent-ils Ÿ Leurs lecteurs ne comprendraient ile pas le mot français : épiceries, puisqu'il faut leur mettre avant : grosseries / Ces mêmes gens-là vendent aussi des candies.C'est une erreur faite par l'apprenti typographe, pensai-je, il a voulu faire des siennes, mais quand sar une autre psge j'aperçus la même faute, je changeai d'opinion.Un horloger-bijoutier vend des montres très utiles pour prendre le temps des trettes de chevaux.Ce mot-là ne m'a pas trotté longtemps devant les yeux.Vite, je prends le dictionnaire de Larousse, et j'y vois : * Trotte, n.f., espace de chemin.\u201d Evidemment l\u2019horloger n'a pas employé le meilleur terme.Un qui doit être fatigué quand il est chez lui, c'est cet agent qui vend des machines à coudre et qui en a \u201c toujours en mains à sa résidence.\u201d Un autre bijoutier vend des lunettes, etc , * dont la propriété est de ren/orcir la vue.C'est en cela qu\u2019elles surpassent toutes les autres.\u201d Je le crois bien, parceque tout ce que les autres peuvent faire, c'est de ren/orcer la vue.Encore uu disciple de saint Eloi.Celui-ci offre aux acheteurs, des enfoucas ; orthographe nouvelle que l\u2019Académie francaise adopters après l'avoir vue.Un marchand annonce au public : \u201c qu\u2019un tailleur eat atfaché à son établissement.\u201d Il ne nous, dit pas si c'est depuis longtemps et jusques à quand il le gardera attaché, Toutefois, le pauvre captif a nos sympathies, Voici un charron.C'en est un bon, je vous l'assure, mais il à une spécialsté.C'eat À dire qu\u2019il excelle à faire certaine chose mieux qu'une autre, dans son métier.Oui, il a une sp\u2019cialité, Savez- vous ce qu'elle est Ÿ Eh bien ! sa spécialité à lai, comme charron, c'est : toutes sortes de voitures.Pas mal, n'est-ce pas Ÿ Voulez-vous ne charette, une calèche, un tombereau, ou un landeau Ÿ Ne vous gênez pas, commandez : monsieur est spécialiste, et la construction de toutes ces voitures entre dans ra spécialité.Deux négociants, en société, remercient leurs clients du patronage reçu d'eux par le passé, et leur offrent * trois magnifiques peintures l\u2019huile, encadrées, évaloées à dix piastres chacune, que tous pourront gagner.\u201d Qae dites vous de cela Ÿ Je ne connaissais qu'an autre cas qui ressemble à cette affaire.Un jour, en Palestine, an Homme (divin) avait fait distribuer parmi une multitude de personnes quelques pains et poissons ; il y en avait eu pour tout le monde et de reste.Nos deux braves amis feront, je suppose, pour le profit de leurs pratiques, un miracle que l'on pourra nommer : le mira-le des trois peintures à l'huile, que tous pouvaient gagner.Dans les journaux des grandes villes, ces annonces au côté amusant sé lisent plus rarement, mais on en voit parfois.cr, NOTES ET IMPRELSIONS Si le silence est d\u2019or et Ja parole d'argent, la vérité est de fer.\u2014 À.VANDELET.Le temps est le plus mortel ennemi des gens qui ne font rien.\u2014 Marc DE FONTENELLE.Tous les concepts d'honnêteté, de justice, d\u2019autorité, de liberté, des droits et de devoir, ont été bouleversés dans ce siècle \u2014LÉoN KiI1.L'homme d'action n\u2019est ni un savant, ni un artiste, ni même un homme très vertueux, la sottise et la méchanceté des hommes le forçant à pactiser avec elles.\u2014 E.RENAN.PRIMES DU MOIS DE MARS Le tirage des primes mensuelles du Mowps ILLUSTRÉ, pour les numéros du mois de MARS, qui a eu lieu samedi, le 7 avril courant, a donné le résultat suivant : ler prix No.39,131.$50.00 2e prix No.89:3.25.00 Se prix No.871.15.00 te prix No.9,991.10.00 be prix No.17,968.5.00 6e prix No.38,747.4.00 Te prix No.48,688.3.00 8e prix No.6,674.32.00 Les numéros suivants ont gagné une piastre chacun : 381 8,771 17,790 24,924 33,440 40.652 391 8940 18,103 25455 34,213 41,202 1,250 9,141 19,878 25,652 34,617 42,050 2,190 9,728 20,280 26,013 35,090 42,334 2,854 10,512 20,429 27,074 35,771 42,525 3,337 11,327 20,442 27,557 35,940 43,512 4,474 12,418 20,521 28,127 36,705 44,169 4,877 12,656 21,306 28,486 36,814 45,325 4916 12,722 21,930 28,826 37.230 46,960 5,251 13,621 22,381 29,915 37,447 47,279 5,327 14.253 22,870 30,125 38,235 47,532 5710 15.734 23,153 30,440 38450 48,321 6,686 15,823 24,296 31,666 39.363 49.344 7,955 16,538 24,578 32,341 40,029 49,834 7,966 17,016 N.B.\u2014Toutes personnes ayant en mains des exemplaires du Mowps ILLUSTRS, datés du mois de MAKS, sont prides d\u2019examiner les numéros imprimés en encre rouge, sur la dernière page, et, s'ils correspondent avec l'un des numéros gagnants, de nous envoyer le journal au plus tôt, avec leur adresse, afin de recevoir la prime sans retard.Nos abonnés de Québec pourront réclamer le montant de leurs primes ches M.B.Béland, No.276, rue Saint-Jean, Québec ES A 5 4 br dy} TSN pi g-s = \u201ca A = «A ; CA 2 PE 2 à + > i « i ay PF A W > 000 + Ce on | {+ > y.4 ta 4 ea ea ¥ ¥ SRI oy à I \u2018a A ve AL TEL ok) Pa, A Woy a.A ef + bé te willy à > La n ; Ng J Leu Hy ¢ gi * H At vd ~~ 3 5 = / 4.A A D 4 LS ! bi Td 4} 2x Ce : \u2018 J 4 NS $: fi TO NOD » Ma ef ( nn vs NY ih ip À ay A hind > po N= 2 A T 3 oA Ç are ; BE Ea I À / K + Le Sgt Ar ~ -,.i * \u201cess 4 Pe A EE \u20ac » A ak at?3 IZ Nv a pee 3 \\ MeL A In ue 2 ann % ¢ 5 2 Lcd \u2026 x % re ok, or Xv, A) 5.4 TB (~~ A Pt NS > , 2 8, x à jf ix bY \u2018Lp.5 #2 Cf js} Af | F4 = > se, ry As.A | Se \u201c RE des By 23°.F fu.RN r À : Re v ~ Te \u201cSu ~ IP gs \u201ca £45, se D tn = > ei A \\ 4 BES hd < : +; Tow xt] Nos + vy : LR fi pd Li > ë z & > * N RS > > 205 Ge UNE EE0N * OTR ; Ne 7 # it NS ag 6.3 WN be Ay Ne ol nl 1 + Jd Wo A 2 SCX SL LN \\, + EN = \u201d 4 77, i) 1 1) 2 = \u201cet ES, yg 7 \u201c4 Û \"JUS ~~ & < = Eu Ma ey A = x GPS NN TA ma N id = I a -\u2014 ca = 4% a 9 EP.% v L'EMPEREUR DE RUSSIE ET # # « > \\ wr Raul] 27 S on § = oA + o&, NY -y CA ed = Le 28 Ee a ve (ors = eu Lea 7e = [ RE = > ru pe a ty ni.& 5 Da; 21 ST Ty > = =k i ~~ RAR x ve.Fa > > -\u2014\u2014\u2014_ aX _ ad \"> Yo $ we SON ETAT - MAJOR 7, oe re (nity Le yo * 7\u2019 2.ATT a æ § à Woe + 4 BN Wh °C Naw À \u201cà, ME sir, \"4 yf a / Wy 5 à ah we < AS rE Mg Ÿ & Ne mY _ as LY or - = 2 \u201cA 3 $ at IX {\u20ac FF i > ex nr Sad oO se 0 , ; En i Jn) AR ; ZR \u201c ( 3h dim aia.ie ard x > : Vi ES Rg Ms < À = 1 ce os ve NS a À & Aon ÿ \u20ac LE 4\u201d Lt 7) - Sy à AN xy Cafe + æ; Er Sa wi \"Lint, 3 Xi} 2 wl Le ess 44 Bi M \u201cXN FT \u2014\u2014 \u2014 que de subir des conditions qui nous y paroissent si contraires.Je prie M.le marquis de Vaudreuil de mettre sa réponse par écrit au bas da présent mémoire.\u201c Signé : LE CHEVALIER DB LÉvis.\u201d M! de Vaudreuil répondit aa mémoire du cheva- valier de Lévis par les lignes suivantes : * Attendu que l'intérêt de la colonie ne nous permet pas de refuser les conditions proposées par le général anglais, lesquelles sont avantageuses au pays dont le sort m'est confié, j'ordonne à M.le chevalier de Lévis de se conformer à la présente capitalation et faire mettre bas les armes aux troupes.\u2018 A Montréal, le 8 septembre 1760, * Signé : VAUDREUIL.\" M.de Lévis, voulant épargner aux troupes une partie des humiliations qu'elles allaient sabir, leur fie brûler leurs drapeaux pour les soustraire à la condition de les remettre aux ennemis.Le chevalier de Lévis s\u2019embarqua à Québec le 18 octobre eb mit pied à terre à La Rochelle le 26 novembre.Quelques mois après, il adressa la lette suivante à Pitt, premier ministre d'Angleterre : \u201c 37 février 1761.* La capitulation gr à été faite entre M.le général t et M.de Vaudreuil, gouverneur néral du Canada, porte que les troupes que je commandois dans ce pays ne doivent pas servir dans la présente guerre.C'eat un événement très contraire et décisif pour ma fortune, puisqu'il m'empêchera de mériter les grâces qu'il pourrait laire au Roi mon maître de m'accorder.La gé- néroeité avec laquelle j'en ai usé envers les troupes de Sa Majesté Britannique que le sort de la guerre a fait tomber dans mes mains et mon humanité à empêcher les craautés des sauvages, ce qui est connu de tous les officiers généraux et partiouliers des troupes angloises qui ont servi en Amérique, me font espérer que vous voudrez bien vous intéresser pour moi auprès de Sa Majesté le Roi d\u2019Angleterre pour me permettre de servir.\u201c Je vous prie de vouloir bien vous ressouvenir que j'ai eu l honneur de vous voir en Angleterre, et que vous aviez de l'estime et de l'amitié pour M.le maréchal et Mme la maréchale de Mirepoix.En cette considération, j'ose espérer que vous vou- drex me procurer la satisfaction que je désire ; j'en aurai toute la reconnaissance possible.Je vous supplie de cunsidérer que c ne seroit qu'un particulier que 8a Majesté le Roi d'Angleterre prive- roit de la suite de sa fortune.J'attends tout de vos bons offices.\u201d Un mois après, le général vicomte Légonier lui apprrit par la lettre suivante que le roi d'Angle terre lui permettait de servir : * A Londres, le 10 mars 1761.** Monsieur, J'ai reçu avec plaisir la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, puisqu\u2019ells me rappelle la souvenir d'un parent et d'an ami de M.et de Mme de Mirepoix que j'honorais intimement.\u201c J'ai eu l'honneur de mettre sous les yeux de Sa Majesté le désir que vous avez de servir et les avantages qui vous en résulteroient.\u2018 La manière généreuse avec laquelle vous avez traité noe Anglais à d'abord déterminé Sa Majesté d'accorder votre demande.\u2018 Vous êtes donc en liberté, monsieur, de servir en Europe seulement.8i le Roi exocepte I'Amérique, c'est votre faute, vous y avez servi avec trop de distinction.\u201c Je vous souhaite, monsieur, tout ce qui peut contribuer à votre sati faction.\u201d Et Pitt lui-même lui écrivait : \u2018 A Whitehall, le 26 mara 1761.\u2018* Monsieur, \u201cCe m'est un vrai plaisir de pouvoir vous apprendre l'agréable nouvelle que le Roi m'a autorisé à vous dire que, malgré la capitulation faite entre M.le géneral Amherst et M.de Vaudreuil, vous avez la liberté de servir, pourvu que ce soit en Europe.Je me flatte, monsieur, que cette restriction ne sauroit vous être gênante, ni préjudiciable en aucuns façon à vos vues d'avancement, * C'est avec bien du regret que j'ai \u2018été dans l'impossibilité de vous faire réponse plus tôt, m'étant trouvé, pendant quelques semaines, alité par an sérieux accès de goutte, ainsi que de n'être pas à présent à même de me servir de ma plume pour vous assurer des sentiments de l'estime sincère et de la considération la plus parfaite.p .ITT \u201d Le chevalier de Lévis prit le service immédiate ment.L'année suivante, il se signalait par ea bravoure à Johannisberg, gagna son bâton de maré chal de France en 1763 et moarut en 1787.R.G.P.I! est ane espèce de haine qui ne s'éteint jamais : c'est celle que la supériorité inspire à la médiocrité.\u2014Pasquix Sous prétexte d'étendre et de multiplier nos jouissances, nous perfectionnone chaque jour l'art de nous tuer nous-mémes.\u2014G-M.VALTOUR.Sitôb qu'au État augmente ce qu'il appelle ses troupes, les autres soudain augmentent les leurs ; de façon que l'on ne gagne rien par là que la ruine commune.\u2014 MONTESQUIEU.\u2014 = _\u2014 \u2014 muet = rene BC CE ot em ~~ re LB-UONDE ILLOSYRE 897 LA FERME : | L'AUTOMNE, dès les premiers labours, Jean Gabri avait loué un orphelin descendu des Cévennes, Hubert, campagnard de bonne souche.La fermiére était morte au printemps, après g avoir de son cœur et de ses or Rf bras contribué autant et .1 I.plus que son homme à la \u2018 création de leur patrimoine.Depuis vingd ans, le terrien souffrait de rhumatismes, crises nombreuses, croissantes d'intensité, et il négligeait la besogne, en se plaignant de l'usure de son corps.Aujourd'hui, les voisins ne voyaient plus guère dans lea vignes que le garçon de ferme et Palmyre, l'anique enfant de Jean Gabri.Cette grise après-midi de novembre, le maître, seul dans la salle commune de sa demeure, évoquait tristement les hivers d'autrefois, les joyeux renouveaux pleins d'espérances, les ardent étés pleins d'amour et de travail.Les coudes sur la table, avec torpeur il songea aux indécis lendemains, à sa vieillesse prématurée, au destin de sa terre, au destin de sa fille.Das larmes roulèrent sur ses joues d'écorce rugueuse ainsi que le soir doré où l'épouse trépassa.Palmyre survint.Alerte et contente, elle par- .couret la cuisine, rangeant le buftet, soufflant le feu, balayant, époussetant, dévouée avec tant de plaisir à son ménage.Ensuite, pour coudre sa Ps veste des dimanches, elle s'assit contre la fenêtre aux menus carreaux bordée de toiles écarlates.1Jean Gabri coneidérait sa fille délicieusement, en dessous, ému de fierté.Il ne songeait qu\u2019à elle, maintenant ; Palmyre était la plus jolie demoiselle des environs ; brune, grande, les joues rouges, les bras bardis, et elle refusait les plus riches ma- Pourquoi cet entétement, ces caprices de petite folle ! Le fermier ne savait point, eb de tels dédains l\u2019inquiétaient pour l\u2019avenir.Alors, comme son Ame attendrie s'alanguissait en un désir de consolation, il s\u2019épancha, continua tout haut, d\u2019une voix douce, l'expression de son éternel souci : \u2014Penses tu quelquefois à la ferme, Palmyre ! Ta devrais me donner bien vite un remplaçant, vant que je meure, moi aussi.L'héritière baissa la tête.Ses doigte tremblaient ur le corsage en cousant.\u2014Ta ne réponds pas! Tu as peut-être an amou- ux, le fils de quelque ferme sans doate \u2014 Non, soupirs-tells, le front toujours baissé.\u2014Ta ne veux donc pas te marier ! \u20148i.\u2014Eh bien ! \u2014Osi, je veux me marier.Mais.je n'ose pes dire.Mon smoureux n'a pas d'argent, il ne it même pas que je pense à lui C'est lui seul que je veux, les autres ne me semblent que des sots et les menteurs, des affamés de notre bien.\u2014Pas d'argent ! grommela Jean Gabri.Eb sa tamille ?Ce n'est pas un vagabond, je suppose, un anfant perda $ , \u2014Non.Il est honnête et bon comme le pain.Oh ! vous le connaissez.Il vaut trois hommes à l'œavre.Palmyre pou à peu avait dressé son buste sur la | haise.Le fermier cachait son visage entre les mains, pensivement.; \u2014 Encore un malheur, je parie, murmura-t-il.l'a as dit que je connaissais ton prétendu f Voyons.Elle hésita, la bouche bumide comme d'un baiser.Le maître sonrit de ss ponfusion.Alors, levant lee yeux volontaires, elle proféra le nom ai doux à son cœur et à ses !êvres : \u2014Hubert.Et elle rougit, so tourna vera la fenêtre, vers les terres opulentes qui se développaient sur le soteau, jusqu'à la route blancho.Tout & coup, elle aperçut le jeune homme.Il cheminait, si beau, si grand dans les brumes du soir.Et il rentra, aa pioche à l'épaule, d\u2019un pas radieux.!l fredonnait une chanson de ses raontagnes, insouciamment, inattentif au silence bourru de Jean Gabri.IT Palmyre et Hubert n'avait pas échangé le moindre aveu.Presque aussi muets tous deux que la glèbe, soit à l'ouvrage, soit dans la maison, ils vivaient en camarades.Quelquefois, ils 86 courtisaient par de fartives prévenances des taquineriee, des jeux d'écoliers.Leurs silences, quand ils étaient seule, frissonnaient d'une jouissance de rêve où ils confondaient leurs âmes \u2019 Le lendemain avant midi, ils se rencontrérent au uite de la cour : Hubert menait boire son cheval, almyre puisait de l\u2019eau pour laver du linge.Le faraud, désireux d'éviter une fatigue à son amie, voulat tirer les lourds seaux de bois.Mais celle ci, plaisamment, résistait.Leurs mains rudes se hourtèrent, ils s'embrassèrent presque.Ravis, les yeux dans les yeux, ils tressaillirent d'une ivresse profonde et d\u2019un espoir.Le cheval, indiscret, leva sa tête velue, et, les naseaux trempés de gouttes ruisselantes, contempla les amoureux.: Palmyre avait cédé enfin.Pendant que le jeune homme se penchait sur le puits, elle se confessa, comme s'il l'eût questionnée : \u2014Hier, mon père m'a parlé de mariage.Je lui ai dit la vérté.\u2014Ah !.Qu'est-ce qu\u2019il a dit ! répliqua Ia- bert, qui s\u2019apprêtait à remplir le baquet.Seulement, le pataud broncha, inonda le sol boueux contre la margelle.\u2014Il n\u2019a rien dit, chachotta la paysanne, soulagée d'une telle douleur d'amour.Deux oiseaux, en gszouillant, tournoyèrent au- dessus d'eux, puis s'envolèrent très haut dans l'azur.\u2014Je crois que je mourrais si cels n\u2019était pas, conclut Hubert.Il saisit le cheval par le bride, et lentement il s'éloigna.Paimyre 9e complut à rester, les bras inertes, contre le puits, dans ce morceau d'espace où frémissaient encore leurs paroles d'amour.Pourtant, elle redoutait le pouvoir de son père, et parfois une ombre brutale chassait sa vision de bonheur Désormais, ils s\u2019évitèrent.On ne les vit plus souvent ensemble dans les propriétés.Ils étaient gênés l'un devant l\u2019autre.Quand le maitre les abardonnait seule, ils ne parlaient point.À la rencontre de leurs regarda, qui semblaient ce chercher, ila tressaillaient, comme si Dieu les efit surpris.Hubert méditait des projets de fortune et de joie Mais, par intervalles, un désespoir le frappait, il doutait de son amour, avait une horreur des jours prochains.Bientôt il mollit À l'ouvrage, les semaines lui parurent interminables.Si Palmyre était loin, il languissait comme dans un désert.Jean Gabri remarque l'indolence de son garçon de ferme.Mais il n'articuls aucun reproche.Lui aussi, souffrait d'incertitudes.Comment se fâcher, d'ailleurs 1 S'il congédiait Habert, que ferait Pal- myre ! Et sa face restant fermée comme un mur, il s'accoutumait à l'sppréhension du déeastrenx mariage.III Les mois passèrent, l'hiver, le printempe.En avril, le joura anniversaire du décès de la fermière, Jean Gabri et sa fille, parés d'habits de fêtes, partirent pour la ville.Ils allaient à la messe de neuf heures dire les prières de deuil.!luberb avait tenu à les suivre.On parlait de la pauvre défunte avec tant de peine et de douceur qu\u2019il regrettait de ne l'avoir pas connue.| Jean Gabri, très ingambe à cette heure matinale, odorante et lumineuse de rosée, s'était mis entre les deux enfants.Par les jeunes verdures, sous les plaines limpides \u201ca ciel, tous les trois cheminaient d'an pas monotone, sans paroles, le cœur gros.La même peine les obaédait, l'inquiétude du mariage.Pourtant, Jean Gabri, attendri par l'affection filiale d'Hubert, sentait défaillir sa résistance.Après la messe, sans s'attarder à baguenauder devant les magasins de la grand'rue, ils s\u2019en retournèrent.Le vieux, çà et là, bavardait avec empressement, avec an trouble de folie, et les deux farauds intrigués, s'examinaient en dessous en riant.On déjeuna dès l'arrivée.Ensuite, le travail étant interrompu le jour de deuil, Jean Gabri traîna une chaise devant la porte.Palmyre et Hubert w'assirent auprés de lui, sur le banc de pierre.Tle portaient encore les habits du dimanche.Le soleil, au zénith, sur les horizons bleus, resplendissait.Perdues dans l'immensité de la nature, leurs trois Ames demeuraient recueillies sous la même nsée.Enfin, le maître, oppressé depuis trop longtemps par ces incertitudes, promptement se soulsgea.\u2014Habert, dit-il, n\u2019'attendons pas davantage.Nous sommes francs, nous autres.Réponds-moi : Est-ce que tu veux épouser Palmyre à cause d'elle ou À cause de la ferme 1 Hubert pâlit, regards stupidement son maître, et son cœur robuste, outragé par le brutal soupçon de convoiter an héritage, tremblait de colère et de honte.Calme, huamilié, il bredouilla des excuses, puérilemant.Mais Palmyre tout à coup se prosterna sous les mains de son père, et, d'une émotion religieuse, en sanglotant, elle confessa que sans Hubert elle ne pourrait pas aimer la ferme.Après huit jours moroses, le paysan consentit.Le marisge fat fixé pour l'aatomne à la fin des vendanges : tous les voisins y seraient invités, tous, riches et pauvres.Les terres de Jean Gabri ne nourrissaient point ls haine.Désormais, Jean Gabri ne sortit plus de sa demeure.Aux heures tièdes, il s\u2019asseyait dans la cour, sous la treille.Il souffrait trop de voir qu\u2019un autre parcourait souverainement les belles vignes qu'il avait plantées.Les vendanges se terminèrent à la gloire dHu- bert.Palmyre était ficre de lni.Bientôt le bonheur des fiancés éclaira 'Ame du vieux.Mais, la veille des noces, tandis que, malgré lui encore, il admi rait au travail la vaillance de nouveau maître, Jean Gabri mourut devant ea ferme, au blond soleil, parmi le silence des solitudes.GKoR«ES BKAUME.PROPOS DU DOCTEUR LE SOMMEIL DEs ENFANTS Quand vous couchez un enfant, placez-le sur le côté droit plutôt que sur le côté gauche.Deux fois au moins dans les *4 heures, il doit être remis sur le côté gauche.Quand un enfant est éveillé, laissez le sur le dos.C'est la seule posture qui lui permettre de remuer librement les jambes et les bras.Placez le berceau d'un eufant de manière que la lumière tombe également sur les deux yeux, ce qui l\u2019empêche de prendre l'habitude de loucher.Les petits enfants ne peuvent pas dormir trop longtemps.Un long et calme sommeil est pour eux un très bon symptôme, et on ne doit les en priver sous aucun prétexte.Le sommeil chez l\u2019enfant amène une circulation meilleure et plus uniforme et facilite l\u2019assimilistion des aliments.De plus, la posture horizontale est la plus favorable à la croissance et au développement physique du petit enfant, qui vit comparativement beaucoup plus vite que l'adulte ; chez lui, la circulation du sang est bien plus rapide que chez l'adulte et tout stimulant agit puissamment sur lui.La Petite, grand romav populaire par Edouard Cadol, qui a été lu par toute l'Enrope, est en vente pour 5 cts à la librairie G.- À.et W.Dawont, 1826, rue Ste-Cetherine.Empresiez-vous de I'acheter.- Tw ew | Les tics royaux et impériaux Le de Galles) cligae de l'œil gauche en parlant \u2014Le prince Edouard, son fils, passe sonvent son doigt sous son menton.\u2014 L'empereur Guillaume tire sa moustache avec énergie.\u2014 Le roi Hambert caresse doucement la sienne.\u2014Le czar se passe le main sur le sommet de la tête \u2014Le khédive remue la jambe gauche \u2014L'archidachease Marie-Thérèse d'Autriche ne peut pas parler sans tirer une petite boucle qu'elle a au-dessus de la tempe gauche.+ + + + Récreations favorites des têtes couronnées La reine Victoria est passionnée pour la musique.\u2014 Le czar joue da cornet à piston et boxe.\u2014 La reine Maguerite d'Italie s'occupe de théâtre.\u2014 Le roi Humbert chasse le chamois.\u2014Le roi de Grèce est un sportman émérite, fort nageur, pô- cheur accompli.\u2014 Le roi des Belges faic des courses à pied \u2014L'impératrice d'Autriche chasse à courre \u2014L'impératrice d'Allemagne est forte musicienne.\u2014Ferdinand de Balgarie est botaniste et naturaliste.\u2014Le roi Oscar de Saéde et Nor- wège compose des vers.+ + + + Température du mois d'avril Du 5 au I2, neige et quelquefois pluie, mais la majeure partie sera de beau temps ; quelques jours de froid et de vent \u2014Du 12 au 20, vent eb neige intervalles ; quelquefois pluie.Quelques jours de froid.(Quelques tempêtes accompsguées de tonnerre aux Erats-Unis et dans le Haut-Canada ) \u2014Vers le 22, tempête avec neige et pluie.\u2014 Da 20 au 27, la majeure psrtie sera de beau temps avec de fortes gelées.\u2014 Du 28 au 5 mai, plusieurs averses et que'ques giboulées de neige.Quelques jours de froid et de vent.\u2014A la fin de ce mois, pend «nt quelques orages, tonnerre en plusieurs its.+ + La vitesse du chameau La vitesse du chameau, déjà célèbre par d'autres quite est à citer.Et à ce propes voici une anec Une jeune Arabe, sur le point de se marier, tomba subitement malade.Dans son délire, elle fut saisie d\u2019une telle envie d'avoir une oranga pour rafrat :hir sa bouche, qu'elle serait morte sans doute si son désir n eûo été satisfait ; mais il n'y avait point d'oranges dans la ville, et pour s\u2019en procurer, fallait aller à Maroc, éloigné d'environ trente cinq lieues.Le fiancé, au point da jour, saute sur son meilleur chameau et en route pour Maroc.Pendant le trajet, il ne cessa d'exciter l'ardear de ss monture par des caresses et des chansons, et la bonne bête, un peu avant la tombée de la nuit, avait ramené son maître À le ville qu'il avait quittée le matin.Les portes en étaient fermées, mais la sentinelle reçut les oranges et la jeune fille fut sauvée.+ + ++ La matinée chrétienne \u201c Le moment du réveil dans l'ombre ou la clarté du matin, selon les saisons, est un moment précieux.L'Ama qui n'en connaît pas le prix ne s'initiera jamais bien avant aux voies de Dieu qui a rég'é le cours des astres en même temps que la vie de l'homme, et qui a fait de l'une et de l'autre une harmonie calculée.Le mépris de cette harmonie, faneste à la santé et au travail, | est bien davantage encore à la piété.L'homme qui prolonge son sommeil an delà d'une juste nuit, trouve à son cheves LE MONDE ILLUSTRE le bruit et les affaires du monde.Il est saisi par leur éclat tumulvueux, et cherobe en vaia pour Dieu l'heure trangsille qu'il à p-rdue par sa faute.Il ne trouve que des devoirs qui se précipitent, des ennuis qui s'appellent, \u201c l\u2019oubii de son âme et le silence de la vérité.\u201d < Aussi, dit encore Lacordaire, était ce aux temps lus chrétiens que les nôtres une mazime de toutes Fee familles fortes et de tous les esprite vigoureux de se coucher de bonne heure et de se lover de même ; et lorsque je quittai ma province à l'âge de viogd ans, pour venir à Paris, un homme éminent qui s\u2019intéressait à la jeunesse me dit cette parole qui m'est toujours restés présente : \u201c Si vous voules être toat ce que Dieu demande de vous, et vivre autent que le comporte votre nature, ne veillez jamais au-delà de dix heares dusoir.Aujourd'hui, par une aberration commune, mais sévèrement punie, on veut unir au prestige des travaux séric ux 'a josiesance des plaisirs vulgaires.On es thomme du monde per delà minuit.et l\u2019on se réveille savant, magistrat, écrivains.en attendant que ls nature, accablée de ce double fardeau, se venge du génie lui-même par un idiotisme qui attriste l'imagination.\u201d + + + e Un tour de force poétique : La pyramide A Ta Cime Sublime Monument Qui fiè\u2026ement Lèse tes assises Les omb: es indécises Des vieux jours évanouis Lea spectres des rois enfouis Dans les ténèbres de leurs oryptes Ce monde gé .nt de l'antique Kgypte Apperalt : mais le nom du grand Napoléon Rayonnaat au milieu d'obscurs h:éroglyphes Eclipse Pharsons, rois grecs, romaios oaliphes Comme un soleil qui brilie au froat du Panthéon.Cette fautaisie, signée Amedée Pommier, sans date aucune, rrtrouvée dans de vieux papiers, est évidemment déjà assez ancienune.Eile remonte au moins aux environs de 1860.Peut-8tre même fat elle copiée alors et a-t elle été écrite bien avant \u2018 \u20ac + » + Neuf chapeaux de Napoléon ler Voici un chapitre de l'histoire de Napoléon Ier.: le chapitre des chapeaux.Un certain nombre ont été conservés, reliques civiles pour lesquelles nombre de gens ont lv plus grand respect.Cost d abord celui que possède, à Paris Mme Cloite, petite fille de M.Giraud, vétériunire en chef de l'armée et vétérinaire particalier de Napoléon.Giraud ramassa ce chapeau à Marengo ; Bonaparte, à cheval, emporté dans un galop rapide, l'avait Iniesé tomb-r Au musée d'artillerie, à Paris, se trouve on chapeau de Napo'éon qui a été donné en 1854, au musée des Souverains par le comte de B lieville, Un troisième eat dans les mains de M.Morel, à Reims M.Armand Dumaresq, peintre militaire, en a vn à son tour.On en peut voir on antre au musée de Goths.Il n été acheté par le duc de Saxe- Cobourg et Goths, régnant en 1834, et donné par lui au musée de ua capitale.Le prince Victor Bonaparte possè ie un sis ième chapeau qui figara dans le musée des Souverains au Louvre, jusqu'en 1873.Un négoriant de Lyon, M.Ponard, « hérité d'an septième bicorne impérial acheté, en 1812, à Chardon, le chapelier de la garde, par M.Zéphir Dubois, offi :ier de cavalerie légère.M Jérôme, de l'Institut.à reçu de M.Mares, fils du direeteur des beaux-arts sous le second empire, un chapesu porté également par Napoléon er et donné, lors de sa mort, à Caroline Bonaparte, femme de Marat.Enfin, dans Ja crypte des Invalides, derrière le tombeau de l'emperear, se trouve enfermé, dans un reliqusire à jour, le chapeau que portait Napo- Léon à Eylau, en compagnie de l'épée d'Auster- ts.La CHRRONEUR.NOUVELLES A LA MAIN En voyage : \u2014Vous êtes tombé du wagon, vous n'avez pas de mal! \u2014Non, je n'ai qu'une valise.LR * Dans un salon, on'excite un poète à lire ses poésies.Celui-ci résiste mollemant.\u2014Quel poseur | murmure un confrère, il faut tonjours lui tirer les vera du nes.L JR + Au tribanal correctionnel : \u2014Prévenu, pourquoi n'avez-vous pes rendu le billet de banque qua vonsreconnaisses avoir trouvé | \u2014Pardon, m'aieu le président, je l'ai rendu.à la circulation.\u2014Au bal: Oh ! ma chère, regardez donc Mme B.qui ne se décollète plus.C'est une femme d'esprit.Elle a fini par oom- prendre que le moment était venu de jeter un voile sur le passé.JEU D'ESPRIT ET DE COMBINAISON No- 150.\u2014PROBLEME D'ECHECS Composé par M.N_ Mareinoff Noire \u2014 6 pièces a \u201cA 7 27% 7 vi 4 inh 7.7 Ya dub 4 54.5 >» Vis, y Blance.\u20144 pièces Lee Blancs jouent et se font faire mat en 3 coupe SOLUTION DU PROBLEME No 149 Blancs {Noirs 1F3FR 1 0 No 133 \u2014PROBLEME DE DAMES Composé par M.Najoléon Brochu, Lévis Noirs.\u20141 6 pièces Blancs.\u2014 8 pièces Les Blancs jouent et gagaent SOLUTION BU FROBLÈME DE DAMES No.137 Blancs Noirs 62 87 31 46 32 26 35 18 49 40 46 35 568 52 59 46 30 24 18 20 42 36 29 42 7 64 42 70 87 51 70 21 6l 18 gagnent, Solutions jantes per MM.Alf.Morin.Ottawa ; Nap: Brochu, Lévie , J,-B.Deslauriers, St-Henri! A, Caup- bell, Ste-Cunégonde. CHOSES ET AUTRES \u2014-On w'éclaira pour la première fois avec de l'huile de pétrols en 1226, GOUDRON GUYOT Lu détrnce 19.2 sos Pan \u2014la Nature nous raconte que, depuis 1880, on a détrait 2,500,000 alligators dans la Fioride ; les malheureux sauriens commencent À disparaître da pays.CHARBON our LISOEUR EYOIÉNICUS, ANTI-EPIDÉ- MIQUE, PRESERVATIVE 5 CURATIVE DES MALADIES de la postrime, PROUVÉ ET RECOMMANDÉ PAR L'AG, DB MÉD.DE PARIS, CONTHE LES maladies de l'estomac, la dys- peprie, la diarrhée, la dysente BELLOC ie, la cholerine, le cholera.10, 1.Jacob, Paris et TOVTAS PLCS, \u2014Les mines de obarb in lea plus viejl- les du monde se trouvent en A ogl-terre.Elles étaient déjà connues du temps des Romains, avant l'ère chrétienne.APPROUVÉES PAR L'ACAD.DE MÉS.DE PI L U L ES pans, CONTRE l'Anemie, la Chlorose, ou pâles couleurs, l'Epuise- ment des forces.LES PILULES D& VALLET VRAIES SONT BLANCHES ETSUR bp» VALLET: 2m a aor is \u2014 Les catacombes de Rome sont les lieax de sépulture les plus étendus du monde : on y vois les ouements de six millions de personnes.& UTR FÉSRITUGE, TONIQUE DIGES- Société Pour les dt- ners, Réceptions de l\u2019après-midi et les \u201c Five o'Clocks,\u201d le complément indispensable à tout repas bien ordonné, est le CHOCOLAT-MENIER Le seul contenant la VANILLE à un haut degré, est fabriqué par Me- NIBR.Agréable pour les palais les plus délicate.Peut être pris immédiatement avant de quitter la table.Demandez à l'Epicier| S'il ne l'a pas \u2014LE\u2014 en vente, envoyer CHOCOLAT 2m cio MENIER Succursale cana- Vente annuelle dienne, 12 et 14, tue Saint - Jean, Montréal.dé- nt 33 millions e livres.Nouveaux procédés américains pear plem - bage de dents, en eù en Verre, us réaistable que ciment, imitant par aitement la dent, Nouveau métal pour palais, extra \u2019 Neuveau procédé pour plomber et « les dente sans do .A.8.BROSSEAU, L.D.8.Ne, 7, Ron Barwu-Laoanre, Morentas Emplêtre \u2018Souverain des Montagnes Vertes de CIO.TUCKER Nous offrons $500.00 de récompense pour un meilleur emplâtre.Des milliers de personnes souffrantes ont immédiatement recours aux EMPLATRES SOUVERAINS DRS MonTaaNEs VERTES DE GRO.TUCKER Roar le soulagement immédiat des douleurs Rhumatismales, Rognons, Matrios, Poitrine, Côtée, Dos, Reins.Vendus eu gros et en détail ches GEO.TUCKEER LE GUÉRISSEUR SAUVAGE 1876, Sra-Caruerine, Montréal.-Prix 250 RÉNE RAVAUX ARTISTE-PEINTRE 4, ue Bt - Emurœontd Résidence privée : 156a, Ste- Elizabeth Portraits en tous genres.\u2014 Peinture à l'hai- le, Aquarelle, Peinture sur noie, satin, eto.\u2014Spécislité : Adresses enluminées.ACIFIQUE CANADIEN Des Trains Speciaux POUR COLONS CIRCULERONT Chaque Mardi Mois d\u2019avril PARTANT DE of Carleton Junction 4 9 00 a.m., pour le Nord-Ouest Canadien, si un traño suffisant est offert Le but de ces trains spéciaux est d'offrir aux colons une ocossion de voyager avec leur roulant et d'avoir de bonnes acoom- modations et an service rapide.Chaque train spécial aura un char dortoir pour colons, les lits seront gratis Procurez-vous une copie de renseigne menta gratis au sujet de fermes et chars dortoirs, et tous les renseignements de l'a gent le plus rapproché.Pour billets, lita réservée, etc, écrivez ou présentez-vous au BUREAU POUR LA VENTE DES BILLETS 129 RUE STJACQUES (PU PE SOA Franzms Xue "]
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