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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 9 juin 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1894-06-09, Collections de BAnQ.

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[" F MONDE ILLUSTRE KBONNEMENTS: Lam 3200 2 ++ Six mois 81,50 lIux ANNÉE, No 527\u2014SAMEDI, 9 JUIN 1894 ANNONCES : Quatre mois, $1.00, payable d'avance - - \u2014 La ligne, pur insertion - - - - - 10 cents - mdu dans les depôts - - 5 eents la copie anes & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - Beents AUX, 40, PLACE J ACQUES-CA RTIER, MONTRIEA L.| Tarif spécial pour annonces à long terme # 4 à pi J all RES + | A el | L % i Ai .tl - Boa LA FETE-DIEU A MONTREAL.\u2014 VUK DU DEFILE AU Photogaphie et photogravare Armstrong COIN DBS RUES CHAIo ET SAINT LAURENT\u2014 62 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 9 JUIN 1894 SOMMAIRE Texte.\u2014-Eatre-nous, par Léon Ludieu.\u2014Théâtres, par Joseph Genet, Carnet du Muxbe ILLUSTRE.\u2014Poé- sie : À mon orme, par Z.Mayruad.\u2014 La collonne Vendôme (avec gravure), par PP.Colounier.\u2014Notus et impressivus.\u2014Nos gravures.\u2014Un asthmatique, par Augustin Lellis.\u2014Primes du mois de mai.\u2014 Puéoie : Lea deux lampes, par Adolphe de Ségur.\u2014Nouvelle : Sigefroy ou le chevalier maudit, par Firmin Picard.i fête de Saint-Isidore à Saiat-Télesphore, par Marius.\u2014Le retour des cendres : L'exhumation de Napoléon à Sainte-Hélâne.\u2014Galerie «chiquéenne : M.J.E.Narraway.\u2014Le coin des enfants : L'heureux berger, Le jardinier bienfaisant.\u2014 Notes et faits, par Le chercheur.- Le jeu d'Echecs.\u2014 Choses et autres \u2014 Feuilletons : Le secret d'une tombe, par Emile Richebourg : Les Mangeurs de feu, par À.Jacoliot.GravukEs.\u2014 Portraits : Mgr Lorrain, évêque de Pun- tinc ; Te R P.Bourion, de Gladstone (Mich.) ; M.l'abbé F.Reid, cure de Saint-Télesphore ; M.J.EK.Narroway : Mme June Hading ; Mme Segond-We- ber \u2014 La Fète-Dieu à Montréal : Vue du défilé prise au coin des rues Craig et St-Laurent.\u2014 L'adoration de la Sniute Tunique en France \u2014La mort accidentelle du général Ferron.\u2014Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS Ls Moxos ILLUSTRE réserve à ses lecteurs mêmes l\u2019escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelies que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivante : $2, $3, $4, 85, $10, $15, 825 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoNps ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.AVIS Notre nouvel agent, M.P.Henri, a commencé sa tournée, cette semaine.I! est muni de notre autorisation.Nous espérons que le public lui fera bon accueil, et lui accorders son patronage.L'ADMINISTRATION.NE bonne nouvelle vient de nous arriver de France : notre compatriote et ami, le lieutenant J.Chartrand, a été nommé capitaine du bataillon des chasseurs Al pins.Cette promotion me rappelle ce qu'il nous disait, il y à deux ans, dans une conférence très spirituelle qu'il à faite à Montréal, sur ses souvenirs militaires : \u201c* Après avoir été capitaine au 65e bataillon du Canada, je me suis promu au grade de simple soldat dans la Légion étrangère de France, et auis devenu lieutenant ; j'espère bientôt arriver à reprendre, dans l\u2019armée française, l'ancien grade que j'avais dans la milice canadienne.\u201d LE MONDE ILLUSTRE TI est arrivé, ed c'est le seul officier d'origine canadienne qui figure dans l'annuaire militaire de la France.Ce n\u2019est pas cependant sans mal que Chartrand a conquis les trois galons qu'il porte aujourd'hai, car tout n'est pas rose dans la Légion étrangère par où il a dû débater, puisqu'il n'était pas Français, mais son excellente condaite, le travail as sidu auquel il s\u2019est astreint l'ont fait vite remarquer de ses chefs, et c'est ainsi qu'il a pa arriver au grade de capitaine, après dix sept ans de bons et loyaux services.Nos félicitations sincères.*,* Non, la vie n'est pas rose.au début, dans la Légion étrangère, pour un jeune}: >mme de bonne famille qui tombe tout à coup au milieu d\u2019une foule d'individus de toutes les nations, venus 1a par euite de circonstances qu'on ignore et qu'ils taisent, sous des noms souvent emprantés et dont on ignorera presque toajonrs l'origine exacte.; La discipline est plus dure là que partout ailleurs et il faut s\u2019y conduire d'ane manière exemplaire, car la moindre faute y est sévèrement punie.* Et pourtant, comme Chartrand nous le disait, ces gens là se battent parfaitement ; au feu, ils sont irréprochables et c'est tout ce qu'on leur demander.Cette légion renferme bien des secrête qu'il serait toujours curieux, mais souvent pénible, de connaître *,* On parle bsaucoup depuis quelque temps de la \u201c Care d\u2019Kau \u201d de l'abbé Kneipp.J'en ai ri, comme bien d'autres.Un homme qui arrive tout à cosp pour vous prouver que l\u2019on peut guérir toutes, ou presque toutes les maladies, à l\u2019aide de l\u2019eau, de l\u2019eau qui ne coûte rien, semble être un farceur ou tout au moins un utopiste.À mon sens, l'abbé Kneipp n'est ni l'an ni l'autre, ce n'est pas un découvreur, ce n'est pas un charlatan ni un empérique, c\u2019est simplement un homme de bons sens, qui n\u2019a rien découvert, qui n\u2019a rien inventé, mais qui a condensé de bonnes formules, de bons procédés, qui a ré-édité de vieilles choses, en un volume.En somme, il vous dit de bien vous laver, deux fois par jour, si vous ites bien portant ; quatre, six fois, si vous &tes malade, en appuyant sur ce point, qu'il faut mettre beaucoup d'eau, en pen de temps, sur la partie malade, très vivement, et vous coucher, vous mettre au chaud, ou prendre immédiatement de l'exercice, an exercice violent, pour prodaire la réactic n.C'est aimple comme bonjour, mais, comme toutes les questions, ou platôt les opérations hydrothérapiques, c\u2019est très compliqué.Si vous allez trop vite ou trop lentement, vous arriverez À des résultats déplorables.Et puis, il y à la question de constitution personnelle.En tout cas, consultez votre médecin avant de faire quoique ce soit.*,* Plusieurs de mes amis atteints de maladies diverses, ont employé le système Kneipp, et ont obtenu des guérisons.Est-ce à dire que l'abbé Kneipp soit an guérisseur, un faiseur de miracles ou an charletan.Les guérisseurs sont rares, les faiseurs de miracles plus encore, \u2014car c'est là une question très controversée eb que je laisse aux théologiens \u2014an charlatan, non, à coup aûr, non, car l'auteur de la * cure d\u2019eau \u201d est de très bonne foi.La preuve, c'est qu'il se sert de simples, seulement, et qu\u2019il dit aux malades : \u2018\u2018 Lavez-vous, lavez vous toujo:: : Ce n'est pas brevetable, en retire grand bénéfice.Il est Allemand, me direz-vous, mais, dans les {Jueations de bons sens, la nationalité n'a riea à aire, Lavez-vous.Suivez le système Kneipp, \u2014avec et je ne crois pas qu\u2019il \u2014\u2014\u2014sa r de votre méd l'opinion e vo ecin, \u2014et vons vons wy *.* Du reste, quoiqu'il en soit, à l'« à, microbes où nous sommes, c'est-à dire an sig, k l'on vit le mieux, le plus vieux et le plus \u2018: blement, il est bon de se prémunir contre les maladies, car nous ne sommes plus au tem l\u2019on se tuait, où l'on s\u2019assommais sans savoir Ma quoi, ou platos simplement pour voler, pour ply pour s'annexer le bien des autres.Vous direz peut être que je ne comprends pu, poésie, la moralité, la grandeur da temps ; et vous ferez erreur ; et la preuve, c'est que x antéoédante, nos ancôtres, avaient fait comme vo nous serions beaucoup plus nombreux.Car, de nos jours, ui un homme en assaming autre, tous les journaux le disent, ds l'Orieer l Occident, et tout le monde en parle.*,* Autrefois, lea clioses allaient mien; a journaux n'existaient pas, et l'on se tuait, op sy sommait, et personne n\u2019en savait rien.Des générations disparaissaient, mais il n'ya ni télégraphe, ni téléphone.On ne le savait = Aujourd'hui, tout eet changé : s'il arrive x crime A * Sainte- Machine \u201d ou à \u201c\u201c Sainte-Chor tous les journaux le disent, et l'on dit que vor siècle est plus mauvais.Ce n\u2019est pas vrai.Notre siècle eat meillear qu les autres, comme le vingtième siècle sera meiley que le nôtre.Vive l\u2019avenir ! Vive le bon sens et la verta ! Ç *+* La vertu n'a pas de siècle et je L'en ai por preuvas que les services que rendent nos bons religieuses dans nos hopitaux.Dernièrement encore, on demandait en Frans des volontaires pour aller prêcher, ou platôt du ner la bonne nouvelle en Afrique, et, immédis ment, bontes les bonnes Sa:ars de Charité se le rent eb demandèrent à faire partie du corps du pédition On dût faire an choix.Ces exemples de dévcüment prouvent bien qu la France est encore bien religieuse.Ce n'est pas toujours ce yae l'on dit au Cavsk mais, qu'importe ! La France paie en argent et en sang.*,* On vient de découvrir un nouvesu rem contre la dyspepsie, et [c'est du and de l'Orégu qu'il nous vient.C'est tout simplement uns cuillerée de sable & rivière qu'il auttit d\u2019avaler après chaque repas.William Bybre, citoyen très conna du pays & le découvreur du remède cherché depuis si log temps et l'on assure que nombre de personnes re pectables affirment s'en tre servies avec hesucon de succès.Il est même déjà tellement connu dui la région que lorsque quelqu'un 66 plaint d'en w laise quelconque, on se \u201contente de lui dire : \u201c Pr nez du sable.\u201d Comme il n'existe aucun brevêt d'une inventia pour le sable, tout le monde peat I'exploiter et Is valer.î CG -\u2014 Ce ne sont pas les trahisons des femmes ui 0 apprennent le plus à nous défier d'elles.Ca wi les nôtres \u2014 Pau, BoURGRT.Les calomniateurs sont des tyrans qui ont ls laches pour courtisans et quai doivent leur ptit sance aux envieux \u2014 PAsquIN, Une grande ame avait pris pour devise : \u201c All toujours au devant de ce qui vous coûte le plue.- Saint FRANÇOIS DE SALES, rhino vert gin APA] fia LE MONDE ILLUSTRE Mux JANE HADING Déjà bien connue à Montréal,: qu'elle vient de visiæer pour la quatrième fois Mme Jane Hadiug n'a pas besoin d'introduction.Nous l'avons ad mirée dans la haute comédie, alors qu'elle accom- paguait Coquelin, nous l'avons appréciée, il y a quelques jours, dans des rôles tragiques et mélodramatiques.Comme Dona Sol dans //ernani et Ophélie dans Hamlet, elle « été tout simplement parfaite eb magnifique.54 diction, son jeu, en voix même rap- pelleut Sarah Bernhardt, dont le génie doit avoir servi de critériam à la grande artiste destinée à Jui auccéder sar la première scène du monde.Je ne crois pas me tromper en disant que le véritable talent de Mme Hading peut se déployer avec plus de liberté et de vigueur dans les rôles passionnés où vibrent les fibres les plus sensibles du war de la femme : l\u2019amour, la volupté, la ja- ] lousie, dans le mélodrame, en un mot, que dans la tragédie proprement dite.C\u2019eat, du moine, l'impression qui m'est restée après l'avoir vae dans les rôles romantiques qu'elle a remplis pendant sa dernière tournée eb dans lesquels elle « obtenu les plus grands succès.Peu de personnes, sans doute, savent que Mme Hading « fait son début eur la scène dans l'opéra comique, où elle n\u2019a pas réussi.\u2019 ~ 5 A Le + a.» pe.Co SE Za bi eg MME JANE ILADING Après son mariage avec Victor Koning, ce dernier devint directeur du Théâtre de la Renaissance, À Paris.Voulant monter Le maître de Forge, M.Koning confin le rôle de Claire à sa femme.Il n'eut pas lien de le regretter, la pièce eut une vogue de trois ans et demi ; depuis, Mme Hading s'est consacrée exclusivement au drame et à la comédie, où elle brille aujourd'hui au prèmier rang.Mus SEGOND-WEBER Mme Segond- Weber, elle, cat née tragique.Née le G février 1867, elle se passionnait, toute jeune encore, pour Ia lecture des chefs d'œuvre classiques et des grands drames de Victor Hogo.Après avoir rem rté, à l'âge de seize ans, le premier prix de déclamation à une école primaire, elle se présenta au Conservatoire en 1834 et fat admise à l'unanimité.Elle ÿ obtint, l'année suivante, le premier prix de tragédie, aiasi que M.Segond, qu'elle épousa en 1886.Cw AEE Ra 3 A par tr A > we Pr \u2014e, ~ hart 4 w WY ER MMR SEGOND-WERBKR Elle fit son débat à l'Odéon, le 21 novembre 1885, danelles Jacobites, de François Coppée, où elle obtiob un succès si éclatant que tous les journaux de Paris s'accordèrent pour la féliciter et loi prédire le plus brillant avenir.On la compara même à la grande tragédienne Rachel.Tout, chez elle, contribue, en effet, à produire une profonde impression sur ces auditeurs : le timbre de sa voix, puissant et métallique, son regard profond, son buste taillé à l'antique, ça démarche majestueuse.Notre gravure ls représente dans son costume d'Hermione, de l'Andromaque de Racine, l\u2019an des rôles les plus tragiques da grand répertoire, eb ce- loi dans lequel nous avons pu l'admirer ici.Tous lea sentiments et toutes les passions sont réunis dans ce role de la princesse grecque : I'amour, la haine, la jalousie, le dédain, ls vengeance, le remords ; et il fallait une tragédienue telle que Mme Segond-Weber pour les exprimer d'ane manière si parfaite eb si vraie.Elle s\u2019est montrée digne de ea réputation et a su s\u2019attirer, avec l\u2019admiration de l'auditoire, ses applaudissements enthousiastes.Le jeune âge de cette artiste nous permet de croire qu\u2019elle peut encore faire des progrès et d'espérer de la revoir et de pouvoir l\u2019acclamer un jour comme la reine reconnue de l'art dramatique.CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \" On stlirme que le R.P.Langevin O.M.I, sera, à la fin de l'été prochain, eacré coadjatear de Mgr Taché, archevêque de Saint- Boniface.* + » M.Paul Bourget, le célèbre écrivain français qui a visité Montréal dans le courant de l'année dernière, a été élu membre de l'Académie fran- qaise, ed ccoupera le siège de M, Maxime Ducamp.+ * Le R.P.Bourassa, de Montebello, a célébré, le 20 du mois dernier, le cinquentième anniversaire de son ordination.Mgr Duhamel, évêque d'Ottawa, à assisté à la célébration de ce jubilé.+.* C'est le 6 juillet prochain qu'anront lieu les examens du Barreau.Les candidats doivent donner un mois d'avis au secrétaire du Barreau de leurs districts respectifs.* + * De terribles inondations ont eu lieu en Chine au commencement du mois dernier.Un fleuve s'est élevé subitement avec une vitesse de six pieds à l'heure, détruisant tout sur son passage.On pense que plus de 2,000 personnes ont péri.+ * Mgr Bégin, cosdjuteur de Son Eminence le cardinal Taschereau, est revenu d\u2019Enarope, le 30 du mois dernier.Un Te Deum d'actions de grâce a été chanté à la basilique à l'occasion de ce joyeux événement.++ * On va constraire, pendant ls prochaine exposition de Londres, une roue da genre de celle qui fonctionnait à Chicago.Celle-ci avait \u201c00 pieds de haut et entraîinait trente six chars avec elle ; celle de Londres aura 400 pieds de haut et comptera cinquante chars.+ + * Nous aurons, dans le courant de l'été, la visite du navire de guerre français, le Duquesne, portant le pavillon de l'amiral Fournier.Ce navire, de 5,500 tonneaux est en ce moment dans les mers du Brésil, mais ce prépare à se présenter bientôt dans les eaux du Saint-Laurent.+ + + La grande société des Artisans Canadiens Fran- (ais a célébré, dimanche dernier, sa fète patronale à la Cathédrale de Montréal.La procession et la cérémonie ont été magnifiques et peuvent être comptées parmi les plus belles démonstrations vues jusqu'ici à Montréal.+* * M.Adolphe Poisson, d'Arthabaekaville, a été nommé membre de la Société Royale, sur la popo- sition de MM.Louis Fréchette et Benjamin Sulte.Beaucoup de journaux ont malheureusement laisser passer cette nouvelle sous silence ; mais, par contre, nous sommes heureux, en l\u2019annonçans nous- même, de pouvoir ajouter que nous publierons sous peu le portrait et la biographie de ce pcète si sympathique.+ * Nous accusons réception d'un spécimen d\u2019un bel ouvrage, Rome et Jérusalem, publiée par M.l'abbé J.F.Dapuie, docteur en théologie.Ce volume, publié par la maison Léger Brousseau, rue Buade, à Québec, compte 130 pages, papier de luxe et quarante illustrations L'ouvrage paraîtra au mois de juillet prochain.Autant que nous pouvons en juger, ceb ouvrage sera fort intéressant.Racontées par an témoin oculaire, les descriptions sont vives et remplies de détails intimes tels que seul peut en raconter un auteur qui a vu ce dont il parle.Les gravures sond nettes et accompa- nées chacune d'une légende explicative, qui sera ort appréciée des lecteurs.Presque unique en son genre, en ce pays, cette ouvrage aura, nous n\u2019en doatons pas, un grand succès.+ + * PETITE POSTE EN FAMILLE.\u2014L.P.de M, Montréal \u2014 Votre dernier somnet ne pourra pas être publié ; il ne vaut pas le premier. 64 POESIE a vv ow A MON ORME SUNNET Orme aux puissants rameaux, vaillante sentinelle, Tu gardes mes foyers contre les chauds rayoas, Prodiguant à ces lieux ton ombrage fidèle : Et tu sais soutenir le choc des Aquilons.Les oiseaux font leurs nids sous ta large envergure, Leur joyeuse cohorte y chante tout le jour, Le doux zéphyr se joue au sein de ta ramure, Et sur ton front je lis : Beauté, vigueur, amour ! Le printemps, tes boargeons m'apportent l'espérance, Et nous disons tous deux au ciel : Recounaiss noe ! Nous enivrant d'air frais et du vai renouveau.T'a revéts, à l'été, ta robe de verdure, Que l'automne ternit, qu\u2019emporte la froidure : Et ta dépouille alors me parle du tombeau ey LA COLUNNE VENDOME Un des monuments les plus intéressants que ren ferme la ville de Paris, qui en contient pourtant un si grand nombre, tous remerquables par leur beauté ou l'intérêt historique qui s\u2019y rattache, est la colonne Vendôme.Elle fat élevée sur la place dont elle porte le nom, par Napoléon Ier, qui avait d'abord donné à son monument le nom de colonne d'Aasterlite où de la Grande Armée.C'était à la fin de la fameuse campagne de 1305, pendant laquelle l'empereur, avec une rapidité foudroyante, avait remporté ses plus belles victoires.Le vainqueur d'Austerlitz était rentré triomphant 4 Paris, traînant derrière lui, comme un trophée, douze cents canons pris sur ses ennemis.Par ane pensée vraiment digne de lui, il entreprit de consacrer à la gloire de ea vaillaute armée, ce bronze ennemi dont la voix formidable n'avait encore pu qu\u2019annoncer au monde et ses combats et ses victoires.Il voulut en élever une colonne gigantesque surmontée de sa statue, comme ai, trouvant déjà la terre trop petite pour son génie guerrier, il eut voulu s\u2019élancer encore à la conquête du ciel.Mais lui, ce conquérant pour ainsi dire sans précédent dans le monde, où donc allait-il trouver © modèle d'un monumentqui fût digne de «a gloire ?Regardant autour de lui, ne vit que Rome, sans doute, pouvant oftrir, dan: wat I'anivers, un géant avec lequel pat se mesurer le moderne César.Il choisit donc comme modèle de sa colonne, celle de Trajan, le vainqueur des Daces et des Parthes.N'était-ce pas, du reste, les descendants de ces peuples barbares dont il venait de triompher lui même ! La colonne Trajane, à Rome, est constraite entièrement en marbre blanc.La colonne Vendôme, un peu plus grande dans ses proportions, est en pierre, et revêtua à l'extérieur de plaques de bronze.Elle a 43 m.54 (142 pieds) de haut, y compris le piédestal et la statue, et son diamètre est de 13 pieds.Sur les fondations, qui ont 30 pieds de profondeur, s'élève le piédestal, placé sur une base de t de Memphis de 50 centimètres (3 pied) de at.Ca piédestal a 5 m.64 (18 pieds [) de haut et 5 m.55 (18 pieds) de côté.Il est décoré sur ses quatre faces de trophées d'armes des peuples vaincus.Aux angles se dressent quatre aigles gi- gentesques, aux ailes déployées et tenant dans leurs serres formidables de majestueuses guirlandes de laurier.Sur le côté sud de l\u2019édifice s'ouvre une porte de bronze ciselé, audessus de laquelle se lit, sar un tableau soutenu par deux Victoires, l'inscription suivante : LE MONDE ILLUSTRE NAl'U1L.KO IMP.AUGLONTO MONUMENTUM HELLI GERMAN) l'RINKSTRIO SPACIO, DUCTU SCO PROFLIGA TL KX ARK d'arme GLORLY.DXERCITUS MAXIMI DICAVIT, * Napoléon, empereur aaguste, à dédié à la gloire de la Grande Armée co monument fait avec le bronze pris sur l'ennemi, l'an 1805, dans la guerre d'Allemagne, terminée en trois mois sous son ooni- mandement.Bur ce piédestal s'élève le fût «le la colonne, dont une couronne de laurier forme le tore : il mesure seul 30 m.6U (160 pieds) de haut et 4 mètres (13 pieds) de diamètre à la base.Les pièces de bronze qui le recouvrent sont au nombre de 375 eb sont si parfaitement ajustées, qu'on ne voit entr\u2019elles, à l'extérieur, aucune trace d'assemblage.Elles forment une élégante spirale qui, exécutant 22 révolutions de la base au sommet de l'édifice, est couverte de bas reliefs représentant la campagne de 1505.Le développement de ces pièces est de 2üU m (852 pieds) eb leur poids s'éléve & 2.000.000 de kilos (4.300.000 1bs) Véritable encyclopédie guerrière de l'époque, on y retrouve tous les coustames militaires et les engins de combat usités sous l\u2019Empire.Tout le long de la spirale, et, en séparant les clivers toars entr'enzx, règne un cordon sur lequel est inscrit en relief le sujet de la scène représentée au dessus ; 15U marches, creusées dans la pierre, et revétues de bronze, conduisent au sommet de l'édifion ; on arrive alors au chapiteau, haute 4 m.5 (15 pieds) et terminé par an hémisphère recouvert d'écailles, sur lequel s'élève la statue de Napoléon.LA COLONNE \\ENDOMEF Ce fat le 25 août 1806, qui fat posée solennellement la première pierre de l'édifice.Ce jour-là, au nom de l'Empereur, le Ministre de l\u2019Intérieur vint, en personne, déposer sur le ciment des fondations, ou il devait demeurer enfermé, un coffret contenant des médailles commémoratives et des monnaies de l'époque.Chose étrange ! soit qu'il ent un secret pressentiment que son règne ne serait pas de longue durée, soit que, accoutumé à accomplir ses prodigieux travaux avec une activité dévorante et dans l'ardeur fièvreuse des batailles, il troavât que le travail n'avançait qu'avec lenteur, Napoléon pressait chaque jour l'achèvement de l'ouvrage ; il gourmandait architectes et ingénieurs, leur reprochant leur lenteur, alors disait-il, que ni l'argent ni les bras ne leur manquaient.Il Ini tardait de pouvoir eufin contempler de ses yeux l'édifice de sa gloire et d'y placer sa statue colossale comme un gigantesque diadème.Quatre ans s'écoulèrent toutefois, pendant lesquels l'empereur eut le temps de remporter près d\u2019une dizaine de victoires, et ce ne fat que le 15 août 1810, que les architectes J-B.Lepère eb Gondoin purent \u2014\u2014 achever la colonne, ainsi que l'indique tune trac tion placée sur le socle qui supporte la state, Co pendant, oe ne fat encore qu'au bont de degz (1813) que fat posée ls première statue, chef digg ° vre de Chaudet.Klle représentait Napoléon a ¢ empereur romain, couronné de lauriers, une py k appuyée sur son glaive, et tenant, de l'autre, lobe surmonté d'ane Victoire.Elle as ait plus 12 pieds de haut 6b pesait 6,554 livres.L'égite entier avait couté 2.000 00U de francs » +400 ou, Mais, pendant tout ce tempe les évènome yy; taient précipité sur la vaste scène du umnonde, « tandis que la colonne s'élançait en tournuyant sen le ciel «ja\u2019elle semblait vouloir conquérir, l'Eu trois fois coalisée et trois fois domprie, avi appris à connaître les noms devenas A juny fameux d'Iéns, d\u2019Eylau, Friedland,* à E-kœux d'Essling, de \\Vagram es de la Moscows * Corne, dence singulière ! ce fat en 1X12, au moment à la statue de l'empereur fat placée au suinmet d monument enfin achevé, que Napoléon vit pâli son étoile et se préparer sa chute ' Voici que ly beaux jours de l'Empire s\u2019achevaient le wy d'Austerlitz avait éteint son flambeau glorieux « le nouveau Prométhée allait être enfin frappé py les éclats de cette foudre qu'il avait tenue entr ses mains puissantes.Le jour approchai: ou, ee chainé sur le rocher de Ste-Hélène, il devait u sentir le \u2018war rongé par le vautoar anglais ! Voia que 1X11 avait sonné, voici que les nunarque étrangers pénétraient au palais cu Céanr taodis que les Cosaques da Danube allaient abreaver leon sanglantes cavales dans les eaux vierzre de Neine ! Or, le lendemain «de leur arrivée à Paris, le Alliés vainqueurs, dans leur promenade triumphae à travers la grande cité, pâlirent toat à coup de fureur : au détour d'une rue, ils avaient aperça l co'onne, prodigieusement grande et gar dant enc xe, au milieu de I'sgitation générale, toute es tra quille majesté.Leur rage ne connus plus de bor nes, ile résolarent de renverser cet éditica qui leur rappelait de si amers souvenirs.Après le him il fallais abattre son image dont le bronz: s'élevait encore pour eux, comme an défi formidable au sein de la cité merveilleuse ! On passs donc des câbles autour du cou dels statue, dont on avait au préalable, scié les jambs au-dessus de la cheville, et on y attela des chevaux dont les efforts devaient la précipiter sur le sd.mais, |a manœuvre ne réussit point ; l'angle sou lequel on opérait augmentait la résistance.Un allait donc renoncer au projet, quand an z \u201churd = BE = È = fDi bX =.bY Ÿ = OV 4° gs SR a De T TR 4e rey 1 ER.= EZ 3 = S ics 1g 3 as; gd XE 3 FES | ae SER 3 oS a NS \u2014 wy Ta oa FE | = cy A Sig - Ap \u201c\u2014 LE WR ey =.2 ESS We Ju \u2014\u2014\" \u2014 53 5 de + xb hE ça S 3 0) ZY : 5 pl PA pr = 5; tv, : a = tay = + Sea MS 5 Vid NE, FES 3h y ee ns Far Rp > Ra .Eo 5 ES Si Le + 8 ERS CA AN S JR se pa Pena £_.\u20ac EN ho Ben 3N 2 = bs + =.\" WT - 2e Tr.\u201c = 4 7 Eten 0 re +, NV wh LF * % PR a \u2014 = INR 1) 1 \u201cPme nm Tia Ÿ 5 A, æ $a J R Re.2 ~ Bai v er 157 sm = ms Ay sf = P.BOURION, cUKE DE GLADSTONE (MICH = GE, ro =.= 4e 9) re F { 7 NY ra ER L \u2014 AN *} < À S N.\u201c4 à N 4 N° 9 fi 5 >.19 Dé SR 2e SNS Le, me Re are ¢ A X Un lj 4 2 SMS x] eH wl A SN Rr NS 4553 AN % À Ne Lo = = = zr eax- hE) À pr) 5 a CW.HT ee LS \u2014 Ak 2° ise.) 1 .\u2014= # 7 = = 1 = === mes 1 mm A = pes oo.Fer À \u2014\u2014 =\\ As Za Ings 2% eta A mia I 3 NN = \\ NN NS ben = RE En oe NN ee 2 a Sal ori MS N > fa - > _ es we à Pa Bai - i A a rz == i x = se pag > 7 T 5 » i /; fh SINS ERAN 17 CF se = ©.} ST 3 Wa Ry.- / LU ce ET rd À ca SN gt 4 Mb = Ng += * amb xd = \"8 Ep) - tn û CURE DE SAINT-TÉLESPHORKE 1 = \u2018 = \u2014\u2014 ea nN 208 YA X FA \u2014 \u2014\u2014 \u2014=\u2014 + NS ÿ 3 fl Nt \u2014 i I; == À - = FI i - = = EZ = © N ; - N ?FRANCE.\u2014L\u2019ADORATION DE LA SAINTE TUNIQUE A ARGENTEUIL - æ \u20ac =, Rs (2 Rs CS 5 à > (at a = ER ) : whe J | ZZ, 3 \\ at = » : _ N pu = \\ CI 52 a X N \\ A DN == xs ?* Nd \u201ce=\\ jm a = = > i A + \\ M £3 = ; a AW = NN dw XS SR WN R TN SoD N «> Se x = S .a ; \\ S ANY EN N ve 3 Si NS N $ ETD RAM TE \u201cphd M.L'ABBÉ F.REID NN SN ta N SCOR \\ iv Zz - Lu i % S S \u201c hi î \\ / À Ÿ 7 4, A N 7 Go Yr, 4 A kA) 8 N 2 À NN egy Va 44,4 4 5 \u2018 [ A Wh ji 7 ik 9 mh y 2 100) 7 mt i S23 (fi Ih fil / Sa É Lu |; > JU y | IR 2 i ii I = LE od [9.1 he I ZZ oF / v.Ald I 5 { & / A5 = ~~ æ a.= \u20ac S \\ < i si pri Le LM a Cr - pren AE by A4 oe \u2014 él tes \u2014 i gr TR S hr i ; peu Ÿ Peo : 6 So ns - = re ap _ E py .8 ne = = = pi bi - ps 2 I~ eo = Jk press f- 3 = FRANCE\u2014LA MORT DU GENERAL FERRON, bK8SIN DE LIC LES DEUX LAMPES Tout reposait : au temple solitaire, Où veille du Seigneur l'éternelle bonté, Une lampe brûlait «?, dans le sanctuaire, pandait sa douce clarté.Une autre lampe auprès pendait inanimée, Sans chaleur et sans flamme, et l'huile parfumée Reposait inutile en son sein argenté.* Vous voilà, disait-elle, à demi consumée, Et bientôt a'éteindra votre pâle lueur : Je plains votre destin, ma sœur ! La flamme ardente vous dévore : Demain, quand renaitra l'aurore, Du liquide trésor que je porte en mon sein.Ma sœur, je serai pleine encore, Et vous, que serez-vous demain ?\u2014Vous me plaiznez, répondit l'autre.Ft mon sort vous parait bien triste auprès du vôtre : Je le préfère cependant.La lampe, où ne luit nulle flamme, O ma sur, c'est un corps sans ime, Qui languit éternellement.Je bénis la main qui m'allume, Car en brillant je me consume, Mais j'éclaire en me consumant.\u201d ANATOLE DE SFGUR, SIGEFROY OU LE CHEVALIER MAUDIT f Légende dédie n M.l'abbe A.Thérico) L était de haute et puissante lignée, le noble Sigefroy, sire d'Ansembourget autres lieux ! Mais qu'il avait dégénéré de ces ancêtres ! Autant ils avaient été hoapitaliere, charitables, autant il était dar, inhumain, impie.Sa valeur était proverbiale ; ne recalant devant aucun danger, il payait de sa personne partout où il guerroyait : aussi était-il redouté à vingt lieues à la ronde.Tout ce qui ne pliait pas à ses caprices, il le brisait ; ses noirs cachots, ses profondes oubliettes étaient journellement témoins de ses colères.II opprimait ses vassaux tout autant que ses voisins : malheur à celui cle ses rer 8 dont la dime était en retard ! Sigefroy le faisait enlever à sa femme, à ses enfants éplorés, sans aucun souci de la micère atroce dans laquelle il les plongeait ! Dar envers les pauvres, il était hautain et méprieant envers les ministres de Dieu : depuis longtemps son cha- pelain\u2014le chapelain de ses pieux parente\u2014 était mort des mauvais traitements qu'il lui avait fait subir.En vain, le vénérable vieillard movrant I'avait-il adjuré de changer de vie, on de craindre la colère céleste ; le chevalier lai lança ses blasphèmes habituels à ia face, et, ricanant, lui dit : \u2014Va donc dire à ton Dieu de me châtier !.\u2026.D'année en année, il augmentait en malice et en perversité.Tous les seigneurs ses voisins tremblaient devant lui ; et ceux qu'il n\u2019avait point attaqués encore, se pliaient platement et servilement à toutes ses volontés, afin de n'être point inquiétés : car les hommes de compromission sont de tous les siècles, nous le savons par Ponce Pilate, Jeune, beau, riche, redouté\u2014 mais aussi he : \u2014de tous, il se disait : A moi le plaisir, à moi les jonissances !.Tout finit après nous : Qu'ai-je à me reposer !.\u2026.Les matérialistes ne sont point d'asjourd\u2019hai, Epicure fut an de leurs maîtres.Il ne se refasait rien, en vérité ! Tous les jours où il ne chevauchait point sur le chemin d\u2019un castel ennemi, ce n'étaient qu'orgies, que débauches, auxquelles il forçait ses timides voisins à figurer.Les vins ruis- velant, des quartiers entiers de venaisons étaient ceplontis, et la plus infame démoralisation sucoé- à à ces repas pantagradliques.LE MONDE ILLUSTRÉ Un jour, il résolut faire mieux encore\u2014à son avis.Il organisa une chasse monstre dans ses domaines, et voulat qu'elle fàt précédée d\u2019an festin dont le souvenir so garderait à travers les Ages.De ses différents pillages, il avait rapporté quantités de vases sacrés : il ne reculait, on effet, devant aucun sacrilége ! J Au lieu des hanaps au pied d'or un de vermeil, ce farent des calices qui servirent à table ; en tremblant, les convives portaient ces coupes à leurs lèvrec\u2014et c'était comme si elles eussent été de fer rouge ! Mais lui riait et se moquait, et, l'insensé ! parodiait même des cérémonies de l'Eglise dont il avait retenu, par ci, par-là, quelques bribes.Nul n'osait lui reprocher ces\u2018crimes épouvantables : il eût enferré le premier importun qui eùt osé le faire ! Les piqueurs étaient assemblés dans la cour d'honneur ; on entendait piaffer les nobles coursiers que Jes valete parvenaient ditficilement à maîtriser.La meute s'impatientait et ses aboiements devenaient de plus en plus aigus.Le cha telain daigna enfin quitter la table, et saivi de tous ces brillants seigneurs, i) se mit en route vers la forêt.La chasse fut belle ! In ne comptait pas les pièces de gibier abattues : les chevreuils, les cerfs, les animaux à poil ou à plumes jonchaient les routes ; mais Sigefroy réservait see meilleurs coups mieux que cela ! En effet, les rabatteurs avaient remisé, dès la veille, un magnifique solitaire dont les défenses formidables les effrayaient encore, rien qu'en y songeant.Des cris annoncent le sanglier.Des chiens d'une grande vigueur, dressés à cette chasse, sont lâchés, on cherche à rabattre l'animal sur Sigefroy.Un moment, les chiens le coiffent : d\u2019un coup de son redoutable boutoir, il en éventre trois ou quatre, charge ceux de devant, les lance\u201d pardessus lui et les envoie rouler pantelants, abimée, à quelques pas en arrière.Sigefroy a vu ce carnage : la co'ère l'anime, ses yeux lancent des éclairs ! Son coursier, courageux autant que son maître, ne fuit pas le danger \u2014il ÿ vole |\u2014 Quelques bonds encore et Sigefroy, de son terrible épieu, va percer la bête enragée.quand toat à coup, celle-ci se dérobe.A travers les taillis, dans les fourrés les plus épais, commence alors une course désordonnée.Les branches fouettent le visage du chevalier : son cimier a été emporté depais longtemps, mais il ne sent rien, il ne voit que la bête voulant lui échapper.Il excite son cheval : le frappe, lui torture les flancs de ses éperona d'or ! Et toujours, ls distance est la même ! Un dernier effort : il croit pouvoir en finir.mais le cheval, dans en élan mal calculé, a trébuché, la noble bête git épuisde, hors de service.Le sanglier est loin déjà !.\u2026.Combien de temps avait duré cette poursuite 1 Le chevalier ne s\u2019en soucie point.Mais il devrait rejoindre la chasse ; il prête l'oreille ; ancun bruit, aucane voix ne se fait entendre.Lea chiens sont restés avec les traqueurs : il ne peut user de leur instinct.II colle l'oreille contre terre : rien !.Les ombres du soir s'étendent sur la région ; et dans les profondeurs de la forêt, ces ombres revêtent un caractère plas solennel.Le chevalier s\u2019est mis en marche afin, si possible, de se rapprocher de quelqu'un de ses compagnons.Il sonne du cor : les arbres interceptent le son, rien ne lui répond.Il marche, marche toujours.TI croit être loin déjà, quand, malédiction ! il s'aperçoit qu'il est revenu à son point de départ ! T1 ne peut s'orienter : les arbres lui cachent le ciel qui, d'ailleurs, est chargé de nuages s'amoncelant.Oh ! ne croyez point qu'il ait peur ! Il n\u2019a jamais connu ce sentiment ! mais il est impatienté de ne pouvoir rentrer en son château.Il s'est remis en marche : il vent tenter encore de sortir de ce dédale.Voici qu'une forme noire surgit dans l'ombre et se place résolument devant le chevalier.Celui-ci n'est point prêt à endurer le moindre affront : Aussi dit-il, d\u2019'sne voix que la colère fait vibrer jà : ~\u2014Ote-tol, manant ! que je passe.Un ricanement lui répond.Le chevalier dé- geina sa vaillante épée et vo précipite.l'épée à passé, l'homme eat resté là, rioanant toujours, nN mes \u2014Qui que tu sois, dit le chevalier, réduire à meroi ! Si te es homme, je te défig tn combat singulier ; si tu es esprit, le signe de | croix te fera rentrer dans ton bla.Ev il port, la main au front.\u2014Haite là, noble chevalier, dit l'inconnu en lai retenand le bras, tu n'as pas le pouvoir de profaner oe signe dont tu t'es moqué jusqu'ici ! Ton outragé la divinité depuis ton adolescence ju qu'aujourd'hai : tu as accamalé crimes sur crime, ta as opprimé les pauvres, les veuves, lcs orphe lins : ta as ajouté à tes débanches, à ces critnes, à ces hontes, le sacrilège le plus infâme : ty m' partiens !.Cette nait, au dernier coup de minuit, tu serss au fond des enfors avec moi !.Le chevalier voit que les yeux de son interlocuteur sont des charbons ardents, son haleine ee de feu et de soufre ; sa main, sur le bras du che valier, cause la sensation d\u2019une bralüre.T1 n'y avait plas à résister ! Satan, \u2014car c'était lui, \u2014entraîne le chevalier à quelques pas de là, dans une clairière que n'avait point vas le chevalier.\u2014C'eat ici, lui dit-il, partie ce mon domaine, Je vais te montrer mes sujets.Il frappe du pied : voici que tout autour de la clairière se dressent des squelettes, dont quelques uns sont drapés encore dans des restes Je lincegl.l'a second coup de pied de Satan : tous a« prennent par la main\u2014si l'on peat appeler main ce assemblages d'osselete\u2014et commencent une ronde terrifiante autour des deux personnages.(\u2018es cs sements qui s'entrechoquent, ces visages saus youx tournés vers le chevalier comme s'ils le regardaient, ces bouches démésurément ouvertes comme en un rire satanique, tout est terrible, tout cela exaspère le malheureux.En vain, veut-il fermer les yeux pour ne point voir : Satan lui ordonne de les ouvrir, «a volonté ne peut rien contre cet rdre La ronde resserre son cercle : ces épaules dé charnées frôlent parfois le pourpoint du chevalier qui se recule à ce contact ; cela ne lui sert de rien.Il croit sentir sur lui comme l\u2019haleine de ces osse ments ; car ont-ils une haleine Ÿ Et dans lo mos- vement de ces longues mAchoires, on croirait distinguer ces mots que le chevalier entend vraituent - \u201cTa es maudit |.tu es maudit !.\u201d La nuit est sombre : les nuages ont voilé tout le firmament, l'air est irrespiiable.Les arbre eux-mêmes semblent effrayés de oe qai se passe devant eux ! Et toujours, la ronde continue, serrant de si près Satan et son compagnon, que celui: ci ne peut plus faire an mouvement.Il sent ces oesements le toucher, ces têtes saus yeux, sans bouches, frôler «a tête ; il entend ces mâchoires prononcer ces mots affreux : \u201c Ta es maudit '.ta es maudit !.\u201d Dans ces orbites sans pranel- les, luisent des flammes qui les rendant plus hideuses encore.Oh ! pauvre chevalier ! que ne donnerait-il pas pour pouvoir échapper à cette étreinte maudite Ÿ Mais non ; il ne peut rien ! Son sort est décidé, à minuit, il sera puni pour toujours | Pour toujours !.ces mote s'ajoutent à ceux des squelettes pour lui donner dis mainte nant le suprême désespoir ! \u201c Tu es maudit !.\u2026 pour toujours !.Que cette nait loi parut longue !.Et d's autre côté, comme il lui semble que le tempe fait! c'est sa dernière nuit, il le sait, il n'en peut douter.Mais être quelque temps encore sar terre !.I est maudit : il ne peut songer & se repentir.Ses crimes sont trop grands, d'ailleurs, Il n\u2019a pe méme faire le signe de la croix tantôs : il n'a donc rien à espérer !.La nuit s\u2019avance ; il doit être bien près de sa fin 7 Qui pourrait rendre les aftres d\u2019une agonie aussi épouvantable d'an homme aussi plein de vie ?Le condamné à mort peut espérer jusque sur l'échafaud.Mais lei.jamais ! II estfmau- dit, maudit pour toujours !.Il a compté toutes les heures, il voudrait les arrêter.il ne peut rien | rien ! Ce temps, d\u2019une longueur effrayante, fait avec ane rapidité vertigineuse ! Dans le lointain, bien loin, bien loin, la cloche d'argent d'un monastère sans doute, laisse tomber mélanooliquement uncoup.deux.trois.- quatre.c'est la fin !.La ronde resserre encore ses anneaux si possible, Satan a un rictes effroyable sur aa face damnée, eb l'horloge n 009: tinué : cinq.six.sept.huit.Mal je saurai te ae AP an am Gd Sh om GB ER LE MONDE ILLUSTRE 69 ss bravoure, le chevalier sent la sueur porler à front.ebl\u2019horloge inexoraole frappe avec ce ait logubre du marteau sur wn cercueil : neuf.onze.Machinalement, le chavalier a les yeux a8 ciel ; à travers les branches, dans potit coin bleu da firmament, an milieu des nicscs nuées, brille on tramblant une petite étoile x.rt Avs, Maria 1\u201d s'écrie le chevalier.et , rloge sonne le douzième coup.\"Un fracas épouvantable.la terre s'en- \"ouvre, ob, dans un immense rugissement, tout arsib is.Après être rentréo au château et y avoir attenda la chasse est repartie, se parta- ane In forêt avec points de repère dans le cas où «|ques-un8 retrouveraient le chevalier.La nuit, racherches ont continué à la lueur des flam- aux portés par les piqueurs, les trajueurs et les Jets, Las chiens les plus intelligents ont été mis r la piste : l'aube se lève, on n'a rien découvert cure.On pousse plus avant ; la distance est ande du château ; mais on veut retrouver, ne ; co qu'an cadavre.Toutes les sonneries da rap- \\ los cors, isolés ou réunis, restent sans réponse.ntin, le ralliement éclate d'un point où tout s\u2019em- r-suent d'accourir : le chevalier est là, gisant, .vé de sentiment au pied d'un arbre, au centre nne clairière.La clairiére parait Jdésolée par un uleversement réoent ; eb ce qui plonge les spec steora dans l'effroi, c'est de voir que Sigefroy a .cheveux et la barbe devenus blancs comme vige ! Avec beaucoup de précautions, on le rap- rte au château sur un brancard fait de branches \u2018arbres.Des soins intelligents le rappellent à la ie.Sans revoir aucun de ses compagnons de dé- sache, il fait venir les notaires de la famille, dicte uni testament par lequel il donne aux pauvres cute sa fortune, et lègue à l'Eglise son châbeau et (+ terres pour le revenu en bre consacré aux - 11103 œuvres.\u201cJu ne aût ce qu'il était devenu.Lien des années s'étaient éconlées ; les gons se »-cuaient toujuars en passant devant le castel de Nigefroid, au souvenir de ra méchanceté, de ses dl«bordements, puis de son châtiment.Nul n'eut oxi passer par la clairière où Satan l'avait tenu vs heures en sa puissance ! \u2018)a prétendait y entendre, la nuit, des bruissements d'os s'entrecho quant\u2014et malheur à celui qui se fût aventuré aux rnvirons en état de péché mortel ! I>.voici qu'un jour, le pieux et Révéreadiesime Abbé d'an célèbre monastère du psye, souonçs la mort en oleur de sainteté du pauvre frère = aulve de Marie, qui fat précédemment haut et poissant »-igaeur Sigefroy.sire d'Ansembourg et autres licox.un bras le marque noire d'ane main : c'était la marque que Satan y avait laissée lors de la nuit \u2018errible.+ * Quand, par de là les océans, à nos veillées d hiver les vieillards content cette léyande, ile ne manquent point de dire en terminant : \u201c Jamais, on n\u2019invoque en vain la très donc Vierge Marie!\u201d LA FETE DE SAINT-ISIDORE À SAINT TELESPHORE La paroisse de Saint-Télesphore de Soulanges parlera longtemps de la belle démonstration qui s\u2019y est produite, il y a quelques jours, à l\u2019occa sion de Ia fête de Saint-Isidore, patron des cultivateurs.M.le curé Reid, missionnaire agricole, tenait beaucoup à montrer à ses paroissiens le vif intérêt qu\u2019il porte à la classe agricole, aussi a-t il mis tout sn wüvre pour rendre cebte fête solennelle.Le compte-rendu va de lui même donner témoignage du zèle infatigable de ce dévoué pasteur.Lorsqu'on le mit dans le linoeul, on trouva eur\u2019 La veille, sur son invitation.à laquelle on répond toujours aec bonheur, un plus grand nombre de personnes assistaient au mois de Marie, qui se faisait tous les soirs à ! heures.Nous avons eu le plaleir d'entendre l'élcijaent prédicatear, M.l'abbé A Bélanger, vicaire à Sainte-Canégonde, de Montréal.Il nous fis un magnifique sermon sur \u201c Phumilité de la sainte Vierge.\u201d || toucha vivement son auditoire et lai apprit à aimer davantage la sainte Vierge.Le lendemain, le pittoresque village était pa voisé de drapeaux et l'enthousiasme était À son comble.Comment pouvait-il en être autrement quand trois canb cinquante-cinq personnes s'approchaient pieusement de la table sainte.Le profon recueillement qui y ré-aait donnait un cachet tout céleste à la fête.Enfin vers les neuf houres avait lieu la mesre solrnnelle.L'Eglise était remplie.Mgr L./ Champoux, protonotaire apostolique et curé de Saint-Polycarpe, oflisiait pontificale ment, assisté du Rév.Messiro F-X Sauriol, curé de Sainte Marthe, et du Rév.Messire E.-A.Cal- lier, caré de Saint'/ tique, comme diacre et sous diacre.On remarquait dans le chœur les Révs O.Da- fault, curé de Sainte Justine : G Bérard, curé de Saint Clet ; T.Pepin, ancien curé, de l'évèché de Valleytield, et M.Rémillard, vicaire, de Saint Polycarpe, mai'ra la cérémonies.M.I'abbé Elie Latalipe, ch spelain des Sœars de Sainte-Anne de Lachine, donna le sermon.Tl fit voir l'agriculture suos son plus beau jour, prouvant que c'est bien la profession qui met l'homme le plus en rapport avec Dien.Pendant une demi heure, le prédicateur nous tint sous |* charme de son éloquente parole.Avec les chantres de la paroisse, on remarquait à l'orgue les Réva MM.Reid, Charpentier et Bé- langer, qui, toas trois, se distinguèrent par leur l>au chant, surtout à l'uif rtuire, où ils chantèrent en partie un délicienx Domine Jesu.La messe terminée, M le curé Reid ee rendi au chœur et remercia en son nom et au nom de Res paroissiens, Mgr Champoux, d'avoie bien voila rehausser la fête par sa présence.Le digne prélat remercia à son tour, en termes élogieux, et dit combien il avait été heureux de venir fêter avec les paroissiens de = aint Télesphore le saint patron des laboureurs et prouver par là son «évouement pour la clase agricole.A notre tour nous offrons à notre bien aimé et vénéré pasteur, au nom de toute la paroisse, nos sincères remerciements, accompagnés de nos meilleurs souhaits «la annté, de bonheur, de longue vie, et surtout d'un long séjour parmi nour, pour notre propre félicité et notre édifica\" ion.Marius LE RETOUR DES CENDHES L'EXHUMATION DE NAPOLÉON A SAINTE HLLLNE lt vient de paraitre, en France, un très intéressant ouvrage sur Napoléon ler : Lu raptivité de Sainte-Iclenc Nous en catrayons le chapitre qu'on va lire et qui à trait a la tra>slation des cendres de Napoléon.Voici vn quels termes, M, de Rohan Ch bot, aide decamp du roi Louis-Philippe, qui accompagas le prince de Joroville à Sainte-Hélène, ravonte la scène de l'ouverture du cercueil : A neuf heures et demie du matin, la terre avait été entièrement retirée «la caveau, toutes les couches horizontales démolies et la grande dalle, ui recouvrait le sarcoph ge intérieur, détachée et enlevée à l'aide d'une chèvre.Les forts travaux en ma-onnerie cimentée, qui entouraient de toutes arts ie cercueil et auxquels les dix-neaf années déjà écoulées n'avaient porté sucane atteinte, l'avaient tellement préservé des cilate de l\u2019atmosphère et de ls source voisine, qu'à première vue il ne seml'ait en aucune façon altéré.Les bricoles qui avaient servi à le descendre étaient restées dans le sarcophage, et une personne étrangère aux travaux, «jui serait survenue dans ce moment, eûb pensé sans doute, qu\u2019elles venaient d'ébre déposées «ans le tombeau par nos oavriers mêmes.Le sarcophage en dalles, loi même parfaitement conservé, était à peine humide.Dès que l'abbé Coquereau eut terminé la récitation des premières prières, le cercueil a été retiré avec le plus grand soin et porté par des soldats du génie, nu-téte, dans une tente dressée.pour le recevoir auprès du tombeau.Après la cérémonie religieuse de la levée du corps, j'ai demandé que, sous ma responsabilité, le cercueil fit ouvert, afin que le docteur Gaillard pb prendre les mesures prescrites par une commission de la Faculté de Paris, pour garantir les restes mortels de Napoléon de toute décomposition ultérieure.Aux termes de la légielstion anglaise, quelques formalités prélimiuaires sont re (uises pour l'ouverture d\u2019an cercueil exhumé.En examinaut de près le premier cercueil extérieur, nous en trouvâmes la partie inférieure altérée, ce qui m'a décidé à le faire entièrement enlever et à faire déposer le cercueil de plomb, qui se trouvait en bon état, dans celui que nous avions apporté de France eb que, dès la veille, j'avais fait placer dans !a tente.C'est là qu'avec le plus grand soin nous avons procédé à l'ouverture.Le cercueil de plomb renfermait, conformément aux relations ofliciellea de 1x21, deux autres cercueils, l\u2019un de bois, l\u2019autre en fer blanc, dont les recouvrements ont été saccessivement enlevés avec le plus grand soin.Le dernier cercueil avait été doublé intérieurement d\u2019une garnitare de satin blanc qui, détachée par l'ellst du temps, était retombée sur le corps et l'enveloppait comme an linceul, en x adhérant légèrement.Malgré le singu ier état de vonservation de la tombe et des cercueils, à peine puuvionr-nour, en nous rappelant les circonstances de I'inhumation, espérer de trouver quelques restes informer, dont les parties les moins périssables du costume eussent seules assuré l'identité.Mais, quand par les mains du docteur Gaillard, le drap de satiu fat soulevé, an mouvement universel de surprise ct d'attendrissement a eu lieu et plusieurs des assistants fondirent en larmes.L'empereur lui-mé.ne était devant nous.Les traits de la figare, bien qu'altérés, étaient parfaitement reconnaissables ; les mains merveilleusement belles ; le costume, si conno, si souvent reproduit, avait peu souff-rt, et les couleurs en étaient facilement distinguées ; les épaulettes, les décorations, le chapeau semblaient entièrement conservés ; la pose elle-même était pleine d'abandon et, sauf les débris da la couver- tare de satin qui recouvraient comme d'ane gaze très tine, plusieurs parties de l\u2019anifurme, nous aurions pu croire Napoléon étendu encore sur ton lit de parade.Le général l>:rtrand, M.Marchand et les autres personnes présentes qui avaient assisté à l'inbu- mation, nous indiuèrent rapidement les «livers objets déposés par eux dans le cercueil : chacan était demeuré dans la posivion exacte quiils loi avaient assignée.\u2018\u2019a remarqua même que la main gauche, que le grand maréchal avait prise pour la baiser une de rnière fois au moment où l'on fermait le cercueil, était restée légèrement soulevée.Entre les jambes, auprès du chapeau, on apercevait les deux vases qui renferment le cœur et l'estomac : mais le docteur Gaillard s'étant assuré qu'ils adhéraient fortement aux parties voisines qui le recouvrent presque entièrement, je n'ai point osé troubler ce repos paisille de la mort pour les soumettre à un examen sans olijet.Dans un espace de moins de deux minutes, les mesures de conservation jugées r'écessaires ont été prises eb cette vérification sommaire terminée.Les deux cer:aeils ont été soigneusement refermés, l'anc\u2019en cercueil de plomb a été fortem nt assujetti dans le nouveau avec des «ins de bois, ob les deux ont été eoudés avec les précautions les plus minutieuses sous la direction da docteur Gaillard.Ces diverses opérations terminées, le sar \u2018o- plage en ébène a été fermé, ainei que son enveloppe de chêne.(OUVRAGES POPULAIRES.\u2014/La Petite, roman par E.Cadol, fic ; V'dmi des salons, 10: ; la later, v nc F.Coppée, 10c ; les Lettres d'un étudiant, 10e ; lea Farces de l'iron, 10c ; leu Loisirs dun home du peuple, 50e ; Ua disparu, 10e G.A.et W Dumont, libraires, 1*26 Staine-C'atherine J.E.NARRAWAY Né à Guysboro (Nouvelle-Ecosse), en 1857.Apprit le jeu d'échecs à douze ans ; À dix-huit, fat vainquear au tournoi du club de St-John, N.B, et fut reconnu comme le champion des provinces maritimes, jusqu'à ce qu'il partit pour (Ittawa, en 1887.; En 1588, il «e mesura pour la première fois avec les joueurs du Dominion, au tournoi annuel de la \u201c Canadian Chess Association,\u201d de Québec, od il occupa la première place de pair avec MM.N.MacLeod et E.Pope.Dans le tournoi de 1359, à Montréal, il occupa encore la première place.de pair avec M.R.P.Flemming.Au tournoi de 1891, à Montréal, il obtint le troisième prix : & Toronto, en 1592, il reçut le deuxième prix avec une différence de un demi point avec son partner, M.Boulton ; dans ce même tournoi il gagna la coupe d'argent Mac Leod.En 1593, à Québec, il remporta le premier prix, avec un total de dix points sur douze, MM.E Pope et A.T.Davis, venant ensuite avec an total de sept points chacun.A Montréal, cette année, il occapa la seconde place, et aurait sans aucun doute eu la première, s'il n'était tombé malade après les cinq premières parties.eo Re pm mmm = - Trem] M.!, Es NARRAW AY M.Narraway a également concoura dans des tournois par correspondance.A Hamilton, il a obtenu le troisième prix, au tournoi commercial de Cincinnati, en 182, il remporta un prix spécial.Dans le premier tournoi du St John \u2018lobe, il arriva de pair à la première place avec C.J.Coster et A Porter, et eut l'honneur d'être choisi pour conduire le deuxième tournoi ouvert par ce journal et qui est le plas vaste de ce genre, ayant viogt-neuf concurrants de toutes les parties de l'Amérique du Nord.Dans * I'lnternational Correspondance Match,\u201d de 189, M.Narraway fat choisi pour la partie No |, et se trouva de pair avec le célèbre joueur, M.S.Loyd, de New Yok, et il gagna ta partie pour le Canada.M.Narraway a aussi composé plusieurs pro blèmes d'échece, qu'on trouve dans le Canadian Chess l\u2019roblems, publié par C.F.Stubb.Il a également juué wane voir et engagé des parties simultanées à \u2018 l'Ottawa Chess & Checker Club,\u201d dont il a été le vice président depuis la création de ce club.Il a été plusieurs fois élu vice-président de la * Canadian Chess Association \u201d et dans le récent tournoi télégraphique entre les clubs de Montréal et de Saint-Jean, il fat choisi comme juge pour les parties non terminé: s.LE MONDE ILLUSTRE LE COIN DES ENFANTS L'HEUREUN BERGER Par une belle matinée de printemps, un jeune et joyeux berger faisait paître ses brebis dans un riant vallon émaillé de lears, et situé entre des montagnes couvertes de forts ; il était si gai, qu'il ne faisait que chanter et yambader sans cesse.Le prince souverain da pays, sv trouvant à Ia chasse, passa par cet endroit, vit ce garçon, lui fit signe de s'approcher et lui dit.\u2014Je te trouve bien joyeux .dis-moi donc pourquoi ?Le jeune berger, qui ne connaissait pas le prince, répondit.oo \u2014¥h bien ! pourquoi ne le serais-je pas ! je suis aussi riche que notre gracieux Souverain, peut.être même le suis-je encore davantage.\u2014 Vraiment, reprit le prince : \u2014Voyez-vous ce magnitique soleil qui brille dans l'azor cles cieux répand sa clarté et son agré- ablechaleur aussi bien sur moi que sur notre prince, la montagne et le vallon se parent de verdure et de fleurs autant pour moi que Four lui.J'ai mes deux bras, que je ne donnerais pas pour cent mille franca, et je ne troquerais pas mes deux yeux contre toutes les richesses de son trésor.D'ailleurs je possède tout ce que je puis désirer, car je ne désire rien au de'à «le ce que je poësèle.J'ai tout ce qui m'est nécessaire ; je mange chaque jour à mon appétit, j'ai des vêtements pour me couvrir, et pour mes peines et mon travail je reçois annuellement autant d'argent qu'il m'en faut Pouves vous dire que le prince soit plas riche que moi 1\u201d Le lon princa sourit, se fit connaître, et lui dit : Tu as parfaitement raison, mon petit ami, et tu peux dire que le prince lui-même t'a donné raison.Conserve toujours une heureuse gaieté.mon petit ami : Contentement passe richesse.La puissance des ruis vaut moins que la sageste.LE BIENFAISANT JARDINIER Il y avait une fois un vieux jardinier qui était affable avec tout le monde, mais surtout bienfaisant envers les pauvres.Maintes petites sommes qu\u2019il aurait pu employer À se procurer quelques vé- tements, ou un joli meuble, ou un plaisir quelconque, étaient données aux malbeureux qui venaient lui exposer leurs besoins.A chacun de ses actes de charité on lui entendait dire ces mots : Allons, encore ane pomme par-dessus la haie \u2018 Quelqu'un lui demandant un jour l'explication de ces singalières paroles, voici ce qu'il raconta.\u2014Un jour j'appelai plusiears enfants dans mon verger, et, montrant les fruits qui se trouvaient au pied de l'arbre, je leur donnai ia permission d'en manger tant qu'ils voudraient, mais je leur défendis d\u2019en mettre dans la poche pour les emporter.Un de ces petits polissons eut ls malice de jeter quelques unes des plus belles pommes pardessus la haie, afin de les retrouver en sortant du jardin.\u201c Sans doute cet enfant agissait mal à mon égard ; aussi ne lui ai je plus permis d'entrer dans mon verger.C-pendant, de même que l'abeille sait tirer un suc précieux même des plentes véné- neuter, je sus aussi tirer de cette supercherie une utile leçon.\u201c Je me dis : Il en est des homes vivant eur In terre comme des enfants que j'avais admis dans mon jardin ; nous jouissons des biens de ce monde, mais sans avoir la faculté d'en rien emporter avec noue.\u201c Pourtant ce que nous donnons aux pauvres, nous le jetons, pour ainsi dire, par-dessus la barrière qui sépare ce monde d\u2019un monde meilleur, et nous le retrouvons dans l'éternité.\u201d | e bien que nous faisons aux pauvres ici- Fera notre bonheur après notre trépas, has, _ = =! NOTES ET FAITS \u2014\u2014\u2014 Histoire des mots ot locutions Autrefois le verbe porter avait très ment l'acception d'aider assister, favo ger.Par exemple, on disait : \u201c Cette marque à gratitude loi a fait perdre la personne qui le tait le plus.\u201d w Il nous en est resté les locutions - « P quelqu'un,\u201d pour dire lui donner ea voix dung élection, oa encore : * Porter quelqu'un dan cœur,\u201d pour l'estimer particalièrement, * Or, un jour, certain seigneur aussi \u201cous riter peu vain généreux dit au poète Théophile qu'il toi pro tait de le porter partout et en toute Occaie Théophile fie cette impromptu : Monseigneur, je vous remercie, Taat d'honneur je n'ai mérité Et si de vous j'étais porté, On me prendrait pour le Mess.Ua sait quel animal servit de mn miture à Jig Christ.++.Médecine populaire On a pu souvent se moquer des ri ue des dita à bonnes familles, qui, dans beauconp de cas, à my dire, ne reposent que sur des donnée absolomeu fantaisistes, comme par cxemple les Herbe du: la vertu serait indiquée par leur forme où par leu coulear : la carotte pour la jaunisec, la vipériy contre la pigiire du serpent parce que son pis imite le dard de cet animal ; les plantes Ishi contre la fièvre quarts, parce que leur tive est iz rée, etc.Mais il ne faudrait pas généraliser, car maiow fois l'ancien remède tout à faio empirique « uw raison d'être que la science nouvelle a j srfaiteme: démontrée.Eremple : de temps immémorisl, sur lva borù de ls mer, les pêcheurs qui avaient dm a fants chétifs les forçaient à manger beaucoup ¢: foie de raie et de cabillaud (morue frai he) Dans les gorges du Valais suisse, on traitait la goitreax en leur faisant avaler de l'épongr brûlé te, si l'on analyse l\u2019éponge et le foie de la rai qui d'ailleurs est analogue à celui de In morue, trouve que l\u2019un et l'autre renferment une dot très appré.iable d'iode et de brome, deux métalu des qui ne farent isolés qu'au commencement & ce siècle, et qui sont reconnus comme dvs spécii ques très eticaces contre lesengorgements et comnt de puissants fortifiants.+ + + + Le chameau domestique Le chameau a décidément émigré «l'Asie en Et rope, et le voilà devena bête de somme cn Russie où naguère on le voyait dans les ménaguries seul ment.Il s\u2019agit, bien entendu, du chameau sis tique à deux bosses, celai que les naturalistes oi appelé chameau de Bactriane, et nailcment & dromadaire africain.Extrêmement robuste, d'une réputation de tn Balité proverbiale et méritée, cet animal résiste aussi bion aux froids les plus intenses qu'à le p'v torride chaleur.On I'emploie, en Rusaio, avec avantago sur ia autres Lites de somme, an labourage, anx charrois au transport des fardeaux, au halage des hatesst sur les flenves, etc.Non seulement les grandes ex ploitations agricules, mais les petits syndicats 1 raux lui empruntent ses services.Do simples fer miers ont leur chameau.Le grand marché russe de ces animaux est Ore bourg, sur la frontière d'Asie.On peut a'y prot rer pour 250 ou 300 francs un chamesu en bose condition qui, outre son travail, fournira sa toisos avec laquelle se tissent des étoffes grossières mad très chaudes connues de nos ancêtres qui les spp laient camelots ou camelote.Le tissu en poils decbr mean a disparu de notre horizon mais camelots \u20ac! camelote y sont restés.Lu CHEROHEUB ro \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \"0e = \u2014 Te CHOSES ET AUTRES Les femmes n'ont pas le droit de Lorter de chapeaux dans les théAtres ' Allemagne.\u2014La lèpre augmente d'une façon quiétante en Prusse ; en Russie, le 1oléra à fait de nouveau son appari- on.Les mineurs allemands peuvent rement se payer le luxe de manger de viande.Leur principale nourriture t le pain de seigle et les légumes.PPROUVÉES PAR L'ACAD.DE Mts.8 ILUL ESPANS, CONTRE l'Anemie, la Chlorose, ou pâles couleurs, l'Epuise- ment des forces.LES PILULES DB VALLET VRAIES SONT BLANCHES ETSUR ALLET ice dans ve \u2014 Le conseil de ville de Engelmann, Baus l'Illinois, vient de décréter que les hione sont une des nécessités de la vie t que chaque famille doit posséder au wine un caniche libre de toute taxe.\u2014 Chose singulière, Haïti, qui pour- ait produire toat le sucre dont on a esoin aux Etats-Unis, ne consomme ue du sucre en pain importé de France u d'Allemagne.\u2014C'est Alexandre le Grand qui intro- luisie en Europe le coton et l'art de le isser.Ce conquérant envoya de Perse Bu graine de coton, ainsi que les on- vriers habitués À filer et à tisser ce textile, CHARBON bu Dr BELLOC EN POODRE ET EN PASTILLES, APPROUVÉ ET RECOMMANDÉ PAR L'AC, DE MÉD.DE PARIS, CONTRE LES maladies de l'estomac, la dyspepsie, la diarrhés, la dysenterie, la cholérine, lo cholera.19, 1.Jacob, Paris of TOUTES PUCIS, Théâtre Royal, cette semaine.À Scandal in High Life eat une de ces amusantes comédiettes qui mettent en retrain caractéristiques de l'acteur.jeane comédien du plus grand mérite à } est 4 la téte de la troupe.\u2014Le colonel Peyton de New Jersey, celui qui à conçu l'idée de l'exposition colombienne, est aussi le père d'un projet pour célébrer le deux millième an- niveraaire de l'ère chrétienne.II propose qu'en l'an 2000, des représentants de toutes les nations de la terre se réunissent à Jérusalem \u2018 pour commémorer la naissance, la vie, les enseignements, la mort et la résurrection de Jésus Christ.Le colonel Peyton s\u2019y prend de bonne beure, mais le projet est si original et Jérasalem si loin ! NS VS Sd & S VIN FÉBRITUGE, TONTQUE DIGESTIF, APPROUVÉ PAR L'ACADEMIE DE MÉDECINE DE PARIS, pour les convalescents et tous ceux qui souffrent de faiblesse de l'estomac, d'anémue, d'epui- sement causé par l'âge, les excès, le travail, la Adore.EN BOUT.BT 1/2 BOUT.10, rue Jacob, Paris of TOUTES Puch, \u2014A I'heure qu'il est les câbles télégraphiques sous marine dans le monde entier s'étendent Aune distance de 143,011 milles nautiques De cette longueur, 129,628 milles appartiennent à des compagnies particulières ; le reste cst la propriété des gouvernements de France, 3269 milles ; d'Angleterre, 1579, et d'Italie, 1027 milles.Le travail de poser et réparer ces câbles emploie le service continuel de trente-sept uavires d\u2019ane capacité de 156,955 ton- nAG8E, \u2014Comédie et scènes irlandaises au! lief toute la vivacité, la verve et l\u2019en-, Un, LE MONDE \u2014 Des astronomes pro tdecom- mencer le jour astronomique à minuit au liea de midi, à partir du ler janvier 1901.À présent, le jour civil commence à minuit, douze heures avant le jour astronomique.\u2014\u2014# LE REMORDS D'UN FAUSS AIRE OU LR DÉSESFOIR L'UNE FEMME | - i tr mm Ce titre exprime suflis:mment toate la sensation de oe roman qui forme la cin- uibme livraison de 1a Bonne Littérature \u2018fançaise pour nova dispenser d'en faire, l'éloge Cependant.apréa avoir lu un ou- vraye aussi entrainant, il est difficile de ne pas dire l'émo ion que nous «vous éprouvée en parcourant des pages aussi émouvantes Nous avons suivi avec la plus grande attention toutes les acènes qui s\u2019y déroulent, et nous avons été profondément touché par la douleur qu'éprouve une jeune femme très chrétienne, digne du bonheur auquel une femine tendre et affectueuse & le droit d\u2019aspirer.Dans ss espérances léyitia es e le devient très malheureuse, et elie rou- # t de la position que lui à faite gon mari infime et fauesaire, mais qu'elle avait tant aimé parce qu\u2019elle le croyait honnête et digne de toutes les tendresscs ju'elle n'avait cessé jusque-là «le lui témoign-r.Le «léseapoir s\u2019empare de la malheureuse et elle devient foile de douleur Son wari à ses çenoux, lui demande de lui pardonner, mais elle est sans pitié pour ce misérable auteur de son désespoir et de sa dou- eur.Plus tard, à la demande de la mire de son mari, elle se rend auprès de ce dernier pour recevoir son dernier soupir et lui pardonner.Ici il se passcot des scènes de tun- dresse et d'affection que notre plume est incapable de décrire.Il faut lire cet ouvrage pour comprendre la grandeur de l'affection «nujuga'e lorsqu'elle a déjà existé dans (leux cœurs où l'amour rai était sincère.Ce volume est en vente, au complet, dans tous les dépots de journaux pour la modique somme de 10 cents.LerroHoN & LErronox, 25 rue Saint-Gabriel, Montréal.epee \u2014 Drs MATHIEU & BERNIER Chirurgiens dentistes, coin des rues du Champ-de-Mars et Bonsecours, Montréal.Extraction de dents par le gaz ou l\u2019élect ri- cité Dentiers faits avec ou ans palais.Restauration des dents d'après les procédés les plus modernes.\u2014__ No 155 \u2014PROBLEME D'ECHECS Composé par M.Emila Pradignat, France Noirs.\u20145 pièces - w P RT a Ad A ra ; wii, WLR Fal BB ww #1 Blancs, \u20148 pièces Les Blancs jouent et font mat en 2 coups SOLUTION DU PROBLEME No 154 Blancs Noirs | P4C 1 + Mat selon le coup des Noirs.Saint-Nicolas, le feud! dech sant le Lo atom du journal {llustustré pour garçons ot filles, parsis ue semaine.Les abon- er décembre et du ler juin.Paris et dé rtoments, A an sfr, six mois :10 fr.aion Poste \"2 = ILLUSTRE \u2014 LA \u2014 Banque Ville - Marie AVIS eat donné par le présent qu'un dividende de trois pour cent, sur le capital payé de cette institution, à été déc aré pour le sumestre courant, et sera payable au bureau principale de lu Hanque, le et après vendredi le premier juin prochain.Les livres de tratislerts seront fermés du 21 au 31 Mai, ces deux jours inclusivement.L'assemblée générale annuelle des act ion- naires aura lieu au bureau principal de la Banque, mardi le 19 Juin prochain, à midi.Par ordre «lu conseil de direction, WM.WEIR, Président.Montréal, 24 avril 1894, LIBRAIRIE FRANÇAISE L.DERMIGNY 126 w.25th STREET, NEW-YORR SUCCURSALE A MONTREAL 1608, Norrz-Dauz Seul Agent et Dépositaire du \u2018\u2018 Petit Jour nal,\u201d de Paris, de son aapplément colorié, et du ** Journal Illustré,\u201d pour le Canada et les Etats-Unis.Dépôt des principaux journaux de Paris, aotamment : Petit Parisien, Soleil du Dimanche, l'Echo de la Semaine, l'Univers Illustré, Le Figaro, eto., eto.; journaux de modes et scientifiques.Abonnements à teutes revues eu publi- catiens.Ordres pour livres premptement erénntée EMILE VANIER + {Acclien élève de s'Ecole Polytechnique) INGENIEUR CIVIL, ARPENTEUR 187, rue St-Jaoques, Royal Bui ding Montréal V.ROY & L.Z.GAUTHIER Architectes ot évaluateurs 162\u2014RUE SAINT - JACQUES\u2014162 (Bleck Barren) Viozos Rov, L, Z.GAURHIER Téléphone ne 2118.RENE RAVAUX ARTISTE-PEINTRE Rue St -Enurent Résidence privée : 158a, Ste-Elizabeth
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