Le Monde illustré, 23 juin 1894, samedi 23 juin 1894
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : | 1lu# ANNEE, No 529\u2014SAMEDI, 23 JUIN 1894 ANNONCES: Owen.£00 = 100 - rz mais.$1.50 ; TTT la ligne, par insertion - - - - - 10 cents goatee mois, $1.00, pay nee BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5eenta pondu dan Les depôts - - Seents la copie Bvuraux, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terme \u2014 su - = - ; 1 4 i j Ÿ EE .i ane Lt - ' - WRT ps \u2014 Photo.J.N.Laprès CUNNAUGHT LES CADETS DU COLLEGE SAINTE MANIB, VAINQUEURS LU CONCOU MONTREAL.\u2014LE CONCOURS DES CADETS POUR LE DRAPEAU DU DUC DE «= LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 23 JUIN 1894 SOMMAIRE mtr.\u2014Chronigue, par Catherine Parr.\u2014Julien de Ké- radco, par Beajamin 8ulte.\u2014Conoours des oadets, (avec gravures).\u2014M.Eugène Turpin.\u2014Notes et impressions \u2014 Poésie : Me croiriez-vous, par Albert Ferland.\u2014Nouvells inédite : Un drame igaoré, par Pedro.\u2014 Carnet du Mosbe ILLUSTKK.\u2014 Primes du mois de mai.\u2014 Un couseil par semaine.\u2014 Poésie : L'auberge pauvre, par Jules Jouy.\u2014La folie du docteur, par Léon Berthaut.\u2014 Faits scientifi;ues.\u2014Les corbeaur, par Albert Monniot \u2014Récit d'un mission- na\u2018re.-\u2014Mots pour rire.\u2014 Le coin des enfants : Les deux roses ; Unc ayréable surprise ; Trois «ouverts et quatre couvives, par Marie-Joseph Bldal ; Jolis mota J e.fant + \u2014 Le jeu d'Echecs et de Dares.\u2014Cho- ses et autres \u2014 Feuilletona : Le secret d\u2019une tombe, par Emile Richebourg ; Les mangeurs de feu, par À.da-oliot.Gravures \u2014 Portrait de l'inventeur Turpin.\u2014 Montréal : Le concours des Cadets p.ur le drapeau du duc de C'onnaught : Les Cacota du collège Sainte-Marie, vainqueurs du concours ; Les Cadets da Mont Saint- Louis ; Les Cadets Ecossais : Les Cadets du Mont Saint-Louis dans les exercices physiques \u2014 La fanfare de la police de Montréal.\u2014Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS Lu Moxnu ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes 'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation, Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, $3, $4, $5, $10, $15, $25 es $50.Nous constituons par là, comme les zélateurs du Mowpæ ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, eb pour égaliser les chances tous sent mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait lo ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.AVIS Notre agent, M.P.Henri, fait actuellement sa tournée.Il est muni de notre autorisation, et nous espérons que le public lui fera bon accueil et lai continuera son patronage.L'ALMINISTRATION.ott le monie sait que les femmes ne veulent jamais être vieilles ; mais toutes n'ont pas l'eeprit d'une très aimable vieille dame qui ne parle jamais du nombre de ces années, toat en ne cherchant pas à les cacher.On la taquinait amicalement, un de ses soirs, mar sa manie de ne jamais dire son Âge à personne.\u2014 Je no le sais pas, ré- pondait-elle en riant.\u2014Allons donc, ce n'est pas vous qui pouvez avoir une telle ignorance, et vous savez trop bien compter pour cela.~Oui, certes, répondit-elle ; je sais compter pour les choses qui ont besoin d'être comptées, et je compte mon argent, mes bijoux, mes revenus, LE MONDE ILLUSTRE etc, etc, toutes choses que l'on peut perdre ou qui peuvent vous être volées ; mais comme je suis bien certaine que l'on ne me prendra point mes années, eb que rien au monde ne peut me les faire perdre, j'ai perdu, moi, l'habitude de les compter, et je ne m'en souviens plus.Tout le monde s\u2019est mis à rire, 6b j'ai entendu dire, dans un coin da salon : \u2014Quand on a autant d'esprit que cela, on est toujours jeune.*,* Je viens d'entendre raconter une singalière histoire sur une demande de divorce, qu'en mari voulait intenter contre sa femme.Elle n été racontée par l'avocat même consulté à cet égard \u2014 Voici, dit-il, la très remarquable lettre que j'aireçae.\u2018 Monsieur, la première fois que j'ai rencontré ma femme dans le monde, j'ai été frappé par sa grâce, sa beauté, ss douceur, et je n'ai pas tardé à en devenir passionnéument amooreux.J'avais été élevé avec mes sœurs qui s'occupaient, comme beaucoup de jeunes filles désuwavrées, du langage attribué aux fleurs, et je trouvai amusant et origi- ral de l'employer pour déclarer mon amour à Henriette.* Je lui enfoyai donc an bouquet composé de : \u2014 Souci, tourment ; bluet, mélancolie ; tulipe, déclaration ; bouton d'or, amour constant.E\u2018le me répondit en m'envoyant un autre bouquet composé de : \u2014 Violette modestie - coquelicot, reconnaissance ; marjolaine, bonheur ; willet, sentiment ; lilas, première émotion du cæar.Tumédiatement je lui renvoyai en échange : \u2014Amaranthe, immortalité : myrthe, amour.Eile gerda mon myrthe, c'était clair.Alors je renvoyai : \u2014G'iroflée, beauté durable ; anémons, candeur ; lis, pureté.Elle me répondit par : renoncule, impatience.Cette petite correspondance amens promptement notre mariage ; et, deux mois plus tard, nous dé vosions dans an vase, sur la cheminée, une belle branche de lierre, amitié.Naie hélas ! toat ne devait pas être rose pour nous ! A la branche de lierre succèda bientôt le riuyuet indifférence ; puis le rée/da, bonheur passager.Enfin, ma femme ne tarda pas à porter toujours un bouquet composé de narcisse, amour de soi- même ; pied d'alouette, légèreté, ob amarylles, coquetterie.Dès lors mon cœur fat rempli d'a/sin- the, amertume, et de bast/ic, aversion.Vous voyez, monsieur, que nul plus que moi n\u2019a le droit de demander et d'espérer le divorce ?\u2014 Qu'avez vous répondu 1 demanda-t-on à l\u2019avocat.\u2014J'ai envoyé à mon nouveau client une bran che d'olivier, paix ; et de grande lunaire, réconciliation.Mon bouquet a til réussi 1\u2014Je l\u2019ignore encore.*,* Les hommes ne sont pas toujours galants et aimables ; mais quand ils ont tant d\u2019esprit, on lear permet d'écrire, eb on les laisse dire.\u2014 Voici donc ca que certain soir, écrivit sur 'abum d'une dame, qui collectionne des Foésies, an poète que les uns disent charmant, que les autres supportent.en riant.LA FEMME La femme, dans l'enfance est une fleur charmante, Cultivons-la, Dans son adolescence une barque flottante, Arrétons-la.Dans un âge pre mûr une compagne aimante, dorons la.Dans la vieillesse hélas ! une charge pesante, Supportons-la.Auseitôt, tout le monde s'approcha pour entendre la lecture du bouquet à Chioris, et une vieille dame, après avoir entendu, s\u2019écria avec une emphase comique, comme le fait Alceate après la lec- tare du sonnet d'Oronte : \u2014La chute en eat jolis, amoureuse, admirable ! \u2014 Lequel avait le plus d'esprit d vieille dame ?rit du pote = \u2018u de *,* Dans l'ane de mes causeries, jo uo sais I quelle, j'engageais les femmes A reater simaplemer, loyalement ce que ls nature les a faites, sang cher cher à tromper par des moyens faux, qui ne tro, pent personne.J'ai reça il y n quelques jours, Ia \\ isite dune dame, qui eûb pu être charmante, niaig que à gure irritée changeait en véritable furie, \u2014Je viens vous demander pourqu.i, me dit-elle sans préambule, vous me nig al dans vos chroniques, de faon à ce que bout | monde m'a reconaue, dans un portrait «i vous par les de femmes qui cherchent à tromper par de fou sere apparences Î J'ai eu beau protester de mon innoc uv, et m'ez.cuser en «lisant que mes portraits ne sont que de généralités, je n'ai po apaiser ma visiteuve, qui en restée farieuse contre moi et contre tuus les jour naux.Cela m'a rappelé l\u2019histoire de ce clurncatique, à qui son maître avait donué un suie un billet de théâtre.Le domestique vit jouer une pièce dans laquelle se trouve un serviteur mal appris qui wet, pour aller nu bal, les pantalons et les gileta de sn maître.Le malheureax domestique arrive, lo lrndemain matin, tout effaré auprès de M.N.en s'évriant \u2014O monsieur * Pardonnez moi, je + l'ai fait qu'une fois, je vous le jure ! \u2014Quoi Ÿ Qu\u2019avez vous fait une fois demands le maître qui avait donné le billet de théitre, \u2014\u2014Croyez vous que je n'ai pas compris, monsieur, que c'était ane leçon, que vous avis voulu me donner ?Mais, soyez tranquille, je ne r-omwmen cerai plus ! Si ma visiteuse en colère, pouvait ac-i ne plu recommencer ! Mais je ne puis m'empêcher de penser Qaelle bonne chose que ces portraits, puisque chacun s\u2019y regarde, et s\u2019y reconnait ! CATHERINE Park JULIEN DE KERADE TlsqUE vous me demas lez, dans Le Monte ILiv-i;.£ du 2% mai dernier, ce qu j'ai ap pris sar Julien d« Kéradee, je vous dirai que, vers l'an né> 1NGU, j'eus curmairsance d\u2019un Français de cr nom, qui était au service \u2018ane comps gnie forestière, et ;\" ne tar dai pas à le rencon*rer st © vent.H s'était d\u2019abord engagé comme simple bâcheron pour travailler dans un chantier du haut Saint Matrice, mais an jour qua le sarveillaut ou In pecteur en chargs des chantiers de ln maise Baptist était & la re herche d'un homme sachant I'écriture et le calcul, Julien se présenta et, 8 quelques minutes, lai fit comprendre qu'i.était ausei instruit qu\u2019intelligent.Par conséquent, 0 lui enleva sa hache et on l\u2019arma de la plume de secrétaire et teneur de livres.; Il eut alors occasion de descendre aux Trois Rivières et de faire apprécier res excellentes qué lités par nombre de personnes ; mais ni |» vie bureau, ni ceile de la ville ne pouvaient lui con™ nir ; il était né pour l'isolement au mili les grands bois.; A In façon de l'homme primitif, il obtenait, par ls chasse et la pôche, ses trois ou quatre reps quotidiens.Le moindre abri lui auftisait.oar\u2019 qu'il fat libre de ses heures, entouré de moutag! de furête, de rivières et de lacs, son cœur était dans la jubilation.Le culte de la nature s'élevait chez lui au less! de la richesse, des titres eb même de In c:mpage® des hommes.D'année en année, on le voyait aborder les Trois-Rivières, rempli de la bonne eb franche ail I i | LE MONDE ILLUSTRÉ 8/ | \u2014\" \u2014 té qui le fesait ressembler momentanément à 1 gn citadin répanda dans le monde.i Pent être que, en ces occasions, il se dédomma- { geait da silence prolongé qu'il avait dû tenir au | ein de la vie solitaire.win do duute nullement que, per la suite des romps, la légende de Julien de K éradec ne prenue, ous une forme quelconque, sa place au foyer des shebitants qui vivront dans les lieux où cet homme Ÿ étrange à promené ses réveries., ; ; Le peuple ne s'imagine pas qu il existe des indi | vidus revèches aux lois et conditions de l'existence par suite il est prêt à accepter comme ! dea êtres en dehors du genre hamain ceux qui s'é- : Joignent du commerce de lears semblables pour se | plonger daus les profondeurs des bois ou s\u2019enfouir {dans les montagnes.Julien était de taille moyenne, trapu, la figare franche avec de besux traite, l\u2019œil vif, le sourire aux lèvres, la parole claire, la diction facile et l'a- {Lord de toute sa personne digne et cordial.Il ! était aimé de ceux qui le connaissaient.l Piasivnra fois j'ai eu la preuve qu'il avait fait \u2018d'albndantes lectures eb qu'il possédait une mémoire exercée.|| ne m\u2019a jamais raconté sa jeunesse, mais il aifirmait venir de Ia Bretagne, ce «ui du reste était visible à son accent.Je sois persuadé qu'il n\u2019y a pas ou dans sa carrière de cva faits mystérieux, qui l'auraient obligé à partir de France, sauf peut-être an amour contrarié En ce cas, il se serait retourné vers un plus grand amour eacore, mieux approprié à son tempéramment,\u2014je veux dire les bois et la jouissance de la vie indépendante.Néanimoins, je ne prétends pas dire qu'il a vécu comme un ours dans sa tannière et fayant le woude civilisé, Tout en plaçant son quartier général an lac des Pins, il était agent des marchands de His «t voyait beaucoup de monde dans cette partin du Saint-Maarice, l'hiver surtout, lorsque les chantiers sont en pleine activité.Si je connaissais l'adresse de sa famille, en \u2018Frauce.je lai enverrais le présent article.j sociale et { CONCOURS DES CADETS (Voir gruvures) Nos lecteurs se rappellent, sans doute, que le due de Connaught, lors de son passage à Montréal, il y a de cela bientôt trois ans, exprima au waire MeShane son intention de mettre au concours tous les ans, pour les cadets, an magnifique drapeau qui serait ainsi pour eux un sujet d'éma- lation, et pour loi un tribut d'admiration payé à nos jeunes miliciens, L an dernier, les cadets des Jésuites remportè reut d'emblée le drapeau, et cette année, quoique de nouveau vainqueurs, ile sont forcés d'avouor cependant que la victoire a été chèrement achetée Le toit de l'aile gauche du palais de Justice Le $ juin dernier, dans l'après-midi, par une go Pérature des plus favorables, une foule énorme 3 prosseis sar le Champ-de-Mars.Les fenêtres © l'Hôtel de Ville eb du Palais de Justice, les te toite des maisons voisines et même celui de l'aile gaache du temple de Thémis, jusqu'aux poteaux e la lumière électrique, tout était rempli de spectateurs anxieux de connaître le résultat da concours.Les uns pariaient pour les cadets des J'é- suites, les autres pour ceux du Mont Saint-Louis, mais très pen pour les cadets Ecossais.À deux heures, les invités prirent place sur des sièges placés au pied des gradins.Nous avons remarqué parmi les invités, Son Honneur le maire Villeneuve et Mme Villeneuve, le lient.-colonel d'Orsonnens, D.A.G., le liewt.-colonel Hough- ton D.A.Gi, le lieut.-colonel Fletcher, C.M.G., le lieutenant-colonel Prévost, le lieat.colonel Stevenson, le lieut.-colonel l'arnball, le capitaine Frenette, le sergent-major Roy, le lieutenant Beau- champ, le capitaine P.l\u2019radel, le capitaine Fendlay, le capitaine Leslie, le lieut.Colline, de l'artillerie de garnison, Mme T'héo.Doucet, l\u2019échevin et Mlle Farrell, l\u2019échevin Robert, Mile et l'honorable H.Mercier, Mme Desmarteau, Mlle Lacoste, le chevalier Gustave Drolet, M.D.Parizean, M.P.P., M.Chs Desmarteau et Mme Desmarteau, M.ChsA.Wileon, les Rév.Pères Jones, Devlin ot Garceau, jésuites, les Rév.Frères de Sainte-Croix et pla- sieurs autres citoyens.Les cadets deu Jésuites, compagnie no 1, arrivèrent les premiers, aux applan- dissements de la foule, et après les sa- latations d'usage commencèrent leurs évolutions militaires.Leur capitaine, M.D'Odet d'Orsonnens, fils du commandant de l'Ecole militaire de Saint Jean, de sa voix forte et sonore, les dirigea avec une habileté remarquable et une précision étonnante.La foule, par ses applaudissements répétés et ses hourrah: prolongés, prouva son admiration à ces jeunes soldats.Après eux arrivèrent les cadets da Mont Saint- Louis, dont les nouveaux uniformrs ajoutaient à leur allure martiale.La foule les acsueillit avec le même enthousiaeme et admira la tenue mar.iale de ces jounes soldats.Leur capitaine, M.M Sullivan, qui conduisait les manæuvres avec l\u2019habileté et l'expéricnce d'un officier régulier, peut être fier de sa compagnie et doit espérer que, l'an prochain, e!le remportera enfin le drapeau pour lequel elle aura tant travaillé.Ensuite les cadets Ecossais vinrent faire leurs évolutions ; mais ils furent encore plus faibles que l\u2019an dernier.Enfin, la compagnie No 2 des Jésuites, composée de petits bonshommes, pas plus haute que leur carabines, vint manœnvrer avec un entrain remarquable.Le concours était terminé, et vraiment, on ne pouvait, des ca- dut des Jésuites ou des cadets du Mont St- Louis, dire lesquels avaient remporté le drapeau.| C'est alors que l'excitation par vint À son comble, et, malgré les policiers, on rompait .partout les rangs afin d'entendre la décision du Juge.Faisceaux d\u2019armes Dans les poteaux de la lumière électrique avr pointe eurent été comptés par le colo- e maire Villeneuve, le lieutenant- colonel Stevenson et le lieutenant colonel d'Or- sonnens, et que le résultat fat fixé par eux, Mme Villeneuve prit le Quand les nel Aylmer, Ÿ drapeau et le remit au | nl capitaine d'Odet d'Orson- a | a nens, de la compagaie 4 Ty No 1 des cadets des Jé- \u2018 suites.L'enthousiasme atteignit alors son plus haut degré, et la foule ne cessa d\u2019applaudir.Aussitôt que le calme se fat un peu rétabli, Son Honneur le maire Villeneuve adressa la parole à tous les cadets et les compliments sur leur tenue et sur la précision de leurs manœuvras Après plusieurs hourrahs pour le duc de Con.naught, pour la reine et ponr lo colenel Aylmer, juge du concours, la foule se dispersa et les cadets regagnèrent leurs quartiers.Nous avons oublié de mentionner que la non- velle fanfare de la police a joué pendant tout le concours ; ce corps de musique est déjà un des meilleurs que nous ayons à Montréal et MM.Hardy et Cordenier peuvent être fiers du succès de cette fanfare qui ost leur œuvre.Une arrestation M EUGENE TURPIN (Voir gravure) Nous donnons aujourd'hui, en première page, le portrait de l'inventeur Turpin, qui vient d'attacher son nom à un nouveau scandale.Il y a trois ans, à la fin de mai 1381, il passait en justice ev était condamné à deux années d'emprisonnement à la suite de la publication da pamphlet intitulé : Comment on a vendu la mélinite Mais le scandale d'antan n\u2019est rien en comparaison de celui qui vient d'éclater, grâce aux révélations d\u2019an journal parisien, et qui a causé en France une émotion considérable.L'acte dont l'inventeur Torpin viendrait de se rendre coupable serait an véritable crime de lèee- patrie.Découragé par les difficultés, les hamilia- tions et les rebuffades, réduit à la misère, exaspéré par l'indifférence et l\u2019injustice du gouvernement, il aurait vendu à un pays ennemi, l'Allemagne, le secret d\u2019une invention sans précédent.Il ne s'agirait rien moine que d\u2019un engin d\u2019apparence modeste, de maniement facile, et qui permettrait de pulvériser 4 distance des corps d'armée, de détruire des fortereases et de rendre pour ainsi dire impossible toute résistance.A quelles justes proportions doit-on réduire cette affaire si retentissante / Da quelle invention au juste s'agit-il 1 Est-ce d\u2019une machine de guerre redoutable ou d\u2019une simple imagination ?Le secret en a-t-il été réellement vendu ?N\u2019y a-t-il là, comme en émettent l'idée plusieurs feuilles très sérieuses, qu\u2019une gigantesque réclame destinée à créer un mouvement d'opinion et À attirer sur l'inventeur l'attention des pouvoirs publics Ÿ Si, comme nous l\u2019espérons sans trop oser le croire, cette dernière bypothèse est la vraie, il n\u2019en restera pas moins établi que de terribles responsabilités seraient encourues par ceux qui, pour des considérations futiles, refaseraient d'étudier avec le soin le plus minutieux toutes les propositions, même les plus extravagantes en apparence, qui lear sont faites pour assurer le salut de la patrie.NOTES KT IMPRESSIONS Le Français de Paris est bien meilleur qu'il ne vent le paraître.\u2014Capt.DEVILLE.Nos qualités disposent ceux qui nous approchent à nous aimer, et la foule jalouse à nous haïr.\u2014Ls A1GoiN.Il y à dus gens qui passent leur vie à oublier de vivre : leur existenoe n'est qu\u2019en lent suicide.\u2014 G.-M.VALTOUR. LE MONDE ILLUSTRE OÙ ME CROIRIEZ-VOUS?.AUX JEUNES F LLER Promet eur de féeriques choses, l e monde en ses salons brayaats, Rieur et sous des aspecte : oses, Vous charme à ses propos galants A ses fates it vous invite Pour vous flatter par ves mots doux ; Ni je disais : Fayez le vite ! Oh ! fuiriez-vous De ceux qui vous content fleurette Si je disais, douces enfants, Que nul n\u2019a la bouche discrète, Kt que leur grands airs triomphante, Le flux de leurs vaines paroles Et leurs gaités ot leurs courroux Est le propre des têtes folles, Me eroities-vous*.Aussi naives que gentilles, Vous ne redoutez pas assez Ceux qui se disent, jeunes fiiles, Epris de vus beaux yeux baissés.Si je disais, à jouvencelles, Que les plus d nyereus de tous Sont ceux qui vous trouvent si belles Quand s\u2019illuminant d'un sourire, (Eil en coulisse et bourhe en cœur, Votre ami s\u2019empressa de dire Le terment le plus enchanteur, Pour vous f .ire croire qu'il aime, Si je disais qu'à vos genoux Il a ri de vous en lui-même, Mabliant qu'il cet des caressas Qui parfois font mourir les fleurs, Vous permet tex dans vos tendresses Que l'en baise vos fronts rêveurs, Ni je vous disais que la femme, Dans ces embrassements si deux À très souvent terni son âme, (LIB ers UN DRAME IGNORE I LLE n'avait jamais été riche, la veuve Laurin, mais elle eut ici-bas sa part de bonheur, alors que son mari, homme de peine aux ateliers de constraction du Grand- Trono, à la Pointe Saint- Charles, apportait régalière- ment, sans en distraire une obole, sa paie bien mince qui commandait la plas stricte économie, si l'on ne voulait pas manquer de pain aux derniers jours da mois ; mais la paix était «i profonde, l\u2019on s\u2019aimait tant dans ce petit cottage blanc qu\u2019ils habitaient depuis plusieurs années, que les gens qui les connaissaient étaient presque jaloux de leur bonheur.Ils avaient deux enfants, les époux Laurin ; an fils, Georges, eb une blonde fillette qui s'appelait Berthe.Jolis et intelligents comme deux chérubins, ils étaient la joie du foyer et l'espoir de l'avenir qui apparaissait tout ensoleillé à ve père et à cette mère endormis dans leur quiétude.Le réveil devait être terrible.Un jour que Laurin s\u2019en allait à son travail, passant sur la voie ferrée, une locomotive l\u2019avait frappé, le projetant à plusieurs pieds de distance.Des camarades, qui l'avaient vu trop tard pour le prévenir, vinrent à son secours, mais toutes tentatives pour le ramener à la vie furent vaines.Il était mort.L'annonce de cette fatale nouvelle fat an rude coup pour la veuve et les pauvres orphelins.On pleurs longtemps le père bien aimé, l'époux dévoué.Puis vint le calme qui succède aux grandes douleurs, apportées avec la résignation chrétienne.L'on se reprit à vivre dans la villa blanche ; l'enfance oublie vite et ane mère vit tant par ses enfants.Tout d\u2019abord, on avait eu peur de la misère, mais un petit héritage arrivé à point avait permis A Mme Laurin d'élever ses deux enfants et de lear faire donner une éducation un peu supérieure a celle des gens de lear classe.Donés tous deux de réels talents, ils avaient fait l'orgueuil de leur mère en rapportant chaque année des faisceaux de prix et de couronnes, preaves de leur bonne volonté et de leur conduite régnlière.A dix-neuf ans, Georges avait un emploi dans un grand établissement commercial.Il va sans dire que ges services étaient à peine rétribués ; dans le commerce, il est si difficile et il faut tant de temps pour obtenir an salaire convenable.Cependant, Georges apportait ches sa mère, où il continusit de demeurer, les quelques dollars qu'il gsgnait et le ménage, sans être riche, semblait jouir d\u2019une honnête aisance.Cela ne suffisait pas pour ls nature généreuse da brave jeune homme, il aurait voulu de suite un salaire d'homme pour pouvoir donner à ra mère eb à sa sœar qu'il adorait, an foyer plus confortable, des habite plus riches, mettre enfin un terme aux privations qu\u2019il avait conscience que sa mère s'était imposées pour lui et se sœur.Tl rêvait an petit paradis terrestre où ils auraient véca heureux tous trois, sans souci du présent ni de l'avenir, mais l'argent manquait, et il en gagnait si pen.Bien des foie, il avait tenté d'obtenir ane position plus Incrative, ses efforts avaient été inutiles, il avait fini par se lasser et par prendre patience.Avec le temps, il monterait les degrés de l\u2019échelle des salaires et alors, i! donnerait suite à ses pro- jete d'an bon fils.Quoique réeigné, cela lai paraissait bien long à venir, si long que parfois, il se sentait gagner par le découragement.Un soir qu'il était sombre et morose, sa scar qui connaissait la cause de ces heures mélancoliques, voulant le distraire, lui proposa de faire avec elle ane promenade au dehors, il accepta.On était aa mois charmant de l'année, on sentait le printemps, le renouveau ; l'air était imprégné de parfams pénétrants, ceux des bourgeons qui s'ouvrent et des fleurs nouvellement écloses.C'était un de «es soirs où ceux même qui sont mal- heureax trouvent qu'il fait bon de vivre, où le pauvre ne craint plus le froid et où la nature sourit à tous indifféremment.Berthe, toute joyeuse, accrochée au bras de son frère, cherchait à le dérider, mais sans y parvenir.C'était à peine s'il répondait par monosyllabes à ses gais propor, puis la jeune fille, attristée elle- même par ce chagrin, marcha à son tour silen- ciease, Le carré Viger était le but de leur excursion ; quand ile y arrivèrent, il y avait déjà une fouie de promeneurs qui le sillonnaient en tous sens en causant avec animation En ce temps là, l\u2019ane des bandes de musique de la cité y venait presque tous les soirs faire entendre au public les plus nouveaux airs de son répertoire.Ce soir là, il n\u2019y avait pas encore de musiciens, mais ils arrivaient parfois assez tard dans la soir \u2014Allons-nous attendre ?demanda Berthe à son frère.\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014Comme tu voudras, répondit Georges, maj, dois être fatiguée, allons nous assevir 13 be, i W an banc vacant.HT Lorsqu'ils furent installds, le jeune reprit à rêver en regardant passer In ee .nesse qui les entourait.Il y avait à peine a .ve Î quelques minutes qu'ils étaient là, quand il à per, toub près d'eux, trois jeunes gens qui par nent ; demi voix.Inconrciemment, il prèta l\u2019oreille Dans l\u2019état d'esprit où il se trouvait, la oo sation qu'il entendit ne pouvait manquer de frapper.\u2014Ainsl, ta nous quittes Harry, disait an dy jeunes ; n'y auraitil pas moyen de te faire rem.lacer ce soir Ÿ Nous nous étions promis tant à plaisir, et voilà que tu nous désappuintes ! \u2014 Non, mon cher Alfred, ce que tu suggères eu impossible.La compagnie est à court de bras, © de ce tempa-ci les chefs ne badinent pas ur he sujet de : Not on hand for duty.11 me fait peine croyez-moi, d'être forcé de vous quitter, mais, de deux maux, je choisis le moindre ; vous savez qu'a ne trouve pas tous les jours un emploi qui nou rapporte soixante-quinze dollars chaque mois, at ; vaut la peine qu'on le conserve \u2014Ta as certainement raison, reprit le premier interlocuteur ; au revoir, alors.\u2014 bientôt, termina Harr y.Et il s'éloigna.Ea paesant prés de Georges ot de Herthe, ÿ salua légèrement, puis lorsqu'il fat un peu plu loin il se retourna pour voir de nouvesu le tables qui l\u2019avait charmé au passage.| \u2014Qai donc est cet homme qui vient de te salsa et gai se retourne comme pour nous rtsuir Ÿ de manda Berthe à son frère.\u2014 Je serais bien en peine pour te «liv- son non, ma chère petite : je ne le connais que «ie vue.Ii achète chez nous.J'ai eu souvent l'ocasion de le | servir et nous avons parfois échanyé lu parole banales.Nous nous salaons sur la ruv, c'est tou ce que j'en sais.Mais, est ce \u201cjue tu aurai re marqué qu'il est bel homme ! Je vois que tu le var du regard ! Ab ! je dirais que tu es précoce, Ë& lette.Et il eût an petit éclat de rire, le prvmier de l soirée.Quand à Berthe, elle avait rougi léz-rement « avait prie la main de son frère pour l'entrainr auprès des musiciens qui avaient communcé à se corder leurs instruments.A onze heures, ils rentraient chez eux.Georg, moins taciturne, eb la fillette plus heureuse qu'as départ.11 .PR A quelques jours de là, (ieorges l.aurin él assis à son comptoir en entendant qu\" quelques : clients vinseont l'occuper.Il songeait à cequi avait entenda ; il se souvenait de ce qu celui qu\u2019 avait entendu nommer Harry, avait dit : \u201c Une ! position qui rapporte soixante-quin- + dollars paf } mois,\u201d et il faisait le rapprochement d'une sa | partie de la phrase : \u201c La compagaie cst à con | de bras.\u201d [| se creusait la tête pour deviner quelle i pouvait être la compagnie qui manquait dem ; ployés ed ce que devaient faire ces employés pl il se prenait à faire de nouveaux projvts.Sens doute, ce Harry viendrait encore, le hasard les \u20ac mettrait en présence, eb alors il tâcherait d'obte nir discrétement quelques renseignements.| \u2014Qai sait, pensait il, ai je ne touche pas à is réalisation de mon rêve.Un bon salaire, an for moins pauvre ! A peine cette pensée avaitelle traverse Xi esprit qu'il tressanta 4 Ia vue de l'homme ms, dont il venait d'évoquer le souvenir.|! était posé en client, attendant qu'on le verve.\u201d \u2014Qae faut-il pour vous, monsieur 1 dem Georges d'nne voix légèrement tremblante.Il lui semblait que cet homme voyait dans #9 ame eb qu'il était venu parce qu'il était désiré; } pendant, un instant sotlit pour lui rendro le c# oy et il s\u2019empreess d'apporter les marchandises mandées.* \u2014 Beau temps, fit Harry, en examinant les ne ! vates diverses, éparses aur le comptoir.JeP drai ces deux-ci, l\u2019ane de couleur sombre pos jours de travail et l\u2019autre pâle pour ls prom \u2014A propos, continua-bil, vous éties en charmante compagnie l'antre soir au carré Viger.Quel oli minois blond ! Quels yeux de gazelle.yen + vous avoir dépassés, je me suis retoarné ur vous revoir eb je vous avoue qu'à ce moment là j'étais presque jaloux de vous ; vous ne m'en voudrez pas, j'espère, c'est une manie chez moi, je jalonso tous les couples d'amoureax que je renoon- tre sar ma route.__ Amoureux ! exclama Georges dans un éolat de rire Quelle farce |! c'était ma sœur, une fillette de seize ans, qui m'accompagnait./ Votre sœur ! fit Harry avec surprise, pois il ajouts après une hésitation : Elle n'en eat pas moins charmante, mais je la croyais plus âgée.Les cravates achetées étaient là, dextrement enveluppéos, il pays et allant sortir, quand Gaor- es l'arrêta._ Pardon ! fit-il, je m'en vais du même côté que vous, vous n'avez pas d'objection à ce que nous cheminions ensemble, n'est-ce pas 1 __(1h ! certainement non, répondit Harry, au contraire, votre compagnie m'est très agréable et j'ai déjà pensé que je serais heureux de vous mieux connaitre, vous comprenez que je n'en fuierai pas l'occasion.C'est ai ennuyeux, cette ville, quand on est seul ; j'y ai bien quelques camarades mais pas d'amis à proprement parler.Y a-til longtemps que vous habitez ici 1 - Bientôt trois ans.C'est comme si je venais d'arriver tant je m'ennuie parfois, nous sommes si esclaves, nous, employés des chemins de fer.C'est à prino s\u2019il nous est possible de sortir en ville\u2014 comme on dit\u2014une ou deux fois par mois.Ii nous faut toujours être sur le qui-vive et prête à partir su premier appel des chefs, qu'il se fasse entendre le jour où la nait.\u2014\u2018tael est donc cet emploi qui demande votre préseuce À des heures si irrégalières ?\u2014Je suis conducteur sur les convois de mar- chaudisos ; je sois employé par la compagoie du Grand-Tronc.Pais, changeant de ton, il ajouta : Je dois vous quitter ici, à moins que vous veuilliez rentrer chez moi, je demeure à dix pas dans cette rue.\u2014Merci ! Ma mère eb ma eur m'attendent pour prendre le repas du soir.\u2014A plus tard donc ; venez me voir, je me nomme Îiarry Doucet, je demeure chez Mme Da- prat, No 151,°rue Albert, \u2014Et moi, je suis Georges Laurin.Voici mon adresse.Eb il tendit aa carte & Harry Doucet et ila so séparèrent.cp (4 suivre) a° CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \u201c Fratus Wiman a également été trouvé coupable Tl va en appeler de ce jugement.+ + * La fite patronale de l\u2019Union Saint-Fierre a été célébrée, dimanche le 10 courant, avec un grand clat, + oF Hooper, dont le procés retentissant est connu de tout le monde, a été trouvé coupable de tentative d'assassinat sur la personne de sa femme eb con- amné à vingt-cinq ans de pénitencier.+.Une explosion de dynamite a eu lieu, mercredi dernier, au Coteau du Lac, tuant trois onvriers en blessant plusieurs.* Le Sénat Français a voté l'établissement, en France d'une fête annuelle en l'honneur de Jeanne LE MONDE ILLUSTRE \u2014 d'Arc.On élèvera, en outre, à Rouen, une statue en l'honneur de l'héroine Française.» Montréal n'aurs pas d'exposition cette année, Québec devant avoir la sienne dans le courant de septembre prochain.* Un terrible incendie s'est déclaré, la semaine dernière, à Panama, consumant plus de deux cents maisons.++ * Le Dr Nettleton, qui a opéré M.Gladstone et lai a rendu la vue, recevra $10,000 comme prix de ses services.+ + + Un ébonlis vient de ge produire à Saint-Pierre de Montmagny, au bord de la rivière du Sud.Deux propriétés, appartenant à MM.À.Gagné et La Létourneau, ont été légèrement endommagées.* + + Par suite des terribles inondations qui dévastent la Colombie Anglaise, 15,000 personnes se trouvent sans abri et dans la plus profonde mi- aère ! * * + L'Ile Verte a été le théâtre d'un grand incendie, vingt-cinq maisons ont été totalement détruites.Les pertes sont considérables et il y & très peu d'assurances.+ o> Comme nous en avions annoncé la rumeur dans un numéro précédent, le R.P.Langevin, O MI, a été nommé co adjuteur de Mgr Taché, évêque de Saint- Boniface.* * + La peste noire fait, en Chine, de terribles ravages.Dans un seul hôpital, on a fait demander deux milie cercueils, et ce nombre va être bientôt insuffisant.+ oF Le Pape a été choisi comme arbitre dans un différend acrvenu entre le Chili et le Péron.Il s'agit d'une délimitation de frontières, au sujet de laquelle on n\u2019a encore communiqué aucun détail au public.* * * Une erreur nons a fait dire, dans un numéro précédent, que le R.P.Bourion, dont nous pa- bliions alors le portrait, était curé de Gladstone : il est curé doyen de Ménominee.C'est M.Becker qui est curé de (iladstone.* * Le club de natation de l'île Sainte-Hélène a maintenant ouvert son bain au public.La chaude saison battant son plein, c\u2019est le moment d'encourager les promoteurs de l'entreprise qui se proposent de faire de nouvelles améliorations.++ » Des troubles civils, qui pourraient avoir de graves conséquences, ont éclaté au Maroc, où deux fils du Saltan récemment décédé, se disputent le trône paternel.Les puissances Européennes ont envoyé des navires de guerre pour surveiller de près la situation.* + * Un journal français ayant annoncé que des sacrifices humains avaient été faits au Dabomey à l'occasion du couronnement du nouveau roi, le général Dodds, conquérant du Dahomey, a déclaré que cette nouvelle était fausse, les Français ayant aboli pour jamais ces contumes monstraeuses.84 \u2014\u2014\u2014\u2014= La Saint-Jean Baptiste aura, cette année, ses feux de Saint-Jean daus toutes les paroisses de la province.Des signaux seront donnés du haut des montagnes de Montréal, de Belœil et de Saint- Hilaire.Noixante coups de canon tirés sur le sommet du Mont Royal annonceront l'ouverture de la grande fête canadienne française ! +.* \u2014_ \u2014 C'est la maison Laprés et Lavergne qui nows a communiqué les vues que nous publions anjour- d\u2019'hui, avec le compte-rendu du concours pour le drapeau du duc de Connaught.Nous rendons hommage à cette maison qui a su se faire, dans notre ville, une réputation qui lui eat enviée par beaucoup et nous la remercions de son gracieux oonoours.* .Samedi dernier, à onze heures, la Compagnie des vins de Bordeaux avait réuni dans ses caves, \u201810, rue de l'Hôpita), les représentants de tous les journaux de Montréal.Ces messieurs ont pu déguster les excellents vins français importés par cette compagnie eb vendus, ici, à un prix très peu élové : #3 la douzaine.Quand le traité franco- canadien sera chose accomplie, ce prix baissera encore et permettra aux familles de remplacer sur leur table la bière ou l'eau par un excellent claret.Nous présentons à ls nouvelle compagnie tous nos souhaits de réussite.PRIMES DU MOIS DE MAI LISTE DES RÉCLAMANTS Montréal.\u2014A.Bissonnette, 268, rue Rivard ; Albert Gravel, 78, rue Montana : Madame Bellerose, 1:6, rue St-Laurent ; Elséar Gauthier, 6, carré du marché St - Laurent ; Dame Délima Beauchamp, 505, rue Craig ; Dame R.Simard, 352, rue, St-André ; J.P.Atelle, 564, rue Montcalm ; Auguste Cusson, 237, ruc Bré- bœuf ; J.E DesRochurs, 782, rue Jacques-Cartier ; Dame Joseph Genest, 821C, rue Rachel.Quebec.\u2014B.A.Juneau, 89, rue Latourelle ; A.Fancrs, 374, rue St-Joseph, St-Roch ; \\V.Lafiamne, 124, ruc Bédard St-Suuvear ; Jorcph Turgeon, 24, rue St- Jean ; Joseph Jolicœur, 59, rue de la Chapelle, St- Roch.Lévis.\u2014Octave Jaeques.St Henri de Montréal \u2014Dame Clément Lafieur, 119, rue St-Augustin.Citaira \u2014Jos.Larose, 163, rue St Patrice, Hull \u2014A, Laverdure.Outremont.\u2014Louis Saint-Jean.Newburg, \u2019nt.\u2014L, Bredonnaz Cap Santé.\u2014J.O.Godin.Trois-Rivières \u2014D.E.Toupin.Biddefort, Mainc.\u2014Dr, J, C.Marquis, JWVoraester, Mass.\u2014Madame Alice 0, Dubé, UN CONSEIL PAR SEMAINE Pour arriter les seignements de nez \u2014Il sutfit tout bonnement de faire mouvoir vigoureusement les mAchoires comme en mâchant de la gomme ; si c\u2019est un enfant, donnez lui un morceau de papier à mâcher vivement.C'est le mouvement de 1a mâchoire qui arrête l'écoulement du sang.Ce remède est si simple qu\u2019on serait tenté d'en rire, maie, assore-t-on, il n'a jamais manqué de faire effet, même dans les cas les plus graves.Nous reproduisons la pensée snivante parue dans notre dernier numéro et que des erreurs typographiques ont rendue presque inintelligible : L'amour et la sympathie, de même que la foi, naissent spontanément eb indépendamment de la volonté.On ne peut pas plus les commander que les combattre ; cependant, l'absence de l'an ou de l\u2019autre de ces sentiments chez une persomne qui en est elle-même l'objet, produit chez celle qui l'épreuve la haine ou le mépris, suivant le cas, transformant ainsi les plus beaux élans du cœur en leurs passions ou leurs sentiments contraires, et cela parce que deux personnes, du reste irréprochables, n'ont pas pu se comprendre.C'est déplorable pour le bonheur de l'humanité.\u2014 J'osarn GrRNEsT. « TTY Ty La el +4 = nan ci : \u2014 \"ww.- ac 0 Ln wlan \u201cWe A : =, Wouter angie.À ain.Wy Pa - > ; 3 iB ; Fes ra \u2014i th apt Eng 5 BS % wor \u2014__\u2014 \u2014\u2014 ao -, = \u2014\u2014 aaa \u2014 \u2014 = rs ee Nett i.pr Pa x.?; gs Fd À AAR Pn 4 Varn = moi 5 La ve - ro V% + \u201d a % ; a) : a a A Cd \u2014 2er _ == HN oe % ET Vaux + | J CV .ha 27] ! rs & A 5 H = E &' \u2019 iG hd f 4 - LR) a J AS = ! f H A 1 Ca = LE be SR 1 8 b _\u2014_\u2014 \u2014\u2014 ity % - 4 + 485 - Te x + au Lattes dcr hh 24 LES CADETS DU MONT BAINT-LOUIS\u2014 Photo J.N.Laprés au \u201ctn xs IRE A 4 5 sa x Laan PAPE sg 24 Fa re : XE 3d wat ime 5 ar rip bao ALR à FE > yt Sui 4 + Epa + Sof Se i 3 LA Apr » 6 7 TNR we at \u20ac ie © \u201ca Rut .wa or oh om Nh wih ye oy É cage PE Agr EWE dem à ar dam me Lan 2 aies TR I'd Wie 253 \u201csors al aX 3 wud x 2 4, PRLTE J pres it 7e tra 24 Cw ; Fa Wh Ty \u201c4 ner ro 237 a * iad ue a = + or 3 tL a Né.FES \u201c80 Pad Se dc PT 344 Ce) > 2) AN ù J 5 5 Cu) À [-¥ A fas y) Lu LUE # rd \"NX : ge E 5 Le y Fe) à de a A: [Ld 2.x [2 Eu KJ up ® +2 3 < {EN ie, » p.34 TS a I ; = 53, - \u201c ES pr pe hed à NC w SI A To > | pes 3 «+ * * x °, ay 7d Woot al 4 te) Er [23 k 7 pm \u20ac > ov f¥ gr AE & ë Sn Nes : 2 ' = or a gp I re are & - A { is 24 3 ent, 5 ME ed = + wy 5 + a a : 27 rats x £ RA ex ae ph + of hd LA SE Te fut er, > BP x, 4 mi ; œ DES à LES CADETS Écossals\u2014 Photo.J.N.Laprés MONTRÉAL.-\u2014LE CONCOURS DES CADETS POUR LE DRAPEAU DU DUC DE CONNAUGHT - ET ha = J Een Glue none LE 2e à ot aH od = -~ ET fi PY I ES > add > Se na Luc A og Xe.4 FRE \u2014 Cay AY la: ire AE a x MEA re ey J Ye Fes 1 MONTRÉAL J NS 13 en.ae - RO) a = \\ \u2018 Le 3 at pi en Na Cet) av eu 3 ep cas os \u20ac dar - era] A ~fu * A (2d oS bd \u201c rs, =) a Fi a [A'S A =.5 S : = et : 5 = A À ra 4 x Rr CARA = = 2 © ES hE) ae 1 Et ad ; = = + 20, \u201c r= ?(PR, ¥ PREY A = us 2 LJ pe 4 Ca = [1 | b HF | réa ï Sata » i et i «at Lh dg A \u2018 2 ed J 24 EN a\u2019 + \u2014 > iv] 5 Lad a .\u201ca, * \u2018Ar XN, C6 Lg fra.x a : # Ka\u201d, A IN A 1 mr \u2014-\u2014 ND KE Pay & A, pit 3 ; Ÿ RL - # À LA FANFABE DE LA POLICE DE MONTREAL\u2014Phote.J.EN oo Us Pa ë ci e pe - RE 0 4 : Siew fe y.t ae M., £2 ve + 14 } 0 +.8 pr ~~ Es EX) i, a 2 11 pe 5.en * hd ad oir ; Vid\u2019 > 1 Re La \u201c17 me $ : à \u2014LES CADETS DU MONT SAINT LOUIS DANS LIS BXERCICES PHYSIQUIER, SUR LE CHAMP -DR-MAKS XC LC : LA] .[a (YM 3 al wd | 2 LN ES Lee ma 4 a : be 0 XY Np 2 3 CY XX é 3 = Np 6 \u201c2 Cal Le Me oT = I.4 [LN -Æ L'AUBERGE PAUVRE Jadis, un homme voyageant A pied, A travers le Hanovre, Afin d'épargner son argent, Entra dans une auberge pauvre.Or donc, dans cette auberye-là, Les voyageurs, chose nouvelle, Mangeaiont tous dans le même plat Afin d'épargner la vaisselle.En guise de morceaux de choix, On leur servait quelques boulettes Qu'ils saisissaient avec leurs doigts, Atin d'épargner les fourchettes.Puis ile allaient, malgré leur faim, Terminant cette maigre orzie, Se coucher tout de suite, atin D'économiser la hougie.No re homme, jusqu\u2019au lendemain, Alla dormir dans es chambrette, Dans un lit grand comme la main, Rembourré comme une galette.Jusqu'à dix heures du matin, Le voyageur ne fit qu'un somme, La servante, au minois matin, Par les piela vint tirer notre homme : \u2014Monsieur, c\u2019est l'heure du réveil ! \u2014Ehb { laissez-moi dormir, ma mie, Car sur l\u2019article du sommeil, Je n'entends pas l'économie ! Du dormeur bravant le courroux : \u2014Levez-vous ! répite la boone, On ne peut pas manger sans vous : Du déjeuner la cloche sonne ! \u2014-Non ! je n'ai pas faim ! laisgez-moi ! Veuillez me lâcher ou je tape ! \u2014II faut vous lever ! Mais pourquoi : \u2014Vous êtes couché dans la nappe ! JoLrs Jovy, LA FOLIE DU DOCTEUR AMAN, le docteur Pierre.veux- ta que j'aille $ Ÿ Et Georgas, l'enfant gâté 4 de mon ami X., trépi- guait en battant des mains.Je couras à la fenêtre : un homme en noir, aux cheveux blancs, aux traite jeunes cependant, s'était arrêté sur le trottoir, prodiguant les baisers à toute une troupe de bambins.Cet homme pleurait et souriait à la fois: Da regard, j'interrogeai le papa de Georges.\u2014 Une brève mais terrible histoire ! Ayant fait signe À «a femme de la\u2018sser partir Georges, X .me raconte ce qui suit : + * \u201c Le vautour des ténébres venait de prendre à la gorge eb d'étoufler, en quelques nuita, presque tous les enfants en bas-âge de notre petite ville.On en vit même de sept et huit ans périr de la mystérieuse étreinte.Nous étions terrifiés : on n'osait pas même prononcer le mot de \u201c croup,\u201d tant les cœurs étaient affolée, Ce fut une belle époque dans la belle vie da docteur Pierre.Quoiqu'il eût ane charmante petite fille de aix ans, pleine de toutes les grâces de l'esprit naissant et des charmes du corpe, malgré sa femme qui prétendait l\u2019empêcher de voir ses petites malades, lui, convaincu de l'importance de sa tâche, il ne manquait pas un appel.De nuit comme de jour, il partait aussitôt que prévena.Es plus d\u2019ane fois, ce fut 4 son dévonement, à ane LE MONDE ILLUSTRÉ opération rapide eb habile, qu'une mère dub le bonhear de garder son enfant.+.* Le docteur apporta til chez lui le germe de la maladie Ÿ (Ja bien, la cause cachée, qui sarprend tant d'êtres innocents dans leur sommeil, a telle suiti à déterminer la catastrophe ?Ce que l'on sait bien, c'est que ce soir là, M.Pierre était rentré chez lai vers onze heures, exténué.Il dormait À poings fermés, l'esprit et le corps las, quand, il fat brusquement réveillé par sa femme : \u2014Fntends-tu Ÿ \u2014Non.quoi \u2014Ecoute.Dans la chambre contigue.la petite Jeanne \u201c chantait.\u201d D'un bond, le docteur fat près d'elle, calme d'esprit devant la poignante réalité, mais troublé jue- qu'au fond du cœur par la question qu\u2019il se posait à lui-même : L'opération était urgente ; réussirait elle 1 M.Pierre, ayant jagé qu\u2019il n'aurait même pas le temps de faire appeler un de ses confrères, sonna Jules son cocher et consigna la mère dans sa chambre.A ce moment, nous a dit Jules, le front du père était baigné de saeur, les mains étaient assurées, la lèvre seule tremblait.M.Pierre prit Jeanne dans ses bras et la porta sur la table d'une salle voisine.Là, en moins de temps qu'il en faudrait pour la décrire, l'opération fat faite, Pendant huit jours, avec des alternatives de mieux et de pire, M.Pierre conserva quelque es poir.Le neuvième au soir, la fièvre augmenta : le pauvre père s'assit au chevet de l'enfant chérie, sûr de la mort prochaine, l'agonie au cœur, et le sourire aux yeux pour regarder la petite.Car elle ne voulait voir que lui, la chère wi- gnonne ; et quand la respiration devenait plus difficile, c'était dans le regard de son père qu'elle cherchait un remède À la souffrance.Le docteur, tenant dans ses bras la tête de «a bien aimée, penchait sur elle sa figure pleine de rayonnante bonté, tandis qu'au dedans de Ini ricanait la voix cruelle de la Mort.Chaque fois que, dans un spasme, Ja petite, instinctivement, se portait vers lui comme pour crier \u201c au secours ! \u201d le père, se penchant davantage, disait avec son calme héroïque : \u2014Patience, ma Jeannette, patience ! l'a seras bientôt guérie : je te le promete.Ta as confiance en ton petit père, n'est ce pas ?Longtemps il ls ttnt ainsi, lui disant mille paroles d'espoir dont il ne pouvait rien croire, hélas ! Ev depuis longtemps elle avait cessé de vivre, qu'il lui parlait encore, derrassé.Quand il s\u2019en aperçut, il I'enleva du lit, puis, comme on fait d'un enfant an maillot, et jusqu\u2019au matin, il la berga, retrouvant dans sa téte blanchissante les refraine que jadis lui avait chantés sa mère ; de temps en temps les sanglote l'arrêtaient et ses larmes tombaient, silencieuses, dans l'abîme de son désespoir.Oh ! l'horrible nait, où sa méchante femme osa lui reprocher d'avoir vué leur fille ! Ce fut la suprême douleur de M.Pierre.Et voilà pourquoi, depuis I'événement fatal, sachant que plas jamais un enfant ne le consolers de ses fatigues et de ses tristesses, le docteur embrasse les anges de la terre, en songeant à son ange du ciel.me Dieu a créé le chat pour donner à l\u2019homme le plaisir de caresser le tigre.\u2014 Vicror Huo, Il ÿ a autant de socialismes que de socialistes.\u2014 PAUL DE CassAGNAC, tas TI (UHH Tiel] SCIENTIFIQUE 0 ap ti CS ASTRONOMIE Détermination les changements du Pole terrestre, au moyen des mires méridiennes \u2014 La 100 vemey du pôle terrestre n été décoavert à ia Suite de changements observés dans lee latitudes deg dif.rents Observatoires, eb jusqu's présent on ne I's étudié qu'en partant de ces changements.M.&.kolof à eu l\u2019idée de déterminer la valeur de ce mouvement par une autre méthode, par log clay, gements de l'aximut des objets terrestres, notan.ment par lus changements de l'aximut des Mire méridiennes de l'Observatoire de Poal!:uva.Ln teur a utilisé, pour son travail, les observation faites pendant sept années (1580 87).Le problème consistait à séparer, dans l'aximut des mires, ly | différences provenant du mouvement du pôle terrestre de celles qui sont produites par le mors ment, assez complexe, des mires elles mêmes, 1] à fallu faire des calcals nombreux : l'«xactituda du résultat démontre la valeur de la wi thode employée, même appliquée à d'anciennes olservations, ORNITHOLOGIF Nid de cornetlle en fer.\u2014Il y à trois ans, M.W.G.Macmillan trouva, à Calcutta, dans un vii arbre que l'on venait d\u2019abattre, un curieux nid d'oiseau formé en grande partie de fragments de forts fils de fer entrelacés, semblables : ceux qui réunissent en faisceaux les barres de ir pour le transport.Ces différents fragments, aussi gro que de forts fils de télégraphe, de grande longaenr eb de grand poids, se tenaient ensemble par leur propres irrégularités.A cette époque, il ne pu: identifier le constructeur de ce singulier 1.i1.L'année dernière, son attention fat attirée par le vol pénible d'une corneille portant dans ru bec on objet paraissant exceptionnellement pesant.Il ls guetta jusqu'au moment où celle-ci, « Itrayée par une cause quelconque, laissa tomber sa ; r ir, dunt M.Macmillan s\u2019empsra auseitôs.Or, ce n'éuit rien moins qu'un fil de fer contourné, meeurait environ 3 pouces de longueur, | lignr de gre sear et pesant près de 56 grammes Ces observations révèlent un fais nouveau dam l'histoire de l'architecture des ciseaux, et inoutrent le poids que peut enlever une corneille «lea Frdes MÉDECINE Le traitement de la diphtérie par la \"mie \u2014 Les volonies des bactéries cle la diphtéri- svamises à l'influence de la lumière ne prospèrent plus et même périssent.Ce fait donne & penser a M.J.Erede que la lumière électrique pourrait peut-être donner un moyen «l'arrêter le développriuent des fausses membranes en projetant les ray ns dm puissant foyer de lumière électrique dans la gorge d'autant, dit il, que les tissus ront pénétrés par ls lamière dans une certaine mesure.Maintenant est-il possible d'envoyer les rayons d'un f yer élec trique dans la gorge par ls bouche ?M.Erede rappelle que l'on a éclairé des cavités intdriearth soit directement par des lampes à incau:lescencs soit en utilisant la réfraction totale, en employant une tige de verre éclairé à an bout et transportan la lamière à l\u2019eutre bout.En tous cas, il pens que des essais pourraient être tentés dans ce 504 et il invite les praticiens à chercher des moyeu d\u2019exécation et à les mettre en œuvre.MÉTÉOROLOGIK Les tachss du soleil et le temps.\u2014 Le numéro d'# vril du Das Wetter contient une note de M.P Polis, sur les taches du soleil et l'état du bomph basée sur les observations faites pendant soixante LE MONDE ILLUSTRE \u2014\u2014\u2014\"\"\" 9 L à Aix-le-Chapelle (1830-93).L'auteur qos Tove lo nombre des taches da soleil, en même tempa que les températures moyennes annuelles d'hiver eb d'été, le nombre des orages, la quantité annuelle des chutes de pluie ; il a réuni toutes ces valoars dans an tableau graphique.L examen dea courbos fait voir que, antérieurement à l'année 175, les températures moyennes annuelles et de l'été décroissent avec ane augmentation du nombre des taches et que, aa contraire, on constate an ac- la température moyenne annuelle diminution des taches.températures d'hiver suivent à peu près la même loi.Mais depuis 187%, les cour- hos des températares sont renversées ; une décroissance du nombre des taches correspondant à ane chute de la température eb vice versa, La courbe des pluies esb assez irrégalière, mais elle semble, contrairement aux résultats que l'on avait mlmie, qu'elle est de sens contraire à celle des taches.Le nombre cles orages croît généralement avec la décroissance des taches eb vice versa.cruissement de et de l'été avec la Les courbes des BACTÉKIOLUGIE Inituence de la lumière sur les bactéries.\u2014 Dans gue conférence, faite récemment à l\u2019Institut royal \u201cle Londres, eur l'action de la lumière ser les bactéries et les champignons, le Pr Marshall Ward a rappelé \u2018que c'est un fait acquis depuis longtemps que les bactéries ne prospèrent pes à la lumière aulaire comme dans l'obscarité.Oa a, de plus, démontré que ce sont les rayons lumineux et non les rayons calorifiques qui les affectent, mais jusque dans ces derniers temps, on n'avait pas déterminé quels sont, qui causent la mort asx bactéries.Ls Pr Ward expose plusieurs des expériences qu'il & institades dans le but d\u2019élucider ce point.En protégeant des bactéries contre l'action directe du soleil au moyen d'une solation de bichromate de potasse qui arrête les rayons bleus du epectre) on cons- wate que les bactéries se développent aussi bien que dans l'obscurité.Exporées pendant des heures dans un verre à la lumière du spectre solaire, un voit les bactéries rester insensibles aux rayons ronge, orange, jaune et altra-violet, tandis que le bleu les tue.Le conférencier a fait ensuite passer sous les yeux des assistante une photographie obtenue en faisant passer la lumière à travers un négatif superposé à une plaque portant des colonies «ls bactéries.Dans les parties obscures, on trouva des bactéries vivantes, tandis que dans les parties éclairées, toutes les bactéries étaient mor- tre Le Pr Ward a ensuite décrit les méthodes qu'il a employées pour étudier le taux de dévelop- prment des bactéries prises individuellement dans différentes espices de lsmidres ; en général, ces résultats confirment ce que la sagesse des nations nous dit quant aux effets hygiéniques de la la mière solaire ; mais on ne eaurait les considérer comme concluants pour toutes les variétés de mi- crobts avant qu'une expérience approfondie n'ait tranché la question pour chacun.LES CORBEAUX I ourE la journée, on avait vaillamment combattu.L'infanterie avait donné, baion- nette basse, sous les volées de mitraille ! la cavalerie avait farieuse- ment chargé dans des masses noires où elle avait fonda.La cauonnade avait cessé : la bataille était finie.Aux sommets s\u2019accrochaient les dernières lueurs da jour, alors que la vallée déjà s'empliseait d'ombre, eb dans les lointains empourprés par le couchant les régiments s'enfonçaient tristes, mutilés, vaincus Couronnant les crêtes de la ligne de collines barrant l'horizon, ce qui restait de cavalerie attendait, sabre au poing, face à l'ennemi, que le mou- - \u201c4 GP - ro parmi les rayons lamineax, ceux por vement de retraite se fût prononcS, que les frères de l'infanterie et de l'artillerie fussent à l'abri des obus prussiens.Dans la plaine, labonrée par la mitraille et inondée de sang, un grand calme régnait maintenant, gne troublaient par intervalles les gémisse- mente des blessés et les hennissemente plaintifs des chevaux éventrés.Immobiles, silencieux, nos cavaliers fixaient obstinément le versant opposé, au sommet daquel apparaissaient les casques à pointe.Si les Allemands, 'acharnant à la poursuite des vaincus, franchissaient cette limite et osaient descendre dans le vallon, on chargerait, on chargerait encore, on chargerait toujours, tant qu'il en resterait un ! La boucherie, la boucherie horrible et sublime, recommemoerait.11 Au fond de la vallée, un capitaine d'infanterie blessé venait de reprendre ses sens, pénétré jusqu'aux moelles par la fraîcheur da soir.Après s'être péniblement soulevé et appuyé eur le coude, il inapecta les environs de son wil atone.Devant lui, car il était tombs en faisant fase, il aper at confasément les masses ennemies garnis- vant les hauteurs, et un éclair de raga et de désespoir allama ses yeux noirs.Avec effort il tenta de se déplacer : sa main fouilla le sol eb y ramassa une logue informe maculée, lacérée.Puis, son regard mi-éteint fouilla l'horizon op- é.11 aper at, démesurément grandis par le couchant en feu, de fiers escadrons déployés en bataille : dans les rayons obliques da soleil déclinant, hommes et chevaux prenaient de fantastiques proportions, et les brises du soir, en se jouant dans les crinières, semblaient avoir mis en mouvement la phalange de géants.Comme s\u2019il pressentait être le jouet d'une illusion, l'officier se laissa lourdement tomber à terre et colla son oreille contro le sol.Le susurrement des ruisseaux.la triste mélopée des grands arbres, le soupir de soulagement de la terre surchauffée sous la caresse des brises crépue- culaires, l'indéfnissable et suave symphonie que chante la nature à l'aube comme aux approches de la nuit, purent donner le change à ses sens engourdis : il crat à ane chevauchée lointaine, à ane marche en avant d'une colonne de cavalerie s'ap prochant, s\u2019spprochant.« \u20141ls viennent ! murmara-bil ; vive la France! Et, ayant replacée sous son corps la précieuse loque, il s\u2019étendit de noaveau sur le sol et s'évanouit.III Quand il revint à lui, la nuit avait envahi la plaine ; les escadrons resplendissante eb superbes avaient disparu, et l'officier se demanda s'il n'avait pas rêvé ; à travers le vallon où dormaient les morts et gémissaient les blessés, des lumières couraient, comme des feux follets dans une né sropole.\u2014Tonnerre ! que j'ai soif ! gronda une voix dans la nuit, à quelques pas de l\u2019otfi ser.\u2014Qui vive ?questionna le blessé.\u2014 France !.Re cuirassiers.\u2014 France ! répéta l\u2019oflicier d\u2019une voix attendrie, comme un enfant à son réveil dit : \u201c Maman ! » \u2014Eo vous ?demanda la voix.\u2014h6e de ligne.\u2014 Vive la ligne ! \u2014Vivent les cuirassiers ! \u2014 Les cuirassiers sont morte ! fit l\u2019homme d'une voix étranglée.Morts au champ d'honneur ! II n\u2019en reste plus !.- Et, après un silence : \u2014 Vous êtes blessé | interroges t-il avec un effort qui lui arracha ane plainte.Une balle dans la poitrine ; mon compte est bon ! \u2014Moi, j'ai ane jambe qui s\u2019est séparée de moi, le bras gauche cassé, une fièvre de cheval.Ah ! mais je n'en puis plus! .La ro'f m\u2019étrangle, milie tonnerres ! Quelques instants après, le capitaine entendait le cuirassier, en proie au délire, commandant : \u2014FEacadrons !, .chargez'.\u2014Pauvre garçon ! murmara-til, oubliant ses propres souffrances.1V Il fat réveillé par un bruit de voix allemandes.Ses yeux, en s'entr'ouvrant, farent éblouis par la lumière d'une lanterne qu'on dirigeait sur lui.L'homme qui portait le falot avait l'uniforme prassien : sa manche était ornée da brasserd des ambalanciers.Si affaibli qu\u2019il fût, l'officier comprit : les Allemands ramassaient les blessés et inbumaient les morte.Tl eut un sursaut qui le désigna à l'attention des soldats ennemis.\u2014En voilà un qui n'est pas mort ! fit le porte fa lot dans sa langue.Un oilisier s\u2019approcha : \u2014Un capitaine, di:-il ; qu\u2019on l'emporte Le blessé fit, de la main, an geste de refas : \u2014Merci ! Cest inutile.Je n\u2019en ai pas pour ane heure.\u2014Ah ! il paraît que vous entendez l'allemand, vous !.Eh ! moi, je vous dis que vous en réchapperez.N\u2019est ce pas, docteur 1 ln mélecin qui accompagnait les brancardiers examina sommsairement la blessure at eut un hochement da tête significatif.\u2014 Vous voyez bien ! fit aussitôt l\u2019otlicier français ; je vous dis que je suis tué ! \u2014Mais pas du tout ; allons ! Des brancardiers s'avancérent.\u2014 Non, fit, 'oflicier avec effort, vous ne m'emmènerez pas ! \u2014C'est ce que nous allons voir ! \u2014J ai tout autour de moi des camarades auxquels vos soins seront utiles : relevez-les, et ne vous arrêtez pas à mon cadavre ! \u2014 Nous perdons notre temps ! maugréa l'otticier prassien.Les brancardiers firent encore an mouvement.\u2014Je vous dis que je veux rester là.Vous entendez ?.Je suis tué !.Je ne veux pas être emmené en captivité.Je veux mourir là où je suis tombé !.De ses mains crispées l'otticier semblait vouloir s'accrocher au sol qu'il avait si vaillamaent dé- fenda.\u2014Ces Français ! fit le Prussien en haussant les épaules, il fant qu'ils posent jusqu'à la dernière minute !.Knlevez ! commanda-til en détournant la tête.\u2014 Ah ! bandits !.râla le blessé.Il chercha son sabre pour se défendre, se dressa à demi, eb retomba comme une masse sur le sol, les membres raidis par 'agonie.Alors, les ambulanciers le soulevèrent pour le transporter, et celai qui tenait la lanterne poussa un cri de triomphe.- Sous le corps du capitaine, il venait de ramasser un lambeau de drapeau prussien, arraché pendant la latte.\u2014 Ah ! ah ! s\u2019exclama l'officier alleman(l, je comprends son entêtement, maintenant : il voulait s'endormir sur son trophée : Laissez donc dormir les morts ! gronda une voix râlante à quelques pas ; dépouillez les cadavres, corbeaux ! mais ne les insultez pas !.v Voilà comment, en 1870, an drapeau prussien fat repris sur les Français ! ALnerr Monniot.\u2014rmmmmta OuvnaGke POPULAIRES.\u2014Za Petite, roman par E.Cadol, 5c ; l\u2019Ami des salons, 10: ; le Pater, var F.Coppée, 10c ; les Lettres d'un étudiant, 10e ; les Farces de Piron, 10c ; lea Loisirs d\u2019un hommes du peuple, 50c ; Un disparu, 10c G.A.et W Damont, libraires, 1826 Staine Catherine 9¢ LE COIN DES ENFANTS LES DEUX ROSES Rose, un beau matin de printemps, Se promenait daus la prairie.Elle aperçut, toute fleurie, Une rose aux tons éclatante.\u2014Comment te nommes-tu * dit-elle Belle fleur au parfom si doux ?\u2014d'ai l« même Leau nom que vous.Rose je suis, mademoiselle, \u2014Viens avec moi, dans ma maison, Dit l'enfant en cueillant la ruse Et la be le fleur fraiche éclose Fut arrachée à son buisson.C'est plus qu'une fleur ne supporte, Elle mourut lançuissament : \u2014C'eat d'être loin de sa marian, Dit la fillette, qu'elle est morte.On teuta de la reporter À l'arbre où Rose l'avait prise Mais en chemin soufila la brise Qui, dans les aire, vint l'emporter.L'un après l'autre les pétales, En un tourbillon yracieux, Prirent leur essor vers les ceux, Comme un vol de papillons pAles.Mais leur parfum, pendant des jours, Embauma toute la filette.Ainsi d\u2019une Ame tris parfaite Le souvenir reste toujours.D.Mos.UNE AURÉABLE SURPRISE Hélène a déjà près de douze ans.C'est honteux à dire, mais cette filette n'aime point le travail.Afin d'engager Hélène à entreprendre de délicates broderies, «a marraine lui a offert pour ses étrennes une ravissante corbeil à ouvrage, où, aymétriquement, parmi les pagaets d'aiguilles, sont rangées bobines de soie de couleur, fils de toutes sortes et laines de toutes nuances.Mais ni la couture, ni le crochet, ni même la tapisserie n'ont le don de captiver l'espiègle qui, toujours, leur préfère le grand air et les jeux bruyants.La mère d'Hélène lui a fait, à maintes reprises, des reproches sur sa paresse.Hélas ! tons, jusqu\u2019alors, n\u2019ont amené qu\u2019un résultat négatif, et Mme de Céserolles, qui sait par expérience com- bein les goûts laborieux sont nécessaires dans un ménage, se désole et se lamente.Si elle est paresseuse, Hélène a da moins le cœur excellent.Une fois, sans qu'on \u2019\u2019aperçut, elle est entrée dans le salon où an moment du thé, son père et sa mure restent quelques instants À causer.Hélène y & vu sa maman qui portait son mouchoir À ses yeux en parlant d'elle et de sa vilaine nonchalance, et depuis lors elle a pris la rétolu- tion de faire une agréable surprise à ses parente.Avec l'argent gagné par ses bonnes notes sur l\u2019histoire et la géographie.elle a donc prié la domestique de lui acheter une de ces paires de pantoufles dans lesquelles il reste à remplir tout le fond du canevas.Hélène a bien recommandé À la vieille servante de choisir pour aujet de grosses /leurs de pensées.Et Manette, confidente des beaux et sa ges projets de sa chérie, les lui à rapportées soigneusement dicsimulées dans son panier à provisions.Chaque jeudi, Mme de Céserslles va voir une tante octogénaire et malade.Le bruit que font les enfants fatigue l\u2019infirme, ausei Hélène eat- elle laissée à la maison où elle s'amuse, d'ordinaire, avec ses compagnes de classe, en congé également ce jour-lh.Tantôt sous un prétexte, tantôt sous un autre, Hé'ène, pendant que son frère Henry joue avec leurs petits cousins et leurs petites ami s\u2019éclipse et court A sa chambre.Là, elle travaille avec ardeur aux mystérieuses pantouflca Bien qu'elle n'y consacre que soixante minutes LE MONDE ILLUSTRÉ chaque semaine, comms elle en.ploie trè: consciencieusement cette heure, l'ouvrage s'avance ; et, 8n soir\u2014A la même placs où six mois auparavant elle avait vu sa mère plearer\u2014 Hélène, grâce au moelleux tapis qui amortit ses par, s'approche encore saus être entendue de la table.Les parents croient d'abord qu'une attraction de gourmandise attire la fillette près da gaéridon, où le thé famant, le miel, le beurre et les galettes sont posées.Mais qu'elle est l'agréable surprise de la mawan en voyant sa fille déplier un paquet noué aveo an ruban rose, et en tirer la paire de pantoufles entivrement terminée.\u2014C'est moi qui les ai brodées, maman, dit Hélène, en se jetant dens les bras de Mme de Cé- serolles ; puis, elle ajouta : Ta ne pleureras plus désormais À cause de ma paresse, car, vois-tu, j'ai pris le goùt du travail et demain je commenocerai avec grand plaisir une autre surprise, qai sera une couverture au crochet pour ton lit.Le papa et la maman d'Hélène rirent beaucoup de cette surprise qu'on annonçait et qui, de ca fait, ne serait plus une surprise.Mais ils étaient bien heureux, et je vous laissa juge de Ja joie de la maman et des nombreux baisers qui furent échangés de part et d'autre.Camii.e NATAL.CAAA A mse TROISCOUVERTS ETQUATRE CONVIVES (Léyende) I Da haut d'un ciel azuré et d'une limpidité par faite, le soleil envoyait ses derniers rayons.L'air était doux et la campagne avait encore des fleurs dans les près, des fruits dorés sur les arbres, des oiseaux chanteurs sous la verdure.Losis, l\u2019aul et Victor, écheppés d'ane maison de belle apparence, couraient sur ls pelouse, le long de la haie où l\u2019épine blanche se montrait chargée de ses petites baies aussi rouges que le corail, à l\u2019orée du grand bois où tombaient mélés les glands doux et la faine.Ile couraient, les trois blonda chérubine, insouciants, comme on l'est à leur âge, risnt en folâtrant à qui mieux mieux.Oh ! comme ils étaient beaux et comme ils riaient de bon cœur ! \u2014Voulez vous, dit tout à coup Louis, que nous allions manger notre goûter dans la vieille cha pelle ?\u2014Où est elle la vieille chapelle 1 \u2014Ici, au coin du bois, à l'ombre d'un grand chêne.Venez.\u2014 Oui, allons.La mère des trois petits, penchée à sa fenêtre, les vit disparaître ; mais elle n\u2019eût point de crainte.Elle les savait aussi sages que beaux ; puis son cœur lai dienit tout bas où ils allaient.As IT Sous le grand chêne aux feuilles jauniesantes, s'élevait ane vi:i'le chapelle gothique.L'humidité avait verdi les murailles et pourri les boiseries.Des peintures en lambesux pendaient ça et là, agitées par le vent, et sur l'autel on ne voyait plus qu\u2019une grande Vierge ea pierre tenant sur ses genoux I'Enfant-J ésus.Le soleil couchant, par le vivrail du chœur, emplissait en ce moment l'intérieur de la chapelle d\u2019ane lumière empourprée.\u2014Tci, venez près de moi, criait Louia s'asseyant sur le marche pied de l'autel.Voyez comme on est bien.Paul et Victor accoururent prendre place à côté de leur frère aîné, et ils regardirent avec un étonnement mêlé d'effroi les murs verdis, les boiseries disjointes, les cadres en lambeaux ; car ils vensient là pour la première fois.\u2014 Louis, demandent-ils en remarquant la blanche statue que ls rouge lamière du couchant semble animer, quelle est cette femme ?Elle tient un es, enfant comme nous et a les yeux doux de notre mère.Dis, qui est-elle 1 \u2014Maman m'a enseigné qu\u2019elle s'appelle Marie, qu'elle est mère de Dieu, en même temps que notre mère, à naus, et que nous devons l'aimer voulons être heureux an jour.\u2014Louis, nous l'aimerons tous trois.\u2014Oui, tows trois ; mais goldtone vite que la nuit ne nous surprenne.Eb Louis tira da sa poche una tartine d Paul un grand morceau de Bâteau, ot Vi grosse pomme rouge \u2014 Vous us pourvus, moi seul ju n'a; + dit alors l'Enfant J dus qui était lexcendy dede sus les genoux de as mère et S'AVARÇA vore ole \u2014Tiens, lui dit Louis, morde dang nis tarti Et lo patit Jésus mordit à belles dents dans tartine.\u2018 \u2014Si tu veux de won bien s'écria Paul.Je le veux, répond l'Enfant en ncce : tié da gâteau.pront la md Victor tendit ensuite «a belle pomme L'Enfant Jésus à sa mère A partir de ce jour, ui Dom de pour © beurre, ctor gy Râteau je t'en donnera > rougs, ls prit avec un sourire at la porta les trois enfant.viennent régalièrement partager leur goûter ave.tn fils de la vierge Marie.11 \u2014Fufants, demanda la mire étonnée, pourquoi chaqua jnnr al'ez vous goûter à la chapetle ?louis, Paul e* Victor racontèrent tout À leur bonn-+ mère, car ils ne savaient pas mentir.Ce pe GE I \u2014 \u2014\u2014\u2014_ mer \u201cvoue -\u2014\u2014 \u2014E bie.! r«prit l\u2019heureuse femme, demandez : au çetit Jésus de partager aussi son goûter, Kr quand le Fils de Marie s'AVAnça vers ve petits amis, Paul lui dit vivement : \u2014 Nous partageons depuis longtemps «ve toi, quand donc partageras tu avec nous | Le petit Jésus sourit gracieusement.\u2014Âllez prévenir votre mère, dit il ; Car je veux qu'avec vous, elle prenne part à mon got r.Louis, Paul et Victor revinrent tena: par la main leur bonne maman, et Jésus ausait.: \u2014 Venez, ditil, mon goûter est prêt.Eo la mère ot les trois enfants s'envolcrent, à la suite de Jésus, dans le palais de l'éter1iu1+ où les talnts sont atsie à un banquet qui ne finira jamais ManikVoskrn Bipar JOLIS MOTS D'ENFANTS Un joli mot d'enfant : \u2014Bébé, veax-tu bien ne pas lé:h>r le su.re.\u2026.\u2014 Maman, je ne le lèche p33 : je l'emtrra-se.+ \u2014 Monsieur Bob, ne jouez donc pas ninsi avec les petites filles Ce n'est plus de votre iz» \u2014 Mais, M'man, p'us je grandis plas je !-s aime +.* Bébé à mangé toute la confiture de an ' tine.\u2014Pourquoi n'astu pas mangé le pain avec, petit gourmand ?\u2014Je ne peux pas faire tant de choses que a À la fois, na ! .+ Un enfant plearait et criait : 0x lai demande ce qu\u2019il a : \u2014 C'est, répondit-il, que j'ai perdu uno ;' ce de deux sous que ma mère m'avait donnée.\u2014Allons, la perte n'est pas difficile à réparer, ne pleurez plus, en voici une autre.À peine l'a t il reçue qu\u2019il re met à crier de plus belle.Ou revient à lai : \u2014Qa'avez vous enoure à plearer 1 .\u2014Je pleure parce que je pense que, si je n'avais pas perdu deux sous, à présent j'en aurais quatre.* + * On admire sa te Dans son as Le petit Tomy dins en ville.nue correcte.Les plats circulent.siete, on mot.un petit gAteau.Fière de montrer comme il est bien élevé, 8 maman lui murmure À l'oreille : \u2014Qu'est ce qu'on dit $ Tomy fronce le sourcil, baisse la tête ot d'une voix lente et profonde : \u2014Y en a pas beaucoup ! Lee em rm am re EE _.2 222 rt CHOSES ET AUTRES \u2014 nombre des employés du gou à Washington, est de 17,- \u2014 Le ernement.vu.\u2014 I} parait que les servantes, au Ja- on, nv reçoivent que 50 cents par pis.\u2014 Le.portes causées par les inonda- jons, dans ln Ponnsylvanie, sont éva des & 71,00 1,000._ Une maison anglaise & établi ane anvficture ds montres, au Japon.| 7 employés sont des japonaise.| _ On fait & préient à New York des, léphonce, qui fonctionnent très bien ur les distances d\u2019un quart de mille u plus, «t Jont tout l'appareil revient 24 li y n dans le royaume d'Esnagne 3,01: \u2018églises et cathédrales, 42,435 rêtres, 11,542 religieuses, 1,64 moi- es, et 11,202 couvents, monastères et autres maisons d'un caractère reli gloux.- lv nouveau canon Gatling tire 5,179 coups à la minute.Muni d\u2019an notrar électrique, il peut tirer 5,000 ouf+ À la minute.De là, on peut se fair« une idée des ravages que peut exerci cet engin destructeur sar une masse de combattants Le Royal nous donne cette semaine JL: O-+oroon.Ce méloärame est un «+ pius beaux succès de Dieu Bouci- La mis en scone eb les effets u'caniques employés dans l\u2019interpréta- im intéresseront certainement le pu- lic.LES ECHECS t - nombreuses lettres de feheits e.par M.4 W.Shaw, à l'occasion - ion de sa biozraphie et de son scans Le Mosbr lt11stre, 11 sen suite Tout a fait originale, d'un officier su ut dense Majesté, ayant eu pendant 1 < annees le commandement d'un po + rrortant au Canada.et maintenant \u20ac \u201ctre, vir avoir complimente M.Shaw des vie i Smiyorte es dans l'arene echiqueenne, none aus: les remarques faites vos tealiseours lors du banauet du Club Sie Canadien Francais © Les Frhres, SU < sont oma vie, n.@ femnu ! m'ont \u201cop impressionne, et tue rappellent we nertation semblable que fit feue ma ily a quelques vingt cinq ans Appre- thon frere desirail se muarier ot le pe rrepaeure pour entrer dans cel etat.1 > ML OI Mais, mon cher enfant, je ta croyais ate ates echees et y'etais loin de penser que cescais decide à prendre femme PROBLEME No 157 Composé par M, Emile Pradignat ' Noire.\u20146 pies 1, WE \u201cyh Nal ZY 5 7 aNw| \u201cZE HAE J Hi my ul 4 Blancs.\u20147 pièces Les Blancs jouent et font mat en 3 coups SOLUTION PU PROBLÈME No 156 Blancs Noirs | D4CR 1 ?Mat selon le coup des Noirs.LE MONDE Wd James KE.Nicholson, Presque Incroyable Mr.Jas.E.Nicholson, Florenceville, N.B., se débat pendant sept longues annees avec UN CANCER à la LÈVRE, ET EST GUÉRI PAR LA SALSEPAREILLE d\u2019AYER.Mr.Nicholson dit: \u2018J'ai consulté des docteurs qui m'ont ordonné toutes sortes de cho.es, mais sans résultat; le cancer commença à Ronger les Chairs, et à étendre jusqu'au menton; et j'at soufteet le martyre pendant sept longnes années, À la fi, je me décidai à prendre de le Salseparcile d'Ayer, Au bout d\u2019une semaine ou deux j'ai remarqué une Amélioration Sensible.Encouragé par ce résultat, j'ai continué et un tnois après la plaie sous le menton commences dye guérir.Trois mois plus tard.la fèvre commença à se guérir et, après avoir pris de la Salse saveille d'Ayer pendant six mois, la dernière trace du cancer avait disparu.\u201d La Salsepareille d'Ayer Seule Admise à l'Exposition Colombienne.Les Pilulcs d\u2019 Aver réylent les Intestine.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE JEU DE DAMES PROBLEME No 144 Composé par M.J.Johnson, Montréal Noirs.\u2014S pièces po CES per] ProPieP; PI i i PIS Po \u201cà rie À ™ ETM MeV.MM] wo\", FerioFoRR w mor Pl Pol PP PP AT mE mmm Blancs.\u2014Ÿ pièces Les Blancs jouent et gagnent Solution du problème de Dames No 142 Blancs Noirs Blancs Noirs 30 2 17 30 41 26 uw 4 52 47 a A 45 2 82 4 29 >, Is 28 62 67 0 al 0 15° 4 22 16 W 23 13 7 31 44 68 6! 5e 7 40 8 20 10 HA 2 34 49 i 67 39 6 69 gagnent.Solutions justes par MM.Nap Brochu, Lévis ; E.Jaoques, Montréal.ILLUSTRE 95 \u2014 LA \u2014 Banque Ville - Marie AVIS est donné par le présent qu'un dividende de trois pour cent, sur le capital payé de cette institution, à été déc aré pour le semestre courant, et sera payable au bureau principale de la Banque, le et après vendredi le premier juin prochain.Les livres de transferts seront fermés du 21 au 31 Mai, ces deux jours iinclusivement.L'assemblée générale annuelle des actionnaires aura lieu au bureau principal de la Banque, mardi le 19 Juin prochain, à midi.Par ordre du conseil de direction, WM, WEIR, Président.Montréal, 24 avril 1894, LIBRAIRIE FRANÇAISE L.DERMIGNY 136 w.26th STREET, NEW-YORK SUCCURSALE A MONTREAL 1608, NoTRE-Dams Seul Agent et Dépositaire du \u201c\u201c Petit Journal,\u201d de Paris, de son supplément ocole- rié, et du *\u201c Journal Illustré,\u201d pour le Canada et les Etats-Unis.Dépôt des principaux journaux de Paris, notamment : Petit Parisien, Soleil du Dimanche, l'Echo de la Semaine, l'Univers [llustré, Le Figaro, eto., eto.; journaux de modes et scientifiques.Abonnements à toutes revues eu publi.oatiens.Ordres peur livres premptement eréoutés EMILE VANIER .(Ancien élèvo de r'Ecole Polytohnique) INGENIEUR CIVIL, ARPENTEUR 187, rue St-Jacques, Royal Building Montréal V.ROY & L Z.GAUTHIER Architectes ot évaluateurs 162\u2014RUE SAINT -JACQUES\u2014182 (Blook Barren) Viosor Ror.L.Z.GaugHIRR Téléphone ne 2213.RENE RAVAUX ARTISTE-PEINTRE a Rue St - Eaurent Résidence privée : 156a, Ste-Elizabeth Portraits en tous genrs.\u2014Peinture A I'hul- le, Aquarelle, Peinture sur soie, satin, eto.\u2014Spécialité : Adresses enlumin \u201ces, mAH TR RRMSTROI pass a AAS unm SoC : 24 Mensreau CAVEATS, TRADE MARKS COPYRIGHTS.CAN I OBTAIN A PATENT?Fora rompt answer and un honest opinion, write to Mr NN & CO.who have had nearly fifty venrs\u2019 experience in the patent business.Communic.tions strictly confidential.A Handbook of information concermng Patents and how to ob tain them nent free.Also a catalogue of mechau- ical and scientific books sent free.Patents taken through Munn & Co.receive special notice in the Scientific American, and thus are brought widely before the public withe out cost to the inventor.This splendid apn issued weekly, elegant Iv illustrated.bas by farthe largest circulation of any scientitic work in the world, 83 a vear, Sample copies sent free.Buiiding Fslition, monthly, $2.50 8 year.Single copies, 2.) cents, Every number contains beau.iful plates, in colors, and photographs of new houses.with plans, enabling builders to show the atest desighs and secure contracts.Address M CO NEW TORE, 361 BROADWAY, ANNONCE DE John Murphy & Cie CHANITURES NOUVELLES 500 PIECES \u2014DE-\u2014 Magnifiques garnitures nouvelles viennent d'être reçues et sont offertes en vente aux prix de vente du déménagement, il soffit de voir ces garnitures Jour faire l'achat le ces hautes nouveautées.DENTELLES NOUVELLES Nous pouvrns dire sans crainte d\u2019être contredits que nous avons en stock la plus grande importation de dentelies ** point d'Irlande et Guipure \u2018\u2019 qu'il y ait à Montréal, le sto k doit être vendu aux prix de vente du déménagement.\u2014- VOY EZ-LES \u2014 BRODERIES ET VOILES Pour lère Communion Votre choix sur notre atock entier de broderies et voiles de 1ère communion aux prix de vente du démenagement Un assortiment d\u2019au-delh del50dessina différents.AAAASAAME ES John Murphy & Cie 1781 et 1783, rue Notre-Dame, coin de la rue St-Pierre Conditions : au comptant et un seul pris TÉLÉPHONE 2193 60 JOURS Excursions pour les Colons À toutes le gares de la ligne du DACIFIQUE oT DE BILLETS SERONT VENDUS 1! 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