Le Monde illustré, 1 septembre 1894, samedi 1 septembre 1894
[" AA a A a A ETES LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : - mat 0020 + Sama 8150 lue ANNEE, No 539 \u2014SAMEDI, Tun SEPTEMBRE 1804 ~~ ANNUNCES: Qu'isre mois, 81 .00, payable d'avance La ligne ion - fendu à «los dépôts = = 5 cents la copie | Bouma, do.PAC \u201c SABOURIN, PROPRIETA.RES.action sunégane AR r in \u2014 222 LE \" oC ACE JACQUES- CARTIER, MONTREAL, Tarif spécial pour annonces à long terme JM | = A A (ier \u2019 - \u2018 p oy No ; ; = Ÿ @ bB NUIT A HOUCILERVILLE LA FETE TON DES INGÉNIEUR=X-POMPIERS\u2014 Dessin de R.Barré MONTRÉAL.\u2014 LA 27e CONVENT 206 LE MUNUE LLUSIRKE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, Itz SEPTEMBRE 1894 SOMMAIRE TEx18 : Causerie : Le mauvais esprit, par Marie-Louise d'Aly.\u2014Ottawa capitale, par Benjemia Sulte.\u2014 Mon lexique, par Augustin Lellis.\u2014 La convention des mpiers.\u2014Carnet du MoxbR livstne \u2014l\u2019oéale : Le foins, par Jules Lanos \u2014Nouveile canadienn.: Un problème d'échecs (avec gravure), par Réuis Roy.\u2014Astronomie : Les communications avec mare, par J.V.\u2014 Question historique.\u2014 Vengeance de marin.\u2014 Poésie : Le nom, par Suily-Prudhomme.\u2014 Nou veille : Le repentir, par François l'ujague.\u2014Actus- lité géographique, par A -L.Leroy.\u2014 Uusages et coutumes, par Ann Neph.\u2014 Notes ot faits, par Le chercheur.\u2014 Nouvelles à la main.\u2014 Les jeux d'Echecs et de Dames.\u2014 Choses et autres \u2014Feuilleton : Le secret d'une tombe, par Kmile Richebourg.GRAVOURES : 1a 22e convention des ingénieurs-pompiers A Montréal : La fète de nuit à Boucherville.\u2014 Por- traite : M.Zéphirin Benoit : Le lieut.-colusel Stevenson : LÀ.d'Amour \u2014 Montréal : Le pare Lo- \u2014 à 22e convention des ingénieurs-pompiers à ontréal : Poste du coin des rues des afemands et Uatario : Poste du square (\u2018haboillez ; Poste du square Dalhousie ; Vue prise à l'encoiyaure des rues Notre-Dame et Saint-Gabriel.PRIMES À TOUS NOS LECTEURS Lu Mons ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou ls commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé, Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivante : $2, $3, $4, $5, $10, $15, $25 ob $50.Nous constituona par IA, comme les zélateurs du Moxnps ILLUSTRE, tous nos lecteurs, eb pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.NOS PRIMES LE CENT-VINGT TROISIÈME TIRAGR Le cent-vingt troisième tirage des primes mensuelles du MonpE ILLUSTRÉ (numéros datés du mois d'AOUT), aura lieu samedi, le Ter SEPTEMBRE, à 2 heeres de l'après-midi, dans nos bureaux, no 40, Place Jacques-Cartier.Le public est instamment invité À y assister.ous connaissez comme moi des personnes fort aimables, des enfants charmants, des femmes délicieuses, des hommes intelligente, à qui cependant il y a quelque chose qui nuit et se met en travers de leur destince, Souvent, trop somvent, ils deviennent si désagréables personnages que tonte relation avec fax craque ! Qu'y at-il ?C'est le mauvais esprit qui souffle sar eux dans ce moment là, sans qu'ils s'en doutent, et enrtont sans qu'ils veuillent s\u2019en douter ; on les voit alors, sous l'empire de cet esprit da mal qui s'empare d'eux, briser des carrières, rompre les liens les plus sacrée, renoncer à l'intérêt personnel qui est cependant ai cher, et sans même qu'il soit besoin d'aller ausei loin, se rendre la vie aussi désagréable ue ible.1 Co weed pas un défaut que l'on puisse corriger, et c'est en vain qu'on l'appelle entêtement, msa- vaise tête, égci-me, autocratie, tyrannie, tagaine- rie, etc, quand c'est simplement un souffle, une inspiration détruisant toub le bon que l'on a en soi, et portant à mai faire.Quel est l'herbe ou la poudre, la vertu gai peut en être l'antidote, la guérison, le préeerva:it | Si j'étais ane de cas marraines de contes de fécs qui, onvoyées près des berceaux des nouveaux nés avaient le pouvoir de les do er des fortanes les plus diverses, de qualités on de detauts, je sonhai terais à mon filleul pour son bonheur, ce qu'on appelle un heureax caractère, ane heureuse nature, c\u2019eat-à dire d'être toujours entisfait, et de savoir céder.Au contraire à celui à qui je voudrais du mal, ce ne serait ni des revers de fortune, ni des insac- cès, ni de la laideur, ni même une manvaise santé, que je léguerais, mais cette hameur ingaiète, cet es pri geincheax qai n'admet d'accommodemeur avec le ciel pas plus qu'avec l'enfer, qui ne sait faire de concession, qui trouve à redire à toute chose : ja mais satisfait, partant jamais heareux.La santé intlac bien sur le caractère, mais savoir céder, tolérer, admettre, être indalgent, consentir, ne pas toujoars exiger, regimber, s'obstiner, procure dans la bonne comme dans la mauvaise fortune le quantum de bonheur que nous poavon espérer.Que sont les richessez et les eucoèe, si nous y goûtons avec ane Âme pessimiste, sombre, insatiable 1 Ces caractères grincheux sont génés partout dans la vie, et ile passent leur existence : récréminer, blâämant sans cesse, s'épuisant : vouloir, eux, faibles atômes, réformer le genre humain.L'esprit de critique fait partie du mauva/s espri:.Malheureusement on l'entend souvent prôaer de par le monde ; on se vante de le posséder, on tlatte ceax qui le possèdent.L'homme est littéralement aveugle sar lumi même ; il l\u2019est aussi sar son semblable.Si chacan savait ce que son prochain dit de lui, il crierait \u2018 au mensonge, à la fausseté.\u201d Il se croit tout le contraire et il l'est peutêtre.Que de fois nous entendons une personne dire d'une aatre : * Elle à tel et tel défaut, moi d'abord, je ne dis jamais du mal de personne.\u201d Et précisément elle en dit au même moment.On dirait que la femme de nos jours, alors que la pensée divine ne la domine pas, engendrée par la folie, nourrie par la mobilité, n'a ea d'autre inatitutear que le caprice.L'observation enseigne que certaines différences de caractère et surtout d'éducation ne séparent pas absolument les bonnes femmes des manvaises : n'avoir ni ses idées ni même ses fautes en propre devrait, ce semble, coarber l'orgueil et enseigner l\u2019indulgence, Les femmes manquent généralement d'esprit de charité et de justice dans lears relations \u2014 Toute amitié féminine qui n'est pas le premier épanouissement des jeunes ûmes, passionnées pour lears com- pagnee, faute de ponvoir encore autrement aimer, n\u2019est le plas souvent qu\u2019an semblant.Glissez dans la plus belle de ces amitiés one jalousie de ran« ou de beauté, et écoutez en- auite les paroles de la moins favorisée des deux intimes ; vous reconnaitrez vite que la meilleure voit en gros les moindres faiblesses de son amie ; et si la belle loi de charité n'impose pas l'indal- gence à ses paroles, vous retroaverez jusque dans ses louanges le je ne sais quoi de calin de la chatte qui fait patte de velours afin «le plus joliment grif- er.Je ne crois pas, en toute ma vie, avoir rencontré ane femme, même bonne et sincère, qui m'ait paru juger jastement ane autre femme.La différence des destin:\u2018es terrestres des deux sexes, frait de la grande faute féminine, nous sem ble merveilleusement commentée par cette parole de saint Jean Chrysostôme : \u201c Dieu a dit à l'homme \u201c Ta travailleras !.\u201d et à la femme, comme à Ia plus coupable.il a répété : \u2018 Ta seras triste ! Marie-Louise WALy.TT OTTAWA CAPITAL) Ès qu'il y ent un pr \u2018mi établi eur le promos s'élève aujourd'hui le rle ment, cet homie cop it Ia popalation d'une ville ot cette ville vonlai: âtre la a.pitale da Canaux, En 1830, Philemon Wrighy disait, en plei: Chambre gialative, à Québec même, que le sit \u2018une capi: tale pour notre pays était tout près dr Hall, \u20ac à-dire à la Place des l'ideaux, selon l« sr jo alors, et encore jusque & ces dernidres .:.1.qq, En 1837, les habitants de Bytown d mandajegy I'anion des Canadas et offraient leur bourgade comme chef-liau de cette grande coloni.Lorsque l'l'nion devint an fait réali\u2026.on | ruv un bouquet que je dépose délicatement dans un écrin pour le conserver : gracieux warenir de .inconnu qui cueillit ces fleurs, et xmas es puusées, ce sont les fleurs que j sime le plus : je l'ai déjà chanté.Qu'est oe qui a pa porter cet étudiant, qui aime l'étude, je le «rois, à se déalater de ce livre précieux qui lei à procuré des jouissances si douces, en lui donnsnt la clef du génie de Ciceron Ÿ Quelle in- ixtone I's {.rcé à l'accomplissement de ce grand mcntise Î Lorsque jo vacquie, moi, il me sembla que d'autres bori/ us s\u2019oavraient à mon âme.0 langae bénie de l'Eglise ! belle et sublime ! douce et harmonieuse ! 6 chant des \u2018livines amours si ruaves ! ni consolantes ' Je le possède ce volume regretté, et qui pourra me l'ô:er \u2018lesormais $.Hélas ! los mêmes causes produisent les mêmes effets, et iv veux, seulement, jeune homme, être anni tenac« que toi.Si ces ligaes tombent sous on regard, mon confrère, dis le moi donc, je t'en prie, car \"tiens à t'offeir, de tout mon cœur, le libre Bag de ton lexique.Je te le passerai, nous étad:rons à deax.Nest à :ues yeux inappréciable ; il ne m'appartient qu'à demi.Je ts dois bien encore quelque chase n\u2019est ce pas î.L\\ CONVENTION DES POMPIERS (Voir gravures) Il y a quelques jours, à eu lieu à Montréal la grade convention des pompiers américains et ca- uadiens C'étaient pour ls première fois que cette parention avait lieu en dehors du territoire des rats de l'Union.,Ç Eaviron sept cents chefs étrangers étaient pré- oe eb juelques-uns ayant amené avec eux leurs emmes et leurs enfants, le nombre des visitears se montait à an millier environ.wt bienvenue leur fat souhaitée le 14, dans la © he des fêtes da Windsor, où l'honorable M.plean, et M.Villeneuve, maire do Montréal, prononcèrens d'éloquents discours.\u2018 fen n'a été épargné pour recevoir dignement ® braves soldats du fou.Les postes des pom- place étaient aplendidement décorée.Les postes de rue Oatario, de la rae Saint-Gabriel, des squares LE MONDE ILLUSTRE Dalhousie et Chaboillez, étaient surtout remar- {gables par le bon goût qui avait présidé à leur écoration.Le programme des amusemente était ausai, bien amplement chargé : revue des pompiers, promenade et lunch sur la montague, exposition d'appareils à incendie au patinoir Victoria.réception au Parc S.himer, promenade sur le lac Saint-Louis et descente des rapides à Lachine, fête de nuit à Boucherville, en an mot, tout «a qu'il a été poe- sible d'imsyiner a ét\u201c mis en «avre pour graver dans l'esprit de nos visiteurs un souvenir ineffaçable de leur séjour à Montreal.La fête sur la montagne a été splendide, et les Américains ont été émerveillés du panorama en- chantear qui se déronlait devant leurs yeux.La promenade « Lachine et à lsacherville a également été superbe, et les fêtes de nuit qui ont été données dans cette dernière ville resteront justement célèbres.La revue finale des pompiers sur le Champ-de- Mars a révélé aux Américains la bonne organisation da notre département du feu, leur proavant qu'il n\u2019a absolument rien à envier aux autres ins- titations étrangères da mêmes genre À la dernière séance de la convention, l'hon.M, Chapleau fat éla président honoraire et M.lie- noit, notre digne chef, président de l'Association des Pompiers Américains.Ces deux élections ont été esluées par des applaudissements unanimes, 6b sont une digne réponse aux insinuations malveillantes du //erald contre notre brigade.Le chef Benoit est né à Sb Jean-Chrysostôme, le 7 mars 1550, et regat son éducation à l\u2019école pablique de St Rémi, comté de Nepierville A l'âga de 14 ans, il partait pour New York où il prio des leçons d'anglais pendant quatre ans.À l'âge de 1- ans, il revint au C'anada eb s'engagea comme cummis dans une épicerie de Montréal, msis voyant qu\u2019il n'avait aucun attrait pour ce genra de commerce, il entra dans la brigade da feu, alors sous le commandement du chef Penton.Le 15 août 1s7\", la ville de St-Henri avait basoin d'un homme habile pour organiser son département du fev, M.Benoit fat choisi et resta chef de la brigade de l'endroit pendant trei-> ans.paso M.Le En 188*, le nouveau préeident de l'Association Nationale des pompiers, devint chef du département de Montréal Oa ne pouvait choisir an homme plus compétent.Il serait trop long d'é- pamérer ici tous les actes de bravoure qu'il a faits.D'ailleurs ses états de service sont connus de tous.Depuis ea nomination comme chef de notre ville, il y a eu de grands changements, eb c'est grâce à son énergie et à son esprit d'entreprise, ei nous avons avjourd\u2019hui une brigade qui peat rivaliser avec celle de n'importe quelle autre ville étran gère.Nous sommes heureux de donner à nos lectears, en souvenir de cette grande convention, les photographies du chet 13anoit, président de l'Association Nationale des Pompiers ; da lient.colonel Stevenson, président du comité du feu de Mont réal, et de M.L.L'Amour, secrétaire de ce dépar- 207 tement, alnsi que plusieurs vues de quelques-uns de nos postes décorés à l'occasion de la grand » convention, Noss avons consacré notre première © à un fart joli dessin, représentant les fêtes de nait à Boucherville, et dû à la plame de M.R.Barré, jeune artiste de grand talent à qui ses travaux actuels font présager le plus brillant avenir.\u2014 CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \u201c On dit que la session fédérale sera ouverte le 15 janvier prochain.+ * + Le pape « écrit à M.Tarquet, ancien sons secrétaire d'Etat, ane lettre dans laquelle Sa Sainteté confirm à son adhésion à la République française.+ + * Une dépêche de Berlin annonce que Dowe, in- ventear de la fameuse cnirasse à l'épreuve des balles, n été blessé, par ane balle qui a traversé la cuirasse.+ + + M.l'abbé L.-J.Gayon, de Ssint- Eastache, comté des Deux-Montagnes, et chanoine honoraire de la cathédrale de Montréal, est décédé le 21 août, après troie mois de maladie.+ + + Le jour du Travail, il y aura grand pique-nique de la société Saint-Vincent de Paul, section Sainte-Marie, à l'ile Sainte-Hélène.Les bénéfices seront pour les pauvres de cette paroisse.+ + * Le 20 août dernier, un incendie se déclare dans les écuries de M.Tourville, à Pierreville, et se communique aux maisons voisines.Les pompes sont insaffivantes pour résister à l'incendie qui dé- trait trente maisons et cause de grands dommages à l'église eb au presbytère.* & + Le Très Révérend Père Boulanger, sapérieur général des Dominicains, est actaellement sux Etats-Unis, visitant lea différents établissements de son ordre.Il préchera à l\u2019église Notre Dame, le 9 septembre, & la grand'messe qui sera célébrée par Mgr Fabre.Oa dit que le Rév.Père est un des meilleurs orateurs de la chaire.\u2026 + * Lo diocèse de Pékin, Chine, contient 35,039 catholiques.On y trouve 24 prêtres européens de toutes nationalités, dont deux anglais, 21 pre- tres chinois, 1: fréres arabee, 31 sœurs de charité.Un monsatère de trappistes contant 14 moines y eat aussi coabli A Pekin, il y 8 aussi trois couvents avec hopitaax.La cathédrale est an fort bel édifice qui a coût\u201c #250,\u2018 100.+ * M, J.W.Shaw, dont nous avons pablié le portrait il y à quelque temps dans notre galerie échi- quéenne, & ré; 1, il y à quelyues jours, la visite de son frère, M.R.Shaw, domicilié aux Etats-Unis.Ce derrisr, enchanté ds son voyage, & cCommu- niqué au Daily Advertiser, de Newark, un article d'une colonne où il fait quelques descriptions des sites qu'il a le plus admirés.Les Mille Tles, les chutes Niagara, Montréal, Québec et les chutes Montmorency, lui ont inspiré des passages remplis d'enthousiasme pour les beautés du Canada.Nous aimons à constater le bon effet que notre pays prodait sur les étrangers et les éloges dont ceux-ci croient devoir nous gratifier.Nous remer- vions M.Shaw de ses bonnes paroles à notre adresse 208 LES FOINS SOUVENIRS DE \\ACANCEN Il fait froid presque et l'aube est encor grice, Dans les grands prés ondulés par la brise, Quand les fermiers viennent avec leur faux ; Lente, solenvels, les bœufs suivent par couples En les chemins aux arbres verte et souples, Kt tiatent leurs cloches qui sonnent faur.Lors, vers l'andain l'homme se perche et tauche Faisant un grand geste de droite : gauche Qui couche mort le trèfle humide et gras.Il a'échauffe au m -uvement de sa lume Qu'il braadit et lance as ec une flamme, Au grand soleil, les prée sont tondus ras.Les foins coupés sont là, jauais et mornes, uand, tous armée de fourches à deux cornes, iennent fils et femmes dex moissonnours.Jusqu'à \u2019a nuit ce ne sont que mélées ; L'herbe pend des têtes échevelées Des filles et des garçonnets faneurs.C\u2019est là l\u2019orgueil de leurs jeunes années : Compter, le soir, les meulcttes fanées, S'endormir et rêver de mrulerous, Qu'ils font en liy re, en la race étendue, Si bien peignés, odoranta et tout ronds.Mais, le jour touche à sa fin, la charrette Vient et devant les menlerons s'arréte.Le foin s'empile entre ses ais yarnis De longs bi ous ; la fenaison est faite, Las |! mes enfants, demain, ce n'est plus fête : Demain les prés seront dans les fenils, Creer Xen LE MONDE ILLUSTRE 7 Mlle Olivine, sa scour, eat d'un caractère plus tranquille ; elle eat grande, vien faite, et sa figure rappelle an profil grec antique.Chez mon hôte, un excellent diner nous attendait, auquel nous fimes honneur, pris j'allai sous la véranda famer une cigarette.Il y faisait très bon et je pus établir mn parallèle à mon aise, sur l'atmosphère de la ville et celui de 1a campagne, tout & fait en faveur de cette dernière.Rejoint bientôb par Mme et Miles Robidoux, pendant quelque temps nous devitAmes gaiement de Montréal et de Saint- Victor.Dans le coura de notre conversation.je remarquai, dans les paroles de l'atnée, ane légère teinte de malice, eb je pris goût à la provoquer.Mlle Georgiana me fid très plaisir en me proposant de faire un tour au jardin, à droite de la maison, où, disait-elle, elle me composerait un bouquet mignon pour ls boutonnière de mon habit.J'acceptai avec empressement, et en quelques instante, nous étions dans la grande allée fsuillue da jardin, où ma jolie bouquetière choisit savamment, ici ane pensée, là un bouton de rose, ailleurs ane petite branche de mignonnette, etc, et me façonna la plus coquette boatonnière possible.nsuite, elle me fit voir le jardin.I! n'est pas bien grand, il est vrai, mais je le trouvai si charmant, l'air y est si frais.et je m'y trouvai si bien, que je n'ai pas lies de m'en plaindre.\u2014Voulez vous, me dit Mlle Georgiana, que nous allions faire une petite promenade chez M.La- londe ! Ce n'est pas loin et nous pouvons très bien y aller à pied.\u2014Loin on non, Mlle, allons-y.J'adore ces promenades à pied vos chemins de campagne.Le gszon du bord de la route ressemble un moe! \u201cJe respirais avec un doux plaisir l'a de hôte.J lus eo mon hôte.Je pris le chemin guj vq in.voie ferrée du Pacifique Cansien | I fan h beau ; le soleil ré-apparaissait dans ton, wy trl ir jour naissant.J'arrivai à un pout Pre, qui traversait un petit raissean.Day, l'ond a pide se jouait an mena frétin et 4.ore tla Je m'amusai à les regarder pendant quel nes tants, puis, je revias à la maison.a0 los Le déjeuner était prêt, et je l'attaguai avec appétit qui jusqu'alors m'était peu \u2018.uilier W sortie matinale m'avait creusé l'est-\u2026 ac ot dona] une faim canine.L'Office Divin commence à nenf !; res et demi le dimanche à 8b Victor.Nous étio- éoigagnt l\u2019église de quatre milles, et comme 1.af heure laient bientôt sonner, il fallait nous \u2018 ater si voté ne vonlions pas arriver trop tard Heureusement, il n'en fut rien ; 1 .qs entrèmeg dans l'édifice ancré à l'aspersion, mai os chey avaient brotté fort tout le temps.Poar l\u2019aller et le retour, j'eus à 1.\u2018roite y Georgiana, et dans la conversation - j! avec elle, la haute idée que je m'étai .aite de pny intelligence et de son amabilité a\u2019ac.tua encore, et ie la trouvai tont à fait de mon gc L'après midi s'éconls, radieuse ev .wade, de fais trop pour aucune promenade, eb ns nou y sîmes sur la véranda et passAmes n.-re temps à causer.Le soir, il vint da monde à veiller.C'était M Lalonde et sa famille et M.et Mme |.tie, voisin et parents de M.Robidoux, puis deux une peu, amoureux des beaux yeux de mesde:r selles.Vers huit heures, j'entendis Mi:l- \u2018livine n.marquer à son père : UN PROBLÈME D'ÉCHECS DÉDIÉ A M JAMES B HALKETT, D'OTTAWA Saixr-Vicror.14 juillet 1894, VANT de me reposer entre les bras de Morphée, il ne faut pss que j'oublie ce que je me suis promis de faire à la fin de chaque journée que je passerai à la campague : consigner dans mon journal mes impres- \\ sions q aotidiennes.J'arrivai de Montréal à la gare de Saint-Victor an pen après-midi.Les deux charmantes filles de M.Robidoux, mon bôte, m'attendaient au débarcadère, leur père n'ayant pu venir lui-même, m'avait envoyé ces deux gentilles personnes.De la gare à la maison, qui est en pleine caz- pagne et délicieusement située, nous perlâmes de cent riens sur ls ville et la campagne.Je viens passer quelques jours de vacance dans cet endroit rural.J'ai souvent rencontré M.Robidoux à Mont- réa), et enfin, acc:ptant son invitation pressante de l'aller voir chez lui, m'y voici rendu.J'ai dit : \u201cles deux charmantes filles de mon hove,\u201d et en effet, elles sont charmantes.L'aîuée est plus petite que sa cadette, mais plas vive, espiègle et malicieuse.Son teint est blanc ses cheveax châtains, et ses yeux bruns et clairs, comme : une eau vive ; Au travers du courant profond, On voit un fin sable d'or blond Luire sous I'onde fugitive ;.C'est son esprit qui Init an fond de ses yeax pars comme une eau vive.Elle s'appelle Georgiana.Je tia uu croquis de la résidence de mon hote leux tapis, et il n'est pas défendu, j'espère, lui demandai je en souriant, de s'asseoir sur le talus da chemin si l'on est fatigné, ou si l'on désire jouir de quelque coin da paysage enchanteur ! \u2014Oh ! du tout, M Darand, me dit-elle en riant.Nous rentrâmes à ls maison, elle pour demander à Mlle Olivine de l'accompagner et pour prendre ane ombrelle et moi pour prendra un chapeau.M.Lalonde nous fit le meilleur accueil, et comme le temps se ghtait an pen et que de grosses gouttes de pluie venaient de mouiller le aol, gracieusement il mit & notre disposition, pour notre retour, un cheval et une voiture, que nous accep- times avec plaisir.Le soir, après le souper, M- Robidoux revint de Montréal où des affaires importantes l\u2019avaient appelé.Il est le noble type de nos bons campegnards Canadiens, aimant Dien et allant bravement leur chemin.Par le succès de ses entreprises agrico les il est an des riches cultivatears da canton, et par aon arbanité, le plus populaire.La veillée se pasea au salon en une conversations agréable, avec la famille de mon hôte.Pais, prenant congé d'eux, je me retirai pour la nuit ; mais avant de laisser s'alourdir mes paupières par le sommeil, j'ai tenu à noter dans mon journal, les impressions de ma première journée de villégiature.++ .Dimanche, 16 juillet, minuit Ce matin, je me suis levé de bonne heure et fait d'un pas allègre, ane petite marche dans les champe \u2014M.Latour ne viendra pas ce ir, il me semble, faire sa partie.\u2014 Cest drô'e, répondit-il.il m'av poartant bien a 5\" ; a, a vx, te ya + + - Fy à bi 3e LA ¥e F + CO 55m - Ba 3 Ça 4 x % ; Li ny : La A.cet NÉ Mx Ca) \u2014 \u2014S 2 Nw LS - _\u2014_ M.ZEPHIRI N BENOIT LE LIEOT.COLONEL STEVENSON ELU PYESIDENT DE L'AS80¢JATION WATIONALE DES POMPIEH~ PRÉSIDENT DU COMITÉ DU FAU - &- es EE ry > - Cid eu.- * x Bi : = ; ir ; I : wb ie \u201d y ree + - go Eo \u2018EEX ie a 2 Fe cE vo oy i.ra Ke dk ry ood Ta Le ly i LE veu A en id A ES Perky ~~ Ce Re ath aro uo Tr ; = vs LAX) \\ On Sa \u201c æe » care.i,
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