Le Monde illustré, 15 septembre 1894, samedi 15 septembre 1894
[" | k.1 1 U I | | | ll | E 7 ABONNEMENTS « | lux ANNRE, No 54! - SAMEDI, 15 SEPTEMBRE 1894 ANNONCES: Da on, 87.00 - 700 - , x mois.$1.50 La ligne, par insertion - - - - - 10 conis Quatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETARES.Insertions subséquentes - - - - Beonts Joadu dune L< dipôte - + Soemts la copie Briar, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour annonces à long terme - _ ee .- \u2014-\u2014- es ee \u2014\u2014 ad, bi AN = AR * x 40 Tay TRS - TYPE BIEN CONNU Ve 14 wll .| AFL } ; mass dus \u201canne Fume Lave ' Eole Ryas bare PE rare \" ?; > 1 a ; » \u2018 a MA \u201cim EM Te m0 TET _ T : he his hole gum ba piciore: À ah a .or oH MONTREAL.\u2014PRINCIPAUX INCIDENIS DE LA SEMAINE DU 25 AOUT AU 8 SEPTEMBRE Dessin do Edmond J.Massicotte 230 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 15 SEPTEMBRE 1894 SOMMAIRE TExTR\u2014Ertre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014Le mot *\u2018 Ca.pada,\u201d par Benjamin Sulte \u2014¢aroct du * Monde II.luseré.\"* \u2014 Le couvent de Waterloo, \u2014 Poésie : La femme Jeatioce, par Albert Ferland \u2014Le comte de Paris (avec portrait) \u2014M.Léon Berhaut, homme de letires avec portrait).par Pierre Bédard.Chronique de la mode,\u2014 Nouvelle i Une vengeance de matc'ot, par Léon Berthaut \u2014 Poésies : Nos lacs, par Louviguy \u2014Fiaucé monologue), par Ferdinand Meil- lier.\u2014Nonvelle : La maison de nos chéris, par Maurice Beauh urg.-! à poignée de main, par Jean qui t'asse.\u2014 Propos du docteur : Le saignement de nez.\u2014 Nouvelles à la main.-Le coia des enfants : L'orage.\u2014Le sie.\u2014Petite leon d'histoire naturelle (avec gras ure).\u2014Choses et autres \u2014Le secret d'une tombe, GRAVURES \u2014Montréal : Principaux événementa de la semaine du 25 août au 3 septembre \u2014La guerre entre la Chine et le Japon : L'erm:e japonaise ; L'armée chinoise \u2014À travers le Canada : Le couvent et l\u2019église de Waterloo ; De viilage de Caughnaw age ; Un train de bois à la remorque sur le lac Saint-Louis \u2014 Portrait de M.Léon Berthaut.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS Lu Moxpm ILLUSTRÉ réserve à ses lectears mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé, Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, 83, $4, $5, $10, $15, 825 et $50.Nous constituons par là, comme les zélateurs du Monps ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours cui suivront chaque tirage.CHF RF Se =.OUR la première fois d-pais la N° cession du Canada on voit dans le Saint-Laurent une division complète de vaic- scaux de guerre français Jusqu'à présent, en effet, nous n'avions reça la visite que «ls deux navires, aa plus, une frégate ou un croiseur et un aviso.Cette année nous avons dans les eaux canadiennes, la Vaiade, le Veilly et le Risault de Cenouilly.La Narade, qui figare daus l'annuaire comme croiseur ds première classe, n'est plus, à proprement parler, en navire de combat, mais bien un bâtiment d'instruction, une sorte de navire-école.Las Nada est vieille, car an navire ügé da quinze ans est, de nos joars, an vieax bâtiment, prêt à être rangé parmi les invalides, et c\u2019est ce qui va lai arriver un de ces jours, à sa rentrée d'une campagne.La Nielly est dans le port de Montréal et la Nniade et le lrigault de Genouilly sont restées en rade de Québec.*,* La Neilly, dont le nom intrigue beaucoup de personnes, a ¢ é ainsi baptisé en mémoire d'an rade marin frangais, dont les Anglais ont gardé le souvenir.\u201c* Joseph-Maria, baron Neilly, marin français, né à Brest en 1751, mort en 1833.Tout enfant, il entra dans la marine royale, devint capitaine en 1774, fut capturé par les Anglais en 1775, s\u2019échappa avec une rare_sadace et reyat le grade de lientenant de frégate.Nielly fat alors chargé de convoyer les tütiwents qui approvisionnaicnt les porte du littoral et s'acquitta de cette mission avec une grande habileté.Nommé capitaine de vais- scau en 179:, il soutint plasicars combats contre les Anglais, leur prit des frégates, devint contre- amiral à la fin de cette méma année eb reçat la mission d'assurer l'arrivage d\u2019un immense convoi envoyé des Etats Unis.Grice à sou audau> dans plasienrs rencontres avec les .\\nglais, grâse à l'ha- bilaté de ses manwavree, #1 parvint.après avoir pris part an combat da ler juin 171 contre l\u2019amiral Howe, à amener le convoi américain dans un port français.Cett> même anné>, Neilly captura aux Anglais quatre bitiments de guerre et onze de commerc?, puis re¢ut un commaudement dans l\u2019expé ition envoyé en Irlande, Il devine ensuite comman ant da porb de Lorient, préfet maritime, fat mis brutalement à la retraite par décret, en 1804, et reçat de Louis X VIII le grade de vice- amiral, avec le titre de baron.\u201d *,* L'avico qui accompagne le Ves//y, Montréal, eat le Rigault à: Genouil'y.C\u2019est encore an nom de marin.On sait que cet amiral se trouvait à la tête da ministère de la marine quand écla\u2018 la gaerre de 1570, Ainsi que l\u2019armée, la marine française, sur laquelle on comptait, se trouva dans un état de désorganisation complète et ne fat d'aucare utilité.Par contre, les marin: se disting 1érent et firent des prod'«»# de valeur à terre.À la chute de l'empire, le 4 septembre, il rentra dans la vie privée.*,* Vous savez que quand un personnaga ofli- ciel, gouvernear général, lisatenant gouverneur, consul où ag nt consula\u2019ra, rend visite an commandant da l'oscadre, où qu'an navire arrive dans un port étranger, le salut à feu est de rigueur ; Létiquette internationale règle le nombre de conps de canons qui doivent être tirés daus chs.que cas, et il\u2019 faut que le compta exact v soit, pas an d> plus, pas an da mois, sans quoi tout est à recommencer, comme le prouve l'aventure sai.vante : *,* ll y a ane vingtaine d'années, an navire de guerre américain arrive dans an port d'I°spagne.Le capitaine donne l'ordre de tirer le salut ré glementaire, vingb-et-an coups de canon, reate quelques jours dans le port, puis s'en va dans la Méditerranée.En Italie où en Sicile, jo ne sais plus au juste, on lai remet une dépêche de Washington.Le ministre de la marins l\u2019'informait que le gouvernement espagnol s'était plaint amèrement da manque d'étiquette da capitaine qui n\u2019avait tiré que vingt coaps, et on lui ordonnait do revenir au pert Espagnol pour donner les vingt-et-un coups.Tout étonné qu'il fût, l'Américain n'avait qu\u2019à s'exécuter, et c'est ce qu'il fit.Il revinten HE: psgne et se mit à tirer da canon.Jl repart, tout en pestant contre les Espagnols, et se rend à Constantinople.Là, nouvelie dépêche.L'Espagne était encore plus fariouse, en lui avait donné ving*-deux coups de canon.Un de trop.\u2018Ja lui intimait l'ordre de revenir encore et de fuire attention, cabte fois, de ne pas se tromper, sous peine de perdre son commandement.Ce que le brave Yankee tempétait, je vous le laisse & pamser.nn qoluta ls Tarquie en toute hâte et revint derechef dans les eaux e-psgnole:.Cette fois, il n'y eat pau d'erreur.Cette anecdote \u2014amértcaine \u2014car je ne la crois pss tout à fait authentique, prouve donc qu\u2019en fait de salut à feu il ne faut donner ni trop ni trop peu.*,* Comme toujuurs en cette saison, !'atmos phère eat \u201cobsourcle, lo soleil est rougs eb lag h 1iz>ne sont marqués.° Ce sont les feux de forête qui find rage ct dont la faniée se répand sur toute la contrée.Cette année, le désastre n été éponvantalsle dans la région du Nord Cdaret.Les pertes sont énorme mais ce qu'il y a d\u2019efteayant, c'est le nombre de victimes qui ont succombé, puisque jusqu'à présent on a déjà découvert les cadavres de plus de sept cents victimes.On ne peut s'empêcher de frémir en pensant aux drames qui ont eu lieu, alors que les forêts en fou détruisaient les habitations et apportaicnt agg ma'hsureux citoyens de plus de dix villes, la play horrible des morts.(} ii saura jamais les souffrances, les agnics d: cea pauvres victimes | Personne, car la furêt at muette et ce ne sont que les cadavres da ues arbre et do ses victimes qui attestent les sciuns ge.ribles qui ont eu lieu dans ces ftmmenses golitade, *,* Tout le monde voyags maintenant, les ans pour s'instraire, d'autres poar s'amuser, d'ancans même simplement pour tuer le temps.l\u2019a écrivain français décrit ainsi des voyugauces qui s'ennuient dés le matin, qui s'ennuierunt toate la journée, qui se sont annuyées, qui recommenceront demain.Parmi les voyageure, trois Américaines sont logées dans la ville.Elles révélent aux his pas sagers de 1a maison qu'elles se sont aseocits pour voyager, eb que, depuis vingt ans, elles parcourent le monde, sans but, sans espoir, sans ant re: motif qu'an infatigable amour de la Iccomotion Mil gré leur bon vouluir aimable, leur zèle à classer des herbiers et à confectionner avec des ! «vandes de jolie flacons à parfume, lear figare exprime an incarable ennui.Elles regardent la mer, triste ment, et leurs regards semblent la rendre responsable de leur peine.E.les regardent le ci-! avec découragement, le jugrant incapable de lrur donner une sensation nouvelle.Elles regardeut aussi le raysago avec l'expression d'an mélancoi'y1e re proche, l'accusant de mentir à ses promras-, -at ell s s'enfermrnt dune des silercs s01 : ure, se disant tans doste qu'il faut aller plus luin chercher la véritable onsie, la chercher enc ru, tos- jours, sans .\u2019eepérance de la trouver jamais.l'a matin, les trois misses saluèrent les hô 1 + «de la villa.\u2014 trood Lye, nous partons.Elles offraient leurs maine, avec cette chalen- reuse indifférence qui distingue les effusions de lears compatriotes.Quslqu'an demanda ; \u2014 Vous voys: z beaucoup Î \u2014% Toujours.\u2014\u2018 Pensez vous rentrer dans votre ps: \u2014+ Nous n'y avons jamais révé.Nous lv connaissons.-\u2014\u2018 Vous firerez vous en quelque endroi- \u2014 Nalle part.\u201d Et elles parcirent.rz.LE MOT « CANADA\" On a pris la coutume de dire que le navigatear Cartier donna à notre pays le num da Canada c'est ane preuve évidente que la narra*io ! de Cartier n'est pas connue., Avant que d'avoir pénétré dans le Saint 1au- rent, les marins désiganient les cô es de la mer sous le nom de la Nouvelle-France.« ondait Cartier raconte que le pays de Gaspé s' cndal jusqu\u2019au Saguenay, que le royaume da Sagacasy occapait le territoire compris entre le lac Said Jean et l'Ottawa, que la contrée de Kanals « rl meançait à la Malbaie pour finir aux rapides, .Richelieu, que le village d'Achelacy occupait _ droit des Grondines, ou à pou près, qu® le pay LE MONDE ILLUSTRE 231 jilochelage comprenalé l'ile de Montréal ob sce re Jacques Nov! ayant déjà remonté le vxtrémité du lac Saint-Louis, parle ; Der fonve jusqu lant dire Québec avec ses environs ; Jo Canals von eraite Jf lage sépardment, cone une pro Jr qui n'a aucun rapporb ou lien avec l'autre.\u201ca J6U0, loreq we Chaavin, puis Chemplain visi- parent le tl wre, 00 disait Kanata on Canada pour désirer le vwrritoire qui s'étend de la Grosse Ile, wath sept on huit lienes an-dessus de \u2018) 1ébec, et » Sauvage le cotbe région étaient appelés Cana- dois on Canadiens.Oa disait du peuple du bas du fleave que c'étaiont des (isspéeiens ; ceux des montagnes (lu Saguenay des Montagnais, ceux des Trois-Hivières eb de l'Obtawa des Algoumequins os Algonquins Hochelaga n\u2019existait plus et il n'avait jam:ni+ été compris dans Canada.Les navires français s\u2019arrêtaient à \u2018y 1ébec, prin- cipsle loc v'ié de Canada, de sorte que les marins et les marchanela de Fear «>, qui traiteisnb des pelleteries obtenues par cette navigation, pariaient toujours de Canada, si bisn que, de preche en proche, ce nom s'est imposé à tout le bas da Saint- Laurent, * n remontant jusqu'au lac Saint-Pierre, puis an la Saino Louis, ma'gré les fondations des frois-Riviv< +, Montréal, Sorel, Bou hervills.Lon- zaeuil, ete.Ensuite, il s\u2019est étendu jusqu'à Windsor et\u2019an lac Nipissing.Alore, purquoi dire que Jacques Cartier applique le nom de Canada aux vastes contrées qu'arruse ! \u2018ave Saint Laurent ?Il n\u2019a rien im- sil sr-: horné à écrire le nom des \u201c paye \u201d qu'il par-vurait, sans se douter que l\u2019an de cas noms se répandrait an jour eur tont le nord de ce continent.! - ; 4 CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \" Ua prét-nd qu\u2019an syndicat de capitalietes a acheté la tuur Eiffel, dans l'intention de la transporter à lialtimore, et de l\u2019y é ever lora de la célébration da cntensire de cette ville, en 117.+ + + Nous apprinons avec plaisir le mariage de M.Albert Fer:and, l'an de nos plus z6lés calalra- teurs.N.us présentons au nouveau et heureux able nos vax les plus sincères de parfaite fé- cité.+ * + Le graud volcan l'E:na, en Sicile, vient d'entrer en éraption.Lea éruptions de ce volcan sont terribles ; en 156%, l\u2019ane d'elles causa la mort de 20,- 0 prrconnes, en 16, une autre en engloatit * * * Landi, courant, la Fate da Travail a été célébrée en «tte ville avec an grand éclat.La pro- \u2018ation a été magnifique, et les pique-niques aux *errains de l'exposition, à l'île Grosbois et au parc Sohxner vat été couronnés de succès.\u2026 + * Une dtézhe de Ha-Nci anuonce que dans la Bulb du \u2018 courant, des brigands chinois ont atta qué Ia waison d'un Français, recevear des doua- dle l'ont assassiné et ont enlevé sa femme eb sa i 8.11.3 yoldate envoyés & la poarsuaite des bar- hares n'ont pu les rejoindre.+ + * , Le grand bal donné à ta citadelle de Qaébec en hon SOF des marine étrangers a été l'une des les les plus brillantes dont ait été témoin la viellle capitale.Pas de cinq cents personnes y assletaiont, La lieutenant gouverneur, Mme \u2018'ha- piean, lord Swanses, ln général Herbart, l\u2019amiral Hogkine et l'amiral Maigret, étaïent présente à cette soirée superbe.+ La semaine écoulée sera tristement fameuse par les terribles feux de frrête qui ont dévasté les E:ate du Minnesota, du \\Visconsin, da Michigan, de New York, ainsi que la province d'Ontarlo.Das centaines de personnes ont trouvé ene mort affreuse dans cette grande calamité, et nombre de villes et > villages ont été détruite.Des acènes horribles se sont produites, eb la désolation règne dans les malhemreuses contrées désolées par l'incendie.* x * La plus grande farme «lu monde est parait-il, en Georgie, Etats l'nis.C'est la propriété de l'honorable James M.Smith qui l'a acquise à force de travail, de persévérance et d'intelligence.L'anné> dernière, il a vendu ea récolte de coton =90,000, il a récolté + 000 minots de blé, 12,000 d'avoine, in de blé d'Inde, 7,551 de pommes de terre et 1,0) minots d'oignons.Cette année, il a en calture =!) acres en coton, 400 acres en blé-1'lade, 6110) acres en blé, en avoine et en seigle.Sar cette ferme il y a un chemin de fer qui a coûté #10 00U, an moulin à coton d'an pouvoir de 16% 000 forces, 1,000 mai- \u20acuns, un magasin et un hôtel.* + * Samed: dernier, le ~ courant, le feu se déclarait, vers minuit, dans le grand entrepôs de grains de M.Martalise, situé dans le même bâtiment qui est occupé par nos bureaux.En peu d\u2019instante, a violence de l'incendie devint extrême, et pendant deux heures, les pompiers darent faire les plus grands effurts pour l'empêcher de clévorer l'édifice tout entier.Pendant que ces braves travaillaient avec l'ardeur et l'habileté qu'on leur connaît, le corps de sauvetage pénétrait dans nos bureaux et nos ateliers cù il réusait à étendre des couvertures imperméable sur nos machines, nos caracti-zes d'imprimeries et nos collections des années parues du MoNbR ILLUSTRE.Grâce à tous ces efforts, notre stock a été préservé d'ane destruction complète, et nous n'avons « déplorer que les dommages causés par l'eau et la famée.Notre journal paraîtra donc comme par le passé, et nous offrons : tous les braves qui ont concouru à le préserver de la ruine l'expression de notre grande admiration et de notre profonde reconnais sance.COUVENT DE * MAPLE WOOD\u201d (Volr gravure) Le couvent de Maple Wood, «dont nons donnons aujourd'hui une vue, est agréablement sitaé sar lo penchant d\u2019ane colline et à demi caché dans le feuillage d'un bosquet enchanteur, présente le plas charmant coup du 1.Sa stractare imposante, ses charmilles, ges sombres masses de rochers couverte de mousse es de verdare, ses larges allées de gravier aux contours gracieux, son jardin potager, sa source ot ça fontaine aux eaux limpides et rafrai- chissantes, font l'admiration de tous les étrangers qui visitent \\\\ aterloo.; Le bois d\u2019érables qui l'entoure n'est pas artis- tigne, c'est uue petite forêt avec cet air sauvage qui charme, où sont étalés des pierres mousseuses, an gazon verdoyant au joli relief de fougère et où fleurs, plantes eb arbrissesax croisent eb s\u2019entrelacent avec catte spontanéité qui caractérise la nature.A l\u2019intériour du couvent, le goût et le confort se disputent la première place.Oa y respire À l'aise dans ses beaux corridors ou l'œil contemple un pinorama aussi varié que pittoresque qui se déroule jusqu\u2019à l'horizon.Ce pensionnat, dirigé par les Révérendes Sœars du 8.8.Noms de Jésus et de Marie, offre aux jeunes filles les plas précienx avantages tant sous le rapport de la santé que sous celai d'une éducation solide, utile et soignée.Le cours d'étude est suivi dans les deux langues.Rien n'est omis pour favoriser l'avancement des élèves dans les scienoes ainsi que dans la pratique de la vertu.Le voyaga à Waterloo est des plus faciles : la station du Vermont Central est tout près du couvent et celle du Pacifique Canadien en est a quel ques minutes de marche seulement.LA FEMME DESTINÉE Le doux temps d'aimer vint.Inquiet, sur la terre, Je tournsi mes regarda vers tous les plus beaux yeux.Mais nul ne me comprit, et tous, pleins de mystère S'éloignérent des miens d\u2019un air insoucieux.Hélas ! cette froideur me rendit solitaire : J'éprouvais des dédains l\u2019effet pernicieux, Fier mendiant d'amour, j'ai cru devoir me taire Pensant que l'inconnue était peut-être aux cieux.L'espoir s'enfuit.Pourtant, tôt ou tard, dans la vie L'ivresse d'une femme au plus humble est servie À moi Dieu, comme à tous, gardait une beauté, Ainsi qu'au roi d\u2019Eden, il me l\u2019a fait connaître Et sournis au destin qui parlait en notre être Nous nous sommes unis pour toute l'éternité ! ALNERT FERLAND, MORT DV COMTE DE PARIS La comte de Paris'est mord À Stowe House, en Angleterre, ci il s'était retiré depuis ls promalgations ca 1886, des lois d'expalsion contre les descandants des familles royales de France.Louis Philippe Albert d'Orléans, comte de Paris, eat le petit-fils da roi Louis Pailippe, at le fils de Ferdinand Philippe Loni3 Charles 1 |enri, duc d'Or- léane, fils ainé de Louis Philippe.Tout enfant, il perdit son père (1842) et, dès qu'il fat en âge de s'instruira, il reçut pour précep- tear M.Adolphe Régnier, depuis membre de l\u2019Ins- titat.Devenu homme, il pris part à la guerre de Sécession aux Etats l'nis, assista à plusieurs batailles eb revint en Europe.Il employa alors ses loisirs à composer des écrits.I! époura la princesse Marie Elisabeth, tille du duc de Montpensier, et eat un fils, le dac Loui- Philippe Robert d'Orléans.En 1871, la loi d'exil fat abrogée ; le comte revint alors en France où fl fit peu parler de lai.Ly 24 arût 1883, le repréeentant de la monarchie de droit divin s\u2019éteignit à Frohsdorff ; le comte de Paris devint ainsi l'héritier de la couronne de France.C\u2019est à partir de ce moment qu'il 16 méla activement à l'agitation politique, s\u2019entretenant avec les grincipaux hommes da parti royaliste et prôné par les jonrnaux de cette nuance.Nous attendons une bonne photographie da comte de Paris, et no2s la publiero1s prochainement. 232 LE MONDE ILLUSTRE WGP SE ape LEON BERTHAUT, HOMME DE LETTRES ossiECR Léon Borthaut eat né le 13 jain 1864, au Havre, d\u2019une famille peu favorisée $ «ous le rapport de la fortune, mais très estimée dans le pays / © par sa haute honorabilité.JC CN Trèa jeune, il se destins à la carrière cas armes cù le portait son caractère chevaleresque et son cœur rempli du patriotieme le plus ur ; il ee fit aimer de ses supérieurs, et s'il n'ent été obligé de quitter l\u2019armée pour des raisons de santé, nul doute que notre ami, avec d'aussi brillantes qualités, serait parvenu en peu de temps aux premiers grades.Quelque temps après son rétablissement, Ber- that, quoique inconnu, se fit professeur et homme de lettres.Comme son instruction avait été nég igée dans sa jeunesse, il lui fallat, pour figurer dignement dans la noble profession qu'il venait d'embrasser, travailler avec une pertévérance admirable et opiniâtre, ne se laissant rebater par aucune déception, earmontant avec énergie tous les déconrage- mente, toates les défaillances morales.Cette époque, qui fat de courte durée d'aillears, fat pour lui une riode d\u2019apre lutte pour la vie.5 il eut été riche, e succès et la gloire seraient venus à lui, mais avre et inconnu, il lui fallait, par un travail sar- amain, aller vers eax, et c'est ce qu'il fit.Après avoir concoura eb avoir remporté une cinquantaine de palmes, de médailles, et de di- lômes, où nous remarquons un premier prix da président de la République, et deax prix du Ministère de l'Instraction Pablique, et s'être assaré ainsi une place au soleil, Berthaut se lança cours.geusement dans les lettres et publia plusieurs ou- ui attirèrent sur lui l'attention du public vrages q et obtinrent en différents lieux an accueil enthou- .AN 3 49 \\_ \u2014 ZS siaste.Voici la llste complète de ses œuvres : Veillées d'armes, poésie militaire (épuisé) ; /\u2019oémes nationaux ; Leperdit ; Montcalm, recueil des jeux Floraux ; //yme à la patrie, musique de Ribiollet ; Au vent, recueil de contes, nouvelles et légendes ; La pianomanie, l'Héritier d'avant, l'Ath/ète, les Lamaveurs, récits eb monologaes parus dans le Cri-Cri ; Chanson d'antan, musique de César De lespaul ; la Croix «/ Honnsur (an acte en vers), premier prix au concours ds Dunkerque, eb les Jalou-r, comédie (prose) ; le Pain du génie (1893), roman, etc.Au vent et le Pain du génie sont les deux livres qui ont assingé le plas puissamment à Berthant une des premit-es places parmi les écrivains actuels de la France.Berthaut n'est plus an inconnu ; à Paris, la capitale de l'art et de la littérature, on le lit et on l\u2019apprécie, eb les grandes revues, comme le Fiyaro, ln Nouvelle Revue, ont tour à tour admiré ses brillantes qualités littéraires.Notre ami n\u2019a que trente ans, et c'est faire son plas bel éloge.Ca n'est pas l\u2019âge\"où d'ordinaire en France l'on arrive au succès, à la célébrité, et cependant, Berthaut, sur le dire ananime des grands critiques de France, est déjà un antear remarquable qui demain sera proclamé un maître.Notre ami est an analyste des plus délicats : son style estexquis, émouvant, parfois plein de grandeur, et tonjours charmant de naturel.Dans toutes ses œuvres, l'auteur da /ain du génic plait par la fidélité de ses portraite, par |'attrait de ses descriptions, par la vérité de ses tableaux, et par je ne sais quoi de gracieux, de délicat, et d'attendrissant qui fait éprouver à l'âme de bion douces émotions sans toutefois la troubler.Berthaut, en se consacrant aux lettres, s\u2019est proposé un noble but, celui de créer dans la littérature en milieu entre l\u2019idéaliame et le réalisme ; c\u2019est ce qu'il a appelé le sélectisme, et son roman, le Pain du génte, à été la première expression de ce noaveau principe littéraire.Voici en quels termes il énonce aa doctrine : \u201c Il y & deux sortes d'hommes, de types : ceux qui tendent à monter ; cenx qui tendent à descendre ; d'où idéalisme et réalisme.\u2014\u2014\u2014 \u2014 * Encore une fois, ne vaudrait-il pas tout en rendant jastica au génie de Zola des types au milieu des premiers que parmi } \u2018 seconds Ÿ \u201c \u2018 Seulement, l'idéalisation absolue à an défant Rrave, trds grave : elle crée des héros and.ou; de l'humanité, donc au-dessus de l'imitation, 1] yay, mieux, par conséquent, choisir tout siuplement parmi les types des êtres \u201c réels \u201d pris parmi ceax qui tendent hégo: juement vers le mioux.\u201c Ile ne sont pas sl rares pogr qui aime les hog.mes eb les observe d'un regard fraternel.\u201d Notre ami poudde en portefeuille uu grand nombre d'wavres, entre autres un roman d'aventures Sans /s sou ; Un rcvaœeil de noavelles fol, de son, et un recueil de poésies dont il scra publié bientôt ane éditlon de luxe.Il à de plus an plan tracé pour une di.sine de romans sar les //éroismes dde l'amour, et bientôt il produira plusieurs pièces de théâtres, Comme on le voit, notre ami ne perd pas son temps, et, outre ses travaux littéraires, il cat pro- fessear d'anglais au collège Saint-Martin de Rennes, conférencier & la Société d'iustrac'ion Populaire, de la même ville, et «lirectear d'une publication très intéressante, /a ferne Ii\" rogue La trouée est faite maintenant, et il ne reste plus & notre ami que de cher her les grands «ucoë de la ville-lamière, de l\u2019aris, qui consacre vous les talents véritables et qui leur assure la «ire solide.Soyons sir qu'il les aura._\u2014- .\u2014 CN Jets / _ 2\" CHRONIQUE DE LA Mu! En général, toutes les fantaisibe, tontes !'s crés- tions qui éclosent journellement\u2014pour vivre tres peu de temps quelquefoie\u2014habillent une t.ilette, rendent ls femme plus sédaisante, plus «.égaude, et, si l'on pens dire, la finissent davantage rncore, ce qui lui donne un attrait de plus.Cest pourquoi les modistes ne se lassen: ;amsis de foniller les idées, de produire de nuave:ivs pa rares où des détails nouveaux dans la mie.Encore faut il que ces fantaisies soient jo.irs, bien faites et surtout bien harmonisées avec le grure de toilette qu'elles doivent accompagner.Mieux vaut s'abstenir que de commettre an manque de goût dans cette recherche, ce qui équivaudrait à ane faute d'orthographe dans un belle page de atyle.Vollà ce quai arriverait fata'ement si, fur ex emple, on appliquait des parures sur un costume tailleur qui demande la plas grand: rimplivit, tandis que la robe contarière, aun contraire, s'accommode parfaitement de ces riens.Les encolares sont à l'ordre da jour.| abord, dans toutes les robes, le col est recouvert d'an raban de couleur, noué derrière, que l'on met à volonté.Pais une charmante nouveauté, c'est ls draperie des biais, terminés en crête de cuq derrière et de chaque côté par un gros chou.Le tulle de toute teinte a été quelque temps en honneur : mais à cause de sa fragilité, le crèpe lisse et le satin l'ont remplacé.C'est coquet au possible.TI y a encore les biais de velours plissés avec le nœud énorme derrière, formé de deux puintes et d'ane traverse seulement.|) \u2018autres fois une série de petits choux distancés contournent le col.la collerette Pierrot, en mouseeline de pois, a 800 suc:és également.Elle est tombante eb ec forme de trois rangs de rache, dont le premier a a0 pouces au plus, et les deux autres sont un pea plas courts.Elle doit 8tre plate ; noire ou blanche, seulement, elle peat être seyante.i Les fins plissés de mousseline de sois par deux ou plasieurs rangs superposés font un ti joli effet.Si les gens se disaient les uns aux autres, 8 qu'ils disent les uns des autres, il n'y aurait od monde que des gans brouillés \u2014Louis DÉPRET. __- _\u2014 \u2014\u2014\u2014e es NOS LACS « MON AMI RAOUL M.Tu me parlais, hier, de nus grands lacs painibles j dorment douvement socs l\u2019azur de nos cieux : a me pariats aussi des Ames invin Liles patlent .nos curs dans ces bien-aimés lieux.Qui sont braux, en effet, ces dons de la nature, pg plate que le ciel à donnés aux humaine | Jon ÿ repose cn paix, sous l'épaisse verdure Et qu'on rs d'utmour sous ces géants sapins ! Fi le Peuquer, de son côté, atliemait non moins fièrement : \u2014Moi, je travaille pour l'honneur.+ + * \u2018)aoiqa'il en fi, Lai: Peuquer avait amassé une somme assez rondelette et trouvé, pour mirer sa gloire de clocher, deux grands yeux clairs de Paimpolaise.La chance allait elle le trahir comme jadis elle avait trou p$ Jean Damont 1 Il était huit heures et demie du matin.A dix heures, il devait se marier à la mairie.Es voilà qu'on vient le chercher pour entrer le Charle- mugne.Le vent soufflait en tempête, la mar était déjà peu maniable, et le Charlemagne avait à bord trois cents pêcheurs de Terreneuve signalés à leurs familles, qu'attendaient les baisers des femmes et des mioches, Oa le disait en danger, le grand navire chargé de vies humaines.L«1: Peuquer allait-il laisser tous ces braver, tous ces fiers, au péril de la mer ?; Un moment, ennuyé tout de même à l\u2019idée de rater peut-ê>re la cérémonie et d'attendre au lendemain, il hésita : \u2014Si vous alliez voir le vieux! \u2014Le père Dumont est parti aller chercher la goclette /'eur-de-Marie : il ne sera pas là avant une heare.\u2014Sapristi.\u2014Allons, Peuquer, allons ! Enfin, en brave cœur qu'il était, le pilote fit : \u2014Eh bien, soit ! mais vous allez prévenir ceux de la noce.Avec un chien de temps comme ça, il ne faut pas répondre de l'heure.I] passa une vareuse, revêtit ses habits de mer et descendit vers le port.+ + * Neuf heures sonnaient au clocher.Les gens de la noce, en toilette, suivaient des yeux le bateau de Leic, Es il n'avançait guère, le petit bateau da pilote.Il n\u2019avangait guère, au gré des invités, qui avaient coura prévenir maire \u20act curé ; ni au gré de la pauvre fiancée tremblante, ni au gré da charlemagne qui daneait, là bas, en menace de perdition, avec ses trois cents matelots.Iichapper aux brumes de Turrenenve pour venir sombrer en vue du port.non, ¢a ne se ponvait 85 | Oh ! comme on eût voulu pouvoir le pousser, le petit batean da pilote ! Mais il avait beau tirer des bordées, éviter la lame, sans cesse il était surpris.Par moments, il roulait.\u201c Jean Dumont, qui venait de rentrer la /levr- de-Mari, contemplait aussi.\u2014Mon Dieu ! C'était la Pampolaise qui s'ag>nouillait contre le parapet, tandis qu'affulés, criant, gesticulant, l'abandonnaient déjà quelques hommes.Le bateau de Lc1> venait de chavirer.Une femme s\u2019écria : \u2014Je les vois.Îls sont accrochés.pourvu qu'ils puissent tenir.On courat au poste de sauvetage.Dans les groupes, on dissit bratalement, sans prendre garde à la pauvre femme éplorée, mena:ée d'être veuve avant le mariage : \u2014N'y a qu\u2019un homme capable d'y alier : c'est le père Damont.Est-ce qu\u2019y voudra ?La jeune fille entendit.E.le se dressa d'un bond : \u2014Où est-il, ce Damont ?\u2014C'est moi.Lec vieux regarda un instant la jeune fille ; il ce rappela eans doute un jour de bonheur à jamaia passé ; des larmes coulèrent sur ses joues balées, larmes aussitôt essuyéer, comme s'il en ent eu honte.Et il dit simplement : \u2014 J'y vais, mam\u2019zelle.Le lieutenant de port, en le voyant passer, lai donna une poignée de main.\u2014A la bonne heure, père l\u2019amont ! Mais il faudrait ausei nous amener le (\u2019harlemagne.\u2014 \u2018a me regarde, fit le vieux.Ev il embarqua.++ + Une heure et demie après, en présence d'ane foule immense accourae à la nouvelle des événe- ments, devant le maire et le curé qu'attendaient le marié, au milieu des transporte de j \u2018ie d'ane population qui retrouvait les siens après de longs mois d'absence, le Charlemagne entrait au port avec l'équipage de Peuquer, et piloté par Jean Damont.Qaand le vieux mit le pied sur le quai, l\u2019armateur du Cliarleniagne s'avança et lai présenta une bourse.Jean Damont hésita, puis, se ravizant, saisit la bourse pleine de bons écus d'or, et courut à la mariée en disant : ° \u2014C'est point d'refas, m'sieu ! ('s ï ra la paix, puisque l'bon Dieu le veut ! Tout ruisselant d'eau, étranglé d'émotion, Lcis Peaquer lai sauta su con.\u2014Oh !.pèr Damont ! pér'Damont ! Da revers de sa manche, le père 1) amont essuya ces sacrées larmes qui vonlaient sortir encore, et, esquissant un sourire : \u2014J'auis d'la noce, heir.les p'tits \u2019 \u2014 __ A wT MES TINT Yee ~~ er my em Shy Et ea EY a matt ot - in hy & xs CS eee PITRE WRG A ES 4 « ty re 4,448 a] 5 pire > TL 7 = Ë \u201c = Soy AX se at cas wl .© pe vs Yh A al i RE hoy si SS Da Far \u201cRe mma nr \u2014 re rm ye => Ga * = = ne ® LR qe ye FP Ng.at BS fs Re GY, ef die = dx No ay Fun 5 3 a EE Siren aa 3 BE Aer 28 2e aux A æ a: a > Fi ma ATS 4.mi?- ad trr A Hn BY =\" BE AE pt Srp ae Ps dd oe i 2 x vs a of vs - A Aa Æ- a+ .vr a Hr a és ba EH + va 4 x 3 wi a au a \u201c> dr ide = =\u201c ix ag fam - a EE A vos La\u201d ar ar 4 \u20182 we SES.1 My SR He a # vx dor ue >>.pi Ng ws à 4 had ci 0 Un train de bo:s à la remorque sur le lac Saint-Louis (vue prise A bord du Loken) Le village de Caughnawaya (vue price à bord du /: ein an) \u2014Photo Laprés & Lav rgne \u2014 \u2014 Tr Mana oH - -\u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014 \u2014_ de.gs TET i ae am em \u2014\u2014 rt # k 2 4 >: A=, ey S ¥ A ~~ 4 ps hei es oo 2 4 ea A RE eX se = \"pe x\" 2 vis = (a 1 4 PS BNI La) -.va i Ci os Ya % ¥ o y : 3 3 ZT hv s ES pi x p Rd 2 - CO \u2014\u2014 D i.ig PR + { 0 $ fA em JT M ; 2 3 ho RT a\" H = A 4 La | Fed) 2 ka à a ou - £ +3 I 0\" FN [18 ACS ?a id Tre Fd I gry à A (PS os \u2014u FF PTE Tee EEE x ee hh fd cin fas pp 5 au Ys.ea za Ps eS Ps ré, ay Er 2 Loglis> de \\\\aterio.\\ FTHAVERS LE CANADA Te couvent de Waterloo TT 2 | Oe x.Rag 7 \u201c NT ra > eg » AF x = à > * A ve\" = \u201c+ i\u2019 2 Ye -_ = ko LD = + WW Be ET 12s # = \\ & 3 > \u20ac 33.PME - + \u2014 } br z Sal Ti \u201d + Far Cr GO 3 hs 5 vip ie no» i _.a 2 | A \u2014 °F R=, pr 20e Var \\¥ Bh X3 S \u201c> + ê Sg % rar TE Ca sy A ~, > WW iid XX À za # -F SO \u20ac À ps a Ze) > 3 \u201d ._ EARL Tass L'ARMEK JAPONAISES 7 &7 ¢ Ce % Pal - % $4 ee A XN re oh as » La Le Le ys 4 >\u201d > ; L fo _\u2014 ~ r= x; apd = FEY yA * \\ = ny wl a = % : __ -_\u2014ir \u2014 \u20ac 2 Rx ste \u20ac \u201ca = # vais 2 & > x 4° © x S 2 12 = C5 8 CF TF * LA GUERRE ENTRE LA CHINE El LE JAPON.\u2014 L'ARMÉE CHINOISE =.\u20ac À A de Z _\u2014 = IL if = 4 i a Sn es a -\u2014 x 0 vue - » = a % \u201chid Ly *.JS ==, 4 per sage D oe ao à ZEN IS AS oo y >> ee ~ AN LI = + ! A Hy Py + raxr, a ~~ 2a Be £4 2 6 vor \u201c> mn 7 a er a LY = = ua Pa f.- \u2018RY EN \u2014\u2014 8% } 5 em em \u2014 | dif Coan i od 236 FIANCE | (Monologue) Regardez-moi bien tous, je vous prie : ai-je l'air D'un être satisfait qui nage dans l'éther * Cela se voit * tant mieux ! ma joie eat déburdante, Car j'épouse une femme, une femme charmante, Exzquise, va, oreus*, une femme.vraiment, Pour la bien définir, je cherche vainement L'épithète qu'il faut ! Et cette créature, Tenare, délicieuse, et ai fraiche et si pure, Sera ma femme, A moi, grand gourmand, gai viveur \u2018 (Vous me connaiesuz bien !) Ma chance me fait peur ! Oserai-je, à son bras, m\u2019envoler par le monde ?Car elle est ai l\u2018gàre * En moins d'une seconde Avec elle on ferait le tour de l'univers, Oa irait jusqu'au ciel, en traversant les airs ! Mesdames, vous riez, vous moquant de ma flamme.Je suis un pauvre amant très épris de sa dame.\u2018* Les amants, dites-vous, parlent toujours ainsi.Hora de l\u2019objet aimé, rien dans ce monde-ici N\u2019a de prix à leurs yeux, rien ne les intéresse : Il faut les excuser ! c'est une heure d'ivresse Qui finira bientot, \u2014je vous entends toujours, \u2014 Le temps sait modérer les trop vives amours ! Non, non, détrompez-vous.Celle que je convie Aox douceurs de l'hymen, peut remplir une vie.Figurez-vous un ange, un auge vaporeux L'eté, quand le soleil read tour les fronts heureux, Quand :es prés embaumés invitent les aboilies ; Plus tard, quand le raisin ens -nglan*e les treilles, Elie m\u2019emmènera, gentiment, par la main, À travers les coteaux.Nous dirons, «a chemio, Des odes à B.cchus, à Céres, et, que sais-je ?Nous irons, ta us les deux, chercher un peu de neige, En touristes hardis, sur les glacie s géants ; Puis nous redescendrons vers les bleus océans.C\u2019est si bon de fouler le sable fi 1 des groves, Lorsque l'âme s'endort au bercement des rèves ! Ma compagne, pour moi, se fera, tour à tour, Fleur des prée bruit des flots.lumière.chant d'amour ! Mais l'hiver, direz-vous, que deviendra la belle ?Car elle semble aimer ce qu'aime l'hirondelle : Voler vers le soleil à travers l'infini ! Ne vous tourmentez pas, elle aime aussi le nid, L'intime et cher \u2018\u2018 chez sui,\u201d le repas de famille, Et la veillée auprès de l'âtre qui pétille.\u2026 Mais, pardon, je l'oublie, elle m'attend.Je crois Entendre ton appel, au dehors.C\u2019eat sa voix : Elle me dit : ** Viens donc, il fait beau clair de lune ; Laisse là ce pulilic que ta voix importune, Viens goûter avec moi le délicat plaisir De vivre à son caprice et d'aimer à loisir.\u201d Oui, mesdames, voilà ce que me dit ma belle, Je ne résiste plus, et je vole auprès d'elle.Excusez mon départ un peu précipité.LA MAISON DES CHERIS ANS un petit pays perda aa ford de hautes montagnes se trouvait la maison de mon oncle.Cétait ane maison blanche aux volets verts, au joli perron en bois oavragé, eur- monté de jasmin de Virginie et d'une porte en ogive.Un étroit jardin la précédait, orné d'une pelouse verdoyante et de sapins sombres dont les cimes se mélaient au ciel blew.Quand j'arrivai près de cette maison, j'aperçus 4 la porte deux toutes jeunes filles et an enfant qui m'attendaient.Ils me regardaient venir avec impatience, me faisant signe de loin.C'étaient mes deux cosines Estelle et Clémence, vraiment grandes pour les quinze et seize ans qu'elles venaient d'atteindre, et leur petit feère Pierre que je n'avais va qu'au berceau.Sur la laine noire du corssg3 de mes cousines se détachaient de fines roses pales, et là bas, accondé au perron, j'aperças lear père, mon oncle, en noir lui aussi, qui, tout éma, m'attendait.\u2014Ah !.mon enfant, me dit-il lorsque je fas près de lui, quelles affreuses ciroonstances il fallat LE MONDE ILLUSTRE pour que tu viennes !.Quelle douleur de pen- sec que ton pauvre père ne t'accomps raers plus ! \u2014Mon père !.fisje baissent la tête, ev jo senteis mes larmes me monter aux yeux.\u2014Ta seras ici comme chez lui, ajouta mon oncle d'ane voix grave, et palique tu l'as perdu, nous le remplacerous auprès de toi.Mes deux courines s'étaient rapprochées, me prenant chacune wne main, et tandis que mon oncle répétait encore sa phrase d'accueil, le petit Pierre me tendit son front que j'embrassal.Ls soirée se passa infiniment doscement aû milieu d'eux quatre.Nous cünes d'interminables conversations empreintes d'ane grande confiance.L'on me paris de mes étades, de mes aspirations, de mes goû', pais l'on m'accompagna jusqu'à une petite chambre toute blanche, où je me conchai.+.+* Les premiers jours qui s\u2019éconlèrent au fond de cette province perdue furent d'an calme absola et profond.Au bout de peu de temps je m\u2019accou- tamai ei bien à cette noavelle existence qu'il me semblait le mener depuis toujours.Chaque matin les deux sœurs étaient levées lorsque je descendais, me recevant avec leurs doux yeux, leurs paroles d'affsction.C'étaient entra nous des conversations d'un tour délicat, d'ane intimité tomchante.Nous avions mille confi iences à nous faire, mille questions à nous poser.Nous nous informions des moindres détails de notre vie, trouvant en vif plaisir à descendre ainsi au fond de nous-mêmes.Bientôb à ces colloques familiaux ma tristesse s'atténua.Une fois j'allai jusqu\u2019à m'égayer avec elles.Nos rires de fraîcheur emplirent tout à coup toate la maison.Dans le courant des après-midi, nous piimen coutame de faire de longues promenades.D'ordinaire, mon oncle ne nous accompagnait pas.Seul le petit Pierre courait devant nous, jouant au cerceau et gambadant par les prée.Nous marchions trarquilles derrière lai, le long des allées vertes, nous asseyant en de petite bosquets touffas au bord de l'eau.Estelle se tenait à ma droite, C.émence à ma gauche.Déjà Estelle possédait ane beauté captivante, des cheveux noirs en diadème sar un front ovale et blanc.Clémence, plus petite, de traits moins régaliers, avait des caresses enlaçantes comme un réseau.Les yeux d\u2019Estelle lnisaient ainsi que des perles bleuer.Non ; platôd ainsi que ces étoiles de saphir pile qui pointent au zénith, l\u2019été.Les yeux de Clémence semblaient des fleurs des champs.Au fond, j'ignore laquelle j aimais davantage, et je crois que je les préférais l'une à l'autre, telon peatêtre que je me tournais de leur côté, N'.taient-elles deux sœurs pour moi d\u2019ailleurs, deux eœurettes dévouées etaensibles } N'était-il pas na- tarel que je les aimasse également 7, .Plus j'y réfléchis, plus je conçois à quel point il m'eûv été impossible d'établir une prété- rence entre elles, de céder À l'aff:ction de l\u2019ane, au détriment de l\u2019autre qui en eût pâti.Ah !.les bienheureux soirs passés sous la tiède lumière de leurs regards, alors que Pierre feuilletait des livres d'images, que mon bon oncle, Ragaé par le sommeil, murmurait avant de s'endormir sa phrase habituelle : \u2014 Petits enfants.tenons nous la main dans la main, eb mettons nos cœurs en douceur ! * + + Plus je vivais avec eux.avec elles, plus les liens qui m'attachaient à eax.à elles, augmen- tairnb d'attendrissement, de violence, \u2014Mes chéries.me basardaije à lear dire, voyez combien les plas dure malbears deviennent parfois sources des vo'uptés les plus profondes !.Si js n'étais venu vous troaver un jour tout désolé à la suite de la mort de mon père, comment vous eussé je connues ?Elles convenaient qu\u2019en effet, sans cette g'ande infortune qui m'advint, nous ne nous serions peut- être point connus ; que notre joie actuelle ne fût point née, mma A cette idée, elles se rapprochaient de moi frig.sonnantes, et je sentais à la Promenade leurs chers bras me f.ôler plos étroitement Moi ausei, je les serrais plus fort sur ma puitri chaqae soir en lee quittant.Ce mot .Bg rine d ! mes ries!.\" devenait décidément ma fa on pin appeler, je le répétais &moureusement le lor dey ténèbres de l'eucalier.trés bas.très bas Mes chériee !.Mes chéries |.et elles, par candeur badine, me tendaiens en secret le bout de leurs doigts, que je baisais, * + * Soudain, un jour, de grands voiles qu'on t'avait nonés autour de la figare s'envolèrent.J'étais dans ma petite chambre blanche à travailler, quand j'entendis à la Forte de légers tapotements discr-ta que je connaisaais.J'allai ouvrir.Cnose caricuse, ce fut Estelle seule qui (ntra, Clémence ne l\u2019accomps gnait par.Ou etait ole Pour la première fois jo ne voyais pas les deux fears ensemble, Ma\u2019gré son air de décision extraordinnire, ma jeune cousine paraisrait troublée, eb comme | sui demandais > qu'était devenue sa far, elle me répondit d\u2019un ton preeque sec qu'elle n'en savait rien ; qu'au surplus, il ne s'agissait pas de Cié- mence, ce jour là.À ces paroles singulières, je la contemplai -ans comprendre ; puis, la prenant sffecteusemen par la main, je la menai vers la fazètre cu je lui demandai de nouvean ce qu'elle avait fait 4.('e.mence, ce qu'il y avait } \u2014Hya.je ne pourrai jamais vous le dire, mon cousin.dit elle.\u2014Dites q1and mème, Estelle.insinuai \u2018» Vous eavez bien que nous n'avous plus rien d- caché entre nous.\u2014Oh!.dit-elle.je crois bien que je vais briser quelque chose.\u2026 .si jo l'avoue.\u2014\u2014Avouez et ne craignez rien.marmorsi je encore.Tlya.vous no le répétercz jamais, -up- plia-t elle mains jointes.Vous jurez.l ya que je vous aime sans doute, car je veux me .a- rier avec vous ! Juste comme elle finissait sa phrase.ins un très court moment de silence qui suivit.(j'étais stapétait, platôt consterné.\u2026.ah! je poou- rais.oui, je crois que j'étais ému).tou! n comp, voilà que j'entendis un étrange brait vu fond de la chambre.\u2014Ciel '.s\u2019écria Estelle.Ciémencr sai eat tombée derrière la porte !.E le écout\u2026: elle écontait.Qaoi ?Que signifie à.m'écriai-je.-Klle écontait.répéta belle déseapérément.Es elle s\u2019enfait à moitié folle, éperdue, tanvli« qu'ainai qu'elle l'avait dit, derrière la porte, dans le couluir, je trouvai la paavre petite Clémri.- évanouie.* + * Quelques jours après.lorsque les deux sure farent un peu revenues à la santé et à la raison, je résolus de les prendre à part et de lear paricr.Mais vraiment, tandis que je les promenais à mes bras dans l'étroit jardin de sapins verts, je ne me sentais plus le tendre lien de jadis entre cllvs, mais une sorte de frontière vivante entre leur jeune et déjà féroce rivalité.Dites-nous.paraissaient réponclre les petites obstinées à tous mes conseils, dites-nous à tout prix, coûte que coûte, entendez vous bien, cousin, qui vous préférez de nous deux ! \u2014Fibce moi !.demandaient instamment les yeux d'étoiles bleues «l'Eatelle.C\u2019est nisi, n'estce pas!.ajoutaient-ils penchés de mon côté et laissant retomber leurs paupières.Aussitôt dans leur candeur de fins myosotis, les yeux de Clémence reprenaient passionnément : \u2014 C\u2019est moi :.c\u2019est moi !.et vous ne me laisserez plus mourir de douleur en le niant .\u2026 - Fil.les méchantes, ripostai-je «lésolé, les méchautes qui se plaisent A prc finer ie grand amour que j'ai d'elles.Eves-vous donc en Age «le vous marier, cruelles !.Pourquoi vouloir me LE MONDE ILLUSYRE 287 ee forcer à cholsir entre vous deux que je chéris éga- 1 foment taut choisir !.reprenaient-elles.Dans Ja vie d'ici on est fait pour choisir !.eb malgré çet âge que vous nous reprochez, nous sommes « tus femmes de cette vie ci désormais *.Vite, vite, dites nous qui vous avez choisie 1 ; Je vous en prie ! je vous en conjare ne N'abolissez pas le rêve exquis où je me promène, le rève de vos deux tendres têtes couchées sur ma itriuo, de vos têtes éternellement em l»-assées ! \u2026 Mais, quoi que je fiese, leurs yeux, leurs yeux entêtés m\u2019orlonnaient plus forb que jamais de me déclarer ; et je le préasgeais trop, tandis que je les romenais ainsi l'ane à droite, l\u2019autre à gauche, chacune s'e tt'orçait de me déchirer l'âme des on ules, et de la brandir en trophée «le victoire devanv es petite rivale, qui en fût devenue faricuse d'envie.+ * Alors, comme jé ne voulsis pour rien au monde taer l'uno de ces deux douc:s \u2018œurs que j'adorais, et que j'adorerai toute mon existence, je le jare, en élisant, sans raison de ce dur choix, l'autre, je fie, la nuit, nn paquet «la mes vêtements, .aissai sur la table une lettre pour mon oncle, et quittai fartivement cette maison, où l'on me refasait l\u2019a- waar.\"ne petite lane d'assassinat brillait au-dessus des sapins.Je me dis : Va.va.pauvre enfant.Porte, ta vie durant, dans ton cœar meartri cette étince- Jante maison des chéris que les incompréhensives chéries rendirent inhabitable à ton cu'ar : Ec je partis.Depuis, je porte la maison des chéries dans mon cœur ! Maurice BéAUnouns.LA POIGNEE DE MAIN Chacan la donne et la rcqoit par habitade, sans y attacher d'importance, sans y penser, comme où fait un geste banal, inconscient eb sans casse.Elle eat le complément naturel et attendu de la formule \u201c au revoir \u201d et da souhait de bonjour.l'aucuns la jagent si peu de chose et si dépoar- vue de signification, qu'ils n'hésitent point à l'accorder à ceux qui leur sont antipathiques, à ceux même qu'ils levinent secrètement hostiles.ll est pourtant incontestable qu\u2019elle exprime un homme mieax qu'elle ne le saurais faire son style, indice assez vague parfois.Elle est le ri !! sb exact des caractères ed des sen:ations momentsnées.Une arrière-pensée, an sentiment douteux, une intonation fausse ont eur elle une indiscatable in!laence et l\u2019enrichissent de nuances variables l'infini et intéressantes an plus haut point, pour pea qu'on les observe et qu\u2019on y réfiéchisse.Tadifférente eb froide, donnée en passant à des gens qu'on connsit peu, elle existe 4 peine eb peat se rar gar dans la catégorie des choses incolores et seules, parmi lesquelles trônent, encombrantes, les idées reçaes.C\u2019est une fa,on de fansse monnaie \u201cju\u2019on accepte de part et d'autre, par une sorte d'accord tacite dont le nom véritable est * civilité.\u201d + + * La plus parfaitement odieuse des poignées de main est celle qui consiste à tendre un doigt unique et onctueux, comme on le tremperait dans un bain pour en constater la température, on doigt flaaque qu'il faut saisir ed secouer si l'on n'a d'importants motifs de s'en dispenser.(On Is subit, celle-là, platô qu'on ne la ri çoit, À toute heure, à tout instant, car elle est fréquente et inévitable comme tout ca qui émane des imbéciler, des fats, des avachis et des sots, formidable légion dont il eat superfla de médire.Celle qui n'en diffère que par le nombre des doigte tendus n\u2019est guère plus agréable.Néanmoins, on s\u2019y fait à la longue, tout en déplorant amèrement que tant de gens, dont le plus grand nombre n'a plus conscience qu'intention d'être désagréables, se contentent de vous abandonner leur main avec un sourire eviliant et grotesque qui semble correspondre à la phrase : \u201c Voi.i tout ce que je peux faire : prenez, serrez, allez ev laisecz nous.\u201d Même on s'estime heureax ai cette main inerte et froide comme sn lambeau de cadavre, proie de la dissection, n\u2019est en même temps humide eb gluante comme on ver.Je préfère certainement par contraste le shake han uec et précis des Anglais, acclimaté depuis longtewps uane certains milieux français, le shake hand qui vous écraze les doigts et vous brise le poignet.+ + + Le hasard, le souci d'être co:rect, l'habitude prise, ene hypocrisie particulière qu'on pourrait qualifier de socisle, nous obligent à toucher quotidiennement bien des mains indiflsrentes, répu- roantes ou détestées, à moinu de consentir à passer pour lanatiques, fantasques ou four, et ce serait, en vérité, ineupportal;'e, si l'on n'avait la joie, rare il est vrai, mais d'autant plus intense, de ferrer de-ci delà des mains aimées, loyales et douces.Rien n\u2019est si charmant qa'ane main d'enfant qui s'offre confiante et grêle, comme pour exprimer : \u201c J'ai foi en vous qui êtes grand, protégez moi «t ne me froissez pas ma pesi:e âme.\u201d Si gracieux que la polyaée de main des jeunes fi les, offerte d'an peu haut, sppelant les © res ;\u2014si bouffun et attendrissant à la fois que celle des bambins entre eux, qu'ils se donnent avec affection et gravité, comme s'ils devinaient que c'est là acte d'homme, marque d'estime et d'amitié, indice da franche pensée ; i adorable enfin que le serrement de mains des amoureux qui se prolongs et s'exaspére, d'eù naît avec ane infinie douceur un indétiois- sable trouble, et qui est, dans certaines circonstances, la plus délicate et la plus ratlinée des CAresses.++ + Il est ane poignée de main digne entre toutes : c\u2019est la poignée de main d'en ami.Celle 1a enveloppe lea doigts et embrasse étroitement la paume.Elie est cordisle comme un baiser de frère, vigoureuse comme tout acte droit, spontanée comme ane clair d'épée, chaude et douce comme un sourire de famme aiméo.Ce fut apparemment la poignée de main de Crllon et de tous ceux dont ls légende nous chante la droiture, 1a bravoure et la loyauté.C eat celle de tout Lomme de car, JEAN qUI Patsk para PROPOS DU DOCTEUR LE SAIGNEMENT DE NEZ Une très intéressante c » nmanication, faits par le professeur Vernet i', à l'\\cadémie de Médecine de Paris, vient d'appeler l'attention sar le traitement d'une maladie que, bien à tort, on considère comme étant toujours sans danger Je veux parler de l\u2019hémorragie nasale où du saignement de nu =.Oa distingae deax sortes d'hémorragie nasale, l'une dite active où epontanée, l'autre symptôme d'ane autre affection qui convent est fort grave.La première s'observe dans l'état de eanté, sar- tout .hez les personnes & t mpérawent sanguin.Les ad.\\tes, vers l'époque de la puberté, y sont sojets d'une manière toute particulière ; elle est toatefois plas fréquente chez les jeunes fides.A cob Age, une cause souvent légère, l'exercice, ue marche fatigante, l'exposition au soleil, un travail intellectuel soutenu, quelquefuis mêma une émotion suflisent pour déterminer une hémorragie nasale.Ajoutone l'intlaence des saison:, un régime excitant, l'abus des boissons alsouliques, un choc on une violence extérieure sur le nez ou la simple introduction du doigt dans la narine, en un mob tout ce qui peut amener une déchirors des vaisseaux de la mex:! \u2018ane pivuitaire.Le plas souvent cette hémorragie se moatre spontanément, mais parfois elle est précédée de mal de téte, d'un peu d'agi\u2018ation eb de quelques symptômes de congestion cérébrale, lesquels se dissipent progressivement pendant que l\u2019écoulement da sang a lieu.Le saignement de n(z peut être hérédi'aire, et {1 n'est pas rare de voir des individas chez qui des accidents de cette nature souvent furt graves dans l'enfance, diminuent puis disparaisseno à une époque plus avancée de 'n vie.I! en eet ausei qui présentent pendant toute la darée de leur existence une diaçosition congénitale aux hémorragies spontanées.Jt esd souvent ditfi ile de distinguer le gonre d'affaction dont je vins de parler de celle qui n'est qu'on symptOne, surtout quand ls mal ie principsle est encore à l'état latent.Le saigoement de nez se présente soavent au débat d'aue Eèvre typhei ie ; il est symptomatique dans quelques fèvres éraptives, danse le scorbat, duna certaines sff c'ions du c«wœor, du poumon et des reins.Dans les maladies da foie, dans la jaunisse grave, dans la fièvre jaune, les hémorragies sont fréquentes.Dans le plus grand nombro des cas l'hémorragie s'arrô:e d'oile méme, le sang se cragale dans la narine, et ce cosgalam fait ators office d'un tampon ; aussi quand le caillot se déplace par l'action da se moucher on déternuer, vuiton l'hémorragie recommencer.Loreque le saiguement est peu sbondant, il est suivi d'ane sorte de soulagement ; mais quand il est exc>esif et qu'on ue parvient que très dflicile- ment à l'arrêter, il psud en résaiter les plas graves accidents.Tout le monde ne peut supporter impunément ane perte de saug de - à 3 kilogrammes comme on en à clé des exemples Une perte de cette importance awèue pres 1e inévital»:ement d'abord une véritable anémie avec palear de la face, puis les extrémités se refroidissent, il y a des sueurs eb des syncopes La mort même peut s'en suivre.10igae cette terminaison fatale suit irès rare, il n'en résulta pas moins que le pronostic da l'hémorragie nasale paut être grave et qu'il importe de s\u2019en rendre msitre dès qu'il devient menaçant.J'en indiquerai les moyens dans an prochain article.Docteur 7 \u2014 NOUVELLES A LA MAIN Avjoard'hui, on imprime facilement sur tout : papier, étoffe, etc.Lo dith i.e est de faire bonne imprestion sar le public.* * * T., après avoir enterré sa femme et serré la main de ses amie, éprouve quelque diffi.ulté dans le règlement des voitures de deuil.Quand tout est terminé : \u2014Je savais bien, dit-il d\u2019un ton de regret, que la journée ne se pasterait pas sans ennui.Lr Sar le boulevard.\u2014 Alors, toujours en villégiature ?\u2014Oui, je ne reviens plus & Paris qa'une fois par semaine.J'aime tant la campague.- \u2014Qai a\u2019me bien, châtie bien.C'est donc pour cela que vous la battez si souvent } + + * Quelques cmployés \u2014eb employées\u2014d'un burean de poste cherchaient & ee moquer d'an bon * lia- bitant \u201d qui était venu toucher le montant d'un mandat.Oa ne trouvait pas de plume poer le faire rigoer, eb on blagaait A bouche que veux-ta._Jo vois bien ce qui manque ici, dit le brave campagnard ; il y a plus d'oies que de p'umes.* * + Devant les châtes du Niagara : Premier touriste.\u2014 Quel dommage qu'on n\u2019en profite pas ! Deuxième touriste.\u2014 Vous avez joliment raison, mon ior! Premier touriste.\u2014Nariez vous ingénieur civil par hasard Ÿ Deuxième tonriste.\u2014Nop, monsieur, je suis.laitier. LE MONDE ILLUSTRÉ DETAR TITY LE SOMMEIL DES ENFANTS Dans leurs berceaux, près de leur mère.Quand dorment les petits enfants, Ne croyez pas que sur la terre Restent ces endormis charmanta.Non, non ; toujours des anges viennent Qui les emportent dans leurs bras, Et qui dans les cieux leur apprennent De boaux jeux qu\u2019ils ne savent pas.Et quan) la mère s6 réveille Et veut voir eutre ses rideaux Son petit enfant qui sommeille, La nuit, dans un heureux repos, Les anges vitent le ram: nent, Dans son lit le recouchent bien, Et près du berceau s'entretiennent, Sans que la mère ne sache rien.Ainsi s'envolent ces années, Au vol rapide et racieux ; Ainsi ces charmantes journées Dont la moitié s'égare aux cieux.Mais, dès qu\u2019une faute première À flétri leurs douces vertus, Les enfants restent sur la terre Les anges ne reviennent plus : LEON (AUTHIER, L'ORAGE Uno jeune garçon, da la ville, nommé François, s'était amusé toate la matinée À cueillir des fraises dans la forêt.Au moment où il se disposait à retourner chez lui, un vent impétueux ce leva, et la plaie, accompagnée de tonnerre et d éclair>, tomba \u201d par torrents.François eut grand\u2019 peur de l'orage et alla se cacher dans le tronc d\u2019an chêne creux, à quelques pas du chemin il igaorait que la foudre tombe souvent eur des arbres élevés.A peine s'y était-il blotti, qu\u2019il entendit tout à comp une voix qui criait : \u2014François, François, viens donc vite ! François sortit du creux de l'arbre, et au même instant l'arbre fat frappé de la foudre, et le tonnerre éclata avec an fracas épouvantable ; le sol tremblait sons les pieds de l'enfant, saisi de ter- rear : il se croyait au milieu d\u2019an abime de flammes.Cependant il ne lui arriva aucun mal.Alors, tombant à genoux et levant les mains au ciel, il s\u2019écria avec ferveur : .\u2014\u2014Grâ:ea vous soient rendue, 6 mon Dieu, qui avez ea la bonté de m'envoyer une voix du ciel pour me sauver la vis ! La même voix retentit de nouveau : \u2014François ! François ! ne m'entends-tu pas ?François se retourne : c'était une paysanne qui appelait ainei ; il coarut vers elle : \u2014Me voici : que me voulez-vous, ma bonne 1 \u2014Ce n\u2019est pas vou, mon jeune monsieur, c3 n\u2019est pas vous que j'ai appelé, lui répondit la paysanne, mais mon petit Français.II était à garder les oies là-bas, au bord da ruisseau ; il doit s'être caché dans quelque endroit par là, et je viens le chercher pour le conduire chez nous.Ah! voilà enfin mon garçon qui sort des brouesailles.Le jeune citadin raconta alors à la psy-anne comment il avait pris sa voix pour une voix da ciel.La villageoise joignit humblement les maine, et lui dit : \u2014O mon enfant, quoique ls voix qui vous a sauvé la vie ne soit que celle d\u2019une pauvre paysanne, n\u2019en rendez pas moins grâces à Dieu ; car c\u2019est lui qui a voulu que, sans le savoir et sans vous connaître, je vous appelasse par votre nom.\u2014Oui, oui, répliqua François les larmes aux yeux, Dieu s'est servi de votre voix pour me sau- -\u2014 ver d'un grand péril ; mais le seconrs n'en vient pas mcins de loi.Co n'est pas le hasard qui vint À mon svcours, C'est la bonté de Dieu qui protégen mes jours.LE CHOIX DYVONNE Madame R.a deux jolies petites filles : \\'vonne et Yolande, à gées respectivement de deux aus, et dix-hait mois.Un jour, la mè:e disait à l'aiaéo : \u2014Aimerais-tu cela, Yvonne, que manian achèterait poar toi an petit frè.e, an beau bél:$, comme celai de Mme !.Sveillé 3 \u2014 Non, sa rière, répondit l'enfant, Olande c\u2019est encôle an bébé, eb j'aime'sis mieux un \u2018tit ça / (chat) \u2014R£Écis Rov.AA PETITE LECON D HISTOIRE NATURELLE rs = LE CHIEN DES PRAIRIES \u2014Quelles sont ces étranges petites Lébes, res semblant i ds marmottes anxqaels on aurait ajusté des queues d'ésurenil, et perchées sur do petites buttes, da haut desquelles elles ont l'air de surveiiler ce qui se passe au loin 1 \u2014\u2018Y1i nous sommes, jaanes demoiselles ?(ai nois sommes, jeunes garçons Ÿ Nous sommes les petita chiens des prairies, des grandes prairics d'Amérique.\u2014Mais vous ne me faites pas da tout I'dfT:t de chiens.Vous avez un corps gras, court, rama:é ; on dirait de petites balles de fsarrare jaunâtre.D'où vient donc 'e nom qu'on vous donne \u2014 Da notre voix qui, paraît-il, a an certain rap- porb, an lointain rapport, avec celle du :hien.Nous aimons : nous tenir là.\u201c Je ne sais pourquoi la nature a établi entre noës et cet animal ce rapprochement, car nous détestons les chlena : co sont nos ennemis-nés.Si vous veniez dans nos villages, Mesdemoieelles, Messieurs, vous ne vous effeayeriez pas beaucoup (à condition pourtant que vous ne viendriez que l\u2019en après l'autre) ; nous reaterions postés sur notre petite maison, car nous sommes un peu ca- rieax et nous aimons à nous tenir là, pour voir ca qui se passe aux alentours.Mais si un chien so montrait, ce serait bien différent, et le village serait sens dessus dessous en an instant.Ceux d'entre nous qui l\u2019apercevraient en premisr s'empresseraient d'avartir les autres : ceux qui sont aux provisions, ou en visite, ou en causette chez des voisins (nous aimons beaucoup à causer) \u2014 Ile leur diraient :\u2014Rentrez rentrez bien vite, dans vos maisons, voici un de nos encemis ; ua de ces énormes et méchants quadragé des dont on nous a donné le nom.S'il vous rencontrait, malheur à vous ! \u201c Et alors, comme noms no sommes pas très braves eb que nous perdone la tôte facilement, tous de courir de ç\\ et de là, tout aharis, en répé'ant : \u201c Rentrons, rentrons bien vita dans notre village ; voici un de nos ennemie.S'il nong rencon trait, malhour à nous ! \u201d \u2014 Mais qu\u2019entendez vous par votre village ?\u2014C'eat la réauion de nos terriers.N ous som mes des animaux très sociables ; nous nous plaisons dans la compaguie les une des autres et nous établissons nos demeures côte à côte.C'est nous qui avons élevé ces jolis petite monticules sous !es- quels sont nos habitations.Dame Nature & où la T oT 7 me complaisance de nous donner des pattes, faites en manière d'outile à creuser la verre, eb des dent, très commodes pour ronger les racines qui pourraient nous gêner.\u2014Ls caltivatenrs doivent avoir beaucuup à 88 plaindre de votre voisinage, car siirement Yous Loulevorsez toutes leurs plantations.\u2014C'est bien platôd nous qui avons à nus ; : plaindre d'eux, car ce sont eux qui sont venus nous chercher.Dé, à ma famille à été obligée d'aban.bonner le village de ses pères pour aller an plas loin.encore celui ci | en fonder S:rons nous obligés d'aban-lunner VicTouIEN Avry, vx AA LA SCIE Un jour, à Nazareth, par an soleil brûlant d'été, un homme sciait péniblement une longae planche, Cet homme était saint Joseph, père nourrivier de Jésus, simple ouvrier dont la sublime oraison fg.réèbre se troave ainsi écrite dans l\u2019Evansile : Homme jaste.Or, le front de l'artisan ruisselait de auvur car la planche était longue et la scie également plate partont, comme on les faisait alors (dit la lv - -nde mordait avec peine lo bois dur, au tiers entamé.Vingt foie emint Joseph s'essuya lo front, la figare, la barbe, et reprit son ouvrage, san- qu'un murmaure, un gaste, un mob d'impatience vint tra.bir une fatigae, que sans doute il rapportait à Dieu.Enfin la scie, d'An son argentin donna son dernier coup, à la grande satisfaction de l'oavrier, qui cotts fois, manifests ea joie par ane franche et joviale dilatation ce ses traits, sa figar- était admirablement balle.Sonne midi.\u2014On ne disait pas l\u2019Anye/u a cotte époque, mais les Juifs fervents élevaient leur âme 4 Dien, Jo-eph le fit, at se conchant aussi wolle- ment «q1e possible sur un lit de copeaux, i: wen dormit justifiant ce proverbe : Le sommeil du aste.Or.depois quelques temps, Satan veillait à la An : porte da chan\u2019isr.Ti avait va d'abord un homme qui travaillait et, sans savoir quel était cet homme, il wvait di: - I! | : n'y à rien à faire ici !.Mais l'artisan svait posé 8a sci > et s'était endormi.-\\lors, Satan, qui ne se doutait guère de la qualité des hô:es chez leaquels il était résolut de ;o0er on tour au paresseux de la tisete, dont le sommeil béni de Dien, se manifastait déjà par un lon: rou- flement C'était an garantie pour le diable.Prenant donc ure furme apparente, il com: 1g par examiner tous les outils les uns aprés ics aa- tres : ciseaux, marteaux, varlopes, tepailles Rien de tous ces objsts ne lui parat digne d\u2019exercrr sun inf rnale mé.hanceté.4 Roetaib la scie, qu'il prit avec co!ère, la scie d'alors, dont les dents droites et en ligne, lui vffraient la ressource plus drôle, soit de lea casser, avi: 2 les incliner en sens inverse l\u2019uno de l'autre.|! prit ce dernier parti, comme le plus sûr moyen de mystifier l'artican., Mais le diable à ce qu\u2019il paraît, n\u2019était pas p:us mécanicion que les juifs de son époque, et il ne pensait guée livrer à anint Joseph le secret «ir la véritable dentelare d\u2019une scie.Loin de là, son ouvrage achevé, 8» figaro aussi rayonna, mais d'une autre façon, on le pense bien que celle de l'artisan, puis, quittant ea hidruse transfurmation, il attendit le réveil du bieu hra- reux dormeur.C:la no tarda pas, Joseph se leva eb, les yeux encore brouillés d'un reste de sommei'.il prit machinalement la scie en question, qu'il essay a contre uno planche An icc, selon son ueage, avant de rien commencer.Je vous laisse i deviner son étonnement, quand au lieu d'une faible entaille, l'outil dans son aller ob retour, glises sur le bois avec une aisance inac coutumée, et l'entailla profondément.au gran désapointement du diable, qui prit la faite et ne revint jamais.TI ignorait, le pauvre diable, que le saint homn \u20ac avait prié Dieu, eb que Dieu na saurait faillir au smmeil de celui qui l\u2019invoque.LME 4 LE MONDE ILLUSTRE 239 \u2014_\u2014 CHOSES ET AUTRES Ls colonia italienne de Montréal compte 3,000 membres.L'empereur d'Autriche, fait présent chaque aunée au roi d !valie de 10,000 cigares choisis de la Virginie, Eat.) on fit A Birmingham la remière grosse de plames d'acier.Cette - \u201cusse Ke vendit en gros à #36.10 Ea l'sn 210 ent lieu en Angleterre ane sécheresse telle qu'il n'y eat pas de pluie de toate l'année ; 10,000 par- sonues périrent par la famine.En 1-55, les journaliers gsxasient sc par jour en Italie : 12:en R 1sdie Es: en Hollande ; 30: \u20acn l\u2018«anze, 40: en Ar .cterre et SU: aux Etats l'uis.L» président de 1s République l'san- çaise, M.Casimir Périer, a été long- temp: mombre de la société contre l'abus da tabac.Il ne fame jamais.Le Liv.Pore Michaud, de l\u2019ordre des (eres Saint-Viatear, a trouvé dans une quête d'église un sua pour leqau! il à refasé =2U0.|.vivnb de se tenir aux Etats Unis, - ans l'E-at da Dakota, Un con _rès catholique indien, le pre mier de son eepice.Oa mende que 1,000 Praox Houx 8 y ont pris part.I.- pont suspenda le plus lon et le plu: ancien da moude est cui de Kit .ur =.en Chine, qui est suspendu sur ues cua'nes eb frrme viaduc d'ane monts y «e à l'autre.Un électeur do l'Iadisna vendit dernièrement son vote au prix de =1 À présent il prurenit l\u2019achatour, lui réclamant 550U et lea frais.La loi de l'Inlisna \u2014bonne loi ! \u2014 permst ces puarsuites.Un prétend que l'usage du pinea- nez an lieu de lunettes peut produire le cancer au nez.Une personne décédée récemment du cancer l'avait contracté, dit-on, par suite d> la pres sion exercéa sur le nez par le ressort de eun lorgnon.Température du mois du septembre \u2014 a à an 14, changeant ; plusiears averses eb coups la vent \u2014Da 11 an au -;, quelques tempêtes.(Plaio par intervalles ;\u2014À la fin de ce mois neige en quelques endroits) \u2014 la 77 au 50, vent et pluie par intervalles ; quel- «ques jours de froid.__M.Frank lines à offert un prix de £30 à l'exposant dont les fleurs ob- tieadraient le plus grand nombre de prix à l'exposition de Québec, et M.l'arrow donnera une médaille d'ar gent à calai dont les légumes emporteront le plus de couronnes à lu même exposition.Dans certainss contrées «le l\u2019.\\ frique centrale, ceux qui veulent se marier doivent acheter leur femme.\u2018'a les paye en marchandises.Ainsi, par exemple, pour une paire de souliers on peut s\u2019engay>r dans les doux liens du mariage.Heareusement que la civilisation va changer tout cela.Dina les parties soptentrionalea de la Sibérie, le froid est si excessif que le sol ne dégèle jamais À ane profondeur de plus de six pieds.Les ccrps enterrés à une plus grande profondeur restent toujours gelés.Même à 400 pleds au-dessous de la surface du sol, » température est encore à 10 dégrés au-dessous de zéro : Une maison de lierlin à pris on brevet d'invention pour ane lampe à incandescencs contenant trois file de carbona qui peavent être rendus incandescents ensemble ou séparément, de norte que l'on peut obtenir de la lumière à trois degrés d'intensité.\u2014Le mont Logan, voisin du fameux mont Saint-Eliar, dane l\u2019Alack\u201d, est le plus élevé qu'il y ait dans toute l'Amérique da Nord.Il ne mesure pas moins de 11,500 pis ds de hauteur.Ti e.par conséquent, 1,500 pieds de plus que le mont Saint- iia, et 1,200 de plus que le mont Orizabs.au Mexique.\u2014Q1el est le fleuve le plus tor tueax 1 Homère aurait nommé le Méandre.cours d'eau de l\u2019Asie Mineure.|)a nos jourr, le fleave le plus tortueux est propablement le Rio G -ande, qui sépare le Texas du Mexi que et qui, sur une longaeur de deux cents inilles en amont de son embou- chare, n'est qu'ane suite de zigz gs.Lea photographes de l'Observatoire de Paris viennent de terminer une photr «\u2018aphie de la lane.La surface d> l\u2019autre blême s été photog'a; hiée en sections qui, ajoutées les unes aux autres, dnnent une image de cing pi-ds de diamêtre.Ls reproduc ion eat si exacte que l'on pourrait y dis- tingucr les vilies, les forêts et les riviè- ros, il y en avait.La Pére Prodigue est le nom de la comédie qui fera rire cette semaine au Royal.Cette pièce est remplie d'éç isoden eb de scènes plus amusantes lea unes que les autres I! s'agit des escapades commises par Stanls y Dod go.qui, ayand manqu © le navire Ce- vant le porter en Afrique, se troave meld & des complications désopilantes.La comédie fourmille d'incidente plus diô'es les ana que les autres.PERDU 10 00 de récompense « la per- .sonne «jui ramèners un chien (fox terrier), sous poil blanc rude, queue coapée.qui à été perdu à l'église de Lachine.S\u2019adresser « chambre No 8, Mechan'c's Hall, rue Saint-Jacques, ou à M, A.Martin, épiciér, Lachine.Thomas 4.Johns, Une Affliction Gommune Guérie radicalement par l'usage DE LA Salsepareille d\u2019AYER HISTOIRE D'UN COCHER DE FIACRE.\u201cJ'ai été, pendant huit ans.affligé de sait Itlieum.! Durant ce temps-là, Jad essayé un grand nombre de médecines qui \u2018étaient fortement recommandées, nutis ancune d'elles ne m'a soulsgé.la fin on me conseilla d'essayer la Salse- parcille d'Aycr et un ami ine dit den acheter six\u201d bouteilles que je devais Tendre en me conformant aux instruc- tons.Je cédai à son désir, j'achetai les «ix bouteilles et «n pris trois sans remarquer aucun ré sultit décisif.J'avais à peîne fini la quatrième que Mes mains étaient entièrement Débarrassées d\u2019Éruptions.Mon necupation, qui est celle de cocher m'oblige à être dehors au froid et 4 l'humidité.souvent sans gants.et l'éruption n\u2019a jamais re aru.\u201d \u2014 THOMAS A.Jouxns, Stratford, Ont.LA SALSEPAREILLE D'AYER Seule Admise à l'Exposition Colombienne.Les Pilulesd\u2019 Ayer nettulent les intestins.EMILE VANIER J.(Ancien élève de s'Kcole Polytechnique INGENIEUR CIVIL, ARPENTEUR 187, rue St-Jacques, Royal Building Montréal Dre MATHIEU & BERNIER Chirurgiene-dentistes, coin des rues du Jhamp-de-Mars et Bonsecours, Montréal.Extraction de dents par le gaz ou l'électri- sité.Dentiers faits avec ou sans palais Restauration des dents d'après les procédés .es plus modernes.LA REVUE HEBDOMADAIRE La plus intéressantes des revues parisiennes ABONNEMENT, $ü 40 PAR AN\u2014B VIS, 83 30 La Revue Ifrbdomuulaire publie la pre mière, après l'apparition eu volume, let romana des principaux écrivains de ce temps notamment : Paul Bourget, Fran çois Coppée, O.Daudet, etc.Abonnement d'essai, un mois $0.50.S\u2019adresser à la LIBRAIRIE DERMI- GNY, 126 W, 256th street, New-York où à la succursale, 16U8, Notre-Dame.G, Hu rel, gérant.LE COSMOS.\u2014 1» plus ancienne \"evue catholique aolences et de leur: pplioations \u2014 hebdomadaire.\u2014 32 pages.belles illustrations, $6 40 par an, 9, rue Frangois ler, Paris, France.NOUVEAUX ABONNES De quatre, six et douze mois Recevront gratuitement le feuilleton en cours de publication \u2018¢ Le Secret d'une LES Tombe.\u201d \u2014\u2014 GO JOURS Exoursions pour les Colons A toutes les gares de la ligne du ACIFIQUE *{GANADIE DE BILLETS SERONT VENDUS 1% Juin\u2014Bons pour revenir u'au 11 Août 19 Juin\u2014 \u201c\u201c pa \u201c Jus 18 Août a\u201c .EXPOSITION D'AGRICULTURE ET D'INDUSTRIE DE WINNIPEG, auras lieu du 23 au 28 juillet inclusivement, et le 17 juillet a été choisi comme jour d\u2019excursion pour permettre au passager de voir cette exposition.BUREAU POUR LA VENTE DES BILLETS leo Rue STJACQUES [SEEN EDS Man CIBRAIRIE FRANÇAISE L.DERMIGNY 96 w.35th STREET, NEW.YORK SUCCURSALE A MONTREAL 1608, Norrz-Dams seal Agent et Dépositaire du \u2018\u2018 Petit Jenr- nal,\u201d de Paris, de sen supplément oole- rié, et du *\u2018 Journal Illustré,\u201d peur le Canada et les Etats-Unis.Dépôt des prinoipaux journaux de Paris, notamment : Petit Parisien, Soleil du Dimanche, l'Echo de la Semaine, l'Univers [llustré, Le Figare, sto., eto.; journaux de modes et scientifiques.Abonnements à teutes revues eu publi- satiens.Ordres peur livres premptement exéoutés RENE RAVAUX ARTISTE-PEINTRE 4, Rue St-Laurent Résidence privée : 166a, Ste- Elisabeth Portraits en tous \u2014Peinture A I'hul- le, Aquarelle, Peinture sur sole, satin, eto, \u2014Spécialité : Adresses enluminées.V.ROY & L Z GAUTHIER Architectes où évaluateurs 182\u2014RUE SAINT - JACQUES\u2014163 (Bleok Barren) Viorom Rov.I.Z Gavemimn Téléphons ne 2118. 240 LE MONDE ILLUSTRE ANNONCE DE John Murphy & Cie ses = GRANDE VENTE A ESCOMPTES DU DEMENAGEMENT Escomptes accordés sur le stock entier de 10 à 75 P.C.Un assortiment extraordinaire de manteaux dans lee derniers atyles, pour être vendus à 334 p.c_d\u2019escompte Garnitures et Passementeries \u2014 Un lot de 500 verges de garnitures de toutes sortes comprenant des passementeries en jais, en soie, en mohair, en tinsel, etc , pour être vendues au quart et à la moitié du prix.Ceci est un lot réellement avantageux que toute personne devrait voir.150 douzaines de chemises blanches pour hommes pour être vendues durant cette vente à 39 cts la pièce.Un lot de dentelles crèmes, blanches et rouges, drabes et rouges, différentes largeurs, variant de 30 à 50 cts la verge, pour ètre vendues 5 cts la verge.Voyez nos rubaus réduite.Un choix magnifique à des prix incroyablement bas, e manquez pas d'assister à cette grande vente qui ne durera maintenant que quelques jours.John Murphy & Cie 1781 et 1783, rue Notre-Dame, coin de la rue St-Pierre Conditions : au comptant et un seul prix TéLérHoNE 2193 MAISON - BLANCHE 65\u2014RUE SAINT-LAURENT\u201465 | |! 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