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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 24 novembre 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1894-11-24, Collections de BAnQ.

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[" | ABONNEMENTS : | 11ur ANNÉE, No 551 \u2014SAMEDI, 24 NOVEMBRE 1894 ANNONCES : Poon, $3.00 - - Six mois.$1.50 \u2014 - __.La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABO'JRIN, PROPRIETARES.Insertions subsbquenies - = - = 508 Vendu uns lea dépôts - - 5 cents la copie Bunxavx, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.| Tarif spécial pour annonces à long terme (al LE Ee Lip.SRE i x |.ly: .\"i oy A Leur 1 a A ig 3 es LH\" TEA Eli \\ Br VY Ds psi mars ; i i = ; mate.- Chat Apgar A ind - - =\" I BREST \u2014LA CATASTROPHE DE L'ARÉTHUSE : VUNÉRAILLES DEs MARINS 850 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 241 NOVEMBRE 1894 SOMMAIRE Texte.\u2014Ertre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014A travers le Canada : Saint Timothée : L'éylise et le cimetière, r Jules Saint-Elme ; Maninaki, par Régis Roy.\u2014 s livres, par Benjamin Sul \u20ac \u2014 Notes et impres- siors.\u2014Les merveilles «de l'architecture, par P.Co- lonnier.\u2014Carnet au Mosn& ILLUsTRÉ \u2014L explosion de l'Archuse.\u2014 Les premiers pas, par Mme Daudet, \u2014 Poésie : L'alouette, par André Theuriet \u2014 La Société de Protection des Malades et ses fondateurs, par J M.Amédée D-nault.\u2014Uaépisode de la guerre de 1870, par Paul Hubert.\u2014 Question historique \u2014 Faite scientifiques \u2014Ls guerre en Asie, par P.C.\u2014 Notes ot faits.\u2014 Jeux et récréations.\u2014 Primes du mcis d'octobre : Liste des réclamante.\u2014 Le jou de Dames, \u2014 Choses et autres.\u2014 Feuilleton : Le secret d\u2019une tombe, par Emile Richebourg.Gravures.\u2014La catastrophe de l'Aréthuse à Brest : L'explosion ; Les funérailles des marins-\u2014Saint-Timo- théc : Vues de l\u2019église et du cimetiè e \u2014Martawa, Ont.: Place de can pements.\u2014Msmwaki : La fête dre Iroquois \u2014 Portraits des membres du bureau de direction de '* La société de protection des malades, *\u2014 Thèbes : Colonne de la z'ande salle hypostyle de Karnack.\u2014Tourne-feuille:s automatique pour piano.\u2014 Marqueur automatique pour cible.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS La Moxnm ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 4 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un es divers prix suivants : $2, $3, $4, $5, $10, , Pr $2, 83, $4, 85, $10, $15 Nous constituons par là, comme les rélateurs du Moxps ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.A neige étant arrivée, on a remisé les bicycles pour se livrer en:ièrement aux plaisirs du patin et de la raquette.Le bicycle, s'en est on donné, pendant six mois et, ce qu\u2019il y a de plas carieax, c'est que la mode de oet instrament de locomotion, loin de n\u2019user, devient de plas en plus général.Ea Earope, en France surtout, c'est une rage dont nous ne pouvons nous faire ane idée.Tout le monde va à bicyclette.Nous sommes loin da temps où, an journal sn- tirique illustré, l'Indiscret, disait en 1863, à propos du vélocipède, pére du bicycle, da tricycle, etc, etc.: \u201c Les vélocipedistes, eax ausei, ont l'intention \u2018ie créer un cercle.\u201c Cette mesure est nécessitée par l'extension vraiment extraordinaire que prend chaque jour le vélocipède ; pour en donner une idée, il suffira de dire que la cor fection de ces instraments occape dans ane seule fabrique 150 ouvriers.\u2018 Comme ce véhicule offre le triple avantage d'être fatigant, dangereux et disgracieax, il ne pouvait manquer d'obtenir en peu de temps beaa- coup de succès.\u201c* Le vélocipède est la plus noble conquête du petit crevé.Cet engonement touche à l'idiotisme.A \u2018 Peut-on, en effet, concevoir qu'an homme ral- sonnable puisse rester assis pendant duux heures sur une tringle de fer, s'escrimant des bras eb des jambes, courant le risque de se faire écraser par les voitures et continuellement obligé d'être eur ses gardes afin de ne pas perdre l'équilibre \u201c Au tournant des races et sur le pavé, le cavalier, sous peine de se casser an membre, doit descendre de sa triogle, mettre pied à terre avec toutes sortes de précautions, et porter sa monture.Comme c'est commode et pittoresque ! \u201c A tant de charmes il faut ajouter les maux d'estomac qu'occasionne l'exercice da vélocipède ; grâce à lui les médecins ont des gaatralgies sur la planche, et pour longtemps.\u2018 Et pour que cet objet stupide ne laissAt rien à désirer, il s\u2019est adjoint la musique : on confectionne des vélocipèdes qui feront corcarrence aux organs de Barbarie.Oa ira de la barrière de l'Etoile à la barrière da Trône sur l'air du Pied gui remus, Qu'il fait donc bon, etc, répertoire choisi et varié ar hommes et enfants ; on joue avec les, pieds.* Allons, le goût des beaux-Arte ne se perd pas en France.\u201d On trouvait cela très spirituel en 1x63, tout comme il y a vingt ans il éteit de mode, dans le monde où l'on s'ennuie, de dire da mal de la République.A»jourd'hai, toat le monde va à bicyle, et cet instrament a sa place dans l'armée elle-même.On ne discate plus son atilité.Le bicyle a méme ses poètes, témoins cette parodie du J'ase brisé, parue dans le Chat noir nous la signature d'Alfred Bzjot.Le pneu de cette bicyclette Par un caillou fut éraffé (Lerecor man à l'aveuglette) Avait ce jour-là pédalé).Et la légère meurtriseure Dans le fragile caoutchouc D'une marche invis ble et sûre À creusé lentement un trou.Son air comprimé sur la route Petit à perit s'est eu vé ; Le pneu n'ira plus loin sans doute, N'y touchez pas : il eat crevé.Enfin, combla de glrire de la machine à roues, on vient d'élever, en France, an monument à Mi- chaux et à ses fils, les inventenra da vélocipède.*,* Si les Français ont la rage des bicyclettes, certaine Canadiens ont celle de la planchette.Cette planchette ! En a-t-on parlé depuis un mois ! Une ccincidence assez malheureuse est venue donner à ce morceau de bois an regain de réputation, c'est la mort de l'honorable M Mercier que la jlarchette aurait prédit devoir arriver le 30 octobre et qui a eu lien le jour dit.Iauntile de vous dire que je ne crois nallement a ce que peut dire la planchette et que ai, parfois, on peat citer certains cas où ce qu\u2019on lui attribue en fait de prédictions eeb arrivé, il n'en est pas moins exact que rien ne démontre scientifiquement ou autrement qu'elle ait une verta quelconque.Vous savez comment on opère.Plesieara personnes mettent les mains sur la planchette qui à la forme d'un cœur et est manie de roulettes et d'an crayon.Vous interrogez planchette et planchette remue en faisant tracer au crayon les réponses à vos demandes.Cest simple comme bonjour, mais\u2014il y a un mais\u2014je n\u2019en ai jamais va marcher, eb comme j'ai dit plusieurs fois à des amateurs de ce stupide passe-temps que jamais elle n'avait marché ni ne marcherait en ma présence, c'est à-dire en, par moi, prenant toutes les précantions pour empêcher une supercherie, on m's fait observer qu'il y avait en spiritisme des bons et des mauvais sujets et que certainement je devais être rangé parmi les seconds.Va poar mauvais sujet! Je m'en moque comme un poison d'ane pomme, et j'aime même mieux passer pour tel que pour;an adepte de oette prétendue science.Le surnaturel m'a toujours laissé tr: surtout le sarnatarel de oe genre.560 Frot *,* Tables tournantes, planchettes i ne me disent rien qui vaillont, eb co porn 9 jamais elles qui me feront tourner la tête, cat [3 spiritisme à cependant encore beaucoup dy deptes dans tous les pays, mals jo vous avons qa je considère ce g'nre de croyances cuu1iue une ma ladie plutôt que comme une chose vraie.Rp u mot, je ne crois pau de tout que c'est arrivé tab, là, pas du toast.' La sosiété de physique de Saintd-Péterabonrg \u2018 provoqué, il y a quelques années, la convocation d'ane commission chargée d'étudier scientifiquement les phénomènes prétendus apirites.Cette commission travailla consciencieusement et on arriva aax conclusions saivantes lo Ceux des phénomènes attribuée an æpiri tlsme qui se prodaisent par l'imposition des main, comme, par exemple les mouvements de tables, sont incontestablement déterminés par i' flat daly pression exercée intentionnellement ou 1.1, parle personnes présentes, c'est-d dire se rapportent à dy mouvements mascalaires, conecients un incon clents ; pour les expliquer il n'est pas nécemair d'admettre l'existence de \u2018a force ou de la canse nouvelle acceptée par les spirites.20 Les braite et sons, dans leaquels les apirites volent des phénomémes mediumiqaes ayant un tens où pouvant communiquer avec lrs esprits, sont des actes personnels des mediams.Je m'arrête là, car le rapport eet tres long, et je n'en v:terai plus que les dernières lignes qui ré sament le tous : \u201c Les phénomènes spirites proviennent de mos vemente inconsciente ou d'une imposture coms clente et la doctrine spirite est ana raperatition.\u201d Je suis parfaitement de cet avis et comme catte manière de voir est celle du bon sens, jr conseille à mea lectears de ne pas s\u2019occæper de planchette et d'employer leur temps d'ane manière pies atile *,* C'est comme les gens qui se figurent pos- voir définir les qualités et les défauts d'une personne d'après son écritare.La graphologie est ane des toquades de Paris, en ce moment ; mais, là, il n'y & pas trop de dau- ger, car les toquades n'y darent pas longtemps.En attendant les grapholcgues font de jolies recettes.Homumee, femmes, jeunes gons s'adresser: à eux, avec an ensemble étonnant.Il yn des gens qui leur envoient quelques li gnes du jeane homme qui fait le cour à lear fille et vealent s'assurer de la valeur de leur fator gen dre.D'autres ont recours au graphologae pour savoir #'ile ont les aptitudes nécessaires à la politique.Il y a des épouses ingniétes qui ont cueilli dans le pardessus de lear mari une lettre signée d'un nom illisible et qui voudraient bien eavoir :e sexe et les intentions du signataire.D'autres demandent des renseignements sur leur cousine, sar les ministres locaux et fédéraux, sur leur député, eur leurs créanciers, sur leurs ser vantes, etc.ebc Voyons, est-il vrai que les ambitieux ont ne écritare montante, que lea faibles de volcuté né glig:nt de barrer leurs ¢, que les orgaeilleux exs gèrent les jambages des A majuscules, que les méfiants tracent à peine la dernière lettre da mot et que la folie se manifeste par 'abus des points d'exclamation 1 Je relis ma causerie, je regarde mon écriture : J'ai écrit en montant et en descendant, cortain# de mes ¢ sont barrés, d'autres ne le sont pas ; j'a des M majuscules exagérées et d'autres pas exa rées du tout., Ai-je abusé des points d'exclamation ?Je n'ose pas le dire.a æ- sTTIMOTHÉE.L ÉGLISE, LE CIMETIÈRE (Voir gravures) Quand j'ai ea occasion de présenter FX A.Rapin a mes lecteurs du MoNve ILLUsTRe, je n'ai pas manqué de leur dire qu'il est natif de la bonne aroisse de Saint-Timmothée, eb que noms sommes des compagnons d\u2019enfance.; .C'est an peu le mal général, je crois, on plutôt an exce!lvnt sentiment qu'on retronve chez la pla- rt, mais Htapin, à l'instar de tous ses congénères de Saint l'imothée, du reste, a le calte du village 1.Bars ses dernières vacances, il a voalu consacrer à lil nobrer des ressources de son pinceau, et il d'y est appliqué amoureasement.Il à su choisir, en artiste de bon goût, deux des plus joli« paysages qui se puissent rencontrer, non seulement 4 Siint-Timothée, cu les sites merveil- leax, les pointe de vue superbes abondent, mais bien loin \u2018 à travers le Canada,\u201d estimons-nous.Le Mo nt ILLUSTRE offre aujourd'hui une re- prodaction photographique de ces denx tableaux.C'est d'abord la façade de l'église, flanquée, à gauch\u201d, do l'avenue du cimetière et da couvent des Sears de J éeas-Marie ; de presbytère antique, et da collège, dont on aperçoit le clocher à travers les geanis arbres, à droite.En face de l\u2019église, l'immense place, avec le chemin public qui la traverse et, un peu plas loin, le flenve majestsenx qui la borde, avant à cette hamtemr an développement d'an mille de large, an moins, et puis l'église des Cèdres, presque vis-à-vie, sur l'autre rive, et lorsque le tempe e:t calme, le joyeux carillon des closhes se réponiant d'un rivage à l'autre, volant par d-ssus le murmure des flots du Saint-Laurent, qui se pressent à cet endroit pour s\u2019engouffrer dans Is Chite à Bouleaux.C\u2019est an spectacle qu'on n'oablie pae, loraqa\u2019on en a joui une fois.Dans on repli da rivage, un petit ilot, et an sein des junca qui le den*ellent un viesx bonhomme de pêch ur, que nous oonnaistous bien tous an village, «ccape seu loisirs dejrentier à tourmenter les habitante de l'onde.C'est charmant et c'est bien nature.L'autre vue, c'est notre vieux cimetière, qui s'étend en arrière de l'ég'ise paroissiale et de la cour de récréation cù s'amusent ces demuiselles du couvent, celles du moins qui ne songent pas encore à \u2018 avoir pear des morte\u201d.L'artiste en a bien saisi la physionomie, avec cès pierres tombales sans prétention, ces hamblee planches de bois qui s'inclinent, sous l\u2019action da temps, comme pour marquer plus de regrets ; avec les grands arbres qui le bordent, ce sentier bien yh par les pieux visiteurs eb les tendres visi- Je voudrais que chacun de ceux qui auront bien voula lire ces lignes pat contempler, avec la même émotion que moi, ces jolies ébauches de Rapin qui Te rappellent ei vivement le bean et bon pays de , et le jeune artiste serait assuré de voir tucourager par de nombreax suffrages le talent grandissant dont ses essais divers portent le cachet.MANIWAKI (Voir gravure) on aniws ki est le nom d'un des cantons da comté } verra, dans la province de Qaébec, où vit une \u2018sade d'Ircquois, sur des terrains conoédés par le Bouvernement fédéral.LE MONDE ILLUSTRE Maniw.ki eat un mot ssuvag: i : Terrain de Marie avag> qui veut dire Tous les ane, vers la fate de I'\u2019Assomption de la sainte Vierge, à la fin d'août, les Iroquois de tous les environs se réunissent à cette place pour célé- beer ane de lears solennités.Le club des courses de chevaux, de Maniwaki, profite alors de cette circonstance pour jouir de son sport favori, en organisant de belles courses cit de nobles conraiers, de rapides trottears de tontes les parties da pays viennent figurer.Cette année, ce club, dont les offiriers sont : MM.le Dr Mulligan, président ; T.Fitzgerald, secréteire, et M Jonneisse, trésorier, engages ane partie de la fanfara, l'Harmonie d'Ottawa, pour rehauwer l'éclat de la //(e par leur présence et leur musique.C'est la première fois que des musiciens costumés visitent cet endroit.Il y à quatre-virg>-dix milles d'Ottawa à Mani- waki, dont les deax tiers se font par la voie de fer Ootawa et Gatineau, c'est-à-dire jusqu'à Wright, et le reste en char A-bancs.Nos musiciens partirent de la capitale à 5 20 p.m., atteignirent Wright à 3 10 pm.et firent, le même soir, dix milles en voiture, jusqu'au lac des Six, ainsi nommé à cause de six rapides à cette même place.l\u2019ne halte fat faite là, pour la nuit (c'était le samedi), et le lendemain nos amis re partirent de bonne heare pour Maniwaki, ol ils arrivèrent un pau avant l'office divin.Les sauvages chantèrent la messe en lear idi- Ome.L'otlize sacré terainé, il y eut une procession faite par les Iroquois.Ils avaient aussi leur corps da musique composé de hait violons, deex grosses caisses et en triangle.Imsaginez-vons, lecteurs, la musique que cela faisait.A la tête de la procession venaient les membres de l'Haermonie, puis les colons, les musiciens (sic) sauvages, et finalement les Troquois.La musique Troqaoise avait an tamboar major qui portait an ssbre de bois, avec lequel il alignait ses braves, quand ceux-ci s\u2019onblisient eb ne se tenaient pas bien rangés.La procession partit de l\u2019église, fit le tour de l'hippodrome de Maniwakl et retoarna l'église.Les deux jours suivants, la fête des sauvages furent consacrés aux courses de chevaux.Le landi soir, ' Harmonie fit an concert qui eat an plein saccès, grâce au concours prêté par les dames du village d\u2019Aylmer et d'Ottawa, en visite là.La mardi, quelques Irogaois vinrent offrir sax musiciens de la capitale de faire ane promenade sur la rivière ; ce A quoi l'on acquieaça avec plaisir.Avec quelle dextérité et quelle adreere ces braves enfants des bois font ils évoluer leurs canota ! La photographie qui accompague ces notes fat prise par an photographe ambalant, lorsque blancs et caivrés étaient sur la rivière da Désert, près de l'église de Maniwaki.L'Troquois à l'arrière da canot du milieu était le chef de l'équipage, Xavier Bras-Coupé, quoiqu'il ne fat pas manchot du tout.En regardant la gravare, je constate les progrès que la civilisation à faits parmi ces gens tous ont des rhmises Hanches, et ane jeane Indienne à des mitaines noires aax maine, pour les empêcher de jaanir\u2014sans donte.LES LIVRES Hier encore j'ai eu le spectacle d'une vente de livres eb j'ai récapitalé des rétlexions que j'avais faites dix fois, vingt fois en pareilles circonstances.Ti a'eat vendu, au prix de 2200, une réunion d'ouvrages coûtant =:1,000 en magasin.C'est an piètre remboarsement.Ls propriétaire a dû déponeer 22 par semaine durant trente ans pour enfomir ces 23000 dans les tablettes de sa bibliothèque.351 \u2014 \u2014 La plupart des hommes qui achiteat beancoup de livros ne lisent point Ils font par conséquent ana dépense condamnable Catte expèze de laxe est ridionle.Lw livres ne toat pas des objets destinés à tout le monde.Pousser la démocratie jusqu'à se composer une bibliothèque sans le lira, c'est de l'infatustion, de la pose, de la jictauce, de la niaiserie, de la sottise.Si vous aver besoin de livres, ayez-les, mais alors vous voas en sarvirez comme d'outils, et vous ferez bien, mais n'affichez jamais ane bibliothèque que vous ne lisez, ni ne comprenez, ni ne pouvez expliquer \u2014et qui ne vous a pas transformé intellectuellement.De toutes les marchandises, celle qui tombe an plus bas de la cote est le livre.C'est pourquoi il ne faut pas en remplir sa maison.Caux qui ont beancoup d'argent peuvent se permettre le luxe de former une bibliothèque con- tease, mais que dire des collectionneurs qui ne peuvent collectionner sans se mettre dans les dettes ou priver leurs familles da uécesenire ! Chacan de nous devrait se tenir an courant des connaissances humaines en lisant et relisant, de cinquante à cent volames.Vers la troisième lec- tare d'un bon travail on s'aperçoit que notre intel- telligence arrive à comprendre la portée des vues de l'auteur.Par exemple, pas de livres de troisième on quatrième ordre ! N'achetez et ne lisez que da solide.Tâchez de découvrir un livre instractif entre dix mille autres, prenez-le et ne l'abandonnez pas.Si vous voalez être remboursé de votre vivant de la dépense de vos livres, vendez -les à des amateurs qui vous en donneront la moitié du prix, peat- être moins.Si vous retardez la vente jasqu\u2019âprès votre mort, on en retirera ciaq sous dans la piastre.La manie de lire tout ce qui s'imprime fait acheter des livres sans valeur.C'est de l'argent cçaupillé.D'autres forment des bibliothèques dont ils ne profitent point et que le premier vent ou revers de fortane disperse.C'est de l'argent perda.J'admire celui qui consacre ane modique somme à ae procurer des livres, qui sait les choisir, les étudier et qui en tire partie d'ane manière ou d'ane autre.Ile sont rares ceux-là, rares à les chercher avec ia lanterne de Diogène ! I: y en a qui dévorent les livres\u2014on les croirait instruite à cause de cels même, mais il représentent de gros mangears, des goinfree, à qui cette abondance de nourriture nait de deux manières : en ce qu'elle fatigne le cerveau et alourdit la masse animale de l'homme.C'est qu\u2019il y a plas d'an écuell pour le liseur de livres ! Le moyen de les éviter tous c'est de n'acheter que peu, savoir choisir, se bien rendre compte de ce que l'on vient de lire, procéder avec lenteur dans la lectare, et recommencer.En vous gouvernant ainsi, vous deviendrez preeque auasi redoutable, aussi éclairé, aussi savant, aussi hen- reux que celai qui n\u2019a laqu\u2019an livre.eva NOTES ET IMPRESSIONS L'ingratitade à toujonrs été la plus juste réoom- pense des trahisons \u2014G M.VALTOUR.A quoi tiennent les destinées puisqu'il suffit d'un souffle pour les renverser.\u2014E.Z.MASSICOTTE.Caux qui n'ont pas souffert ensemble ne oon- natesent pas les liens du cœur les plas puissants.\u2014 Dumas fils.Prosternons-nous devant les figures héroïques que l'histoire offre à notre admiration ; contemplons les avec respect et dewandons-'enr de faire descendre da haut de lear piédestal, juequ'à nous, les vertus sublimes qui font les grands penples et les grauds citoyens.\u2014HoNORE MERCIER, 852 LE MONDE ILLUSTRÉ > ae yi\u201d | THEBES, \u2014 COLONNE DE LA GRANDE SALLE HYFOSTYVLE DE KARNACH LES MERVEILLES DE L\u2019'ARCHITECTURE LES GRANDS TRAVAUX DE L'ANTIQUITÉ COMPARÉS AUX TRAVAUX MODERNES (Suits) Le colisée demeure le dernier travail conaidé- rable que nous ait laissé l'antiquité.Maintenant que nous avons va les œavres des anciens, exami - nons les moyens qu'ils eurent à lear disposition.Dans ces temps recalée, l'hamanité était encore daus l'enfance, ou platôt dans tonte la force de la jeunesse ; les hommes étaient forte, mais, il fant le dire, ils abacédrent étrangement de leur force.Ils considérèrent bientôt la force physiqie et bratale comme la plus belle qualité d'an homme, et ca principe se développant des individus aux peuples, le loi du plus f>rt régna sur le monde.Dès lors, un peaple vaincu devint an troupeau d'esclaves, et ce sont ces esclaves qui payèrent de leurs sonf- frauces et de lear mort les merveilles dont nous venons de causer ensemble.L'esclavage fat la machine.le grand moteur de l'antiquité.Ka effat, il n\u2019y à plus de nos jours à en douter : l\u2019hamanité se fiant sar sa force physique très considérable, augmentée d\u2019ane façon incalcalable, par l'esclavage, n'eut point b>soin, à cette époque, de rechercher les forces mécaniques extérieures.Ea an mot la machine, presque nulle en Egypte et en Asis, fat simple et peu darable en Grèce et A Rome.Si les peuples anciens avaient construit, en effet des machines importantes en métal ou en char pente, on en aurait certainement retrouvé des restes, alors que les fouilles de Khorsabad ont mis au jour, dans des palais parfaitement conservés sons le sable, des centaines de mille livres d'objete de toilette et d\u2019instraments délicats.\u201c J'admire, dit Letronne, les Egyptiens, mais ja suis fort éloigné de leur attribaer, comme on le fait souvent, des machines aussi perfactionnées pour le molus que celles des modernes.Car s'il en avaient eu, poar lever leurs lourdu fardeaux, les Grecs leurs contemporains et qui les vieitaient, en auraient profité et en auraient cont- trait de semblables.Or à cette épogae, la mécanique des Grec: était encore dans l'enfance puisque l'architecte du temple d'Ephèse, n'ayant point de machines pour élever les énormes architraves de ce temple à leur grande hautear, fat ré- dait, dit Pline, à enterrer les colonnes dans des saos de eable, formant an plan incliné sur lequel ces architraves étaient roulées à force de bras.Ce passage de Pline esb une autorité historique en faveur de l\u2019asage que les Egyptiens faisaient eux- mêmes du plan iacliné pour porter des fardeaux à an niveau élevé, car il est impossible que s'ils ens- sent eu d'autres moyens les Grecs de ce temps ne les eussent pas connus.\u201d C\u2019est à l'aide de ce procédé que parent être dle.vés les chapiteaux du temple da Kernac.On a enterré les colonnes avec des sacs de sable à mesure qu'elles s'élevaient, et l'on allongeait grada !- lement le plan incliné en multipliant leg On levait les obélisques au moyen d'une malt de bras et de leviers habilement com) ngs, | auteurs anciens, comme Diodore, apouient ot opialon en disant que c'est ainsi que lt med \" ploya 120 U00 hommes pour dresser uy dey fis ques de Thèbes : fait qui, lai sen, annog l'imperfection ou l'absence des moyens mécani Mais si ce n'était pas asser, voici que tiens eux-mêmes viennent nous confiriner inscriptions et leurs bas-reliefs tractible et irréfateble gravé les faces de leurs monumente.Ils ont en eff dépeint, dans ces bas reliefs comwe une ; encyclopédie de leur époque ; presque toutes lu industries et les actes de la vie mimelle ont été tracés par eux avec un soin infini ot jusque dans leurs moindres détails.Or à part la taillags, polissage et le transport des obélisquas, ile nou ont également représenté le transport «l'un colosge des milliers d'hommes le tirent avec «les corduge, tandis que d'autres portent des vases pour mo.ler les cordes et graisser le plancher sur lequel £lisse la masse énorme.St 1 000 hommes ne yyy.fisaient pas, on en mettait 10 000.(\u2018a bay relief est très remarquable à ce point de vue.Eufin comme dernière preave, nous dirons que, i' y à trois cents ans à peine, sous Moutézama, ly Espagnols virent les Mexicains transporter à d longaes di«tances des fardeaux d'une peeanten considérable et sans machine aucane.('a qui confirmerait que la mécanique ancienne a ford bis pa, elle aussi, consister aniquement en due moyeu très simples, coordonnés habilement par la longue habitade de remuer de très lourdes masses, et we couras surtout par les bras vigoureux de malti- tudes d'esclaves.D'an autre oôté, s'il est certain quae, dans la sui les (irecs et les Romains construisirent des ma chines qui, tontes grossières qu'elles étaient su doute, leur farent d'un grand secours, il est également certain que l'esclave surtont f 1t ja machine ia*llgente qui accomplit toujours le pas gros de l\u2019æavre.ll ne faut pas perdre de vue, du reste, qued de nos jours, on se tronve moins souvent dans lie cæwlon de remuer ces masses énormes, c'est moiu par impuissanoe que par économie, car je prosre rai dans le cours de cette étude, qu'à l'-poque 0 nous vivons, et sans le secours de la vapear, ons remué, soulevé et transporté des fardcaux audi peianta que ceux dont se sont servis les anciens.Ainsi donc voilà an fait bien établi : L'esclare fat le motear de l'antiquité ; oui, tontes ces cou tractions que noms venons de passer en revue, M se sont élevées qu'au milieu d'an concert de gémis semeats et de sanglote ; sous ces pierres énormé sont tombés, écrasés par milliers, des malbeureu dont personne ne connaîtra iamais les duulears is finies.Quand on pense que les bas-relicfs trosrd à Babylone nous montrent plusieurs de ces infor tanés, enchaîués à an bloc gigantesque, qu'ils s' forcent de trainer sous le fouet du ms! re, tend que Nabachodonosor lui même se fait une jt cruelle de percer à coups de lance les youx d'u malheareax à genoux devant lai, et dont la seul faute, peut-être, était d'avoir saccombé sous la tigae et le poids de la pierre qu\u2019il trainait! Eb ce n'est pas seulement un f1it mnique que choisis : les murs de Ninive et de Bshylone sont couverts de ces terribles peiatares.\u2018 !urbaries débanches de sary, orgies de sapplices, détail éé soigaeusement par ces rois fameux sur les msn de leurs palais, comme leur plus beaux titres 0 gloire, monceaux de tétes et de mains coupées peaux de prisonniers écorchés vifs couvrant ls remparts, longae file de malheureux expirant #7 des pals : voilà l'antiquité chantée par lvs poètes Certes on serait tenté de dire avec M.Leno mand :-Mieax vaut mille fois la barbarie qu'a0 pareille civilisation.\u201d (1) ; © monuments de l'antiquité, si vous êtes a rables par la majesté de vos proportions, com ne vous nous êtes odieax par les innombrables = times que vous avez faites et dont les larmes ole sang ont arrosé chacane de vos pierres.| e quend on pense A ces horreurs on comprent que ) Par lean laugage indy pour l'éternité eur (1) Gætave Lebon. \" .course junque dans cs LE MONDE ILLUSTRE \u2014 853 \u2014_\u2014 colère de Dieu qui, par la bouche de ses prophètes, jt éclater contre ces peuples Ja menace de ses terribles malédictions.Et ces prédictions se sont czomplies : comme Sno juste punition des crimes de oes t yrane, les monuments qu'ils avaient élevés de fa, > à les faire durer éternellement, ces mona- meats, walgré tous leurs efforts, ma'gré la matière indestructible employée A lea conatraire, sont tom.urd bef.Pour le viciteur, ils sont enve- oie do Is désolation et da deuil, et le nom du P aussi inconnu qui les a élevés est presque elu du malheureux esclave mort en les ashe- \"a cette barbarie darait depuis 5,000 ans, en- uples que l'on s'accorde à reconnaître anjourd'hai comme ayant été jadis ls dépositaires de toute civilisation ; par ces Grecs, par ces Romains eux-mêmes qui ensanglantèrent par d'atrcc:s hétacombes leurs araes innombrables eb leur co isée de logabre mémoire, qu'an grand penseur moderne (1) flétrissait si jos- tement da nom de \u2018\u201c Temple du meurtre,\u201d Voilà tout le secret qui fis que les anciens pn- \u2018 reut élever presque sans dépense ces édifices aux tes proportions qui engloutiraient de nos juurs doe aes iccalcalables, mais qui e'élevaient presque sans frais, dans ces époques recalées, grâce : à ces esclaves qu'on ne payait pas ev dont lea foule: innombrables peinaient poar le tyran, eans espoir de récompente, sans espoir de délivranc3, et né désirant qu'ane chose peat être, celle de tra- : vailler avec acharnement pour abrégsr le plas pos- \u201c dible l'époavantable existence à laquelle ils étaient - condamnés.lard, de Saint-Eustache.3.Comrienn (A suivre) CARNET DU \u2018 MONDE ILLUSTRE \" On annonce la mort de M.Alexandre Robil- Le défunt était l'an des pertriotes de 1837 et a pris part à la lataille de Saint Eustache sous les ordres de Chénier.* * * Le Fancouver de la ligne Dominion, s'est échoné ; le 12 courant aw matin, sur les côtes d'Irlande.Il : à pu être dégagé le leniemain et ramené à Liver- | magée.pool, où il sera réparé, car son hélice eat endom- .+ Li Les Borlinols deviennent spirituels.Un mauvais plaisant, apprenant la démission : du chancelier de Caprivi, a envoyé devant sa porte ; Tingt voitures de déménagement.Oa a eu beau- + coup de peine à les renvoyer, et les passants riaient : de l'aventare.Le ce aie LR J * A 11.40 heures du soir, le 11 courant, une violente soconsse de tremblement de terre, qui a duré environ deux secondes, à été ressentie à Yamarks.Un grondement sourd s'est fait entendre en rême temps que la secousse se produisait.La direction de ce brait semblait être de l'oneat à l'est.* + + Un club aussi original que son nom est long y t de ee fonder & Berlin, il se nomme ainsi : L'antihaendeindiehosentaschenahlterein.\u201d Sa mission consiste à corriger les gens qui ont la manie de toujours se fourrer les mains dans les poches de leur pantalon.Ce clab vient de s'installer dans un somptueux hôtel de Ja Donhoft Plez.A quand la création d'un autre établissement qui tendrait à empêcher les maniaques, bien plas Bereux, qui fourrent leurs mains dans les poches dee autres | (1) Lamenais, Ce serait au moins aussi original et certainement plus atile.La * On sait que le Frère Didace, Récollet, mort en odeur de sainteté à Trcis Rivières, à été inhamé dane l'église de son ordre, aujourd\u2019hui convertie en temple anglican.Or, les Franciscains veulent entrer en possession de leur ancienne église.Sir Hector Langevin aurait été nommé Far le gouvernement pour régler cette question entre Mgr Laflèche et les Anglicans.S.l'affaire a\u2019ar- rauge, le Père Frédéric de Ghyvilde, prendra possession de l'église et du presbytère.L'évêché de Trois-livières est, dit-on, disposé à payer une jolis somme pour rentrer en possession de l'église et da corps de frère Didace.+.+* Le 9 courant, vers :} 30 heures de l'après-midi, une partie de la toitare du nouvel édifice construit an coin de la rae Cra\u2018g et de la Cô e de la Place d'Armes par la Cie des Chars Urbains de Montréal s'est écroulée.Aa moment da l'accident, une centaine d'oavriers étaient à l'uavrage, et l'on crut an moment à une atroce hécatombe.Cependant, on n'a retiré des décombres que troiu cadavres, ceux de MM.Joseph Marquis, Joseph Pauzé et Adolphe Leblond.Cet affreax accident donne lieu 4 bien des commentaires, et on se demande en core À quoi on doit l\u2019attribuer, et eur qui retombent les responsabilités.Une enquête a été ouverte, dont nous dunnerons le résultat.++ * PRTITE POSTE EN FAMILLE.\u2014 Mlle M.L.L, St- Zothique.\u2014Nous avons reçu votre carte postale, mais nous avouons ne la point comprendre.Vensil- lez expliquer de quoi il s'agit.G.-P.L, Montréal.\u2014 Votre article n'a pas été accepté par la 1élaction.Givre, Contrecæar \u2014Ls genre adopté par notre journal ne nous permet pas de publier votre dernier article.1/1.\u2014TImposaible de faire paraître le petit essai envoyé.J.P.B, Montréal \u2014Votre sonnet aurait besoin d'être retouché.Le dernier vers du deuxième quatrain est incompréhensible, ds même que le tercet qui Je suit.J A.(., Sherbrooke \u2014Impossible de publier votre essai poétique, il pêche trop contre les règles.Auy.L\u2014 Votre étade poétique Nos Morts a été soumise à la rédaction.L'EXPLOSION DE L'ARETHUSE (Voir gravures) Il y à quelques jours, nous annoncions à nos lecteurs le triste accident sarvena à l'Aréthuse, la frégate française qui, il y a trois ane, faisait à Montréal une vieite dont le souvenir restera longtemps dans les cœurs canadiens.dans la chauffe du croiseur Aréthuse, qui procédait à des essais de machine sur place au fond de l'ar- sensl.Bix hommes ont été tuée, ila ont été littéralement bonillis, ce sont trois matelota mécani- clens et trois matelots chavff-urs ; six autres ont été blessés dont an matore mécanicien, an deuxième maître et M.Terme, matire principal des cons- tractions navales.La vapeur sortait du bâtiment dans de telles proportions qu'on a cra 4 un incendie, et que les tronpes 6b les marins sont acoonras de toutes parts.L'Arcthuse est an croiseur de seconde classe de 2.400 chevaux et 20 canons.Elle faisait récem- weno partie de la division navale de l'Atlantique, cù elle portait le pavillon de l\u2019amiral d'Abel de Libran.Rentrée à Brest, elle avait reça un ordre d'armement et devait faire partie des bâtiments destinés à renforcer la division navale de l'océan Indien.L'explosion cet due à la rapture d'an toyau de prise de vapeur sitaé à l'arrière des chaudières.Les premiers cad «vres retirés étaient défigarés, brûlés, époavantab.es à voir.On les tranaporta aussitôt à l'hôpital, LES PREMIERS PAS Certes, il tenait déjà bien sa place noavelle dane la maison, son berceau près du tit, sa haute chaise à table, et partout an rappel de cette vie enfantine, souriant dans les josjoux qui traînent, et les blacc3 et doux vêtements du premier âge.Mais voici tout À coup, aur les tapis et les parquets, l'appui d\u2019an petit pied maladroit, d'abord irréga- lier, heurté et qai bronche, pais marquant l'entrain et la vitesse d'ane poursuite ou d'an jeu.Vif émoi : il marche ! Il marche avec une hésitation de tout l'être, ses petites mains tendues écartées en balancier ; et à le earveiller, à le suivre, on sent qu\u2019un être se révèle d'initiative et de volonté, allant tout de suite à la lumière, à l\u2019attirante fenêtre où l'espace lai ap- pars it, la trant formation du ciel, le vol des oiseaux ; ceci avant la recherche d'an coin préféré ou l'élan vers an jouet qu\u2019il rattrape avec an désir déjà plus rapide que les petites jambes, une fixité de regard, ane volonté da but et de l'indépendance.Un joli mot de mère : \u2014\u201c Quand mon fils a commencé à marcher seal, j'ai senti qu\u2019il se détachait de moi ! Un coup pénible au cœur, cette première tentative d\u2019éloignement que l'enfant renouveliera plas tard à chaque élan de sa jeunesse.\u2014\u201c Il s'appeyait aux meubles, s\u2019ac:rochait à ma robe.Peis, un jour, il se retourne, essaie ses pas tout branlants, s\u2019équilibre, et le voilà Oh ! j'ai plegré ! \u201d Oui, c'est le premier départ et la première im pradence.Heurt aux meubles, chates lrgères : des cris et d'abondantes larmes en révolte contre la douleur inattendue et la dureté de la vie aux expériences ; viendront l'adresse, la précaution, les repères choi:is pour aller d'ici là.E> c'est une étape importante dans la vie enfantine, si bien que les mères l'inrcrivent dans cette mémoire des menus faite et des dates charmées qui font le divin rat âchage des familles, et que les premiers petits eouliers comptent parmi lenre reliques, plas tard retrouvés eb comparée : ceux-là plus larges, plus forts, aux pieds solidement chevillés des file, ceux-ci plus étroits, délicatement enrubannés pour les fillettes, et toes presque neafs, i peine fa- vés anx semelles, ayant la destinée de toutes les parures du jeune 8g, dépassées vite par la croissance de l'être, car l'enfant pousse et grandit toejours de matin en matin : c'est son travail et sa L'ARÉTHUSE Nous donnone aujourd'hui des vaes de cette terrible catastrophe, et nous envoyons aux braves ma- français toutes nos svmpathies dans le grand malheur qui vient de les frapper.Voici les détails de la casastrophe.Le 27 octobre, ane explosion a en lieu le matin loi, écartant et rejetant ses enveloppes successives, montant jasqu'an baiser qui 8e penchait poar lui.Mug Daubzr.Pour être utile à tous, un homme d'Etat doit prendre son parti de n'être agréable à personne.\u2014 G.-M.VaLToUR. Pe a \u201c 20 Pe # ce Ce Le Fr et Pain pren MER 2 = pr Le = =r - ci Ra \u2014_ 7 = Ae >t = Sp im, Brera: 2 45 - / Vz ow + As 3 \u2014 = je > te, na HS iy Ss ce = 6 Lan a Lu »r ca # a = \u201c A AE - J TTA it _ of SF \u2014 or I 5 i ; ue _ 3 Lu Ps 0 A if Fes F Ad =F pi [= \u201c oo CS SAINT-TIMOTHEE \u2014L'ÉiLISE MATTAWAN (ONT.)\u2014PLACE DE CAMPEMENTS \u2014 (Fhoto.B Charron, \u201css pr x % aq 7 Ed] \u2014, E ~\u2014 TA iH a» Sn rN r Xp OT NY say je rd is wr iE we = oe $= A 33 À ole - au es 2.z 3 à J |, hd wT wa 4 fh Poo a + bi A Le = ty 3 au a - ro xa Fo +) PR hp\u201d + aqmghlt if ar = ve Ree 597 LS EY > 4 Lt HAIN TIMOTHEE \u2014Lr ciMuTi ke.(Taldeaus de F.X.A Hap phot.s J N.Lapr-\u2014) MANIWAKI Ea FETE DER IROQUOIN me 12 \u2019 re cal isnt dn IA] Rév.M.Auclair, 1, L'hon P.E.Leblanc, prés, d'honneur ; 2.Parest, v prés.d\u2019hon.; 6.L.G.Robillard, sec.; 7 J.E.1*, C, Landry, 2e v-.pré.; 12, L.Paquetté, trés.BUREAU DE DIRECTION DE h ut oF, : iP di EE ._\u2014_ na res.d hon.; 3 G.Lamothe, prés.d\u2019hon ; 4.Chs.A.Prriseault, v.prés.d hon, ; 5, H R, Pelletier, pres, : 5 A.Blais, ler v.prés.: 9.J.I, Desroshes, médecin en chef ; 10 H Riopelle,ler méd exam.: ; 18.J, Robillard, ler com.-ord.; 14, G.Meunier, 2e com, -ord.; 16, F, X.Larivée, auditeur \u201c LA SOCIÉTÉ DE PROTECTION DES MALADES \u201d L'ALOUNWTTE Le jour commence à peine à blanchir les collines : La pleine est grise encor: Au long des pres bordés de sureaux et d'épiner, Le sole:l aux traits d\u2019or ; N'a pas encor vhangé la brume en perles tines.Et déjà, secouant .lans les sillons de bié Tes ailes engourd:s, Alouette, tu pars, le gusier tout gunflé De jeuriss mélodics, Et tu vas saluer le jour renouvelé.Vans l'air te balançant tu mentes et tu chantes, Et tu montes toujours.Le soleil luit, lea eaux frissonnent b'anchissant:s ; I! semble qu'aux entours Ton chant ajoate encor des clartés plus puissantes : Plus haut, toujours plus haut dans le Llea calme et pur Tu fuis atlé ge et libre ; Tu n'es plus pour mes yeux déjà qu\u2019un point obscur, Mais toujours ta voix vibre : Ua dirait la chanson loin aine de l\u2019azur.O charme aérien !.Alouette, alouette, Est-ce du soutlle heureux Qui remue en avril les fleurs de violette, Ou du rythme amoureux Des mondes étoilés, ue ta musique eat faite Pour qui l'écoute, un j''ur de réveil printanier, Lorsque la feuille pousse, Elle a «1» doux accents qu'on ne peut oublier : Moins exquise et moias doucu Eat la framboise müre aux marges du sentier : Moins vive l\u2019eau jaillit dans la roche creusée Ou le martin-prcheur Baigne l'extrémité «le son aile irisée ; Moins fine est la sent ur De la reine-des prés : moins frai:he est la rosée.Tout s'éveille à ta voix : le rude labour.ur Qui pousse sa charrue, Le vieux berger coarb « qui traverse réveur La grande feiche nue, Se sentent rajeunis et retrouvent du cœur.Sur tes ailes tu pren is les larmes de la terre A chaque aube du jour, Et des hau*eurs du ciel, par un joyeux mystère.Ta nous rends en retour Des perles «le gaieté pleuvant daas la lumière.ANURE THETRIET.LA SOCIÉTÉ DE PROTECTION DES MA LADES ET SES FONDATEURS Parmi nos nombreuses sociétés de bienfaisance et de secours matuels, quelques unes locales, catholiques nationales, mais an trop grand nombre étrangères, indifférentes à notre foi et à nos aspirations nationales, dans certains cas même cour- dement hostiles à toat cela, une noavelle société vient de prendre placs.Je ia présente à wea lectenrs telle qu\u2019elle s'offre elle même au public ; voici : LA SOCIETE DE PROTECTION DES MALADEs FONDÉE A MUNTRÉAL LE lER OCTOLRE 1894 Incorporée en vertu des artic'es ju: et suveants des Statuts Hefondus Je la Province de Québer Venaut avec an programme nouvean et une organisation efficace pour le réaliser, cette jeune as- sosiation est appelée à de réels succes.Un fait certain c'est (a\u2019elle répond, selon qu'elle s'est proposé de le faire, dans l'eaprlt de ses fondateurs, à un b:soin indéniable, chez les classes ouvrières particulièrement.Daus ces intéressantes coach 3 sociales, en eff at, où les hauts ga'ns sont ignorés, on vit au jour le jour sur le ealaira quotidien.Et le nécessaire, an peu de superfla même ne mangaent point tant que le travaillear ne chôme pas, que la santé se soutient b nne.Mais viennen: les jours angoissés de la maladi-, ur le chef de la famille, les bæoins de la vie Journalière sont tonjoars les mêmes pour la femme et les petite, et il s\u2019y ajoute ceax da cher malade sur le sort de qui l\u2019intérêt de toate la maisonnée se trouve conoentré, dans les affres de l'anxiété la plus vive.AN LL MNDL iLLUSTRh Or, il arrive alors que, avec la cessation du travail da père, non seulement est taris 1a source du bien-être acccontamé, mais comme on aora négligé d'accumuler quelques réserves à la caisse d'é.pargues, négligence trop commane, hélas ! dans nos ménages ouvriers, le nécessaire même vient à manquer et c\u2019est la misère qui se joint à la maladie eb aioute au désespoir qui consterne déjà cette famille.Que si, après avoir ainsi langai durant que'ques semaines, ls désolation «les siens redonbland les souffrances de sa maladie, le pauvre ouvrier vient 4 moarir, c'est parfols an sein da dénmement le plas complet ; car on aura fait tous les sacrifices pour prolonger «es j>urs, et il ne restera souvent pss dej quoi lai faire des fanérailles convenable, de quoi permettre à ea fomme et ses enfants de porter son deuil d'ane manière décente.\u201c La Société de Protection des Mala:isa \u201d a voula poarvoir ses membres contre toates ces tristesses et ces mtsères.L'ouvrier gai en fera partie n'a rien de tel à craindre ; elle le met à l'abri de ces coupe, souvent les plas doaloureux, de la mauvaise fortune.Pour trois rAsTRES qu'il aura versées ane fois, aux jours d'abondance, et psis ciaquante centins par mois, si faciles à éson \u2018miser, dans le ménage onvrisr aux plas morlestes ressources, ** La Société da Protection des M slades \u2019 assure au chef de famille une indemnité de CIN; PIASTRES par semaine, à partir de ls seconde semaine de maladie, et da- rant une période maxima de yuin:s semaines dans la même année.De plus, elle donnera CINQUANTE FIASTRE=, &n cas de décès, afin d'assarer à chacan de ses membres une sépulture, des fanérailles convenables et une aide à sa famille.Tout cela cons la timple réserve que la maladie oa autre incapacité de travailler qui donnent également ouverture aux droite anx secours, ne proviennent pas d'an acte immoral on criminel, ou de l'iatempérarca, eb que le requérant soit mn membre actif de l'association au moins depuis trois mois.\u201cLa So:iété de Protection des Malades \u201d cet assurément c-lie qui cffre de pareils avantage, étant doncées les bas s de stricte économie sur lezqaelles elle opère, aux taux les plus minimes.Veut-o1 connaître, à présent, les conditions d'admissibilité dans cette association de bienfai sance, destinée à jouir d'ane grande popularité chez les classes ouvrières, on n'en saurait douter, nous les citons intégralement, car elles offren, comme un gage nouveau de sa solidité et de son etfi >acité : lo Etre da sex3 mascalin ; Zo Etre âgé de seize ans an moins et ne pas avoir atteint cinquante ans ; 3o Professer la religion catholique romaine ; 4o Parler la langue française ; 5o Etre doué d'an bon caractère, avoir ane bonne conduite, jouir d'une bonne répatation morale et pratiquer la sobriété ; 6> Enfin, ne pas exercer une des professions réputées dangereuees par la dite Association.Pour compléter la présentation de cette jeune société, bien locale, fort mti'e, et que je tiens à bien faire connsitre A mes li ctears, il me reate à donner la liste des membres fondatears de cette bonne œavre philantrnopique et chrétienne.Oa y rencontrera des noms qui sont eax mêmes tout an programme eb une garantie de réussite pour oette entreprise de patriotisme et de uénérosité qui entre toub à fait dans ce grand mouvement d'or ganisation de régénération évangéliques, de * chris.tlanisme social,\u201d pour me aervir da mot adopté, qui commence, en tous pays, à électriser les masses aussi bien que les esprite d'élite et à les rattacher de plus en plus à l'action et à l'influence de | E- glise de Jésus-Christ dans le monde, Je ne aignslerai aucan nom particalièrement, pas même ceux qui se détachent en vedette sur le gros du groupe ; je renvoie tout bonnement mes lecteurs au joli tableau photographique que publie le Mosp: ILLusTRÉ de ce jour.Dans tontes ces bonnes physionomies, bien nationales, ils trouveront, j'espère, des amis, ils reconnaîtront des hommes de dévonement, des hommes d'action.Voici les noms des directeurs de cette nouvelle société de bienfaisance : \u2014 Présidents d'honneur : Rév.M Auclair ouré de la parolese Saint-Jeau Baptiede de Montedy) M.Gastave Lamothe, O R.; 1 hon.P.Leblanc, orateur da parlement provincial.Vise préaidents d'honneur : M J.E.Parent, notaire, SalnbJé rôme ; M Che Ald.Pariseault, avocat.Ped.dent : M Hormidas Pelletier, avocat ; ler vice.président : M Adelbert Blais, commer.int : 2 vice-président : M.Cyrille Landry, entrepreneur [ Ans titeurs : M.M J.Caro, inspec'enrs d'écoles \u201d M.F.X Larivée, sgent d'annonces ; ler commissaire ordonnateur : M.Jérome Robillard, commis- marchand ; 3 commissaire -ordonnateur : M Gaorges Meunier, ent epreneur ; Secrétaire : M.L «i Robillard, comptable, 918, rue Berri ; Ted sorier : M.L.Paquette, marchand épicicr, 1182 rue Saint Denis ; Médecin en chef : Dr J |.Des.roches, membre du conseil d'hygiène de la province de Québec ; ler médecin-examinatear : |); J.H.Riopelle, 1624 rae Rachel.Puar ma part, je me plais & reconusi re en oe entreprenants concitoyene, des bienfaiteura de leurs compatriotes ed coreligionnaires ; et je leur offre, à ce titre, l'hommage de mes gratitades avec tons mes vœnx pour le succès que méritent leurs efforte.pm Ae 4 race TT UN EPISODE DE LA GUERRE LE ~70 Et cette vision qui me hante souvent ne m'est ni moins pénible, ni même douloureuse qu'au premier jour.* .\"La terre désolée résonnait comme un tamboar trop tendu.|,s roulement des voitures, le -alop des chevaux, le pas des piétons, donnaient (es vibrations sourdes qui allaient se perdre dans l'air calme, secoaant le givre, cabts fleur d'hiver.On était an 30 décembre, l'année qui agonieait disparaissait inoubliable, fatale et maudite.Elle (igure en chiffres de sang dans notre bistoire : c'était ! -7v.* + +.Ca eoir-là, ms mèra qui comme d'habitude, m'avait pris sur ses ganoux, me déshabillait lente- meat.Un fea de bois envoyait ses tièdes caresses sar mon corps demi-nu ; mes gambades de tous les soirs ne faisaient pas rire.Comme je devenais plus brayant, elle me dit, bas à l'oreille : \u2014Sois sage, mignon, papa est bien fatigué.Je me revouraa!.Mon père, accoudé sur la table, paraissait réfléchir profondément ; une ride que je ne lai connaissais pas lei comrait au front d'ane tempe à l'autre.\u2014 Peut-être cette nuit, peat-être demain.ls peuvent sr-iver d'an moment à l'autre.1s! \u2014Qai çs, Üs / d mandai je en enfant gâté.\u2014Ta ne comgreod: pas, me répondit il, s\u2019efforçant de sourire.\u2014Des méchante, acheva-t elle, des hommes fort méchants, qui funt plearer les enfants, leurs ms- mans, ed qui tuentles., Ma pauvre mère ne pat achever, des sanglots la secousient et ses larmes m'inondaient les joues.A ce moment, on frappa : Jean, notre vieux jardinier, pñ'e et défait, e\u2019approcha de mon père en titabant : il bégaya quelques mots.\u2014Esx, déjà !.Je m'y attendais.\u2018'à sont ils?\u2014A la grille.\u2014J'y vais.Mon père se leva péniblement, m'embrasta ser le front et sortit en disant : \u201c Courage ! \u201d \u2014Pourquol dit il courage, papa ! \u2014Darce que.parce que.Et ma mère, dont les dente claquaient, me ports au lit, tout en me couvrant de baïsers qui me faisaient pleurer Je m'endormis, néanmoins, pendant que ma mère priait, agenouillée près de mon lit.Sa voix s'était faite douce, douce ! J'enten rs tee eee =~ dis : Plus do veuves, Seigneur !.plus d\u2019or- Î \u201d Phen lemands arrivaleat dans ls petite ville de \u2018er, .Notre maison donnait sur ls placs prinoipale.l'a matin, \u2014quelques jours après-\u2014mon père, absolament atterré, rentre.La ride que j'avais remarquée ane fois seslement, s'était approfondie ; je n'y compris rien, mais cols me rendit triste, d'unc tristesse inconnue.S'évant laissé choir sur an siège : \u2014 Ne t'effraie pas, dit-il à ma mère ; encore une masvaise nouvelle : Martin, le charbonnier, en a tad an.et il est arrêté.\u2014 Martin !.Où.comment 1 \u2014 Voilà.Hier solr, il fat prévenu que son fils, grièvement blessé à Sedan, avait ancoombé ; alors, dans son deseepoir, il dit à «a femme qui s\u2019arrachait les cheveux de délire : \u2014Awez.les larmes ne siguifient rien ; je vais t'en calbater an, et proprement.I! prit an fasil, celui qui lui servait pour l'affût, l'arima et partit.Une heure après, il était de retour.\u2014 Notre gara doit être content, dit-il d'une voix f«ronche, en replaçant l'arme tonte famante.\u2014Combien \u2019 \u2014Un, mais un qui compte.un à casquette.Bien ! mon homme.Ah! lne gueux, les ca- Ce que j'ai pleuré, il faut que sa mère le vleare, à celai là.lis se coschèrent.La guerre fait perdre tout sentiment d'hama- nité, rend féroce.-À ls première heure, continus mon père, ane ronde a déconvert le corps sanglant d'un lieutenant allemand\u2014la victime da charbonnier.\u2014Im- médiatement, le c spitaine à fait mander le maire et a menacé de mettre le feu à la ville si le on les coupables ne lui étaient amenés avant la fin da Jour.Martin n'a pas tardé à l'apprendre et, loyalement, ne voulant pas la raine de tous, il s\u2019est livré.\u2014Alors.\u2014Oa va le jager.Bien entenda, il est con- damué d'avance.Pauvre vieux !.Catte guerre, quelle boucherie !.Plus d'hommes, rien que des brates.O gaerre, sois maudite ! + + * Martin, je le connaissais bien ; il était la ter- rear des enfants de toute la contrée.O1 le désignait communément sous le nom de \u2018 l\u2019homme noir.\u201d Son soaventr, évoqué de temps à antre, saf- fait pour calmer, comme par enchantement, les grosses colères, et Croquemitaine, qu'on ne voyait jamais, n'avait pas son prestige.+ + + Comme mon père l'avait pensé, Martin avait été condamné séance tenante.On devait le pendre le lendemain au soleil levant.Aussitôt que le hrait s\u2019en répandit, les habitants de la ville de X*** s'enfermèreut cher eux ; pas ane porte entrebaf lée, pas ane parsienne battante, toat hermétiquement clos.Les maisons n'étaîent plas que des ceromeils dans lesquels on vivait hébété, 'Ame angoissée d'émotions craelles.~\u2014E 1 que faire pour délivrer la viotime 9 \u2014Rien ! Oa avait offart de l'argent, les Prussions l'avaient repoussé.* J'étais encore au liv quand mon père me prit brusquement dans ses bras en me disant : \u2018 N'aie pas peur, petit, sois bien sage ; viens, il le faut.\u201d Il me condaieit à une fenêtre et me dit : \u201c Re garde.\u201d Ca que je vis ! ,Ç Au milien de la place, Martin se balançait à l'extrémité d'ane corde.Son corps, qui sarsautait, ébranlais la potence qu'on avait élevée à la hâte.\u2014Te vois, me dit mon père, tâche de bien comprendre.Ils ont tué son fils, et lai, pour se ven- Rèr, à tué an Prussion.Alors, comme les autres LE MONDE ILLUSTRE voulaient tout brûler, Martin & avoué son orime ; ils se sont} emparée de lui et ils sont là deux cents pour 5 pondre, M \u2014Eb qui vengera Martin t -j où rb , g demandai-je blôme Mon père, qui pleurait, me montra le ciel.\u2014Dieu seul le sait, répondit-il.Au môme Instant, nous entendimes derrière nous un bruit sourd.Ma mère, inquiète de notre absenc3, était venue.Une dernière convalsion du penda l\u2019avait glacée d'effroi : elle s'était évanouie.+ * Que les femmes crient pitié, soit.C'est leur rôle de fille, de sœur, d'épouse et de mère.Chez nous f Oh ! chez nous, sachez le bien, Allemands, le pitié ne vient qu'après la victoire.Qaand le Rhin, ce fleave qui charrie du bleu des cleus, repassera au rouge, ce rera l'aurore d'une ère now- velle ; nos statues se dévoileront d'elles-mêmes, et la France, avec ses filles enfin retrouvées, répondra & votre cri de mort de 1570 par celal de : \u2014Vivez, Allemands, vivez ! .* Q vand je passe parfois dans la petite ville de X°**, j'arpente tristement la place.Je revois Martin démesarément grand, agoniser sous de gros naages mensçants ; je revois ma mère insnimée, cadavre vivant.Et cette visior, qui me hante toavent, ne m'est ni moins pénible, ni moins douloureuse qu'au premier jour.Pau.Hunenn.QUESTION HISTORIQUE QUELLE R87 L'ORIGINE DE LA TRAITE DES NOIRs, kT QUAND \\ T-ELLE CEssÉ ?On sait ce qu'était le commerce des noirs.Ca tléau, si on ne l'avait arrêté, aurait dépeuplé l'Afrei- que.Pour recueillir quelques doazaines d'esclaves, les traitante pillaient plasieara villages et massacraient des centaines d'habitants.Oa a calcalé que pour an esclave robaste, on taait quinze hommes.Voici comment la traite prit naissance : Au X Ve sidcle, des Musulmans, chessés d'Espa- gae, tombèrent entre les mains des Portugaie, qui consentirent à les é:hanger aux Sarrasins contre an plas grand nombre d'esclaves noirs.Vers la fia da XVIe siècle, tous les Hrate faisaient transporter des nègrs dans leurs colonies d'Amérique.Mais en 1751 les Q sskers demandèrent l'abolition de l\u2019eeclavage dans le Nord de l'A mérique ; ils finirent par l'ubtenir en Virginie, en Ponsylvanie, dans le Massachassets et le Cynnec- ticat.Da là, les idées anti-esclavagistes ss propagèrent en Earope.L Aogleterre abolit la traite en 1807, et la France en 1810 (Le traité fat confirmé par Napoléon pendant les Cent jours ) Mais cette abolition eat besoin d'être rappelés à plusieurs reprises.En France, nons trouvons la déclaration de 1814 l'ordonnance de 1817 et les lois de 1818 et 1826 A leur tour, l'Autriche, la Prasse et la Russie, en 1841, déf:ndirent à leurs nationaux le commerce des noire.Eafin, l'Angleterre, en 1838, et la France, en 1848, sar la motion de Schæ'cher, émancipèrent les esclaves de leurs colnnies, et, par suite de la guerre de sécession, les Etate- l'nis d'Amérique fa- rent débarrassés complètement de ce vestige des anciens siè:les.Il ne reste plus alors que le B:éeil et les répab.iques de l'Amérique du sud qui earent des esclaves.Depuis deux ou trois ane, ces derniers foyers ont disparu, et, de nos jours, l\u2019esclavage n'existe plus que dans le centre de l\u2019Atrique.Mais la civilisation, représentée par la France et l'Angleterre, a restreint de plas en plus ses proportions, et dans peu d'années il surs compléte- ment dispart.Le comble de la pénitence pour ane blanchisseuse : Repasser ses péchéa eb en peser les conséquences.857 FAITS SCIENTIFIQUES Deux nouveaux appareils automatiques, qu'il est bon de signaler aux amatears de musique et aux militaires qui pratiquent le tir à Ja cible à grande distance.Tous cenx qui ont joué de quelque instrament savent combien il est ennuyeux de s'interrompre pour tourner la pare.On n\u2019a pas toujours auprès de soi, surtout quand on a pos le bonheur d'être Jolie femme, un auditeur qui s'empresse à l'instant vouie.FOURNE FEUILIETS AUTOMATIQUE Le tourne-jeuillets automatique consiste en deux agrafes qui servent à fixer, sur des papitres quelconques, un faisceau d'aigailles mobiles, actionnées par ane poire pneumatique diseimalée sous le pied, comme le montre la gravare ci dessus.La nombre des aigailles dépend natarellement du nombre de pages à tourner : à chaque pression du pied, en feuillet se toarne.Le marqueur automatique du tir à la cible est fondé toujours, comme tous les appareils de cette destination, «ar le principe de l'électro aimant gui, lorsque le courant passe, attire l'extrémité d'an lévier déclanchant an signal.PW ay Ween x * oil plat XS 2 MARQUEUR AUTOMATIQUE FOUR CINILE La cible réceptrice et la cible indicatrice (celle ci placée près du tirear) sont toates deux divisées en un cirtain nombre de secteurs ; derrière la cible réceptrice sont disposées des bontons munis de tiges entonrées de ressorte à boudin qui, lorsqu'ils sont déformés par le choc de la balle, établissent an contact dans le cironit électrique formé par des file télégraphiques et font sortir dans la partie correspondante de la cible indicatrice un petit index.Plus da marqueurs, plue de drapeaux.signaux : célérité et sécarité, ce sont là des avantage qui ne sont pas à dédaigner.Les ouvrages suivan'e sont toujours en vente les Furces ds Piron (10¢), le Pater (10c¢) les Let tres d'un Etudiant (10c), ['n Disparu (10), I'Ami des Salons (1U¢), les Lovsirs « un Homme du Peuple (0c).Qu'on s'empresse de venir les acheter chez G.A.« W.Damont, 11826, rue Sainte Catherine. 358 LA GUERRE EN ASIE Cest fais.Port Arthar ed Tallien-Wan sont au pouvoir des Japonais.Catte dernière ville surtout n'a pas fait long fan et, après quelques coups de canons, les Japonais s'en rendirent maître le 6 novembre, tandis que la garnison chinoise s'en- fayait avec un empressement remarquable.\u201c Le soi, disent les dépêshes, était littéralement couvert de sabres, de fasils, d'étendards et d'objets cl'égai- pement \" .Le même jour, dans l'après midi, la flotte japonaise, qui ignorait encore la prise de la ville, arrivait dans la baie de Talien-\\Van, poar soutenir l'armée de terre : mais les marins arrivaisnt après la bataille, et ne tirèrent de coupe de canon que pour célébrer lear victoire ! A PurtArthar, on a décoavert avec surprise que le général et tous les cffl fers chinois, chargée de défandre la plac>, l'avaient quittée secrètement depais le 6 novembre ! Partout où ils passent, les Japonais lancent des proclamations, stli\u2018msnt quis ne font point la gaerre an peuple chinois, mais à sou gouvernement, et promettant qu'ils ne feront aucen mal aux habitants qui resteront trangailles Et, de fait, aucune déprédation n'est commise par les troupes, qui paient comptant tout ce dont elles ont besoin.Cette conduite fait an contraste étrarge avec celle des troupes chinoises qui, chargées de protéger et de défendre le pays, le dévastaient sur toat leur passage, maltraitant les habitants et se conduisant en véritables barbares.Les deax Américains, arrêtés avec un Chinois à bord da navire française, le Sydney, ont été remis en liberté après avoir signé an docament par lequel j's s'engagent à ne plus combattre contre le Japon.Qsant an Chinois,!il a \u201c26 retenu prisonnier.Les Américains font le plas grand élce > des bons traitements qu'ils ont reças des Japonais pendant lear courte captivité.Oa dit que le princs Keng, président da ministère chinois, en apprenant que la France et les autres puissances européennes refasaient d'intervenir en favear de son pay:, s'écrie : \u201c En ce cas, la Chine est perdse ! \" A Pekin, les gans riches, en proie à une pesr \u2026 jaune, quittent la ville avec leure richesses, on craint que la popaiace ne ee soulève quand elle connaîtra la vérité qu'on lui laisse imorer, et les ministres étrarg>rs se réfegient eux-mêmes à Shang:: dans la c'ainte d\u2019ane émeute terrible dans la grande ville.Li-Hang Chang lai suse, le potentat autrefois si redonté, en est ré/dait à fair de Tien-Tain, la ville sacrée, emportant ares lai qu'il a de plus précieax, et, en quittant le séjour de en gloire et de sa puis- sancs écroulées, il a pa voir, sur les mari od elles ont été apposées par des mains inconnues, d'infâmes csrica\u2018ares, ridiculieant le vice-roi jadis ai puissant et si respecté da Pet-chi-Li.Oa dit que les Chinois possèlent encore deax forteresses à Port Arthar, et qu'sprès an combat désespéré ave: les Japonais ils aaraient réussi à les conserver.Pendant ce temps, l'armée principale poursuit «a ronte à travers Ia Mandchourie ; des comhats ont eu lieu de-ci, de-là tosjours à son avantage, et les flouves da Grand Empire charrient dans leurs flots troubles et endormis, les corps de ses trop faibles défsnseura.* La Chine eat perdue ! \" P.C.NOTES ET FAITS Erreur n'est pas compte * Ne vous trompez pas de pouls.\u201d C eat lo conseil que la Médecine Moderns adresse aux docteurs en général en leur contant la mésaventure arrivée à un de leurs confrères des Etata- Unis.L'Escalape américain, qui sans doute ne fait partie d'ancaue de ces sociétés de tempérance si nombreuses dans le pays, avait été appelé auprès A LE MONDE 1ILLUSTKEL de la femme d'an de ses amis, à l'issue de son re- par, c'est-à-dire au moment où d'ordinaire Îl a son petit * plamet.\u201d Il examine la malade, puis va trouver le mari auquel il avoue conédentiellement que sa femme est atteinte d'an ac:è: d'ivresse.Ea présence de I'incrédnlité de son ami, il insiste même et déclare que le pouls de la malade ne laisse aucun doute à cet égard.Aussitôt le médecin parti, le mari, fort troublé, court auprèe de sa famme qu'il trouve riant aûx éclate, malgré son mal.Elle lui apprend alors que le bon docteur lai a bien demandé la main pour lai tâter le ponls, mais que, par mégarde, c'est son propre poignet qu'il a saisi avec conviction.Le disgnostic de l\u2019homme de l'art était exact, mais il s'était trompé de poals.+ + ++ Ce que les femmes doivent savoir Voici, sur cet important sujet, ane observation bien juste d'an journal parisien.Cette observation, il est à peine besoin de le faire remarquer, s'applique avec autant de vérité aux jeanes canadiennes qu'à leara cousines de France.\u2018* Le niveau de l'instruction donnée aux fammes tend tonjonrs à s'élever, nous ne saurions nous en plaindre, cependant nous regrettona que dans cat encombrement de science, de littérature, de ma- aigue et de peinvare on ne troave plus la place pour enseigner à nos jeunes filles l'art da ménage.Pourtant s'il en est un qui soit atile dans n'importe quelle position sociale où le destin va les jeter, c'est celui-là.Etre intelligente et cultivée est Lien : mais de plas, êtbro adroite, soigneuse, économe et même an pes cordon-bleu, c'est parait.\u2018\u2018 Fofin, que l'on fagse chez soi les confitares ; et par cela j'entends toutes les modestes petites choses de cette importance\u2014on qu'on les fisse faire sous ses yeux, ce qui est encore plus ditticile, il ne faut jamaie oublier le bat qu'on se propose de rendre à son mari sa maison plas agréab'e que n'importe quelle autre.\u201d + + + + Bains publics La ville de T'ukio, au Japon, a 500 bains publics, et 300,000 personnes s'y baignent chaque joar, poer le prix nominal de un centin chacune.Malgré cela, chaque famille a en outre, on A peu près, ron bain privé à ea réeidence.Les bains sont pris à la température de 110 degrés Fabr.Les Arabes ont adopté les bains daus levrs us ed coutumes, et Mahomet en fait an article de foi.L'Islam prescrit aux croyants une préservation minatiease de la pareté da corps, et il ordonna les ablutions répétées.Lans l'empire russe, Saint-Pétersbourg est fameux pour ses bains immenses à la vapeur, auxquels se rendent les Russes par miliers, les samedis soirs.Le plas beau bain pablic du monde est celui de Vienne.Il peut contenir 1,500 personnes.Le bassin mesure 578 pieds de longaeur par 156 pieds de largeur et atteint, en certains endroits, ane profondeur de douze piods.Nonobstant son énorme yrandeur, on chan l'eau trois fois par jour.7 & * + + Le chapelet du saint Cyrien En 1831, à l'Ecole militaire de Saint Cyr, un é ève, trouvant par terre dans la poussière d'une salle an chapelet, s'écria : \u2014Un chapelet à l'Ecole militaire, c'est auez curieux ! On était alors à l'époque des examens, que présidait an vieax marézhal de France.On y re- Marqes avant tons an j>ane homme grave et intelligent, aux manières douces et modestes.L'examen fini, le maréchal passa les étudiants en revae.Puis, lorsque les élèves eurent quitté les range, celni qui avait trouvé le chapelet s'élança en criant : \u2014Qai a donc perda ce chapelet ?quel eat l\u2019imbécile, l'ignorantin qui dit encore le chapelet 1 mm L'élévo qui avait le mieux réponda a 1! s'avanga eb dit : po oem \u2014Ce chapelet eat à moi ; veunillez me Io rendre - c'est ma mère qui me l'a donné.Je Ini ai prog, le le garder soigneusement et, qui plus wt, de le dire tous les jours de ma vie.Le maréchal, à qui on raconte le fait, cha da jeune homme et lui dit : \u2014Mon ami, je vous félicite de ce que, relativement à votre chapelet, vous aycz montré autant de noble conrag> que vous avez montré de talent dans vos réponsee à l'exemen.Soyez toujours alnai courageux dans tous vos dovoirs, et les honnêtes gens seront furoés da vons accorder leur estime, \u201cappro.+ + + + Pot de pensées Lea gens sensés suivent la mode, los excentrigaes la devancent et les imbéciles la précèdent.Encore an caisasier d'filé à l'étranger.Un cai- vor est an ange ardien qui jone trop sous nt deg ailes.Æ No donne z jamais l'heure, la nait, aux malfai tears qui vous la demandent.Après l'heure, ile vealent la montre.La beauté est la fortune ds femmes.tane est la beauté de: hommes.Fa for JEUX ET RECRFEATIONS PROBLLME Tracer «ur un morc>au de papier blanc cu sur ane table 7 petites cases également espacées Pia car aur les } premières :: pièces blanches semblables, et sur les 3 dernières 3 pièces noires.I! roste au miliea une case libre.Exemple : Le 7 e Ceci étant donné, il s'agit de faire pasarr les pièces blanche à la place des pièces noires c: inversement en ob ervant de ne jamais revenir en arrière et de ne jamais passer plus d'ane case à chaque mouvement.QUESTION Corriger les fautes de la phrase suivante .\u201cIl a eu beau se lever plus de bonne heurr que mol, j'ai terminé mon travail plutôt que loi.\u201d Nous donnerons les réponses la semainc prochaine.PRIMES DU MOIS D'OCTOBRE LISTE DES RÉCLAMANTS Montréal.\u2014 Henri Savard, 205, rue Champlain ; J.1%.8.Malchelose, 51, rue Jacques-Cartier : N.1».mou- chel, 56, rue St-Dominique ; F.X Larivière.U7.rue St-Félix ; L.David, 50, rue Sainte-Marguerite : À.St-Tacques, 138, Chemin Papineau ; Francis Desca- rie, 304, rue des Allemands : Laurent Morin, 9\".rue Plessis ; Dame Sophie Carrière, 141, rue St-('hrie- tophe ; (.R.B, 702, rue St Urbain, puélee \u2014P.LH Monier, 13, rue Sainte Maru rite, Saiot-Roch ; F.X Tarcot, 102, tue Buiseeau : D.Hudon, 372, rae Saint-Jean : Navier Caron, 77, rne Saint-Joseph, Saint-Roch ; J P.Sanschagrin, 36%, rue Saint-Jean ; Alphonse Doré, 125, rue St Jean, Mile- Emi, \u2014Joreph David, 242, rue St Laureut.Sainte-Anne de Prescott, Out, \u2014Antoine Paiement.Theiford Mines, Mégansis \u2014 Alphonse Blais.Somerset.\u2014 /éphirin Bertrand, Trois Rivieres.\u2014J.O Rivard, de la banque d Hoche' is.Sherbrooke \u2014G Henri Lavoie.(awa \u2014Alfred Parent, du département des \u2018l'ravaux Publics.Sault-au-Recollet.\u2014V Bélanger, LE MONDE ILLUSTRE 859 eo\u2014 CHOSES ET AUTRES \u2014Les Indiens qui sont au service des l:ate-Unie gagnent à eux tous un million de piastres par an.\u2014Le charbon que brûlent les uei- ges de gaz de Londres pendant mne peare romplit an train de chemin de fer l\u2019an mille de long, taux de 2 ton- peaux de combustible par wagon \u2014Ua a procédé, il y a quelques jours, au recensement des employée des fonderies Krupp, à Essen.La somme totale donne 17,716 employés et ouvriers, dont les enfants sont au nombre de + 3,608.\u2014 Après tout oe quae les savants ont dit de l'eau et du lait, qui sont pleins de microbes malfaisants, doit on s'étonner qu'on sl grand nombre de ones s'en tiennent au whisky ! Cest encora ln boisson ls moins dangereuse, paraît il ! Lee trains de chemin fer sont sf souvent attaqués aux Etate Unis, qu'on vient d'inventer an wagon-forteresse en fer, où l'on placera les coffres-forts et d'où les employés de la compsgaie et des messageries pourront tirer sur les voleurs, par des meurtrières.\u2014Tl ne reste plus maintenant que quatre sarvivants dl > la grande armée de Napoléon Ier.Le plus vieux est Jean Jacques Sabatier, né le 15 avril 179: : peis viennent Victor Baillod, Jean Housset et Joseph Rose, âgés respectivement de 101 ans 1 mols, 100 ans | mois, et 100 ans.\u2014 Le croirait-on | on méle mainte nant la palpe de bois à la laine.On a troavé le moyen de filer la pulpe, et ve singalier produit est alors combiné avec la laine, dans la proportion suivante : une partie de palpe, deux parties de laine.On en fait même des articles de bonneterie et beaucoup déjà portent des chaussettes dont un tiers sont du bois.\u2014Cette semaine, c'est ane troupe de variétés qui est au Royal.Une ac trice renommée des Folies Bergères, de Paris, fait partie de cette compagnie.Les journaux américains font les plus grande éloges de cette actrice.Elle possède, dit-on, une voix superbe qu'elle sait manier avec beaucoup d'art et de brio.La troupe comprend en oatre plasieurs spécialités.On cite le Trio National, comiqaes et parodiste ; Sam et Kltty Marton, den- seurs émérites, oto., etc.LE JEU DE DAMES PROBLEME No 157 Composé per M.le Dr J.N Legault Saint-Henri de Montréal Noirs \u20141$ pièces u En AH He EE FeFe DeoH-oRoHoR Pi e La rd Blanos, \u201416 pisces Les Blancs jouent et gagnent Solution du problème de Dames No 155 Blancs Noirs Blancs Noirs 42 36 70 40 34 20 55 71 64 28 39 ne 49 55 3 69 62 67 45 h7 57 3 67 62 19 x l 1 31 gagnent.Solutior « justes par MM.J.H.Desaul- piers, Nicolet ; N.Brochu, Lévis ; P, Du- plessis, Williamsville, Banque Ville - Marie AVIS eat donné par le présent qu\u2019un dividende de TROIS PO CENT sur le capital payé de cette institution a été dé.olaré pour le semestre courant, et sera payable au bureau principal de la banque, le et après Samedi, le ter décembre prochain.Les livres de transferts seront fermées du 16 au 30 novembre, ces deux jours inclusivement.Par ordre du bureau de direo- tion, W.WEIR, Président.dr.1.F.Merrill.Les Résultats Étonnent LES HOMMES DE SCIENCE.La Salsepareille AYER MÉDECINE Qui n\u2019a pas d'Egale.Témoignage d'un Médecin bien connu.\u201cLa Salséparellle d'Ayer est sans égale comme depuratif du sang, et l'on ne saurait trop la louer.J'en ai ciudié les effets dans lee cas chroniques où ancun autre traite- rent n'avait reusst et ju été étonné de ses resultats.Nulle autré médecine pour le sabg que j'aie jamais essayée, et je les ai toutes essivées, 1°31 une action ausst complete ét n'effretue de cured aussi erma- nentes que Ly salsepareille d'Ayer \u2014 Dr.H.F.Mtauerr.1, Augusta, Me.La Salsepareille d'Ayer Seule Admise à l'Exposition Colombienne.Lea Pilules d' Ayer pour les Intestine.(PERA FRANÇAIS EDMOND HARDY, direoteur-gérant Semaine du 19 novembre.Six soirées et deux matinées.4 Lusi, MICNON, opéra d'Ambroise \u2019l'ho- mas, avec deux premières chanteuses, l'immense sucoès des semaine dernière.MaRDi1 soir et JxtbI en matinée, LA MASCOTTE, opéra en trois actes d'Audran, Mme Bouit, Bettina : M, Vissidre, Pippo.MERCKED! soir et SiMEDI en matinée, LES DEUX SOURDS, comédie en un acte, et LE PROCES VAURADIEUX, comédic en trois actes de Delacour et Henequin, MM.Giraud, itis, etc, Fn (soirée de gala), VENIRKDI et SAvent soirs, LES MOUSQUETAIRES, le brillant opéra comique en trois actes de Is Mar.ney.Simone, Mlle Degoyon ; De Brissac, M Vissière.Pris des places.\u2014 Soirées ordinaires, 25c, 40c, 50u, 60c et 756.Soirées de gala, lio, 506, 600, 75¢ et $1.Matindes, Xe, 260, , 400 et H0c.areas de Incation chez M.Fd Hardy, 1637, rae Notre-Dame et au théâtre Banque Jacques-Cartier DIVIDENDE No 58 AVIS est par le présent donné qu'un dividende de trois et demi (34) pour cent, sur le capital payé de cette institution, à été déclaré pour le semestre courant, et sera payable au bureau de la banque, à Montréal, le et après samedi le ler DE- CEMBRE prochain.Les livres de transferts seront fermés du 16 au 30 novembre prochain, inclusivement.Par ordre du bureau de direction.A.DEMARTIGNY, Dir.-Gérant G.MILO DE TRIGON Compositeur, professeur de musique, lauréat des concours de Paris 1891-1892, de l'association artistique de Bretagne 1894, donne des leçons de violon et d'accompagnement à domiciie et au No 21 rue San- guinet.Das MATHIEU & BERNIER Chirurglens-dentistes, coin des rues du Champ-de-Mars et Bonsecours, Montréal.Extraction de dents par le gaz ou l\u2019éleotri- olté.Dentiers faits avec ou sans palais.Restauration des dents d'après les procédés les plus modernes.EMILE VANIER e (Anolen éléve de :'Eoole Polytohnique INGENIEUR CIVIL, ARPENTEUR 187, rue St-Jaognes, Royal Building Montréal RENE RAVAUX ARTISTE-PEINTRE a Rue St -Lnurent Résidence privée : 156a, Ste-Elizabeth Portraits en teus genrs.\u2014Peinture à l'hai- le, Aquarelle, Peinture sur sole, satin etc.\u2014 Spécialité : Adresses enluminées LE COSMOS, [+ plus anolenne revue oatholique des soiences et de leur: applicatione \u2014 bebdonadaire.\u2014 32 pages, belles illustrations, $6 40 par an, 9, rue François Ier, Paris, France.En vente dans toutes les bonnes pharmacies.| (EXTRAIT:cFOIE : MORUE PREPARE PAR M.CHEVRIER Pharmacien de 1°* Cisse, & Paris posséde à le fois les principes actifs de 'MUILE de FOIE de MORUE et les propriétés thérapeutiques des prépa- ratious aivouliques.\u2014 Il est précieux pour les persounes dunt l'estomac ne peut pas supporter les substances grasses.Son effet, comme celui de l' HUILE de FOIE de MORUE, est souverain CONTRE : la SCROFULE, le RACHITISME, l'ANEMIE, la CHLOROSE, la BRONCHITE et toutes les MALADIES DE POITRINE.| | | } MUSIQUE AU RABAIS 20,000 morceaux à 10 cents au choix MUBIQUE INSTRUMENTALR Menuet.G.Jacobi La pluie de roses, imprompta.C.Kelling Mignonnette, chanson.(i, Bachman Helles de nuit, valse.Franz Hitz Amélie, gavotte.R.Ellenberg A toi mon cur.Albert Jourgman Je pense A toi, romance .Edm.Abesser Caprice Louis XV.Jules Vesseur Emile Walteufel Emile Walteufel Ed Broustedt Jeu d'esprit, polka, .Tout ou rien, polka.Réve aprés le bal Bébé.-Emile Walteufel Simple aveu, romance sans paroles.Thomé Petite valse.A, Luigini- uet Gavotte pour piano.F.- M.de Mol Roooco, gavotte.Ernest Jonas Loin du payes polka.Théophile Mahy Loindubal.Ernest Gillet Secret de jeune fille, madrigal.A.d\u2019'Hænen La Tosca, valse.Laurence Rogert Lea dominos bleus, polka.k.F.Invitation A la gavotte.E Walteufel Pavoine.L.Grandjean Pastorale.G.Bachman Burlelac.Otto Hegner Pas de matelots.G.P.Ritter 2e valse de concert.Benjsmin Godard Les plus beaux yeux, polka.G.Michiels Ivresses du bal, valse.Emile Faveur La Zamaeneca, danse natianale du Chili.PS Th.Ritter La Zingara, dane hongroise.G.Bohm Un rêve de bonheur, idylle pour piano.ieee .Alberti Berceuse (violon).Alfred Désève Ninuetto.Gaston Lemaire Edm.Abesser MUSIQUE VOCALE Auprès de ma Mie.\u2026.C.Chaminade L'utilité d\u2019un évantail, chansonnette.\u2026.AN Mme Emile Perronnet Le rossignol n'a pas encore chanté, séné- nade.Lucien Collin La fille du pécheur.Ludolf Wa dman Abandon.Gred Gumbert Quand je t'sf vue, mélod:.G.Bremer La leçon d'amour, (chantée par Mlle Eugénie Tessier).Aug.Durand Sonnet de voiture.J.Duprado La derniére feuille.Antony Choudens Une ime au ciel, mélodie E.Durand Dis moi de son ceeur la pensée, de 'Opéra- comigue \u2018| Amour médecin.F.Bone Cœur de femme.F.da Suppré Viens, les gazons sont verts.Ch Gounod Nuits d\u2019Espagne.J.Massenet Chanson de *¢ Vertinguette,\u201d\u201d du *¢ Ner- ment d'amour \u201d.Audam Le pase des rèves, val.chantée.E.Lavigne Mélancolie du soir.\u2026.George Weiler Sérénade mélancolique.\u2026.E.Lavigne Venise Dort, barcarolle.Alfred d\u2019Hack Polyeucte, invitation à Vasta.Chs Gounod Lesaistar.0.J.Massenet Lorenzo Prince -\u2026 À.d\u2019Hack A J.Massenet Sous 'ombrage, val.chantée.Ch.Godfrey Toute la vie, val chantée.J.B.Wekedlin Remember, paroles françaises de Charles Bayer RAS H.-P.Danks Si j'étais oiseau.Ferd.Hiller Charité (hymne).Faure La Toussaint (lég alsacienne).P.Lacome Vieille chans., tirée de Boccsce F.VonSupp Aimons-nous, sérénade .Jules Uzèa Chanson de Nanon.\u2026.Richard Genée Pour un oiseau.M.Carman S'ADRESSER A LA Boîte 1070 Bureau de Poste MONTRE 41 DETECTIVES! Rright, roung and middle-aged men waated in every locality ®toact as PRIVATE DETECTIVES uuder instructivns.® Previous experience not required of pocesssry.Send stamp ® tar fot particulars and cot sainple apy af the beat {llustrated ®ciminal paper published, NATIONAL DETECTIVE HUR- 9 EAU, Imprasarouss, Exp.> %* KOK WK 5 RELS-ABLE!! LAW YEKS BANKE M-rehants or pr Detevtive Bu 1 TI Ttonan Dxrkenivk Boerar Roce 11,12, 13, 14 and 15, 984 Market St.[utianapoli
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