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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 9 mars 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1895-03-09, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE BONNEMENTS : _ i a Six mois.8100 llun ANNEE, No db \u2014SAMEDI, 9 MARS 1895 ANNONCES : - Fin am £5.is £1.00 a able Ty \" TT - _\u2014\u2014 \u2014__.Laligne, parinsertion - - - - - 10 een ; Suatre mais, $1.40, pay BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5cent 4 ndu dans les dtpôte - - Seents la copie Burkaux, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL Tarif spécial pour annonces à long terme æ ns yr * E } k we Ne Lat - at a ta t Pat MADAME FELIN FAURE, FEuME DU PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE 230 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, # MARS 15895 SOMMAIRE Texte.Entre-Nous, par Leon Ledien, Carnet du Mond Hlustré, Voesie : Le pain, par Charles Hue, A tas vers le Canada : La Baie des Chaleurs, par Raoul Renault.M.l'abbé Deguire avec portrait.La fleur de petit Pierre, par Jean Nihulus.La deroute ave gra- vurei, jar Jean des Erables, Les premiers secours aux petits accidents des ouvriers avec gravuresi, par AR.Un bon tour joué à un débitaut d'alcool.Pour les dames, par Alhane.Le vaufrage de * l'Elbe 2 Revolution musicale.Primes du mois de février : Liste des nutuéros gagnants, Jeux et récréations.Feuilletons : La mendiante de Saint-Sulpice, par Xavier de Montépin : Le secret d'une tombe, par Emile Richie.bourg.Grav rues, Portrait de Mme Felix Faure, femme du president de la Republique française, -La catastrophe de VE double page, l'ortrait de M.l'abbe Deeguire.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 «lu une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, 83, 84, 85, 810, 815, 825 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par las- semblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.| N demandait un jour à Mme de Rochefort si elle aurait envie de connaître l'avenir : \u2014 Non, dit-elle, il ressemble trop au passé, Le sentiment exprimé par la spirituelle marquise est assez rare,et elle eût été bien étonnée si l'avenir, déchirant son voile, lui avait fait voir son arrière petit-fils, le marquis de Rochefort- Lucay, à la tête des anarchistes, en l\u2019an de grâce mil huit cent quatre-vingt-quinze.Si impossible qu\u2019il suit et qu\u2019il ait toujours été de le connaître, l'avenir a toujours préve- cupé et préoccupe encore les hommes a tel point que les devins ont tenu une place importante dans l\u2019histoire des peuples.De nos jours encore ils pullulent dans les régions bralées du soleil, comme dans les glaces de pays polaires et, sans sortir de notre pays, nous en trouvons «lans les prairies du Nord- Ouest et dans les vastes territoires peu connus qui avoisinent la baie d'Hudson.*,* Dernièrement, j'ai rencontré deux vieux DE ILLUSTRE LE MON chasseurs qui ont passé presque toute leur vie parmi les sauvages de In terre de Rupert, et jui constaté que ces hommes, possédant pourtant Une certaine instruction, étaient enclins À croire au pouvoir mystérieux des sorciers ou rmrdecine-men, des pays de chasse qu'ils habitent.; ; \u2014Comment voulez-vous ne pas ajouter foi à leurs révélations, quand nous les voyons contirmer par les faits, me disait l\u2019un deux, et je vous assure que ce ne sont pas les exemples qui manquent 2, Tenez, il y à deux ans, alors que j'avais la garde du poste du lane.\u2014un nom impossible que je ne me rappelle pas, mnis que l'explorateur Low, d'Ottawa, a touché lors de son dernier voyage dans les territoires de l'Est\u2014une partie de mes hommes étaient partis au commencement de l'été pour se rendre a la baie Hamilton, où ils devaient trouver le navire qui, tous les aus, apporte de quoi ravitailler les postes de In compagnie.Le voyage, aller et retour, devait durer environ six semaines, mais le Lateau étant en retard, ils durent attendre son arrivée assez longtemps.Le terme ordinaire étant passé, Ut autre contingent de sauvages prit la route du nord pour aller chercher des provisions au poste prinei- pal de In baie d'Hudson, mais ceux qui étaient restés, les femmes et les vieillards surtout, étaient tres inquiets, et décidérent entin de consulter le sorcier de la tribu.Celui-ci, vieille canaille tietfée, mais fort redoute à cause de ses connaissances en science oceulte, consentit à faire l'opération demandée, Vous avez lu nombre de récits de missionnaires au sujet des pratiques en usage chez les medecine meu et point n'est besoin de les décrire de nouveau.Apres s'être enfermé dans >a tente et y avoir mené Un sabbat d'enfer, il sortit le lendemain et annonça que les voyageurs reviendraient dans deux jours, muis qu'ils étaient comumn- dés par un nouveau chef, un Hane, sans cheveux sur la tête, mais qui les avaient tous en bas «le in figure.Deux jours après, en effet, on vit arriver les sauvages avec un nouvel employé, un grand Ecossais très chauve et portant une très grande harbe Comment le soreier avait-il deviné aussi juste, c'est ce que personne ne peut dire, puisque tout le monde ignorait qu'un nouveau chef de poste nous arrivait.Le vieux chasseur me cita plusieurs autres exemples très sérieux, disait-il, et qui prouveraient que les sorciers ont le bonheur de tomber d'accord avec la vérité.\u2014Cependant, objectai-je, ils doivent se tromper souvent, \u2014Oui et non, car ils font généralement des réponses tellement entortillées et vagues que l'on peut y trouver tout ce que l'on veut.C'est cela, c'est la vieille méthode des sybhil- les, des augures et magiciens d'autrefois.La forme change un peu, le fond reste le méme.Autrefois au moyen âge ct même dans les temps modernes jusque dans notre siècle, on brulait les sorciers et c'était un excellent noyen de se débarasser des gens qui en génaient d'autres, Et cependant, comme le dit très bien de Ségur, \u201c jadis on envoyait au supplice des sorciers qui, s'ils l'avaient été, ne se seraient certainement pus laissé griller.\u201d Il y à vingt ans, le 4 avril 1574 au Mexique, l\u2019alcade de Jacobu, nommé Castillo, & arrêté, Jugé «t fuit brûler vifs Jose-Maria Bonilla et sa femme Diego, comme sorciers, après avoir acquis In conviction, dit-il dans son rapport au prefet, qu'ils avaient jeté un sort sur un certain Silvestre Zacharias, Lat wéme: Aleade: fit encore bruler, peu de temps aprés une vieille femme et son fils, sous la mde accusation de sorveellerie, tant ot bien que le gouvernement se décida à coffrer cette brute par trop exaltée.*2* Se tuer à vingt-deux ans\u2018 Un jeune homme de Montréal possédant un certain avoir, où plutôt fils d\u2019une femme rich ayant tout ce qu'il faut pour se créer une po sition, intelligent et bien portant, vient dv s'envoyer une balle dans lu tête-\u2014et les jour naux out annoncé ee crime en disant qu'on ignorait complètement-\u2014quelle raison avait pu le motiver.Cependant tous donnaient des renseisu ments sur ln mère de es malheureux, un femme dont le nom n'était que trop connu dont le passé n\u2019est ignoré de personne et qu.a acquis d'une manière anorurale lu fortun dont elle jouit, et les honnêtes gens pauvre se demandaient parfois comment il se faisait que le bien mal acquis puisse ainsi protite: sans que le châtiment n'arrive un jour.Le châtiment est arrivé, terrible inexorats à l'heure fixée par un arrêt suprême.La mère qui dans sa vie désordonnée n vait peut être conservé qu'un sentiment pr: l'amour de son fils car une mère nine tes Jours son enfant \u2014qui révait sans doute pou.lui un avenir brillant et une réputation si.tache, In mère a été frappé dans ce quel avait de plus cher, dans le rêve qu'elle ava fait de la rchabilitation de son nom par < tils, et c'est un cadavre qu'on est venu lui ras porter un soir, au lieu du beau jeune hon plein de force et de vie qu'elle s'attendait voir revenir d'un voyage de plaisir.On ignore la cause de ce suicide, c'est vi mais il se peut aussi que le tils devenrt grate comprenant ct apprenant le passé de lle op, lui avait donné le jour, ait été tou.a cong frappé de la sitnation qui fui était Faite da - In vie et qu'il n'ait pas eu la foree de supp ter le terrible coup.Quel enseignement ! *,* Comme on parle toujours un peu «1 lections, en quelque temps que ce soit, darn notre bon pays, où on n'a i pea pros que os pour se distraire, puisque Pamusement oe 1 guerre nous fait défaut, les lecteurs du Monte TLLUSTRÉ ne seront peut être pas fâches savoir coment se faisait une élection mur cipale en l'an 79 avant Jésus-Christ.Nos renseignements sont précis, car où retrouvé une foule de docunients relatifs à 1: dernière élection qui a eu lieu à Pompéi, avai.la catastrophe qui a détruit cette ville.À cette époque luintaine on avait déjà ro- connu que ce n'était pas In grève des candidat- qu'il fallait craindre, mais bien les ambitions qui aspiraient ardemment au succès et qui nr reculaient devant aueun moyen pour l'assu rer.Les Romains avaient des lois au sujet de lu corruption électorale et civique.Les nôtres et même la loi Stephens toute récente qu'elle puisse paraître, ne sont done pas nouvelles.Par la loi Julia, il était interdit au candi «ut, durant les deux années qui précéduient l'élection, de distribuer des dons de quelque nature qu'ils dussent être, de donner des festins, et même de réunir à sa table plus de neuf convives, nombre habituel à Poimpei, d'un re pas privé.Si le candidat où même un de ses \u201c clients \u201d\u2014(ce que nous appelons \u201c agent | nu Canadn)\u2014enfreignait ces prescriptions, il s'exposait À une action populaire et une amende de 5,000 sesterees (3200.00 de notre monnaie).; Est-il besoin de dire que ces lois salutaires l'estaient inetficaces. Les corporations jouaient un grand rôle Jans une élection et nous voyons qu elles étaient parfaitement \u2018organisées, tout aussi bien que celles de nos jours.Les orfèvres, los ou riers en bois, les charrons, les fruitiers, les boutançgers, les marchands de volaille, les tein- turi rs, les pêcheurs, les arfumeurs, les taverniers, ete, vte, formaient de puissantes ass vtations, i oo Pre que toujours la corporation entiere s'unissait en faveur du mêtne candidat, copen- dant prurfois elle restait neutre pendant long- temp- vt ee n'est quau dernier moment qu'on se th \u2014duit.Les clubs exerçaient une grande influence ot les amltitioux leur demandaient leurs suf- frac Parmi ces clubs figurent ceux des «jou ars de balle \u201d des © bons buveurs \u201d, des aplornis \u201d, des \u201c petits voleurs \u201d.ph- confréries représentaient l'élément reli- jeux tel qu'il pouvait exister dans une ville enticrement, vouée au plaisir comme Pompéi, Leurs membres s\u2019oceupaient des élections ot usaient de toute leur influence en faveur de leurs candidats.Le< avents parcouraient ln ville et afli- chaiat des inscriptions sur la porte des élee- tions \u201c qfectinus, lit-on sur la porte de celui-ci, mont.cotaine édile Popidius Secundus, cet execih nt jeune homme, «ligne du peuple.Fa- vorise- + à son tour, il votera pour toi\u201d Preulus, vote pour Sabinus\u201d \u201cfi eulus, mets tous tes Biovens en œuvre pour tn candidat.\u201d sur bos murailles, on lisait aussi : \u201csinus veillera sur le trésor public\u201d Et -ur la porte d'un éleeteur hésitant : 0 Piadumeus, je suis certain que tu vote ras proar Lucretius.\u201d Dantres électeurs, partisans dévoués, ne craignent pas de dire publiquement leur pinion.et écrivaient sur la porte de leur iis .\u201cvote jour Popidius Secundus avec plaistr Chive candidat devait avoir vingt-cinq anis accom iis, être citoyen libre el posséder une fortune Fan moius cent mille sesterces (34,000 denotre monnaie) 11 fallait aussi, pour re- connaitr- lhonnne que l'on recevait, promettre une sone fixée par la loi et la verser avant d'entrer en charge pour les jeux publics ot pour de travaux d'utilité conmnunale.On ne pensait pas alors à indemniser les echevins, \u201cLes fonnnes apportaient dans la Tatte toute l'ardeur «de leur sexe * Le jour des élections est entin arrivé, Les noms des enndidats avaient été affichés dans le Forum pendant trois jours de marché sue- eessifs.cunsi que le voulait la loi.Plusieurs d'entre eux se sont retirés dégoûtés de l'insue- ces de leurs efforts.\u201d Les caries -civeonseriptions électorales \u201cassemblent au Forum dans des enclos sépares par des planches, où, plus simplement par des larrières Le magistrat chargé de présider à l'élection lit lu liste des noms des candidats.ll peut méme, par un droit exorbitant, In comploter par des noms choisis par lui, si le nombre es eitoyeus se présentant librement ne lui parait pus sutfisant.hag votant regoit une tablette sur laquelle 1 doit cerire le nom de celui qu'il préfère.À un signal donné, tous s'alignent et, par Uhpassagewn planches, ilspénétrentdansla salle le vote de leur cure et déposent leur vote dans We urne contiée à des inspecteurs choisis, en Senéral, dans une autre curie, auxquels chaque | candidat avait le droit d'adjoindre un iuspee- - désigné par lui.Tous ces inspecteurs | vues par le collegium, comme ceux _LE MONDE ILLUSTRE choisis par les candidats, prétaient un serment solennel d'accomplir dûment les devoirs de leur charge et de compter exactement les votes émis, Les bulletins comptés duns chaque curie, le président proclamait le résultat et les nouveaux élus n'avaient plus qu'à attendre le résultat.En cus de partage égal des voix\u2014et en cela la loi romaine était de beaucoup plus sage que ln notre\u2014le candidat marié l\u2019emportait sur le célibataire, celui qui avait des enfants sur celui qui n\u2019en avait pas.Le père qui avait le plus d'enfants était préféré.SI, par impossible, toutes ces conditions se trouvaient égales, le sort en décidait, Lu loi française est beaucoup plus simple, c'est le plus âgé qui est élu.Notre loi qui laisse à l'officier rapporteur le croit de vote prépondérant est dangereuse et laisse de ln marge aux surprises, à l'intimidation et it la corruption.Quoiqu'il en soit, le court résumé qui pré- céde suffit pour donner une idée de ce qu\u2019était une élection municipale, il v a pres de deux mille ans, ot, franchement je ne vois pas que notre manière d'agir diffère heaucouÿ de celle des Romnins.Quelques modifications de détails, mais c'est là tout.Le cens électoral, les promesses des eandi- dats.la nomination de ceux-ci, le mode d\u2019élection, la présence de représentants des candidats, les officiers rapporteurs tout celt existait cn lan 79 avant lu naissance du Christ, tout y était, jusqu'aux fraudes électorales, tant il est Vrai qu'il nv a pas grand chose de nouveau sous le soleil.#2 Venjambe quatorze siècles pour trouver le wot de la tin, On était en pleine guerre de cent ans, qui etait le seul gagne pain de beancoup d'aventuriers.\u2014Dieu vous donne lu paix.monseigneur disaient un jour deux Frères mineurs à Jean Hawkwunl, -Dieu vous enlève vos aumônes, repartit le routier, Voulez-vous que Dieu me fasse mourir de faim ?Je vis de la guerre comme vous viv-z d'aumônes.Ce vieux soldat avait In répartie vive.*,* Une énormité trouvée dans an ouvrage qui n eu une certaine vogue : \u201cC'est durnnt l'année sanglante de 1793 que lex domestiques français donnérent l'exemple des plus nobles dévouements.On en vit un grand nombre qui, plutôt que de trahir leurs tunîtres, se Luissérent guillotiner à leur place, et qui, les jours de calme revenus, reprirent silencieusemeut et respectueusement leur service\u201d On se demande si l'auteur n'avait pas lui- mème perdu la tête.- \u2018 T~ a oir \u2014 CARNET DU ** MONDE ILLUSTRE™ la air J Hudson La construction du cliemin de fer de Hud nentot et est outin devices ; les travaux vont vonnueuerr | devront produire par an, 200 quille sde vote ferrée, + * 97 feerter, un vaste incendie à detruit, à Halitax, Unie ges des quais, ainsi que les marchan- Le i «partie des hang: grande partie hi dises qu'ils contenaient.Les pertes depasseut un million de dollars.531 Les officiers des différents bataillons de Montréal ont résolu de faire une démonstration extraordinaire en cette ville le 24 mai prochain, jour de ln fête de la reine.+* + Ou annonce que les élections générales auront lieu en wai prochain, après les veinences, quand les chemins seront devenus beaux, et que les grands travaux du printemps seront terminés, .* Ou dit que M.le shérif Thibaudear et M.Artistroug qui sont en Europe depuis quelques semaines dans l'intérêt de la construction du pont projetée entre Longueuil et Montréal ont pu trouver les deux millions voulus pour l'exceution de cette Îiuniense entreprise, .* Une dépêche de Paris à la Post annonce que M.François Coppée, le célèbre poète, se meurt d'une inflammation de poumons.Louise Michel, l'auarchiste, est aussi gravement malade et l'on peuse qu'elle ne tardera pas à mourir.\u201c » * Les derniers tremblements de terre ayant fortement ebranle le d'arthenon et le temple de Thésie, à Athènes, la Société Archéologique de cette ville s'est adressée à toutes les sociétés sœurs du tuonde pour l'aider à rassemider la seine de $200,000 nécessaire pour conserver ces glorieux souvenirs de la Grève antique.* x * La sante de la reine d'Angleterre s'affaiblit graduellement depuis quelque temps : quelques-uns parlent de son ahdi- cation prochaine cu faveur du prince de Galles, mais dau.tres, at contraire, prétendent que la reine bien que raible ut, hysique, joutit encore de toutes ses facultés intellee- tueli es, et ne songe nullemezt à abdiquer.* + * Nos lecteurs ont dajà appris, par les journaux quotidiens.l'affreuse tragédie de la manufacture de coton de Valleytield.Uni jeune homme nommé Shortis a tué à coup de révolver MM.Joli Loy, tils du maire de Valleytield, Maxime Leberuf et blessé à mort Hugh Wilson, tous employes de la tmanufac- ture, pour s'emparer de $25,000 qui se trouvaient dans la voûteule l'établissement.Le meurtrier à été arrété, mais s'est renferme jusqu'iei dans le plus profond mutisme.Nous donnerons plus tard des détails sur cette terrible affaire.* » * Le mois de fevrier s'est termine d'une façon tragique pour MM.Lapres et Lavergne les photographes bien connus des lecteurs du Mosbe IreustRÉ.Vers midi, le 28 février.une honteille d'éther ayant fait xplosion dans l'atelier, le feu se communiqua rapidement à la chambre de pose, Les pompiers appelés en toute late, maitrisèrent rapidement l'incendie.M, Lapres qui travaillait alors dans son atelier à été gravement brûle à la figure et sera oblige de garder la chambre pendant quelques jours.* Le Lundi gras, au soir, il y avait foule à la salle neademi- que du Gésu, où avait lieu la soirée de chariete organisée au profit de la Saint-Vincent de Paul de l'Immaculée Coucep- tion.Chant, declatuation, musique, cotnedie, tout a ete mis eu vuvre pour rendre le souvenir de cette soirée tuetfaçable dans la memoire de ceux qui y out assisté, *\u201c Les 37 sous de M.Montaudoin, comédie en 2 actes a éte rendue avec un entrain ct une verve magnifiques, L'orchestre Sainte-Cévile, compose de seize jeunes filles, sous la direction de Mlle E.Tétrault, à exccuté, sur guitare et mataloline, de jolis morceaux de musique, Mile Fran- chère et M, N.Hébert ont accompagne au piano ML 0, Sat cier et Mlle ©.Marie.11 serait it souhaiter que cette demoiselle, qui possède une voix magnifique et un réel talent, puisse aller eu Europe perfectionner l\u2019un et l'autre : nos artistes sont si rares, que nous devrions faire des efforts pour aider coux qui promettent un si brillant avenir.Espérons que tous ceux qui sont soucieux du developpement des beaux-arts en notre pays compreucrout cette verité et prendrout les moyens d'envoyer au Conservatoire cette jeune artiste dout les débuts pro- metteut tant pour les jours futurs. 532 LE PAIN Petri quand tous dormous et curt cou petit Jour.Le bean ain craquelant et dove sort du tous, 1] exsgime a bi ronte, ef dans chiague demeure.I est Phote attend qu'on accueille à toute terne Mais plus encore al est Fam des pansies gens.De ceux qui, wavant pas le droit d'etre exigent.Nasseoient, be corps Lisse, devant leur maigre table.Ah: pour ceux-La surtout, bon pain.suis profitable\u201d l'our leur rude faheur, chaque jour renaissunt, Fais-teur des bras, fais-leur des muscles et du saux Car toi sent, o hou pain, tu peux cette merveille, De leur rendre ce qu\u2019ils t'ont donné d'eux la veille (Toi qui vieus du sol, puisque tu viens due ble.Bon pin, fais plus encore; mets enc leur corn trouble, Mets en ens Fame sinple ot forte de la terre 2 Comte elle ils ont a faire ane œuvre de mystère, C'est en eux, dans ce sol protoudement Lutuait, Qu'est setuée aujourd'hui la moisson de demain : C'est en eux, daus la Masse encore trop'asservie Mais qui garde l'iustinet et le sens de la vie.Que germe l'avenir, myvsterieusements\u2026\u2026 Fais leur comp shinple et fort, o ban pain de fromment Charts lier, LA BAIE DES CHALEURS \u2018At fait, lan dernier, uu deuxième voyage dans la Gaspésie, En 1593, je faisais un voyage sentimental cette année d'observateur.Je désirais revoir ut étudier un tantinet les endroits qui furent té- woins de.\u2014 comment divais-je / \u2014 de nus pre- uriers chats.Les quelques jours de vacances que j'avais à ma «disposition, j'ai été les éeou- ler dans les diverses places d'eau de la péninsule gaspésienne.Ce cuin charmant de notre province est, à vrai dire, complètement ignoré de la plupart de ceux qui, tous les ans, pendant la saison des chaleurs, s\u2019éloignent «es villes pour un mois ou deux.Jde suis revenu de 1x promenade plns enchanté que jamais des endroits que j'ai visités, Et, si Dieu me prête vie, il est probable que Je retournerai dans In Baie des Chaleurs l'année prochaine.Je préfére\u2014natière de goût, peut-être un grand hout d'un incursion dans la Baie des Chaleurs à un voyage dans la région du Lac Saint-Jean, promenade que l'on vante tant et si souvent dans nos journaux, Par une belle après-midi du mois d'août, je laissais Lévis par le convoi éclair de l\u2019Interco- lonial.Nous nous rendons jusqu'à Dalhousie par voie ferrée, parcours de trois cent dix-neuf milles que nous effectuons à raison de trente milles à l'heure, les arrêts compris.Nous ar- vivons à Dalhousie à une heure et demie du matin, où nous raccordons avec le bateau qui fuit le service de la Baie des Chaleurs et part tous les mercredis et samedis, une demie-heure après l'arrivée du convoi.LE MONDE ILLUSTRE La petite ville de Dalhousie est une des localités les plus importantes du comte de Res- tigouche, dans le Nouveau-Brauswiek.Elle compte, d'après le dernier rescensement, une population mixte, en minjorite anglaise, de deux mille cinq cent trente-deux habitants.Ele fut ainsi noumée en mémoire du comte George Dalhouste, neuviènie gouverneur an- vais du Canada, de IS20 à 1828.Elle est sise à In tête de ln Baie des Chaleurs ot à l'embouchure de la rivière Resti- gouche.Dalhousie voit un grand nombre de touristes pendant la belle saison et tous ceux qui vont visiter la Baie des Chaleurs ne nun- quent pas dy faire an séjour de trois où quatre jours.Nous avons là de bous hôtels, tenus sur le tuême pied que les hôtels des grandes villes Entre autre, je signalerai l'hôtel Murphy.oll nous somes tres bien servis à des Prix tres modérés, Comme je l'ai dit plus haut.le bateau laisse le quai à deux heures du wating, lorsque le convoi n'est pas en retard, Je conscille à ceux qui ont heaucoup de temps à leur disposition de se rendre à Dal- housie une journée où deux avant le départ du bateau, De la sorte, ils pourront, avant de Sembarquer, se remettre un pea des fatigues du trajet de Levis a Dalhousie.En vous rendant à Dathouste une journée à l'avanee, que vous enployez à vous reposer, vous prenez le hatenu le lendernain soir, sur les neuf heures.plus à bonne heure si vous de préférez.Vous vous faites conduire à la chaw- brette que vous avez louée et vous vous installez convenablement.Le Tendemain, a sept heures précises, a cloche du déjeuner vous reveille en sursaut, car elle résonne assez fort A eutte heure, le pour reveiller les morts, Saint - bateau généralement Charles de Caplou ou Bonaventure.Au saut du lit.vous allez sur le jumt respirer l'air sadin et le varreeh et, après un quart d'heure de ce bain d'air pur, vous avez un appétit vorace et vous faites honneur au déjeuner qu'en vous sert.Chest de temps de lier connaissance avec les officiers du bord et de glisser quelques notes sur le bateau.Le capitaine de Velie Mo Josep Dual, est un Vieux loup de wer, natif de Fle dO léans, [la fait plusieurs fois déjà le tour du monde en qualite de capitaine et fa visité les principaux ports des deux continents.C'est dire que dans un bateau sous son commuande- nent on est aussi en sûreté que sur le terrain des vaches.M.Dugal navigue dans la Baie des Ohaleurs depuis que la ligne est établie, c'est-à-dire depuis quatorze ans.Poli, affable, toujours prèt à répoudre à nos questions impertinentes, le capitaine Dugal sait s'attirer l'amitié de tous ceux qui font sa connaissance.Le personnel du bâtiment est le même depuis nombre d'années, et l'équipage, au nombre «de trente hommes, forme une petite famille respectant son chef qui, d'ailleurs.se déclare parfaitement satisfait de ses enfants, Denx pilotes éprouvées ont lu charge de couduire le bateau, sous la direction du enpi- taine.Depuis que la ligne est établie, llel- wiral a toujours fait régulièrement ses deux Voyages par semaine, sans qu'aueun accident ne lui soit jamais arrivé.[ln été, quelques fois, pendant les grosses tempêtes de Pane tomne, retardé de quatre où cinq heures, tonis Jamais il n'a manqué un seul voyage.est vis-à-vis (Mest un record assez rare, et tous les vapeurs qui ont quatorze années de navigation ne peuvent pas cu réclamer autant.Admiral n été primitivement construit en 1865, par le gouvernement américain, pour servir de éroiseur du revenu.Je gouverm- went l'a ensuite cedé au président Grant, qui en a fait an yacht de plaisance et Fa aménacé tel qu'il est aujourd'hui, saufquelques mme rations Haété reconstruit à Brooklvr vu ISSE, et les MM.Connolly.les propriétaires netuels, lui ont fait subir, l'an dernier pour 220,000 de réparations.Le bateau mesure cent soixante-quatorz- pieds long, contient vingt cabines de premiere classe, plus grandes ot plus confortable que celles des bateaux en général.Ma, cu outre un petit salon, une jolie salle manger viel.tient décorée, un fumoiret quatre cabines cap plémentaires sur le pont.On a tout le comfort désiralde à bord ja table est excellente ct les mets sont toujours bien apprétés.Nous mangeons à satiète J.ln morue fraiche préparee de toutes les fac.Rien de plus délicieux que la morte fracLe telle que nous la tuangeons aux endroits oy on la pêche.Je fais autant de différence cntre cette morue et eclle que l'on mange dans \u2026- villes, qu'entre un jeune poulet euit à pene une vieille volaille à la chair corinee etre nu couteau et à lu dent.Ça vaut la peinte faire le voyage de la Baie des Chaleur en que pour manger une bonne fois de ls 0 morte fraiche.Le bateau qui tile ses douze et que noeuds à l'heure avec ses nouvelles 1 a auhbes a atteint le coquet village de New tar liste, où une foule de gens attend, sur le l'arrivee du léviathan.New-Carlisie «0°.chef-lieu du comte de Bonaventure et \u2014 une population d'environ mille âmes.La proue pale caractéristique de ce village est lu prete que Von voit partout.Toutes de- priétés sont entourées d'une jolie elotur u propre: les résidenees et teurs alentou - J hien entretenus, Tout est à Fordre or) l'aisanice, sinon Je Dien-être, A deux où trois milles de New-Cnrlis ! hatie le populeux village de Pospebiac.r re quable surtout par les grands établiss: de péche des Robin et de In compagnie Lod \u2026u thiller, dont M.W.LeBouthiller-Fauve \u2014 pute de Bonaventure an federal, est Tae tot l'aimable gérant, Pospébine à Une popniiset on, ¢ mposée en grande partie de pecheur- i dix-sept cent quarante-neuf ames, [ers canonique de Lu paroisse remonte à [88s Tous ceux qui font un arrêt à Pospel fe manguent pas daller visiter les établisses st de pêche érigés sur ce que nous sommes cou venus d'appeler le bane de Pospélsac lu entrant dans les immenses entrepôts de Re bin et des LeBouthiller, vous étes éton: ce voir autant de poisson et Vous Vous deunn tez ce que l'on peut bien faire de tout cela.Los entrepôts l'automne, lorsque la pêche a ote bonne, sont remplis jusqu'au faite de ue rue sèche empilée var rangées tirées au cordes Le contenu de ces hangars representeor milliers et des millions de quintaux de ue La majeure partie de cette marchandise QT expédiée, dans des vaisseaux qui appart 4 nent aux exploitateurs, sur les marches an glais et américains et à Rio Janeiro, dan mérique du Sud.En descendant, VAdudival a géneralen: at henneoup de fret a débarquer it Pospebiae «1 en remontant il prend presque à chaque su age une bonne quantité d'huiles et de poisson qui sont expédiés sur tous les ponts du pats Le bateau reprend sa course cl nous faisons ensuite esente à Newport, l\u2019ort Daniel, dont je parlerai plus loin.Petit Pabos, Grand [alos Grande Rivière et, enfin, nous areivens Percé, chef-lieu du comté de Guspe, apres avoir contourné In pointe au Maquereau on le département de la marine n érigé va phare Perec a une population de dix-huit cond ai plie ~ | aera.ot ames.C'est un joli village qui doit son nom à un rocher à jour qui se trouve à quelques vneablures du rivage et sur lequel, presque en tout temps, une énorme quantité d'oiseaux de wrèves prennent les ébats.Ce rocher est coupé à pie et mesure trois cents pieds de hauteur, autant de largeur, Le bateau pourrait, d'un côté, l'approcher d'assez près pour nous y débarquer avec une grande passerelle.; Par une délicatesse que tous les passagers mt su ny » \u2018cier, le capitaine avait donne or- Are de gon per ln marche du bateau et de eo- rover le coehbor, En passant en face de ce curieux p +nène de ln nature, tl tit jouer la drèqie du bateau, dont les cris stridents ef- fmvèrent les nombreux oiseaux aquatiques qui en couvraient In crite.Il y en avait des milliers et des williers qui voltigenient dans fair au-dessus du rocher où ils retournérent faire ln jasette aussitôt que nous fûmes dé- [RISO Nous apercevons de loin, surmontant le pla- au sur lequel est bâti le village de Percé, le ont Sainte-Anne, autrement appelé ln Table 4- Rolland, je ne sais trop pourquoi, Ce mont, à somment duquel on a installé, il y n deux \u201ca trois ans, Une statue de In grande thounna- rare ennadienne, à une altitude de douze cent trente pieds et on peut l'apercevoir de qua- monte lieues, lorsque le temps est clair.C'est nu moins ce que nous affirment les marms.Après avoir ralenti quelques minutes devant * rocher percé et le mont Joli, les tonchines ieprirent leur marche régulière et nous entri- mes, quelque temps après, dans une baie pro- rando, appelée la Malbnie, Cest un maguitique uavre de refuge pour les caboteurs.Nous -ntournons ensuite In Pointe Saint-Pierre, pour entrer dans ln Baie de Gaspé profonde l'environ vingt milles et large de huit à son -hitree, (Let fin on prochain Andre \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014t M.L'ABBÉ DEGUIRE M.l'ubhé Degruire, curé de Notre-Dame, de Montréal, est décédé le mercredi, 27 février, -avcombant à Une attaque de paralysie du cerveau, Depuis longtemps déjà, il souffrait de cette maladie, dont les secours de la science, pas plus qu'un séjour à la campagne.aux Etats-Unis, ne purent le uerir.Nentant sa fin arrivée, il demanda lui-même ls derniers sacrements, qu'il reçut des nmins «de M.l'abbé Collin, et 1} expira doucement au wilieu de tous les prêtres du séminaire, age- nonillés près de lui.M.l'abbé Deguire est né à Saint-Laurent.le ?août IS32, Il était tils de M.Pierre Deguire et de Mme Marguerite Aubry, I fit ses études classiques à l'ancien college de Montréal, rue du Collège.Après quelques années passées au séminaire, «n qualité d'ecelésiastique, il se rendit à Paris où il reçut les ordres de la pre trise dans l'église de Saint-Sulpice, le 21 décembre 1861.A son retour à Montréal, en 1563, M.l'abbé Deguire fut noume chapelain de FHôtel-Dieu, puis il fut appelé au séminaire pour y enseigner.1 remplit.durant plusieurs années les fonctions d'économe vt de directeur.A cette même époque il devint supérieur des Sœurs-Grises, ct soceupa du procès de béatification de Sœur Marguerite bourgeois, En 1889, on lui confin la cure de Saint- Jacques, en remplacement de M.le curé Rous- LE MONDE ILLUSTRE selot.Le zèle qu'il déployn dans l'exereice de ce nouveau ministere, le travail qu\u2019il s'imposa pour faire de l'église Saint-Jacques ce temple magnifique que nous admirons, son aimirable dévouement pour les fidèles contiés à sa vigilance, contribuèrent à hâter sa un.Maes broutet, d'hote LE, Desmarais & Cie Aussi, est-ce avec un profond regret que ses paroissiens le virent partir pour Notre-Dame, lorsque M.l'aldue Sentenne, gravement malade, dut abandonner ses fonctions de euré, M.l'abbé PY guire déploya encore sur ce nouveau théâtre son zele apostolique.Il continua à ce poste éminent l'œuvre de M l'abbé Sentenne, dout il fut le disrne successeur par ses hautes epttalités de cœur, d'intelligenee et ses grandes vertus.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LA FLEUR DE PETIT PIERRE I Jeaune Gendrot revenait du lavoir, un lourd paquet de linge mouillé sur l'épaule: mais, malgre cette charge, elle marchait d'un pas allsre et semblait ne pas sentir la fatigue.Pensez done : elle allait revoir son petit gas, son Pierre, tout ce qu'elle aimait sur la terre, tout ce qui lui restait du joli bonheur qu'elle avait en avec son mart, qu'une phtisie avait cmporté malgré les soins, la tendresse infinie de sn fenmne qui n'avait pu arréter la mort, que rien n'attendrit! Ah\" c'uvait été les jours mauvais, ceux qui suivirent l'enterrement de Gendrot, et, si les petits bras du mignon quelle allaitait ne Feus- sent retenue.eh bien ! Jeanne, minée par le chagrin à son tour, aurait été rejoindre cului qui cmportait sony Coeur.oo Mais le devoir etait la: il fallait vivre pour ln chère eréatureinconsciente desdouleurs humaines et qui, de ses grands yeux de per- veneche, de sa houchette rose, riaitä ln vie, Pou à peu, sansoublier, oh! que non: Jenne se souviendrait toujours !-la jeune feniume reporta sur le petit Pierre toutes les forees vives de son être : elle le chérit tant et si fait, s'oceupa de sa petite intelligence, de son petit cœur, déjà si bon, l'attifa, le pomonna comme un enfant de riche et.le temps nidant, ln douleur nigüe de la jeune veuve s'estompa.Jeanne Gendrot se prit à faire de beaux rêves pour l'époque où son Pierrot, déjà grand entrerait nu collège, elle travaillerait courageusement ot parviendrait, à foree de privations, à bien éduquer l'enfant.1: | La jeune femme ne songea jamais À se marier.533 elle se gardait tout à son \u201c p'tiot \u201d ; n'était- elle pas tout pour lui, comme il était tout pour elle ?pl Tout en montant les cent trente marches «qui conduisaient à la chambrette qu\u2019elle oceu- pait sous les toits, Jeanne ne pensait pas à ces rêves ambiteux ébauchés par elle.Non, elle escomptait tout simplement le plaisir qu'elle allait avoir de donner a son enfant un poliehi- nelle de treize sous, à la bosse rutilante de do- vuve.et qui faisait \u201c cuie : \u201d quand on lui pressait sur le ventre.Comme petit Pierre serait content et comme il tendrait ses deux bonnes joues pour que * p'tite mémé \u201d les embrasse ! Jeanne allait retrouver son fils sous In garde de lu mère Françoise, une vicille brave femme, demeurant sur le même palier, et à laquelle vile contiait le cher tré or lorsqu'elle était forcée de s'absenter, Arrivée au cinquième étage, la jeune femme s'arrête un instant pour souffler, tendant l'oreille atin de percevoir le gai babil de son enfant : elle n'entend rien, Par cette lourde fin d'après midi d'été, pas un bruit dans la maison.Jeanne continue de monter.Elle voit la porte de sa chambre en- tr'ouverte, elle entre.La mère Françoise n'est.pas la, Pierre non plus.Bast ! la vieille voisine l'aura cnmené faire quelque course dans le quartier ;\u2014pas d\u2019'inquiétudes avoir, La jeune femme dépose son fardeau de linge et, machinalement, regarde par la fenêtre grande ouverte, qui donne sur le Luxembourg, le merveilleux spectacle du jardin tout fHeuri du ciel tout bleu à peine floconné de petits nuages blancs, légers comme des plumes de cygne, des vertes frondaisons où tout un peuple ailé célèbre la saison des nids et aspire l'amour à plein bec.\u2014Qu\u2019il fait bon vivre tout de même ! soupire Jeanne, humant le parfum très doux d'un bouquet de roses, pâmées après la chaleur du jour, qui embaume la chambre d'une vapeur d'encensoir.Soudain, un cri s'étoutte dans In gorge de Fouvriere, eri d'une angoisse indicible : sur le rebord de pierre de ln haute fenêtre, son fils, son enfant, accroché d\u2019une main aux aspérités du balcon, tend l'autre menotte désireuse vers un Hilas posé sur la fenêtre voisine.Jeanne n'ose faire un mouvement : si l'enfant prend peur en lu voyant, en l'entendant.il ira se briser sur le sol, le malheureux, qui se penche ninsi sans souci du vide qui l'attire La jeune femme souttre mille morts, elle comprend la force du lien qui attache l'enfant a la mere, la chair à fn chair, l'âme à l'âme : Figée dans sa torpeur, elle voit Plerre saisir les fleurs tant convoitées ; s\u2019il se retourne, s'il fait un mouvement de plus, il est perdu La jeune femmne se sent défaillir, un brouillard obseurcit sa vue, elle s'affaise sur clle- mênie et perd connaissance.Quand Jeaune rouvre les veux, elle sent sur su joue une caresse humide : Pierre est là, vivant, bien vivant incliné vers elle.Il tient en su menotte In branche de lilas à demi détieurie sous l'étreinte victorieuse de ses petits doigts, et ln glissant dans l'entrebäilie- ment du corsage de sa rohe : -\u2014Pour toi, mémé ! dit il en l'embrassant.JEAN NIHILUS.Sur réception de 25e eu timbres-poste, nous enverrons les trois ouvrages suivants : les Farces de Piron, l'A nci des salons et la Petite ow les souffrances d'une jeune fille.C'est une belle occasion.G.A.& W.Dumont libraires, 1826, rue Saint-Catherine. i D NN TN ey N 3 9 N ee D vs ¥ A EN N MN n° a) 3 A N \\ AN Ny a \\ \\ \\ 9 NR Ÿ N y \\ \\ 3 = > à or > * , » \\ T < \\ V « a \\ N æ À Ne N \\ N y .N CR 2 \u201c N ON \\ NA À a À 1 4 Wh A ÿ 5 i ks NR OW N\\ Y, 9 \\ \\ NY S A 49 \u201cWA ANY 7 AL WN N \\ = , W \\ \\ S ~~ Ay \\ NW aA A N ol 3 3 WN À ee 7 Wy w LA # k à 4 S > / Ÿ \\ is NN Woof + a \u201cVous ND WR ; MN 7 \\ N MN \\ hd ft ARE 5) à 4 NX Ja SN A \\} Sd D \\ WH A» \\ \\ 2 3 ë N \\ | Ÿ AN > 5 Ts = NN + XN & \\ \\ ) AN SN ; TR N ig ; lu v vv + 4 % NV ?À À B \\ N \u20ac A a Vp N Ÿ A i WN \\ \\ Noi oh WW % A \u201ca.i | hy x À À RY A ot M s y » w | WW x N REN % Pr S ty ; v A ¥ W | à ! Ÿ \\ y \\ , \\ * 0 \\ A \\ \\ \\ % AN N A cat ! hs \\ \u2018 XX ÿ ca M x à ur ÿ À | | ul RA Ne i 1g ! f \\ i D ~~ Ÿ % i (| ik © i\u2019 À \u201c+ qu hy x a NE d \\ | ( 2.4 N \\ NS W ZF \\ ÿ MR | : Ap 4 à ® A W + 5 7 | GC 4 1% = À : \\ \\ \u2014 WN, | NN YU : \\ Ve Zz W J | I A A 17 42 A % \\ Q N AN ER i Se vy, \u2018ys A : vw { | \\ \\ i \u201c4 2%, Jy Tu + + 4, Nod EN 1 g 7 7 ÿ É À 9 \\ RK) 2) 4 .| A N Wr vt 24 + 5 4 LE \\ % \\ \\ SA J f wi W» z < \\ NY 4 ï 5 Sd MN | NR 5» 5 > i ek, 7 N pt \\ | 2 ; à hy a RG & : pa A W = 1 of A Ce eS AN = 4 a Z tr i + De \"a ve, Se ; 3 \\ ; , ; ARS Lh og AA nyt > À À y \u20ac cs 7 i on \"4 4 A ge : NY ed y pf x 7 / Z 7 7) 4 a, WN A } A vg La Ny $ > æ à bul 7 he N k + 4 \\ À 4 ; N 4 = = Le \u20ac y/ Ye 2 % ; N SN A NS ee 9 RAD LE: æ a J = 2s he! NA Ÿ 4% N ph ES > in Ne \\ WN \u201d jr ; NJ | - À è i G 4 S ci \u201c
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