Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 17 août 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Monde illustré, 1895-08-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: * 2 Sw En an, $3.00 = .Six mois, 81.50 12e AN EE, No 58).\u2014SAMED], 17 AOUT 1895 ANNONCES > is \" uy ToT me : Quatre mois, §1.00, payable d'avance BERTHIAUM 10-20 eo | lu ligne, par insertion - Vondu dans ls dépôts - - 5 cents lu copie Bureaux, 42, PH Ae SABOURIN, PROPRIETAIRES Insertions subséquentes 22 \u201d conte AUX, 42, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRE | ees lon oot it, MO?tloAlL, Tarif spécial pour annonces à lon \u2019 ny terme UNE QUESTION DE TOILETTE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 17 AOÛT 1895 SOMMAIRE Texrr.-Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014 Les hommes de Chateauguay, par Benjamin Sulte.\u2014 Carnet du Monde Htustré,-\u2014Nouvelle : Une mort tragique, J.-Emile Richard, -Etude de ma-ura, par Aimée l\u2019atrie.- Les ha- tailles de l'avenir, par le colonel X.- La justice en Chine. Se 2 7 x Se, das 4 7 a» 125 CE fh 2 ré FE.di % TARLEAT fix 3 a 7 «+ ~ ag! PE Eh Sree i a LF $ } ë - \u201c4, \u20ac ; -% LE Yo # 3 4) pr ia 14 à, % k.¢ hor == x 3d ÿ pre : 2 ae se 4 5; - 3 * Ps ae} + i Ser 3 et, MASSICOTTE \u2014! o, ve al t : x) Lad ; 5 So TE Te 5 R î Lay bé % as a A If 4 ; \u2018za > \u20ac.A « La 48 or 8 3 LX > et a ie ME a+ « x = Cy me 4 ni a pi ee \u2018 TRAVERS LI + 4 dut rs mére Perey + © A hr CANADA er p) 4 > yl 4x a CAM , kr oy ¥ WA .à & ; : uv °° w a; 2 v J ILLON \u2014\u20141 xp LS X o La x = ÈS ! ~ J = ~% i x k 1 \u20ac, i : A \\ \u20ac ¢ L La ei bi # 2 \u20ac, i Ç .À A, ; ès | ri ; ! ANCIENNE PRISON J i : 4 \u2014 ; dé I A fs ; f n°9 i, fr! 1s : Peg MEN 1 Ld pe = 508 oY [i ; NTL, i He ih li \u2019 a CS | Os - = COMO- LE 1 ÉRALCADELT bas &' pie L y 7e QUI EXISTAIT EN IS in x ye { : 9 \u2014 4 v 7 VF EY | ET Plot» ; # , ; es veau \u2018 F4 >» | N Ly \u201c48 | i L ; TJ « en ji ; Lapr< & Laver; LÀ A : * a 3 LIN £ w \u2014 \u2014r A AS Pw I \u20184 [Clas + Fath A a1.le ge => a 7 or \u201cpp ~The ad \u2014> x ps AG ) & = Ll 7247 ° LA Gé re 2 di ee 5, hm pd Sen SF So a a 3 iP 1S Aa an ox, 3 frp aura» 73 h W * eco, = yi >.kK) 5.capes pre Yep oR ; Id PA dm, 3 fd Rd 0 4 Th Li ets as * cn sat Peg joa 1 ; \u201c Ul en + ; À Le FY f oy PQ Er Hi ë ri\u201d i hl 0 a JER Px Sir & = sed FOR Ne, A = it 32 = Ch Y Fhe Se Ra 8 a Xe A Sa D a Su vs, Es Ce Lee $ va TE at, Ww, hg ve 1 .wg?A A.= ; A « a Fe + ili -f ~- + i COAT 74 oR ) Fhaertod 9 ; 7 \u201c N « 4 i A : i 4 H \\ 1nd \\ 4 À À Fr ; ) 1 AN A _ Le I LN AL 4 Hid a vu \"x >: l at A ALAN INL ot La RO DO L DEL 0 » XQ enti] OE AR rr iia ~~ ge me Aa yo 3 pL ace DR + ar a ! ml à = oR crue | Uo el eee D acer me Den ob eM San = es ra 3 ae om oh PEPE 240.ne 3 rE 4 =~ Que ERTL Rig =\" La \u20143.Intérieur de la grade serre.\u20144 La graude serre.\u20145, Residence de M, Pinoteay 1.M.A.Pinoteau, chef fleuriste.\u2014 2.Vue generale du parc, MONTREAL.\u2014 LE PARC LOGAN Lu RENSEIGNEMENTS DIVERS Si le professeur Garner va se remettro en engre, dans les déserts du l'Afrique, pour se convaincre que les gorilles et les autres singes de moindre taille en savent autant que les hommes, il perdra tout simplement son temps.Peu de personnes, assurément, se soucieraient d'étudier In langue des singes, la littérature simienne füt-elle incomparablement féconde.Que le savant professeur Garner prenne garde qu'on se méprenne à son endroit, s'il vit trop longtemps en compagnie des singes: Lu.société municipale des postes, à Aix-la- Chapelle, vient de prendre une grave décision : elle a congédié tous ses facteurs, et les a remplacés par «les jeunes filles, ingambes et consciencieuses.Grand a été l\u2019étonnement des bourgeois d'Aix en voyant apparaître, l\u2019autre jour, à l'heure du déjeuner, ces gracieuses fonctionnaires.Elles portent une robe noire, une écharpe jaune, un petit chapeau de toile cirée noir garni d\u2019un ruban jaune, enfin une boîte à lettres en sautoir.Il ne manque plus maintenant que de les munir d\u2019une bicyclette et la ville d'Aix aura une administration postale \u201c dans le train ! \u201d L'Etat australien de Victoria, si l'on en croit un journal anglais, la Pull Mall Gazette, possède des lois d\u2019une fantaisie exquise sur le divorce et le mariage.Par exemple, \u201c un mari ne peut divorcer, si sa femme s\u2019est enivrée trois fois.\u201d Se peut- il imaginer un abri plus sûr et plus facile pour les p-cheresses endurcies ?Votre femme a tous les vices, moins un : l'ivrognerie.Qu'elle l\u2019ajoute à son ample collection ; vous voilà aussitôt contraint de lu garder à jamais.De la garder, mais aussi de souffrir patiemment ses torts.Car vos sévices et injures graves ne l\u2019autorisent pas, elle non plus, à réclamer le «divorce.Sans doute les lépislateurs de Victoria ont édicté une peine contre la brutalité, mais quelle étrange peine ! \u201c Le mari convaineu d'avoir battu sa femme est condamné à lu perte de ses droits électoraux.\u201d Ne semble-t-il pas que ces lois soient l'œu- vre de quelque ingén.eux humoriste, de quelque Mark Twain australien ?Depuis vingt-cinq ans, le gouvernement allemand se donne toutes les peines du monde our germaniser les deux provinces françaises, \u2018Alsace et la Lorraine, arrachées à la inère- atrie à la suite de la fatale guerre de 1870.Malgré tout cela, ces deux provinces restées françaises de cœur n\u2019ont jamais laissé échapper une occasion de montrer leur haine contre \u2018Allemagne, contre l'empereur, en un mot contre tout ce qui est allemand.Cette haine se montre toujours dans toute son ardeur, dans toute, sa vivacité aussi bien aujourd'hui qu\u2019au premier jour de la germanisation.L'Allemagne célébrait le 25e anniversaire de la déclaration de la guerre entre la France et la Prusse.La colonie allemande de Strasbourg avait organisé, à ce sujet, une grande fête, lorsque les élèves alsaciens du gymnase catholique de cette ville ont envahi aux cris de \u201cVive la France!\u201d la salle d'honneur du ymnase, où se trouvait exposé le buste de empereur et, avant qu\u2019on ait pu les en empé- cher, le buste était renversé et fuulé aux pieds, LE MONDE ILLUSTRE Il est d'usage, en Lithuanie, comme dans beaucoup d'autres contrées, de faire suivre d'un diner somptueux les funérailles des personnes riches, Dans un village, il y n quelques jours, eut lieu l'enterrement de lu femme d\u2019un propri- Staire.Parents, amis ct connaissances afttu- drent ; on mangea et but de bon appétit, en faisant l'éloge de In défunte Ce thème, toutefois, fut rapidement épuisé et ou diseuta ln question de savoir si le veuf se remaricrait.Tout à coup, celui-ci entra dans la salle, donnant In main à une charmante voisine, qu\u2019il présente comme sa fiancée aux convives stupétiés.Beaucoup de mines de mamans s'allongèrent : toutefois, In fête continua ; les musiciens furent appelés ; on dansa, mangea et but pendant deux jours et deux nuits ; et bientôt on recommencera à l'o:casion du mariage, Nous savions déjà que Napoléon Ir, au temps où il se trouvait à la recherche d\u2019une position sociale, avait songé à prendre du service à Constantinople, dans fos troupes du Sultan.Mais nous ignorions qu\u2019il avait failli, quand il était simplement officier d'artillerie, s'engager dans l'armée anglaise, et l\u2019histoire des guerres de l'Empire donne au moins quelque piquant à l'aventure.L'anecdote est révélée par M.Pierre Mille, dans un article sur \u201c la France en 1802,\u201d qu\u2019il publie dans le dernier numéro de la Revue bleue.Un docteur Bate, professeur d'anglais de la famille impériale d'Autriche, dinant un soir du printomps de 1792 avec plusieurs per- sounes, dont Joseph et Napoléon Bonaparte, fut interrogé par ce dernier sur les chances d'avancement qui lui seraient offertes dans l'armée de Sa Majesté Britannique.Le doe- teur Bate répliqua au futur empereur qu'il ne dépasserait très probablement jamais le grade de lieutenant-colonel et qu'il pourrait même être envoyé aux Indes pour y mourir obseu- réinent de ln fièvre jaune.Cette conversation suffit à refroidir le jeune Bonaparte ; mais si son commensal s'était exprimé autrement, qui sait ce qu'il en fût résulté pour l\u2019Europe et jusqu'à quel point \u201c la face du.monde aurait été changée \u201d ?Un ivrogne n'ayant pu trouver À se griser complètement, entra un dimanche soir, pour se consoler, dans une église protestante, au moment où le ministre préchait sur l\u2019ivrognerie.Quelques minutes après, le ministre s'écriait dans un beau mouvement d'éloquence : \u2014Où est l'ivrogne ?Ayant entré l'office commencé, notre ivrogne erut que le ministre s\u2019adressait à lui et il se fit petit sur son siège.\u2014Où est l'ivrogne ?tonne de nouveau le prédicant.\u2014H sait que je suis ici, se dit le malheureux retardataire.\u2014Où est l\u2019ivrogne ?s'écrie pour ln troisième fois le ministre, \u2014Me voici, dit I'ivrogne.Grande fut la surprise du ministre et des assistants.Peu après, le ministre s\u2019écrie : \u2014Où est l\u2019hypocrite ?Personne ne répondit, comme bien on le pense.Le ministre ayant répété son exclamation, notre ivrogne se leva et alla droit à un banc où se trouvait un riche citoyen, paraissant tres respectable, et l\u2019apostropha ainsi : \u2014 Pourquoi ne répondez-vous pas.comme je / l'ai fait quand il m'a appelé tout à l'heure ?APOLOGUE DOMINICAL Un cultivateur se moquait de son voi parce que celui-ci ne voulait pas, comme lui passer de temps en temps le Dimanche à tr \u2019 vailler aux champs, mais cherchait, ay .traire, à sanctifier le jour du Seigneur on a sistant aux offices de la paroisse, w \u2014Suppose, lui dit le voisin dans li tention de l'éclairer, suppose que j'uie se A louis en poche et que, rencontrant un hom sur le chemin, je lui en donne six.Que dirais tu de cela ?\u201d \u2014Je te trouverais généreux et je to dirais que l'homme qui t'aurait rencontré en si bonne isposition te devrait bien de ln reconnaix.sance, \u2014 Fort bien ! Mais si, au lieu de m'en savoir gré, il me jetait par terre et me volnit le dernier louis que je me serais réserve, dirais tu alors ?\u2014Le misérable, il faudrait le pendre, Ce ne serait pus trop ! \u2014Aumi, c'est pourtant là ton histoire.Dieu t'a accordé six jours pour travailler + pour gagner ton pain ; il ne s'est réserve que le septième, et il nous à commandé de 1- sime- tifier.Et toi, au lieu d'être reconnaissant de ses dons et de respecter su volonté, tu lui voles le septième jour.Le cas n'est-il pas le wine Que t'en semble ?Le paysan en convint, tit réflexion -ar lui- même et s'amenda.Il avait reçu une bonne éducation première.que Lots VE Lor, CONSEILS PRATIQUES Contre le hoquet persistant.\u2014Un deni cuillerée à café de vinaigre, avalée rapidement, le fait cesser aussitôt.Pour enlever les tuches d'huile-\u2014Un moveu facile pour faire disparaître les taches d'huile sur un parquet est de les trotter ave un chiffon trempé de pétrole, puis de laver ln place lorsque le pétrole «st évaporé.(men caustique et on cire.Il suffit de presser sur In tache de la terre de salinette et de l'A 'aisser séjourner quelque temps.Marquage du linge \u2014Le meilleur moven pour marquer le linge est le suivant : avez un cachet en fer avec votre nom ou votre chittre en relief et chautlez-le fortement : pus au rouge cependant : couvrez avec un peu de -ucre blanc bien pulvérisé ln partie du linge ou vous voulez mettre la marque ; appuyez fortement votre cachet ct la marque sera indélébil- Des moyens d'éviter les refroidissements Il ya un moyen bien simple d'éviter Los re froidissements, c'est de fermer In honeli.Lors qu'on sort d\u2019une chambre surchaatfée.surtout tard dans la soirée, et qu\u2019on respire par la bouche, on est presque certain de se refroidir.Il importe de tenir la bouche bien former vt de respirer par le nez Neuf fois sur dix on se refroidit en tenant la bouche ouverte lorsqu'on quitte une chambre surchauttée.ll faut aussi fermer les yeux pendant une minute ou deux.Ne manquez pas de vous procurer les ot vrages suivants : les Farces de iron (He).YAmi des salons (10¢), les Lettres d'un etu- diant (10c), Un disparu (10c), le Putor (10) la Petite (Be), le Grand hor oscope des came (10e), la Clé des songes (5e), les Loisirs d'un omme du peuple (50c).G.-A.ct Ww.Du mont, 1826, rue Sainte-Catherine. _ _ FEDILETON DU MONDE ILLUSTRE or ' A Ti { hn i Hi \\ = | ( a EN ga ES A 2 \\ ag ® 1m iw \u201cis Hi Après lui avoir expliqué en peu de mots le but de xa visite.\u2014 l'age 27, col, ?LA MENDIANTE DE SAINT-SULPICE AAA 0 AAA ISA PREMIÈRE PARTIE LE TESTAMENT DU COMTE D'AREYNES ASS AT LL NTN Françoise Leroux, occupée en ce moment à donner le biberon à 3 \u2014Parier à Mme veuve Leroux.\u2014Entrez, monsieur, vous allez voir ma fille.l'une de ses pensionnaires, était une femme d'environ trente ans, une Duplat traversa la cour, en suivant lu vieille femme qui l'intre- brave paysanne à figure avenante et sympathique.Après lui avoir expliqué en peu de mots le but de sa visite, 1 duisi .luisit dans une assez grande ièce, autour de laquelle se trouvaient Servais lui remit la lettre officielle du maire du onzième arrondis ot uement, rangés une dizaine de lits minuseules, dont six ou lent occupés par «es petites filles qui jouaient ou crinient sement.plus âgée avait deux ans à peine.La veuve en prit connaissance et dit : LS ES \u2014C'est très bien, monsieur.On ne pouvait faire mieux en No 27 228 ee moment.l\u2019auvre chérubin ! ajouta-t-elle, en enlevant des bras de Duplat ln petite fille qui commençait à pleurer, Elle a faim, pour sûr.olleasoif.Sois tranquille, ma mignonne, tu seras bien soignée ici.On te donnera du bon lolo.,Ç Et, sans plus tarder, elle présenta le biberon A ln petite Rose, qui le prit avidement, \u2014J'ai une recommandation verbale à vous adresser, madame Leroux.dit Servais.\u2014Laquelle, monsicur ?Co \u2014Vous devrez, dans le plus bref délai, faire remettre à la mairie du onzième arrondissement le bonnet et In chemise de cette petite fille, et la couverture qui l'enveloppe, ces objets étant décrits sur le procès-verbal qui sera remis à l'Assistance publique, en méme temps que ln notifiention du dépôt fait entre vos mains.; \u2014Je sais que cela doit se faire, monsieur, et je me conformerai très exactement à vos recommandations.\u2014-Voulez-vous me donner un regu de ect enfant 2.-Mnis bien sûr que je le veux.Françoise appela sa mère.\u2014 Maman, lui dit-elle, donne-moi, sil te plait, une feuille de papier, enerier et ln plume.; La vicille femme s'empressr d'apporter sur une table les objets demandés.\u2014A quel nom dois-je faire le reçu ?reprit la veuve Leroux.\u2014Au nom de Jules Servaize.\u2026.Françoise prit la plume et d\u2019une écriture fort correcte traça les lignes suivantes : « Reçu de monsieur Jules Servaize une petite fille paraissant âgée de trois jours et déposée entre mes mains sous le nom de ROSE, par ordre du maire du onzième arrondissement, an nom de l\u2019Assistance publique.« Saint-Maur-des-Fossés, le 28 mai 1871\" Elle signa, et elle tendit le papier à l'ex-capitaine de fédérés, en disant : \u2014 Voilà, monsieur.\u2014C'est parfaitement ça, madame.répondit-il.Il plia le papier en quatre avec le plus grand soin et le glissa dans ln poche de son veston.Le complice de Gilbert Rollin n'avait plus rien à faire dans la maison de In nourriee.En conséquence, il prit congé de In brave femme ct regagna la route de la Varenne sur laquelle se greffe, au delà du Pare-Saint- Maur, celle de Champigny.Les derniers événements de Paris étaient dejà connus partout.L'armée de Versailles étant victorieuse et Vinfame Commune étranglée, Duplat rencontrait à chaque pas des gens qui avaient cherché un refuge dans les villages des environs de Paris, et qui maintenant se hätaient de regagner ln capitale.Avant ln guerre on avait fait sauter le pont de Champigny, et naturellement il n'était pas encore reconstruit.Le fugitif fut donc obligé de traverser lu Marne dans le bateau du passeur, pour se rendre au domicile de la blanchisseuse qu\u2019à Champigny on appelait volontiers LA BELLE PALMYRE.Palmyre était une grande fille indiseutablement jolie et reconnue comme telle.À Champigny, qu\u2019elle habitait depuis cinq ans et où elle oceu- pait l'emploi de repasseuse chez la plus forte blanchisseuse du pays, vlle avait eu, comme bien on pense, des alornteurs en grand nombre.Servais Duplat avait toujours été le préfére.Ils s'étaient connus à Paris, six années auparavant, et «depuis cette époque, même après l'installation de Palmyre à Champigny, ils n'avaient jamais cessé de se réunir le temps en temps.Palmyre n\u2019ignorait pas que Servais faisait partie des bataillons de la Commune.L'ayant revu après le 1S mars, elle avait voulu le dissuader de rendre part à l'insurrection, mais «lle n'était point venue a hout de e convainere qu'il courait follement a des danger certains.Doude d'un gros hon sens, elle comprenait à merveille que le but poursuivi par les communards était un rêve idiot, un odieux cauchemar qui devait aboutir à un réveil sanglant, Elle ne parlait d'ailleurs jamais de Servais, et si elle en cût parlé elle aurait enché avec soin qu\u2019il jouait un rôle dans l'armée des fédérés.Si on l'avait vu quelquefois en sa compagnie, les dimanches, à Champigny, on s'était d'autant moins oceupé «de lui que Palmyre changeait plus souver.t de eavalier.C'est donc à peine si on connaissait Duplat dans le pays.Quand les deux amants voulaient se voir, c\u2019est surtout a Paris qu\u2019ils se rencontraient.Pendant le siège, Palmyre s'était réfugiée dans la capitale avec sa patronne, qui l'aimait beaucoup malgré sa légèreté, et qui tenait prodigieusement à elle pour les services qu'elle lui rendait comme ouvrière d\u2019une merveilleuse habileté.FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ Après In signature de l'armistice, elle avait, ainsi que sa pa regagné Champigny et repris son train de vie habituel, le fer \u20ac main toute la semaine et flirtant le dimanche avec des gnreonx du pays et des petites camarades d'atelier complètement dépourvues de préjugés comme elle.; Pendant les mois de In Commune, Servais lui avait Geri un .\u2018 .\u20ac seule fois, et dans cette lettre arrivée à ln destinataire après plusieurs jours de retard, il ne parlait point d\u2019une visite prochaine, muis depuis que les troupes de Versailles étaient entrées dans Paris, l\u2019aluvre se disait souvent : to \u2014-N'il n\u2019est ni fusillé ni arrêté, je le reverrai bientôt.Et elle ajoutait en forme d'oraison funèbre anticipée : -S'il était fusillé, ce serait dommage tout de même ot jo le pe.gretterais, car je l'aime bien, ce monstre-là, mais il pourrait se vanter que c'est rudement sa faute !.Je lui avais assez dit et répété de ne pas se fourrer là-dedans ! La jeune repasseuse demeurait rue Bretigny.Le dimanche, Palmyre travaillait jusqu'à midi chez sa patronne À partir de cette heure réglementaire, elle était libre jusqu'au lundi matin, et nous savons qu'elle usnit largement de cette tiberté, Le 25 mini, jour de la Pentecôte, la repasseuse avait passé toute la matinée à l'atelier.Elle en était partie après avoir donné rendez-vous à Vine de se compagnes pour aller à six heures manger une friture nu bord de l'eau chez un pécheur-restaurateur, nvee l'intention de se rendre ensuite au bal champêtre dont elle faisait l'ornement tous les dian.ches.Il était trois heures.Palmyre venait de mettre en ordre son petit ménage qu'elle tenait avec une propreté minuticuse, et d'achever su toilett quand retentit un coup bruyant frappé à la porte de la rue.Sans même se demander quel pouvait être le visiteur ca la vis- teuse inattendue, la repasseuse courut ouvrir et poussa uns exelnua- tion mêlée d'effarement et de joie en voyant en face d'elle Servais Duplat.trs mue, NTVI Toi! fit ensuite Palmyre un peu tremblante, toi\u2019 t'est bien toi ¢ \u2014\u2014Parfaitement moi.répliqua le fugitif en se glissant daus In cour et en refermant aussitôt la porte derrière lai Pas Fanotion Du sang-froid,.il en faut.etentrons chez toi.\u2014Tu es poursuivi, je le parie ! dit la repasseuse, thaivant un danger.\u2014Poursuivi n'est pas précisément le mot, répondit Servais apres avoir franchi le seuil de la petite maison.Mais je suis tenue Je pourrais être inquiété d'un moment à l'autre.I est done me dispensable, pour wa stivete, qu'on ne m'aperçoive point dans eo pays ot qu'on ignore que je m'y trouve.\u2014Ah ! je te le disais bien, moi, que tout cela finirait noi 7 Tu nas pas voulu m'éeouter ! \u2014J'ai eu tort et tu avais raison.D'abord, récle generale, des femmes ont toujours raison !.Enfin, ce qui est fait est fait C'est fini, n'en parlons plus.\u2014C'est ça, n'en parlons plus.\u2014 Comment, reprit-elle, on te cherche.On va te pour-nivre.Ah! si tu avais voulu me croire * Je le savais bien, moi, que ton gouvernement de la Commune c'était de In blague et que va ne pouvait pas durer 1.1 Et les chefs, les meneurs, des polichinelles qui ne songenit qu'à godailler et à mettre des sous dans leurs poches - Fallait que tu aies In tête à l'envers pour couper dans ces ze tans\u201d Aussi voilà où ça t'a conduit, mon Servais, mon pauvre petit Net: vais! ode te répète que jai eu tort, répondit-il.Parbleu.je le vois bien maintenant.Mais, qu'est-ce que tu veux, J'Y aHlais de eon fianee.-\u2014Ces gueux-là te montaient le coup !.A \u2014Malheureusement il est impossible de retourner cu arret pour effacer les impairs qu'on à faits.ll faut attendre qu'on bes oublie.\u2014Dam oo C'est qu'ils étaient gros, Tes impairs c'est le tour des représaiiles, n'est-ce pus ?\u2014Oui, -\u2014T'erribles ?\u2014Ah ! oui, terribles !., -\u2014C'est ce qu'ont dit ici des gens sortis de Paris.Kt tu te bien compromis ?.\u2014Âssez comine ça ! J'allais de l'avant, moi, tout bétemunt.\u2026\u2026 On m'a dénoncé.\u2014Dénoncé ! répéta Palmyre avec offroi.Faut-il qu\u2019il y ait des Rens canailles ! Et, si on te prenait, qu'est-ce qu'il t'arriverait ?Maintenant FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ 229 On me mettrait probablement au mur, et couie *.Ah ! miséricorde !.fusiller mon petit Servais !.quelle horreur I.Que vas-tu faire alors pour dépister ceux qui te cherchent à.- | | oo \u2014Provisoirement, il faut que tu me donnes l'hospitalité ; que tu me enches pendant quelques jours.J'ai compté sur toi.Ai-je bien fait ?.A 4 \u2014 Si tu ns bien fait.C'est pus sérieusement que tu le de- maundcles 3.06 Ah ! oui, tu peux compter sur moi QE .Quand bien même je devrais être compromise avec toi, je m'en fiche 1.\"Tune auitterns pas cette maison.Je tai.\u2026.Je te garde.+ Mais, njouta Palmyre avec anxiété, crois-tu que les recherches peuvent conduire jusqu'ici coux qui ont intérêt à te retrouver ?Un ne me purait guère probable, seulement quand on veut n'être point pincé, il faut tout prévoir.Nous ne resterons pus Jontempes à Champigny \"tu as un projet ?Oui, Lequel ! Celui de passer en Suisse.Tous les deux à.Mais, bien sûr, tous les deux ! \"le figures-tü par hasaed que je suis venu te trouver pour que tu me tires d'embarras, et qu'ensuite je te Inisserai te débrouiller comme tu pourras \u2018.C'est ça qui serait une canaillerie numéro un !.Oui, oui, nous filerous à Genève tous tes deux, tn t'établiras de ton état, et nous vivrons très tranquilles et tres heureux, n'ayant rien à craindre de personne.Duplat s'attendait à voir Palmyre accueillir sa proposition avec un enthousiasme bruyant, expansif.Il wen fut rien.La jeune femme, le front soucieux, rétléchissait.Ca n'a pas l'air de te sourire beaucoup, sais-tu ! reprit Duplat, tres vent, Aer à Genève, uous établir, répliqua l\u2019almyre au bout d'un instant.Ah! certes, je ne demanderais pas mieux ! je sais mon métier, et je peux dive, suns me vanter, que Je suis une bonne ouvrière, trés eupatle de diriger un établissement, mais cn ne vit pas de l'air du temps, et on ne s'étahlit point avec des noyaux de pêches ! Je n'ai pas un raclis d'économies, moi ! pas le plus petit bas de laine ! Cinq où six pivees de cent sous dans le coin d'un tiroir de ma commode.Vlh tout mion sac !.y n\u2019est pas lourd ! Brusquement Duplat demanda : \u2014 Crois-tu qu'avec cinq mille balles tu pourrais eréer lh-has un atelier de blanchisseuse de fin 4.Ca serait même beaucoup plus quil n'en faut.répondit l'alimyre étonnée.Ih bien | compte toujours sur eette somme-la.Cing mille balles ! Ni plus, ni moins.la somme ronde, Tu te figures que tu les auras / Parfaitement.Et d'où viendront-ils ?Hs ne viendront pas.ils sont venus.C'est mon has de laine.un bas de laine qui ne doit rien à quiconque Est-ce que c'est vrai cette menterie-la 2.C'est si vrai que voilà les fariots.Douteras-tu encore ?Et Servais exhiha cinq billets de banque mis à part dans une de ss Il whes, Alors se manifesta en plein l'enthousiasme expansif et hravant sur lequel il comptait.; | Ah! mon Servais !.mon petit Servais 2.Mais aussi, qui te chérit ?C'est ta petite My-myre.En homme pratique et bien avisé, Duplat n'avounit que de tiers \u201cle l'argent qu'il possédait, et il ne souffait mot de ses espérances, C'est-à-dire des cent cinquante quille franes hypothèques sur le futur héritage de Mme Henriette Rollin.Nous causerons plus tard de nos projets, dit Palmyre quand elle ent recouvré un peu de calme.Pour le moment songeons au plus pressé, Crains tu qu\u2019on puisse venir te relancer jusque chez moi de te répète que ce n'est guère probable, mais qu'il faut cependant se tenir sur ses gardes.Quelqu'un de tes amis connait-il mon adresse à Champigny ?Merlin, seulement.Nervais oubliait Gilbert.Merlin, qu'est-ce que c'est que ça ?demanda la repasseuse.; \u2014 Un camarade à moi, que tu as vu dans le temps à Paris et qui vient de m'aider à filer.~Tu es slr de lui ?Comme de toi.-Alors, ça va bien.; \u2014Je resterai chez toi, caché, sans mettre dehors ti pied ni patte.\u2018loi tu ne changeras rien À tes habitudes de travail, seulement, au lieu de boulotter toute seule chez le mastroquet, tu ren- trerus prendre tes repas ici avec moi.\u2014Çn, c'est facile.mais \u2014Mais, quoi ?\u2014J'ai des amies qui viennent me voir le dimanche, et je ue pourrais pas leur fermer mx porte sans éveiller leurs soupçons.Servais se mit à rire.\u2014Eh ! grande bête, répliqua-t-il, avant huit jours nous nous serons carapattés sans que tu aies annoncé ton départ à qui que ce soit.Dimanche prochain on trouvera ln maison vide.-Bon pour «dimanche prochain.Seulement, ce soir.\u2014Eh bien ! ce soir ?-dJ'ai donné rendez-vous à Elodie, une bonne fille, pour aller ensemble manger une friture au bord de l\u2019eau chez Bordier, et de là au bal.Si elle ne me voit pas arriver, elle sera capable de rappliquer ici, illico._0 \u2014Saperlipopette ! s'écria Duplat, les yeux brillants, manger une friture au bord de l'eau, c'est ça qui me tente !.Si j'usais.\u2014Point de bétises ! interrompit Palmyre.Tu ne sortiras pas die -C'est que je weurs de faîn ! Je ne me suis rien mis dans le fusil depuis hier soir.Attendras-tu bien encore une heure ?Dame !.en me servant le vqntre.\u2014dJe vais courir chez Elodie.je lui raconterni qu'il me tombe une tuile.que je suis forcée d'aller à Chennevières chez des gens embétants et que je rentrerai fort tard.Elle gobera ça le mieux du monde.En revenant je t'apporterai à diner.Tu auras ta friture.-\u2014Va done.Fais pour le mieux, ct surtout fnis vite.Les inquiétudes de Servais Duplat semllaient s'être évanouies ; cependant il tenait à prendre ses précautions pour sauvegarder la fortune qu'il portait sur lui.Aussitôt seul il tira de sa poche les nombreux papiers qui s\u2019y trouvaient : les reconnaissances signées par Gilbert Rollin, le laisser- passer au nom de Jules Servaize, donné par le maire du onzième ar- roudissement, le reçu de Françoise Leroux constatant lu remise en ses mains de La petite Rose, entin les neuf billets de mille francs, faisant partie des quinze mille que lui avait versés Merlin pour payer sa trahison envers le gouvernement de lu Commune.- I} faut, se dit-il, mettre provisoirement, et sans que Palimyre le sache, tout ceci en lieu sûr.Je reprendrai çu au moment de notre départ pour la Suisse.detant un coup d'œil autour de lui, il poursuivit : \u2014Mais où cacher ces paperasses / Sur la tablette du buffet il avisa cing où six bouteilles vides.\u2014 Voilà mon affaire, ajouta-t-il en en prenant Une, c'est un coffre- fort d'un nouveau genre, et il sera sûr.En un tour de main, il déboucha In bouteille \u2014-un litre, \u2014et s'us- sura qu'il n'existait aucune trace d'humidité à l\u2019intérieur.Duplat fit un rouleau très serré des papiers, des neuf billets de mille franes, auxquels il joignit les cinq exhibés devant Palmyre, et glissa ce rouleau dans le litre qu'il reboucha ensuite hermétiquement, Il ne gardait dans son porte-monnaie que trois ou quatre cents franes en or et quelques pièces blanches\u2014ce qui restait du premier billet.\u2014 Maintenant, où fourrer cela ?se demanda-t-il.L'inspiration répondant à cette question ne se fit pas attendre.La bouteille à la main, il gagna le jardinet qui se trouvait derrière la maison.Quelques arbres à fruits ombrageaient des carrés de légumes entourés de fleurs communes.Dans un angle, il avisa un figuier d\u2019une assez belle venue.Au pied de cet arbre, murmura-t-il, Une bèche, dont on s'était servi hu veille, se voyait tout dehout, tichée dans le sol, Servais Lu prit, et en moins de cing minutes il eut creusé un trou de deux pieds de profondeur, au pied du figuier.\u2014Une bouteille de cent soixante-quatre mille Frances ! dit-il en riant et en faisant glisser le litre au fond du trou, qu'il combla ensuite avec soin.Je mets bien au défi qui que ee soit de venir la cher- cher là :.;Ç _ ; Et il entra dans ln bicoque, enchanté de lu hesogne qu'il venait de mener à honne fin.Nous avons laissé Rnoul d'Areynes, vicaire de Saïint-Ambroise, tomlant frappé d'une balle sur le seuil de la porte entr'ouverte, au moment où il allait pénétrer dans la maison qu'il habitait, rue Popin- court.Nous l'avons vu, faisant preuve d'une énergie surhumaine, se relever malgré su blessure, entrer en chancelant dans l'allée sombre, repousser ln porte derrière lui, avancer de quelques pus et s'abattre 230 enfin, épuisé, sanglant, sur les premières marches de l'escalier, en poussant un cri de douleur dans lequel su vie semblait s'échapper.| Cet immeuble à trois étages contenait seulement trois locataires.L'abbé d'Areynes occupait le premier.; ; Le second était habité par un ancien chirurgien-major en retraite.Le troisième, enfin, appartenait à une famille de bons bourgeois, qui avait quitté précipitamment Paris dès les premiers jours de l'insurrection.,Ç _ Le concierge était mort de frayeur depuis un mois, et le propriétaire, absent de Paris lui aussi, ignorait cette mort et n'avait pu pourvoir au remplacement de son subordonné.; La maison se trouvait done sous ls garde du locataire du deuxième étage, et sous celle de la vieille Madeleine, ln tidèle servante du vicaire de Saint-Ambroise qui, suivant les recommandations de son inaître, n'avait pas quitté son appartement ; M.Leblond, l'ancien chirurgien-major, était un honnne solide et d\u2019une santé vigoureuse ; il connaissait presque intimement le jeune prêtre.,Ç Sa femme comptait cinq ou six années de moins que lui.Madeleine passait chaque jour quelques heures chez ees braves gens, se rendant utile au ménage et parlant sans cesse «du vicaire qu\u2019elle aimait comme s\u2019il eût été son enfant.Tous les trois attendaient anxieusement le retour de l\u2019ordre, le Laisser du rideau sur le dernier acte de l'inffune tragédie ot la rentrée de l'abbé.Depuis cinq jours, ils restaient calfeutrés chez eux, calmes et sans défaillances, comptant sur la Providence et priant Dieu.XLVI Madeleine seule était bien obligée, de temps en temps, de mettre les pieds hors de la maison pour aller aux provisions.Elle avait la tête solide, la vieille Bretonne, et ne eraignait point de s'exposer.\u2014Il ne m'arrivera jamais que ce que Dieu voudra !.pensait- elle.Ce soir-la, cependant, elle était sortie avec plus d'appréhension que de couture.La bataille des rues se rapprochait de son quartier.Elle n'avait réussi qu'avec beaucoup de peine à se procurer les aliments indispensables, forcée de franchir des barricades, entendant les balles siffler autour d'elle.Avec les éléments du maigre repas du soir, la digne servante apportait cependant une bonne nouvelle.Les commerçants du quartier, tous pères de famille et bien pensants, lui avaient dit : \u2014Rassurez-vous, Mme Madeleine, demain tout sera fini.Les fédérés abandonnent leurs barricades, l\u2019armée de Versailles avance toujours.Les braves gens prennent le dessus sur la canaille.M.l'abbé d'Areynes ne tardera pas à revenir instruire nosenfants.Aussi, une fois Madeleine rentrée au logis, on dina moins tristement que de coutume au milieu des trépidations produites par les décharges de plus en plus rapprochées de l'artillerie.Par instants la maison, tremblant sur ses fondements, semblait près de s'écrouler.Personne n'eut même l\u2019idée de se mettre au lit.Sans lumière, derrière ses persiennes closes, l\u2019ancien chirurgien- major était aux écoutes.Les détonations des chassepots, le grondement des canons, redoublaient d'intensité.\u2014Ils avancent !.ils avancent toujours!.murmurait M.Leblond.Nos braves troupes seront bientôt maîtresses du quartier!.La lutte, en effet, se rapprochait sensiblement de l\u2019église Suint- Ambroise.Nos trois personnages attendaient, palpitants, ne respirant plus.Malgré l'attention que chacun d\u2019eux mettait à éconter les tapages de la rue, personne n\u2019entendit le cri suprême poussé par le jeune prêtre quand il s'abattait, mourant, sur les marches de l'escalier, ni le ruit de sa chûte.Les crépitements de la fusillade et les tonnerres de l'artillerie couvraient tous les autres bruits.Pendant des heures entières le chirurgien-major, sa femme et Madeleine, s'immobilisèrent dans leur attention, pleine à la fois d\u2019espérance et d\u2019anguisse.Sur le boulevard Voltaire des hommes passaient en courant.A travers les lames des persicnnes, on voyait glisser leurs ombres rapides dans les ténèbres qu\u2019une lueur sinistre écluirait de temps à autre.Les communards fuyaient, se repliant en désordre vers la place Voltaire.,[ FEUILLETON DU MONDE ILLU Soudain des crosses de fusil heurtèrent violemment la ; donnant sur la rue Popincourt et dos voix crièrent : porte \u2014Ouvrez ! ouvrez ! ce sont les troupes de Versailles.Et les coups redoublaiont, et le fracas des détonations Paina trembler le quartier.ent M.Leblond, avec un sang-froid complet, entr'ouvri les persiennes derrière lesquelles il se tenait caché.Il vit des pantalons rouges et des baïonnettes étincelantes, On heurtait toujours, La porte massive craquait sous la poussée des hommes L'ancien chirurgien-major se pencha au dehors.\u2014Attendez ! cria-t-il.Je vais vous ouvrir.\u2014Faites vite ! répliqua un officier.Nous avons besoin d'oceu.per vos fenêtres :.\u2014Je descends.Les persiennes se refermèrent.\u2014Mon Dieu !.mon Dieu !.murmura Mme Leblond, plus morte que vive.On se battra dans la maison.Nous allons être Massacrés.De son côté Madeleine balbutinit : \u2014Mon doux Jésus, ayez pitié de nous !.\u2014Point de cris, point de frayeurs ! commanda M.Leblond.Nous n\u2019allons pas être massacrés, mais protégés ! Au lieu de vous lamenter, réjouissez-vous ! .L'armée de l'ordre viert nous sauver, nou n'avons plus rien À craindre.Prenez une lumière, ma bonne Madeleine, et descendons ouvrir aux braves gens qui viennent «de tuer lv monstre, l'infâme Commune !.Ces paroles réconfortèrent ln servante du vicaire du Saint-Au- hroise.Elle s'empressa de prendre un flambeau ct suivit le chirurgien- major qui se trouvait cléjà dans l'escalier.Tous deux descendirent rapidement.La bougie, tenue très haut par Madeleine, éclairait leur descente Arrivé au bas de l'escalier, M.Leblond reculn tout à coup avec effroi devant un corps dont on ne voyait pas le visage, mais dont la soutane se détuchait en noir sur les marches, Il s\u2019écria : \u2014Un cadavre !.Un prêtre :.C\u2019est un prêtre ! Madeleine cffarée, frappée au cœur par un pressentiment douloureux, s'agenouilla près du corps dont elle souleva In tête, éclairant la figure.Un tremblement convulsif la secoua soudain, de In nuque aux talons, et d\u2019une voix brisée, méconnaissable, elle bégaya : \u2014M.le vicaire.C\u2019est M.le vicaire.Il est mort! Oh mon Dieu ! mon Dieu ! il est mort !.\u2026.Les coups de crosse, un instant interrompus, recommengatient.On erigit plus fort, avec une impatience fiévreuse «t presque inenaçante : \u2014 Ouvrez ! Mais ouvrez done !.M.Leblond s\u2019élança et fit tourner la clef dans la serrur- La porte s\u2019ouvrit.Un officier d'infanterie s'avança sur le seuil.\u2014 Vous tardiez bien À nous ouvrir, monsieur \u2018 ! dit ct officier d\u2019une voix rude.\u2014 Nous ne sommes que trois dans la maison, eapitrinv.répliqua l'ancien chirurgien-major, moi et deux femmes âgées.Nous na- vons plus l\u2019agilité de la jeunesse.Joignez à cela la crainte de tenn- ber dans un piège des communards.Vous nous pardonnerez, j'es père, d\u2019avoir mis un peu de lenteur à vous ouvrir.\u2014C'est bien.fit le capitaine.Pas de fédérés duns cette maison.i \u2014Je vous le jure sur l'honneur.sur mon honneur d'ancien soldat !.Nous n'avons ici qu\u2019un cadavre.\u2014Un cadavre ?\u2014Que nous venons de trouver à l'instant nu bas des marches de l\u2019escalier.\u2026.\u2014Cslui d'un insurgé ?\u2014Non ; voyez.Et M.Leblond désigna le corps auprès duquel Maleleine s tenait toujours agenouillée, sanglotant.L'officier entra, suivi d'une dizaine de soldats, et s'arrèta devant le vicaire de Saint-Ambroise, sanglant, inanimé.\u2014Mais c\u2019est un prêtre !.s\u2019écria-t-il avec colère.Les mise rables l'ont assassiné, comme ils en ont assassiné tant (d'autres.Connaissez-vous cette malheureuse victime ?; , \u2014Oui.Il se nomme Raoul d'Areynes.Il est comme me l'un des locataires de cette maison.La vieillo femme agenoutlle?et pleurant auprès de lui est sa servante.L'abbé d\u2019Areynes était réfugié à Versailles depuis plus d'un mois.Comment le retro vons-nous ici ?Je l\u2019ignore.et je ne le comprends past sans bruit 4 suiwre CHOSES ET AUTRES w bieus de l'Eglise catholique aux ate i sont évaluées à $108,069, 140.Jus terrains aurifères des bords de la caskatehewan ent produit #40,000 d\u2019or, l\u2019an dernier, Des 100) aint Thuot.d an, if pone de raisin, evtte none eds de vigne que M.Tous Iberville à plantés il y & un récolter environ 600 livres de , pe, eut bestcoup admiré en France.Daun lo Martyre d'une Mère, l'auteur, présente ay lecteur un récit émouvant montrant à quel point un imple peut pousser lu mechanceté : Les soullrances itoies de lu pativre tuère, le succès apparent de son mauvais génie, ne déroulent devant les yeux du lecteur jusqu\u2019 au moment où la justice divine renverse le méchant et rend à la pauvre femme ot sou fils, le bonheur qu'ils méritent.Ce beau roman sers CUvoyé par messieurs Leprohou & Leprohon, éditeurs, 25 rue St-Gahriel, Montréal, à toux ceux qui en feront la demande accompagnée de 10 cents eu argent ou tim.hrex-poste, canadiens où américains, Un cultivateur du Colorado a récolté sur une patate mouatre, sunt R6 | sypes et 10 onees, Elle a vingt-huit pouces ] M ct appartient à la variété dite Mag- | yie Murphy.| Dans bes derniers quatorze mois, pas | moins de 1,600 loups ont été tues sur le ter- sitoire d'Alherta au Nord-Ouest canadien.Une prime ost payee par le gouvernement | oct) pour rhaque tête de ces carnassiers, qui | faisaient 10 mal énorme à l'élevage des ani- [1 fut même un temps où les propriétaires Ae ranches eroyaient qu'ils allaient i etre fore d'abandonner cette industrie à | cate du grand nombre de loups.= ferme fHAUN.La Gronzaine, sommaire du 15 juillet : L'enseignement de l'histoire, Joseph ; Bou- | tevre 5 Les fetes nationales sous la révolu | tion, 4.Cael ; Socialisme ct athéisme, Vic- tar de Marolles Sous les galous, Jean Rolland : Le curé de Lourdes avant les ap- | jaritions, Henri Lasserre ; La taxe d alow.| nement, A.de Boisandre ; Livres et ides, tiearge Fous grive : De la vélocipésdie, doe- ; teur J.Arnaud : Madagascar, poésie, par Henri de Vernier, de l'Académie française.A ve brillant sommaire viennent s'ajouter une rematouable étude sur l'Esprit de colo nisation, pur G, d'Arnely, une chronique de quinzaine, nn bulletin bibliographique, un mopecaur de musique, Ahonneme nt : Un au, 28 fr, ; Six mois, 14 fro: Tres mois, R fr, Etranger, union postale, wan, 28 fr 3 six tnois, 16 fr, ; trois mois, Hi, Abonnement spécial d'un an pour le olen VUniversité et les instituts catho- ligues : 206, Bureau, 682, rue de Miromes.nil, Paris, France, Un numéro specimen est nvove à tite personne qui en fait la de- | mande, fe JEUX ET RECREATIONS \u201cFES TON HISTORIQUE En op whee Québee fut il érigé en verb CHARADE | Mon Premier roule, Motr Second coule [x'veroule.Er non Tout, sous la hanche, eu peumissant ; | PEVINETTE bans nie chambre, quatre coins; dans daque coin, un chat : en face de chaque chaton chat ; sur chaque queue de chat, se chat, Conbien en tout ?SULUTIOSSODES FRORLEMES PARUS DANS LE No O88 Loszeuçriphe, \u2018 Orage, Rage, Age, Or, Enigma, Raisin, ONT DEVINE: Mile Rosa Henrichon, Mlle Alevina Grenier, Trebla Itegnaleb, Mile Parmelia Lahonté, Mlle Cordélia Beau- champ, Ml Corinne Noel, Mlle Eva Bean- champ, Moise Grenier, Montréal : Manrice Hélert, 0, Houde, Butterfly, Québec : Mlle Antoinette Corbeil, Saiut-Jérome : Samuel Barton, G, 11.Ronthier, Brunsw ick, Me.; done MA, Dion, Jonction Saint - Martin ; Eni © Saint-Jacques, Saint-Antoine, Riv.ami : doseph Lapierre, Saint-Antoine, Nerehéres : L.A.aillefer, Sainte-Neho- Mtique CB Belle-Iste, Frank Belle-Ixle, Ile Alma Belle-Isle, Lawrence, Mas.; Réal Fleury, Chicoutimi, Engirdor Regnaleh, \u2014_\u2014\u2014\u2014 LE MARTYRE D'UNE MERE Tel est le Léttératur, revemment, le Let ouvrage est de Hey LL TTT titre du numéro 19 de La Bonne Fra ner ise que nous avons reçn Ia plume de Geo.Pra- Pour son atyle romantique, qui Demandez notre catalogue de remaus et luurique envoyé gratis sur demande.= LES ECHECS TOURNOI L'ECHEECS II se joue en ce moment, à Hastings Angleterre), Un grand tournoi international d'échees, auquel tous les principaux maîtres \u2018de l'échiquier participent.Commence de- pris une semaine, la lutte se poursuit aver waco d'activité et intéresse tous les ama - teurs, Le nombre des concurrents est de vingt-deux, La semaine prochaine, nous donnerons un tableau indiquant les parties Bagnées et perdues, PROBLEME No 152 Compose par M.1A Fruiche Noirs, 3 pieces NY ® iL ea Ë Les Mantes joucnt et font mat eu 2 coups 4 vam ! a à Blanes, 7 piéces SOLUTION HU PROBLÈME No 1SI Noirs FA pr I A , Blanes 1 C4 R 2R14F BT mat, J.G.A.GENDREAU CHIRURCIEN-DENTISTE 20, RUE ST-LAURENT, Montréal latraction de dents sates douleur, par l'é lectricité et par anesthésie.Dentiers faits d'après les procedes les pdus nouveaux.Cie d'Exposition de Montréal QUATRIEME E> POSITION PROVINCIALE 12 au 9] Septembre 1895 Grande Exposition de Bestinux, Chevaux Bôtes u cornes, Moutuns.Co hons, Volailles, EXPOSITION DE CHIENS larticulture exposes.produits di splendides Prog Industrie, Pro- Manufactures, Mae ne ries Agricoles et de Laiterie, cu tale den Historiques, Attra tons Spéciales, Navire de Guerre de Sa Majeste dans le Max REDUETS sur tousles cheminsde fer.S.C STEVENSON, Gérant et Secrétaire.Envoyez chercher la liste des prix.LE MONDE ILLUSTRE ACADEMIE DE COUPE DE DAME A.CHAREST Pour costumes de dames et d'enfants, Ce syn teme, ximple et sûr, évite l'ajustement ; en deux heures de leçon, toute dame peut apprendre à tailler à perfection ses manteaux et robes.Nous avous aussi un système pour les jupes qui nous permet de tailler une robe princesse où Un manteau long en aussi peu de temps qu'un corsage um.Nous ensei Kuons aussi à tailler le corsage de robe sans couture, et toutes sortes de collets, Nous invitons très respectueusement les dames et demoiselles à venir visiter ce nouveau sys tème \u201cque nous garantissons sous tout rapport et qui est le moins dispendieux qui soit encore connu, MME A.CHAREST, 79, St-Denis.J.EMILE VANNIER (Ancien éléve de l\u2019école Polytechnique) INGÉNIEUR CIVIL, ARPENTEUR 187, RUE SAINT - JACQUES ROYAL BUILDING MONTRÉAL V.ROY & L.Z.GAUTHIER Architecques et Evaluateurs 162\u2014RUE SAINT- JACQUES \u201416¢ (BLOC RARRON) Vicror Roy L.Z.GAUTHIEK TÉLÉPHONE No 2113 | CADEAU AUX LECTEURS DU.: \u201cMONDE ILLUSTRÉ * ! Bon pour un Numéro du Journal de Modes LA SAISON, le seul au monde donnant 100 Gravures inédites de Modes et Travaux de Mains par Numéro.| Détacher ev coupon ot l'envoyer avec son adresse, à l'administrateur de Le Saison.25 rue de Lille, Paris, VIN oe VIAL PHOSPHATE DE CHAUX, VIANDE ET QUINA Tonique puissant pour guérir : ANÉMIE, CHLOROSE, PHTHISIE ÉPUISEMENT NERVEUX Aliment Indispessadio ans les CROISSANCES DIFFICILES, Longues cConvaloscences et tout état de langueur caractérisé par la perte de l'appétit et des forces, J.VIAL, - CAimiste, - Lyon, Franee.ÉCHANTILLONS GRATUITG ENVOYÉS AUX MÉDECINS.S'Adresser À C.ALFRED CHOUILLOU Agent Genésal pour le Canada, MONTREAL.En vente dans toutes les bonnes pharmacies, PREPARE PAR M.CHEVRIER Pharmacien de 1'* Classe, à Paris puesède à ia fois les principes actifs de l'HUILE de FOIE de MORUE et les propriétés thérapeutiques des préparations alcooliques.\u2014 Ii est précieux pour les personnes dont l'estomac ne peut pas supporter les substances grasses.Sun effet, comme celui del HUILE de FOIE de MORUE, est souverain CONTRE : la SCROFULE, le RACHITISME , l'ANEMIE, la CHLOROSE, la BRONCHITE et toutes les MALADIES DE POITRINE.per rer EXIGER LA SIGNATURE : CHEVRIER; pe ST-NICOLAS, journal illustré pour garcons et filles, paraissant le jeadi de chaque semaine, Les abonnements partent du ler décembre et du ler juin.Paris et dépar tement, tue an : IS fr, : six mois : 10 fr.Union postale, Un au : 20 fr, ; six mois : 12 fr.S'adresser à lu librairie Chs Delagrave, 15, rue Soufllot, l'aris, France.POUDRE \u2014 POUR \u2014 LIQUEUR = COMTE Préparation Hygiénique, Digestive ot Fortifiante Remplaçant avantageusement les li- \u2018queurs de la Chartreuse et de la Trappistine, Unie boîte de cette poudre suffit pour faire deux chopines et quart de liqueur, Direction dans chaque boîte, Prix : 25c la boite, Dans toutes les bonnes pharmacies ou envoyé franco sur récoption du prix par les agents LA PHARMACIE NATIONALE 216, SAINT-LAURENT MONTRÉAL MESDAMES Toutes les dames élégantes Emploient.\u201c GREME 1+ SIMON \u201d \u201c* Elle est sans pareille.\u201d Elle blanchit, tonéfle et donne à la peau un délicieux parfum Elle guérit en une nuit les Boutons Gereures Engelures J.SIMON, PARIS Agent général pour le Canada : C.ALFRED CHOUILLOU, Montréal LA PRESSE JOURNAL QUOTIDIEN Le plus populaire des journaux français de Montréal Tous les hommes d'affaires reçoivent LA PRESSE Les petites annonces de LA PRESSE sont lues par tout le monde.Désirez-vous un commis ?Annoncez dans LA PRESSE LA PRESSE est le véritable intermédiaire entre le patron et l'employé.Désirez-vous Une servante ?Annoncez dans LA PRESSE Les servantes eu recherche d'emploi lisent toutes LA l'RESSE.Désirez-vous retrouver un article perdu ?Aunoncez daus LA PRESSE.Tout le nronde reçoit LA PRESSE, Désirez-vous un emploi quelconque ?Aunoncez dans LA PRESSE, Journal possédant la plus forte circulation de tous les journauz français du Canada.Moyenne par jour pour la semaine finissant le Ft nodt 1895 2 6,68 2 La Presse sera adressée à la campagne pendant la saison d'été à raison de 25e par mois.BUREAUX 71 et 7la, Rue St-Jacques MONTREAL 932 ANNONCE IMPORTANTE DE John Murphy & Cie POUR - | Cette Semaine SBULBMBINT | Nous offrons les lignes suivantes | avec les réductions mentionnées Seulement 39c Le meilleur marche jamais offort eu ville, au-delà de 7,000 vus Etotle à Robes, qualité trés fine, valant de 75e à R1,50, Votre choix pour 38e, Seulement 14:c Soie chinoise, dessius imprimés, valant Hoke pour 14e.Seulement 19c .- i Soie japonaise harrée, valant fhe pour ie, | Seulement 10c indienne française, fini satin, valant 25¢, reduction 106 Seulement 39c Matinees en indienne française seu lernent 39e, | John Murphy & Cie 2343 Rue Sainte-Catherine Coin de la rue Metoalfe Conditions : au comptant et un seul prix TéLérnoxs 3833 MAISON FONDEE EN 1852 C.LAVALLÉE (SUCCESSEUR DK A.LAVALLÉE) Importateur d'instruments de musique de toute espèce ; réparations de toutes sortes exécutées à trés bref délai.Toujours ent stock des instruments pour orchestre et fanfare à des prix très reduits.Violons faits à ordre.35, COTE ST-LAMBERT MONTRÉAL Un LEZARD DANS L'ESTOMAC Pendant les quelques anuées que j'ai vécu aux États-Unis, je fus Atteint d'une maladie qui me faisait mourir.Avec des douleurs atroces daus l'estomac, je me sentais trés faible et etais aflligé de beaucoup de vents, Apres avoir consulte les principaux médecins de Troy.N.-Y., et après avoir pris des centaines de remèdes, on me déclara que j'avais un lezard dans lestomac et que ce qu'il y! avait de micux à faire était de retourner dans | mon pays.Je reving done à Montréal où on me couseills d'aller voir M.Z.Brabant, le célèbre herhoriste, 2242, rue Notre-Dame.Après m'avoir examiné, ce Monsieur me de- clara que je n'avais pas plus de lizard dans l'estomac que sur la main et que tout mon tnal venait de la dyspepsie.Je pris alors de ses remèdes composes de racinages, et en moins de trois mois ils me guérirent radicalement.(Signé) ARTHUR SAVARIAT, Polisseur, 156, rue Richelieu, Ste-Cunégonde.| Consultations Gratuites BRABANT HERBORISTE 2242, Rue Notre-Dame, Montréal LE MONDE ILLUSTRE CLACIERES | ~ SORBETIERES | $3.00 a $45.00 $1.50 a4 $25.00 EADMBMACOS $1.00 a4 $5.00 az T,.J.A.SURVEY ER \u2014RUES SAINT-LAURIINY- \u2014G | GRANDE CHARTREUSE | LIQUEURS, ELIXIR ET SPECIFIQUE DENTIFRICE.Les consommateurs des produits authentiques de ln © GRANDE CHARTREUSE \u201d doivent exiger sur chaque bouteille le passe-partout ci-dessous signé par le Révérend Père Procureur Le Garnier : D POUR EVITER TOUTE CONTREFACON OU IMITATION, EXICER SUR CHAQUE \u2018 BOUTEILLE LE PASSE-PARTOUT CI-DESSOUS Seuls Agents et Fondés de pouvolrs de la GRANDE-CHARTREUSE | AU CANADA EN dna LA COMPAGNIE D'APPROYISIONNEMENTS À ALIMENTAIRES de MONTRÉAL (limitée).ji Fondée dans le but de répandre et de développer le goût de la musique et d'encourager les artistes (Incorporeé par Lettres l'atentes, le 24 Décembre 1894) A Capital Action - - - - - 850,00C NAR PPA NN NES Bureaux : 210, rue St - Laurent TEI.BELI, 7216 2851 Prix d'une valeur totale de $5,800.00 seront distribués tous les quinze jours 1 'RIX DE een $1,000.00 | Fee 100.00 1 150.00 Et une foule d'autres prix variant de 250.00 i &1.00.PRIX DU BILLET AAA NA 10 CENTS Nous expédions nos billets dans toutes les parties du pays, sur réception du prix et de Sc en timbres pour frais le port.J.B.C.TRESTLER L.C.D.HOPITAL PANE OU OR CADBUIS Chirurgien - Dentiste 238 et 242 Rue Cadieux 200 RUE ST .DENIS Près de la rue Ste-Catherine Au-dessus de la phar.Baridon | Fondée en 1893 par le Dr J P.Gadbois, | ex-médecin eurintendant de l'institut Mur- ; ph: Traitement rapide de l'ivresse, dé- le es oben ant radical des habitudes mpérance, morphimanie, sto, la méthode du Gold Cure.+t PF Extraction de dent sans douleur par chloroforme, l'éther, le protoxide d'azote, ou la chlorure d\u2019éthyle.nta posées sans palais ou sur monture en or, aluminium, valcanite, ou celluloïde.Obturation en or, argent, platine, porcelsine Couronne en or.GEORGE VIOLETTI Seul fabricant de Harpes au Canade.Spécialité : Réparations d'instruments en cuivre et bois.Argentures, dorures, etc.| No Ili RUE GOSFORD MONTRÉAL 5 Sa s Laye why snes PHOTOGRAPIIES DE TOUS GENRES PORTRAITS À L'HUILE AU CRAYON, AUX DAMES \u2014_\u2014\u2014 ACADEMIE FONDEE EN 189) rs Notre nouveau corsage sans « une des merveillos du our aj nu cat parfait sans être oblige d'essayer me cours comprendront le Dessin des Patrons h Coupe, I'Assemblage, l'Essayage, le Rectif cation, les Garnitures du Corsage, la Ju ' auteur, Jo Dolman, ete, ete, ete vel ADEÉMIE, 88 RUE ST-DENIS réal.Téléphone 6057.NS Mow, Mine E.L.ETHIER, Principale, DENTISTE Nouveaux procédés amerizain pour plom.hage de dents, eu porcelaine et vu verre, plus résistable que le ciment, imitant parfaitement la dent.Nouveau metal pour palais.extra fog, Nouveau procédé pour plomier ot estrane \"| les dents sans douleur.A.8.BROSSEAU, L.DS.No 7, RUE SAINT-LAURENT, MONTREAL a = [Do § < [é|SSE|3S : 9 Eli Sri, © 3l3|- jf as 13, =/4|8ss/fié =~ CONFIE dh e355.zifld Sit 2 ik miss 3 cot ff EE - S 8st \u2014 a Su LA REVUE HEBDOMADAIRE La plus intéressantes des revues parisiennes ABONNEMENT, $6 40 PAR AN\u2014 6 VoI8, sw Le Revue Hebdomadaire publie ls pré mière, sprès l'apparition en volume, les romans des principaux écrivains de & tempe notammest : Paul Bourget, Fran: is Co O.Daudet, etc.*padrctsor & la LIBRAIRIE DERMI- GNY, 128 W.25th street, New-York ob à à wncoursale, 1608, Notre-Dame, G, Hs -el, gérant 00 CAVEATS, TRADE MARKS COPYRIGHTS.NA .> DBTAIN A PATENT?For Can aad an honest opinion, wrtle NUNN & CO, who have had nearly un a experience In the patent business.om of Ibe jons strictly confidential.A and i ob formation concerning nie arts thom sent froe.Also a catalogue of mechs and scientific books sent free.Co ve Patents taken through Munn & o.Toon fecal notion in the Mele ntific Amer cn aide thus are brought widoly before the put \\ out cost to the inventor.This splenty fi issued weekly, elegantly illustrated.has 1 te largest circulation of any scientific wo world, 8:3 a year, Sample copies sey Build Édition, monthly, 82.50 PRE eas onples, \"24 cents.Every number con sie ns iful piates, in colors, and pl Int nt Pr En ntracls.1.UAN OO.NEW Yous, 361 BUOALVA "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.