Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 31 août 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Monde illustré, 1895-08-31, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : ; Six mois.81,30 qu) = o ee mois, $1.00, payable d'avance fondu dans Lx dépôts AUN = LE MÉIRUPOLITE CLEMENT, CHEF DE LA DELEGATION BULGARE eme _- \u2014\u2014eaee Nae Lo y _.- LES-ÉVÉNEMENTS DE LA BULG 12me ANNÉE, No 591 \u2014SAMEDI, 31 AOUT 1895 BERTHIAUME & SABOURIN, 5 cents la copie | Bunkaux, 42, PLACE JACQUES-CARTIER.MONTRÉAL.A Rl kK.ANNONCES: Lu ligne, par insertion - - - - - | Insertions subséquentes - - - + 10 cents 5 cents Tarif spécial pour annonces à long terme PROPRIETAIRES.TR ET ER STAMBOULOF SUR BON LIT DE MORT J)\u2019 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 31 AOÛT 1895 SOMMAIRE Texre, Eutre-Nous, par Léon bedien.Carnet du Monde Musee, Padsie : Quinze aus, par Ludo.Nouvelle avadienue : L'oncle Ben, par Firmin Picard.Maison paternelle de M.Goyette.Renseignements divers, Acadia, par Benjamin Salte.Chronique européenne, par Raoul Bresseau, - Les affaires de Bulgarie.L'act culinaire.Le coin des enfants : Poéste : Leçon à la poupee, par deat Aicard ; Les trois roses ; La pricre du matin : En exeursion \u2018avec gravure), - Choses et autres, -\u2014 Jeux et réeréations, \u2014 Les dames, Feuilleton : La meudiante de Saint-Sulpice, par Xavier de Montépin.GHAVURES.-Portraits : Le prince Alexandre de Bulgarie ; Le Métropolite Clément.-\u2014Les évenements de la Bul- arie : Stamboulof sur son lit de mort.\u2014 Beaux-Arts : onteur d'histoires d'amour.\u2014Hlustration du feuilleton, PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuclles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, 3, &4, 85, 810, §15, 225 et 850.Nous constituons par la, comme les zélateurs du MoNDE ILLUSTRÉ, tous nos lveteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par as semblée, Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.OOOO E graves nouvelles nous arrivent du haut Saint.» Laurent ct comme ce grand fleuve est la plus belle de nos vuies de com- wunication, le plus important de nos \u2018 chemins qui marchent \u201d, selon l\u2019expression «de Pascal, tout ce qui s\u2019y rapporte nous intéresse au plus haut point.Obéissant à la loi naturelle des fleuves, notre Saint-Laurent a groupé les premiers colons, porté ln civilisation sur ses eaux jusqu\u2019au bout des grands lacs et assuré la prospérité de notre nation ; on peut dire qu'il n été le principal agent de colonisation du Canada.Il nous est tellement nécessaire que, l'hiver arrivant, quand sa surface s'immobilise, lu vie commerciale du pays tout entier s'arrête sur ses bords et semble atteinte de la paralysie qui frappe le fleuve.Mais les cours d\u2019eau, grands et petits, se transforment, changent leur cours, travaillent sans cesse, ce sont comme dit Paul Bory, les \u201c artères \u201d du globe.Les fleuves, cerit ce sav- it, formeut une des grandes LE MONDE ILLUSTRF forces dejla nature ; ils sont Une masse continentale en voyage, Leur rôle est d'établir la circulation des solides en contribuant à foctuer de nouveaux continents par le trausport des molecules arrachées aux flanes des sommets.Quaud nos artères transportent dans tout notre individu les globules qui font fu richesse de notre sang et les mia tières qui accroissent notre chair, les Neuves, eux, traux- portent par toute la terre le limon qui rend les eaux ferti- lixantes et les atomes minéraux qui batissent les terres destinees & nos descendants, Teg comme ailleurs, la vie ait de la mort.se forme aux dépeus de ses auteurs ; les terres futures se Le fleuve est L'étre vivant voustruisent aux dépens des terres actuelles, l'agent charge de reuverser les colosses du sol, pour les jeter grain par grain dans la mer ou pour niveler les dépressions, Cotatue Los veines et uos artères, qui entretiennent notre existence, tiais deviennent À la longue des organes d\u2019ohs.truetion, de tiêtne aussi.quand son rôle est fini, quand, Use par sa tâche, il n'a plus ni la force, ui les cléments de vitalité necessaires pour assurer sou œuvre, le fleuve s'assoupit dans la mort : son cours disparait et x'etface, son lit s'obistrue, Notre vie, que nous avons dépenisée, à servi à perpétuer la race : le fleuve, Tui à édifié de nouvelles terres, comblé des ravins, étendu de riches alluvions là où l'avidité régnait précédemment.Il à assuré des existeuces nouvelles et contribué pour sa part à ce cycle incessant et admirable par suite duquel, eu effet, tout se rausforme dans la nature sans qu'il y ait jatnais de perte d'aucune sorte ni de création d'element nouveau, sat Cette citation voa semblé nécessaire pour faire ressortir le travail incessant des caux, travail qui transforme peu à peu certaines parties de notre pays, et dont nous ressentons parfois violemment les efféts, témoins les éhoulements de Saint-Alhan, ete.Or, on constate, surtout cette année, que In navigation devient de plus en plus difficile en haut du Saint-Laurent, dans le Ine Supérieur d'abord, puis plus bus, dans la partie du leave qui part du Ine Ontario et va jusqu'aux rapides.En ce qui concerne le lue Supérieur, lu chose n'a rien qui doive nous étonner ; il y a longtemps que l'on constate l'abaissement de son niveau.Ce lac, en effet, laisse tomber des seins (le ses eaux des quantités énormes de substances terreuses, de sédiments, qui en exhaussent le fond d'une façon notable.Des preuves nombreuses, dues aux couches formées par les cailloux roulés et les coquillages nous montrent comme des gradits marquant les ni- Veaux successifs du Ine, et un jour viendra où, sil n'est pus comblé, il sera du moins réduit au rôle plus modeste de simple lit du Saint- ~aurent.Le luc Supérieur est done destiné à devenir une immense prairie, dans laquelle nos deseen- dunts s'établiront pour In cultiver ct y fonder des villes et des villages.Puis viendra le tour du lac Michigan, le plus profond de tous, ensuite le luc Erié dont à profondeur est très miaime-\u2014quatre-vingts pieds environ.Les saults Saint-Clair diminueront ausi d'importance, puisque leurs hauteurs additionnées ne s'élèvent pas à plus de trente- trois pieds.Nous arrivons au Niagara.Ici la masse d\u2019eau est énorme, et si sn hauteur est infé- ricure à celle de beaucoup d\u2019autres châtes moins célèbres, le courant proportionné au volume du liquide débité entraîne aussi tant de substances terreuses, qu\u2019elles ont un effet direct très important sur le Inc Ontario, qui se remplit peu à peu.Mais c\u2019est surtout à partir de l'endroit où le lac Ontario se déverse dans le Saint-Lau- rent que l'on constate ect abnissement de niveau dont je parlais tout & l'heure.Cette différence est indéniable et elle existe à tel point que la navigation parnit compromise dans cette partie du fleuve, Quelle en est la cause ?Faut-il l'attribuer aux dépôts sédimentaires ?Mais, alors, comment expliquer subit et aussi grave ?Certains ingénieurs semblent portes à eroîre à l'existence d'une cireulation souterraine, qui se serait préparée peu à peu ct déterminée tu À coup en brisant un dernier obstaect Le fait est plausible, on en a de mont exemples, ear l'eau accomplit sous terrestre les mêmes travaux quelle egg a ciel ouvert.Elle ronge In roche frinhle contre laquelle viennent battre ses flots caches, ot fa roche, creusée par un effort incessant laisse un passage qui va grandissant ct pore fleuve souterrain de s'écouler.Il y a là une question très interessante à étudier et un fait de ln plus haute itapoortance pour notre commerce À élucider.Le bas du Saint-Laurent, entre Meutréal et Québec, se remplit aussi peu a pen.ot l'entretien d'une profondeur convenable du chenal est une source de préoccupations cons: pre oq de dépenses annuelles considérables Il est clair que les rapides situes + n haut de Montréal apportent un contingent © msidé- rable de niatières qui élèvent chaque ice le fond du fleuve.Les rivières qui = pttent dans le Saint-Laurent, et entre autr- VO.tawa, le Richelieu, le Saint-Maurice 1 rivière Jatisean, ete, charrient des uinsses t- reuss qui, sous l'influence des courants se des crsent dans le chenal qu\u2019il faut déblayer sv cesse, sous peine d'empêcher le passage des vavires océaniques, dout le tonnage et le tirant Jean augmentent toujours.Les Québeequois suivent même © tra des eaux nvee un intérét qui n'est j - sans Wi ff LUN] deux be p'hnford mélange d'égoistie bien naturel, car = vu Dletnent du lac Saint-Pierre et du cl «of feetunit de maniere a rendre les tran ob déblaiement trop onéreux, la nuvize ade cette partie du fleuve devenant impos- aux grands navires, Québec reprendlrait .runs commercial et deviendrait tête de vote + vree en meme temps que son port acquerr Une immense importance, aux dépens de M tre Vous voyez done que l'étude de notr Ceux est l'étude même du probleme de nore is tence, puisque nous nous sommes ets ss ses rives dans le but de nous servir + ses Caux pour communiquer entre nous «ur nos produits, vivre enfin.Quant aux changements qu'il sulut tait nous y soumettre, enr ils découlent lis générales et immuables, dont ln loi dev ala tion est une des plus importantes.Un savant évêque, Mgr Rendu ena rime ainsi les effets : \u201c L'eau circule de l'Océan dans les a.des airs sur la terre ot de In terre dans leurs Tous les fleuves entrent dans ln mer th mer n'en regorge jamais.Les feux re tournent aux mêmes Heux d'où ils -taent sortis, pour couler encore, dit l'Ecelésin- 2 | \u201c L'air cireule autour du globe et, pour ains dire, sur lui-même, en pussant et reposant successivement par toutes les hauteur iv ln colonne atmosphérique.\u201c Les éléments de ln matière organiq © culent en passant de l'état solide à l'état Hi ide ou gazeux, ¢t de colui-ci d'état de soliton d'organisation.Lo.\u201c Ramenée à chaque partie du tout + eur culation est encore In loi de ln vie, lv monde d'action employé pur ln Providence dans Vu ministration de l'univers.Dans Finsvete.comme dans la plante et comme dans le corps humain, il y n° une cireulation où plusieurs circulations de sève, de sang, d'humeurs «t de tout ce qui entre dans ln composition de Fin- dividu.\u201d C'est cette circulation, limitée à fleuve, qu\u2019il nous faut étudier constamment.et je crois qu'il serait bon d'instituer une com eq notre ion, com] t ratiques,« pement de notre user d'hommes sérieux et sur- hargée d'observer les différents grande artère commer- Un en petirer.uit certainement des profits.xtr-mité ouest de notre pays, tout jà les Montagnes Rocheuses, se xu connue, l\u2019Alaska, où roses, entre autres le mi- Pon a vue plusieurs fois winmée la Al fi-bas, aude ve une contree on voit d'étrangzest dune ville.que | ; Tatmosphere, eb que l'on n 1 açille silencieu - ; .Cest généralement pendant les mois de Juin je juillet que cette mystérieuse cité fait son ition, au dessus du glacier de Muir, a 150 milles au word de Juneau.1 4 M.John White, de ln Virginie, dit l'avoir psaminée pentaunt neuf heures, avec une forte jnette.T'apros ce voyageur, la ville silen- ouse ost fortilice, ses murs sont crénelés et us cheminées \u2014nt surmonter d'abat-vents ; bo distingue un vrand monument, surmonté de la statue «d'un indien en grand costume et if de plans Les habitants portent culottes boutonners aux genoux.\"Eg les commentaires vont leur train et, l\u2019i- marination prenant sa volée, en à déjà fait une aille qui serait située dans le voisinage du Pile, où se trouverait une région chaude, fée du reste du monde par une barrière de lanquises infra ichissables, Tout ech «-t bien nébuleux 98 Les lettres, en Canada, s'égarent parfois à là poste l'en sais et vous en ai déja dit quelque chose cest, paraît-il, ane maladie Un Jeu Comune uN colonies anglaises, avee étte différences toutefois, qu'ailleurs les mis- ives se retrouvent.ce qui he se voit pas souvent ici.Un annonce qu'une carte postale envoyée de Madras à Madras, c'est-à-dire d'un quartier de la ville à un autre quartier, en janvier IST.vient cntin d'être remise à qui de droit, apres huit as \u20ac quelques mois de voyage.Expédiee « an photographe de Mount-Rondd, àMulrmes, elle trouva pas le destinataire à adresse indiquée ; elle se promenade longs wois dans le< Tuveaux, fut mise au rebut, puis ejrise par nn employé serupuleux qui la di- figea sur Bounty.A Bomlax.elle ne parvint pas immeédiate- Bent au photographe, qui effectivement lo- ait dans lu ville ; elle recommença à errer de mais en mains et de bureaus en bureaux : omverte entin de timbres et d'annotations, elle toucha an but, la précicus missive eonts nait ses simples mets \u201cJe vous serais tris obligé de venir prens dre la photorraphie de ma fille jeudi matin, Je quitte Mislras vendredi.\u201d 9° Si les abonnés du Mobe IuLUsTrE psédaient s-ulement\u2014et je leur souhaite de eur lu d'imination que subit l'argent.p seule année, ils seraient tous riches, m ur dination, j'entends le frai des mon: ie (altération par le frottement) et les ee aux naufrages et aux sinistres, et cent de ln que cette diminution est de un pour Es Hiss monétaire du globe.es pint à vingt-eing milliards (dollars) monde ve que possèdent tous les peuples du tous les ms rte monétaire perdrait donc a admettu en cent cinquante millions, soit, aite, vin i .n répartition que je Vous sou- donné hgt-cinq mille dollars pour chaque sen prenant le nombre de dix mille Pour base, LE MONDE ILLUSTRE x En admettant ec enleul, il s'ensuivrait que, un williard frappé a commencement de cr bete ne représenternit plus à ln fin que 366 millions.\u201c C'est parce que l'on parle beaucoup en ce moment du nouveau pres de lor, que je vous parle de ce qui se perd chaque année.Bien souvent encore, de nos jours, on en- bond parler, \u201c par les anciens,\u201d dans les veillées hen Poe au sont les cher ° > cn ue, et l'on cite ceux qui ont réussi, ils sont rares, en oubliant les noms de ceux qui sont morts à ln peine où revenus au pays plus pauvres qu'ils n'étaient partis.Et quand on parle de cette époque étrange qui à fourni à la légende tant de récits fantus- tiques, on dit que cela ne se reverra plus ot qu'il n\u2019y à et qu'il n\u2019y aura qu'une Californie.C'est Une erreur, le nouveau pays de l'or est le Transwial, contrée située à près de huit cents milles du cap de Bonne Espérance, dans l'Afrique australe.Johannesburg, qui a aujourd'hui plus de 75,000 habitants, n'existait pas en [SST C'est en ISSS qu'un berger, nome Arnold, un boër, signala à Henry Strahen la présence du minerai précieux cu plein désert.Deux ans après, les mineurs arrivèrent de tous côtés.Aujourd'hui le désert est habité : certains chercheurs d'or ont fait fortune, d'autres ont succombé à la peine.Là comme ailleurs, c'est In meme vieille histoire Puisque nous parlons de ce vil métal- que nous recherchons tous, hélas ! sans grands re- sultats\u2014pourquoi ne pus citer les noms de ceux qui en possedent le plus C'est un Chinois, Li Hung Chang, qui est l'hounne le plus riche du monde cal possede une fortune que l'on évalue à un peu plus de ci] vents millions de dollars.Après lui vient Johu-1).Rockefeller avee cent quatre vingts millions.Puis le due de Westminster, le colonel North, Cornelius Vanderbilt, Woh Qua (un autre Chinois) qui n'ont quire qu'une centaine de millions chneun.Ne trouvez-vous pis que ces chiffres fan- tustiques donnent des idées, wwais des idées.pas pacitiques du tout Que d'or pour un Chinois Que de millions C'estiten perdre la tête ! 2 J ~ < - » Ce en Taare = use === \u2014 .# \u2014 CARNET DU * MONDE ILLUSTRE \u201d Les voutses et le vorcours du Clule Nautique, de Mout peal, qui devaient avoir hea sated de 31 août, pour caus de 1 semaine dernière ant ete renuis a samedi le mauvais temp.+ .Quebec, qui etait taille von joli sucers avec sont dernier ) .a decide be pevonnue nee, voir et tout presage des fetes carnaval avec le prochain hiver L'organisation est en bonne La viville capitale est dans le mouvement.sprendides.* le marquis de Lorne, geudre Notre ancien gouverneur, cote depute.vieut d'entrer dans la politique navt qui sSadoune 04 thedtre.accepte et sera represente.théâtres de de la reine.Le voilà mainte pit ven drame quia ete des principaux On annonee quil ae l'haver prochain, par l'un Londres, .* Les expositions agricoles et industrielles, que Panton co .22 a in bon nombre, paraissent sv faire se- les plus impor- ale de Mont- nous ramène toujours © gion, cette aunée, Pour ne meutionner que tantes, signalons, avec l'Exposition l'rovinci 251 réa) l'exhibition régionale dex Cantons de l'Est, à Sherbrooke, l'exhitition régionale du sud-est, à Saint-Jean d'Eberville, et l'exhibition régionale du nord-ouest de la province, à Sainte-Thérèse, comté de Terrebonne, Cette annie, dans la province de Manitoba, la récolte des véréales sera, paraît-il, superbe et sous précédents, Ou ex- time que vingt-deux mille cultivateurs moissonneront soixante millions de boisseaux de grains, sur un espace de un million huit cent quatre-vingt sept mille, sept cent quatre-vingt-seize acres de terre ensemencée, .+ * Cons qui ne se font pas serupule de trouver parfois que notre clergé catholique est trop grassement rénumëré de ses importants services seront peut-être intéressés et celaîres par de bout suivant de statistiques, En Augleterre, le salaire des évêques anglicans est paye par l'Etat : il varie entre 815,000 et $75,000, L'arche.voque de Caterbury, primat du royaume, reçoit, bon an mal an, *75,000 ; l'archevêque de York et l'évêque de Londres, chacun 850,000, Les évêques de Truro et de Wake- fiell, sont ceux que recoivent le moins : néanmoins, ils touchent chacun Le jolie sonnue de $13,000 par annee, .+ - Deux conventions, tort importantes pour le progrès mio- ral et matériel de notre province de Québec, ont été tenues la semaine dernière, 1.0 première à réuni, an village de Como et à la Trappe de N.D, du Lac, d'Oka, une quarantaine d'arborieulteurs de Quebec of Ontario, Les délibérations en ont été des plus attr.evantes et trés pratiques, L'autre congrès s'est rassemblé à Saint-Hyacinthe, et il ait compost de tous les iuspecteurs d'écoles de la jwo- vinee, convaques par l'honorable surintendant de l'Iustroc- tion Publique, M.Boucher de La Hruère, La aussi, la discussion à été anime, et les résolutions adoptées ne seront pas sans échos dans le monde pédageo- tique de notre provinee, \u201c » » Le MONDE FLLES TEE tevoit conputication de la suivante carte de faire-part : Les membres de la famille G.-B, Denault, de Salaberry de Valleytield, out l'houneur de faire part à leurs pareuts et amis \u2018lu mariage de leur frère, 4.-M.-Amédée Denault, publiciste, de Montreal, avec Mlle Maria Bernard, de Bel-d£il.Les membres de la famille Théodule Bernard, de Bel- «Fil, ent l'honneur de faire part it leurs parents et amis du quatiage de leur fille et sour Maria avee M.J-M.-Amédée Ponault, de Montreal.La benediction nuptiale à été doitiée aux jeunes époux, Je mardi matin 27 août 195, dans l\u2019église paroissiale de Saint-Mathiet de Bel-Kil.par M.le chanoine A.-X, Ber- uard, vicaire-géneral du diocèse de Saint-Hyacinthe et frere de l'epousee, Celle-ci était accompaguer à l'autel par son veutrable pric, qui tetera, Ian prochain, les noces d'or de sou mariage.L'epoux avait pour témoin son frére-utérin, M.d-G,-H, Bergeron, avorat, MP.pour Beauharnois, vice-président des Communes du Canada, Notts avons orn devoir transmettre à nos lecteurs cette communication.uelques-vns d'entre-eux, estituots-Hous, seront conteuts «de pouvoir joindre aux nôtres, à l'adresse du secrétaire de notre redaction, leurs vœux d'heureux événement pour l'iuportante demarche qui motive présentement sou ab sence d'au tailieu de nous.+ * PELE POSTE EN FAMILLE #0 XL 17, Lac Megantic, Nous avons Vus photographies : meret, Nous les utili- svtous bientôt, M.H.t., Saint-Ticrre et Miquelon.Merci des honnes paroles et des envois annoncés, F sera fait comme vous desires.À bientôt une lettre sur les aujets proposés, M.KB.D.Sherbrooke.- Pas mal du tout, ls bluette rimer, À l'occasion de notre grande exposition provinciale, sans quelques jours, nous le servirons à nos lecteurs, L.Ville Manche, A mou vif regret, non, ces deux derniers envois ne sauraient passer, Le foud, d\u2019abord, est assez discutable, comme intérét général pour tous nos lee teurs ; et puis la forme, surtout, est à travailler encore, avec un hou traité de prosodie, M.D, Varennes, \u2014 C'est vrai que cette épitre a un cachet assez spirituel, entre intimes.Mais, pour le public cela n'éveillerait aucun intérêt, Nous ne pouvons publier, 252 QUINZE ANS À ma jeune amie, Mile haïldu L.Quinze aus * Tu révais à cet âge, Quand encore son doux mirage Hluminait ton jeune eœur De l'étineelle du bonheur * Quinze ans ! Ah ! mais c'est de la vie, Crois-moi, la meilleure partie : C'est l'âge de l'illusion, Et du cœur nait abandon.(Quinze ans * c'est la belle jeunesse Avec sou dietame d'ivresse, Et qui fait naître tour à tour, La beauté, la joie et amour Quinze ans ! c'est la brillante aurore Qu'à vingt ans l'ou voit Iuire encore : Du beau soleil de Cupidon, C'est aussi le premier ayon * Pour te fêter, ma jeune smic, 11 me faudrait plus d'harmonie : Mais ce sont des fleurs de printemps Que j'effeuille sur tes quinze ans * Pour te fêter, 6 jeune fille, J'avais réve d'au beau dactyle : Ces vers hélas ! moins cloquents, N'ont pas l'ardeur de tes quitize aus * l'our te fêter, - pauvre poète ! Ma lyre se fait interprète : Mon cœur lui module ces chants Qu'elle ose offrir à tes quinze aus \" Pour te fêter, de mes pricres Revois les homtoages sincères : S'il plait au Ciel encor lougtemps Nous rapipellerons tes quinze ans * -\u2014 , dans : Les rie.otonté possible, l'arrière-pensée lu le pour le maître où les parents.Jus trois otliciers semblent se concerter, L'été du ciel indique bien une vraie tempéte, rejets et matelots sout d'accord pour dire er vudente.Profitant d'un moment dépit dans «on mal, Monseigneur demande à l'oncle Ben passant près de nous : _V a-til quelque danger, eapituine / \u2014Jusqu'iei, aneun, Monseigneur, répond le pruvaise V Jus désugren rill., wa tempète est elle dans toute sa force ?_\u2014Efle ne fait que de commencer, riposte le eapitaine, eu vimnt.Étil sen va tranquillement, oh Lo une tranquillite qui nous exaspere î Les éléments redoullent de -ureur.S'en- wutfrant dans ln voile tendue, le vent fait plonger tout l'avant du navire et l'on croirait a chaque instant qu'il va sombrer.Lu charge de voiles le Fast canarder coup sur coup.Vous avais-je dit ne nous avions vent arrière [= (est très inportant, encore que vous nv at- wehivz aucune Hiaportance.La raison en est ute simple Levent venant de terre, nous poussait en plone mer.Or, notre Vieux loup we cherchait que cela, paraît-il : alarquer le plus loin qeesible, Ceux quine foulent que le plancher iv vaches, suivant In noble es- pression des marius, ne savent pas le plaisir eprouve cu pleine mer par une tempéte a vous sJécorner les bœufs, suivant la non moins noble expression de nos excellents naturels À suite mais, avee tly cD ES MAISON PATERNELLE DE M.GOYETTE Voir gravure Videplore et avec raison, l'étaigration cn Mässe de nos compatriotes dans by grande Re fahlique voisine: minis, si quelque chose pou- Sail temperer Fanertume de nos regrets, c'est ben le tait qu'en traversant les frontières nos tons Candi us n'oublient pas le sol qui les à Vas naître.Souvent on les entend chanter, à l'étranser, four trotaper leur ennui et bereer leur nostal- Riv: Nol rarrondie n terre chérie ou : Un Cans den errant.Souvent aussi, quanel ils le peuvent, ils re- \u201céitnent volontiers visiter les endroits où planent pour eux les souvenirs de l'enfance, Mvenirs qui ne s'etfficent jamais,\u201d connue dit une chanson, À Pierre Goyette est un de ces Canadiens Tanesqui ont émigré par la force des circons- Bees, mais dont le cœur est encore sensihle \u201c charmes de la patrie absente.wy b+ chemin de l'exil ily a cinquante l'Etat a grt in s'établir d abord dans lvoke Me New-York, puis, en 1S65, à Ho- A Us, Cette ville n'était alors qu'un modeste vil- 5e Mais depuis elle a pris les proportions Une grande vile, célèbre, par tout le monde, Pour ses fabriques de papier.hy Oyette cut lg bonheur de voir eroitre sa Na uve cello du lu ville, ot aujourd'hui il Un des Canadiens leu plus prospèros de LE MONDE ILLUSTRÉ Holyoke, où il y nombre de nos ¢ leur industri beau pécule.Désireux de conserver souvenirs tangibles de sa paroisse natale, M.Goyette est venu dernièrement la visiter, et, s'étant assuré les services des habiles photographes, MM, Laprés & Lavergne, il est allé à Saint-Bruno, PO.faire prendre une vue de lu ison paternelle ot de ses dépendances, bâties ily on quatre-vingel dix ans, pur son père lui- mene, qui s'appelait ausst Pierre Goyette, ne n Montréal en 1785, \u2019 C'est cette photographie que nous reproduisons, aujourd'hui, dans une autre page.# pourtuit un si grand zompatriotes qui ont su, pur «et leur économie, réaliser un dans su fatuille des \u2014\u2014 +.te RENSEIGNEMENTS DIVERS Hy a deux drôles de types à Buthdo.Ce sout deux épiciers, associes depuis vingt cing ans ct qui nont jas eude tere de lives, Hs ne vendent quau comptant et tons les soirs, ils se partagent la recette, chiaeun ee portant sa moitie dans ses poches, Quand on eur présente un compte à payer, une traite.H'importe quoi, chacun en paie Lt moitié, et si l'un des deux n'a pas assez d'argent sur lui, le paltement est remis a un autre Jour, Ces deux associés ne se preteraient pas une piastre Lun à l'autre pour aneune considération.Cette tocution : © at sait lire et cerire parlaitement exacte © parece qu'on apprend d'abord à lire et ensuite à écrire.On pourrait tres-hien se contenter de savoir lire, sans chercher à apprendre à écrire, Par contre, cette autre locution, non moins employée que la première : vit ne sai nd lives ni derive, \u201d est on ne peut plus inexacte, parce qu'eviden- ment celui qui ne suit pas lire ne sait pas écrire non plus.Lorsqu'on adit qu'un homme ne sait ques tire, il est parfaitement inutile d'ajouter qu'il ne sût ecrire, Caovade soi Ou devrait, par consequent.reuverser les deux termes de cette locution et dire : il ne sait ni eerire, ni lire est Les maitres d'écoles, à Mexico ont une cu- 253 vicuse fagon de se déclarer satisfaits de leurs élèves ; il leur accordent ln permission de fumer un cigare pendant la leon, Lorsque In classe entière n fait preuve de zèle et de savoir, le maître autorise ane fumerie générale.Et les petits Mexicains allument aussitôt leur pronetelle, Inutile d'ajouter que le professeur donne l'exemple, en fununt un cigare de dimension ét de qualité proportionnées à sa position su- cinle supérieure.En outre, il n seul le droit de Loire, A son côté repose une cruche de poulqué que les parents se disputent l'honneur de remplir.Cette liqueur remplace avantageusement pour lui le classique verre d'eau de nos professeurs.Apres tout, lu méthode des écoles mexicaines west peut-être pas plus mauvaise qu'une autre.Mais, qu'en diraient les membres de la Société contre l'abus du tabac ?M.Ch.Rnbot vient de publier, dans ln Lene contemporaine, la relation d'un voy- are des plus hardis accompli pendant l'été de ISU par deux Norvégiens et Un mousse, et qui fer rouge ceux qui éprouvent quelque serrement de cour quand ils affrontent les crands navires modernes.Ces deux honnues ont fuit, dans une em- latreation non pontée, la traversée de Norvège an Spitzhere.Repartis dans leur ennot, après une heureuse campagne de chasse, ils étaient arrivés en vue du eap Nord lorsqu'une ten- pête les repoussa en pleine mer.Les malheu- veux restèrent plusieurs jours entre la vie ot la mort.et finalement retournérent au Spitz- Lora réparer leur fréle esquif, disloque pur les lunes.Sur ces entrefaites, ils furent bloqués par les glaces et contraints à un hivernage sur cette terre.Les deux Norvégiens ne possédaient aucun approvisionnement.Réfu- sriés dans la maison du cap Thordsen, ils réussirent à vivre des produits de leur chasse, et.après des privations terribles, revinrent, l'été suivant, en Norvège.À coup sûr, ce voyage est une des aventures maritimes les plus extraordinaires Le houblon est une plante très vivace.Cependant, il n'est bon qu'à mettre en bière.a\" Ty «Neer US .- ft > RAF ST p SAINT-BRÜNO,\u2014MAISON PATERNELLE DE M PIERRE GOYETTE=Phute Laprie & Lavergne 254 fo LE MONDE ILLUSTRE tear fol rt \u2018\u201c ACADIA™ I USQU'A présent, nous n'a vions pas lexplication détaillée des événcmnents qui ont ubouti à cutle fameuse expulsion «des Acadiens, qui à tant préoccupé le monde des lettres.Chacun avait imaginé une manière de tout expliquer, mais personne encore ne pcuvait nous fournir la clef qui ouvre les portes mystérieuses du passé.Il y régnait un mystère dans le narré des faits.À quoi l'attribuer ?M.Edouard Richard s'est donné la mission - d'en découvrir la cause\u2014et il a trouvé ce qu'il cherchait.La supercherie a joué un rôle «ont nous avons été dupes dans cette affaire.M.Richard prouve que les écrivains qui ont connu les pièces favorables à la cause des Acadiens les ont laissées dans l'ombre.Voilà pourquoi il met au jour deux volumes qui vont confondre les conspirateurs, tels que Akins et Parkman, dont les travaux ont eu pour objet de fabriquer une fausse croyance à l'égard de la conduite des Acadiens.| Résumons en quelques lignes la situation de ce peuple, après qu'il eût été livré à l'Angleterre, par le traité de 1713.Sa première pensée fut de quitter 1'Acadie (Nouvelle-Ecosse) et d'aller rejoindre ses frères du Cap Breton\u2014mais Vetch, le gouverneur, ne voulut pas entendre parler de ce départ Ceux qui remplacèrent Vet li agiront de même.Les Acadiens demandérent à partir sur des vaisseaux anglais ; on leur en refusa la permission.Ils prièrent que l'on nutorisat les Français à les venir chercher ; ceci ne fut pas accepté.Ils se zonstruisirent des barques pour prendre la mer, en côtoyant les côtes : les barques furent saisies.Ils ouvrirent des routes, au bassin des Mines et à Port Royal, pour charroyer leurs effets jusqu'à proxi nnté des transp rts par eaux ; les routes tom- herent sous lu condaunation des autorités, Entin, voulant, coûte que coûte, ne pas rester sous le joug de ceux qui les traitaient \u201c comme des nègres,\" ils offrirent de tout abandonner, de partir de chez eux les mains vides et de laisser au vainqueur terres, maisons, mobiliers, animaux, tout ! afin d\u2019être libres d'aller où bon leur semblerait , défense fut faite de bouger, et l'on édicta une peine contre les propriétaires de navires qui favoriscraient \u2018émigration de ces braves gens.Pourquoi done ces horreurs ?Les hauts fonctionnaires de la colonie ne se génent pas pour l\u2019expliquer\u2014et les écrivains coupables que M.Richard dévoile, ont eu le soin de ne point parler de cela.Il y avait au fond de cette politique des gouverneurs une question d'intérêt matériel.Ce sont les gens du Massachusetts qui ont mené les affaires de l\u2019Acadie, de 1710 à 1775, Ce sont eux qui avaient besoin de la présence des Acadiens pour les protéger contre les Sauvages, pour nourrir leurs garnisons, pour faire aller le commerce, pour peupler le pays.Ces différents points sont clairement exposés dans les documents que M.Richard nous montre.Cette vérité est maintenant éclatante : ello renverse la vieille histoire du serment geance qui nous a bercés de qui n'arrive plus sur In se forme d'un true vulgaire.écrivaient qu'il serait bon de toujours ini, pour obtenir des Acadiens ee serment qu n ugnait à ln plupart d'entre eux cear ils ve Biome s'en aller du pays) et que la prineipy question semblerait ainsi concvutrée rn simple formalité, tandis que lon attendr l'arrivée et l'établissement dans la colonie ( sujets anglais qui remplaceraient les A diens.Mais il fallait garder 1< Acadio tant que les nouveaux colons wo open I installés, lt alors, oh | nous les ferons duc Le lecteur m'arrêète ici et tne d-mande J v'exagère pas l'expression des won dy Ma chusetts.Non, eertaincment : 11- 4 | | 3 5 oF + \\ = |; EST TN 3 I a y Ta | i 3 £2 a À JIN IR I Ih i) N < i) fi b = > : hl jh 9 = Ea = \u2014 er & Le, A Cu | | | | NN 3 L - AN N\\ E4 3 l lit vv of eS ¥ = *n | : ! \" ; x | ii ! Hig NS N 7 ; Kr A £ I 1 | | I x ON 2 A # ; UK | ! « = L 0 p À A A Yd à) U | ii A Pan Ne NM \\ FE 4 i i | il \\ WW \\ 4 = = Ij Lh Ki \u201cHT Ih fi fi - \\ 0S fl À i Y Wl i % i ht Le i | | A 3 q $ Ne A hl I) BA (an À ses 7 vf il Ÿ 2 = = hl Ze A 4 Ira A = 0 A obi ul be | À }, NN) ® À > pit y SN = wil SR ik il A > SN Ne ; À i i i i os % pe \u2014 Ul a TE | | LA | SN Sa 2 AA S NC oz me 7 i RN No \\ Sea rd se » £ N° W | = \\ + Ny S XN NN = NY a 22 \\ RY ' | | H 3 EN NN Ne S S A Es # ds NPR | | I ; LU | A =< fl St As os 4 À ri , N 1 a ES | | | l i i! i : | it Ÿ La: A \\ 0 paf NS 24 N ! J \u2018 { | | v = Ne S S 8 W NS N rid Il I | ih! | | i | i N A NAR RAR S NN.SN A 1 =) a = Jl il id | | { 2 N AN \\ NN ~~ a F4 ili | | | % | | Ki Ne > NS to SNS = oe A | Le AY Na NN Un S 3) _ | ACY id QR N Ze (00 zr, ze \u2014 | y | I i \\ \\ NY Ÿ ; A) = a4 =\" = i : ¥ = N 4! Pe = BR _ ss x £ e ig al ry ik 1) Ÿ | Zi \u201ca N > NN 7 at \\ W = N S eT ae 5 of = = 179 == ly =; \\ 3H il ït 8 = = a f Fr = v), fy = = À + 2 98) = = £ AL RE a \u2014 = x ee == z \u201c+4 aight ee = remet es =\u201d ex \"= = = ge ei ed TL Ea => \u2014a= = = = = _\u2014- = va a aa = = ad = = \u2014_\u2014\u2014 a LEW =_\u2014 # 4 : = LSS \u2014 = = y Ë- = \u2014 = me |) Ets = == > ma \u2014_\u2014t #E === Ee = - ps iy ee pre ee [res = = == an ro \u2014_\u2014 res El \u2014 = Zr on A > ess == \u2014 yf = pe = ag = - \u2014 ye.dé = + = ey x \u2014 SF === or = == = rd pa Ee = = \u2014ssssss=sss re Ce ee a == \u2014_\u2014 =e = ae 2 pe === \u2014=s = == = BEAUX-ARTS.\u2014CONTEUL D1] L'AMQU 1 \u2014TABLEAU DE C.LAURENTIS D 258 LE COIN DES ENFANTS LEÇON A LA POUPÉE de vous trouve, ma poupee, Bien souvent inoceupre, H faut vous prendre le bras Pour vous faire faire un pas, Vous souricz dun air béte Sans méme bouger lu tête, Vous dites toujours : \u2018© Demain \u2018 Jamas vue aiguille en main! Vous u'aitnes que la toilette, l'est laid d'être si coquette * I'renez un peu ce balai, Et Lalayes, sil vous plat! Lavez-mot cette vaisselle, Vivement, mademoiselle * Ecumez le pot-au-feu ! Renuez-vous done un pen Mon mari, votre bou père, \u2018Fravaille assez, lui, j'espère * Eu entrant 1 doit avoir Sa soupe chaude, le soir, Rewardez notre voisine, Came elle tient sa cuisine, Su chambre, son linge et tout *.Vous devez rougir beaucoup, Une fille adroite et sage Aide su mère, à votre age : Et je vous battrais, je eros, Si vous W'étiez pas de bois.Jean Aan, \u2014\u2014> «pe Fm LES TROIS ROSES Par une belle matinée de juillet trois roses s'étaient éveillées sous les premiers rayons de l'aurore L'ainée brillait de toute sa beauté ; la seconde venait de s\u2019entr'ouvrir et In troisième allait sortir de son calice.Ces trois roses ha- hitaient la même charmille, se balançaient sur la wéne branche, et penchées | une vers l'autre, elles s'entretenaient ainsi : \u2014Mes sœurs, dit l'ainée, nous voilà déjà grandes ; il est temps que nous choisissions une destinée, que le jour ne finisse pas sans que nous ayons chacune une pluce dans le monde.Pour moi.ajouta-t-clle, je serais heureuse si je quittais notre charmille et si j'allais «lanser, au bal, et répandre mon parfum dans les cheveux d\u2019une belle tille de vingt ans.\u2014 Un Vierge et les Anges me préservent d'un pareil sort, dit la cadette, ainsi que vous, ma sœur, je serais bien heureuse de quitter notre charmille ; mais je voudrais aller an milieu d\u2019un temple et renfermée dans un vase sacré ne répandre mon parfum que pour Dicu seul.\u2014Vous voulez donc in'abandonner, dit la plus jeune en versant une larme semblable à une goutte de rosée, car je dois rester dans notre charmille, je veux vivre et mourir sur la branche à laquelle je dois le jour.Eh ! je serais heureuse si je pouvais toujours jouir de la vue du ciel et de la terre, et répandre mon parfum sur tout ce qui m\u2019entoure.Trois jeunes filles, trois sœurs, descendaient au jardin se tenant par la main.La première cueillit l\u2019'ainée des roses, et rentra dans sa chambre pour faire sa toilette pour aller au bal.Le même soir, l'autre cucillit la seconde et lu porta à lu statue de la Vierge, Mais la ILLUS: 'RE LE MONDE lus jeune s'arréta devant la rose restée seule, bh désarma de ses fouilles jaunes et l'abrita sous une branche en lui disant : ; \u2014 \"Toi, ln plus belle des fteurs, reste l\u2019ornement de notre jardin, réjouis la vue de mon père, charme l'odorat de ma mère, ot, par ve connaissance, je viendrai chaque jour t'urroser d'une eau fraiche et limpide.Ainsi, les trois roses eurent le sort qu'elles nvaie nt désiré.L'une brilla quelques heures sous le lustre du bal, et le lendemain elle était fanée.L'autre brilln plus longtemps dans le vase sucré, mais la terre et le soleil lui faisaient défaut, elle se flétrit Seule, la rose du jardin véeut In vie d'une rose.Puis, quand ses pétales tombèrent, au fond de son calice il se forma des graines qui se répandirent sur la terre et donnérent des roses à leur tour.En toute chose, il faut considérer In tin.\u2014\u2014 pe LA PRIÈRE DU MATIN Li Cunégonde était une veuve très pauvre, mais tres picuse.Elle ne manquait jamais, avant de se placer à son rouet pour comuen- cer son travail journalier, le faire avec recueillement sa prière du matin, dans la seule petite chambre qu\u2019elle occupât : puis, elle lisait dans son livre de dévotion le passage designé pour chaque jour du mois.Elle venait, un matin, de lire un passage qui recommande In charité.\u2014Hélas 1 mon Dieu, disait-clle en soupirant, comment serais-je à même de faire du bien à nutrui ?Je n'ai pour gagner ma vie que mon rouct, et à peine peut-il me procurer le pain quotidien.Voilà l'hiver qui s'approche, ct je n'ai pas lu moindre provision de bois.Déjà mes doigts se raidissent de froid dans ma chambre sans feu, tellement qu'à peine je puis filer.Mon loyer n n plus n\u2019est pas encore entièrement payé.Je serni bientôt obligée de detunnder moi-même l'aumône aux personnes charitables.Cependant, elle se mit à réfléchir et à chercher comment, malgré sa propre misère, elle pourrait encore faire une œuvre de chanté.Alors, elle se rappela qu'une de ses nies d'en- Far fance, qui demeurait à l'autre bout ce la vill ct qui était Agée et aussi pauvre Welle N trouvait malade depuis longtenmp.be \u2014d'irai ln voir aujourd'hui, dit «le - je pu aussi bien filer là qu'ici, ot si je ne mis us état de lui offrir des secours, au moins fin peut-être ndoucir ses chagrins 1 al.Frances par quelques bonnes paroles ire lantes.Elle prit dans son armoire les doux seule pommes qu\u2019elle possédait.pour le- porter à h malade, et se nit en chemin avo oy Fone sous le bras.La malade eût une vive joie J, ancienne amie.\u2014Tmagine-toi, Canégonde, eo qui m'est are rivé depuis que nous nous sotome vues: ju fait un héritage de quelques centaines doe, Serais:tu disposée À venir demeurer chez mi pour me soigner ?Tu pourras t'éparcuer alors des frais de loyer et de chauffer - ton roux et mon petit héritage suffirnient tio pour nous nourrir toutes deux.Cunégonde accepta In proposition avre jus, alla tout de suite s'établiv chez + ami à goûts, pour In premiere fois depuis \"gto.Un sommeil exempt de peines ot be woes Bien souvent encore elle se répet en pits sage de son livre de prières qui lui ait pr curé ce bonheur inattendu : revoir son Que chaque jour amène Une uvre Notre jour sera beau, notre nuit vu \u2014 db.= EN EXCURSION «Voir gravure Qui, des deux, s'amuse davantar Est-ce In petite espiègle qui, du
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.