Le Monde illustré, 26 octobre 1895, samedi 26 octobre 1895
[" To OR * | + NEMENTS * AN Six mois $1.50 [ur ANNÉE, No 5 \u2014 SAMEDI, 26 OCTOBRE 1895 ANNONCES : fu cn, 83.: - Se Ei - - La li ] j | ; 81.00, payable d'avance ~~ wm | La ligne, par insertion - < - - - 10 cents Cualr a ! ' 5 cents la copie Bu BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - .5cents boda dans ONE ct T° Ope TURES, PTACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Turif spécial pour annonces à long terme MGR LOUIS-NAZAIRE BÉGIN , A ASCHEREAU\u2014 Photo, Livernois ; \u201cp COADJUTEUR DU CARDINAL T ARCHEVÊQUE DE CYRÈNE ET C' 378 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 26 OCTOBRE 1895 SOMMAIRE Taxrk.\u2014Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014 Carnet du Monde Htustré \u2014La chute de la rivière Etchemiu, par P.-G.R.\u2014Poéuie : Ballade des adieux, par Léon Mane.Sur la terre d'évangeline en 1884, par L.-H, Tremblay.- Le retour d'Edmundatou à la Rivière du-Loup, par Aimée l'atrie.\u2014L'honorable juge Fournier, par P.-G, R.\u2014A biitons rompus, par Gaston-P.Labat.Myr Louis- Nazaire Bégin.-La reine de Madagascar.M.L.-H.Tremblay.\u2014L'autoume.\u2014Uu moyen consme vu autre, war Alphonse Allais.\u2014 Primes du mois de septembre, Nouvelles à la main.\u2014Choses et autres.\u2014 Jeux et récréations.\u2014 Feuilleton : La mendiante de Saint-Sulpice, par Xavier de Montépin.GRAVURRS,\u2014 Portrait de Myr Louis-Nazaire Begin, arche- he de Cyrène et cosdjuteur du cardinal Taschereau.-Montréal : La grande Kermesse de l'hôpital Notre- Danie : Vue extérieure de la salle d'exercises ; Tente des diseuses de bonne fortune : Vue d'ensemble, prise ILLUSTRE LE MONDE Le commerçant lit la revue commerciale ; l'avocat, les revues judiciaires ; les bonnes femmes, les récits des crimes commis dans tous les pays ; lo médecin attend chaque semaine ses journaux médicaux : le cultivateur ne lit pus lo journal d'agriculture, et chose qui fait le bon apôtre et pose à l'homme ver- tucux ne se complait que dans la lecture des livres.défendus.Bref, chacun a son genre, son goût, sa marotte, et la mienne est de lire les comptes rendus des séunces du conseil municipal de la cité de Montréal.Beaucoup de Lraves gens partagent cette manie et s'étonnent de ne pas voir figurer ce genre de nouvelles dans les colonnes du sport, entre le football et la boxe, par exemple, où il ne serait nullement déplacé.*a* J'aime le genre de débats de ce conseil municipal.Tout le monde y est libre, s\u2019y sent a l'aise, \u2014Taisez-vous ! \u2014Colomniateur ! \u2014Je me moque de ce que ;- dividu comme vous ! \u2014Venez done tne le dire ic: On crie, on hurle, c\u2019est un : plus moyen de discuter, la rompue, tout le monde s\u2019en x M.L-O.David, la tête plein.historiques, ferme ses livres «1 tement : \u2014Cela me rappelle 1837.héros.Et vous croyez que jo n'ai suivre avec passion les discu seil ! \u2014Mais les affaires, direz-vaor, \u2014 Les affaires ¢ Cela ne nur.ce n'est pas de nos affaires ! + dire un in ge infer) est inter.tle grettier * SOUVenir Hisant tris.Mois uy raison de > du con.» affaires ?rarde fus, *e* J'ai passé l'été à Saint- \u201cvonille à du côte droit : Vue d'ensemble, montr vne ; Le ; pavillon des fleurs ; Galerie des beaut arti Clnte de sans liens de parti, chacun parle pour lui- quelques milles de Québec.| vice de a rivière Etchemin à Saint-Heuri de Lauzon.Por même, dans son intérêt et à l'occasion peut- bateaux traversiers, très bien oi.+, fait le trait de l'honorable juge Fournier.\u2014L'automne.\u2014Por- à - Pintérât du «ec ee AAC ce joli petit village une sorte d Lour trait de M.L.-H.Tremblay.\u2014-Portrait de la reine de Être, dans l'intérêt de son quartier ; c'est char- ag ; rg fa.Madagascar.mant ' shionable de notre capitale.So _ Personne n\u2019est tenu de suivre un programme, J'ai passé l'été à Sainte-Pétrs jy i - PSE = : une ligne de conduite tracée par un chef il Pétronilleux bronchiteux, south © Jonas LL n\u2019y a pas de chef, mais des citoyens libres de eux ne ful plus etonu moi en PRIMES A TOUS NOS LECTEURS dire tout ce qu'ils veulent et même davantage, apprenant, par les journaux de X réal que _ Et le digne messager qui assiste impassible mou curé avait tiré un coup det ot bless LE MONDE ILLUSTRE réserve a ses lecteurs BUN sénnces sait si on use de ce droit de libre deux étudiants en médecine, s: < l'autre mêmes l'escompte ou la commission que dau.Parole nuit.dans mon cimetière, en qu be tibia tres journaux paient à des agents de cireu- Aussi les sous-titres des comptes rendus ou d'humérus.lation.sont-ils empreints de la dignité et de 'nmé- Mon curé est un charmant | lon Tous les mois, il fait la distribution gra- \"té qui règnent dans les discussions : conciliant, aimé de tout le mon crands truite, parmi ses clients, du montant ainsi \u2014Orage au conseil.comme des petits, des Anglais co: bos Ca économisé.Les primes mensuclles que notre -\u2014On se propose de régler In question à nadiens journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses COUPS de poing.\u2019 Mon curé n\u2019est pas homme de gi il ni lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86de \u2014Menteur : pas tiré de coup de fusil, il n\u2019a | +rsé de une piastre chacune, et puis un des divers prix \u2014Yoleur : sang et n'a blessé personne.suivants : $2, $3, 84, 85, $10, $15, 825 et 50.\u2014Ce n'est pas vrai ! Mon curé admirait, du baleon « 1 pres- Nous constituons par là, comme les zéla.\u2014À la porte ! bytère, les étincelles du firmament a nuit teurs du MONDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs \u2014Allez-vous en ' P eine des murmures du vent d'aut ual et pour égaliser les chances tous sont mis sur \u2014C'\u2019est honteux \u2018 son attention fut attirée du côte netière le même pied de rivalité ; c'est le sort qui dé- Non, ce n'est pas honteux ; je trouve cela PSF Une lueur qui n\u2019était ni un t- let ni cide entr'eux.Joli.beau, ineffable ; cels me rappelle les héros \u201cHE mouche à feu.C'était un fu: mvul- Le tirage se fait le ler samedi de chaque d'Homère.gaire fanal, qui éclaira bientôt lv ettes mois, par trois personnes choisies par l\u2019as- Parfois, l\u2019un des injuriés prend une pose \u201cC8 deux étudiants occupés à le: ncabre semblée, noble et répond comme Enée au fils de Pélée : besogne., Aucune prime ne sera payée après les 30 \u2014N'espére pas m'effrayer comme un enfant, !! leur cris de s'en aller, mais si x mar jours qui suivront chaque tirage.par tes discours : moi aussi je pourrais t'inju- riva pas jusqu'à eux, et, voyant «.conti: rier, tadresser d\u2019injustes outrages ; mais ins- nuaient à travailler de la pelle «t«!.pioche, truits, par les nobles entretiens des hommes, !* curé alla trouver un voisin qui.© -ur son des choses que nous n'avons point vues nous °rdre, tira un coup de fusil en l'ai Ta lu connaissons l\u2019un et l'autre, notre origine et 'Miére disparut, tout disparut.Les | uems notre passé.Mais, crois-moi, au milieu de cette Trent cependant arrêtés le lendem terible arène, cessons un puéril entretien.Les VPilà tout, et quand un de mes.res en propos vutrageants sont assez abondants : leur chroniques dit que mon curé aura à leur poids chargerait un navire à cent rames : la C@s8er la tête, je suis sûr que sun ce wav angue des hommes se plie à des discours di.\"Eit pas été et ne sera jamais suivi.( D Vas ge ui atentent ve Te roi Le po a at ue ea De Ve ; impatience I'ouverture de la ses- quelle né P te dre } re par une injure.Mais d' | 1 » au Conbraire, ME ré » sion du parlement local pour en o cessité échanger entre nous des ou.PO quand il en est besoin.es .suivre les discussions ; d'autres trans comme deux femmes furieuses, qui, \"° VeUt ls mort du pécheur.M ot IP ir def point ni dhl cl, fe Lo pom fm | ; ; s u ê gp ntére qu .tes vmliocrement, ne vérité des mensonges P Tes.menaces me do a s de la 18 .- = bre des communes, d'Ottnwa a ent Pas Ené bouillante ardeur\u2026 \u2018e* Je ne crois pas qu'il y ait cd =ysa certains fanatiques des choses que prt ooh échevin et cont parfois à croire monde où lu licence de langage soi usée d'Europe ne cherchent dans leur Sex priment che ins on u Homère, car ils aussi loin que chez nous.LL Journal, que ce que l'on dit à tout en se montra ven de la meme manière, Dans le plus petit village, à prop aval Londres ou à Paris : d'aucuns ne parcourent pectable nt le poing à distance res- res municipales, d\u2019un pont de tre pieds, qe les colonnes consacrées au sport et se sub- Pe ui on fait | ; d'un ruisseau de vingt-cing pouces, © 1 che- ivisent en une foule de fractions dont chn- Dn fait la pax pour un moment, les min, d'affaires scolaires, de tuxes insigr: \u2014antes : adversaires reprennent leur sang froid, tout est caliné, quand un malheureux mot met encore le feu aux poudres, mais, cette fois, dans une autre direction et un deux, trois clans poussent le cri de guerre et s'élancent en avant contre le mnire, Alors c'est encore « Homére ! que ne se dit-on pas entre adversair - Les mots de menteur, polisson, n.< a SUR LA TERRE D'EVANGELINE EN 1864 LE RUISSEAU A L'ANGUILLE Partis de Pubnico le matin, nous n\u2019arrivâmes au Ruisseau a I'Anguille que le soir, quoique la distance que nous eussions à parcourir pour nous rendre d\u2019un lieu à l'autre ne fût que de treize milles.C'est que nous nous étions arrêtés en chemin pour prendre nos notes, et comme sur le midi la chaleur commençait à nous incommoder fortement, nous attendimes, pour continuer notre route, que la brise de la mer qui, en été, ne manque jamais de souffler sur ces côtes durant l'après-midi, s\u2019élevât.Effectivement, vers les trois heures, une brise légère vint tempérer l'atmosphère, et nous pûmes alors poursuivre notre route agréablement.Cette brise de la mer sur laquelle quelque barde acadien inconnu a fait une chanson dans le langage du pays, a quelque chose d\u2019analogue avec la brise du soir au Canada, également chantée par nos poètes, avec cette différence seulement, qu'ici, c'est un souffle léger qui se dilate capricieusement au contact des objets et vient frelater en murmurant sous nos fenêtres, tandis que sur ces côtes iméridio- nales que baignent les eaux de l'Atlantique, c\u2019est une brise enivrante qui vous arrive soudain du côté de la mer dont elle ne fait qu\u2019effleurer la surface au passage, car à peine l\u2019a- t-on vue se détacher «le l'horizon lointain que déjà elle a atteint le rivage où ellc vient se jouer et méler son suutfle bienfaisant aux exhalaisons salines de cette iner dont elle s\u2019est abreuvée sur sa route.Un calme profond précède d'ordinaire cette brise de la iner, au milieu duquel vous entendez, dans la distance, un bruit sourd semblable au roulement des vagues.On vous dit : voilà la brise,et au même instant elle a franchi l\u2019espace, et c'est à peine si les vagues en ont été ridées.Durant la mi-été, ce vent du large, comme on l'appelle, est aussi régulier que le serait lu chaleur de cette latitude si elle n\u2019était chaque jour tempérée par cette brise de la mer.Autant étions-nous partis de Pubnico émerveillés à l\u2019aspect pittoresque de son charmant village, autant fâmes-nous étonnés, à la tombée du jour, lorsque, sur la demande que nous LE MONDE ILLUSTE en flmes, À savoir, si nous étions encore bien loin du Ruisseau à l'Anguille, on nous dit que nous v étions rendus ; car, sauf le petit groupe de maisons françaises que nous venions d'ut- teindre, nous n'apercevions devant nous, aussi loin que la vue pouvait porter, qu'une côte aride et déserte, parsemée de rochers sur lesquels l'œil cherchait en vain quelque signe de vie ou d'habitation.Le voyageur qui entre au Ruisseau à l'Au- guille, par où nous sommes venus, après avoir passé les établissements anglais d\u2019Argyle, arrive aux premières maisons acadiennes et so croit encore loin du village ; car ces quelques maisons françaises, clnirsemées sur la grande route, ne sont pour ainsi dire que les avant- postes du village, et, d'où nous étions alors, nous ne voyons encore que les rochers nus qui bordent le littoral de la mer.Mais, si vous arrivez du côté de \u2019lucket, l'aspect est ditfé- rent, et le tableau n\u2019est pas sans posséder quelque beauté.Vous avez devant pus In pleine mer, toujours si belle lorsque les eaux sont calmes ; a droite, vous apercevez, a travers la lisière d\u2019un buis, une belle nappe d'eau, plane comme une glace : c'est le lac, ce petit Inc d\u2019eau dormante dont je fis In traversée au milieu d'une belle nuit.Puis, un peu à votre gauche, presqu'A vos pieds, est le villige avec ses maisons blanches, comme à Pubnico, mais bâties en forme de croissant sur un seul côté du chemin, et tellement à proximité l'une de l'autre, qu'elles donnent au village l'aspect d'une grande rue de nus villes.C'est que les Acadiens sont un peuple cosmopolite qui tieu- nent, par instinet, à la famille et au sol qui les à vus naître.En 1564, les Acadiens de la Neuvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick n'avaient pas encore songé à s'exputrier aux Etats-Unis, et cette ngglomération de bâtisses contigues, que l'on observe dans presque tous les vil- Inges acadiens, est due au fuit que la jeunesse d'alors restait invariablement nu pays, s'y mariait et venait se grouper autour de la maison paternelle, C'est une féodalité patriarcale qui existait encore à l'époque où j'ai recueilli ces notes, et qui rend l'histoire contemporaine de nos frères Acadiens, de même \u2018jue leur histoire passée, si émouvante en souvenirs touchants.Les anciens Acadiens de la primitive Aca- die étaient un peuple essentiellement livré à la culture «le In terre et à l'élevage des bestiaux, que les prairies naturelles de cette partie du pays leur permettaient de garder en grand nombre.Leur vaste domnine de la Baie de Fundy et du Bassin-des-Mines, qui fut le berceau de la nationalité française en Amérique, et que j'ai visité et parcouru en tous sens, est aujourd'hui le jardin agric Nouvelle-Ecosse, aux mains d'une racy 4 velle Sur tout le parcours de co vu étai autrefois l\u2019ancienne Acadie, c'est-à a d it toute lu distance comprise entre hs (nutrefois Port Royal) et Windsor, ole de la \\unnpotis vière Avon (au-delà de 150 will.cas trouvé aucune trace d'un village » ion ni même y ai-je retrouvé un homme d- 1 race comme si tous les Acudiens tenaivn .Véloi, goer de cette terre à laquelle serait + ut de si tristes souvenirs.On les trouve bien réunis en ue à Digby, sur les confins d\u2019Annapolis «- Minu- die au nord de Windsor, mais pa- - près, Le cruel octracisme dont on n fr leurs pères, en 1760, en les dépussédant cette terre arrosée de leurs sueurs, n'a lu\" leur descendants pour toute héritage « le sl stérile et roeailleux qui borde tout rte méridionale de la Nouvelle-Eeos- em ment la Baie-de-Sainte-Marie, le 1 ral de Yarmouth, Tusket, la côte d'Args qu'au Cap Sable.À l'exception de qu itu blissements que l'on a pu pratigu.intérieur du pays, toute ln côte, surt- cts le voisinage de l'océan, n\u2019est, à propr- * parler, qu'un pays de roches où la nat: valei- trante a jeté une Larrière presqu nehis- sable à ln culture de In terre qui.\u2014ursy serait productive à la faveur de limat tempéré, n'était l'immense quantit- oches qui recouvrent sa surface, et qui \u2026hent surgir du sol à mesure qu'on les en.Cependant on observe qu'au |, au n l'Anguille, qui fait le sujet de ce at les gens sont parvenus, À force de lub.vnle- ver une partie de ces roches et à sir de cette terre ingrate un rendement isfni- sant.C'est par l'enlèvement de ces 1 - que l'on a construit ces épaisses mn: en pierres qui hordent les deux côtés \u201ctin et qui servent de lignes de divisé ausla distribution de leurs terrains.Heureusement qu'ici l'agrieulr n'est point, comme en Canada, la source: pale d'alimentation des produits néces- a h vie : car on n\u2019y arriverait pas si ln \u201cny cût pourvu par d'autres ressources sibles en toute saison et qui rendent le pr me de l'existence heaucoup plas facile dre pour ces populations qu'il ne le nde nos familles agricoles au Cannda.C'est sur les inépuisables péch: Le Ces parages que l'on se fie pour vivi mène que sur la navigation et la const: n des vaisseaux.Ce qui fait que les Acc - dela Nouvelle-Ecosse sont tous d'habile- inst que la construction «es vaisseaux jours été une industrie florissante jusqu\u2019 r'hui.CHUTE DE LA RIVIERE ETCHEMIN A SAINT HENKI DE LAUZON.\u2014Photo, 0.11 Ca ba oo ob époque de ma visite en ces lieux, { en construction, dans les chantiers qe t i trois milles du Ruisseau à l\u2019An- uille rois gros vaisseaux, entre autres un havi 2200 tonneaux, construit tout en chène + «te industrie seule fournissait un av natant à toute ln population voisine qui ns pas employée à In péche où à In navi: 1 .Au souu à l\u2019Anguille comme à Pubnico, toute Tanilles, à de rares exceptions, sont alli: à l'autre, soit par consanguinite, soit aringe, et jusqu'à ce jour aueune fan nationalité étrangère n'a tenté de Ov in ve, Ce qui serait, d'ailleurs, parfait nutile, vu que l'esprit exclusif et cuite :t acadien de cette petite commnu- part téciée ne saurait se prêter à lin trod dVeléments étrangers parmi eux.Cv snîte union entre les familles est prof nt ce qui a produit cette remar- quatres fraternité d'idées et de sentiments que serve chez les Acadiens plus que chez autre peuple : rapprochement d'au- tint Trappænt que les unions sont plus rap - ot se restreignent d'ordinaire au vib les a vus maitre.Sous ee rapport, Ie k « à l'Anguille est bien, individuel- Von - petite république en communauté À © d'intérets généraux, tant l'union tes esprits y estresserrée par cet al + qui nait d'une persistance a ne pe Sandee au dehors.Cependant mal- gre xistence intime dans laquelle on se von + bons villageois, dans leurs rap- pe leurs semblables, sont d'une urba- nib we, ouverte et généreuse : inais person sougern à aller chercher épouse ua nt qu'il restera une belle dispo- vit, le village.C'est de règle De Hen bien paternel restera irrévocablement mains de la faauille, quelque appit ue tisse lui offrir pour l'en déposséder.th vuse simplicité de In vie obscure et po an du tuimulte des grandes villes, t cn ai jouï durant mes deux années A au Ruisseau à l'Anguille, au milieu bh ns Acadiens.sans faste, sans luxe : Va sis une honnête nisance, du fruit de Hu il et de leur industrie ; contents du se ln Providence leur a fait.ct n'avant du mbition que de vivre et mourir avec | - ed Lt ai : ! ew es ji J À Sd .\u2014 Tay - Dé ig te oH i no = Ay Ld HY \"SJ 1 ha POY rer A dy iy 4 Be ne N [3 SE.~ = Lg Bod D Pa) VU ES IK: & [a = (7 pe * PIS 5 ne all A tt foci) 5 N 3 i pe\u2019 dy, | ; 3 pt = 1 AN Ju = i sil I G os.3 17 A LL ne bg = 1B | A.i M Dw Ÿ 2 yg TIS Sad Fa # IN Li Ÿ 2 : as NE TLL LÀ LD i» 2 2 Wie 3 - A TI ei FIER gn ma ot = = ap TS he Sak «, pit ug x Pa as Te » a Sar ee pm a EY - Pd 3 Py 3 VUE EXTÉRIEURE DB LATSALLE D'EXERCICES DES [1 BONNE UNE VUE D'ENSEMBLE, PRISE DU COTE DROIT \u201cWW ; - NR uur e A L N K tra rte w- \u2018az Fa WY af 2 / { sie cee ow, 2 ay DA ! ve ak \u2014 ie baie 4 > Ure < a ABD Lok) Y ie » È a A A \u2019 ar Vom \u2018ou x pce Le by IN Yous = =~ P= YY 4 NS i.14 I +I % ; LE ; | ï Md bi ot 192 VU | 4 T | H Pa 1 4\" Lu ue Es \u2014\u2014.t uf i TE i hit » ces $ | 5s J Ra L) Sa ff \\J ~~ 5 4, $A An i = 4 2 Sly rae ! = 4 |.+ QU - 3 = | - % K £51 ha re re \u2018A ui a A NN Se 3 À P gy TEN y ] | À vbs = \u2014\u2014 NS AN = En => ; | aN Clin She = Tina * = pi 1 3 à CE À 1 [EXT Bs 2 ey a NON Ne i | > W rH I NARS - > + © Be eg ae i = we [= {| ét LL] Rd 18 0 >) æ hy ET : 18 CT EL Lh dei Ÿ N 3 \u20ac i 7) TE 10 cudP Ti A LL et > Ke) ee, E*% 7 S of LAA pe de TR 5 3 eh 11 Lg D N ha an La exp, À RS = GALERIE DES BEAUX-ARTS LE PAVRES FLEUR VUE D'ENSEMBLE, MONTRANT { S0ÈNE MONTRÉAL\u2014LA GRANDE KI J ESSE L'HOI , IT AL NOTRE - DAM E.-\u2014lhaotus Lapres & Lavergue A _] M.L.-H.TREMBLAY JOURNALISTE ET COLLABORATEUR DU * MONDE ILLUSTRE \u201d M.Tremblay, dont nous reproduisons une hotographie cette semaine, est l'écrivain que les lecteurs du MONDE ILLUSsTRÉ connaissent déjà par ses intéressants écrits sur l\u2019histoire contemporaine «les Acadiens et ses contributions dans la presse généralement.Né à Quélrce, en 1534, M.Tremblay fit une partie de son cours classique au Séminaire de cette ville, et alla plus tard compléter à Nicolet.Doué d'une imagination, vive maniant bien tous les sujets, M.Tremblay se livra de bonne heure au journalisme, dont il à fnit sa carrière, au pays d'Evangéline.puis dernièrement en son pays natal.\u2014\u2014\u2014
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