Le Monde illustré, 30 novembre 1895, samedi 30 novembre 1895
[" 1 E MONDE ILLUSTRE BONNEMENTS : 12ue ANNÉE, No 604 \u2014SA MEDI, 30 NOVEMBRE 1895 ANNONCES: + + Six mois, $1.50 \u2014 \u2014\u2014 - 1 .\u2014_\u2014\u2014 La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Un an.: : Ç nis, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5eents fondu «dipôts - - 5 eents lu copie | BUnraux, 42, PLACE TACQUES-VARTIER, MONTRÉAL Tarif spécial pour annonces à long terme VŒU A SAINT ANTOINE DE PADOUF._Tshleau de M.Loubat 458 3 LT ST LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.30 NOVEMBRE 1895 SOMMAIRE A latons rompues, par Giston-l.Lalat.Causerte d'autoimue : Le souvenir, par Ludo, Nos Heavures Benediction de cloches : À travers le Canada Van a saint Antoine de l'adoue 3 Le nouveau ministère français, \u2014 Pousie : Novembre, par Alberte de Mentarand, -Foesie : Monte nt an Canada, pur Pierre Matarx Trop tard, par Wilfrid Lovat.Le lient colonel Pre vost, par Go Re Guillaume [Len Alsace Loraine.» PR xx w CIS 2 ve fa bd P Ed 2 ~~ > WW or Bltar urd sr: var M0: crade = pe ve - s et Lavergne A PP NE S {5 + det se nag by a ks RS (A = 4% or Ra ven q.re A NY =.Le Lee \" ri N Du NS LS A) te rT Fay et Rit d 466 LE TOUR DU MONDE A PIED Nous avous déjà annoncé le départ de Montréal, pour faire le tour du monde à pied, de M.Johu-W.Thaler, et, dans le temps, nous promettions & nos lecteurs de les tenir au courant des péripéties de ce voyage.Aujour- d'hui, nous sommes heureux de ponvoir rem- polir notre promesse, en reproduisant d'un Journal américain, le Green Bay Gazette, l'article suivant, qui donne des détails sur le chemin parcouru par M.Thaler et sur celui qu\u2019il entend suivre.Le voici : En ces jours de rareté d'ouvrage, John-Wilham Thaler a trouvé un cæploi qui doit durer, suivant ses caleuls, six ou sept ans et peut-être plus, 11 n\u2019a pas de tnaître et ne peut être renvoyé, M.Thaler, qui est un jeune homme d'origine autrichienne, est parti de Montreal le 13 mai pour faire le tour du moude à pied.Il est arrive à Green Bay, cet après-midi 25 septembre), à Une heure et demie, ayant parcourt au-delà de 1,500 milles.[I a fait visité à M, Par- menties, greftier de la ville, et lui a retuis un livre, dans lequel il lui a demande de mettre sa signature, afin de certifier qu'il avait été vu par lui.Ce livre contient les signatures de différentes personnes habitant les villes par lesquelles il à passe, Montréal, Ottawa, Kingston, Toronto, -= 189577 oo Bhvsontt Tiniomiid fy : EN IN.ILAPRE S.ARTISTE of So sr pe\"! ds + .: p9 3 / \u2018 SA TREAL, CAS 7 oy Al - Brockton, Loudon, Chatham, Windsor.Detroit, Grand Rapids, Michigan City, Kenosha, Milwaukee et Manitowac.Eu partant d'ici, Thaler se dirigera vers Marquette, ensuite il prendra la direction de Duluth, Sioux City, San Francisco ; dans ce dernier endroit, il prendra le hateau pour se rendre à Yokohama (Japon), Shanghai et Hong Kong (Chine), Calcutta et Bombay (Indes), Jérusalem.De ce dernier endroit il se dirigers sur Smyrne, Athènes, Constantinople, Moscou, Saint.Pétershourg, Berlin, Vienne, Trieste (ville où est né Thaler), Rome, l\u2019Abyssinie, l\u2019Afrique, revenant en Europe par la Suisse, Madrid, Lisbonne, l\u2019aris, Bruxelles, Amsterdam, Norvège, Suède, Londres.Rendu là, il preudra le paquebot pour traverser l'Atlantique et retourner au Canada.Ci dessus, nous donnons une reproduction, .en plu sto-gruvure, de In tnédaille remise à l'au- LE MONDE ILLUSTRE dacieux marcheur, avant son départ de Montréal, par In maison Laprés & Lavergne.Cette médaille est en argent ot est d'un très joli dessin.Une mésaventure qui a failli tourner au plus mal lui est arrivé près du village d'Hancock, dans le Michigan.Un terrible assassinat avait été commis la veille dans le village.La population était surexcitée ct recherchait le meurtrier partout, Thaler fut arrêté sur la route par trente ou quarante hommes qui le ramenèrent au village pendant que la foule criait : * Lynchons- le\u201d Mais fort heureusement pour lai, Thaler montra aux autorités ses papiers attestant sa parfaite honorabilité et on le laissa continuer sa route.Thaler, on le sait, voyage sans le sou, se Lornant à vendre ses photographies atin de se procurer le nécessaire.\u2014l + pe CÉRÉMONIES FUNÈBRES CHEZ LES BARBARES Les Tartares tiennent beaucoup, d'après leurs croyances, à connaître l'heure précise où le mourant expire.Leurs ecrémonies fund.bres reposent en partie sur cette connaissance ; on veille done auprès du_ malade, une montre à la main.Un des prêtres qui l'entourent compte les minutes et même les see ndes avee une grande attention.On conserve le cadavre pendant trois jours, et le quatrième, il est livré aux tlanumes.Pour cette cérémanie, le lama se rend dans ln hutte du défunt avec le grand-pristaw, son épouse et les principaux prêtres : là, il prononce un «discours.Une foule de prêtres se tiennent assis autour de la hutte du mort, et plus loin, le peuple est assemblé.Le corps du défunt, qu'on porte assis sur une machine de bois, est enveloppé d\u2019une toile imbibée de poix, et si c'est un prince, il a la tête crnée d'une couronne derriére laquelle pend un voile noir.Le lama, assis sur une espèce de palanquin, précède le corps : tous les prêtres suivent nu-têéte.et devant le lama font entendre les instruments de musique : une foule de peuple ferme la marche.Le bûcher est dressé à quelques centuînes de pas de la hutte.On creuse la terre à la profondeur de deux archins, de manière à ce que le corps puisse entrer dans cette fosse.à chaque angle de laquelle on ménage pour le courant d'air des trous, dans lesquels on met des matières combustibles.Au bas, sur un trépied, s'élève une grande marmite qui soutient quelques morceaux de bois sur lesquels le cadavre, soutenu par le cou au moyen d'une pièce de bris, est placé assis.Le lama lui- méme met le feu au bûcher et s'éloigne de suite avec la musique ; mais des personnes préposées pour soigner le Làcher restent auprès pour verser continuellement de ln puix sur le cadavre.Le feu brûle pendant plusieurs heures ; lorsqu'il s'éteint, la cendre est recueillie et conservée comme relique .On élève à la mémoire du défunt, sur le lieu mdéine, un monument construit en terre glaise et en jones \u2014\u2014 > Jr l\u201dn Disparu est une brochure qui fera sûrement son chemin.Elle est à la fois attrayante et instructive a lire.Tous devraient l'avoir entre leurs mains.Prix : 10c.G.-A.et W.Dumont, 1826, rue Sainte-Catherine.\u2014 >< tem Le chagrin est en proportion de ln faiblesse de l'âme.MAGIE BLANCHE EN FAMILLE LA DANSK D'UN CIGARE Navez vous, messieurs, à quoi pent servir u Tuer la mémoire, abrutir l'intelligence, troutsle: on tion et la vue ; causer deu névroues multiplica, 11 Xi, des «douleurs rachidiennes, de la céphalalgie \u201cst à quoi on emploie ordinairement \u2014quend on le tu de Kare.Eh bien ! je veux vous moutrer que cet objet .teux petit servir aussi & quelque chose de bon, en tig: latin une néance de magie blanche, grâce aux aptitu Hes spéciales qu'il à pour le danse.Mais un cigare ue saurait danser partout ; il : nt à le faire que sur un chapeau, et, bien enter de charme par une douce musique.À defaut de piano, où peut se contenter de nm.ve.esle.Mousieur, de votre voix la plus mélodieusr.on nous douvement un petit air de danse, tandis qu \u201cor rai le cigare sur votre chapeau, qui repose lui- a mon poignet .Courage, mousieur.,, oh \u2018 q fort ainsi !.doucement .doucement, vous pas de fausses liotes, s'il vous plait .un peu \" train et de gaiete,, Voila * Le cigare, posé sur «a pointe, semble hésiter d'a or mine de perdre l'équilibre, mais we décide enfin pirouettant, s'inclinaut, se balancant en mesur- gracieusement : il danse encore, quand le magi + le spectatenr a le prendre dans ses suaius ; l'objet.- avec soît ainsi que le chapeau, ue denote anenn preparation.Pour exécuter ce tour, fabriquez d'abord le petit © ment que montre notre vignette ; best une petite ti.1} pouce environ, taillée, si l'on veut, dans le mancl:- porte-plunte ; « est une fine aiguille à coudre, plant la téte dans le morceau de bois qui lui sert de manch.le hoix était trop dur et qu'on ne réussit pas, faute d\u2019ur et d\u2019une paire de pincettes, à enfoncer directement L- «le l'aiguille dans le bois, on opérerait de la manisr vante : Au moyen d'une aiguille à tricoter rougie au t perce, suivant l'axe «de la tige de bois, tn trou profon quart de pouce, qu'on remplit ensuite de cire à cacl: celle-ci étant refroidie, la fine aiguille a, légèrement - fée du côté de la tête, est enfoncée facilement dans oil, apres refroidissement, elle resto solidement fixce.Notre petit instrument étant tenu cache dans Ia gauche, l'aiguille en haut, on perce le chapeau de Lu: de l'aiguille que l'on fait en mûme temps pénétier.profondément que possible, dans le cigare, tout en p saut chercher la position voulue pour faire tenir celu: équilibre aur sa pointe.Il ne reste plus qu'à agiter.©: sous, la tige de bois, en faisant pirouetter lentement main droite le chapeau pour ajouter à l'illusion Quand, à la fin, un apectateur saisit le cigare, on.vivement l'aiguille et vu laisse glisser le petit instrir - dans la manche de l'habit qui est béante sous le chaps : Cette expérience ne doit durer qu\u2019un court instant.Rappelons le une fois de plus, c'est la diversité di + + vélés employés pour produire des cifets analogues, qu: ir vouto le plus les spectatours qui cherchent à toviner. tu FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ A MENDIANTE DE SAINT-SULPICE DEUXIÈME PARTIE ROSE ET MARIE-BLANCHE Lo dae Paul Rivat, votre ane, encore une fois, vous ne me devez rien .devoir et je l'accomplis avec joie.OT de mort comme Un saint après avoir combattu comme un hére- it reçu mon serment.Il voit, de ht-haut, que je suis peur payer ma dette !.Espérez, pauvre fenume Doo Ese pérez vre were | Dieu qui n'a permis de la payer, cette dette, mare va peut-être l'immense bonheur de vous rendre vos enfants.mon cher Paul, mon pauvre Paul, sanglotta Jeanne, c'est toi sp protèges .c'est toi qui mets sur mon chemin un homme bon Dieu lui-même.Ah! quan! pourrai-je usagenouiller sur t be.is le pourrez demain.répondit l'abbé d'Arexnes, demain, je x nduirai au cimetière le Versailles et nous pricrons ensemble pour qui n\u2019est plus.i moment, Pélagie, la servante lorraine.entra sans faire de bruit - le cabinet.| venait une lettre apportée par un commissionnaire.- prit cette lettre et, tout en la déenchetant.il dit à sa servit tendez, Pélagie, j'ui quelques instructions à vous donner, Lie saisit un petit plumeau, et ne voulant point rester ince- cup fiit-co qu'une minute, se mit & épousseter les livres de l'une des à theques, © A d'Areynes lut Ia lettre quid venait de reeevoir et dent il unu l'écriture sur l'enveloppe.L ne contenait que ces quelques lignes : avast M net cher cousin, notaire de notre famille viendra ce soir, A neuf heures.à lhot In rue de Vaugirard, atiti de tue rendre conte de li tuission oh - dont nous l'avons chargé tous les deux.t'attendrai afin que tu connaisses en méme temps que moi les à ats d'une enquête qui mn'épouvanite.l'a cousine bien atfectionnée, * Hesuierre RotLin.S lu nièee Marie-Blanche me charge de tembrasser com je t'aime, de tout son cœur.ie, le front barré par une grande ride indiquant chez lui une | \u2014upation profonde, remit lu lettre d'Henriette dans son envelop.t glissa cette enveloppe dans le tivoir de la table qui lui Serva bureau.i s'adressant à la servante : ; \"Jugrie, lui dit-il, nous «linerons à six heures et demie précises, Vons rtrez un couvert de plus et vous préparerez le lit du eabinet que unique avec votre chambre.(\u201cest Mme Jeanne Rivat qui le opera.| \u201couta en désignant Jeanne du geste : asqu'à nouvel ordre Mme Rivat habitera cette mnaison et pren vs repas avec nous.est entendu, monsieur l'abbé.\u201canne, voulez-vous accompagner Pélagie 7.Elle vous tent: votre chambr .| veuve de Paul Rivat saisit les mains du prêtre.les porta de Nouv Lt ses lèvres et suivit la servante.1 +Lhé et Raymond Schloss reprirent leur travail de dépouille- Ment © n instant interrompu.!.tront de Raoul restait soucieux.Malgré lui sa pensée se reportait sans cesse à la lettre Hit die recevoir, qu'il ve- XXV ! \u201care .\u2018 .ans un- petit salon, coquettement et luxueusement meublé, faisant partie de l'appartement uceupé par Mme Rollin et sa tille à l\u2019hô- «de lit rue de Vaugirard, trois personnes se trouvaient réunies, as- Sises nutour d'une table éclairée par une lampe dont un large abat- pu lose, garni de dentelles et de rubmns, adoucissait In lumière trop \"ve, Ces trois personnes étaient Henriette, Marie-Blanche et Lucien de Kernoël, jeune homme que nous avons vu tout enfant, «lix-sept années auparavant, accompagner son père, le comte de Kernoël, à Fhopital de Versailles oft Pan} Rivat agonisait.Henriette, sombre et silencieuse, broduit, le front penché sur son travail, Marie-Blanche terminait une tapisserie au petit dessinée par elle, dont ln composition était gracieuse ct le coloris très artistement nuance, Lucien jisait & haute voix, avee up véritable talent de discur, la traduction d'un roman anglais de Dickens, La pauvre Henriette était étrangement changée depuis l'époque où nous l'avons vue, presque mourante, réfugiée, pour échapper aux obus, dans Une cave de la maison de la rue Servan.Une chevelure, toujours épaisse et soyeuse mais prématurément blanchie, couronnait son front jadis si pur, maintenant siHlonné de nombrenses vides, Elle n'avait cependant que quarante-trois ans! à peine la matu- Presque lu jeunesse encore © Res traits pâlis portaient l'empreinte des douleurs subies.ct ses douleurs avaient été sans bornes !L.Nes yeux aux regards tristes, qui semblaient toujours mouillés de Inrmes, étaient ternis à force d'avoir pleuré.La pauvre martyre avait tant souffert © Détaissée par son mari, qui ne songeait qu'aux jouissances de ce qu'on appelle la grande vie, vie dés quilibrée et abrutissante où sa- trophient fatalement le cœur et lintelligence.Mest juste «d'ajouter que les adeptes de la vie à ontrauce n'ont généralement ni lun ni l'autre.Dans tout le cours de son existence, depuis l'époque où nous l'avons présentée à nos lecteurs, Henriette n'avait eu de bonheur que par Marie-Blanche.; Entièrement vouée à l'éducation de evtte enfant dont elle se evova t la mère, ne la quittant jamais, l'entourant d\u2019une sollicitude éclairée et prévoyante, Ini prodiguant les trésors inépuisables de sa tendresse, \u201cisolant be plus u'elle le pouvait des fêtes que Gilbert, par ostentation.aimait à donner, Henriette était arrivée à faire de Marie- Blanche uue jeune tille accomplie l\u2019ar tous les moyens possibles la pauvre femme avait cherche à ramener à elle son mari, à lui faire comprendre combien son abandon ln hlessait douloureusement.comb en les folles excentricités de sa con luite pouvait devenir prejudiciables pour son honneur et pour l'avenir de sa fille.Prières, larmes, supplications.tout avait été inutile.Gilbert Rollin était emporté par le torrent impétueux de ses vices, un instant endigué par la misère.Une fois l'argent revenu, il n'avait plus songé qu\u2019à prendre sa revanche des privations subies, et il la prenait de telle sort- que dans un délai plus où moins loëg une catastrophe tinale était inévitable.Aux timides observations, aux sages conseils d'Henriette il ne savait répondre que des paroles insultantes.Aussi c'était tini, bien tini.L'amour de la pauvre femme pour son mari s'était éteint en même temps que disparaissait l'estime qu'elle ne pouvait garder contre toute évidence.Elle en était arrivée à se dire : \u2014 Mon oncle et mon cousin jugenient bien ce malheureux !.Il n'a ni cœur ni conscience !.Combien j'étais aveugle, et de ces aveugles, les pires de tous, qui ont des yeux pour ne point voir.Sous le poids de tant de souffrances, trop lourdes pour sa faiblesse, Henriette aurait succomhé plus d\u2019une fois, si la vue de sa fille n'avait relevé son courage abattu, en lui donnant lu volonté et la force de vivre.Lucien de Kernoël, le jeune homme qui faisait la lecture A Mm?Rollin et à Marie-Blanche, \u2018était un beau garçon de vingt-huit ans, 8 ln chevelure brune crespelée.ainsi que sa barbe qu'il portait taillée en pointe et qui, soyeuse et légère, donnait à son visage un cache juvénile.Ses grands yeux noirs aux reflets de velours exprimaient à In fois la douceur et la volonté.Tout, dans sa physionomie comme dans son allure, décelait rite ! 468 les qualités de noblesse, d'intelligence et de eur qu'il tenait de son ère.; Marie-Blanche était exquise.Belle comme un ange et plus enpti- vante encore que belle.Par un caprice bien facilement explieable de la nature, elle ressemblait d\u2019une façon frappante à sa sur jumelle Rose, In jeune in- firimière de l'asile des aliéuées de Blois, un peu plus fréle que Rose, cependant, et plus délicate : mais cela dépendait du milieu dans lequel clie avait grandi, ; \u2026 Placées l'une à côté de l'autre, il est certain que la ditférence de l'éducation reçue et des habitudes résultant de cette éduention, aurait permis de signaler des points dissemblables entre les deux filles de Jeanne Rivat, mais en dehors de l'intimité il eût été bien ditlicile, pour ne pas dire impossible.de les distinguer l\u2019une de l'autre.Marie-Blanche avait le mé ne regard, le mêtne sourire, la mème voix douce et harmonieuse, les mêmes gestes naturels et gracieux.Leur esprit et leur cœur, comme leurs formes étaient pareils, pleins à déborder «de douceur, «de charité, de tendresse et de dévouement.Marie-Blanche adorait celle qu'elle croyait sa mère, celle par qui elle se savait taut aimée et dont elle avait compris déjà toutes les souffrances.Elle ne se sentait joyeuse qu'aupres d'elle, Cette joie devenait plus vive encore et changeait un peu de nature lorsque Lucien de Kernoël se trouvait entiers entre la mère et la fille à l'hôtel de la rue de Vaugirard :ce qui lui arrivait d'ailleurs \u2018assez souvent.À part ses visites, les deux femmes n'avaient d'autres distractions, s\u2019il nous est permis d'employer ce mot profane à propos d'une chose sainte.que les offices de Saint-Sulpice, qu'elles suivaient assidûment et où Lucien les accompagnait quelquefois.donnant le bras à Mme Rollin.À Saint-Sulpice, ces dames ne manquaient jamais d'aller entendre l'aumônier de la Roquette dont les sermons étaient très suivis ct dont l\u2019éloquence simple et touchante allait droit av cœur.Marie-Blanche aimnit tendrement, profondément.l'abbé d'Arey- nes, que sa Inère, nous devons appeler ainsi Henriette Rollin, lui avait appris à bien connaître et à respreter.En revanche, elle n'éprouvait pour Gilbert Rollin, qu'une froideur voisine de la réputsion.Comment aurait-elle donné une part de son cour à cet homme qui n'avait jamais eu pour elle une caresse, un sourire, une parole tendre, un baiser paternel ?Son regard, lorsqu'il se tixait sur elle, lui inspirait une frayeur involontaire.Toute petite fille, elle l'avait vu brutaliser sa mère, et l'impression louloureuse ressentie alors ne s'était jamais effacée.La présence de Lucien de Kernoël auprés des deux femmes dans le petit salon de la rue de Vaugirard n'etait ni insolite, ni due au hasard.Son père et sa mère, nus lecteurs se le rappellent peut-être, avaient tenu Marie-Blanche sur les fonts baptismaux.À la suite de cette cérémonie touchante, de fréquentes relations s'étaient établies entre la famille de Kernoël et ln famille Rollin.Lucien avait alors onze ou douze ans.Souvent l'officier d'infanterie de marine, accompagné de sn femine et de son fils, venait voir sa filleule.Toujours ils assistaient aux fêtes que donnait Gilbert.Peu à peu l'intimité s'établit entre les Kernoël et Henriette.Nous disons : Henriette, car si le comte et In comtesse appréciaient la jeune femme comme elle méritait de l'être, ils jugeaient sévèrement Gilbert, révoltés par son caractère égoïste, autoritaire ot vaniteux.Apres la guerre et la Commune, M.de Kernoël avait été détaché au ministère de la inarine.Pendant les quelques années qu\u2019il conserva son poste, il ne se passa presque pus de jour sans qu\u2019il fit avec Mme de Kernoël une apparition à l'hôtel de la rue de Vaugirard.Un deuil terrible vint le frapper.Il perdit sa femme, emportée subitement par une rien ne pouvait faire prévoir.À cette époque, relevé de ses fonctions, il dut quitter Paris afin de rejoindre à Brest son régiment désigné pour renforcer les troupes occupant militairement la Cochinchine C'était en 1876.; Lucien, alors dans sa seizième année, faisait ses études au lycée Saint-Louis.L'enfant avait besoin d\u2019un guide exerçant sur lui une sorte de tutelle morale.L'abbé d'Areynes, sollicité cett> tutelle, et M.de Kernoël, s\u2019éloi maladie que par le comte, accepta ln charge de qui certes n'aurait pu mieux choisir, a soulagé de toute appréhension au sujet de son fils.ucien était une nature d'élite, plein de généreuses aspirations, FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE = mere ane rm re tt tp a.8 ardent au travnil, et l'ancien vicaire de Saint-Ambroise un homme capable d'accomplir plus tard de grandes chose Le collégien passait tous ses jours de sortie dans la fn: auprès de Marie-Blanehe dont la beauté naissante et tu © fantin le captivaient déjà.Au bout de trois ans de résidence au Tonkin, M.de } tint un congré.I! éprouvait le plus ardent désir d'emlrasser son tils d'Areynes lui donnait de fréquentes et bonnes nouvelles Le tuteur officieux de Lucien fut charmmé de ce retour I! protiterait de ln présence du comte pour s'entend sur la direction à faire prendre aux études de Lucien et fossion vers laquelle il conviendrait de le pousser.Questionne & ce sujet, le jeune homme répondit sans r Une vocation irrésistible le poussait vers la médeein La lecture de certains ouvrages ds maîtres de In science niiné cette vocation.Il fut convenu que Lucien continuerait ses études, 1 vant les cours spéciaux de l'Ecole de médecine où il pr inscriptions et préparertit ses examens, Cette importante question réglée, M.de Kernoel qui veau l'aris en disant à son tils : \u2014C'ourage, tion enfant, et continue ! Je suis content d.Cette fois le comte se rendait à la Guyane où son récis vté euvoyé en quittant In Cochinchine, À l'heure où nous venons de voir Lucien auprès IH.oat de Marie-Blanche il était reçu docteur et se trouvait nttac An interne à la Salpétrière dans le service du célèbre docteu avest, Le jeune et studieux médecin fuisait là une sorte J e et it ul) lui ce lollin, The ey.one] gy.t Fabby ee tu n pro- \u201cNIN deter.0s il ses Hon.il espérait bien, grâce aux influences dont l'abbé d'Aresne- sait être placé comme médecin en second dans Une maison d'ali, uit révait d'appliquer de nouveaux traitements et de combler du unes des ornières creusées par la routine, Il venait passer toutes ses heures libres à Phôtel de de Vaugirard où Marie-Blanche, devenue jeune fille, exerçait + Wire attraction toute-puissante.La il retrouvait une seconde mere en Mme Rollin or adit des rèves charmants d'avenir et de bonheur.La pense d'un mariage possible était son réve le plus.- Rnoul d'Areynes, pressenti par elle à ce sujet, avait son approbation pleine et entière cn ajoutant : \u2014 Mais rien ne presse ! Marie-Blanche est bien jeune vr Nous atteudrons qu\u2019elle soit plus femme, et nous unirons Lux enfants.Depuis le jour où l'auméônier de lu Roquette avait pr «ds paroles que nous venons de reproduire bien des ineulent- cent survenus.Les chagrins d'Henriette grandissaient, De doutoureus pre hensions hantaient son esprit.La conduite de son mari l'épouvantait, L'hôtel de In ru vali girard était devenu mortellement triste.C'est à peîne si Gil sa seyait une fois par semaine à la table de famille.Sa vie = \u2014at maintenant au dehors.Souvent il ne rentrait pas pendant | ars Jours et plusieurs nuits de suite.Henriette, par respect pour elle-mième, ne pouvait par rr mer les yeux sur un tel scandale.Malgré sa douceur ct sa patience des scènes violentes int lieu entre les époux, et à chacune de ces scènes ln pauvre fe d.- vait subir les brutalités odieuses de l'homme dont elle portait nom Des réclamations pour des dettes de toute nature contrac jar Gilbert arrivaient de plus en plus souvent à hotel et pi le créanciers non payés par le mari devenaient insolents pour H ane Des avis anonymes, «de mystérieuses dénonciations se sue eut mettant Henriette au courant de l'existence honteuse de Gil! ; Elle savait ainsi par le menu le chaffre des sonvues qu ait au jeu, et les noms des drôlesses qu'il entretenait.Jusqu'où cela ivait-il ?Comment cela finirait-il ?Henriette sentait l'avenir de sa fille menacé par te de nent imminent et presque inévitable du père.Son existence n\u2019était plus qu'une succession de lave.bw larmes, La conpe d'amertume était pleine.Elle débordant.Faisant uppel à son amour maternel, Henriette résolut « pr courber plus ongtemps la tête et de recourir aux moyen vat l'emploi desquels sa faiblesse avait reculé jusque-là, pour arr fo wil lin sur ln pente funeste où il allait fatalement rouler jusun et se perdre dans un abitme de boue. FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ XXVI taire de lu famille d\u2019Areynes, chez qui ln fortune prove- vwritagre du comte Emmanuel étuit déposée, avait été le pre- \u2018re conaaître à Henriette la situation désastreuse ct péril- eréait Gilbert par ses folies.«lui qu\u2019Henriette approuvée en cela par l'abbé d'Areyues \u201cde faire secrètement une enquête sérieuse permettant de \u201cnettement la profondeur du gouffre déji creusé.ree de l'enquête fut de plus d'un mois.audataire consciencieux, le notaire voulait n'apporter que svés, indiseutables.' } se décida à adresser à Henriette ces lignes : nant miet euse chi deter de- ! fale, sir, à neuf heures, sauf contre-ordre de votre part, j'aurai Le ne présenter chez vous.Jez faire prévenir twonsieur l'abbé d'Areynes ot de mon profond respeet.\u201d Photo agréer l'assti \\ savons qu'Henriette avait humédintement verit à son cols, | ttendait avec autant d'inpatience que d'anxieté son arrivée etre notaire.| nips eu temps, Lucien de Kernocl interrompait la lecture t à haute voix du roman de Piekens et prenait quelques Rl repos =.\u2014urds alors se tournnient vers Marie Blanche qui, les devi- {sur lui 8 8 grands veux remplis de chaste tendresse, cux jeunes gens Suimaient et se savaient aimés, mais ils ne qu'il : insti nant , I wl © jamais dit.* Blanche aurait ête bien heureuse cependant d'entendre tot levres de Lucien ces trois mots si doux : vous aime | \u201coîs mots, Lucien les aurait pronotices avec ivresse.unis il Loess ~ | dimait avec raison que Mme Rollin ne le blämat d'avoir abu \u2018a liberté que, mère confiante en son honneur, elle loi laissait «de sa fillet à Mie Rollin, pensait-il, que je ferai d'abord l\u2019aveu d'un ant, _\u2014lle à certainement deviné et qu'elle approuve.C'est à elle demanderni la permission d'ouvrir mon cour à Marie Plan _ | it reprendre sa lecture, lorsque ln femme de chambre ou wit rte du petit salon ct annonça : msieur l'abbé d'Arevnes.M Rollin, sa fille et Lucien s'empressèrent de se lever pour aller.\u2014-vant de l'aumônier, le seul ami véritable de ln maison.| étre leur tendait les mains.| rrn celle de sn cousine et de Lucien, et cmbrassa Marie- Blanet ur le front.I.\u2014vée de l'abbé avait mis Une sorte de rayonnement sur les physic nies Ho rivtte clle-méme semblait ravivée.- mn cher grand cousin, dit Marie-Blanche avee une gravité tomiqr savez-vous bien que vous ne méritez pas d'être aimé autant quen vous aimons.n quoi ai-je démerité ?.demanda le prêtre en souriant.us nous oubliez.Voilà près d'un mois que nous ne Vous avons _ Cums vu dimanche dernier, puisque tu étais à Snint-Sul- Pree ne je préchais.vous voir à l'église,ce n'est pas vous voir.c'est ici quil fiat +p - _ \u201csuis hien occupé, chère enfant, je t'assure, et si je ne viens pas ie \u2018us souvert, comme je le désirerais, c'est que j'en suis absolu- Dans la vie, on ne fait pas ce qu'on veut, mais ce ment caupéché 1.quon pent, \u2018Cest bien vrai.murmura Henriette.I bé reprit en s'adressant à Lucien : Vai recu des nouvelles qui tintéressent .[ Des nouvelles de mon père / demanda vivement le jeune tonte, Non, De qui done ?he I\" Assistance publique., N'gitil de cette place de médecin-adjoint dans une maison speciale d'aliénés, que vous avez eu l'obligeance de solliciter pour mot, Monsieur l'albhe ?$89 -\u2014Oui, mon enfant.-Et que l'on vous donne quelque espoir \u2018 -On fait mieux que te donner de l'espoir, - On m'accepte ?Positivement.\u2014Oh ! monsieur l'abbé, que vous êtes bon et quelle excellente nouvelle vous m'apportez ! Quand dois-je entrer en fonctions ?- N'allons pas si vite.il faut attendre six mois.Nix mois | Que c'est long ! \u2014Ce n\u2019est rien pour un travailleur comme toi! En attendant qu'ils s'écoulent, tu complèteras tes études à la Salpétrière et tu viendras le plus souvent possible visiter ma cousine et sa fille.Il y a la, ec me semble, plus qu'il ne faut pour te faire trouver le temps moins long.\u2014Vous avez raison, j'attendrai avec patience.\u2014 Autre chose.Quoi, monsieur l'abbe ?Pour prendre possession de l'emploi qui t'es promis, tu seras oblixé de t'éloigner de Paris.En entendant ces mots, Marie-Blanche tressaillit et Lucien devint pâle, \u2014M'éloigner de Paris ¢ répéta le jeune homme tremblement altérait sa voix.\u2014 Oui.Un déplacement est inévitable.L'asile d'aliénés où tu iras t'installer cn qualité de médeein-nljoint, est dans le département de l'Yonne, à Joigny.Les traits houleversés du jeune homme changèrent tout à coup d'expression.Son Visiige se rassérémi Ah * monsieur l'abbé, dit-il en riant, vous m'avez fait vraiment peur * .j'ai eru un instant qu'il s'agissait d'aller au bout du dont un léger monde, et j'avoue que le voyage ne me sourinit nullement.Mais Joigny, c'est presque Paris.Deux heures et demie de chemin de for par l'express.Une promenade.Promenade un peu longue cependant.nurmura Marie- Blanche.Mais non * mais non ! répliqua l'abhé d'Areynes, Lucien, une fois par semaine, pourra prendre le train de très bonne heure à Joigny, venir à Paris déjeuner et diner avee vous, repartir le soir vers dix heures et se trouver À Joisny à minuit et demi.ce qui est une heure raisonnable.Une fois par semaine seulement.une petite moue, ce n'est pas beaucoup.__Kn ce monde il faut savoir se contenter de peu :.répliqua l'ancien vicaire de Saint-Ambroise, en échangeant avec Henriette un recard d'intelligense, qui signifiait évidemment : \u2014Chers enfants, comme ils s'aiment ! _Kt, demanda Lucien de Kernoël, quel est l'asile où vous me donnez l'espoir d'entrer comme médecin-adjoint, monsieur l'abbé ?une maison ce l'Etat ?-Non, mon enfant.Un établissement privé, alors.-Oui, dirigé par un savant aliéniste.- Sous la direction de l\u2019Assistance publique ?\u2014En nucune façon.C'est grâce à des relations aunicules existant entre le directeur de l\u2019Assistance publique de Paris et le directeur de l'asile des aliénés de Joigny que tu auras obtenu cet emploi.Le directeur de l'Assistance publique, ne pouvant disposer d'aucune place en ta faveur, dans une des maisons qui dépendent de son administration, à voulu n'être agréable en demandant pour toi, à son ami, ce que tu désirais avec tant Jdardeur.J'en suis d'autant plus heureux que l'aliéniste à la tête d'un établissement particulier est absolument maitre chez lui, et n\u2019a point à subir les entraves d'une administration souvent en désaccord avec les chefs de clinique.J'aurai done là, plus que partout ailleurs, la chance de compléter muvs études et de pratiquer sérieusement.Comment s'appelle lo medeein aliéniste qui m'accepte comme collatora- tit Marie-Blanche avec teur ?; \u2014 Le docteur Giroux.Connais-tu ce nom ?Oui J'ai entendu parler de lui.On vante son mérite étninent.ntendre avec lui sur le chitfre de tes émoluments : \u2014\"l'u nuras a t'e Tu n'auras qu'à te un petit voyage à Joigny sera done nécessaire.nommer.Le docteur Giroux est prévenu.en ce moment la conversation fut interrompue La femme de chambre de Mme Rollin ouvrit la porte du petit salon, et le notaire attendu fit son entrée._ Blanche, ma mignonne, dit Henriette à sa fille, nous avons à Mon cher Lucien, parler d\u2019affaires, et l'entretien peut être long.assez avee Marie-Blanehe dans la bibliothèque et causez ou lisez À dix heures précises vous direz au revoir à pendant une heure.a .Voila la con- votre petite amie.et vous retournerez chez vous.signe.Je m'y conformerai religieusement.Là mad 470 Marie-Blanche tendit son front à Mme Rollin en lui disant : \u2014Bonsoir, mère.\u2014 Bonsoir, chérie.\u2014A bientôt, Lucien, n'est-ce pus / demanda Henriette.\u2014À bientôt, oui, madame.Ç Les jeunes gens serrèrent les mains de l'abbé d'Areynes, salue- rent le notaire et entrèrent ensemble dans ln bibliothèque, vaste pièce qu\u2019une lampe éclairait faiblement.Marie-Blanche alla s'asseoir sur uu des fauteuils disposés autour de ln table de lecture chargée de livres et de brochures.Son visage s'était assombri tout à coup.Luci-n se tenait debout devant elle, ln tête penchée, les yeux remplis de tristesse.;Ç Pendant quelques secondes ils restèrent muets et absorbés.Ce fut Marie-Blanche qui rompit le silence.\u2014Ainsi, dit-elle d'une voix lente et basse, bientôt vous allez vous éloigner de Paris, et nous ne vous verrons plus que de temps en temps, pendant quelques heures.et qui sait même si des obstacles ne vous empécheront pas de venir.Adieu à nos réunions intimes, adieu & ces enuseries qui apportaient un peu de joie dans notre triste solitude.Vous allez nous quitter ! En entendant parler Marie-Blanche, Lucien se sentait défaillir.Ses pensées étaient les mêmes que celles de la jeune fille, et l\u2019idée de la séparation prochaine lui mettait du noir dans l'âme.Il s'assit à côté de Marie-Blanche, s'etforçant de paraitre caline.\u2014Ce ne sera qu'un éloignement momentané, tit-il en essayant de s'illusionner lui-même, Un an, Jeux ans au plus.D'ailleurs, ne le disions-nous pas tout à l'heure, Joigny est tout près de Paris.les express marchent bon train et je pourrai, plus souvent que vous ne semblez le supposer, venir passer une demi-journée auprès de vous.\u2014Le travail vous retiendra là-bas.murmura la jeune tille d'une voix brisée.Vous ne penserez plus qu'À la seience et vous ou- bliecrez ceux qui vous aiment ! \u2014Oublier ! s'écria Lucien douloureasement impressionné par ce mot, comment pouvez-vous penser cela ?C'ust anal et c'est cruel! Vous me faites soutfrir \u2014Croyez-vous que je ne souffre pas \u2019 \u2014 Est-ce une raison pour douter de moi / Vous m'oublieriez «one, vous ?La jeune fille leva sur Lucien ses yeux huinides.\u2014Oublier ! moi ! répliqua-t-elle, oh | non! jamais | jamais Et, cessant d'être maitresse de son émotion, elle fondit en larmes.Lucien éprouva un bouleversement de tout son être.Ces larmes de Marie-Blanche n\u2019étaient-elles pas le plus éloquent aveu de l'amour infini qu'elle éprouvait pour lui ?Il ne se sentit ni le courage ni In force de garder la réserve que jusqu'à ce jour et jusqu'à cette heure il s'était imposée vis-à-vis de Marie-Blanche.Emporté par sa passion, pour la première fois il laissa librement parler son ceur.XXVI \u2014 Marie, dit-il à la jeune fille nvertie par un mystérieux pressentiment qu\u2019elle allait entin entendre Faveu depuis si longtemps attendu Marie, jusqu\u2019à ce jour nous avons presque sans cesse vécu l\u2019un à côté de l'autre et nous avons appris à bien nous connaitre.\u201c Jusqu'à ce jour, respectueux de mes devoirs envers une famille qui me faisait le grand honneur de m'admettre dans sa plus étroite intimité, j'ai gardé le silence sur les rêves et les espérances qui rem- plissnient mon cœur \u201c Jusqu'à ce jour, je n\u2019ai pas osé vous dire ce que je ne puis plus vous taire.Vos larmes, ces chères larmes que fait couler l'idée d'une séparation, m'obligent à parler.\u201c Ce n\u2019est plus d\u2019une affection de frère que je vous aime aujour- d'hni, Marie, c'est d\u2019un amonr de fiancé.La jeune fille, frémissante à cet aveu, cut aux lèvres un sourire d'une ineffable expression, ferma lentement les yeux ct d\u2019une voix faible murmura : \u2014Lucien.Penché vers elle, ne ln touchant pas, mais de son soutfle etleu- rant ses cheveux, le jeune homme poursuivit : \u2014 Marie, mon adorée Marie, m'aimez-vous comme Je vous aime ?\u2014Lucien.Lucien.répéta Marie-Blanche uppressée sous le poids du bonheur qui s'emparait de son âme ingénuc.\u2014Oh ! répondez, chère Marie ! répondez-moi '.reprit le jeune homme avee feu.Muimez-vous assez pour me promettre, pour tne jJurer que vous ne serez jamais qu\u2019à moi ?que l\u2019un de nous n'aura Jamais une pensée qui ne soit pour l'autre ; enfin, que votre cœur mn appartient comme le inien est à vous \u2018 Dites-moi cela, Marie\u2026.Dites-moi cela !.jai soif de l'entendre.\u2026 FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ Marie-Blanche releva ss tête charmante, rouvrit ses ds yeux ct regarda celui dont les paroles venaient de l'enivrer del +-useinent La teinte faiblement rosée d + ses joues s'était empour: Une lueur de passion brillait dans son regard de vie: Elle etait d'une beauté divine et radieuse, beauté d'a t henge de femme.Nes lèvres s'entrouvrirent.D'une voix faible comme un soutfie, elle balbutia : \u2014Vous m'uimez.3e le savais.et je vous comm vous n'aimez, Lucien.-Et vous tm'nimerez toujours ainsi ?\u2014T'oujours.\u2014Vous me jurez ¢ \u2014Je vous le jure.Lucien prit les mains que In jeune fille lui abandon.porta à ses lèvres et les couvrit de Lnisers.\u2014lèt moi, chère Marie dit-il ensuite, je jure de vous \u201crung quement jusqu'à tuon dernier souffle.vous aurez vw -rnière pensée et le dernier battement de mon cœur.et uv ang, mon départ, si notre séparation momentanée doivent vou porter une souffrance et faire couler une larme de vos yeux, je citer] pas à renoncer à l'emploi que l'abbé d'Areynes à bien vout Hiciter pour moi.je trouverai un prétexte.et le meilleu + tuns sera de dire ln vérité, d'avouer que je vous aime et que rage we manque pour n''éloigner de vous.\u2014Non ! non ! Lucien, vous ne ferez pas cela ! Je vs fend de le faire \u201c interrompit vivement Marie-Blanche.1! faut gers votre avenir qui sera le nôtre, mou ami, Il faut que nous ns de la raison tous deux.Liés l'an à l'autre par un serment Von.nous à craindre ?Qu'importe une séparation monentanée nd on est certain de se réunir ?.Lorsque le moment sern x vous partirez pour Joigny.Je vous verrai partir, non sans chan vou sûr, mais avec l'espoir du retour pour me consoler, etavee | venir inoubliable de cette soirée.J'attendrai patiemment vous vous soyez fait dans la science un grand nom, un nom ol xa alors vous «direz à ma bonne mère ct À mon grand cousin | dA revnes : \u201c Donnez-moi Marie-Blanche pour femme.N° us aimons | \u201d et alors nous serons réunis pour ne plus nou nr \u2014Chère fiancée, «it le jeune honume ivre d'amour, vous wre toujours ainsi ?\u2014Toujours.\u2014Quoi qu'il puisse arriver \u2018 \u2014Oui.Et d'ailleurs que pourrait-il arriver qui soit un tack à notre union / Croyez bien que rien au monde ne saurait er Mon cœur ou peser sur ma volonté ! Je vous appartiens wien comme vous nrappartenez, à présent ct à jamais ! M.de Kernaël porta de nouveau les mains de Marie-F hea ses lèvres en murmurant : \u2014J'ai foi en vous \u2018 Dix heures sonnaient à la pendule de la bibliothèque.La jeune fille se leva.\u2014L'heure de liberté que nous a donuée ma mère est fini tell en souriant, et nous l'avons bien employée.Maintenant yon: vhéissants comme nous devons l'être et quittons nous.zasoir.mon fiancé, et à demain.Elle tendit son front à Lucien qui mit sur ce front pur pre wicr baiser, le chaste baiser des fiançaillee, et se retira.e + * Fidèles au mandat accepté par lui, le notaire de lu fau.dA reynes apportait à Muie Henriette Rollin tous les renseigneu.> Tr sultant de l'enquête faite sur ln conduite de Gilbert, enquét nd nécessaire par les réclamations multiples et pressantes des cr cer et par des nvis mystérieux luissant entrevoir des choses © \u2014 vf fravante gravité.En neceptant la gestion des biens dont In nièce du comt na nuel avait l'usufruit, le notaire parisien s'était imposé In + = veiller avee une sollicitade toute paternelle sur l'héritaz te comte.i Usant d'une latitude que lui laissaient les pleins pouvr bat il était investi, il avait fait des placements de fonds heuren we menté certains fermages, aménagé d'une façon plus avanta: la coupe des bois ct apporté ainsi aux revenus une plus-valuetrs pre ciable.Mais à quoi cela servoit-il / , La conduite déplorable de Gilbert Rollin, à qui sa fenu 1 Jours faible malgré les leçons de l'expérience, avait donné i ment une procuration pour toucher les revenus, en était arrivée à lu a ' ee une telle exaspération qu\u2019il avait cru devoir prévenir Henriet qui se passait.Le coup fut rude.A suivre IN MEMORIAM Co -MONEBRREAND us consacré au souvenir des tré- Hy Ille à lex nicus et la mort ne fau- Le ., «lurant le triste uovetuhre, qu .veaux jours de l'été ; mais c'est que qu'on l'a comparée au moisson- nest dirait que, comme lui - xi ra.pb eut des procédes-\u2014elle ne peut Lu » endroit xsus y avoir récolté ce qu pour l'autre onde.\\ v1 ses approchoes leno taient, nn oncle paternel, tn beau-frère in vonsine : l\u2019ierre Malo, vn non ow wr Rein Pane, hrigguetive, une doe Le eeronlement de \u2018édifice du to Blanche, tille ame te M, Ade.1 La maison Quévy Frère.| Cen novembre, dans mia fa- tn monts : le 11 après quelques heu aalysie, Ise Charles Malo, a Pre snte-quitze aus, et, le 14, Lamis TRE veuf de feu Flavie Malo et pere bi ntbriand, architecte.1 etait un des plus vieux mem.(EAN von Saint-Joseph, mais sex fu- oa i ote celles de Plimmble soldat : Les ches parents et quatre où cine trie l'Union Saint-Joseph.Un seu te, -uts naturelles \u2014-douné par son m Joseph Orléans ; minis je dois ay plus que n'importe qui, il avait \u2019 morts.! - disons-le, grâce à la popularite + Louis Roch, à eu le plus bel en.for prive que Moutiéal ait vu de for.\\ part les corps municipaux pre orbillard, cortege plus non.IE s fuuérailles de fen l'echevin H «is compter quatre-vingt-nenf Coes, Horaux : M.Léaudre Onimet, oune de fleurs citees ; ML LS toile ; MM.NS.L'Archevéqueet W :.aucres ; la main qui se cache, Ue tronquee.] cars etaient, MM.Honore Roy A atras, deremie Lefebvre, Joseph Be Vitred Charhonneau et Joseph q.- i Milo et Louis Manthiiaud étaient de ie Lachetiaie, paroisse qui a fourni pot 1 contingent de bons citoyens a me «pole, Les deux\u2014est-il besoin de le : nt tuorts avec tous jes secours de la ot, en retour d'une courte prière por morts, je demande aux lecteurs du ILLUSTRÉ Ut souvenir pour les ul J-H.Mare.= 2eme re \"HOSES ET AUTRES \u2014i ciation des laitiers, de Toronto, à fed no plus délivrer le lait à domicile id Le, \u2014I mo'impératrice de Russie eat mere dep ques fours La petite fille a été bay - vus le nom d'Olgs.\u2014! -oupe de Flyun et Sheridan, City Sport 4 Show, tient l\u2019aifiche an Théâtre Roya tte semaine.C'est une troupe de Yade burlesque où l'on peut entendre mai: artistes, chacun spécialiste en son art.- -t ainsi que l'on cite au programme les 5.veurs Nelson, inimitahles sur le trap \u2018aharre fixe ou la voltige aérienne.a Nelsots accomplissent cles tours les plu- des avec Une 1nerveilleuse aisance \"tas une gree toute particulière.Une autr «tion, le ballet, où douze jeunes filles utent des danses vertigineuses, (Mile G, Collins qui dirige les dau- lla Dros son numéro da ler novembre, la \u2018ui + publie : Joseph de Maistre, ora teur, par F, Descostes ; cette remarquable etude nous révèle uu Joseph de Maistre gn.Aournal indédit du due de Montpen- va Bl ; Bader : le due de Montpensier, le due de Chartres (Louis-Philippe) et Mme de Geulis visitant la Trappe en 178%, Les vie a de Botlean, Catin, pas E, Buisson : nat cut travail d'érudition littéraire où face a curieusement la figure, trop ef- | + abl Cotin, -Le sens de la mort : Phot : de hautes cousidérations sur man \" et sa destinée.La vouquéte, re M Chronique scientifique où G.Vi Past Analyse savamment tous les travanx de atout, Willante Chroniyue de quinzaine, par Jde Prémery.LE MONDE LE SECRET DES ORPHELINS Noux venons de recevoit le 24e iter o suovemibwe 1505 de \u2018* La Bonne Litterature Française\u201d.Ce numéro te Jaisse vieu à de.wiver ot a ct fat avec le meme soin qui cu facterise les numeres précedents de cette pu blieation, Le roman complet est de Charles Deslys eta pour titre le Sort lex rr Liars, Dans ce récit touchant et dramatique l'an teur notts montre nn jeune home ot su seur, conrageux, fravailletrs qui maigre tout leur taleut ot tous lens efforts se trouvent dans lu misère.oy ann secret dans teur vie.Une sœur incounne vient de PA werique pour leur rendre fortaue et bondreur, Le lecteur est intéressé toalgre lus Outre le Secret des crphatins, an complet, ve nuanero vontient Ja han d'u artiche commence diane les numéros prevedents ot ne partie de ha suite de la Fill du revelation ats que des articles sproreux et liumorstiques qui complètent un beau volume.Ce magnitigue nueero le Noeref dés cer qehs fins sers ex pedie france à toute fprisoune qui en tera la demande accompagnée de Loc en argeut où Utabres-poste caiceliens ou anne cats.Adressez : Leprohon et Lepredion, éditeurs, 25, tue Salnt-Gabiiel Montreal, Canwin, Demandez notre dernier cata\u2019ngie caite eu vovenire.J.EMILE VANNIER (Ancien éleve de Pécole Ir lytelinigue INGENIEUR CIVIL, ARPENTEUR 187, RUE SAINT - JACOUES ROYAL BUILDING MONTREAL Banque Jacques-Cartier DIVIDENDE No 50 AVIS est par le preseut donne qu'anedisr deude de trois et demi 35 pour cent, sar de vapital paye de cette institution a te de clare pour le semestre vourant, et see qua ya ble au bureau de la Banque, à Montreal, le et aprés lundi, te Ze jour de debe Ps, Les livres de traustert seront termes du tr an 30 novembre prochain, incdusoenent, Par ordre du bureau de directions A nt MARTIGNY.Dit.-erant.La Banque Ville-Marie AVIS est donne parle present qu'un dividende de TROIS POUR CENT ant le capital aye de cette inatitntion à eté déclare pour e semestre finissant le 30 novembre prochain, et sera payable au burvau principal de la Banque le ct apres Lundi, le 2 Décembre Prochain.Les livres de transfert seront fermes du 16 au 30 Novetubre, ves deux jours inelusive- ment.l\u2019ar ordre du bureau «de Direction.W.WEIR, President.Montréal.22 Octobre isa, Æn vente dans toutes les bonnes pharmacies.Le VIN à vEXTRAIT:2FOIE;MORUE PREPARE PAR M.CHEVRIER Pharmacien de 1'* Casse, à Parta possède à ia fois les principes actifs de l' HUILE de FOIE de MORUE et les propriétés thérapeutiques des prépa- ratious alcooliques.\u2014 ll vst précieux pour les persounes dont l'estomac ne peut pas supporter :es substalices grasses.Son effet, conme vejui del'HUILE de FOIE de MORUE, est souverain CONTRR : la SCROFULE, le RACHITISME, l'ANEMIE, la CHLOROSE, la BRONCHITE et toutes les MALADIES DE POITRINE.ILLUSTRE | 471 TORIQOE ANALEPTIQUE Le TONIQUE le plus énergique Ÿ pour Convalescents, Vielliards, Femmes, Enfants débiles et toutes personnes délicates.VENT lo V IAE: Au QUIL - SUC DE VIANDE PROSPHATE de CHAU Composé des substances muscolaires et des systémes nerveux et osseux.Le VIN DE VIAL est l'association des médicaments les plus actifs pour combattre Anémie, Chlorose, Phtisie, Dyspepsie, Age critique, Epuisement nerveux, Débilité rés astrites, ultant de la vieillesse, longues convalescences et tout état de langueur et d'amai- griasement caractérisé par la perte de l'appétit et des forces.Pharmacie J.VIAL,rue de Bourbon, 14, LYON.- Toutes Pharmacies.ue PURE Ju, POUDRE QUEUR-CONTE Préparation Hygienique, Digestive et Fortifiante Remplaçant avantageusement les liqueurs de la Chartreuse et de la Trappistine, : Une boîte de cette poudre suffit pour\u2019 Inire deux chopines et quart de liqueur, Direction dans chaque boite.! Prix : 25\u20ac la boîte.Dans toutes les bonnes pharmacies ou envoyé franco sur réception du prix par les agents ; LA PHARMACIE NATIONALE 216, SAINT-LAURENT MONTRÉAL ATIFS + DEPUR ANTISEPTIQUES Leur Succès s'affirme depuis près d'un siècle CONTRE LES ENGORGEMENTS D'INTESTINS (Constipation, Migraine, Congestions, etc.Très contretaits et imités sous d'autres noms.Exiger l'Etiquette cI-scINTE &N 4 COULEURS \u2018\u201cotice dans chaque bolts.LANS TOUTES LES PHARMACIES.V.ROY &L.Z.CAUTHIER Architecques et Evaluateurs 162\u2014RUE SAINT-JACQUES- 16: (BLOC RARRON) Vicror Loy L.Z.GAUTHIER TELEPHONE No 2313 ACADEMIE DE COUPE DE DAME A.CHAREST Pour costumes de dames et d\u2019enfants.Ce sys tème, simple et sûr, évite l'ajustement ; en deux henres de leçon, toute dame peut ap et robes, Nous avons aussi Un système pour les jupes qui nous permet de tailler une robe princesse où un manteau long en aussi peu de temps qu'un corsage uni.gnons aussi à tailler le corsage de robe sans conture, of toutes sortes de collets.Nous invitons très respectueusement les dames et demoiselles à Vouir visiter ce nouveau sys tome (ue nous garantissons sous tout rapport cote connu.MME A.CHAREST, 79, St-Denis.i i prendre à tailler à perfection ses manteanx Nous ensvi ! ea ; ; | et qui est le moins dispeudieux qui soit en- ; ATIF IS dd a* J.G.A.GENDREAU CHIRURCIEN-DENTISTE 20, RUE ST-LAURENT, Montréa.Extraction de dents sats douleur, par 1¢ ectricité et par anesthésie.Dentiers faits d'après les procédés les plus nouveaux, TF Abonnez-vous au MONDE ILLUSTRE, le plus complet des journaux français illustrés et lit- téricires du Canada.GI LA PRESSE JOURNAL QUOTIDIEN Le plus populaire des journaux jrançais de Montréal Tous les hommes d'affaires reçoivent LA PRESSE Les petites annonces de LA PRESSE sont lues par tout le monde.Désirez-vous un commis ?Aunoucez dans LA PRESSE.LA l'RESSE est le véritable intermédiaire eutre le patron et l'employé.Désirez-vous une servante ?Annoncez dans LA PRESSE Les servantes en recherche d'emploi lisent toutes LA PRESSE, Désirez-vous retronver un article perdu?Annonces dais LA PRESSE, Tout le tionde revoit LA PRESSE, Désirez-vous tn emplor quelconque ?Aunoucez dans LA PRESSE.fournal possédant Ia plus forte cireulatie: de tous les journauz français du Canada.Moyenne par jour pour la semaine finissent le 23 novembre 1895 52,661 BUREAUX 71 et 71a, Rue St-Jacques MONTREAL 472 LE MONDE ILLUSTRE | ANNONCE IMPORTANTE DE | John Murphy & Cie | AS i = ns | DEPARTEMENT | GRANDE CHARTREUSE | LIQUEURS, ELIXIR ET SPEGIFIQUE DENTIFRICE \u2014\u2014 bKs -\u2014 .log produits authentiques de la \u2018* GRANDE CHERE divan exiger sur chaque bouteille le passe-partout ! ci-dessous signé par le Révérend Père lrocureur L.Garnier : | POUR EVITER TOUTE CONTREFAOON OU IMITATION, EXICER SUR CHAQUE \u2014\u2014 FOUR \u2014\u2014 BOUTEILLE LE PASSE-PARTOUT CI-DESSOUS Seuls Agets et Fondés de pouls de la GRANDE-CHARTREUSE AU CANADA LA COMPAGNIE D'APPROVISIONNEMENTS J 2 | i ALIMENTAIRES | de MONTRÉAL (limitée).MANTEAUX Nous avons un grand choix ot offrons les meilleures valeurs possibles Drap-étotte pour gilets, une bonne qualite, | tout laine, seudeuent $1.50, i Drap-serge cheviot, très pesant, en bleu: marin, bleu, gris, mélange, depuis #1, 10, en grie foncé F1.25, bleu-marin et brun, 81.50.Etuffes pour manteaux d'enfants, couleurs piles.créme, cardinal, drab et grenat, depuis $1.35 la verge.; Etoffes pesantes de fantaisie, qualite tres tine, pour uanteaux d'enfants, couleur «ral pèle et tonvé, nouveau bleu et cardinal à $3.Etotfes, imitation de mouton, couleur noir, bran, bleu-matin et gris.Imitation d'Astrakan, sealette en soie pour manteaux, qualité supérieure, garanties ne pas se déte- viorer lorsqu'elles sont exposés à la pluie, Peluche brune pour manteaux, depuis #24.LA GOCIETE ARTISTIQUE CANADIENNE Fondée dans le but de répandre et de développer Ee goût de la m usique et d'encourager les artistes (Tncorporeé par Lettres Patentes, le 24 Décembre 1894) $50,00C \u201cmama Capital Action John Murphy & Cie 2343 Rue Sainte-Catherine Conditions : au comptant et un seul prix TéLtruoxs 3833 NAA A AU AACA AA AA Bureaux : 210, rue St - Laurent TEL.BELI, 7216 2851 Prix d'une valeur totale da $5,800.09 seront [ distribués tous les mercredis MAISON FONDEE EN 1852 DIX DE.$1,000.00 YT .400.00 ! ol 130.00 O0.LAVALLÉE |, '/' = = oo oo (SUCCESSEUR DE A.LAVALLÉE) oule d'autres prix variant de 830.00 a 81.60.Importateur d'instruments de musique de PRIX DU BILLET - - - - TO CENTS toute espèce ; réparations de toutes sortes exécutées à très bref délai.Toujours en stock des instruments pour orchestre et fanfare à des prix très réduits.Vivlons faits à ordre.38, COTE ST-LAMBERT MONTRÉAL Un LEZARD DANS L'ESTOMAO ee Nous expédions nos billets dans toutes les Sc eu timbres pour frais de port.HOPITAL PRIVE OU OR GADDIS 238 et 242 Rue Cadieux Près de la rue Ste-Catherine parties du pays, sur réc-ption du prix et de J.B.C.TRESTLER L.C.D.Chirurgien - Dentiste 200 RCE ST - DENIS Au.lessus dela phar.Baridon Pendant loa quelques années que j'ai vécu aux Etats-Unis, je lus atteint d'une maladie Fondée en 18% par le Dr J.P.Gadbois, ex- A vn : médecin surintendant du l'institut À \u2026, Ex\u2018rnetion de dent eans doul > - qui me faisait mourir.Avec des «douleurs Traitement rapide de Livro, tL aarphy.roforme, Véther, le protoxide das au atroces dans l'estomac, je tne sentais très fai Traitement ical des habitu-les d'intermpé- Chlorure d'éthyle.Dents posées sans palais ou sur monture en or, aluminium, vulcanite ou cellu'oïde.Obturatior porcelaine.Couronne rance, morphimanie, ete.par la méthode du Gold Cure.Toutes les datues élégantes Ewploient, , E za SIMON * Mma Avra Purr dig: \u2018 Klle est sans pareiile.\u201d ble et étais atiligé «le beaucoup de vents.Après avoir consulté les principaux médecins de Troy.N.-Y., et apres avoir pris des centaines cle remèdes, vn me déclara que javais un lézard dans l'estomac et que ce qu'il y avait de mieux à faire était de retourner dans mon pays.Je revins donc à Montréal où on me couseilla d'aller voir M.Z.Brabant, le célèbre herboriste, 22142, rue Notre-Daine.Après m'avoir examiné, ce Monsieur me déclara que je n'avais pas plus de lézard dans \u2018 6 G E l'estomac que sur la main et que tout mon ° » Vv enor, argent, platine, en or, GEORGE VIOLETTI Seul fabricant de Harpes au Canada.Spécialité : Réparations d'instruments en cuivre et bois.Argentures, dorures, etc.No Ili RUE GOSFORD MONTRRAL mal venait de la dyspepsie.Je pris alors de - ss remèdes composes de racinages, et en moins de trois mois ils me guerirent radica- .ha 2 - lement.(Signé) ARTHUR Savant, | = MG, Elle blanohit, tonéte et don- | 156, rue Richelieu, Ste-Cunegunde.ne autos on dil Le ey Lye \u20ac \u2026.> Phiétocny Elle gnérit en une nuit 1 , Consultations Gratuites Houtons Gercures Engelures seo! Fur 8 bow, 2 och PIES x.BRABANT J.SIMON, PARIS PORTRAITS à LAVE AU Como\u201d HERBORISTE 2042, Rue Notre-Dame, Montréal |B, PSTEL, CTe, fe, vs \u2018Agent général pour le Canada ; ALFRED CHOUILLOU, Montréal AUX DAMES ACADEMIE FONDRE + 189; Notre nouveau co : sa: uture gg une des merveilles du jour.justement ost parfait sans être obligé « :yer, la cours comprendront le Dessin \"strom, ly Coupe, l'Assemblage, l'Essay.jy Rectif.cation, les Garnitures du Corsa a Jupe, le Manteau, le Dolman, etc., et.| ! ACADEMIE, 88 RUE ST-1.\u2018Ss Montréal.Téléphone 6057.Mme E L ETHIER, ipale, DENTIST : Nouveaux procédés américair ir plo.bage de dents, en porcelaine et re, ply résistable que le ciment, imits parfaitement la dent, Nouveau métal jour palais, léger.Nouveau procédé pour plomber xtraire les lents sans douleur.A.8.BROSSEAU, L Ss.No 7, Rur Saixt-LaumNt, } :rtaL = PARAIE LE 1 OV LE 8 BE CHAQUE UGS Prt Le cie m8 Soetoss reat oie ss Prunes ot de .Madame Juliette ADAM La Nouvelle Bem | REVUE HEBDOMAD \u2018RE La plus Intern oles revue L > ABONNEMENT, 96,00 l'AK AN \u2014 6 Me 333 re.des ent, ete, La Rerue Hebdomadatre putlie lu pr: après l'apparition en volume, les ron Princip écrivains de ce temps nota Paul Bourvet.François Coppée O Dar 3 Nudrosser a In LIBRATRIE DERM MY 128 W.25th ~trect, New-York, où à In ur.sale.1008, Notre-Dame, Montréal.G.rel, Kérant.CAVEATS, TRADE MARke COPYRIGHTS.CAN 1 OBTAIN PATENT?! 9 answ t opinion, #1: 10 U 8 spear end to Born early fifty + rs experience in the patent busin mm.ions strictly oondont in.À Hand ok 10 Patents and how 1s0 & catalogue of me: nate ks sent free.Patents taken through Munn & Co.mooive special noticeinthe Scientific Amerirn\" 07 thus are brought widely before the public \u201c1x cost to the inventor.This splendid be he , elegantly Iliustrated, bas by (nt ne largest ciroulation of an sclontioc te fret Fi enr, ample « Bu tion, monthly, $2.50 year.Hinalé a fid oor 13 conte.iw number contains bud Ener vs Eis i \u201ca "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.