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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 7 mars 1896
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1896-03-07, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : | 12m8 ANNÉE, No t18 \u2014 SAMEDI, 7 MARS 1896 { n $8.00 « - «Sic mus.$1.50 = La ligne ANNONCES 10 cent : , pa re meen , » pur insertion - - + + = cents Quatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5cents \u201cy dans les dépôts - - 5 rents la copie BvnEaux, 42, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.| Tarif spécial pour annonces à long terme are: » RE PE ETS WILLIAM CROOKES LES DEUX INVENTEURS DE LA PHOTOGRAPHIE A TRAVERS LES CORPS OPAQUES WILLIAM RENTGEN FAA a SAL A hd 3 a cui VUE DEF{LA VILLE DE MATTAWA, ONT.\u2014lhoto.B, Charron 682 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.7 MARS 1896 SOMMAIRE TEXTE.\u2014Eutre-Nous, par Léon Ledieu\u2026-Petites nouvelles, par Aimée l\u2019atrie.\u2014 Nos gravures, -\u2014 Nouvelle canadienne (avec gravure) : Les aventures de de Nicolas Martin, par Régis Roy.\u2014 Poésie : La sremiere communion, par Augustin Lellis, \u2014 Un homme heureux, par Henri Malin.-_ St-Philippe et St-Jacques de St-Valier, par Pierre-George Roy.\u2014-Carnet du Monde Tilvstré \u2014 Memento, par Karoli.\u2014 Napoléon ler à Berlin, par Adolphe Thiers.\u2014- Conte oriental : D'où vient le tahae.\u2014 Le cuin\u2019 des enfants (avec gravures) : Têtes cax- sées, par tante Nicole ; Une légende de saint Ni- colus, par A.de Gériolles.\u2014 Nouvelles à ls main.\u2014Choses et autres.\u2014 Les échecs.\u2014 Feuilleton : La mendiante de Saint-Sulpice, par Xavier de Mon- tépin.Gravures.\u2014 Les deux inventeurs de Ia photographie à travers les corps opaques : William Crookes, William Rœntgen.\u2014 Constantinople : Promenade du sultan Abdul-Hamid.\u2014 Les évènements d'Orient - Une émeute à Constantinople.\u2014 Beaux- arts : L'arrestation de Louis XVI et de Marie- Antoinette, à Varenne.\u2014 Vue de la ville de Mat- tawa, Ont.PRIMES A TOUS NOS LECTEURs LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d\u2019autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de ectte sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nomlwe de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, 83, $4, 85, §10, 815, 825 et 850.Nous constituons par là, somme les zélateurs du MONDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée., Aucune prime ne sera payée après les 30 Jours qui suivront chaque tirage.NOS PRIMES LE CENT QUARANTE-ET-UNIÈME TIRAGE Le cent quarante-et-unième tirage des primes men suelles du MONDE ILLUSTRÉ (numéros datés du mois de FEVRIER), aura lieu samnedi le 7 MARS, à 2 heures de l'après-midi, dans nos bureaux, 42, Place Jacques- Cartier.Le public est instamment prié d'y assister.-\u2014\u2014> a i in TR x0 a ÿ ne bb a A +) x ei Ë i » x.\u2018 1 A JN vu 3 4 | (i) ; \u201d a he uf or me : 2 T= Rb y ER Re § pet Pe LEN i +R 7 ë I $ EA 15 255 i IA ve ci sé at i\", E + *E Su fe qe ff nt ve .r % X LS ALT NR.4) on £ \u20ac et in ® hd oh : % jo CX NA + J iy > 1 Ag 4 Ul b Hf J 1 \" bi ) } H dy f = > b ÿ Pas Na = i i) AY J RN 14 + 0 WN 41 in \\ WN NN i a, wl Be x À EC MN ad Le = ee fi) = cest = a > ml te i (53 SW BN = fin dE gr = =x) ry of 4 £ JUN des CS Ju rT il = EE, ME DE a Ta Eps Fu es x ant SEL ZZ epi re Coy EE FT = VS \u2014 RE ee = \u2014_\u2014\u2014\u2014 Z = ee 2, Sa 5 EE ia == a Tor = 2: Es T= ss => \u201crE = Care EN a \u2014 Tahlean de M.Crorges Roussin BEAUX=ARTS, \u2014 L ARKESTSTON GE LOUIS XVI SET LE MARIE-ANTOINETTE, A VARENNE ILLUSTRE LE COIN DES ENFANTS TÊTES CASSÉES Plan ! plau | rutaplan © fuit Jules cu frappant : tour de bras la peau de son tambour.Et de peur que cola ne fasse pas assez de bruit, | rie de toutes ses forces : Plan ! plan ! rataplan Tu me casses la tête, dit tante Joxéphine, qui, déjà plusieurs fois, l'avait prié de faire moins de bruit.J'aime casser les têtes ! répliqua Jules : j'ai déja cass celle de In poupée de Maud : c\u2019était très drôte.LE Tout le long, le long de la rivière, sont de julien cuses fleuries, hâties sur pilotis de bambou, où les In- were diens Tagalois se livrent à la plus singulière oceupe- tion du monde : ilx jussent leurs jours et leurs nuits.à couver des centaines d'œufs de canard.Aussitôt éclos, les petits s\u2019en vont.wignonnes houles do sie jaune et brune, barboter avec de triomphants coïn- coin dans la vase du bord, MONDE \u2018 Ces Indiens remplacent avantageusement les vou.Veuses artificiclles : ils apportent, à cette importante opération du couvage, des soins et une patience dignes de tout éloge : il faut bien dire aussi que cela leur permet de passer en dormant la plus grande partie de leur existence, et que dormir est pour eux le suprême bonheur.Notre voyageur chinois ne songesit guère auv benu- tés merveilleuses de la nature qui l'entouraient \u2026 Blancs, jaunes eu noirs, HOUR sommes tous parents de Perrette.portant son pot au lait.et avec lui toutes sortes d'espérances.Ainsi faisait le marchand Sai-Kou, fort occupé a \u201cnoi, réplique tante Joséphine, l'aime a Compter sur ses doigts le joli bénéfice que pourrait vrever les tunbours.bien lui rapporter l'échange de ses verroteries et «le Et.avec son couteau à papier, elle fait un grand 88 pièces de cotonnade contre de la poudre d'or.[1 souriait à l'avance au résultat de l'heureuse transae- tion, lorsque, tout à coup, il aperçut avec horreur.émergeant des flots, Ia tête boueuse d'un crocodile si- gantesque qui se dirigeait vers lus.Le malheureux ouvrit une bouche énorme connue pour en faire sortiv un cri, assez fort pour être entendu jusqu'à Pékin, muis de cette bouche il ne sortit rien IE y avait une fois un Chinois noumé Saï-Kou qui du tout, tant la terreur paralysait ses cordes vocales.s'en allait au til de la rivière Passig.dans une pirogue La vorace hôte approchait ; selon la coutmue de sa vhargée de marchandises.race.elle allait essayer de culbuter la petite etmbar Cette riviere Passig, dans lile de Lugon, qui fait cation.: partie des Philippines.est une des plus belles du Chose étrange, au moment où notre Céleste se rendit monde.compte que, à moins d'un miracle, il n'avait plus en De grands palétuviers allongent leurs mubres sur ce monde d'autre perspective que de servir de pâture ses rives et croissent dans ses eaux mêmes.À plu- à l'immende saurien.il ne songes pas le moins du sieurs mètres du rivage, les cocotiers géants balancent monde à invoquer les dieux de sa chinoise patrie, mais.dans le ciel leurs punaches échevelés : les bambous se souvenant d\u2019avoir entendu maintes fois raconter les flexibles et fins tremblent leur éternel tremblement.miracles de notre grand saint Nicolas, ce fut à lui qu'il De tous côtés des oiseaux, des papillons étincelauts eut recours dans son angoisse.rayent l'air comme des pierreries ailées.Oh ! bon saint, pensa-t-il, caril ne pouvait parler, Hélas ! tout tableau x ses ombres\u2026 le Passig n ses oh * hon saint Nicolas, ayez pitié de moi.sauvez-moi crocodiles.Eh bien trou dans In peau du tambour de Jules.Je trouve qu'elle a eu bien raison.Et vous / TANTE NiCOLE.\u2014 UNE LÉGENDE DE SAINT NICOLAS L'idée fut bonne ; te monstre.le monstre.d'un wi UN EFFET ORATOIRE Nos revendications reposent sur une Nous employerons la v base solide, foncer la bourgeoisie et iolence pour en- pour la faire.mrt te rm cee mos oe tem me an, ST \u2014 ravi, considérait ce Chinoix dodu à point fournir lo plux succulent des repux.| rible de sa queue, il fit chavirer Ia lc: ouvrit une guoule formidahle pour déve hore.main saint Nicolas avait ou pitié où l'infortuné NSaï-Kou croyait sentir se - lui les redoutables mâchoires, il vit le ere a mort d'on te sait quel mal subit, se | quatre pattes en Lair ot Hotter ninsi, aron nllaig Jy coup gop (Togue et *e pauvre alent Liner sup .frappe Per Joy oe portée par le courant.oo (hy ent ruconnaissant an pays des mi langue et de la porcelaine : Sai-Kou raconta s cure à ses frères jaUlies, Jaunes : où 56 votisa nth sage ot une charmante chapelle fut bi Pho neur de notre grand saint, sur le lieu de .ment Le plux curieux est que cette chapelle 1 lets desservie par un honze chinois.Tous >, les riches Célestes se réunissaient là pour «des fêtes qui durnient trois semaines.Cependant.avec le temps.le toit de la \u20ac set fondra : celu warrita pas le zèle des ile lest Fimpite : tous les ans, nu ti décembre, ils n Ten core, de nus jours, au pied des ruites, ju notre bon saint.et jettent en son honneur.dat de petits papiers de toutes couleurs, couve: teres chinois à sa louange.tirand saint Nicolas, sovez-leur propice tete.«ne A bE \u2014 +de se=\u2014 JEUX ET RECREATIONS CHARADE Ecoute, ami lecteur, ce que Uéclio t'apport- D'abord vague, incertain, Cela vient faiblement.timide en quelque Est-ce, daus le lointain.Le vigoureux appel d'une voix male ot fo Est-ce un fils de l'airain Qui chante xs chanson nationale ?Qu'itoje Se rapprochant soudain, Le voilà maintenant qui s'égrène en routat- En joyeux trémolos, eu bruyautes cas-ad- Et se répand partout.Ami, pour dégager TX de ve prolific, Lis-1e soignensement, et de sa forme wen Tu déduiras le tout.SOLUTION DES PROBLÈMES PARUS DANS 11 Enigme -\u2014Le mot est : Oignon.ONT DEVINE : Jon, I.Dugas, Seinte-Cunégonde : Avila Fm w rette.Ottawa © Amanda et Stephanette, Yama! vi En On est prié de ne pas oublier d\u2019acheter les suivants : la Petite (Be), le Grand horoscope C me des salons (10¢), Un dispern (10c), le I les Loisirs d'un homme du peuple (0c), les I.DE étudiant (10e).G.-A.Dumont, libraire.1 Sainte-Catherine.He disparaître : FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ | LA MENDIANTE DE SAINT-SULPICE CN ASAP IAS i DEUXIEME PARTIE ROSE ET MARIE-BLANCHE Si vous n'étiez pas prévenu, répondit vivement le docteur tin, c'est que depuis pres de trois jours vous êtes absent de Paris, = 1 devoir professionnel ne me permettait point d'attendre votre Vous avez raison.et, de lu consultation qui vient d\u2019avoir ih résulte ?tue Mme Rollin est gravement atteinte.De quelle maladie ?l'une anémie cérébrale.Gilbert joun In stupeur.D'une anémie cérébrale ! répéta-t-il dane voix désolée.Al \" Neu, que m'apprenez-vous la La triste vérité, monsieur, dit Lucien à son tour, «t cette ané- Ih rébrale mnènerait promptement l\u2019aliénation mentale, si nous p us recours à tous les moyens pour enrayer le mal Min gardait sa physionomie consternée.Je n'en reviens pas ! murmura-t-il Ma fone est ainsi mes Vous ch êtes certains / L\u2019évidence s'impose.Mais vous espérez la uérir / Oui, si vous voulez bien nous aider daus cette tâche ditticile.pe ua le Dr Germain.\u2018Tout ce que je pourrai faire dans ce hut je le ferai ! qu ous n'en doutez pas ! Pracez-moi mon rôle, et je le suivrai de j« en point Vous ne vous blesserez pus de lu franchise presque brutale av laquelle je vais vous parler ¢ -Je suis prêt à tout enten-lre sans irritation et sans révolte.-Eh bien, pour arriver à guérir Mme Rollin, il faut lui éviter J'espère tot + émotion, toute agitation, toute secousse.~11 me semble que cela est bien facile Bien facile, en effet, si vous voulez.ear cela dépend de vous ses \u2014De moi ! \u2014Oui.Pour des raisons dont je n'ai point à parler, pour des qu ons d'intérêt dont je n'ai pas à m'occuper, «lepuis plusieurs mois, A nite de discussions violentes, la paix de votre intérieur.autrefois si ore à notre malade, à cessé d'exister.De cette époque datent leo vvmières atteintes de la maladie dont souffre aujourd'hui Mme Ln Ses nerfs ont été surexcités.son cerveau ébranlé par les «ex pénibles que vous provoquiez.Vous avez fait le mal à vous dl réparer.-Et, pour cela / demanda Gilbert.\u2014Pour cela, il faut éviter que votre présence surexcite de nou- v.Mme Rollin.Il faut suppriner.quant a présent, tout con- tv avec celle que nous allons entourer de soins ct que nous espérons st er.Mme Rollin éprouve-t-elle dune pour moi une si grande haine ua présence seule doive amener cette aliénation mentale dont - la Nites menacée ?\u2014Je ne crois point à lu haine de Mme Rollin pour vous, mais il «certain que votre nom, prononcé devant elle, provoque instanta- vnt une surexcitation dangereuse.Médecins, nous constatons un fn.et notre devoir est de vous en signaler les conséquences.Gilbert se leva.\u2014C'est bien, messieurs, dit-il, si pénibles que me paraissent vos i» -criptions, je m\u2019y conformerai, soyez-en sûrs.\u2014 Nous vous en remercions, fit Lucien.et je crois fermeme yF- le succès couronnera nos efforts.; \u2014Je le crois comme vous, messieurs, et pour faciliter votre Jv ous lnisserai, dans cette maison, les maitres absolus.Le docteur Germain et Lucien de Kernoël quittèrent l'hôtel de lu rue de Vaugirard, absolument convaineus que Gilbert tiendrait In purole qu\u2019il venait de leur donner.Ce jour-là Rollin déjeuna à l'hôtel.Henriette s'était endormie un peu après ln consultation et elle reposait.Marie-Blanche se mit à table avec son père.( ; \\Îse montra prévenant, presque affectueux.ct il Jeune fille, nt que tache questionna ln 0 hi ,Ç \u2014J ai va le docteur Germain et Lucien, lui dit-il pour entame- l'entretien, ils ont trouvé ta mère, paraît-il, très souffrante, très nbattue.Marie-Blanche sentit ses yeux se remplir de larmes.Hélas ! oui, répondit-elle douloureusement, bien malade.-Îls ont affirmé, cependant, que la guérison était possible.Ils l\u2019espérent.et que Dieu leur vienne en aide pour l'obtenir.\u2014Comment va-t-elle en ce moment \u2018 \u2014Elle sommeitle.Elle était plus calme, avant de s'endormir, que lorsque les médecins lui ont rendu visite._ \u2014Parlait-elle comme une personne en pleine possession de sn raison / -Oui, et la mémoire semblait lui revenir.-Les médecins ont prescrit des médicaments ?\u2014Oui, j'ai fait exécuter l'ordonnance par le pharmacien et nm mire a pris ln première dose «de la potion.-Est-elle couchée / \u2014 Non, Elle s\u2019est assoupie dans son fauteuil.\u2014Pourrais-je la voir quand elle se réveillera ?.En entendant cette phrase Marie-Blanche sentit un frisson courir sur son épiderme.Elle se rappelait lu crise subie par sa mère quand elle avait eu la maladresse de lui parler de son père.Gilbert l'exaniinait à la dérobée.C'était avce une intention mauvaise qu\u2019il posait cette question à la jeune fille.Il voulait savoir si les médecins avaient dit, sans ménagements, ce qu'ils pensaient de lui.En présence «de son hésitation, il insistn.\u2014Je t'ai demandé si je pourrais voir ta mère quand elle se re- veillera.dit-il séchement.\u2014 Mais, balbutia Marie-Blanche dont l'embarras est plus facile à comprendre qu'à clécrire, je ne suis, mon père.maman a des intermittences dans ses souvenirs.par instants sa mémoire sommeille.Elle pourrait ne pas vous reconnaître, et le docteur Germain m'u bien recommandé de ne laisser pénétrer qui que ce soit nuprès d'elle.-Qui que ce suit ?répéta Gilbert.Oui, mon père.\u2014Même moi Le docteur Germain n'a point parlé de vous, mon père.\u2014C\u2018est bien.Gilbert était, où tout au moins se croyait fixé.Marie-Blanche ne suvait rien des craintes des médecins relativement À lui.Le déjeuner s'acheva silencieusement La jeune tille alla rejoindre sn mère.Henriette venait de sortir de l'assoupissement qui l'avait immobilisée pendant plus d\u2019une heure.Elle sourit à Marie-Blanche et lui dit : \u2014It me semble que j'ai faim, chère mignonne.tôt l\u2019heure du déjeuner \u2018 \u2014 Cette heure est passée, mère chérie.Mais tu dormais, ot comme le sommeil t'est salutaire je n\u2019ai pas voulu te réveiller.Ai-je eu tort ?-\u2014T'u as bien fait.\u2014Comment te trouves-tu ?\u2014Benucoup mieux.J'ai ln tête moins lourde._de vais te faire servir tout de suite.Mais tu sais que le «octeur t'a mise au régime.\u2014JII est donc venu.notre ami Germain ~Oui.\u2014Je ne m'en souviens pas.\u2014\"'u ne peux t'en souvenir puisque c'était se hâta de répondre Marie-Blanche, craignant de lui signalant son absence de mémoire.\u2014 I! reviendra ?\u2014Oui, demain.\u2014 Espérons que je ne dormirai pas, réveille-moi.l'u me promets de me réveiller ?Nera-t-il bien- endant ton sommeil.troubler sa mère en J'y tiens. 692 LX1 Marie-Blanche sonna et donna l\u2019ordre à ln femme de chambre de monter un œuf à la coque, un blanc de volaille et un fruit.Par ordonnance formelle des médecins les menus d'Henriette devaient se composer exclusivement d'aliments légers, Elle mangen avec appétit et causa d\u2019une façon très raisonnable avec sa tille qui ne pouvait rien comprendre à ces alternatives de crises et d'accalimies.La femme de Gilbert semblait revenue complètement à son état normal.L'enfant se sentait vevivre ; cependant elle avait une crainte c'est que son père, qui avait manifesté le désir de voir la malade, ne vint, par sa présence, tout changer.Cette crainte ne devait que trop vite se réaliser.La femme de chambre entra sans avoir été appelée.\u2014Qu'\u2019y a-t-il, Lucie ?dit Marie-Blanche.\u2014C'est monsieur qui fait demander à madame si madame peut le recevoir.Marie-Blanche jeta un regard effaré sur sa mere.Celle-ci, toujours ealme, eut un léger tressaillement des paupières et répondit : \u2014Je suis prête à recevoir M.Rollin.La femme de chambre se retira et presque aussitôt Gilbert parut.Il entra et vint tendre les mains à ln malade qui sans répulsion apparente, lui donna les siennes qu\u2019il trouva d'une froideur de gluce.\u2014Vous êtes souffrante, chère amie, lui dit-il en sassevant auprès d'elle.\u2014dJe suis plus que souffrante.lade.très malade même.chaque jour.\u2014Le docteur Germain m'a cependant affirmé que votre état n'avait rien de grave et que votre rétablissement complet ne serait qu'une affaire de temps.\u2014Ah ! vous avez vu le docteur.\u2014Oui.C\u2019est à la suite de sa visite que j'ai pris la détermination «le vous prier de me recevoir.le crains toujours que ma présence ne vous semble importune.Henriette ne répondit pas.Gilbert poursuivit : \u2014d'aurais le vif désir, si cela ne doit point vous fatiguer, de cnuser un instaut avec vous.\u2014Avee moi seule / \u2014Avee vous seule.\u2014J'espère pouvoir vous entendre sans fatigue.ajouta la walade en se tournant vers Marie-Blanche, instant.La jeune fille sortit, non sans de très vives appréhensions.La bibliothèque dans laquelle elle passa touchait au petit salon oi se trouvaient son père et sa mère : seulement les portes Juignaient, bien, et de lourdes portières interceptaient même le son des voix.l\u2019ar une curiosité bien naturelle en un parcil moment, Marie- Blanche souleva la portière ct, se penchant vers un des panneaux de In porte, chercha à entendre.Gilbert pensait : \u2014Mais elle n\u2019a pas l'air si malade quecela :.Sa physionomie n'est point du tout celle d'une femme dont ln folie envahirait le cerveau d\u2019une minute à l'autre.Les médecins voient tout en noir, ou plutôt ils exagèrent tout, «le propos délibéré, atin de se donner les gants d'avoir sauvé des gens qui n'étaient pas le moins du monde en langer !! Ces prétendus savants, quels charlatans !.\u2026.\u2014J'attends ce que vous avez à me dire, fit Henriette.\u2014Ma chère amie, commença-t-il d'une voix douce, caressante.affectucuse, c'est d\u2019après les conseils de notre ami le docteur Germain que je suis en ce moment près de vous et que j'ai sollicité un entretien sérieux.\u2014Expliquez-vous.Le docteur n\u2019a pu vous donner que de bons conseils.\u2014Je le ervis comme vous.J''ailleurs vous allez en juger.il s'agit de Marie-Blanche.\u2014De ma fille | s'éeria Henriette.\u2014De notre fille, oui, reprit Gilbert, et de vous ; quoique votre état «le santé ne soit point assez grave pour me donner des inquiétudes sérieuses, le docteur m'\u2019a dit qu'il serait bon de tout prévoir, ct de m'entendre avec vous au sujet «le l'avenir de notre enfant.\u2014Qu'\u2019entendez-vous par là ?demanda Henriette en regardant fixement son mari.\u2014Admettons un instant (les suppositions les plus invraisemblables peuvent étre admises) admettons qu'une catastrophe inattendue et que rien ne permet de croire prochaine vienne apporter le deuil dans notre maison.répliqua-t-elle, Je suis ma- Je sens mes forces m\u2019abandonner Ma nignonne, Inisse-nous un FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE -Admettons que je meure.Voilk ce que vous von \"ty, dire, n'est-ce pus / -Ai-je donc parlé de mort / Vous n'avez pas prononcé le mot, mais vous pensiez :.- hose et vous aviez raison.Je n'ai plus longtemps à vivre.Me ne Vous croyez pas obligé de protester.Je connais mon «tk bien, en prévision de ce départ prochain pour l'or d'dé, qu 0, docteur Germain et, Ve 1s-mmême, que pensez-vous ?-Ce que je pense ?Mais ne vous l'ai-je pus dit tout re à Je pense qu'il est de notre devoir d'assurer l'avenir de Mari nche Comment ?En la mariant.Henriette fit un mouvement brusque.Sans lui donner le temps de parler, Gilbert continua - - Ne seriez-vous pas heureuse de la voir sous la tute: are et tendre d'un mari / La certitude que notre enfant, quoi qu pig.be se trouvera point isolée, et qu'elle marchera dans ln vin no sur le bras duu honnête homme, n'assurerait-il pas le cn\u2019: Von dernières années qui, s'il plait à Dieu, seront longues ¢ -Oui, en effet, répondit Mme Rollin d'une voix un | cme blante, oui, vous avez raison.Marie-Blunche est bien jor ui elle a l'esprit séricux.Ele sera une bonne mere de far, d'y ni pensé déjà.\u2014-Ah ! fit Gilbert surpris, vous y avez pensé /.\u2026.\u2014Sans doute.mais je ne n'arrétais point à l'ictée d'un ain mariage, dans la crainte de me séparer de ma fille.-\u2014Songez que si je restais seul avec elle, je serais un \u201cp soutien pour la pauvre enfant.Vous le comprenez ?\u2014Oui, certes, je le comprends, car je me connais et je un.J'ai eu des torts, de grands torts, dont il faut accuser non nr ar mais mon caractère faible, indécis, Facile aux entraînetent li arrive un moment (et ce moment est venu pour moi on 1 en soi-même et où on déplore le passé.\u2014N'en parlons pas, je vous en prie.Henriette.-Alors, chère femme, vous croyez comme moi qu'il ser I marier Marie-Blanche ?.\u2014Je vous répète que, depuis que je suis malade, j'y ui pr \u201c d'une fois.interrompit \\ nt \u2014Dans ce cas je puis, suns hésiter, vous nommer le nm: nt j'ai fait choix pour notre fille Dun mouvement brusque Muie Rollin relevn la tête et 8 Gilbert avec défiance, presque avee effroi.-Ah ! vous avez nussi cherché un wari ¢ balbutia-t oli.-\u2014Oui.-Et vous l'avez trouvé \u2019 \u2014de viens de vous le dire.\u2014Son nom ?-Un nom honorable et honoré.Un nom sans tache |\" une longue suite d'ancêtres.\u2014Est-ce que je connais celui qui le porte - Vous le connaissez et vous l'estimez.\u2026.\u2014Le vicomte Georges de Grancey.Un tressaillement violent secoua Mme Rollin ce ln téte aus bs Le vicomte Georges de Grancey ! s'écrin-t-elle, jamais\u2019 i jamais Gilbert palit.\u2014Et pourquoi / done 7 demanda-t-il avee Arrogance ©: m gennt brusquement d'attitude.\u2014 Pourquoi ?répliqua Henriette la téte haute, les veux lants.Parce que je ne le veux pas! \u2014Vous ne le voulez pas ?\u2014 Non.\u2014Ce n\u2019est point une raison, celn * Pour faire admettre ui tr il faut le motiver.il faut donner des explications.\u2014Je n\u2019en donnerai pas.\u201cJe suis en droit de les exiger.\u2014Les exiger ! Tenez, monsieur, retirez-vous.Je ne suis po sez forte pour entamer avec vous une discussion, inutile d'a.rs.puisque rien au monde ne pourra me faire céder.Luissez ne me mourir en paix ! Si ma fille se marie, moi vivante, elle n\u2019éj ra qu'un mari de mon choix, et, si je meurs avant ce mariage, mn.nière volonté sera qu'elle prenne celui que j'ai choisi.et à 1 volonté, elle obéiru ! \u2019 -\u2014Vous oubliez que je suis le pire de Marie-Blanche !.\u2014Vous paraissez bien oublier que je suis sa mère ! \u2014Vous ne vous rendez pas assez compte de mes droits.croyez trop aux vôtres.\u2014Encore une fois, monsieur, laissez-moi mourir en paix : : prit Henriette avec une impatience fébrile, je vous ai dit que jamu- ja\u201d alls \"otre ami le vicomte de Grancey ne sera le mari de mu fille.; noi me forcez-vous à le répéter \u20ac.l\u2019renez garde ! A quoi done ?| On pourrait croire qu\u2019un tel parti pris est de lu folie (My aurait tort de le croire ! J'ai toute mn raison.Si par iu sinon cerveau faiblit, au moment où je vous parle il est abso lu.lucide, et la preuve, c'est que je repousse M.de Grancey, choisi I 1s, et que je le repousserai toujours \u2018 Je vous ai demandé pourquoi, et je veux une réponse ! Vous l'exigez ! te l'exige.\\lors, tant pis pour vous si cette réponse vous offense | Come I, de Grancey doit-il vous payer votre consentement au mariage ttra dans ses mains, et par conséquent dans les vôtres, les re- \u2018.i Marie-Blanche ?us le choc inattendu de ces paroles qui le frappaient au visage un soufflet, Gilbert Rollin perdit contenance.?\u201cdant quelques secondes il crut qu\u2019Henriette connaissait le atervenu entre lui et l'ancien pensionnaire de Nouméa ct qu'elle it ! truite de tous leurs projets.\u20185 il se dit bien vite que c'était impossible et qu'elle venait de p u hasard, s'appuyant seulement sur des suppositions.« colère sourde grondait en lui, prète à faire explosion.etait levé, dans une autitude menaçante, et il allait répliquer nrictte ne lui en Inissa pas le temps.royez-vous lone que je ne vous connaisse pas assez pour devi otre pensée tout entière ?lui cria-t-elle avee indignation.vi vous donc, vous par qui je souffre depuis vingt ans, qu'il ne I\".ise pas d\u2019un mot pour deviner le mobile pervers qui va vous fn ir\u201d \u2018Juand vous êtes venu vous asseoir pres de moi tout à l'heure.le x chargés de menteuses tendresses, et des paroles miclleuses an res, j'ai compris tout de suite que cette attitude hypoerite de- vu her une de ces infamies dont vous êtes coutumier ! le ne me trompais pus ©.teorges de Graney, le mari de ma fille 7 et vous avez pu el an instant que je ratitierais le marché honteux conclu entre vii.cet homme \u2018 Ah! votre but est facile à comprendre \u201cil saute aux veux les nc prévenus !.Marie-Blanche n'est encore qu'une enfant.Elle serait facile ac nvenir, n'est-ce pas \u2018 la vicomte de Grancey, votre ani, le compagnon de vos de- hau -< à comme vous des besvins insatiables, et cote vous bu cons- eit; large, sans celn il ne serait pas votre ami! Marie- Blanche lui apporterait en dot les revenus de la fortune der 1 oncle ! Son mari les partagerait avec vous.Vous les dissiper nsemble comme vous les avez dissipés quand ils etaient à moi, et - tueriez votre fille à petit feu, comme vous me tuez 2.at en parlant, Henriette s'était animée de plus en plus.= marchait sur Gilbert, les regards charges du plus écrasant Ie] Haletante, elle arriva jusqu'à lui.le touchant presque.et lui Jetc« fuce ces derniers mots : Ah! mon cousin, l'abbé d'Areynes, avait bien vison de Te dive, von tes Un misérable Abert, au paroxysme de lu fureur, saisit les poignets de sa Ten et les serra à les broyer.L'abbé d\u2019Areynes est un tartutfe que j'ai chassé de chez moi \u201d rep\u201d.un-t-il d'une voix sifflante.Je l'ai chassé d'ici, mais son esprit esi d'y regner encore !.Je saurai y mettre ordre ! Je suis votre war par conséquent votre maître ! Je parlerai en maître et je vous mp rai mes volontés.répondit Henriette cn deg Les volontés d'un infame 1.Nou, je ne my par un effort suprême ses poignets meurtri-.sally tir pas | ! Taisez-vous :.Taisez-vous ©.oo Non, je ne me tairai pas ! Je vous démasquerai, je crierai que You ctes an fourbe, que vous êtes un lâche, et je le crierai assez haut pour qu'on m'entende !.\u2018albert ne se possédait plus., Vous êtes folle ! hurla-t-il en levant la main sur Henriette, \"t lou châtie les fous pour les faire obéir! ln même temps le lâche gredin frappait ta pauvre martyre au Visage i .Tea, LNT Henriette poussa un cri plaintif, pareil i un eri | ngonic, auquel succéda un éclat de rire convulsif, effrayant à entendre.puis elle battit l'air de ses deux bras et tomin sans connaissance sur le tapis du petit salon.FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE 693 _ La porte par laquelle Marie-Blanche avait disparu venait de s'ouvrir et lu jeune fille se montra sur le seuil, pâle comme une morte ct ln figure décomposée par une cflrayante angoisse., Enln voyant, Gilbert, cet infâme et prodigieux comédien, se laissa tomber à genoux à côté du corps inanimé de sa femme, comme pour la secourir.\u2014Mon Dieu ! mon Dieu Jeune fille en s'élançant.D'un geste Gilbert l'écarta.\u2014CUne erise, répondit-il.Sonne la femme de chambre et rentre chez toi.C'est moi qui veillerai désormais auprès de ta mère.\u2026.Ces paroles furent prononcées d'un ton si impérieux que Marie- Blanche n'osa résister., Elle sonnn, puis se retira, éperdue, en proie au plus violent désespoir.La pauvre enfant n'avait entendu que le dernier eri poussé par Mme Rollin.La discussion précédant ce cri était arrivée à son oreille comme un bourdounement confus, mais elle comprenait instinetive- ment qu\u2019une seène pénible avait dd se passer.On lui interdisait de veiller désormais auprès de sa mère.On lui enjoignait de rester dans sa chambre.Cela lui faisait peur.Qu'allait-elle devenir, sil lui fallait vivre seule avec ses angoisses srandissantes ¢ Henriette fut portée dans son appartement par sa femme de chimmbre ct son mari, déshabillée ot mise nu lit.L'évanouissement persistait- Gilbert renvoya la feunne de chambre et resta seul auprès du lit de sa victime.qu'a done maman \u2018/ s'éerin In C'est dans la miatinee de ce même jour que Servais Duplat devait retirer, au bureau des naissances de lu mairie du onzième arrondissement, l'extrait du registre des réclamations qu'il avait demandé ln veille.Une fois cette pièce entre ses mains, il devait continuer ses recherches et remonter aussi complètement que faire se pourrait dans le passé de Rose, une les filles de Jeanne Rivat.A l'heure indiquée, il se présenta à la mairie.Une déception l'y attendait L'extrait des registres n'avait point encore été rapporté, muni du \u201cit légal.-Repassez vers quatre heures, avant la fermeture des bureaux.lui répondit-on, quand il manifesth son mécontentement.Ce retard dérangeait ses plans en l\u2019empéchant de partir.Fort maussade, il se rendit rue Caumartin pour prévenir le pseudo-Grancey.HI one le trouva pas et glisse sous sa porte un billet ainsi conçu.en style télégraphique : \u201cSuis sur bonne piste, tuais retardé que petit contretemps- Obliggé de partir pour Blois-\u2014SERVAIZE\u201d A quatre heures moins quelques minutes il arrivait de nouveau à la mairie et entrait enfin en possession de la pièce désirée.Il ne pouvait plus partir que par l'express de huit heures et «e- mie du soir.ce qu'i tit, et il arrivait à Blois à onze heures.Un omnibus de la gare le conduisit au meilleur hôtel de la ville.Il soupa de grand appétit, se coucha, dormit du sommeil d\u2019un hone it qui sa conscience ne reproche rien, ct fit des réves d'or.Depuis que.grâce à Palmyre, il était bien vêtu et qu'un porte- monnaie agréablement garni gontait sa poche, Servais Duplat, sans avoir l'air d'un homme comme il faut, n'avait pas le moins du monde ln mine d'un bandit.Personne n'aurait pu soupeonner l'ex-forçat de Nouméa sous l'enveloppe correcte de Jules Servnize.I! se leva tard, déjeuna copieusemeent, se fit indiquer le chemin de l'hospice des aliénés et s\u2019y rendit.Un gardien l'arrêta au passage comme il allait franchir le seuil de l'établissement, et lui dit : \u2014Ce n'est pas jour «le visite, monsieur.Vous ne pouvez entrer, à moins que vous n\u2019ayez un permis de la préfecture de monsieur le directeur ou du médeein en chef de l'asile.\u2014Je ne viens point pour une visite.voudrais parler à M.le directeur.-\u2014 Passez, alors.Le bureau de la direction est dans le pavillon «de gauche, au rez-de chaussée, dans la cour.Duplat suivit l'indication qui venait de lui être donnée, Un garçon de bureau l'accueillit par ces mots : \u2014 Vous désirez, monsieur ?-Parler à M.le directeur.Le garçon de bureau désigna une table sur Inquelle se trouvaient encre, plumes et papier.répondit Duplat.Jo oe + mm cm em gee.w= \u2014 \u2014V'euillez écrire votre nom.monsieur, dit-il, et formuler le motif de votre visite.;Ç Duplat écrivit sur inorceau de papier : \u201c Renseignements à demander\u201d Et il signa : * Julex Servaise Venant de Paris, L'employé prit la feuille, ouvrit une porte, disparut, et revint presque aussitôt on disant : \u2014 Veuillez me suivre, monsieur.Et il introduisit Duplat dans le cabinet lu directeur, qui salua ct dit : \u2014 Vous uvez des renseignements à me demander, monsieur, ct vous venez de Paris exprès pour cela ?\u2014Oui, monsieur.\u2014Asseyez-vous, je vous prie, et expliquez-moi de quelle nature sont les renseignements que vous désirez.- \u2014Ils ont trait à une infirmière.\u2014Employée dans l'asile ?\u2014-Oui, nionsicur.\u2014Et vous voulez savoir ?\u2014Si elle s\u2019y trouve toujours.\u2014Son nom ?\u2014 Rose.\u2014C'est un prénom cela.\u2014La personne de qui je parle fl'en a pas d'autre.C'est une enfant trouvée, confiée aux suins de l\u2019Assistance publique en 1871, et que j'ai le devoir de rechercher.Ce sont les hureaux de l'avenue Victoria qui m'ont envoyé ici, en me faisant connaître certains détails que je viens compléter auprès de vous.\u2014Je sais, en effet, de qui vous voulez parler, monsieur.Mais ne vous a-t-on pas dit à la direction de l\u2019Assistance publique que cette jeune tille n'existait plus ?\u2014On w'a dit qu'elle était présumée morte, mais sans apporter In moindre preuve à l'appui de cette allégation.Je viens vous demander si ces preuves existent.\u2014Après une sérieuse enquête proces-verbal de ln disparition a été dressé, mais il n'existe pas d'acte de décès puisque.malgré toutes les recherches, on n'a pu retrouver le corps.\u2014 Pourquoi, dans ce cas, ne pas croire, tout simplement, que la jeune fille a pris ls fuite ?\u2014Rose, à la suite d\u2019une fièvre cérébrale, était devenue prodigicu- sement triste.tout le monde ici remarquait son humeur sombre.On a supposé que la pauvre tille dans un moment de délire, où, si vous l'aimmez mieux, duns un accès d\u2019hypocondrie, s\u2019est suicidée en se noyant.\u2014Les caux de la Loire auraient rejeté son cadavre.\u2014Non, si le corps a été puussé par le courant dans une de ces excavations qui se trouvent sous les berges en certains endroits.\u2014Il me semble, néanmoins, qu'on a conclu Lien légèrement au suicide.\u2014Non, monsieur.Cette jeune fille, cela sautait aux yeux.était lasse de la vie.Elle se mourait de consomption, «le chagrin.\u2014Chagrin d'amour, peut-être ?\u2014Nullement.Il ne s'agissait point d'amour, nmis d'une amitié brisée.\u2014Une amitié ?\u2014Oui.Rose s'était prise d'une affection filiale, en quelque sorte, pour une pauvre femme, une folle, depu's dix-sept ans dans l'asile, et dont la guérison avait toujours paru impossible.Blessé à In tête par un éclat d'obus pendant les derniers jours de la Commune, elle avait Été sauvée des Hummes qui dévorait sa maison.\u2014Sauvée, par qui ?\u2014Par un prêtre.Servais Duplat frissonna de la vête aux pieds.\u2014Par un prêtre.répétait-il machinalement sans en avoir conscience.\u2014Oui, monsieur.par l'abbé d'Areynes, maintenant aumônier de lu Grande-Roquette, où les bandits ont assassiné l'archevêque de Paris.Duplat, devenu livide, resta muet.Le directeur poursuivit : \u2014Cette pauvre femme semblait incurable.on croyait su raison à tout jamais perdue.I y a quelques mois, la jeune Rose, sortant d\u2019une école professionnelle, nous fut envoyée comme intir- mière par l\u2019Assistance publique, et placée dans le service de la salle où se trouvait la folle dont je viens de vous parler : Jeanne Rivat.\u2014Jeanne Rivat ! s\u2019écria Duplat, s'oubliant.Le directeur le regarda avec surprise.\u2014Jeanne Rivat, oui, monsieur.La connaissiez-vous done ?Déjà l'ex-fédéré avait retrouvé son sang froid.Je connaissais son mari, tué à la batuille de Montretout, ré- FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE \u2014 \u2014\u2014 cmp ee em an _ pondit-il, mais j'ignorais ce qu\u2019elle était devenue.F1\" cette Rose ?\u2014S'était brusquement prise d'une tendresse profon Jeanne Rivat dont on lui avait raconté les malheurs, et ce fu: d'après une de ses indications que le médecin en chef, arriv.depuis quelques jours seulement, tenta une nouvelle opérat: folle, opération très hardie, très dungereuse, mais qui re.raison était revenue, seulement la convalescence devait êti Rose fut alors attachée d'une façon spéciale au service «le Jeu: qu'elle entoura de soins de toutes les heures, et c'est à son div on peut l'affirmer, que la malade dut sa guérison.\u201c Jeanne Rivat, guérie, n'eut qu'une pensée, sortir de pour se mettre à lu recherche de ses enfants.deux petite- melles disparues quelques jours après leur naissance et au mn elle-même venait d'être blessée.\u201c Elle voulut partir et son départ causa & Rose un chagi Le moment de la séparation fut terrible pour la pauvre fille vanouit et ne reprit ses sens que pour tomber malade d\u2019une : rébrale qui faillit l'emporter.* Ce fut après cette maladie que Rose devint triste et Elle ne pouvait se consoler de n'avoir plus aupres d'elle : qu'elle aimait et qu'elle regardait comme sa mère.Ell.vait malheureuse, elle s'enfuit de l'asile, et, le désespoir s'emy son cerveau affaibli, elle chercha dans le suicide l'oubli « grin.\u201d Duplat pensait : \u2014Mon Dieu, que ces gens-la sont naifs | Comment ne ils pas que Rose, au lieu de se jeter à l\u2019eau, est allée ret femme qu\u2019elle aimuit /.Mais il se garda bien de le dire, ne voulant point fournir u: à l'administration, car il no doutait pas un instant que In c de Jeanne Rivat, à la rue Férou, fût la jeune intirmière.\u2014Vous avez raison, monsieur, tit il, et d'après ce que ve: \u2018le me raconter le suicide semble probable.\u2014Ne dites pas qu'il est probable, monsieur, répliqua le | dites qu'il est certain ! \u2014 Soit ! reprit Servais Duplat.Mais il est fâcheux , puisse fournir à la famille qui fait rechercher cette enfant ur.décès.Le coute restera dans les esprits ct mieux vaudrait titude, même cruell-.\u2014Je suis de votre avis, monsieur, mais a cela je ne puis L'ex-capitaine de fédérés remercia le directeur et quitta | -\u2014La chose est absolument certaine, se disait-il en regan hotel.Rose est ln fille de Jeanne Rivat ct c'est pour aller r sa mère qu'elle a pris la poudre d\u2019escampette.Rose est de Marie-Blanche que Mme Rollin croit sa fille.L'abbé d'Art leur protecteur.C'est lui qui a sauvé Jeanne Rivat, et qui m'a vu voler ies moucheronnes ! Où diable se cachait il «i enfin il n'a pu sauver la mère qu\u2019une fois les enfants enleve Très dangereux.tous ces gens-là ! Il n\u2019est que temps d\u2019aviser Et Servais Duplat compléta sa pensée par un geste off tandis que son visage prenaît une expression sinistre.LAIT Gilbert Rollin ne s'était point mépris sur le résultat qu fatalement amener la scène de honteuse violence à laque nvons fuit assister nos lecteurs.Il ne l'avait même provoquée que pour arriver à ce résu, \u201c Aucune émotion, aucune secousse, avaient dit les méd l'équilibre du cerveau, déjà ébranlé, se désorganisera complèt- Le misérables s'était mis en mesure de hater ce dé terrible, qu'on pouvait éviter à force de soins.Lorsque Henriette sortit de son évanouissement, st rai sombré.11 fut facile à Gilbert de le constater.La folie d\u2019Henriette se manifesta par d'effrayantes dive et des hallucinations étranges, mais dans les paroles incohérer sortaient de ses lèvres, pas une seule ne faisait allusion à la s'était pussée.Ceci rassura Gilbert qui craignait qu\u2019Henriette, dans sa J n'évoquât les souvenirs de ses infamies et de ses crimes.\u2014Elle est folle ! se dit-il avec une joie farouche.Elle folle.Elle ne comptera pas plus désormais que si «- worte !.Je suis le maître ! [| envoya au pseudo-Grancey cette dépêche : \u201c Venez !\u2014 Urgent \u201d Et il resta dans ln chambre de Mme Rollin en attendant + de son complice.A suivre bien, pour = Crois » l'asile Ur la Lu \u201cque.nl vat, tuent, \u201cper ~ ju- at an Sorted, 1 ve se se- \u201cee.cube, inne \"tou- it de cha me ar In piste te uez \u201cur nv \u201cde ep son ver eur est lui car ant, : vait nous ou nt.ment vaut tions = qui > qui nee.t bien était visite LE MONDE ILLU 695 ___ STRE il, FAUT RÉAGIR \u2014 mul il est nécessaire de ré- ce quoment ; ke lnissor abattre EL C'est aider à son aggravation.I\" ow + aviiptome de toux, cost fn.le h vor sub développement is aide fae leuaspéitique francais: le Bu \u2018 I Jo seul dont Peflicacité n'sit a .; , A an contestée, ni parles médecins, nn ps values.35 cents la bouteille eur rtout \u2014 pere | des publiques siéricnines ont ute - UK), ran dernier.| nee possède actuellement A, - A l'Angloterre, 6,212 : l'Aile- nette \" l.la plus dispendieuse du words celle d'Allemagne, qui coûte do RE \u201c0008 2105,000,000 par année.{ au Chine, vers Fan 1000, que fren\u2019 - les premiers billets de litigi La nezuéla, dont où paile tant, depot \"ques semaines, ost un petit pars ta population n'excéde pus J HUN, VRAIE RAISON Tu vemedes ne couvienuent pas aux e - délicats.C'est ce qui fait que de decius preserivent régulièrement come Bhumel aux personnes atten rhume, toux, grippe où brob |.: dont l'estorimne réclatie des mena.ts spéciaux.Zhe la bouteille parton lh cu France 763.000 employés an gon netnent, hon compris le personne: l'audusinistration militaire en case, | cotiste de Bostou «à dû payer \u201cTH.dounnages à une fennue pour brave \\trat une dent autre que celle designe D: 4 l'annee 1805, il est passe a l'hôtel postes, de New-York.1.:380,- WMT dis de tous genres, soit une moyen: uotidienne de 3,783,380 colis.L.vléra asistique vient de faire rapt vu Arménie.On dirait que tous lux se sont entendus pour fondu dtanément sur ce malheureux pars ILA PERSEVERANCE Soul nent inmmédiat.guérison va pide et \u2014ienle du rhume.de la toux.de dass eut la bronchite sont obtenus regal cat par l'emploi et l'usage persos - du Feeatone Bloanal, le coe 1 .«bre tique français.Ou le trouve parte 7 cents le flacon.AL eu (France), se trouve un peuplier dl l'existence remonte à l'an 722 ant + Teer \"mites VUE ELECTFIQUE L'expédition de P.- UV au Pôle Nord Gramd panorama région, \u201c> a figures mouvantes, le steam hiens des A A les ours, les rer.baleines vs huttes et les villages.| Cutie ré aliste de la vie, dans cette » polaire vouverte de glace et de ne: \u201cte vette scene brillamment illutoine- Prenez l'ascenseur au sav: + dau le département des tapis.Prix d'admission : 50 vent tat monde, Il a falla plusieurs wo, paratits pour représenter les diverses L'inten tion première de ceux qui Ahsan leur temps et leur talent, et coservot cette splendide attraction pr prasition de l'Empire Britennique qui = cet aunée à Montreal.Mais le qu Irastosion dans ve cas aurait vtr port.++ peut.étre plus.Les lutnicres imitant ls à rele sont de toute beaute.N.Carsley ¢ (il A RESPONSABILITÉ L! .:TÉE MONTEREY) 1765 à 1783 RUE NOTF- ER - DAME \u2018* Galateas ~ et Coton a ¢ hemise Nouveaux ** Calateas © A.16e la verge.Coton à chemise \u2018 Oxford pour chemises, 10e la ve Jolis \u2018* Galateas \u201d pour rol» verge.Oxford © pour cheuttses, trons, Lise la verge.* Galateas © de fantasie 21e la verge.* Oxford meilleure qualite : 23e lu verge.** Galateas \u201d meilleure qualit > 28e la verge.LA CIE S.CARSLES Mousselines et Li Nouveaux linous ** Bishop 36e la verge.Nouveaux linons * 36e la verge.Nouvelles mousselines a pos.Nouveaux linons plisses à 15 Nouvelles tarlatanes Blanch 21e la verge.Mousselines à pois jusqu'is 50 Nouveaux linons plisses jitsyr LA CIE S, CARSEES Victoria Corsets pour Da: Corsets utiles pour dames, 0: Corsets extra solides pour dan Corsets S.C,, spécial, pour dar Corsets Enchanteresse.pour du Corsets conpe parfaite pour ae Corsets Bons Sens, 75e.i Corsets CI, blanc où noir, ¥ Broderies - Brode: ileus BRC ily à Aja tnne cities veimises, 18 EEE «verge _.omteut- S \u201ces THE S.CARSLEY CO, «Limited 1765 à 1783, Notre-Dame "]
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