Le Monde illustré, 18 avril 1896, samedi 18 avril 1896
[" LE MONDE ILLUSTRE \u201c\u201cABONNEMENTS: nan, 88.00 - - = Six mois.$150 _\\@xe ANNÉE, No 624 \u2014SAMEDI.18 AVRIL 1896 ANNONCES: Quatre mois, 81.00, payable d'avance | BERTHIAUME & S - -\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 _ Lu ligne, par insertion + - .! 10 SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - .5 cms - adu dans les dépôls - « 5 cents la copi \u2018 pie BUREAU ACE IES i AUX, 42) PLACE JACQUES ARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour annonces à long t : , g terme ee ee en ne ce co gre meses = errs ec 9, sir Herbert Ketchener.chef des troupes anglaises, prenant conseil?de ses guides.LES ANGLAIS EN EGYPTE 1.Contlit entre les Derviches et les Fgyptiens. 808 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.18 AVRIL 1896 SOMMAIRE TEXTE.\u2014 Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014Carnet du Monde Illustré.\u2014Ie R.P.Amédée.\u2014 Nouvelle : Papa dort, par Clémence Malaurie.\u2014 Les plus longs cheveux du Munde.\u2014 Napoléon Ter intime, mr Victor Laverriere.\u2014 Poésie : Récit d'un sol- t français, par Juvenis.-\u2014 Biographie : Arsène Houssaye, par Rodolphe Brunet.\u2014Sait-on aimer ?par Ludo.\u2014Le printemps, par J.Saint-J.\u2014Ex- plosion de dynamite.\u2014 Le marquis di Rudlini, pre- ministre du cabinet italien.\u2014 Les Anglais en Egypte.\u2014 Les femmes qui grognont.Les petites curivsités : Le gaz artificiel (avec gravure).\u2014Un artiste de l\u2019art dentaire.\u2014 Pour rire.\u2014Jeux et récréations.\u2014 Choses et autres.\u2014Feuilleton : La mendiante de Saint-Sulpice, parXavier de Mon- tépin.Gravures.\u2014 Les Anglais en Egypte : Conflit ensre les Derviches et lew Egyptiens ; Sir Herbert Kitch- ner, chef des troupes anglaises, prenant conseil de ses guides.\u2014Portrait du R.P.Amédée, supérieur général des Frères de la Charité.\u2014Mme Davis, qui a les plus longs cheveux du monde.\u2014 Portraits e MM.Houssayo et Rudini.\u2014Explosion de dynamite a Johannesburg : Vue générales des ruines.\u2014Au Transvaal : Vuiture de poste attelée de mulets et de zébres.\u2014Gravures comiques.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d\u2019autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses ecteurs sout au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 32, $3, $4, $5, $10, 815, $25 et $50.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entreux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée, Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage, NOUVEAU FEUILLETON C\u2019est la semaine prochaine que LE MONDE ILLUSTRÉ commencera la publication de son nouveau feuilleton, appelé à un succès sans précédent auprès de ses lecteurs, parce qu'il va leur offrir de douces émotions et un intérêt grandissant aussi sans précédent dans la longue suite de si beaux romans que LE MONDE ILLUSTRÉ s\u2019est toujours efforcé de choisir, pour la plus grande satisfaction de ses fidèles lecteurs.La dernière œuvre du fameux romancier français à la mode : EN DETRESSE PAR JULES MARY A hautement contribué à établir sa réputation d'écrivain romantique sans rival à Paris.Telle est justement l'œuvre que LE MONDE ILLUSTRÉ va offrir en feuilleton à son public lecteur, LE MONDE ILLUSTRE II y à la goutte à boire Wyals goutte à boire !\u2026 Cela, c'est l'hymne du combat moderne, c'est le pwan français, c'est la charge, le chant souverain de l'infanterie, la reine des batailles ! C'est le refrain trivial et ironique qui a fait le tour du monde en avant des haïonnettes, qui a retenti en Afrique, en Crimée, en Italie, en Chine, au Mexique, Tonkin,- en France aussi, hélas *\u2014et qui tant de fuis à mené nos fantassins i la victoire et à la mort.Quand, rapide et furieux, il éclate au fort de la mêlée, cet air cuivre les plus vaillants et entraîne les plus timides ; il fait un héros du dernier conscrit et un Cynégire de ce voltigeur de l\u2019Alima qui, le bras brisé par une balle, empoigna son clairon de la main gauche et continua de sonner, Pendant la charge, il semble qu'au milieu dea nuages de poudre passe, échevelée et terrible, les yeux pleins d'éclairs et ln bouche emplie de hourras, la Bel- lone de Rude.Les Spartiates attaquaient au son des flûtes et en chantant les vers de Tyrtée ; les Athéniens chargeaient I'ennemi au bruit des trompettes, en criant Alda (l'hallali sauvage de nos chasses à courre), et en chantant l'hymne à Arès.Les légions romaines s'ébranlaient en poussant la grande exclamation : Roma! pro Patriä ! puis les cris mille fois répétés : Crrminue / comanus / (de près !) se mélaient aux fanfares des cors et des trompettes.Les grenadiers de la vieille garde marchaient avec les tambours, les fifres et la musique, et culbutaient Russes et Prussiens sur l'air : On va leur percer le flanc, Ran, ran, ran, tan, plan, tire lire.On va leur percer le flanc, Que nous allons rire \u2018 La ligne, l'infanterie de marine, les zouaves donnent l\u2019assaut aux cris de : En avant ! et dans les notes de la charge, vibrant dans les clairons et grondant dans les tambours, les soldats entendent le refrain ; Il y a la goutte à boire La-bas, ll y à la goutte à boire !\u2026 Si la valeur d\u2019une œuvre se mesure à \u2018\u2018 sun effet, quel septuor, quelle symphonie, quel opéra vaut donc les dix-sept mesures de la charge ?\u201d *,* Ces lignes que vous venez de lire sont bien inspirées, n\u2019est-ce pas ?Elles sont d'Henry Houssaye, un écrivain patriote qui a entendu, compris et senti toute la force de la belle sonnerie française.Eh bien, c\u2019est cette sonnerie qui a causé la mort d'un de nos jeunes gens, Ludger Hould, de Trois-Ri- vières, caporal à la Légion étrangère, dont LE Monpr ILLUsTRÉ a publié le portrait la semaine dernière.Elle en a fait mourir bien d'autres, la charge ; plus d'un brave tombera encore en l'entendant, la sonnerie du massacre, pour l'honneur du drapeau ; c\u2019est chose de tous les jours de bataille que le râle du soldat qui s'affaisse, foudroyé, mais je ne sais pourquoi la mort de ce caporal, de Ludger Hould, me fait une déchirure au cœur.Il n\u2019était pas Française, Hould ; les choses de France ne le regardaient nullement, ce brave enfant de Trois- Rivières, puisque Louis XV avait lAchement cédé la terre canadienne ; pourquoi donc a-t-il offert et donné sa vie à la France ?Ah! pourquoi ?Parceque si l\u2019amant de la Pompadour pouvait bien abandonner ce qu'un poète de son temps, de beaucoup d'esprit et de très peu de cœur, EE appelait dédaigneusement quelques arpents du neige il lui était impossible de retirer de certains cœurs « uadions ls\u2019 semence immortelle de l\u2019amour de : France.Bercé sur les genoux d'une mère au cœur fran.qui l'endormait en chantant des refrains de Nou, die, élevé dans un centre qui a conservé lu langue 1 les traditions d'une époque lointaine, mais tou je vivace, Ludger Hould, dès qu\u2019il avait su lire, x\u2018.passionné pour l\u2019histoire de la patrie d'autrefois, « cœur bondissait au récit des hauta faits des anc de là-bas.Les gigantesques chevauchées des fondation pays de France, les luttes et les victoires de Ia \\- monarchie, la miraculeuse mission de Jeanne, le pagnes, les échecs, les succès des armes françai-.grande épopée napoléonienne, tout, jusqu'aux grandiosea ou sombres de cette dernière pur: siècle, lui était familier et plus d'une fois, avi.fermer le livre préféré.il s'était écrié que lui serait soldat, un jour, soldat francais.11 était né le 9 janvier 1871, un jour de batail! des rares jours où la fortune sourit à la France per: l'année terrible, le jour de la bataille de Villersux.vraiment, il semble que l'enfant en naissant ait tendu l'écho de ls charge que l'on sonnait rageus.: dans la plaine où sout tombés tant de braves.Ses études terminées, que faire ( La carrière militaire, au Canads, offre peu d'a c'est toujours la même vie do garnison, À moins « soulèvement des sauvages du Nord Ouest nie pr.un déplacement de quelques mois et peu de ch.de se distinguer dans une guerre :le prairies.Un tre porte est ouverte, à la vérité, celle du colleu- litaire de Kingston, mais les premiers numéros « ment peuvent ohtenir une commission dans |.anglaise.Hould avait vingt et un ans ; il était inutile «l- ser à Kingston.: 11 commengs son droit a l'Université Laval de \u2018 bec, en 1892, mais I'étude dea lois n\u2019allait gucr.tempérament fougueux.Et puis, pourquoi ce code qu'on lui expliquait.- il en grande partie la reproduction du code Napu- Napoléon ! Et s'arrêtant.l'œil perdu dans le vague, il se « que le plus grand capitaine des temps modernes fait autre choee que donner son nom à un code.\u2018le voyait parcourant l\u2019Europe, à la tête de géné d'officiers de soldats qui grognaient toujours et lv vaient quand même, partout, dans les sables bru: d'Egypte, jusqu'aux plaines glacées de la Russie.» trant les armées, forçant les capitales et nmenai empereurs et les rois à ses pieds.Ce Napoléon était le sien, le vrai, qui laissant dans l'ombre le Napoléon du Code ! 11 jeta la toge et s'embarqua, un matin de mai ! \u2018- pour l'Europe, après avoir emlrrassé ses parents.| uc devait plus revenir ! Au mois d'août suivant, il s'engagesit dans la Lo: étrangère, premier pas pour devenir Français.Devenir Français ! quelle ironie ! Mais Lanus \\ n'a-t-il pas signé le traité de 1763 * Le voilà enfin soldat.C'est un corps à part, que cette Légion étranger composée d'épaves de tous les pays, d'éléments dive: venus de toutes les partiés du globe, d\"hommes dont ignore souvent le passé et le nom, mais dans lequel ©: trouve aussi beaucoup de jeunes gens que le hasard = fait naître en dehors des frontières de France et «ju: veulent être Français quand même.Hould était fort, vigoureux, instruit, intelligent.et se fit vite aimer de ses camarades.Sept mois après son arrivée au corps, il passait caporal et se promettait bien d'échanger bientôt ses galons de laine pour un galon d'or, mais, dans la Légion comme partout, il faut des vides pour les remplacer, et le meilleur moyen connu jusqu\u2019à présent dans l\u2019état militaire, pour en créer, c'est la guerre.Pendant qu\u2019on l'attendait de différents côtés, elle éclats à Madagascar.et une partie de ls Légion fut appelée. LE MONDE ILLUSTRE 809 \u2014_ : , Told + narque le 15 mars 1805 et arriva à Ma- u\u201c tin d it.i Vous Col 15% cette onmpagne.Pas de batailles m dos combats inceasants, la guerre de puis.de OT de buissons oi l'on voit rarement neti 8° 1 4 re do -vyagomente, le caporal Hould écrivait fvis-Ris «5 donnant des renreiguements sur ce ve pa ur les malades qui augrentaient chai se jouty 1 ON avançait quand même, car fatigués, > in fi us, on ne sentait plus l'éreintement et j fatigue nd le clairon faisait entendre xes notes gridentes.| y à lu goutte à boire Là-bas, y a la goutte à boire :.\u2026 long uit comme des chats sur les parois de ln ache, on | asanit comme des tigres sur les peaux prites que vrevait avec délices, on crisit, on hur- uit dans to les langues.Quels der = que cos légionnaires, au feu \u2018 Hould en senaît toujours sans une égratignure ; œn'était He balle qui devait le tuer.Ja der lettre, écrite en août, était plus triste que los nu On n'y sentait plus le même entrain, lg meme 2 © Hl disait même que s'il tombait ma- jade ou bl il saurait mourir en bon catholique.Tout «= -aus plus s'expliquer, et puis, on remarque da vite lettre qu\u2019en terminant par les mots \u201caurevor: if les avait biffés pour les remplacer par seul, bie \u2018riste, bien lugubre : \u2018* Adieu.\u201d tepend.+ 11 semble n'avoir pas voulu lnisser ses parents si, l'impression péuible de ce mot, car il ajoute : ** } \u201cpere Vous écrire.avant un mois, d'An- puanarise.+ capitale.\u201d Ines lit pas.Quand ra lottre arriva à Trois- Rivières.- tait mort, tombé à dix-huit lieues d'An- tapanarive u camp de la Cascade, le 4 septombre 1845, West t nbd, terrnssé par la fièvre.comme tant d'autres .1s avoir eu cette consolation suprême de voir le dra:- au pour lequel il combattait, flotter sur le palais de |.vine de Madagascar, en fuite et réduite n accepter LL -onditions de la France victorieuse.lest to.hé, victime du devoir et de son immense amour pu la patrie de la grande Jeanne, dout les exploits l- ransportaient quand il les relisait au pays natal, au.ege de Nicolet.Et maux nant, qui amit out l'on & mis son pauvre corps oti | tait un cœur ni vaillant ; sous quel imûrier toner.la fosse où il repose sur le bord du chemin, où +! ve viendra prier pour le petit caporal que wus aver vu plein de force et de santé / Où l'a-t-ou couché, + brave, dans cette ile néfaste, dont le premier nos -Étrange rapprochement.fut le même que celui dn \u201cienve sur les rives duquel il était né, puisque Madag ar s'appela d'abord Ze Suint-Leanrent.Fra: .« si noblement aimée, garderas-tu le souve- Wir du ; suvre enfant du Canada qui, jamais plus ne reveil\u201d ca aux échos de In Dinne / *4* Les reporters ont du bon, ils nous tiennent au courant du ve qui se passo, (des assassinats, des affaires litiqu parfois même des traits d'honnêteté, mais l'exagération est leur moindre défaut.Et je nen veux pour preuve que l'étrange histoire colport« d\u2019un bout à l'autre du pays, voire même chez hé Vciminx, les Yankees, qui ont pris grand soin d'y ajouter leur grain de sel, à propos de notre ami, M.6.Desjardins, greffier de l\u2019Assemblée législative.Un matin, le bruit courut daus la vieille capitale aue M.Desjardins venait de tenter de se tuer : deux heures plus tard, qu\u2019il s'était coupé la gorge, et le soir qu'il était mort, Et ln nouvelle, d'en allant sur les fils télégraphiques, UN journal américain annonça qu'il s'était coupé la tête, ui plus ni moins.Or, voici ce qui arriva : Le matin de l\u2019accident \u2014si toutefvis un peut nommer scideut une chose de si peu d'importance\u2014les funé- railles du lieut.-col.Aruyot devaient avoir lieu, et son collègue, le lieut.-col, Des;ardins, quoique forcement grippé, voulut y ansister malgré l'avis de son médecin.11 we lovn très faible et, en xe rasant, we fit une coupure ni légère, qu'un morceau de taffetas de un demi: pouce suffit pour cacher l'égratignure.Il ost vrai qu'une faiblesse survint et que l'ou crut prudent de faire venir prêtre et médocin, mais voilà la chose dans touto 88 simplicité.Disons bien vite que cela se passait le premier avril, jour fécond en mensonges de tout genres, cependant le poisson-canard n'en est pus uoins Un peu lugubre, Et voilà comme on écrit l'histoire ! *o* Les poitrinaires vivent vieux en France.Un des derniors survivants des soldats de Napoléon ler, M.Batllot, est encore alerte et vigoureux malvré ses cent trom aus, Le vieux brave a été veforme cn 1815, conune étant phtysique su deuxicme degré ! Hy a longtemps que les médecits qui l\u2019ont examiné et ont prononcé leur verdict, reposent en paix au mi- licu de lours aunties victimes *,* Hourrah pour nous autres! Le Puilement d'Ottawa a battu le record de longueur de séance de tous les parlements da monde.Il à siégé six jours et cing nuits sans interruption.Ce que les sténographes ont di s'amuser 1 ES Pa RT CC mmm\u2019 Lor \u2014 «Ge AR\u2014\u2014 CARNET DU ** MONDE ILLUSTRE \u201d Na Grandeur Mgr Langevin.archevêque de Saint- Boniface.est arrivée à Ottawa la semaine dernière.® + * Dans notre prochain nutuéro, nous publierons une fort intéressante nouvelle canadienne, intitulée : ** Kn 38,\" avec illustrations de Ed.J.Massicotte.* » * Ou prète à Mazzini cette parole prophétique : ** Cris- pi sera le dernier ministre du dernier monarque.\u201d L'agitateur italien semble avoir vu juste dans les destinées de soi pays.* ® * Les législateurs de l'Ohio viennent de decréter par leur vote que les femutes n'auront plus droit de porter de gros chapeaux daus les théâtres.Le public découvert.qui aime à voir, s'en réjouira.* + * Un écrivam français de talonts, M.Adolphe François, vient de publier.à la librairie Noblet, 14, rue Cujas, à Paris, 560 pages d'un volume fort ovigi- nal, sous le titre : Les grands problèmes.L'auteur enseigne les meilleurs moyens, a son sens, de rendre sa vie heureuse, par l'organisation des circonstances physiques et morales.* Nil faut eu croire Independant, de Fall River, notre fete nationale, In saint-Jean- Baptiste, sera célé- hrée avec grand éclat dans la ville de Providence, le 24 juin prochain.Ce sera une répétition de la brillante celebration de 1886, duns ls même ville.Les suviétés In Nouvelle Angleterre sont invitées à se de Providence.nationales de mettre on communication avec celle .* Notre collaborateur, M.Régis Roy, d'Ottawa, vient de publier, chez les éditeurs Beauchemin et fils, de Montréal, une farce canadienne, en un acte : Un demande un acteur, suivie du discours humoristique de Baptiste Tranchemuntagne : Qu'est-ce que la politique ?C'est un bon travail.bien animé, assez bien couleur locale et dont les amateurs tireront facilement profit pour organiser une jolie et drôlatique représentation.Mardi soir, le 7 avril, des amateurs de la paroisse Nainte-Brigide donnaient une séance dramatique et musicale, sous le patronage de M.l'abbé Lonergan, curé, et au protit de l'école paroissiale, où se trouve la magnifique salle Sainte-Brigide, où la représentation nvait lieu.L'assistance était nombreuse et choisie.La mise en scène du grand drame Le Courrier de Lyon a été superbe, et M.McGowan a déclamé avec tout son savoir-faire ni apprécié.Le Parlement fédéral, au moment où son terme d'office va expirer\u201425 avril-vient encore de perdre un de ses membres.M.le lieutenant-colonel Amyot, député fédéral de Bellechasss, est décédé, presque subitement, lundi, le 30 mars dernier, des suites de la grippe.M.Amyot était avocat, journaliste et politicien de talent.ll laisse sa marque et de sincères regrets, dans notre communauté sociale.I1 n'avait que cinquante-trois ans.+ .Nous accusons réception du No 1 de La Feuille d'E- rable, le nouveau magazine canadien-francais, sociolu- gique, littéraire et anecdotique, dont nous annoncions, il y a quinze jours, l'apparition prochaine.Elle répond «absolument au bien que nous on sttendions.À part une série de jolies vignettes, portraits et gravures de gente, une foule d'articles de variétés.études, chroniques, ete, qui rendent la publication des plus attrayantes.Des nums connus appuient la valeur de ce texte : nous avons relevé ceux de Mmes Françuise, Violette, Aimée l\u2019atrie : MM.G.A.Dumont, Adj.Rivard, C.A.Daigle, Jules Saint-Elme, etc.Nous ne sumines pas surpris d'apprendre que la faveur publique sourit à cet intéressant recueil.L'un de nos collaburateurs, M.Albert Ferland, vient de nous faire le gracieux cadeau d\u2019une copie de son groupe des ** Jeunes littérateurs canadiens \u201d une œuvre artistique que l\u2019on conservera comme un souvenir des nobles effurts des jeunes qui débutent si courageusement aujourd'hui dans l\u2019arène littéraire.Comme la plupart des littérateurs qui figurent dans ce groupe sont coflaborateurs du Moxpe ILLUSTRÉ, nous aviserions nos aimables lecteurs, que cela peut intéresser, a se procurer au plus tôt ce groupe des portraits de ceux dont ils ne connaissent que les écrits.Sur l'envoi de vingt-cinq cents en timbres de poste adressés à M.Albert Ferland, 595, rue Sanguinet.Montréal, on recevra aussitôt une copie sur carton de luxe «lu groupe des \u2018* Jeunes littérateurs canadiens \u201d.* PETITE POSTE EX FAMILLE.-\u2014Evg.M., Bienville.Vos envois requs ; passeront aussi vite jue possible.Une Magdelaine, Comté l'Islet.- Essai insuftisant.pour cette fois, et de plus, manquant de nom responsable.Karoli, Yamuska.\u2014 Entendu, mademoiselle, nous confessons quelque tort ; si cela peut les réparer, nous insérerons votre envoi nouveau, et le plus vite possible.Ed.@., Montréal.\u2014Nous ne pouvons publier cette poésie : et pour le fond et pour In forme, c'est trop jeune.Aimée Patrie, Barre, Vt.\u2014 Bonne étude, et comme d'ordinaire, LE Mob ILLUSTRÉ insérera avec plaisir.J.V., Montréal.Bon article, mais il n\u2019est pas unique, vous pensez bien, à cette épuque-ci de l'année.H aura son tour sous peu.Ribon, Montréal.\u2014Prenez garde, cher correspondant : pour offrir de l'intérêt réel, cette petite discussion * en famille,\u201d sur un sujet si délicat, doit être bien digne et relevée.Au reste, vous aurez le temps de revoir votre article envoyé, car nous avons encore deux réponses à soumettre à nos lecteurs, contre votre attaque ; après quoi, vous aurez la réplique générale, en une fois, contre tout le monde. 810 LE MONDE ILLUSTRE = A J fa ; ; RAE cL baa 4 LAT CRI * EGORUT SI ne MOLLE SL = To se FLORENT J.B.STOCKMANS Ex RELIGION PÈRE AMÉDÉE, st PÉRIEUR GÉNÉRAL DES FRÈRES DE LA CHARNÉ ( W'après une photographic Laprés & Lavergne) Le R.P.Amédée, supérieur-général des Frères de la Charité, aux soins desquels est confiée notre Ecole de Réforme, à Montréal, est récemment venu de Belgique visiter cette maison et les autres instituts de son ordre en Amérique.Avant de repartir, il a voulu emporter un souvenir du pays et s'est fait photographier, chez MM.Laprés & Lavergne, daus le joli paysage d'hiver que nous reproduisons.Florent-Jean-Baptiste Stockmans, en religion Père Amédée, naquit en 1847, près d'Anvers (Belgique).Admis en 1863 dans l'institut des Frères de la Charité, il lui & rendu des services considérables pour son développement et son affermissement, à telle enseigne que la confiance de ses confrères le porta, dès 1876, alors qu\u2019il n'avait que trente-deux ans à peine, au poste honorable de supérieur général de la communauté, où elle l'a maintenu sans relâche depuis lors.Il & fondé plusieurs maisons de son institut dans les diverses parties du monde : En 1878, à Moll : en 1879, à Ostende ; en 1881, à Londres : la même année, à Manage ; en 1883, à Weterford ; ou 1884, à ln Longue-Pointe, près Montréal ; la nême année à Détroit ; en 1887, à Salford, Angleterre ; en 1888, à Saint-Ferdinand d'Halifax.P.Q.Le R.P.Amédée est chevalier de l'ordre illnstre de Léopold IT, roi des Belges.> ne La science de la vie est comme un salon superbe et resplendissant de lumière, où l\u2019on ne parvient qu'en passant par une longue et affreuse cuisine.\u2014CLAUDE BERNARD.PAPA DORT !.Deux blonds enfants jolis, près de leur mère ASKING, parlaient tout bas d'un air de mystere, jetant parfois leurs regards d'anges vers le lit aux rideaux fermés.\u2014Chut ! avait dit maman pas de bruit, papa dort.Et les chérubins s'étaient blottis contre elle comme pour mieux obéir.Petit Louis disut à Lucienne plus petite encore : \u2014Tais-toi.Papa dort.Et la mignonne, se haussant sur ses petits pieds pour voir le lit, faisait un signe d'ubéissanice câline en répétant : \u2014Papa dort.Louise, 1a meére, avait un demi sourire attristé, et tout au fond de ses yeux humides on eût dit, \u2014larmes refoulées,\u2014la transparence d\u2019un lac reflétant le ciel.Une sorte de rauque ronflement lui fit tourner la tête et, anxieuxe, elle écouta : \u2014J'ai soif, dit le père, qui s\u2019éveilla.Louise se leva et d\u2019un geste de découragement ouvrit les rideaux.\u2014Donne-mui à boire.Quelle heure est-il ?\u2014Midi.Si tu te levais, wan Lucien, ont faim, \u2014Qu'ils mangent s'ils ont faim.fois de ne pas m'\u2019attendre.Et lu téte du jeune homme retomba alourdie sur l'ureiller ; ses yeux se refermèrent.Je t'en prie lève-toi, supplia Louise.D'un mouvement brutal Lucien mit ses jambes hors du lit, la tête glissa sur l'oreiller comme une chowe morte : enfin les yeux s\u2019ouvrirent de nouveau, les enfanis Je t'ai dit vingt Oh ! cea yeux, que Louise avait tant sin.yard on était vague, presque éteint, ile kor! border des paupières rougies et légèrement Le \u2018ng d nthe La joie des enfants éclata comme un 1.À hy seaux : la joie de pouvoir enfin parler 1.saut ¢ voir papa réveillé, debout, quel bonheur \u2014Bonjour papa,\u2014tu as bien dormi, pu à Et les blou«s bébés s'accrochaient Bp Lu souriait comme à un rayon d'espoir, et lui re, d\u2019abord avait eu comme un mouvemen: of pénible, comme s\u2019il avait oublié qu'il 4.tees lui deux enfants adorés, ouvrit démes nt of yeux ternes où peu à peu une lueur flot.its à détendirent, il attira à lui les chers po \u201c brassa tendrement.Spontanément Louise s'avança aussi | quatre s'embrassèrent.-N'est-ce pas qu\u2019ils sont gentils, int: (J ses yeux plongeant dans les yeux de son pour en mieux ranimer l'expression, -Certainement qu'ils sont gentils, bic, N'est-ce pas qu\u2019il serait pénible de : frir ?\u2014Souffrir, qu'est-ce qui parle de lus heu\u2026 oncore des idées à tui.\u2014C'est que\u2026 Is Ciudad de Londres n° ner beaucoup de travail cette semaine, que plus d'argent.Lucien eut un brusque mouvement «1 chercha dans ses poches, puis passa ls 1 front.Les idées lui vinrent plus nettes.enfants et murmura : Brute que je suis.Puis, jetant un 1 sur la charmante femme qu'était Louis lui vinrent aux yeux.Elle, émue, l'entoura de ses bras.\u2014Oh ! mon ami, dit-elle, pardonne- nn dit cela, je n'ai pas voulu te faire de la jun j'ai si peur ! Enfin, j'en ai encore un peu « I dit argent, nous pouvons aviser.Et, passant son mouchoir sur les yeus \u2014Va, rien n'est encore perdu, ot.~ \u2014Oh ! si je veux ! exclama Lucien.tendrement, mais comment se fait-il qu pas, que je suis devenu lâche à ce point, y le plus sacré, les plus saintes affections pouvoir sur moi ! \u2014Tu es trop bon, mon Lucien, pour qu si tu savais comme je suis heureuse de t'e' ler Ainsi.Allons, déjeunons et tu pourras à ton atelier une demi journée.Le patron tu es quelque fois souffrant, et puis, s'il ~ : moments mécontent, il tient i toi a cause table talent d'artiste.Avec un peu dc pourrais facilement, je t'assure, arriver à tion.\u2014Que tu es bonne, toi que j'ai tant suuffrir au point que tu travailles pour ni.bien, et pour les petits, toi qui n'avai- sun une aiguille ! toi, Parisienne dans l'un.tant ton Paris, tu l'as quitté, abandonnau tuantes relations pour ne pas m'abandonm disgrâce.- Oh! Lucien, comment aurais-je pu ! ment, nous nous aimions tant, tu étais si bo: heureux, après le paiement de cette sen dont tu avais répondu pour ton ami.: \u2014-le n'avais pas le droit de le faire, et ve.: tes sages avis.\u2014N'en parlons plus, nous pouvons tout rer ** \u2018 Îls battirent dus mains, es chers petits, soir de ce jour, ils virent venir leur petit père ment à l'heure du diner.Quelle bonne soirée ! comme ils s'en donu- cœur joie de grimper après lui, de sauter sur noux, de lui conter de jolies histoires : Petit : avait sauvé la vie à un petit chat que des gran: çons voulaient faire manger par des grands chien: i.dans la cour.Petite Lucienue lui avait dunné du lait, au petit | ~ :t couchée près cle «a poupée.Enfin, où l\u2019apu de cette woirée en famille et on le un parent venu de loin.Lai visit utement et semblait se demandlor si c'était ap à lui t ut co bonheur là.ll alla à von travail de me he le lendemain, w'étant levé à la première Je de | -uise.t, ob Ins vait gre it comb | Le voit, i ~attards pourtant un peu, mais #'excusa, fh arait p refuser d'accompagner un ami qui partait runs long voyage, c'était un si bon ami ! puisait 4 d\u2019une parole indécise, sa langue lourde refusan l'articulation des mots, il embrausait give de: jolie tête tombs tristement sur sou fpaule.+ lu relova pour le regarder suppliante, nie t que seuls mots : Mon + Lui con.mais lu brute avait repris possession litre, « lcfendit nes prétentions._Fh*: quoi, fallait-il le laisser partir sans pdre que chose avec lui ; puuvais-je refuser son avitation y a des choses \u2018que les femmes ne com: prennent ; ( Et voya: ~ yeux humides de Louise : Ma +» femme, tu n'es pas raimonnable, il faut javoir fer -< concessions, je ne puis pas, vois-tu, sut d'un: .POIPTe AVEC mes Anis.Tu as a, mon Lucien, 1mais vois-tu, j'ai si peur pour ta = les liqueurs qu\u2019on prend dans ce pays plupart «ps sont si frelatées | Encore si elles aint be ' } Jetie -.Louise, que je n'ai presque rien \u201cpris, Et Lou tournait son visage, écœurée,par l'odeur acon! qu «lait son mari.; À peine it goûter le diner, finement et amoureu- lement pr par Louise, et le lendemain matin.les pauvres vh- petits répétaiont tout bas : - Papa + I oo .| | Longteni:1 y eut encore pour Exvuise des alternatives d'esp- ot de découragemeut.Bien chers étaient les moment elle pouvait, couvrant de baisers son cher Lucie.rappeler à lui-même en lui répétant : | \u2014Mon au: tout peut encore se réparer.Enrevanc! bien pénibles étaient ceux où avec une hstowe et accablement de plus en plus grands klle répéta: 1x enfants plus tristes eux aussi : Chut ps dort, Mais Iu! .1que subissait la loi fatale qui condamne ceux qui t au lui échapper ; mère et enfants en Fintent à lus se réjouir du réveil, puis à le redou- er, Le hon, si aimé, devint injuste, coléreux.méchant le pau «œur des chers petits se trouvait comme feurté, 1 tri à quelque chose d'insensé wiline prenaient pas : leur papa * c'était \u201curtaut leur papa ; et ils étaient affreu - ment * vs et ils pleuraient parfois.Et pu: Janine, ! 1ialgré le courage et l'activité de \u201cne s'installa dans ce petit inté- eur, po \u2018ant ai ordonné, si correct, où huelques Jrelots, quelques tableaux, souvenirs des FIs ie cure, jetaient encore un reflet d'art sur l'a- pros °* disparate acheté provisoirement des l\u2019ar- vee i 1 \u2026uos-Aires.| Les tL tits ne s'aporcevaient pas encore de cette fee, ma Louise pâlissait, et, quand le médecin, par- los ape: pour le père, entrait dans la chambre, c'est lle qu'il \\-zardait avec intérêt en lui disant : ; n fa.lrait vous soigner, madame.| Ent.Lucien avait completement cessé d'aller à son vail, * les jours passaient de plus en plus tristes.Plus d'ur- tableau, plus d\u2019un bibelot avait déserté sa lace &ccoutumée ; Lucien d'abord en avait paru ému.purs Apres il se contentait de tixer machinalement la lace vil.comme si les habitudes du corps survivaient \"lui, & in pensde, au sentiment.ln matin, le médecin déclara qu'il fallait le transporter à l'hôpital.Louise, t tès affaiblie, eût presque une crise de nerfs, lle foi lit en larmes et, se calmant soudain, elle dé- ei su ducteur qu\u2019elle ne voulait pas cela, qu'elle Ghorait mon mari juequ'au dernier jour.LE MONDE ILLUSTRE l\u2019auvre fomme ! sonygesit-clle que son sacrifice complet condamnait non enfants à l'abandon ?Cus petits êtres tant aimés furont confiés à une 6x- cellonte voisine, qui en prit soin.Ils vensiont, le plus souvent qu'ils pouvaient, cuilrauxer leur potite mère, et ile n'en allaiont, sans bruit, en disant : Paps dort Un jour, ils vivent des ciorges allumés, quelques personnes parlant bas, # cmpresssient auprès de Louise, qui, les yeux fixement attachés sur Lucien rigidement étendu, restait sans pleurer.Doucement les enfants s'approchèrent, et petit Louis sentant quelque chose de vaguement triste oppresser son coeur, se pencha vers petite Lucienne, et, l'en- trainant par la main il lui dit encore cette fois : Papa dort, viens.Hélas * huit jours après, l'excellente voisine qui MME H.-DL DAVIS, QUI A LES PLUS LONGS CHEN EUX DU MONDE avait pris soin des petits, veillait au chevet de Louise malade, et bien souvent elle disait aux petits anges dont les jotes roses avaient paki Chut! prenez garde, maman dort\u2026 Us s'en allaient bien tristes et plus d'une fois, la bonne dame les surprit pleurant dans un coin.Le jour fatal arriva où d'autres cierges s'allumerent.Ou voulut tromper les enfants, les éloigner en leur répetant : Maman dort Mais ils avaient vu emporter le père, ils avaient entendu dive, sans trop comprendre : Papa est mort.-\u2014-papa \u2018qui moralement était pour eux déjà mort.alors une peur effroyahle les saisit tous deux spontanément et petit Louis s'Écria en sanglotant : - Lucienne, Lucienne, maman dort aussi ! Il ne savait ce qu'il disait, Je pauvre être, mais cette phrase exprimait le froid mortel qu'il sprouvait au cœur.Lu- cienne ne jeta dans ses bras : \u2014 Non, Ron je ne Veux pus que maman dorme aussi, criait la mignonne, dans une crise de larmes.Son petit corps crispé s'attachnit à son frère comme wi elle l'eût pressenti son seul soutien dans l'avenir, 811 Cet immenve désespoir d'enfant était navrant et les assistante pleurérent, A quoi bon mentir pour consoler ces petite êtres qui avaient le courage de tant souffrir ! Il& se mirent à genoux et on les tit prier ; puis, vite épuisés, ils se laisscrent emmener par l'excellente voisine qui voulut so charger d'eux et les adopter.I! l'ainérent bien, surtout parce qu'elle leur parlait souvent de leur petite mère adorée et aussi de leur petit pire dont ils avaient oublié les duretéa des der- uiers temps, C'est si bon un enfant * Mais ils pleuraient souvent ; souvent encore, abandonnant tout-à-coup leurs jeux pour s'agseuir l\u2019un pres de l'autre, Lucienne appuyant au petite tête sur louis pour mieux plourer.Hs étaient heureux quand la bonne dame voulait bien les emmener au cimetière nù dormaient Papa et Manan.Un jour Lucienne y alla joyeuse et no pleura pas.- Vois-tu, dit-elle à la bonne voisine, en se relevant après sa prière, depuis que tu m'as dit que niaman est au ciel et qu'elle me voit, je ne pleure plus : seulement je lui envoie des baisers comme cela.vois, comme cela.CLÉMENCE MALAURIE.\u2014 pe LES PLUS LONGS CHEVEUX DU MONDE (Voir gravure) Mune D-4.Davis, de San-Francisco (Californie), est propriétaire de ce trésor sans rival : la plus riche toison qui soit au monde, des cheveux qui mesurent plus de six pieds de longueur Malgré qu'elle soit grande de cinq pieds et neuf pouces.quand ses cheveux ne sunt pas roulés ils traînent de plus d'un pied sur le parquet.Leur lon- xueur précise est de six pieds et huit pouces.Cette particularité de haute taille at de longue chevelure est notable dans la famille de Mme Davis.Elle # trois seeurs plus grandes qu\u2019elle, et une petite nièce te trois ans dont les cheveux sont déja longs de vingt- et-un pouces.\u2014 ; ! \"Ny Fa vi =k -\u2014 a, à 72 +7 a.q No io - (cri hla meurs eam Ler re Mid i D = Ta 2 an Lo 7 C +& 7 3 J >a) % i! rE 2 ; ÿ 13 NE AA oY 2 P \u20ac % Xs 3 Yew >.3 Ÿ Ey \\ 14 ¢ at RCE L.= ol Un 4.1 5 Youd | Le\u201d Le.rt A 2) 5 CS 4 Le pa 3 nN ~~ @ NN ws Tt BY vy OAS LE Poy A D 41 3 ; Y 3 A %.A i al Re NS sé 5 : DE A a y ai A nl ¥ LA) rad a) ) ¢ Eel + # W 1 Ù « N he JA y S = = Le FA ces der 4 Da = > JAA A) A A | Alt La ES dE eS Sa ee) in 4 NS \u20184 pcs Ce \u2014 .LA ¢ 1 0541 es 14 he N À x tes 4 ei ee -v al! 2 eu | i 7, cd Li / ua Nd 2.4,6 \\3 ph, = ) \" iC: % WEL 7, ¥ » CA d A A 2070 Vv} rAd a + Rt ++ ad Se?4, LS #4 tonguié 75 \u2014e & \u201d eo ALY 0 P = tt Fe 11 + 2 In a Ce pi ve AS ety rn IRE ST a= Lr i - # 2 + A za are #4, 4 À 5 \u20ac += : 3 UE ; 42 == = EAE 7 pee a) = \u201car = Ey : : : I [2 ¥ oll 4 EN fin are bs x RS ; = (3.: a 2 hs TRA El A0 ER Fo + «t - 2 3 2 bo hE say A | WP a% sa =; ari a = ps L ; vy vi 3: J l AY py : N [a ri J vad NE =F, 3 = Mi \u2018 = .! uw IN Py I 1 os \u20ac .[Zs Li 2 ~r il tf Lh Û ll 5 RE Lai À id x) y pue ed = a evga + U ÿ AL LN oi 7 ¢ l'E a RS > y.Ni y eae py I ol In oh Mig! > 15 Me BY À k i » A 43 34 of sk V1 ad -, ape ) 3 rp JL TR w' ON ù A hd HM a = 12 TF = 0 Se A fie vig om 4 ey Baie th) i i a 7.¢ ¥ Ay 7 4e he Hy IA He ve ja A J Thy ] { U1 I 0) + + LI x 2 i Jit hs ga =n, FRE == fag IR) iy w Vf.* A q | D, 1g SW 3 yr Wy NJ Wh) i Ji = =F T= = \u2014 ms \u2014_ M 6e A: Ë Ni } i wi { a iil F2 RE LA ns nr y i i 3 i i PL A My lL hy + se = m= ik ih mi si at men 2m he pry Re, _ AU TRANSVAAL \u2014vorrune DE POSTE ATTR MULETS ET DE zknres.\u2014Dessin «lu Richter _-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 816 LE MONDE ILLUSTRE \u2014\u2014 LES ANGLAIS EN ÉGYPTE (Voir gravure) Pendant que la diplumatie en est encore aux paroles, l'armée anglaise s'avance hardimient dans la vallée du haut Nil à ln conquête du Soudan.La marche sur Dongola, soi-disant pour venir en aide aux Italiens, assiégés par les Derviches dans Kassals, qui en est à cinq cents kilomètres, est le prétexte tout trouvé pour retarder encore l\u2019évacuation de l'Égypte à la Colonie du Cap.11 y a douze ans déjà, une expédition avait été envoyée au secours de Gordon-Pacha, enfermé dans Khartoum.Le mahdi, Muhammed-Ahumed, écrase et détruit toutes les armées lancées contre lui : le 13 novembre 1883, quinze mille hommes, sous les ordres du géuéral Hicks-Pacha, sont anéantis ; Gordon-Pacha est assassiné le 28 novembre 1885.Neul, le docteur allemand Schnitzer, plus connu sous le surnom d'Emin- Pacha, lieutenant de Gordon, reste perdu dans les provinces dquatorisles, avec quelque troupes, coupé de toute communication avec l\u2019Europe.C'est alors qu'eut lieu la fameuse expédition de Stanley.Renongant a suivre In vallée du Nil, il choisit ln véritable voie pour pénétrer au cœur de l'Afrique, c'est- à-dire la route du Congo.et, à travers les ténèbres de l'Afrique, parvient jusqu'à Émin, qu\u2019il emmene, malgré lui, sur la côte orientale d'Afrique, avec sa petite troupe décimée.Cette traversée du l'Afrique, de l'ouest à l\u2019est, fut une des plus belles expéditions de ce siècle, mais des plus meurtrières.Le Soudan était, téanuioins, perdu.Le mahdi, ou plutôt son successeur depuis 1885, Abdullah-El-Taïchi, s'était créé un vaste empire dans ces provinces abandonnées, et sun armée comprendrait, au dire des Anglais, plus de 30,000 Arabes armés de fusils, 6,000 cavaliers, 6,400 soldats armés de lauces, «ont le quartier général est à On- derman, en face de Khartoum, où se trouvent encore les éinris Yakul et Mulazeim, avec 21,000 fantasxins et plus de 3,000 cavaliers.L'artillerie de l'armée des Derviches comprendrait 6 pièces Krupp de gros calibre, 3 mitrailleuses et plus de 100 canons Messing: toutes troupes reparties a Rédiaf, El Obeid, Berber, Adiarama st Dongola.C'est cette partie abandonnée que les Anglais veulent reprendre.La marche sur Dongola s'effectue : l'armée égyptienne, comprenant 8,000 hommes (pour la plupart nègres du Soudan), est concentrée à Ouady- Halfa, sous le haut commandement de sir Herbert Kitchener, sirdar de l'armée égyptienne, assisté des colonels Rundle et Hunter.Le général sir HerLert- Horatio Kitchener est encore relativement jeune.Né en 1851, 1l était, à l'âge de vingt ans, officier de l\u2019armée britannique et fit déjà, en cette qualité, la can- pagne du Soudan contre le mahdi et son successeur.Sa connaissance du théâtre de la guerre l'a fait nommer commandant en chef de l\u2019expédition projetée.La France ne peut se désintéresser de cette expédition, qui peut mettre en péril ses possessions du Haut- Oubanghi, si les Derviches, pourchassés, se réfugiaient aur ces territoires et déclarnient la guerre sainte contre les étrangers.2 for: Te Ta ig Une bien mauvaise dent, monsieur.Personne n'a pu l\u2019extraire.Voulez-vous essayer.Un grand effort, et puis.LES FFMMES QUI GROGNENT Il y a des gens qui n'aiment pax le monde ; il en est d'autres qui n'aiment pus les femmes.M.Auguste Strindberg est de ceux-là ; ut, par «deçà les mors, il fui advient des émules en misogynie.Le professcur Cyrus Edson vient de se livrer dans l'American Kevieir, à un ** éveintement \u201d véhément de ** celles qui grognent \u201d.des fommesacariâtres, querelleuses, qu'il considère, nou sans apparence de raison, comme une des plaies de l'humanité : La Revne des Kevnes, traduisant un passage de l'étude américaine, nous offre ce charmant tableautin de nueurs : Voilà cet homme rentré chez lui, et sa femme con- mence à le quereller.S'il est physiquement vigou- veux, s'il n l'esprit net et juste, il ne manquers pas de se révolter contre l'injustice des accusations du sa fennne : car c'est le propre des femmes querelleuses, d\u2019exagérer énormément leurs griefs, même quand elles ne les inventent pas de toutos pièces.La négligence.chez un homme, est certainement une chose contrariante, mais ce n'est pas un crime.Un flot continu de reproches, durant parfois deux ou trois heures, parce qu\u2019il aura oublié de mettre une lettre à ln poste, le portera à penser qu'il y a disproportion entre l\u2019effet et la cause.Si Phone est bien portant, s'il n'est pas affligé d'un tempérament trop nerveux, qu'arrivera-t-il / D'abord, que l'amour qu'il peut avoir éprouvé pour sa femme disparaît : puis il en vient à la regarder comme quel- «que chose de fâcheux : de là à s\u2019en déguûter.puis à la haïr positivement, il n\u2019y à pas loin.S'il y a des enfants, le mari peut, pour eux, continuer à demeurer avec elle ; mais ce sera la une {bien pitoyable{maison peur l\u2019éducation des enfants.L'homme se rend vite compte qu'il possède dans sa force physique un auxiliaire qu'il peut appeler à son aide.11 ne frappera pas encore sa femme, parce que les influences de l'éducation ont conservé leur empire sur lui ; peut-être vaudrait-il mieux pour elle qu'il la frappât, car Ia terreur physique d'une correction l'amènerait à ge surveiller elle-même.Une pareille famille est un enfer sur la terre.Celui-là ne frappe jrs : d'autres, pour ne ps frapper.prennent la fuite et se réfugient au cercle ou à la taverne.La, ils jouent où ils boivent, à moins qu'ils ue jouent en buvant.Mais M.Cyrus Edson, auprès de qui M.Strindberg passerait décidément pour ** l'ami des femmes,\u201d cite encore un fait plus horrifique : ** J'ai connu un cas dans lequel l'humeur querelleuse de la femme conduisait l'homme dans une maison de fous.où il mourut.Jusqu'au jour de sa wort, il adora son bourreau.Le plus grand chagrin qu'il éprouva dans sa cellule fut qu'on lui défendit de la voir, res visites ayant été interdites parce qu\u2019elle ne le voyait jamais sans le quereller et sans déterminer une attaque nouvelle de xa maladie.Eh bien ! cette femnue, Qui avait assassiné la raison de son mari, quémandait et recevait des démonstrations sympathiques.On ln plaignait parce que son malheureux mari était fou.Je n'ai jamais pu la regarder sans éprouver à son aspect UN ARTISTE DE L'ART DENTAIRE > 35 => Un très grand, très un sentiment d'horreur que les mota ne saurnien: rendre.\u201d En vérité, cela est épouvantable.Pour montre son impartinlité, M.Edson nous doit une étude ».** coux qui grognent \u201d dans leur ménage, qui ne su- janinis contents de rien ot rendent leur femme ntre ment malheureuse.Il doit en exister, de ces hommu en Amérique certainement, et\u2014qui sait ?- on Euro) -\u2014 Ge ARRS\u2014\u2014 LES PETITES CURIOSITES LE GAZ ARTIFICIEL Prenez une feuille de papier d'une sssez gran.mension, (ue vous roulerez autour d'une bagu enlevez cette dernière, et vous aurez ainsi cons un tube en papier.Vers le milieu du tube, percez un petit tro une face seulenient.Allumez alors le rouleau de papier à ses deux mités, en ayant soin de le tenir légèrement 1 Bientôt vous verrez de la fumée s'échapper par !- - du milieu.Et si vous approchez une allumett.mde, le gaz brûlers, sans que lu flamme tou papier.Ce phénotiène résulte de la combustion du ; qui dégage de l'hydrogène carburé, lequel, 8 san d'autre issue que le petite orifice latéral, se 1 fumée et vient s'entlanmer à l'allumette que présentez.C'est une expérience dans ce genre qui à éte i de départ de l'application au gaz d'éclairage.Pure.-\u2014\u2014
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