Le Monde illustré, 13 juin 1896, samedi 13 juin 1896
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : | 13us ANNÉE, No 632.C'EAMEDI, 13 JUIN 1896 ANNONCES: Unan, $300 - - + Six mois.$1.50 La ligne, par insertion - - .10 cents Quatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - .5 eents Vendu dans les dépôts < = 5 cents la copie | BurkAUX, 42, PLACE JACQUES \u2014 cile ! MOT DE LA FIN A Rib, Apres un asses long voyage, j'arrive entin dans mon coquet ville d'Ynmuska ; où tie remet le Move H.- LUSTRÉ du} mai, contensut votre courtoise réplique, ami Ribot, Que vous répondrais-je ! Je ue suis pas plälosophe, bien loin de là, et vous ne pouvez attendre de moi une discussion savante.Ce que je ressens est un quelque chose d\u2019intuitif, un quelque chose qui me dit que l'homue n\u2019est pas dégénéré, que l'amour désintéressé, n'est pas une chimère, qu'un mariage basé sur l\u2019estime et l'affection n'est pas encore du domaine des contes «de fée.Je regrette de ne pouvoir être de votre avis, votre éluquence oût certes mérité meilleur succès, mais si LE MONDE ILLUSTRÉ 99 je vous donnais raison, je vous mentirais, je me men- tirain à moi-tiËuie ; co que vous posez comme rive générale, je n'y crois pas, voilà ! Je viens de lire une lettre qui m'a fort smusée, une charmante cousine m'écrit avoir lu Proteatetion : ** d'ai tellement prisé tes idées, me dit-elle, que neule dans mon boudoir, ou finissant ma lecture, j'ai poussé un hourrah enthousiaste.\u201d Cela m'a consolée de vos sombres pronostics, sage Ribon, c'est qu\u2019elle s'y con- nait, cousinette, en cette matière ! !\u2026 Vous l'avouerai- je, vos pronostics m'ont un peu effrayéo.Ah! c'est que je les uime tant mes illusions |.S'évanouiront- ils jamais, mes rêves dorés 1.Je l'ignore mais si je dois alors envisager l'humanité à travers le triste voile dont vous lu couvrez, je prie Dieu d'éloigner de moi le rude vent de la désillusion.Je auis fort heureuse de m'être trompée nu sujet de vos amours ; d'abord c\u2019est plus agréable pour vous que je sois dans l'erreur, et ensuite, tout en Vous croysut habile observateur, cela mo porto à croire que ne connaissent pas par expérience les vilenies dont vous nous parlez, vous envisagez les choses à travers vu pessimisme qui assombrit les couleurs.Mou pseudonyme vous paraît singulier, à ce que je vois ; imaginez-voux que je l'ai découvert dans un conte chinois ; or les noms du céleste Empire ne manquent pus d'originalité.Cependant à votre remarque j'ai souri et j'ai pensé que.sous ce rapport nous pourricus nous dire comme dans l\u2019Amour médecin : + l\u2019axsez-mioi ln moutarde, je vous passerai le séné.\u201d Je suis fort heureuse que cette petite discussion ait eu lieu, ami Ribon, elle m'a procuré le plaisir assez rare de causer avec un homme d'esprit, bien qu'un peu entété comme le sont d'ailleurs tous les hommes ; si jamais je vous rencoutre, j'espère vous trouver converti, et en atteudant je vous donne un vigoureux shale hand, comme disait une Anglaise.ST ast \u2014 pe \u2014\u2014\u2014 ** ADIEU !\u201d A MADEMOISELLE 8, MALLETTE 11 pàlit, hélas ! ce sourire Que vous trouviez hier si doux, Le dernier sur ma lèvre expire, En le cucillant, consolez-vous.FRÉCHETTE.Adieu ! Tu vas partir, Ô amie des jours heureux ; doucement, tu réponds au sinistre appel de la mort et ton front est calme ; ta lèvre sait encore sourire, et dans ton regard ju ne vois point de regrets.Tu ne sembles pas comprendre nos tristesses, et les déchirements de nos cœurs à la pensée de notre séparation inévitable et prochaine.\u2018Tu répètes adieu,\u201d et tu n'as pus de larnies, tandis qu\u2019en vain nous voulons te cacher nos sanglots.Nous nimais-tu donc moins que nous t'aimons ?Alors, ou done puisais-tu ta force de dévouement, quel était le principe de l'extreme délicatesse de tous ces procédés envers tous, les tiens / .Avais-tu le pressentiment d'un si court séjour terrestre, ot ton ambition était-elle de nous laisser pour toute une vie de reconnaissants souvenirs ?Si oui, sois satisfnite ; nous u'oublierens point ce que tu fus : une swur tendre et dévouée, Unie amie désintéressée ; nous nous souviendrons à jamais de tou trop rapide passage au milieu de vous et, quand, affligés et sans courage, abattus par ln fréquence des chagrins que la vie, sans doute.tous garde, nous chercherons en vain celle qui savait si bien les partager et les adoucir\u2026 mais elle ne ern plus la.Nous frémissons à la pensée de ce vide, ct toi.tu pars quand même.Pourquoi, Cen aller quand nous restons { Est-ce parce que la vio te fut inclémente, parce que tu t'es trop souvent heurtéo à l'indiftérence de personnes aimées | Est-ce parce que la trahison, sous quelque forme, n blessé ton âme trop franche pour ne pus souffrir à la pensée de toutes les hypocrisies que tu as vues sur ta route / Ah! je le sais, l'indifférence.la trahison et l\u2019oubli, cen trois glaives ont, i waintes reprises, transpercé tou cœur trop annant et \u2018ont cl«vé au-dessus des hu- mnines affections dont tu as reconuu l'ahxolue vanité.Et, maintenant, notre amitié ne te suffit plus ; tes aspirations n\u2019en vont vers la source de l'Amour Intini.Eh bien * va-t-en, âme chrétienne.Sors de ce monde, emportant os prières et notre résignation à ln Suprême Volonté ; précède nous au delà, dans cette terre où tout amour est partagé et toute amitié sans faiblesse ; où ceux qui s'aiment ne se quittent plus et où il n\u2019y à pas d'oubli\u2026 Voici la Mort.inclinons nous et prions.Elle n'est plus, « Pleurez, mais pleurez sans délive \u2019 Sours, amis, fermez ss paupière, Mais, n'effacez pas le sourire De sa lèvre, à l'heure dernière.C edn \u2014\u2014 «A RES | Qu > CS > Es AA es \u2026 $ se.X ny A A NN Ae = os.Xe, : ES 2 ZZ \"SE x 3x Pe + 2 A NA N \\ A nly NS N, FE i Sk 23 NS ot.S NY « one e sé # | 0 S RE il \\ N Se 5% SN À Sy NN SC : 3 o A À OS - re \" Ei % = ; 8 WN + © $ + fi + Vs h 26 Lv # = mg Cd N x 4 oy a pa A R + * Sy LF => Nad © BAR Nu SN 3 ale Ÿ Nh x tes OW LN Na 4 \u201cen EAE a Ÿ AH NN wR Ne SAR 3! fags A tf 4 \\ At AR 5 WH À ! NN lk Gi À x \\ ë \\ A CE AN BR } $ A (OS LA 3 % \\ Ÿ Se AY oh À 6 XO if > BN HN Ox Lu 4 A > NN he =: Ê SE DNS 6.» ir ix i 47 + vs.i NE À A LS} in ax AS = RAEN rR Shs a) a V2 5 LA i Wh Av OF 3; A > NA Ta Ÿ ; à Q 3 Aa \" i BL ! + \u201cve.; a yt & AJ Jo E: W qe \u201d- ; by a EY A NA J È ?AR ANY PE 7 A NS, Su } WL ya\u201d A i Ng 3 ÿ -\u2014 L'ANGE DES NAUFRAGES\u2014 Tableau de M.Ranpy =, J à) g & ee z nd 3 5 £0 AE > Ë\" SZ mu x] No # RN A WN A 1H Rod As I AN \\ GE À pa N TN À % 24 2 ae ie + qe Ne J Ne, ve eo / ui, » \\W ow! Ie 4 w XV s A v J N > i i M ay T WH À RR >\u201d £9 i SS ER Cr % b) Ÿ S 3 x % NE en ass = id cm a : *% 0 AN oe EF, I A + Se AXE = 4 PS Ce POS LE: nt res Li ¥ J \u2014\u2014 aad 106 LE MONDE ILLUSTRE CRACHOIRS DE POCHE Dopuis quelques années, la Préfecture do police, de Paris, n fait placarder dans les omnibus, tramways, chemins de fer et nutrer moyens de transport, der avin invitant lex voyageurs à ne pas cracher sur le plancher.Bien que chacun sache que la poussière des erachats tuberculeux desséchés est une des causes principales de la propagation de la tuberculose, personne ne fait attention à cet avertissement si sage, ot on continue à cracher partout ou à peu près.Il y a la une inditférence cou- pablecontre laquelle s\u2019élèveavec énergie le Dr Vallin, membre de l'Académie de médecine, dans une note que public la Revue d'Hygiène, dont il est le di- rectour.Aussi recommande-t-il l'emploi des crachoirs de poche en usage daus les aanatoriums spéciaux, non seulement aux tuberculeux, mais à tous ceux \\ .; ; qui crachent, jeunes ou vieux.Cet appareil très pratique et > très simple, dont la figure est - ci-contre, se compose d'un flacon aplati en verre bleu très solide, de 10 centimetres de hauteur, 5 de largeur à la partie la plus rentiée ot 3h d'épaisseur.Le couvercle, en nickel, est garni en caoutchouc à ressort ; il est vissé sur le verre et Re démonté pour les Invages : il porte un prolongement en nickel, de In forme de l'entonnoir, qui forme siphon dans l\u2019intérieur du flacon pour empêcher les déversements.Au fond de l'appareil, un bouchon métallique, vixsé directement sur le verre, s\u2019enlève a volonté et permet le Invage quotidien de l'appareil.Cet appareil est un peu connu du publie, où il mériterait d'être propagé, ear c'est surtout en hygiène qu'on obtient de grands elfets avec de petits moyens.\u2014_\u2014 «pe WEE\u2014\u2014 LES HARANGUES DE NAPOLEON Ier CAMPAGNE D'ITALIE (suile) VIII Les diplomates autrichiens signent le traité de Campo-Formio ; un congrès se réunit à Rastadt pour régler les différends des autres Etats de l'Allemagne avec la France.Le Directoire nomme Bonaparte ministre plénipotentiaire à ce congrès.En s'y rendant.le général en chef dit à l\u2019armée : \u201c Milan, 26 brumaire an VI (14 novembre 1797) \u201c* Soldats ! je pars demain pour me rendre à Ras- tadt.Fn me trouvant séparé de l'armée, je ne serai consolé que par l'espoir de me'voir bientôt avec vous, luttant contre de nouveaux dangers.Quelque poste que le Gouvernement assigne aux soldats de l'armée d'Italie, ils seront toujours les dignes soutiens de la liberté et de la gloire du nom français.Soldats ! en vous entretenant des princes (ue vous avez vaincus.des peuples qui vous doivent leur liberté.des com- hats que vous avez livrés en deux campagnes, dites- vous : Plans deux campagnes noms aurons plus fait encore ! \" IX La paix de Campio-Formio et les résolutions du congrès de ERsstadt mettaient fin à la campagne d'Italie.Bonaparte se rend à Paris où il arrive le 15 frimaire (15 décembre 1797).Six jours après il est regu solennellement au Luxembourg ot adresse au président du Directoire, ce discours : * Citoyens Directeurs, le peuple français, pour être libre, avait les rois à combattre.Pour obtenir une Constitution fondée sur la raison, il y avait dix-huit siècles de préjugés à vaincre.La Constitution de l'an 111 et vous avez triomphé de tous ces obstacles.La religion, la féodalité et le royalisme, out successivement, depuis vingt siècles, gouverné l\u2019Europe ; mais de la paix que vous venes de ounclure date l'èvo den Vous êtes parvonus & guuvernements roprésontatifs.hus nste torritoire orgnniner la grande nation, dont lov n'est circonserit que par ce que hu nature en posé elle-même les limites, Vous avez fait plus.Les deux plus belles parties de l\u2019Europe, judin si célèbres par lea arts, les sciences et les grads hommes, dont elles furent lo berceau, voient avec les plus grandes espérances le génie «lo la liberté sortir des tombeaax de leure ancêtres.Ce sont deux piddestaux sur lesquels les destinées vont placer deux puissantes Naftons.J'ai l'honneur de vous remettre lu traité signé à Campo-Formio, ot ratitié pur Sa Majesté l\u2019'Ismperour.La paix assure lu liberté, lu prospérité et ta gloire de la République.Lorsque le bonheur du peuple fran- cain 5er assis sur les meilleures lois organiques, l'Eu rope entière deviendra libre.(Fin de lu compegue d'Hulis) \u2014\u2014\u2014 >. Bonnes cretonnes imprimés de ditté- out cost to the inventor.This splendid per.Cou I Kasemblage l\u2019Essa la Rectifi - issued weekly, elegantly illustrated, bas by farthe ape, l , yage, la .\u2014 rents patrons, de Tie a \u2019 larxeat greulation of any scientific work In the cation, les Garnitures du Corsage, la Jupe, le BURE AUX ; Building Edition, monthiy.50 & ear.Single Manteau, le Dolman, etc., etc, etc, 23 cents.Every number contains beat i à \u20ac PARCIRY 31 Eeniatuneat | AOL MST sens wou 71 of 7la, Rue St-Jacques|LA CIE 8.CARSLEY (Lnitéo) | MUNN Æ C0, NEW Yous SOI Bic 0 AT, Mme E.L.ETHIER, Principale.MONTREAL 1765 à 1783, Notre-Dame § ar me - "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.