Le Monde illustré, 31 octobre 1896, samedi 31 octobre 1896
[" | LE MONDE ILLUSTRE - AB © NNEM OU - Too \u2014._ 2 TTE A ST .mon so ° ) ENTS: i150 13us ANNER, No 652.\u2014SAMEDI, 31 OCTOBRE 1896 ANNONCES: , $3.00 mois.$1.-\u2014 \u2014\u2014\u2014 .La ligne, par insertion - « - .- 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - Beents Vendu dans les dépôts - - 5 cents lu copie BUNEAUX, 42, PLACE JACQUES«'ARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terme L a +R 4 gd he Pg intl: qu - CEST orl MONTREAL.\u2014 I ENTREE DU CIMETIRRE CATHOLIQUE MONT-ROYAL,\u2014 Photo Lapres& Lavergne ILLUSTRÉ LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.31 OCTOBRE 1896 SOMMAIRE TEXTE.- Entre-Nous, pur Léon Ledieu.Le jour des morts, par G.-P.[nbat.M.l'abbé Toupin.Petite puste en famille.Puésie : Glaces prlairos, wr À.de Bussières.Le naufrage de In Blanche Nef, par Karoli.\u2014 Pitié pour les orphelins, par Firmin Picard.- - L'ambulance-vélocipède.Récréation.\u2014 A la villa ** Claire Vue,\u201d (avec yra- vures)* pvr Fauvette.Dans les iles, par Benjamin Sulte- Vers le pôle Nord, parle Dr Nansen.-Mme Nausen (avec portrait).Deux unions, par Lisette.\u2014 Aux amateurs d\u2019opéras.Primes du mois d'octobre.Nouvelles a la main.Gravure.devinette\u2014Choses et autres.-Feuilleton\u2026 Jeux et récréations.GRYVURES : Portraits de MM.les abbés Toupin et Bouchard, décédés.\u2014 L'entrée du cimetière vatho- lique Mont-Royal.- L'ambulance-vélocipéde.-\u2014 La catastrophe de la rue Saint-l\u2019ierre, à Montréal : Les pompiers s'attaquant au brasier ardent (double page contenant 14 gravures) Gravures de mode.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait ln distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre Journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont nu nombre de 94 ; soit, 86 de une piustre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, §3, 84, 85, S10, 815, &25 et 850.Nous constituons par là, somme les zéln- teurs du MoNDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entreux.Le tirage se fait le ler samedi de chaqua mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.NOS PRIMES LE CANT QUARANTE-NEUVIÈME TIRAGE Le cent quarante-neuvième tirage des primes mensuelles du MoNDE ILLUSTRÉ (numéros datés du mois d'OCTOBRE), aura lieu samedi, le 7 NOVEMBRE, à 2 heurea de l'après-midi, dans nos hureaux, 42, Place Jacques-Cartier.Le public est instamment prié d'y assister.\u2014\u2014 «be a\u2014\u2014\u2014 ROMAN CANADIEN Dans notre numéro de la semaine prochaine, nous commencerons la publication d'un nouvaau roman canadien inédit : LE CADET DE LA VERENDRYE LE Trésor des Montagnes Rocheuses L'auteur est l'un des plus actifs et des mieux goûté- parmi les nombreux collaborateurs de notre journal.M.RÉGIS ROY, d'Ottawa.ou vvvvyvyewvwrv \u2018wvwwveewewrwy Ce n'est pis sans émotion que je commence aujour- d'hus mis causerie, car le sujet qui s'impose, en prenant wa plume, est de vous parler de la terrible catastrophe qui vient de mettre Montréal en deuil.Vous connaissez le lugubre accident : effondrement d'un édifice en feu, entraînant dans la fourunise trois braves, les pompiers Laporte, King et Carpentier, victimes du devoir.Résultat : trois morts, trois veuves, dix-huit orphelines.Que vous dirai-je / Je n'en sais trop vien, la mort est chose si stupétiante ! Tout n'est pas rose dans les familles dont le chef appartient à Ja brigade du feu, car chaque fois que retentit In cloche d'alarme, la femme et les enfants sursautent aussitôt, écoutent et se demandent avec anxiété si le wari, le père reviendra sain et sauf de la bataille qu'il va livrer au feu.Jo me suis trouvé, plus d'une fois dans une de ces familles, au moment où les timbres des cloches de Notre-Dame, de Sainte-Anue, de Saint-Pierre et de la vathédrale anglaise éveillaient tout à coup l'attention.L'alarme ! On se lève, puis on se tait en écoutant le nombre de coups.La carte portant les la vollée au mur, comme dans la plupart des maisons, du reste, -mais là, plus en vue gue partout ailleurs Vite où se trouve le numéro sonné.Tel numéro ! c'est loin, là-bas dans le quartier industriel ; ce doit être un gros feu \u2019 let l'on prête toujours l'oreille | Le timbre luguhre sonne encore \u2018 c'est en effet uni feu important.L'alarme ! numéros des boîtes d'alarnie est et on cherche Seconde alarme \u2018 Les minutes s'écoulent.La pauvre femme anxieuse, grave, les enfants aux yeux élargis par ln crainte regardent leur mère.Encore le timbre ! Troisième alarme * C'est bien grave.Toutes les brigades sont dehors.De la rue, montent le bruit du galop des chevaux lancés à toute vitesse, les cloches des pompes sounent à pleine volée, de ce son si connu qui fait jeter toutes les voitures à droite et à gauche, pour laisser la voie libre aux pompiers.Toute la réserve est appelée.le ciel est rouge, les affaires sont suspendues, on s'arrête, on s'interroge dans les rues, pleines d'une foule avide de savoir ; puis on court, on se précipite.La fabrique X.est en feu !\u2026 vriers .Toutes les pompes y sont.Pauvres fermes en larmes, qui tombent à genoux en jetant au ciel la pricre muette des âmes qui souffrent tant que rien ne peut décrire leur souffrance ! Et cette _indicible angoisse dure tant qu\u2019on n\u2019a pas eu des nouvelles de l'absent, du combattant, du soldat du devoir, du père des enfants blonds et roses qui, eux, remis bien vite de leur première peur.sont retournés à leur jeux, pendant que la mère qui n\u2019a ju- mais pu s\u2019habituer à ces chocs.est tombée épuisée sur sa chaise.L'ainé qui est allé à ln caserne du père revient : Papa est bien, maman ! \u2014Sauvé ! encore une fois ! Et la pauvre fennne, recueillie nn instant, devant Dieu qu'elle remercie, reprend tout son courage : -Allons, les enfants, étudiez vos leçons.Vous voyez comme le bon Dieu est bon ; n'oubliez pas de le remercier, ce soir.Moi, j'ai encore du repassage à faire.Allons, tout le monce à l'ouvrage \u2018 Et la vie tranquille reprend ainsi jusqu'à la nouvelle alarme, qui peut arriver quelques heures plus tard, car les incendies sont nombreux à Montréal et les pauvres pompiers sont souvent sur Ia brèche.Huit cents ou.#,* Ces émotions répétées ne sont pas faites pour CUTS1 9 rendre bien obustes les femmes des pompiers, malgre toute leur énergie «t leur gaioté fébrile je dis fébrile, ear Ia réaction produit toujours cet effet- et la plupart d'ontre elles sont sujottes À des maladion de cœur, de ce cœur que ln crainte et lu joie font battre trop vite.par moment.Et ce sont ces bonnes, ces braves femmes que cor tains individus se plaisent parfois à faire souffrir.On dit- minis j'ai tant de peine à croire à un tel rai finement de sottise et de cruauté * on dit que, quel ques instants apres l'accident, un journaliste a ét.demander à la femue d'une des victimes la phot graphie de son mari | On dit encore msis c'est monstrueux ! trepreneur de pompes funeines à été faire ses offres «- service à une autre de ces veuves d'une heure ! Voyons ! voyons ! ! il me semble que je rêve, qu j'ai mal Tu, mal compris ! M ne peut pas existerd\u2019én.qu'un en aussi mal faits que cela Ces gcns ln devraient être châtiés.Pauvres veuves de braves que Dieu vous assist dans In grande douleur qui vous accable, que le courage vous aide à supporter cette infortune irréparable Et vous tous, citoyens de Montréal, songez au devon qui vous incombe maintenant, puisque c'est pour vou que trois vaillants ont donné leur vie.Trois familles sout en deuil, et vingt-et uni êtres san pain ! _\u2014_-_-_-_-_\u2014_\u2014_\u2014 #*,* Le système décimal fait des progrès, ce systeme décimal français aujourd'hui adopté dans ane certain mesure par presque toutes les nations et dont Viet Hugo, malgré tout son génie n'a pas saisi, tout 4°, bord, les avantages incontestables.Le grand génie de notre siècle disait en etlet av propor : *\u201c C\u2019est ec pied de roi, ce pied de Charleumx gne, que nous venons de remplacer platement par |.metre, sacrifiant ainsi d'un seul coup l'histoire, 1.puésie et la langue, à je ne sais quelle invention dom le genre humain s'était passé six mille aus, et qu'en appelle le sustème décimal.\u201d Boutade de pocte, qu'il a dû regretter plus tard et qui est incompréhensible de la part du plus grand ennetni de la routine.** Le genre humain s'on était passé six mille ans.la belle raison * Mais le genre hunuwin s'était passe aussi des chemins de fer, des navires à vapeur, du télégraphe, du téléphone, du phonouraphe, de la photographie, ete, ete, pendant six milleans, et cepeu- dant, ne trouvez-vous pas\u2018que l'on setrouvetres bien de ces inrovations ?Ty a six mille ans, nos pères mangaient et se mou- vhaient avec leurs doigts, mais je crois que le mouchoir et la fourchette du père Adam ont été avanta geusement remplacés.On ne discute pas ces choses-la, et aujourd'hui, le système décimal est le seul adopté dans le monde savant.Dans le monde céril, l'Aucleterre et ses colonies sont à peu près la seule nation qui s'obstine à conserver les mesures barbares de verge, pied, lignes, ete., mis cela va disparaître bientôt.On comprend parfaitement qu'un changement radi- val, en pareille inatiètre, gêne un peu, au commencement, mais on s'y fait vite.Je me souviens qu'un jour, alors que j'étais écolier, Je m'entrotenais de ce sujet avec mon père.\u2014 Papa, lui disais-je, tu as connu ces anciennes mesures françaises de pieds, aulnes, pouces, lignes, ete \u2019 \u201cCertainement, puisqu'elles n\u2019ont été abolies qu'en 1840), \u2014Mais, cela dovait étre ennuyeux que de copter ainsi, car les caleuls étaient bien plus compliqués qu'avec le système décimal.\u2014C'est vrai, mais l'habitude était là et il à fallu du temps pour la déraciner.En vérité.ce n'est que tu génération qui ln trouve aussi naturelle et facile qu\u2019elle l'est et Ia cause en est que toi, par exemple, tu n'as pas à lutter contre la coutume prise.Aujourd'hui, on ne connait plus l'ancien système © eae LE MONDE ILLUSTR que très vaguement et tout le monde est satisfait du nouveau.14 Jusqu'à présent on ne l'avait appliqué qu'aux poids et à la plus grande partic des mesures, mais voici qu\u2019un membre de la Chambre française, M.Etienne, député d'Oran, propose de l\u2019adopter pour ln mesure du temps, c'est-à-dire qu\u2019il demande que la journée suit divisée en dix heures, Avec heures de cent minutes et minutes de cent secondes.Je ne sais co que los députés français vont décider, mais il est évident qu\u2019il faudra combattre longteurps avant du faire adoptor cette division du temps, qui n'est pas aussi nouvelle qu\u2019on pourrait le croire.Les Grecs l'avaient, il y a près de trois mille ans.Un changement, moins radical sans doute, s'est opéré chez nous, il y » deux ou trois als, à propos de In numération des houres.Nos compagnies cana diennes de chemins de fer n\u2019ont plus, en effet, ce qu'on appelle los heures françaises, qui comptent du milieu de la nuit au milieu du jour, ct que l'on recommence du milieu du jour au milieu de la nuit.Nos chemins de fer comptent les heures du milieu de la nuit à l'autre minuit, c'est-à-dire vingt-quatre heures, au lieu de deux fois douze, comme l'indiquent nos montres et nos pendules.J'ai même constaté une chose assez curieuse, eu fouilletant, l'autre jour, un volume très répandu au l'anada, \u2018* Glories af Catholie Chaoeh,\u201d ouvrage américain qui contient les vues dos principales églises du globe.Ni vous l'avez, vous remarquerez en effet, que la cathédrale de Saint-François, à Assises, Italie, possède un cadrau que six divisions d'heures.C'est la première fois que j'a connaissance de ce fuit.L'adoption \u2018de ls journée de dix heures, tell eque proposée par M.Etienne, entrainerait toute une révo- lation dans la confection des cartes ct dans les calculs ne contenant uautiques.[1 passera eucore pas mal d'eau sous les pouts avant d'en arriver là, mais il ne faut jurer de rien, à notre époque.*,* Un écho poétique des fêtes de France, en l'honneur de l'empereur de Russie.Voici en quels termes le Matin, de Paris, en donne connnunication a ses lecteurs Nous avons annoned gue M.François Coppée avait eté désigné par ses collègues pour dire nn compliment on vers à l'empereur Nicolas, lorsque celui-ci rendrait visite à l'Académie.Une indiscrétion, dit le Matin, nous permet de donner à nos lecteurs ln primeur de la pièce qui a été lue par le pocte à l'occasion de cette solennité littéraire.out en la publiant, nous faisons les réserves nécessaires sur sa parfaite authenticité, bien que ces vers contiennent des réminiscences de la férève des Forgerons.LE PONT DES TAKS Ma liarangue.empereur Nicolas, sera brève.Voila.Les Immortels se sont tous mis en grève, Lorsqu'un à proposé de vous offrir des vers.Moi seul, vaillant, parmi ces liches habits verts, Saisissant aux cheveux l'occasion sublime D'unir la riche idée avec la riche ritne, J'ai fait ceci -pour proposer qu'au Pont-des-Arts On donnât désormais le nom de Pont-des-Tsues\u2026 \u2014J'ai dit.Cela vaut bien, sans doute, une cpopee.Et je signe, tout simplement : François Coppée, En ajoutant pourtant, en pust-seriptum, ceci : Si vous me décorez «le **l\u2019Aigle-Ilane,\u201d merci Nur ce, on peut tirer l'échelle \u2019 2 \u2014 = \u2014 +. LE NAUFRAGE DE LA \u2018 BLANCHE NEF © A mon bewu-tréve, Ephrem T Ou sont-ils les marine sombres dans les nuits nolres « O flots vous qui savez de lugubres histoires Flots profonds, redoutes des mères à genoûx, Vous vous les racontez en montant les marées, Et c\u2019est ce qui vous fuit evs voix désespérees Que vous avez, le soir, quand vous venez vers nous.Victor Hee Les joies et les fetes qui avaient accompagné le mariage de Guillaume Adelin, fils de Henri ler d'Angleterre, s\u2019étaient prolongées durant plusieurs mois, et le coup de vent des morts avait emporté les der- niéres feuilles jaunies qu'elles duraient encore.(uil- laume, fier de Mathilde, sa jeune épouse, que l'on vitait pour son savoir, ses grâces et ses vertus, voulait la tnontrer à toute la Normandie et aux seigneurs de la cour de France.(Quand Henri prarlait de retourner en Angleterre, Guillaume lui disait : Père, encore une passe-d'armes, encore un ca roussel.Et le roi cédait i la priere du fils quill ait.De plus, Henri avait besoin de plaisirs et de divertissements, pour étouffer au-dedans de lui-méme, une voix qui lui reprochait la mort de Robert, son frère.Néan- Imoins, sentant sa présence nécessaire pour maintenir sous le joug ces fiers Saxons, qui avaient résisté avec tant d\u2019opiniatreté au Conquérant, son qrere, Henri résolut de retourner daus son palais de la Tour de Londres.La date du départ fut fixée au 25 novembre.Henri invita toute la brillaute jeunesse de Normandie et LE MONDE ILLUSTRE L'AMBULANCE VELOCIPEDE : d'Anjou qui, durant huit mois, s'était vue ensemble sous le soleil des tournois et sous le lustre des bals.à se transporter au-delà du Détroit.Venez, beaux sires, leur dit-il, venez dans tion royaume d'Angleterre, enseigner à mes sujets belles et vourtoises tmanieres, car ils ne savent ni yracieusement sourire, ni gaiement s'anuuser.Le voi Henri étaitarrivé a Barfleur, le LU novembre au soir ; le lendemain, à son réveil, on vint lui annoncer qu'un mnarin deuiandait à voir le roi.-Nous sommes chez les marins, dit Henri, il faut les recevoir : parler.faites venir celui qui demande à me Alors entra Thomas, fils d\u2019Etienne, qui, mettant un genou en terre, présenta au roi un mare d'or et lui dit : \u2014 Etienne, mon père, à servi toute sa vie le tien, sur mer ; c'est lui qui conduisait le vaisseau sur lequel Guillaume, de glorieuse mémoire, monta pour aller à la conquête.Seigneur roi, je te prie de me baller en fief le même office.J'ai un navire appelé ln Blanche Nef, que je serai heureux de mettre à ta disposition, CPE - vor > hood dan .; - - ; TFT L'AMBULANCE VÉLOCIPÈDE : PRÊTE A PARTIR SPIRE) EE _ LE PATIENT INSTALEE J'ai déja retenu le navire qui dent tue conduit.en Angleterre, répondit Henri, mais, pour faire dron à la demande d'an serviteur de mon pére.je te cou tierai mon fils, we title et toute leur cour.Le 25 novembre, Guillaume Adelin arriva se Bartle avec toute sa suite jamais les bons bourgeois de cetr.petite ville n'avaient vu tant de tagnificence et d clat : comtes, de dues, de princes, car c'était presque tou jours à Bartleur que les vois d'Angleterre s'embai quaient quand ils quittaient la Normandie pour retin peurtant, ils étaient habitués i des passages ner dans leur royaume.le vaisseau qui portait le roi Henri et ln jeuns épouse de son fils mit à la voile, à la teuubée du jour.Un peu plus tard, à l'heure où la lune, wontant dans le ciel, répandait sa lueur d'argent sur la crite des vagues, ln Blanche Nef, parée de ses plus beaux agres, ornée de guirlandes, de verdure et de handerolles Hot - tantes, quittale port au bruit de cent instruments et des rires d'une jeunesse folätre.Guillaume, impatient de rejoindre le vaisseau du roi, son pere, où se trouvait Mathilde, alla trouver Thomas et lui dit : Ne pourrais-tu pas prendre une autre direction, il me tarde tant d'atteindre l'autre nef !\u2026.Coupe done au plus court.Sire, répondit le pilote, je suis daus la meilleure voie.\u2014 La tuvilleure voie, repartit le prince avec imp tience, c'est la moins longue ; fais ce que je te dis.Messire, ne vous en déplai , Je connais ces eaux comme le champ de mon pere, ct, si ju suivais lu passe que vous m'indiquez, je manquerais à mon devoir, car j'ai promis a votre royal père de veiller à votre sûreté : Sans se Inisser convaincre par ces paroles, le prince du pilote alla aux rameurs et les exhorta chaudement à redoubler d'efforts pour rejeindre l\u2019autre navire.Alors, chaeun mit la main aux avirons et, comme les marins avaient le jugement noyé dans le vin, ln Blanche Nef, commençant à fendre les flots plus légère- tent que la flèche ne part de la main de l\u2019archer, s'en va, faute d'adresse, se briser le côté sur le rocher de Catteville.A cet instant, les rires ct les chansons prirent subite et lamentable fin ; le cri de détresse que poussa l'équipage, fut si fort, si haut, si terrible, qu'il fut entendu du vaisseau royal, La Blanche Nef, faisant eau de toutes parts, les uns lemeurent noyés dedans, les autres se jettent où tombent à la mer.Guillaume sauta dans une nacelle ut se serait sauvé, mais, entendant les cris de sa sœus mn eS \u2026 Mahaud, comtosse de Mortaigne, qui implorait son sucours, il rovint vers elle ; la nacelle, prés de lu
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