Le Monde illustré, 23 janvier 1897, samedi 23 janvier 1897
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: | lus ANNÉE, No 664 \u2014SAMEDI, 23 JANVIER 1887 1 \"ANNONCES: Onan, 83.00 - - - Sixmus 81.501 \u2014~._ ___ ee ee \u2014\u2014~ La ligne, par insertion + + - .- 10 cents Quatre muis, 81.00, payable d'avance i BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - Bots Vendu dans les atpôts - < 5 eents ix copie | Buneat x, 42, PLACE JACQUES - gobo - DOIT-ON CESSER LES VISITES DU JOUR DE L'AN?Eu ce temps de froideur glacisle, ou certains esprits sont seuls surchautlés jusqu'à explosion par des ani- mokités, des julousies, des haines qui assombrissent l'avenir d\u2019une teinte de sang, il m'est tombé sous la main un journal aux feuilles parfumces, ce qui m'a fait croire un moment que le printemps avait devancé son arrivée, pour entr'ouvrir ses premières corolles odorantes, entin de réjouir nos yeux et ensoleiller nos cœurs.Rédigé d'une manière aussi gracieuse que charmante par des fées au style poétique et brodé, ce journal « paru comme un rayon de soleil, au milieu de la prose foudroyante et guerrière dont sont actuellement saturés tous les journaux : rouges, bleus et noirs\u2026 Aussi ces trois couleurs disparates se sont-elles évanouies de devant mes yeux, éblouis qu'ils ont été par les reflets prismatiques de cette feuille si essentielle- went Françoise.de cœur, d'âme et d'esprit.» * Je parlerai done de cette feuille, ot quoique n'y etant pas autorisé, ce qu'on voudra bien me pardou- ner\u2014 je te permettrai, sur l'avis écrit et publié d\u2019une très gracieuse et noble dame, de traiter cette question qui me parait restée en litige : du jour de lan?Dhiit-on cesser les visites - » - Je répondrai tout de suite d\u2019une manicre ambigue, il est vrai : pui et non.Oui, si ces visites sont des corvées, des obligations forcées comme dans certains pays, où la fatterie, l'adulation, parfois la Lassesse remplacent les nobles sentiments du cœur.Non, si ce sont des visites de famille.d'aanitié, de cordialité.Après explication, le lecteur jugera.- + * Dans certains pays, dans certains milieux, dans certaines suciétés, ces Visites sont non seulement une question du dépenses ridicules, parfois extravagantes, mais souvent une cause de jalousie entre ceux qui ont été le mieux ou le plus mal reçus, en raison de ce qu\u2019ils ont plus on moitis donné ; et souvent aussi c'est une cause d'indigeation, en raison de ce qu\u2019ils ont plus ou moins pris, absorbé, vu bu.Helas ! on en voit et on en boit de tant de couleurs pendant ces jours camé- léoniens.Ainsi, voici ce qui m'est atrivé il y a quelques années, et si je racunte le fait.c\u2019est que je ne suis pas l'unique victime.M'étant mis en frais de visites, j'arrive dans une famille.Dès qu'on me vit, et après les compliments d'usage, on m'engagen à prendre un verre de rin de quadelles.-Merci ! répondis-je.\u201cOh! il le faut, insista-t-on, c'est un vin préparé par ma femme.Par galanterie, j'acceptai le verre de vin de gadelles.Je sortis de là tout drôle.Continuant mon programme, j'allai dans une autre famille.-Ah ! vous arrivez juste à point, me dit-on, vous allez prendre un verre de vin de rhubarbe.Mon verre de vin de gadelles répondit non.\u2014Oh ! vous ne pouvez \u2018pas refuser, ent coat belle-sœur qui l\u2019a fabriqué.Et j'envoyai le vin de rhubarbe rejoindre le !vin de gadelles.Au bout de quelques instants, lo vin de gadelles et le vin de rhubarbe voulaient sortir.C\u2019est ce que je fis\u2026 heureusement tout seul.Je vais me rattraper, pensais-je, et je 1ne rendis dans une troisième maison.J'y arrivai en nage.-Ah ! juste à point pour vous rafraichir et rafrai- chir notre atnitié, s\u2019écria-t-on.-Oh ! non, merci, murmurai-je.-Vous ne pouvez pas refuser, car c\u2019est du parfuit amour, liaueur préparée par ma belle-mière, ainsi qu'un sponge cale.Cette fois, j'y suis, pensai-je, et, avant de faire le sacrifice, je fis mon acte de contrition.Comment arrivai-je chez moi ?Je n'en sais rien.mais où m'a dit que j'avais rêvé toute la nuit.Non, plus de visites du premier de l'an.LE - Une autre fois, huit jours après le premier de l'an, je passais devant une maison habitée par une famille amie.J'entrai par acquit de convenance.Dès qu\u2019on me vit, on me traita de négligent, de paresseux, de vieux garçon.d'ours, regrettant qu\u2019on n'eût plus rien à m'offrir, alors qu\u2019on m'avait retourné la poignée de main que j'avais offerte de tout mon cœur.Et puis, les enfants me sautèrent sur les genoux.- Dis done, monsieur, tu vois ce cash-box, le monsieur qui est venu avant toi m'a donné vingt-cinq cents, Cet enfant était plus riche que moi.M'as-tu apporté des étrennes / me demanda un autre enfant.Veux-tu te taire, polisson, s'écria la nière.A ee moment, une petite tille s'écrie, toute joyeusel: Moi je les ai, les étrennes du monsieur.Et elle dépliait un paquet qu'elle avait pris dans la poche de man pardessus, que j'avais pendu dans le vestibule.Or, ce paquet, lecteurs, contenait une perruque et un râtelier, que j'avais loués pour jouer un rôle de charlatan, dans un bal masqué.Et tous les enfants de s\u2019écrier : Tiens, le monsieur qu'a des affaires comme mé- mere.Et je sortis de là, furieux, criant : Non, non, plus de visites de premier de l'an.- = * Or, l'année suivante, je fus obligé de rompre ma promesse, m\u2019étant engagé a faire visite à une famille dont j'étais l'obligé.En entrant, je crus faire un rôve.La demoiselle de ln maison, jeune fille de trente ans, jouait à la poupée.Georges, son cousin, vieux garçon endurci et crênelé dans sa quarantaine, jouait de la trompette et battait du tambour.-Ne soyez pas surpris, me dit la were en riant, mais Francine et son cousin, \u2014deux originaux, \u2014ont voulu déroger aux habitudes conventionnelles, et chacun d\u2019eux a fait à l'autre un cadeau qui lui rappelle le terups heureux du jeune âge.Voila pourquoi ces deux grands enfants jouent aux petits.Pendant ce temps, Francine avait fait un trou dans le ventre de sa poupée et en avait sorti tout le son.De son côté, Geurges avait crevé run tambour.\u2014Oh ! du vide, s'écria Francine en contemplant sa p.upée aplatie.-Du vide, répéta d'une voix caverneuse Georges, en regardant son tambour défoncé.Mes enfants, dit sentencieusement le perc, la uature a horreur du vide.Et Francine et Georges qui s'aimaient depuis longtemps, mais qu'une question de fortune tenaient éloignés, tombèrent à genoux : le père les bénit, ils se marièrent, ils furent heureux et eurent de nombreux enfants pour remplir.le vide de leurs cœurs et de leur existence.Or, sans les visites et le] rapprochement du jour de l'an, le dénouement de cette idylle n'aurait pus eu lieu, et il paraît qu'on m'a entendu rôver la nuit : \u2014Oui\u2026 oui.des visites.j'en ferai.on en doit faire.es on doit tous s\u2019emnbrasser, * * I Oh ! oui, continuons-les, ces bonnes, vieilles et saintes coutumes que l'égoïsme tend a faire disparaître ; continuons-les, car In vie est si triste qu'il n'est pas trop, au moins une fois l'an, de l'égayer d'une cor- disle poignée de mains, dans laquelle on met toutes les fibres de son âme ; de la parfumer par un de ces bons baisers, rosée venue du cœur, en se disant, aux sons des cloches, du tintement des grelots, des cris joyeux des unfants, des bénédictions des ancôtres, des chants joyeux de l\u2019église et du ciel : Pux tobis ! A ah \u2014\u2014\u2014 pe » + 43 42 3 \u2019 dr 32 #4 3 3 à à > \u2019 \u2019 ° 3 323 9 3 9 > LA Azcsanyar8&anet « » 3 ?> » 2 sda > «+ a dud .3,99 ax 492 2a + 2 > sa à 4 > 2 \u2018 L087 Yur YILAYU utis + PE 3323 2° 6 + ?\u2018> > ° > » àAIIUBLE 8 Fig { \u201cpec men de a d.ulne ecrure (points de Braille et caracteres romain dohtenue avec le duographe.A chaque tour du disque nécessaire pour ramener les lettres à leurs places déterminées ln planchette avance de la distauce régulière qu'enize chaque lettre grace aux deux roues dentées Cet D) qui font avancer d'un cran la créniaillère placée en regard, au bas de la planchette.\u2018Quand ln ligue est achevée, l'aveugle en est averti par une sonnerie du timbre F : il doit alors, pour assurer la distance entre les lignes, faire monter d'un cran la planchette qui soutient le papier, grâce à une seconde crémaillère placée au-dessous de celle-ci.L'appareil n'a jus été inventé pour permettre d\u2019écrire rapidement, mais dans le but de permettre aux aveugles et aux voyants de correspoudre sans intermédiaire et sans avoir à apprendre un alphabet nouveau pour chacun d'eux.Cet appareil conserve done le remarquable procédé d'écrire de Braille.C'était un perfectionnement qui s'imposait et facilitera les relations à distance des aveugles et des voyants.L'inventeur, l'éminent Stilz, » des aveugles les plus compétents et les plus chaleureux encou-agements.Verra-t il venir le jour désiré par sa philanthropie où, dans l'intérêt de ses protégés, quelque généreux bienfaiteur, en créant l'outillage, relativement peu coûteux d'ailleurs, nécessaire à ln fabrication du duvgraphe rendra le service inappréciable aux aveugles de mettre entre les mains d'un grand abbé reçu nombre d'entre eux, une machine à double écriture, d'un maniement extrâmement simple ?Quoi qu\u2019il en soit, cotte tentative est fort intéressante et seru, sans doute, féconde en résultats ; le procédé yraphique proposé par M.l'abbé Stilz complète heureusement la grande et belle «cuvre humanitaire den Hniiy et des Braille.GasToN JovuLA.\u2014 +.\u2014\u2014 LE CURÉ DE VILLAGE ET LE DIABLE (LEGENDE GACLOISE) Uu pauvre curé de village, rempli de zéle et de talent, avait entrepris de faire reconstruire la misérable chauniière qui servait d\u2019église à ses ouailles.Les travaux étaient commencés depuis plusieurs Jours, les murs de la nouvelle église étaient à la hauteur convenable, mais le nouvel édifice, comme une nouvelle tour de Babel, devait rester inachevé, non à cause de la confusion des langues, mais parce que l'argent, ce nerf de la guerre, manquait au bon abbé.Celui-ci ne savait comment sortir de Ce mauvais pus ; la municipalité se montraut hostile à celui qui, sans réflexion, saus attention, avait eutrainé la commune dans des dépenses folles pour une localité pauvre comme l'était Ia commune de X.Les habitants des villages voisins, heureux de pouvoir railler les habitants de NX.ne manquaient jamais d'huntilier leurs orgueillenx voisins.Tous se moquaient du bou prètre, mème ses ouailles ne lui ména- genient point les quolibets, lee raillerics blessantes, les moqueries les plus cruelles, les reproches les plus amers, Mais personne ne pensait à délier les cordons sw bourse pour aider le cher abbé à sortir de l'or- niete où son zele extmvagant l'avait engagé.Lorsqu'il s'aulressait aux plus riches propriétaires de l'endroit, ceux-ci faisaient la sourde oreille, lui risient insolemment nu nez et le luissaient tout perplexe, tout nhuri et tout confus.Que ue tenterait on pas pour sortie de cet état em- bar assaut ! disait parfois le bon curé.S'il fallait dentier tout mon sing, ju crois, bon Dieu, que je le verse- lais avec joie pourvu que je pusse jouir, ne fut-ce qu'ub instant, de la vue de mon grand'œuvre achevé et voir les gnis rayons du soleil se jouer a travers les vitraux multicolores, éclairant d\u2019un jour mystérieux Mon Dieu, aidez-moi \u2018 de le tabernacle de marbre blanc ! à sortir de l'embarras où je ne trouve Mais Dieu restait sourd aux prières de son tidéle et dévoué serviteur.Cependant, ces prières devaient ètre ferventes, certainement elles devaient partir du cœur! Un jour que Satan se promenait dans les environs du village de X., épiant les jeunes hounnes et les jeunes tilles qui sortsient du bal et cherchaut à les faire tomber dans ses embâches pour jouir ensuite de leur douleur et de leurs larmes, il entendit les plaintes du bon abbé.Vite il eut une idée que ne pouvait avoir que le diable, une idée diabolique enfin.[] pensa vulever à Dieu, le cœur! l'âme de ce zelé serviteur ! Modestement il va frapper à la porte du presbytère, et, saus préambule, sans aucun frais d'eloquence, il tient à peu près ce langage : Bonjour, monsieur l'abbé, je suis désolé de voux déranger à cette heure tardive, mais comme je crois veus faire plaisir lorsque je vous aurai exposé l'objet de ma visite, je u'ai pas hésité à venir frapper à votre porte.-Vous ne mme dérangez nullement, monsieur Satan, je suis au contraire, heureux de vous voir pour bien faire plus tard votre portrait à mes ouailles.Veuillez dune me dire ce qui mme procure l'honneur de vous voir chez moi.Voici, reprit le démon, j'ai appris que vous n'aviez plus d'argent pour achever votre belle église, ce n\u2019est guère étonnant, me direz-vous, d'avoir appris une nouvelle que tout le monde connaît.-Mélas ! reprit le prêtre, je sais que ce n'est pas un secret sur la terre, mais j'étais loin de croire que ceci fût connu en enfer ! \u2014-Cela m'est connu, vous le voyez d'ailleurs, mais comme je suis pressé, je vais laisser toutes ces explications de côté et vous dire franchement ce qui m'amène.Je veux vous aider à achever votre église, jo veux même vous fournir tout ce qui vous sera nécessaire pour faire de cette église une merveille d'architecture ; mais vous savez, en ma qualité de Satan, je ne fais pas le bien uniquement pour le plaisir de bien faire ; il me faut une rémunération si modeste qu\u2019elle puisse être, il w'en faut toujours une.-Je vous écoute, reprit le curé.-Je vous donne ceci, dit le diable, en montrant une grande bourse remplie de pièces d'or neuves, qui reluisaient à la lueur du foyer, je vous le donne si vous voulez me promettre, en votre Âine et conscience, que ln première créature de Dieu qui mettra les pieds dans l\u2019église achevée m'appartiendra pendant l'éternité.Le prêtre hésitait.Quoi, pour une maudite somme d'argent, il allait risquer ls damnation pour ls pre- miére personne entrant dans son église ! C'était une condition trop inacceptable, aussi était-il très hésitant et restait-il, le front appuyé dans ser mains, silencieux et réfléchi.Satan, lui, tendait toujours sa bourse, lui disant, d'une voix doucereuse : - Acceptez ! acceptez ! monsieur le curé, je vous en prie, daignez accepter ! Tout à coup, le visage du prêtre s'illumina d'un sourire, et il dit : J'accepte ; la première créature de Dieu qui entrera dans l\u2019église achevée vous appartiendra en toute propriété.Bientôt on vit l\u2019église achevée, grâce à l'argent qui he manquait plus ; ce fut inême une merveille architecturale, un bijou d'église qui fait aujourd'hui l\u2019orgueil de toute la contrée.Le monument achevé, Satan se trouvait, le lendemain, sur le seuil de la porte, prêt à emporter le pre- nier dévot ou la première dévote qui allait venir faire ses dévotions.La surprise fut grande, lorsqu'il vit s\u2019avancer le Il crut cependant que celui-ci, dans un mouvement de charité, voulait se dévouer pour ses paroissiens et consentait à le suivre dans l'infernal séjour.Point du tout, Natan, tout diable qu'il était, n'avait point deviné juste.Arrivé sur le portail du temple, le curé sort de sous sou camail un petit cochon de lait, qu\u2019il envoie rouler dans l\u2019église, d'un violent coup de pied.Puis, se tournant vers Satan, il lui dit : Voilà, la première créature de Dieu qui est entrée dans cette église, comme c\u2019est convenu, tu peux la prendre avec toi, et la croquer avec bon appétit.Pauvre petit cochon ! Rouge de colère, Satan, se retira lançant un grand eri de haine et de désespoir.A la place où il s\u2019était posté, on voit une fontaine, dont l'eau donne la lèpre aux incrédules qui osent treniper leurs lèvres dans la source cristalline.GR .Armissan (France), 1805.curd, seul.\u2014\u2014 pe RÉCRÉATIONS ETABLIR UN MOULINET SUR UNE BOUTEILLE On plante une épingle dans l'extrémité d'un bouchon et sur les côtés, des feurchettes ou des couteaux, inclinée de façon à former une sorte de V renversé.On pose la tête de l'épingle, et tout le système auquel elle tient, sur le bouchon d\u2019une bouteille.On a créé ainsi un moulinet mobile, et d\u2019un équili- brs très stable, puisque le centre de gravité est au- dessous du point de suspension.On pourra fixer sur le Louchon un «objet quelcun- que : par exemple, une tête de bécasse.Ce long bee tournant lentement produit aur les spectateurs l'effet le plus comique. 614 CHOPIN A M.Arthur Letondal, lauréat du Conservatoire de Bruxelles Chopin ! quand s'est ouvert le funèbre caveau Où devra reposer toujours ton front d'artiste, La Musique a pleuré son amaut le plus triste, L'arbre national son plus tendre rameau.Prestigieux rival des grands maîtres d'Europe, Poitrinaire à la fois viril et défai lant, Tu fus un être unique, et le cœur d'un vaillant Battait robustement sous ta frêle enveloppe.Aux plus grandes douleurs sachant te résigner, Tu te montrais pourtant ivaseible et morose, Et quelqu\u2019un nous a dit que le pli d'une ruse Pouvait meurtrir ton cœur et le faire saiguer.Et sitôt que l'on fuit résonner ta musique, Sitôt que l'un entend tes accords palpiter, On croit ouir ton âme en sanglots éclater, ) virtuose étrange ! 6 sublime phisique ! Même quand ton génie, oubliant ses douleurs, Dans les notes veut fuire étinceler le rire, Sous tes doigts décharnes le piano soupire, Et tes scherzos légers semblent mouillés de pleurs.Notre esprit s'épouvante et s'emplit de térièbres En sondant de ton cœur le gouffre palpitant, Et sur tes masurkas, si folâtres pourtant, Voltige l'écho sourd de tes marches funèbres.Mais, parmi les sunglots du grand flot musical Qui rend les fronts songeurs et les cœurs tuciturnes.À travers les accords plaintifs de tes nocturnes, On distinque toujours le fier accent natal.L'âme de la Pologne en toi devait survivre ; Aussi, dans ta Bercense au murmure idéul HN nous semble écouter le sonffle boréal Et le hala»cement des sapins blancs de givre.Patriote tanjours sublime de fierté, Tu chantes ta patrie, et ta moindre ballade Evoque les douleurs d'une race malade Qui marche vers la mort on vers la Liberte, Tu ehantes ta patrie en des accents suaves, Et pendant que les sons ruissellent sons tes marina, Lu douce mélodie entre ses bras divina Emporte tous les cœurs rers la terre des Slaves.La vague de tes chants se déroule à plein bord, Bt tu fais palpiter cette onde meludique Comme à trarers lu brume âpre et melancolique Qui flotte aur les raus de l'oréan du Nord.L'esprit toujours hante d'indiscibles délires, Tu fais pâlir les fronts, épanouir les cœurs ; Tu sais entreméler dans tes accents vainqueurs De l'ombre et des rayons, des pleurs et des sourires.Pleins de soupirs d'amour, de longs cris affoles, Tes airs rersent en nous l'ivresse et lex alarmes, Et toi seul dans des chants a mis assez de larmes Pour pleurer sur lex morts et «uv les exilés, Non, divin maëstro, jamais muse atiendrie Ne peut comme la tienne exprimer les sanglots, Rendre les cris de l'âme et chanter les héros : Nul ne sait miens que toi célébrer ta patrie.Aussi, quand s'est ouvert le funèbre caveau Où devra reposer toujours ton front d'artiate, La Musique « pleuré «0% amant le plus triste, L'arbre national son plus noble ramean.\u2014 +.rm LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PARIS (Voir gravures) C'est vers le milieu du mois d'août, de l'année, dernière, qu'il fut question de la fondation de la ** Société Canadienne de Paris.\u201d Un soir qu'une quinzaine de Canadiens veillaient chez le Dr Henri Lasnier, le Dr J.A.Saint-Denis et M, L.-N.Carrier, régistrateur de Lévis, proposèrent In f.dation de la société, ce qui fut accepté.Plusieurs LE MONDE ILLUSTRE S.Genest C.-C.Rogers Eux.Bellean L.l'Auray A.-M.Lafontaine Nap.Mathe L.- A.Desrosiers Nap.Bureau Capt.Aunmond A.Cote LA GUIGNOLEE A LA COTE-DE-SABLE, VILLE D'OTTAWA.3! DÉCEMBRE 1896 LE GROUPE DES CHANTEURS élections faites co soir la, n'ayant pas contente les absents, ces élections furent annulées et c\u2019est à la réunion du 9 septembre, tenue au bureau du guuver- nement canadien, que la \u2018* Société Canadienne de Paris \" fut réellement fondée.Les Canadiens présents à la réunion du \u2018 septembre décidèrent de convoquer une assemblée générale de tous les compatriotes, pour le samedi 17 septembre au café Fleurus.L'assemblée du 17 septembre qui était nombreuse, fut un peu orageuse.Quatre ou cinq mécontents voulurent entraver le désir de la majorité de faire des élections, alors il fut convenu, de part et d'autre, de nommer un président et un secrétaire pour la réunion de ce soir là.Le Dr A.-M.Petit, fut élu président, et M.Arthur Brunet, secrétaire.Le président fit un magnifique discours, très sensé et demanda aux Canadiens de s\u2019unir dans un même sentiment national pour la réussite de leur déjà belle \u201c\u201c Société Canadienne de Paris.\u201d Il proposa lui-même de procéder à l'élection d'un bureau composé d'un président, d'un vice-président et d'un secrétaire- trésorier.Cette preposition adoptée, les candidats suivants furent élus : Président, Rodolphe Brunet ; vice-président, Dr J.-A, Saint-Denis ; secrétaire Trésorier.Dr E.Ray.La roirée se termina en santés bucs au nouveaux dignitaires, et joyeusement on se sépara.La ** Société Canadienne de Paris était détinitive- ment fondée.Voici la liste des membres actifs de la société ; «ost la liste du registre : Sa Grandeur Myr Gravel, de Nicolet : l'abhé Thi- haudier, vicaire-général, de Nicolet ; les abbés J.-B.Houle, de Paris ; Gagné, de Saint-Ferdinand d\u2019Halifax ; Lefebvre, de Sherbrooke ; Bellemare, de Sainte- Genevieve de Batiscan ; A.Ferland, de Montréal, et N.Guimond, d\u2019Ottawa ; MM.L.-N.Carrier, de Lévis ; K.-G.Phaneuf et Dr A.-\\W.Petit, de Nashua ; Ludger Poisson, de New-Bedford ; Wilfrid Larose, de Montréal : Raoul Barré, Pierre Baro, L.- G.Bacon, Paul Bliss, Arthur Brunet, Rodolphe Brunet, Alex.Bolté, Z.Clément, Jules Colas, Dr J.-A.Saint-Denis, A.Desloges, Lr L.Gauthier, E.Girard, Dr E.Lecavelier, Dr C.-A.Prévost, Dr E.Roy, Dr A.Rousseau et Alph.Raby.Ainsi qu\u2019on le voit, nous publions aujourd'hui un groupe de membres de la ** Société Canadienne de Paris.\u201d Ou nous apprend aussi que, voulant dignement fêter le premier de l'An, In société donna un grand banquet, qui a réuni tous ses membres dans la même perisée- pensée patriotique et joyense.Que cette vaillante association continue, qu'elle donne des banquets, des fêtes, et qu'elle réunissre toujours les vrais Canadiens qui aiment à causer de la patrie lointaine.\u2014 -pe \u2014 S.G.MGR L.-Z.MOREAU NON JUBILÉ SACERDOTAI IL y a eu cinquante ans en décembre 1596 que le vé- néralle évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr Louis Z¢ phirin Moreau recevait l\u2019onction sacerdotale.Afin de faire coincider cette belle fète jubilaire avec le 21\u20ac anniversaire de sa consécration épiscopale, on a décidé de retarder la célébration au 21 Janvier courant.Par contre, c\u2019est une fête grandiose que les citoyens de Saint-Hyacinthe, de concert avec le clergé diocésain, avaient organisée pour leur pasteur révéré.Dans sa grande modestie, Mgr Moreau a prié qu'on s'abstint de toute manifestation extérieure, à cause du deuil de la province ecclésiastique de Montréal, veuve de son métropolitain depuis moins d'un mois.Toute ln célébration se réduira done aux réjuuis- sances intimes, à l\u2019évêché de Saint-Hyacinthe et dans les principales institations catholiques de cette ville épiscopale.Ce juhilé u'en sera pas moins brillant : la présence de plusieurs évêques et d'un grand nombre de prêtres devant en rehausser l'éclat.Le portrait que nous publions en première page ent un fac-simulé précis, gravure et légende, du souvenir de ce jubilé, lequel à été répandu à des milliers d'exemplaires, parmi les ouailles de Myr Moreau.De toutes les paroisses du diocèse de Saint- Hyacinthe et de partout, car Mgr Moreau compte de nombreux amis, affluent depuis plusieurs semaines les offrandes et les félicitations.Daigne le vénéré prélat permettre que le Munbk ILLUSTRÉ, de Montréal, y vienne ajouter le modeste tribut de ses félicitations respectueuses et \u2018le ses vœux sincères : Ad'multos annos ! J.Nr. MERCI A l'ami mystérieux qui m'a causé, hier, une si délicieuse surprise, j'envoie un merci reconnaissaut.Les fleurettes ont bien un peu nouffert dans le voyage ; mais, par contre, les vers gracieux, les accompagnant me sont arrivés tout parfumés et pétillants de fraicheur\u2026 Quel dommage, vraiment, que tant d'amabilité doive avoir ce cruel effet de mettre à In torture ln curiosité d'une femme !\u2026.Car, ou vous avez trop pré aumé de la perapicacité d\u2019une humble barbouilleuse de papier, ou vous lui faites l'honneur de ln croire quelque peu sorcière {\u2026 En tous cas, la galanterie et la discrétion étant des défauts communs à un grand nombre d'hommes, elles n\u2019a pu s'orienter sur de si vagues indices et pour vous atteindre \u2014 puisque vous refusez de vous déniauquer elle se voit forcée de jeter aux \u2018quatre vents du ciel les expressions de sa gratitude.Mais vous, beau ténébreux, avez vous donc à votre service quelque génie complaisant vous dévoilant, au gré de votre caprice, ce que vous appelez si gentiment la mullipersonnalité des gens /.CA Sd \u2014 ee m\u2014 LA GUIGNOLÉE : Voir gravure Un comité de citoyens charitables, d'Ottawa, sous la présidence du curé du Sacré-Cœur, a réveillé avec succès, ces années dernières, la coutume de chanter la guignolés pour recueillir des offrandes destinées aux orphelins de l'asile Sairt-Joseph.Le 31 décembre dernier, dans la seule piaroisse de la Côte-de-Sable, ils ont recu près de deux mille livres pesant de viande et soixante dollars en argent.Le groupe de chanteurs est suivi d'une voiture pn- voisée et illuminée «le lanternes vénitiennes.dans laquelle sont déposées les provisions offertes pour les familles qui ouvrent leurs portes aux guignoleux, Ceux-ci sont habillés \u2018* en hiver,\u201d au goût d\u2019un chacun, mais ils ont uniformité de longues harbes blanches qui les rendent mécontiaissables, bien que tout le monde saclie leurs noms, car ce sont les meilleurs chanteurs et musiciens de la ville.En arrivant au seuil d'une tmaison ou toute la famille les attend- les enfants surtout avec curiosite.In troupe salue et entoune sur un air ancien : Bonjour le maître et la maitresse Et tous les gens de la maison ! Nous avons fait la promesse De venir vous voir une fois l'an.Il y a vingt couplets de cette facture, de sorte que le chef en choisit ordinairement deux ou trois qui conviennent le mieux a la famille sérénadée.Une fois les cadeaux mis dans la voiture, on chante ce seul vers tout eu accord : Nous reviendrons l'année qui vient * et en route ! accompagnés des enfants et des curieux du voisinage.La photographie que nous reproduisons ne représente que dix chanteurs, sur seize qu'ils étaient le :1 décembre au soir.La guignolée a des origines qui remontent à trois mille ans au moins.Lorsque César envahit In Gaule, il y dix-neuf cents ans, lu cérémonie religieuse du gui (yhi en langue celtique), la veille du Jour de l\u2019An, était la plus grande fête du pays et l'endroit où on la célébrait avec le plus de pompe, est précisément.ln contrée de Chartres et de Dreux, berceau des premiers Canadiens.\u2014 > \u2014 Les sottises sont faites pour que les hommes d'esprit les réparent.Comte de SAINT-AULAIRE.LE MONDE ILLUSTRÉ A LA MÉMOIRE DEN REPT AŒURS VICTIMES DE L'INCENDIE LR ROBEHVAL A Mme Jean, Manitobu.Le cri d'slarme a retenti, répercuté par l'écho qui redit au loin l'appel sinistre \u2018* au feu.\u201d La cloche fait entendre un son, tout & la fois déchirant comme un cri de frayeur, triate comme la plainte d\u2019un mourant, lugubre comme un glas funèbre.l'incendie illumine de ses clartés les dernieres orm- bres de la nuit.De toute part on fuit ; mais de même qu\u2019une sentinelle à son poste d'honneur, ainsi que des soldats sur le champ de bataille, les religieuses sont là, luttant contre l\u2019élénient destructeur, bravant lo danger pour sauver les jeunes filles contiées à leur garde.Sublimes de dévouement, les unes après avoir échappé au péril, se précipitent de nouveau dans la fournaise ardeute atin de délivrer leurs compagner\u2026 Cette fois, elle ne sortiront plus, les flammes garderont leurs proies.Qui nous dira jamais le mystère de cette terrible agonio, la dernière \u201cPensée de ces martyrs, leur dernier * adieu\u201d! Ce me sont plus les grilles d\u2019un cloitre qui les séparent des êtres chers à leurs cœurs.Une musaille de feu les entoure : muraille infranchissable et que rien n'abaissers.Ol\u2019 dans cette ininute suprême, quelle incommensurable douleur dûit broyer leurs cœurs ! qu'il dût être grand le sacrifice de ces malheureuses victimes ! comme il dut sortir avec effort de leurs lèvres brûlantes le ** Fiat,\u201d ce grand niot appris aux hommes par un Dieu crucifié !\u2026.Le désastre est maintenant accompli.Sept sœurs ont manqué à l'appel.Leurs restes calcinés reposent dans un même tombeau.Lä-haut aussi elles sont réunies.Que ceux qui versent des larmes sur leur tom - beau lévent les yeux, qu'ils regaident le Ciel : c\u2019est là que s'est terminé dans la joie, ce drame poignant commencé dans la douleur.C\u2019est là qu\u2019elles ont été cueillir ln palme due aux vainqueurs dans la grande armée chrétienne.ANGÉLINE.\u2014 ep» QE\u2014\u2014 LA GUERRE DE CUBA Ou se rappelle le bruit fait par les Cubsins et les Américains au sujet de la mort du général des insurgés LF GEN.WEYLER, DE L'ARMÉE ESPAGNOLE Mnceo.D'après les premières nouvelles, le général Maceo avait été attiré dans un guet-apens, grâce à la complicité de son docteur : les Espagnols l\u2019avaient fusillé à hout portant.615 2e Le général Weyler, commandant [l'armée espagnole, protesta contre cette version : puis, vinrent des ren- seignementa tellement contradictoires, qu\u2019en fin de compte, lo général Maceo ne serait pas du tout tué, et même xe rétablirait de ses nombreuses blessures.Les Etats-Unis pensèrent déclarer lu guerre à l'Espagne i la suite de Ia prétendue mort de Maceo.Comment tout cela se terminera-t il %.Dieu seu! Je ait ! LE GEN.MACEO, DE L'ARMÉE CUBAINE 1] est certain que l'Espagne et les Etats-Unis arment des navires avec une fiévreuse activité ; les usines vomissent des torrents de fumée noire.en attendant que les bronzes vomissent le feu et la mort sur lex plaines liquides où, sans doute, les deux peuples se mesureront.Pourquui cette fureur, cette rage de destruction 1.Nous publions aujourd'hui les portraits tout d'actualité des deux généraux ennemis : Weyler pour l'Espagne.Maceo pour Cuba.F.Ptcarn.\u2014\u2014 «pe Fm LA MODE MODESTE Les manchons étant indispensables en hiver, et la vraie fourrure n'étant pas à la portée de toutes les bourses, les personnes adruites peuvent très bien se confectionner des manchons chauds et gracieux, en étoffe semblable à leur collet, agrémentés au milieu d'un bouquet de violettes ou d'un piquet de roses, à la condition que leur étoffe, drap, velours, ou broché soit gentiment chiffonnée et disposée à recevoir un bouquet.\u2014 > \u2014 AUTOUR DE LA CUISINE Secuccisses due ponumes.\u2014 Faites cuire, dans un quart de saindoux, une livre de saucisses plates ; retirez-lea dès qu\u2019elles seront bien rissolées, remplacez-les par de rondelies de pommes (pelées), en ayant soin de remuer souvent.Salez peu, poivrer d'après le goût.Quand les pommes seront presque cuites, remettez vos saucisses, que vous serviez en roud sur cette compote.On emploie quatre à cituy livres de pommes pour une livre de RANICISKEN.\u2014 Il entra daus une furieuse colère.\u2014C'est Frédéric, dit-il, qui a fait cela, parce que je ne l'ai pas invité à jouer avec moi, mais je me ven gerai ! Son oncle, le voyant si irrité, lui demanda ce qu'il avait, L'enfant le Ini racomta : péta-t-il.\u2014Que pourrions-nous imaginer pour le punir, dit l'oncle.Si tu lui mettais des charbons de feu sur la tête.Comment \u2018 le brûler ?dit Juseph avec etfroi.Son oncle sourit.\u2014Si ton ennemi à faim, donne-lui à nuanger, sal a soif, donne-lui à boire, et ainsi tu nmasseras des charbons de feu sur sa tête.C'est-à-dire.rends le bien pour le mal, c\u2019est la meilleure pumtion.Pendant que son oucle parlait, la figure de Joseph était devenue tres longue.\u2014Ce n'est pas une punition cela ! dit il \u2014Essaie toujours, fit l'oncle.Joseph poussa un gros soupir.\u2014Eh bien, dites-moi un bon charbon qu'on puisse mettre sur la tête de Frédéric.\u2014Tu sais, dit l'oncle, que Frédéric est trés pauvre, qu\u2019il ne peut pas acheter de livres, et qu'il les aime beaucoup .Mais je veux te Inisser trouver toi-même ton charbon.Et il laissa Joseph pensif.Peu après, celui-ci vit venir Frédéric qui allait à la ville voisine vendre du lait et des œufs.En apercevant Joseph, il voulut.s'en aller : mais Joseph alla à lui et d'un air aimable : Jde me vengerat, \u201cre \u2014 Frédéric, lui dit-il, astu du temps pour lire maincenant / \u2014J'ai du tomps quand mon ouvrage est fini, main je n'ai pus de livres, Aimerais-tu lire mon livre de voyages / Les youx de Frédéric brillèrent.Oh ! oui, dit-il, j'en aurai tien soin.Eh bien, je te le prôterai, celui-là et d\u2019autres, si tu veux.Je voulais, ajouta-t-il, te demander de m'uider à lancer à la mer mon nouveau bateau, mais quelqu'un » brisé les mits, déchiré les voiles et fait un grand trou dans la coque.Sais-tu qui ce peut être / Frédéric lsissa toniber sa tête sur 58 poitrine, puis avec un grand effort .C'est moi qui l'ai fait, dit-il, mais j'en ai bien du regret.Quand vous m'avez offert vos livres, vous ne saviez pas ce qui en était, n'est-ce pas / Ni.Et cependant.Il ne put continuer.Quand les amis de Joseph vinrent pour lancer le bateau, ils trouvéreut Frédéric travaillant à le réparer.[offrit à Joseph un beau drapeau, qu'il avait acheté sur ses économies, et le reste de la journée se passa joyeusement.Joseph remercis vivement son oucle du conseil qu'il lui avait donné, et qui, au lieu de lui faire pour toujours un ennemi irréconciliable, lui avait donné un ani.ADAPTATION, \u2014\u2014 + + E\u2014 THEATRES The charity ball, cette piece tant désirée est représentée cette seine au Théitre Francais, et il va sans dire qu\u2019elle est In meilleure production du genre qui ait paru sur la scène, cette année.En premier lieu, il est bon de dire que la pièce a été écrite jar MM.Belasco et DeMille, les mêmes auteurs qui ont fait la pièce intitulée, The men and women, qui a remporté tant de succes ici, au commencement de In saison théâtrale.Mlle Beryl Hope, qui souffrait d'un violent mal de gorge est maintenant parfaitement rétablie, et une nouvelle actrice n été ajoutée à la treupe dans la personne de Mlle Ruth Macaulay, autrefois principale actrice de Mme Rhéa.Elle eat jeune et d'une rare beauté When London sleeps est le titre du mélodrame qui obtiendra un imniense succès au Théâtre Royal.L'auteur, M.Chs Darrell, l'a vendu très cher à M.J.H.Wallick, qui lui a fait parcourir toutes les grandes villes américaines, récoltant partout les félicitations les plus chaleureuses des vraisamateurs de théâtre.Quatre actes et o1Ze scènes pendant lesquels l'inté- térèt ne languit pas un instant.La mise en scène eat superbe.En un mot, tout est attrayant dans cett belle pièce, et il est certain qu'il y nura salle comble tous les Roirs.cate { NL lew ON BST HEUKECN DD AVOIR UN AMI.Ex rait du Sufut-Nicolas Page 618, vol 1 619 NE CPE 27 IE Nu Fs re yd es EU fond ie > = ar ber x ~ bq 2e frère EX À De; Mar SI AY.hy en ¥ + le Ly 4x: La a 1 0e tee 5 2 x = we CS frame: bo \u2014 or SRP LL BRL + 4 + rf Xe sx 4 ve \u201cth £ LS ; 4 7 = À Ce = z PY a > po?17 pate ee Te Ë pra % 7 J = C5 a 2 fc 7e = \u201c+ 8 NS a és & v3.ë AN Less A E LK i Fd: B k 2 a [AS Vas rs 2 C= 5 2 \u201cta 3 4 Ë 3 > Rt PN gor ps a YA \u201cER © QT £0 * i Ju Sin ps sis in VE = Hess on ae 4 cu] a rs cup yr 7 2h Li 23.) Set hCG, as x ; IR .\u201ca La ey ) [2d = -i - 2 2 WM % a § eal a, A + oo ve qe A dr = A ve =p 235 5 EX Te ¥ py 3 te (Ce 4 3 &= Nant BY EV = À AS A ve i hl J A>.& % k e * 3 ! J | or > 3 Rx uy QD pa Ê 4 ES ata | J = cb aly Le ve wt oy 4 Ps - 2S SNA = > le, ad xd Re Fe] ry Co 4 Qed 5 2) 2h x ç ES &s o © i = cH LY, SY a 7; at Ne.GR ES, pen LS pan 8.re EN i [end 5 8 * 22 4 La ER yr S =H 2 RH ate 15, LE MONDE ILLUSTRE % po = hd y > S LR pa > 7 & bits LA PUCE, croquis cinématographiques, par Alfred LePetit © Ÿ + = ù 2 3 pe Yas dae CR oY > ee ¥ se = 5 day He » À ~ ~~ Id < = EE a 232) v os 3.2 by ès 2 eal, x A ol = Le ES er Qu pr os ; li 54 > AE > Fé [> w x3 4 = = na Ce a .+ 3 5 7 A Ÿ 3 3 \u201c5 = FEN + Lai - 13 es! sn : d ih NG yn 3 2 3 a pre as ool à M} = Gi Pond 3 1 8 pa apr\u201d va = = 4 ?S q A : bE pt À J 3 a LU A s SN FA pe, av A hl LE SN = ~n Jz $ 620 LA VEUVE DU GARDE SANS Le 1 (Suite) Georges et Vincent, bien qu\u2019ils ignorassent ce que c\u2019est que la mort éprouvaient cependant un effroi plus grand qu'ils n'auraient pu l\u2019exprimer.Tuntôt ils croyaient leur père bien malade ; tantôt, entendunt vaguement parler de départ, ils se demandaient s\u2019ils ne devaient pas le quitter pour toujours.Peut être allait-il vers des régions inconnues pays de l'infini et du vague dont les habitants ne prenaient point pour eux de formes déterminées.Catherine les habilla, et quand le vieux prêtre vint chercher le corps, toute la famille de ln mère Pélican se trouvait groupée près de la bière couverte d\u2019un drap noir.Les gens du pays, atin d\u2019honorer l\u2019homme qui venait de mourir dans l'exercice d\u2019un devoir, tinrent à conduire Jenn Tournil à sa dernière demeure.Les gendarmes, le garde champêtre, étaient là ; le mari de Catherine avait été soldat ; il avait prêté serment comme eux : c'était un frère, un compagnon, dans le groupe des défenseurs de l'ordre.Derrière le cercueil marchait Catherine, sa tille dans les bras : Lucie tournait l'angle de son tablier de deuil ; les jumeaux se tenaient par la main, et les plus grands entouraient la veuve.Le visage de Catherine était d\u2019une pâleur de marbre : ses grands yeux, qui jadis rayonnaient de tendresse, avaient pris une expression de douleur si profonde, qu\u2019on sentait bien que jamais elle ne pourrait se consoler.Mais elle ne pleurait pas ; on l'eût dite presque calme.Le cortège suivait une route sinueuse, montant entre des haies sèches ; In croix d'argent étincelait sous les rayons clairs d\u2019un soleil d'hiver, et la voix du prêtre montait, chantant les psaumes de la délivrance.À l'entrée du cimetière se tenait le fossoyeur, ln hêche en main.Il comptait soixante-dix-sept ans, et avait enterré bon nombre de gens du village ; le père de Jean avait été son voisin, il l'aimnit comme un fils On se rangea autour de la fosse.Le prêtre prononça les dernières prières, puis le cercueil «lescendit dans la fosse profonde, avec un bruit sourd.Une A une, les pelletées de terre tombèrent sur le bois, ajoutant à l\u2019oppression de chacun ; le goupillon passa de main en main ; puis le prêtre, le chantre et les enfants de chœur s\u2019éloignèrent.Ln foule se dispersa lentement, et bien- tût il ne resta plus dans le funèbre enclos que la veuve et les orphelins.Dans un coin, masqué par un bouquet d\u2019ifs, le vieux garde champêtre se tenait immobile, attendant le moment où Catherine quitterait à son tour la tombe où elle venait d\u2019ensevelir la moitié de son cœur.Elle fût sans doute restée là bien longtemps, des heures, puis des heures, perdue dans l\u2019amertume de ses regrets : mais le nourrisson pleura dans ses bras, et subitement elle se leva.Catherine redevenait mère.Alors le vieux soldat, que dans le pays on appelait le père Sabretache, s'approcha de la veuve : \u2014 Catherine.dit-il, n'oubliez pas que cet honnête homme doit être vengé.Elie serra la main de Sabretache avec énergie.\u2014Vous m'avez comprise, dit-elle, merci ! Et.suivie des enfants, elle quitta le cimetière.MÈRE DOULOUREUSE La justice ne s'y trompa pas.Un seul homme fut désigné par la clameur populaire comine l'assassin du garde-chasse.Aussi, dès que le juge d'instruction et le commissaire de police eurent rempli la mission qui les appelait près de la victime, se hâtèrent-ils de se rendre à la demeure de celui qu\u2019on supposait être le meurtrier.Sa demeure ?En avait-il une, ce vagabond, ce braconnier vivant dans les taillis, à la façon des loups, se creusant des tanières comme les bêtes fauves, en rupture de ban avec la société, la loi et la famille ?Les so it iires des grands bois nuirs le voyaient plus souvent que sa mère.Qu elquefois, la nuit, à l'heure des hiboux, il poussait la porte de la maisonnette, et, à la clarté d'une chandelle fumeuse, il s'asseyait près No 7 FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ mr a de I'Atre, semblable aux Ames soutirantes revenant visiter les licux où elles vécurent.Madeleine le trouvait là, en se levant, déguenillc, hideux.Avec un geste de joie folle, elle lui jetait ses bras autour du cou : \u2014Mon enfant ! mon enfant ! Co Elle ne trouvait que cela Dans su bonté intinie, elle oublin.qu'il était un être hors la loi, choisissant les sentiers mauvais de L: vie ct courant à l'abîme ; elle se rappelait seulement qu\u2019il lui tenait par toutes les fibres de l'âme.\u2018 Lo.; Elle ne le questionnait pas ; à quoi bon ?Ses ivresses, ses veille ses fautes se lisaient sur son visage.Madeleine s'empressait seulemen de chercher du linge blanc, de raccommodder la Houre, la veste déch rév, de mettre un peu d'ordre dans le costume délabré du malheureux Elle se gardait bien de laver ses vêtements à la rivière, où elle aurai eu a subir les cruelles questions des femmes du village.Chez ell.grâce à l'eau de pluie qu'elle gardait, Madeleine savonnait, puis ell- repassait et reprisait, sans hâte, par exemple, Elle n'avait garile Tant qu\u2019elle travaillait, son fils restait là, silencieux la plupart d.temps.A force de vivre seul, it était devenu taciturne ; mais pendun.- que la vieille mère tirait l'aiguille Mathieu la regardait Sur sor visage pâle, couvert de rides profondes et minces comme des coupures il lisaît, ainsi que dans un livre vivant, chacune des peines qu'il lu avait causées.Il se rappelait alors quelle douleur blanchir les che veux (le sa mère, quel désespoir creusa sur ses joues ce long sillon d- larmes.Il savait pourquoi elle tenait maintenant sa tête laissée, cll.qui, jadis, quand elle avait le droit d\u2019être fière d\u2019un honnête mari « d\u2019un petit enfant, lu portait si haut ! Le cœur de pierre s'umolissait un étranglement subit prenait Mathieu à la gorge, et si en ce momen: ln mère lui parlait, il lui répondait d'une voix sourde, entrecoupée.Plus d\u2019une fois, Madeleine, devinant ce qui se passait duns sor.âme, tenta le protiter de cut attendrissement passager afin de l'amenc.au repentir ; mais elle comprenait vite qu'elle s'était trompée Le vi sage de Mathieu reprenait son expression farouche, et il quittait !: maison où, durant quelques minutes, sa mère avait eu l'espoir de |.garder.Les visites du braconnier se faisaient de plus en plus rares, et trois semaines s'étaient écoulées depuis que, pour ln dernière fois, i.franchit le seuil de la veuve.quand la vindicte publique I'nccusa l'assassinat de Jean Tournil.Madeleine, prise d'une grosse fièvre, gardait la chambre depuis trois jours.Nul ne s'était informé d'elle, pas un voisin obligeant H'avait frappé aux volets de sa fenêtre pour s'enquérir de sa sante Elle ignorait tout : ln mort du garde et l'accusation portée contre son enfant.Assise devant la fenêtre, tenant à la main une pièce de linge qu\u2019elle reprisait, Madeleine entendit lever le loquet de sa port avant d'avoir vu venir les visiteurs.Pendunt que les magistrats eu- traient chez elle, les gendarmes ct le garde champêtre se plagaient devant la porte de la maisonnette.En présence de cette vieille femme, dont nul ne suspectait lu probité ct la vertu, les magistrats se sentirent pris de pitié.Sans lui apprendre dans quel but ils demandaient à voir Mathieu, il se bor nèrent à lui dire : \u2014Où est votre tils ?L'inquiétude la saisit tout de suite.Avec Mathieu, ne devait-on pas toujours être sur ses gardes ?Qu'avait-il fuit ?De quoi l'accu sait-on encore ?Mais, avec une finesse Jde paysanne, doublée par ses angoisses maternelles, elle comprit qu'elle devait affecter une sécurité aDsolue.\u2014 Mathieu n'est pas ici, répondit-elle ; il est bâcheron, et quand l'ouvrage presse, et que lu bande des travailleurs est nombreuse, on reste à l'endroit où se fait lu coupe.Si vous voulez, je l'enverrai chercher par un petit gars du pays.\u2014Indiquez-nous plutôt où il se trouve.\u2014Les bois sont grands, tit-elle, Je suis vieille, et je vais rarement le trouver.mes jambes sont trop faibles.__ \u2014 Ecoutez, Madeleine, reprit le juge d'instruction, c\u2019est tout de suite, que nous avons besoin de voir Mathieu, et quand nous devrions battre tout le pays.\u2014J'ignore de quel côté il bûâcheronne, répondit la vieille femme.\u2014Ignorez-vous aussi que Jean Tournil a été assassiné ?( Il fallut à Madeleine un violent etfort de volonté pour étouffer le cri qui lui monta aux lèvres.0 Non, non, je ne le savais pas, messieurs, et je ne mens jamais.Jamais.Pourquoi cherchez-vous Mathieu 7 Sans doute vous vous croyez duns votre droit, mais il est absent, je vous le jure \u2014 Vous nous obligerez a fouiller la maison.\u2014Faites, messieurs, dit-elle, ; Sa faiblesse était si grande, qu'il Ini fut impossible de quitter sa chaise de paille.Les gendarmes, appelés d\u2019un signe, commencèrent une visite domiciliaire, Au imoment où les magistrats pénétrèrent dans une pièce étroite dont la porte donnait sur la salle commune, un drame SRR.KW le A FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ bruit léger se fit entendre au-dessus de la téte de Madeleine, puis, encadrée dans le judas ménagé dans le plancher du grenier, apparut lu figure livide de Mathieu.Madeleine porta les deux mains à sa poitrine, et fut sur le point de s'évanouir ; mais le regard de son fils la supplinit avec une telle insistance de demeurer courageuse, qu\u2019elle s'efforça de garder son sang-froid.Une suconde plus tard, les magistrats rentraient dans la salle.\u2014Vous avez une cave ?demanda l'un d'eux.\u2014Un cellier dont voici la clef.Même résultat.Il ne restait plus que le grenier.\u2014Comnnent y parvient-un ?demanda le juge d'instruction.\u2014Par le dehors, Monsieur ; on appuie une échelle contre la muraille, et on ouvre les battants de bois brun.Excusez-moi, je suis bien faible.\u2014Restez, ma bonne femme.Cependant Madeleine sortit sur le pas «de sa porte et reprit assez haut pour que son fils pût l'entendre : \u2014Vous ne trouverez qu\u2019un peu «le fourrage pour la chèvre.Puis, subitement, elle rentru.Au même instant, le judas s'ouvrit de nouveau, et Mathieu, se tenant a deux mains a une ancienne corde à puits, descendit aussi rapidement que le lui permettait ln prudence, Des brins de paille et de foin s'emmélaient à sa chevelure herissée.Il ne prononça pas un mot, ct à pas muets se dirigea vers le cellier, dont il ferma sur lui la porte.Sa mère retrouva subitement son énergie : elle aperçut à terre des fragments de foin tombés du judas pendant la descente de Mathieu, et les balaya rapidement.Ensuite, elle reprit sa pièce de linge et parut s'absorber dans sa couture.Les magistrats n'avaient rien trouvé.Ils ne se regardaient pas comme battus, cependant, et «irent d'une voix plus rude : -\u2014Votre fils nous échappe aujourd'hui, mais nous le retrouverons.\u2014Dieu nous garde tous, Messieurs ! répliqua la vieille femme.Un quart d'heure plus tard, elle se retrouvait seule dans ln grande salle.Alors la porte du cellier fut ouverte avec précaution : \u2014 Vous êtes seule, la mére ?Elle fit un signe de la tête, car elle n'aurait pu prononcer une parole.D'un bond, Loup-Cervier se trouva près d'elle.\u2014Malheureux ! fit-elle, s'ils revenaient ! \u2014Il n\u2019y a pas de danger, répliqua Mathieu froidement.On me cherchera désormais partout, excepté ici.Mathilde lui saisit les deux mains : \u2014Regarde moi, dit-elle, droit dans les yeux, que je sache.Mais Tui baissa la téte et répondit d'une voix sourde ; \u2014J'ai fait le coup.Licliez mes mains, il y a du sang.\u2014 Assassin | toi, assassin ! murmura-t-elle.\u2014Je l'avais prévenu, vous le savez bien : je lui avais répété : \u201c Si tu me dénonces, jumnis tu ne reverras tes enfants et ta femme.\u201d Et il m'a vendu, livré.J'ai tenu ma parole comme il avait tenu lu sienne.Un horrible combat se livrait dans l'âme de Madeleine : l'énor- inité du crime de son fils I'éivignait de celui qu\u2019elle avait tant aimé ; inais la compassion, une compassion ardente pour ce maudit, désormais hors la loi, l'attirait de nouveuu vers lui.Eve dut pardonner à Caïn.Entin, d'une voix rapide, comme si elle s'épouvantait elle-même «de ces sentiments et des paroles qu\u2019elle prononçait - \u2014Îl faut fuir, vois-tu, fuir si loin qu'on ne te retrouve jamais, Le monde est grand : la 1 çon est terrible, et l'expiation durera toute ta vie.Tu m'auras près de toi pour prendre In moitié de ln malédie- tion et de la faute.\u201c La maison restera fermée comme une tombe, et nous irons devant nous, jusqu'à ce que la terre nous manque, jusqu'à ce que nous trouvions un endroit assez sauvage, assez désert pour y vivre inconnus.Je t'himerai tout de inême, vois-tu.Rien ne peut empêcher que tu sois mon sang et ma chair.Attendons lu nuit, si tu veux, et quittons sans retour\u2018ce pays.Mon fils ! mon pauvre enfant 1\u201d C'était Madeleine qui restait à genoux, les bras tendus vers Mathieu : elle qui demandait comme une faveur de le suivre dans le chemin de l'exil, de la faim et du malheur ; elle qui le suppliait de la laisser vivre À côté de lui en dépit de son crime, en dépit du sang couvrant ses mains.Le braconnier secoun la téte \u2014Cela ne se peut pas, «dit-il ; je fuierai, car je ne veux ni Nou- velle-Caledonie ni guillotine, mais je m'en irai seul.Je sais vivre dans les bois comme un loup : vous, ce n'est pas la même chose.On me suivrait à votre trace.Vous êtes vieille, souvent malade.\u2014Quand il ne me restera plus qu'à mourir, répliqua la vieille femme, tu m'abandonneras au cuin d'un fossé.\u2014Encore une fois, cela ne se peut pas.621 \u2014Aie pitié de moi, Mathieu, ne me laisse pas ici.Tu lus dit, je suis vieille, et les années de chagrin comptent double.C'est le coup de la mort que tu vas me donner à moi aussi.Je ne tiens uére & la vie, mais je veux que mon dernier regard se repose sur toi.e veux mourir en te bénissaut quand inéme, en te faisant jurer de revenir à Dieu, afin de me rejoindre là-haut.Mathieu secoua la tête.\u2014De même que je suis un maudit en ce monde, voyez-vous, je serai un damné dans l\u2019autre.Rien n\u2019y fera désormais.\u2018Tant que j'ai eu seulement sur les mains le sang des chevreuils, c'était Lien ; maintenant, j'ai tué.Contre moi, j'ai la loi, la force.Il ne faut pas de fernine dans mon chemin.Je fuierai d'une forêt À l\u2019autre, en bête traquée.Renoncez à l\u2019idée de me suivre.Vous me reverrez de temps en temps.Laissez votre porte ouverte les nuits, j'entrerai.Vous ne ine parlerez jamais de ce qui est passé.Je prendrai un pain, du linge, et je repartirai.Il faut que ce soit ainsi.Ce soir, je quitterai la maison.\u2014Où iras-tu ?\u2014Là-bas, fit-il, en étendant la main vers la colline.Mauleleine ferma à demi les volets, ot tout le reste du jour l'assassin et la mère douloureuse restèrent en face l'un de l'autre, silencieux la plupart du temps, ou s'efforçant de ne plus ramener l\u2019entretien sur le crime de la veille.Quand lu nuit fut venue, Mathieu serra sa mère dans ses bras nvec un emportement de tendresse farouche \u2014Pauvre femme ! dit-il, vous méritiez un autre fils que moi.\u2014Oh ! si tu voulais te repentir, dit-elle.\u2014Trop tard ! trop tard Il franchit le seuil, repoussa ln porte, et le bruit de ses pas se perdit dans l'éloignement, Il marcha durant toute la nuit.Pas un détour de la forêt qui ne lui fût familier.Son fusil à l\u2019épaule, car il était résolu à se «léfendre.il se dirigea «lu côté où le bois avait été mis en exploitation.Sous les amas de fagots, il s'était plus d\u2019une fois ménagé des cachettes ; les piles de bois à brûler, si régulières en apparence, avaient pour lui des retraites mystérieuses.Personne ne le chercherait là.Pendant deux ou trois jours, la gendarmerie battrait le pays dans l'espoir de le capturer ; puis, en présence de l\u2019inutilité des recherches, le zèle se refroidirait.Un nouveau crime occuperait le parquet et les gendarmes ; on croirait d'ailleurs Loup-Cervier si loin qu'on ne se mettrait plus en «quête de lui dans les environs.Il pouvait être deux heures du matin quand le braconnier arriva sur le lieu de l\u2019exploitation.La lune répandait sur la clairière une clarté intense.Dans le ciel d'un bleu profond, les étoiles scintillaient.Tout était silence et grandeur dans la nature.Ce froid paysage n\u2019était pas même sans grâce.Loup-Cervier marcha droit à un amas de fagots, en fit rouler deux, ce glissa à plat-ventre par l'ouverture qu'ils démasquèrent, puis, une fois entré dans sa cachette, il redressa les fagots, et l'œil même d'un agent de police n\u2019eft rien deviné.En dépit du crime commis, des poursuites dont il était l\u2019objet, de In douleur dans laquelle il laissait sa nière, le bruconnier s'endormit.Il fut réveillé par des grommellements furieux.Certes, Mathieu connaissait le bramement des cerfs, les hurlements des loups, les farouches grugnements des sangliers, mais les cris qu'ils entendait en ce moment n'appartenaient à aucune bête familière aux bois qu'il fouillait jour et nuit.Mathieu ne connaissait pas la crainte, il rampa vers l'entrée de sa cachette et vit alors, sous le hangar agreste élevé par les Lücherons, les deux ours Kosko et Kaber, armés chacun d\u2019un bâton, exécuter un gigantesque moulinet.Moreno, l'œil animé, un fouet à la muin, dirigeait leurs exercices.Le petit bohême n'avait de plus grande joie que cette répétition du matin.Il pouvait alors commander, exercer ses forces, lutter avec des êtres terribles, qu\u2019il trouvait moyen d'assouplir.Et Raski, tier de son tils, applaudissait à son courage, et, pour Pen récompenser, lui faisait verser une rasade d'enau-de-vie égale à celle des vieux romanichels.Dans l'angle du hangar, Mathia, assise à terre, son enfant sur les genoux, semblait attenilre, pour l'aspirer, le dernier souffle de la faible créature.Voïna.ln Tzigane, était partic pour la maraude, ainsi que lés deux autres romanichels Germos et Vanik.Pendant quelques minutes, le braconnier étudia le tableau que présentait le campement ; puis, songeunt que l'heure de se montrer n'était pas venue, il se recoucha.Seuletuent il ne dormit plus, et à travers l\u2019écartenient des fagots il surveilla ce qui se passait.Les ours, leur lecon terminée, reprirent place à côté de Mathia : le chef saisit une sorte de flûte et joua un air bizarre que Moreno accompagna du tambourin.Ces divers exercices finis, la troupe des bohêmes parut atten-lre avec impatience le retour des maraudeurs.RAOUL DE NAVERY A suivre LE CADET DE LA VERENDRYE OU LE TRESOR DES MONTAGNES DE AOGHES (Épisode d'un voyage à la découverte de lu mer de l'Ouceat, en 1750-51-58) VGA DÉDIÉ A M.BENJAMIN SULTE (Suite) Nous avons dit que les Assinibouëls en traversant la rivière en face du fort avaient détuché quelques uns des leurs sur la piste encore fraiche de Pierre.Cette meute suivait Brossard, adopté par cette tribu de peaux- cuivrées.Le drôle s'était dit, en apercevant les traces des trois ru- quetteurs, que M.de la Vérendrye ou M.de Noyelles, voire les deux, avaient dil passer par là, se rendant à la fameuse cachette mentionnée dans les papiers de l\u2019amulette.Il n'avait pus tardé à se Noyelles et ses aides.Il les laissa continuer leur marche, voulant découvrir leur secret.Lorsqu'ils pénétrèrent dans la grotte il se dit qu'enfin il les tenait ! C'est lui qui envoya deux balles, l\u2019une au Renard, l'autre dans la porte, le soir, au moment du repas des hommes qu\u2019il traquai* ; et cest lui encore qui fit un brasier immense à l'entrée de la grotte pour ns- phyxier ceux qu'il y savait enfermés.Mais ses desseins ne devaient aboutir à rien.Un matin, le cinquième depuis qu'il poursuivait Pierre, il vit à I'est un panache de vapeur épaisse halayé par la brise trés fraiche (ui soufflait de l'ouest.Ne comprenant pas exactement ce que cela signi- finit, mais ayant un vague pressentiment que ln grotte recélait une issue autre que l'entrée surveillée par ses Assinibouëls, et que ln fumée avait suivi cette voie, il voulut s'assurer du fait par lui-même.Il rassembla quelques hommes et s'élunça vers l'endroit d'où la fumée sortait encore, à l\u2019autre bout de la Pipe.Comme il s'arrêtait à la petite sapinière décrite sur la seconde carte du l'amulette, il aperçut une chose étrange qu\u2019il reconnut bien- tot.rapprocher et à reconnaître M.de Poussant un cri de rage, il redoubla de vitesse, mais il était écrit qu'il serait en retard.Un grand traîneau, muni de trois patins, deux à l\u2019avant et le dernier en arrière, formant gouvernail, venait «le sortir de la coulée, tiré par Pierre et ses aides.° ; | Ce traineau singulier avait un mât dont la voile\u2014une voile car- rée\u2014était composée «les couvertures de laine apportées par monsieur de Noyelles pour se garantir du froid, le soir.Cette voile mesurait dix pieds de large par douze de hauteur.Aussitôt hors de le coulée, les trois hommes prirent place sur le traîneau, Pierre à la barre et le Renard et son frère sur le gaillard d'avant, c'est-à-dire chacun sur un patin.En entendant le cri de Brossard, les gens du voilier à patin tournèrent la tête ct reconnurent le misérable qui voulait leur vie ct leur or.La voile s'enfla, et le traineau s\u2019ébranla.Brossard et ses hommes arrivaient.\u2014Dieu nous soit en aide | murmura de Noyelles.Et il tit le signe de la croix.Mais le vent augmenta et Pierre cut la satisfaction de voir sun travail couronné de succès ; le traineau, maintenant bien enlevé, glissait sur la surface durcie de la neige, comme un oiseau qui rase lu cime les vagues.Chaque instant voyait sa vitesse s'accroitre jusqu'à son plus haut degré.Les deux Yhatchéilinis se tenaient solidement cramponnés à leur poste, probablement un peu effrayés de cette allure rapide qu'ils n\u2019avaient jamais éprouvée auparavant.Pierre calme et souriant gouvernait bien.Ils étaient sauvés ! .Il va sans dire que l'or qu\u2019ils allaient chercher n'avait pas été abandonné à là Pipe.No 12 FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ XVI MADEMOISELLE D'AMPURIAS Le retour de Pierre au fort, dans son étrange traineau, avait fait sensation parmi la garnison, et fourni matière à maints contes de In part des vieux braves qui formaient l'effectif de Joseph.Le Renard et l\u2019Ecureuil apprirent avec une vive douleur le massacre de leurs parents et amis.Leur sœur qui servait Mlle d'Ampurias avait aussi échappé au drame sanglant Les deux frères aimaient beaucoup les visages-pâles et demandèrent l'autorisation de toujours demeurer avec eux : Joseph la leur accorda volontiers.L'hiver déjà avancé à cette époque\u2014l'on était au mois de février \u2014s'écouln sans que d\u2019autres sauvages se mnontrassent de loin ou de près aux hôtes du poste français.| Le printemps renaissait, ct Joseph songea à revoir M.de Niverville.Il mit ses embarcations d\u2019écorce de bouleau en bon état, préparn tout pour son départ, et, dès qu'il jugea ln rivière navigable, il embarqua.La rivière, grossie par les eaux du printemps, coulait plus rapide, et les voyageurs éprouverent moins de fatigues pour le retour qu'à leur venue en 1751.Leurs canots filaient comme «es flèches sur le cours d\u2019eau.Un jour.de Noyelles disait à son ami : \u2014Si nous posions un mât et une corde à chaque esquif, ne pour rions-nous pas accélérer sensiblement notre vitesse ?La proposition fut mise en pratique et, en effet, donna une al lure plus grande aux légères barques.Les voyageurs n'atterrissaient que le soir, pour prendre un peu de repos.Pierre et Joseph avnient bien hâte d'arriver à bon port, pour deux rnisons : Ils avaient à bord une charge précieuse en la personne de la belle Espagnole.et de la richesse extraite du flane de la montagne la Pipe.Pour rompre la monotonie de la route et créer une diversion dans leurs entretiens, dona Maria décida de faire, à Joseph et à Pierre, le récit des terribles épreuves qu\u2019elle avait traversées.Ce fut d\u2019une voix émue qu\u2019elle commença, une après-midi de mai, l'histoire que nous allons esquisser.* Mon père, dit-elle, avait nom le vicomte d'Ampurias et possé duit la château et les terres dépendant de ce titre.Ce domaine est situé au nord-est de l\u2019Espagne, près de la frontière française.\u201c Nous demeurions à une lieue et demie du rivage de la mer .c'est ce qui explique peut-être l'amour que mon père avait depuis son enfance pour la vie de marin.\u201c Jeune homme, il entrait dans la marine royale.C'était réelle ment la vie qui lui convenait, s\u2019il faut en juger par les promotion- brillantes qu\u2019il reçut à In suite d'engagements, de batailles ou de com bats navals.\u201c Or, un matin\u2014mon père avait alors trente ans, je crois, \u2014il reve nait d\u2019Iviza, en l'ile du même nom, ct croisait sur les côtes de la pro vince d\u2019Alicante, lorsqu\u2019il vit à l'horizon une voile fuyant ; il la re connut à l\u2019aide de sa lunette pour un corsaire algérien.Ce gaillar.lui semblait s'esquiver après avoir fait un mauvais coup et mon pèr entra aussitôt en chasse.Quoique le bandit arabe eût un fin voilier ln frégate Le Murcia,commandée par le vicomte, marchait bien auss ct ne tarda pas à montrer sa supériorité sur l'ennemi, qui fut rojoin' et forcé d'accepter le combat.La victoire, après une lutte opiniâtr se décida en faveur «les couleurs espagnoles.En visitant la prise qu\u2019il venait de faire, mon père eut le bonheur de rendre la liberté à plusieurs de ses compatriotes ; entr'autres, à la belle et riche senorita de Villajoyosa, faite captive, la nuit précédente en son castel sur le bord de In mer, à l\u2019embouchure de la Seco, dans lu province d\u2019Alicante.\u201c Que vous dirai-je de plus, senors ?\u201c Le vicomte rima ct épousa cette jeune personne qui devint mu mère.\u201cMlle de Villajoyosa était orpheline et relevait de tutelle.Pour féter sa majorité, elle avait convié à son château, les seigneurs et les belles Espagnoles des entours C'est sur ces entrefnites que les pirates redoutables d'Alger descendirent sur ce point du littoral.Ils n\u2019eurent pas tout à fait beau jeu, quoiqu'ils dussent sortir vainqueurs de cette affaire.Nos gentilshommes s'apprêtant à s'amuser ne portaient à leurs côtés que des épées de parade, et furent obligés de plier sous le choc d'un ennemi supérieur en nombre.Les Arabes firent alors une riche moisson ; mais leur triomphe devait être éphémère.Réois Roy.La fin au prochain numéro BON A SAVOIR Le remède le plus efficace pour toutes les affections des voies respiratoires est le Breume Khumal qui quérit tous ceux qui en font usage.\u2014\u2014\u2018> CHOSES ET AUTRES La récolte de moutarde de l'anuée eu Californie est de 16,(KH),000 de livres.L'Australie compte dans 5es statuts une loi contre l'imnagration des ludeus, den Chinois et des Japonais.Cette mémo loi impose une taxe de BK) sur les étrangers noirs.Eu 1856, il y avait 42 journaux dans le Bas-Canada, dont 13 en langue française st 29 en langue angluise.Aujour- d\u2019hui.Ia province de Québec compte environ 150 journaux dont les trois quarts sont français.(\"EST MERVEILLEUX Les affections de la gorge et des poumons sont toujours douloureuses.On s'affranchit de ses souffrances en prenant du Baume Rhine ; Veftet est merveilleux.On parle souvent des \u2018sept _merveilles du monde si renoumées dans l'antiquité : en voici Ia nomenclature 1.Les murailles et les jardins de Buby- lone.2.Les pyramides d'Egypte.4.Le share d'Alexandrie, tout en marbre.4.a statue de Jupiter Clympien, de plus de 60 pieds de haut.en or et ivoire, chef-d'«uvre du fameux Phidias.5.Le colosse de Rhodes, statue d'airain de 70 coudées, représentant Apollon, ou le soleil éclairant le monde.6.Le tomple de Dinne, à Ephèse, bralé par Fron trate.7.Le tombeuu éleve par Artémise en l'honneur de Mausole, sen époux à Halicarnasse.LA CONSOMPTION GUERTE Un vieux médecin retiré, ayant reçu d'un missionnaire des Indes Orientales la formule d'un remède siuple et végétal pour la guérison rapide et permanente de la Consomption, la Bronchite.le Catarrhe, l'Asthme et toutes les Atfec tious des Poumons et de ln Gorge, et qui guérit radicalement la Débilite Nerveuse et toutes les Maladies Nerveuses ; après avoir éprouvé ses remarquables effets curatifs dans des wi'liers de cas.trouve que c'est son devoir de le faire conuaitre aux malades.Poussé par le désir de soulager les souffrances de s\u2019hu- imanité j'euverrai gratis à ceux qui le désirent, cette recette en Allemand, Français ou Anglais, Avoc instructions pour la préparer et l\u2019employer.Envoyer mr la poste un timbre et votre adresse.entionner ce journal.- W.A.Noves, 820, Powers\u2019 Block, Rochester, N.-Y.VOUS RÉUSSIREZ Vous guérirez le rhume le plus opinià- tre en faisant usage du HBaime Rhine, [! soulage immédistement et guérit rapi dement.Dans toutes les pharmacies.dat Revue des Revues du ler jan vier, contient : Commerçants et guerriers (la civilisation bourgeoise), professeur G.Ferrero.L'art applique à l'in dustrie (la renaissance de la Céramique italienne) (6 gravures), comte L.de Nor- vina.\u2014 Armées de femmes sous In révolution, Paul d'Estrée.Souvenirs d'un marchand de tableaux (dessins et texte inédits de Jules Breton, Gérômo, Mois sonnier, E.Detaille, Rosa Bonheur, ete.) (10 gravures).\u2014 Grandeur et décadence d'une république russo-chinoise, Jeun Finot.-\u2014Jouets exotiques (1 gravures).L'Amérique et la folie des maisons monstres (3 gravures).- Trois poésies d'Uh- land : La rencontre ; La couronne sub mergée ; Sonnet final, Marc Legrand.La vie intime du Sultan, Déran Kélé- rian.\u2014 Analyse des Revues françaises, anglaise et américaines.\u2014Revue des livres.\u2014 Tribune de la Revue des Revues.\u2014Dernières inventions et découvertes, (1 gravure).\u2014 Caricatures politiques (10 gravures).\u2014 Bureau : 32, rue de Ver- | LE MONDE ILLUSTRE | UN SPÉCIFIQUE Pour La Grippe, les Rhumes, la Toux ET LES AFFECTIONS DES POUMONS, Le Pectoral-Gerise d' Ayer \u201c1Ey a deux aus, j'uvais lu grippe qui me laissa Une toux ne me donnant de repos ui jour ni nuit, Le médecin de mu famille me soigna, changeant les remèdes aussitôt qu'il trouva qu'il ne n'avait apporté au- eun soulagement, mais en dépit de ses ordounances, je ne me trouvai pas mieux, A ating mon mari avant lu, un jour, qu\u2019un monsieur qui avait et la grippe avait été guéri en prenant dun Pectoral-Cerise d'Aver, se proeura une bouteille de cette médecine, et avant que j'en eusse pris la moitié, j'étais guérie.J'ai trouvé dans le Pectoral nn spécitique supérieur pour les rhumes, la toux et les affections des hronches,\u201d EsiLy Woop, North St, Elkton, Md.Le Pectoral-Cerise d\u2019'AYER Les plus hantes Récompenses à l\u2019'Exposition de Chicago.1rritat* de Poitrine, Influenza, Douleurs Rhumatismes, Blessures, Plaies Topique cx0el.coutre CORS, ŒILS-de-PERDRIX.= 4 [., Pharmacie.J.EMILE VANNIER (Ancien élève de l'école Polytchnique INGENIEUR CIVIL, ARPENTEUR :07, RUE SAIMT -JACOUES \u2018* BATISSE IMIERIALE MONTRÉAI DENTIER GARANTI-51008 Dents posées sans palais.Obturation en or, platine.ciment, extraction sans douleur.A.E.VADEBONCEUR, L.C.D.Chirurgivu- Dentiste, 200 rue St-Hubert vERIR PRET de G do flow pov VEL SECRETS 1 OM 8 ANEMIL = ÉtILIT ERALL Ee L'APPÉ I IT BE \u2014 ÉPU ih ete.avec les F1 VHES PUISEM ENT ct L tonique 4 dépuratise a, TU constituantes air sie MALAVANT 19,7 det Deux-Ponis.RIS 1epositaire + gontréat: Ann nlncabve LE SEUL fournat lustre des Dames qui ublie environ Cent gravures ndites de Modes, Travaux de Mains, etc.par numéro est LA SAISON 30, Ruede Lille.Pars Un numero sptcimen enro, gratsitement, vous, CONVarn Qu'.J esl en mème temps te pide fiche en littérature Sainc ¢t iQ Qulleusr marché entre lous Buvez l'Eau du Recolle 623 Cette eau minérale, analysée par le Dr Baker Edwards, est recommandée comme prictés médicinales.On la boit av cien où à votre épicier.COMPAGNIE RECOLLET, 505 RUE a rivale de l'Apollinarisa et de la Johannia.propriétés et se vend à meilleur marché.Demandez [à à votre pharma- Echantillons fournis sur demande, par la D'EAU MINERALE DE LA SOURCE DU CRAIG, MONTREAL.eau de table et pour ses pro- ec le lait, les vins et liqueurs.C'est Elle possède les mêmes neuil, Paris.\u201cKorrect Shape\u201d Boot Shop.DEPARTEMENT DES DAMES.CELLU EPL LLL EPL LS f BLL LLL ELUDES E00.OF OU i Elles donnent le comfort, voyez-vous?., ., .Quoi de plus utile et agréable comme cadeau de l\u2019an, qu\u2019une paire de Bottines ou Soullers \u2018 Korract Shape.\u201d Nos chaussures sont uniques, de fabrication spéciale, de formes nouvelles raisonnées et quand on les a portées une fois, on n\u2019en veut plus d\u2019autres.Votre choix est énorme vieure.Nos prix de vente que des ch wussures élégantes et de confection supé- OUVERT LE SOIR DURANT LES FETES.FRENCH & SMITH, pué ST-JACQUES.§ et facile, car, nous n'avons frisent les prix de fabrication.Lr BA NE rE 235 ET 237 I lf II [I BIT À 8154 F AFF 5 FES SAS IIS FT SAIS ANS STI Aux Femmes Si vous êtes piles et faibles prenez les fameuses PILULES ROUGES DU Dr CODERRE.Le BEAU MAL ne résiste pas à l'ac- et aux Jeunes Filles Pales et Faibles mandées.tonitient et puri Prix : HOBIVBZ V.ROY & L-Z.GAUTHIER Architectes et évaluateurs 207, RUE SAINT - JACQUES, (Bâtisse Nordheimer) Victor Roy L.-#.GAUTHIER TELEPHONE : 2113 En vente dans toutes les bonnes pharmacies, Le VIN à rECTRAIToeFOIE:e MORUE FPRÉPARE PAR M.CHEVRIER Pharmacien de 1\" Classe, à f arte possede À is fois les principes actifs fe \"HUILE de FOIE de MORUE et ies propriérés thérapeutiques des prepa eatious sicuuliques.\u2014 [I est précieux pour les personnes dont l'estumac ne veut pas supporter les substances gras- «ws.Son effet, conme velui do HUILE de FOIE de MORUE, est souverain CONTRE : « SCROFULE, le RACHITISME, V'ANEMIE, la CHLOROSE, la BRONCHITE et toutes les MALADIES DE POITRINE.tion Dienfaisante de ces pilules recom- les Pilules Rouges du Dr Coderre, renforcisse nt, fient le systeme.Elles augmentent la matière colorante du sang donnent un benu teint et de la force.50 cents la boîte \u201cGE 6 boîtes pour $2 50 Expédiées partout.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE NORTH ADAMS MASS.\u201cLe Monde \u201d L'ORGANE DU PART: CONSERVATEUR Tid istrict de Montreal Le mieux renseigné su t ; 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