Le Monde illustré, 17 avril 1897, samedi 17 avril 1897
[" \u201c LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : : 13mB ANNÉE, No 676 \u2014SAMEDI, 17 AVRIL 1897 | ANNONCES: \u2018aan, F3.00_- .- NE mts.$1.00 eee es \u2014 La ligne, par insertion + - - - - l0emly ) Quatre muis, 81.01), payatie d'avance | BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - » - - Bent Vrndu dans hs dépôts sores vue Livia nL 412, PLACE TACQUESSARTIER, MONTREAL, | Tarif spécial pour annonces à long terme ,- Lo.\u2014 ; Fit = Tapes 8 AN iREE LE REVD.P.LALANDE.S.J.es! M.LE CHANOINE DE MONTIGNY Statious du caréme au Gesu Stations du caréme a Notre-Dame rr 7 TT - | | I i I L'HON.M.FLYNN L'HON.M.MARCHAND Premier de la Province de Québec Chef de l'Opposition à Québec 802 \u2014e rem eee LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.17 AVRIL 1897 SOMMAIRE Entre nous, pur LL.Lodieu.Les hovreurs La semaine sainte, pur NX.Poé Paques fleuries, par Texte d'Arménie.sie : Päques, par Myosotis.H.Datis.Biographie : M.le chanoine de Mon- tigny, par F, Picard © Le RP.Louis Lalande NJ M.FN.Moisan.Nos gravures.Conti \u201conce, par Aimée Patrie.- La watson où je suis né, par.Moisan.Fausse modestie, par Odérie.Nouveau médecin.Au Maroc, par F.Picard.La nude.Théâtres.Jardin des enfants Simples conseils, par A.Peom.Le bâton de l'aveugle, pur A, Doom.La plus heureuse petite tille (avec gravure), FF.Po Jeux et amusements.\u2014Choses et autres.Feuilletons : La veuve du garde, par R.de Navery ; Un drame au Labrador, pat le Dr Fugène Dick.CuavURES, \u2014Portraits : M.le chanoine de Montigny, prédicateur du carème à Notre-Dame : Le RP.Lalande, SJ.predicateur du carème au Gesû : L'hon.M.Flynn, Premier de lu Province de Québec ; L'hon, M.Marchand, Chef de l'Oppiosi- tion à Québec M.Faucher de Saint-Maurice.La Semaine Sainte : Le Chemin de la Croix.Les cwufs de Pâques.Les inondations en France.Gravure du feuilleton.Billard.Deviuette.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRE réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nomlre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, 83, 84, 85, S10, S15, 825 et 830, Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoNpE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le méme pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaqu= mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.I Nous ne reverrens jamais plus Faucher Je Saint Maurice.l\u2019auvre ami J'aurais voulu vous parler longuement de lui, vous frire apprécier tout ce qu\u2019il y avait de hon et de bien dans cet excellent homme, dont vous connaissez les écrits attrayants et remplis d'intérêt, mais la tâche est au-dessus de mes forces, et je ne puis que vous donuer quelques notes, quelques aperçus du caractère de l'ami, qui ne laisse pas un ennemi.Vous connaissez sw biographie soldat, député, écrivain, employé du service civil, il a toujours rempli la tâche au'il avait acceptée, avec honneur, probité et méme avec gloire ; une gloire twodeste, mais reconnue par tous les honnêtes gens.*,* Doué d\u2019une constitution qui semblait être de fer, Faucher, l'ainé de la famille, avait vu tomber autour de lui quatre frères et trois sceurs, et ces morts DE ILLUSTRE LE MON sticcessites AVaient lnixsé dans son cœur une empreinte profonde de tristesse et de mélancolie.IL parlait souvent der chers disparus, de son frère Jules surtout, dont vous vous souvenez, et qui, lu veille de se mort, alla lui-même commander et payer son service et son cercuell, après quoi il ne rendit au restaurant Laforce, où il offrit un verre de champague à ses anis, qu'il quitte, en leur disant adieu pour tou- Jours.I savait qu'il n'en avait plus que pour quelques heures, et, eu effet, le lendemain, it rendait le dernier soupir, Depuis quelques annéos, la santé de Faucher s'était véritablement altérée, mais il on plaisantait et disait, avec son bon sourire à ceux qui lui demandaient com- went il se portait : Pas trop mal.J'ai, parait-il, une douzaine de ma- Iaties mortelles, mais, grâce à Dieu, elles se combattent si bien, pour savoir qui l'emportera, que je crois en avoir encore pour longtetips.L'an dernier, copendant, pendant l'hiver, son état devint plus grave, si grave même, qu'il demanda à recevoir l'extrème-onction.C'est ce jour-là même que nous allèmes le voir, deux heures plus tard, et alors que nous croyions trouver un agonisant, nous filmes tout surpris d'être en présence du bon Faucher, cherchant à nous égayer nous-mêmes, H uous raconta la visite du RP.Desy, qui loi avait administré les derniers sacrements, et ajouta 4vec une expression de figure très fine Je crois que cette petite operation ma fut du hien : je me sens mieux.Et cela était si vrai que, le renouveau arrivé, il sortit pour jouir des premiers rayons de soleil du printemps et voir les bourgeons éclore.ll continuait à se soigner, avait adopté un régime sévère, et bientôt les couleurs et les forces commencèrent à lui revenir.T5} - Deux mois a Notre-Dame du Portage, disait- il, et je serai fort comme à vingt ans.L'espérance, qui ne l'avait jamais quitté, prenut en lui de nouvelles formes, et se manifestait par des projets sans nombre.Il parlait souvent d'aller à Paris en 1900, plus tard en Algérie, puis retourner au Mexique, ete, ete.Eola thinks each man nortat, but homoctr * Mais cette villégiature, sur la rive du Naint- Laurent.fut empêchée par une nouvelle catastrophe.Dans les premiers jours de juillet, au temps fixé pour le départ, lu mort posa sa main glacée sur le frout de la compagne aimée du convalescent : Mme Faucher mourut le 3 juillet, après une maladie parais- xant légère au début, mais qui prit tout à coup un caractere de gravité imprévue.Ce nouveau coup affects la santé de Faucher.1] Diss un triste été, puis un hiver plus sombre encore, car le mal dont il souffrait repassait de temps a autre et ce n'est pas sans un grand serrement de cœur que Je l'entendis répondre, un jour, à quelqu'un qui lui demandait s'il serait candidat à Bellechasse, comme il en avait plusieurs fois exprimé l'intention : -Nen, je ne suis plus que candidat au cimeticre.Je compris, ce jour-là, qu'il ne fallait plus lui appliquer le vers de Young, que J'ai cité plus haut.Il était frappé et le mal empirait.À partir de ce moment, nous le vimes de plus en plus silencieux, indifférent à tout et ne desserrant les \u2018lents que pour exprimer une iaée triste, une idée de l'au delà qu'il pressentait.Dimanche, 28 mars, il alla coumiunier à la chapelle des Jésuites et, l'après-midi, rendre à son ami Paul de Cazes, sa visite hebdomadaire, puis il rentra chez lui, pour n'en sortir qu'entre quatre planches ! Dieu qu\u2019il avait tant nimé lui à épargné les duuleurs d'une longue agunie.Il s\u2019est doucement étoint sans souffrances.*+* Un des intimes de Faucher, Hubert Larue, a écrit, il y a dix-huit ane, le portrait de son ami, et comme il est inédit, je le publie in extenao : FAUCHER DE SAINT-MAURICE Taille, 5 pieds, # pouces ; mesure autour de pu trine, 40 pouces.Tempérament composé n.va bilieux.- Race blanche.\u2014 tas, 45 ans, p on moins, D'hypertrophie, de dégénérescence, d'inttane nu, de fluxion, d'indigestion, pas.Sujet de que x classe pour une assurance sur la vie.Port d'un due ; maintion d'un maréchal de 1 \u2018, ou d'Espagne ; pose d'un général de brigade d'un tambour-major.Neal, cette hone est toujours sérieux et Kérieux come un notaire en voie d'iustran ' grave comme un débiteur qui descend Ia cot \u2018 basse ville, et se dirige vers la banque National.y rencoutrer un billet.échu la veille.Qu'un ami vienne à sa rencontre, ot, incot, ; cette excellente pâte de tigure d'honnète hon .d'homme honuête, sw déride.Un sourire nait .levres ; ce sourire devient tnentôt au france rire.irradie aux yeux, au front, à toute lu physic Parvenu à ce degré de paroxysime, Faucher vou à lu tète une de ces bonnes et gauloises hétise les gens qui ont infiniment d'esprit ont seuls le Vous ripostez : une répartie de Faucher ren la vôtre en chemin ; vous ne répliquez plus, « CAUSE : Vous perdriez à ce jeu et votre grec et latin, Sur ce terrain dangereux, Faucher peut nu déroute tout un Jataillon des sujets des 1 France et de Navarre.Dans la conversation intime, Faucher tante dote comme un spadassin wanie la dague of Les pointes, les contre-pointes se succèdent av dité et portent si juste, qu'à chaque instant dites : * Touché * \" Toutefois.chose rare dans l'espace de ciny tes, il peut mettre, i trois sauces différentes, la liistoriette.Ce sera bien la même chose, munis, n.de génie, chose toute différente.Apres être allé guerroyer au Mexique.à son au Cauada, Faucher à échangé l'épée contre la ; autre épée.Historien.romancier, chroniqueur, il a ét cela, et, en tout cela, il a été maitre.Nes cert teront, Nou œuvre capitale intitulée : De Quebec cu M- est l'Instoire lu plus complète et la plus intére- qui ait écrite sur ln campagne malhearcu Mexique.Ou lui a reproché de manquer de correction _ tusticale, mais il 4 tant de verve et d'élan, qu'on ; aisément là dessus.Au reste, à nous tous, pauvres écrivains Cane: français, le mème reproche peut-être fait, et raison.Si, au moins, mons avions des lecteurs Cela n'empêche pas que Faucher sers toupou des premiers entre tous, promus inter pares, La postérité, avec laquelle 1 n'a encore eu déméler, lui érigers peut-être un humble mon.funèbre, dans humble paroisse de Beaumont.est né.Si jamais je passe par la, jlirai mom devant son monument.Si le mien est érive ava: sien, à Saint-Jean, île d'Orléans, il ue sera pas, suis sûr, en reste de courtoisie.Joublinis une chose : Fauchet eat archéologus és-qualité, vient d'ajouter un nouveau fleuron a qui ornsient déjà sa couronne.Il V A 8IX tiet faisait la découverte des ossements du frère Licze I n'a qu\u2019un défaut, qu'il à contracté depuis mois.I joue aux quilles dans ln côte du Palais.plus grand défaut encore, il re fait battre parle con général d'Espagne, nu grand détriment de Monn du drapeau Canadien-français.Amen.te Hu pert Lagos Ce portrait n'est pas un chef-d'œuvre, assuréni mais il ressort de cette simple pochade, brossee 1880, trois points tout à l'avantage de celui qui en « le sujet ; non esprit, la bonté et la passion de l'étur qui étaient vraiment les caractéristiques de Fauche *+* De esprit, il ou avait à revendre, et c'était « l'esprit de bon aloi, naturel, prompt, rapide, just: solide, étincelant et délicat.Et, du reste, commet: n'en aurait-il pas eu, lui si profondément français de cœur, puisque l'esprit est une qualité éminemmet- française.I aimait la Franco avec passion et quand tant de gens n'aiment d'elle les uns, que son passé, les autn que le présent, lui la chérissait tout entière, ancien et moderne ; aussi s'explique-t-on facilement l'enthou siasme patriotique de ses vingt ans qui le poussa.d'une manière irrésistible, à aller faire le coup de feu au Mexique, sous son drapeau bien-aimé. see oe \u2014\u2014\u2014 = \u2014\u2014\u2014 a \u2014\u2014 - LUSTER LE MONDE ILLUST Les vingt mois qu'il avait passés dans l'ancien pays des Aztèques occupaient une si grande place dans sa vie, que le souvenir de cette campagne lui etait tou surs présent, et je crois bien ne pus vangérer en disant (il t'a pas vécu depuis, un seul jour, sans en parler.sut rires L'Annuaire militaire et l'Annuaire de la \u201ctaient toujours chez lui, sur sa table, à portée de la main, ear ib en avait besoin à chaque instant, pour -Uivre «aus leur carrière les otticiers qu'il avait annus et dont il retrouvait les noms dans les jour: naux, lors d'une campagne quelcongus Tunisie, Ton.hin, Dahomey, Madagasenr, ou d'une évolution des vadre.Mais, ses grairds jours de boukeur, étaient ceux qu'il allait passer à bord des frégates françaises qui vetusient mouiller dans les eaux du Saint-Laurent.A peine était-il arrivé à la coupée, que dix mains lui étaient tendues.ll était chez lui, et, après avoir posé ses lèvres sur le drapeau, salué l'amiral, le con mandant et les officiers, on le voyait tirer d'une de ses nombreuses poches de pardessus et Dieu sait tout ce qu\u2019elles conteuaient de paperasses ! et présenter à l'amiral.les Tablettes des deux Charentes, journal de la marine, qu'il recevait régulièrement, ce qui lui permettait do donner aux arrivants des nouvelles toutes fraiches du ministère.Et alors, commençaient les longues causeries, los récita toujours intéressants.où il parlait guerre, naufrage, manœuvres, abordages, comme un vieux marin.Oh! les bons moments qu'il pussait à bord \" *,* Il aimait la France, et cependant, tous les jours en rapport avec des Anglais, il savait n'en froisser aucun, et tous l'aimaient.Douce d'un talent superieur, il pouvait dire bien des vérités sans blesser personne.car il trouvait bientot, dans son cœur, de ces mats gai renruent une et font vibrer une corde sensible.Cela est si vrai que, la veille de ses funérailles, j'ai vu déposée sur su hière une carte, portant reçu d'une certaine somine, pour messes, dernier howmmage d ani tic donne par un Anglais, protestant et franc-magon © N'en est-ce pas assez pour prouver combien il eta sympathique et en quelle estime le tenaient même des honnues dont les croyances étaient diamétralement opposées aux siennes / Sa dernière volonté à été pieusement reuplie, et c'est enveloppe dans les plis du drapeau français, qu'il a été dépose dans la tombe.*,* Faucher était bon, fonciereurent bon, et jamnais, an grand jamais, on ne lui a entendu parler mal de qui que ce soit : quand tout le monde autour de lui s'ingénidit à flétrir un misérable.qui avait forfait à l'honneur, ou encouru une peine infamante, Faucher trouvait toujours un mot pour rappeler les autres à des sentiments plus charitahbles et chercher à pallier la faute reprochée.Comment faisait il 7 comme sv prenait-il / Je ne sais, je ne me souviens pas, mis ce qu'il disait était juste et hon, et l'on devenait plus indulgent, meilleur, après l'avoir entendu.Ce qui le prouve bien, \u2018est que même en politique cette atroce politique mesquine qui atrophie les cœurs dans notre pauvre pays -Faucher ne s'est pas fait un seul ennemi.Bien plus, la lutte tinie, il était presque de règle qu'il dinât avec son adversaire, par 803 suite d'une eutente préalable, et le vainou devait payer les triuis du repas.L'honorable Charles Turgeon et autres, le savent bien et le disent avec plaisir.Laugelier, M.*4* Parleras-je de l'homme de lettres, de l'écrivam sympathique, délicat et patriote, dont vous avez lu les pages émiutes, pleines de cœur et d'esprit / La postérité le jugers, et l'appréciers mieux que nous, ais, pour nous, le souvenir de l'homme resters connue celui d'une personralité étrange et unique.la existé an Faucher de Saint-Maurice, nous n'en aurons javais d'autre.*,* et, pour teruduer ces appréciations du carac- tere de Faucher, Je crois ne pouvoir mieux faire que de citer les lignes suivantes de son testament\u201d: Au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit.Ainsi soit-il, Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine.Je crois, j'espere et anne © voila les premiers mots que tua ntere à bien voulu t'enseigner dans cette belle langue française, qui est la maitresse de toutes les langues.Dieu, qui sait approuver toutes choses, mme pardonnera-t-il mes fautes, par l'entremise de mes saints patrons, Narcisse, Henri, Edouard ?Mon âme est à lui ; puisse-t elle lui revenir telle qu'il à voutu la créer.Je demande pardon à tous ceux que jai pu otfenser dans ma vie militaire, dans wma vie d'hommes de let tres, de journaliste, de député, Je pardonne à ceux qui t'ont aflensé.\\h' pardonner, toi la bonté mème ?mon bon Faucher, Hue pouvolis Hous avoir a te CU 7, crie = - , __ \u2014 + - te LES HORREURS D'ARMÉNIE Un prince russe, qui vient de traverser l'Arménie et s'est arreté tunit jours « Constantinople, raconte les atrocités connulses par les Tures, lors des massacres \\riméniens.Rien, a-t-il dit.ne peat donner une idee des scenes abominables, des monstrueux carnages auxquels on assiste.Plus de trente mille enfants.garçons et fl- lettes, ont Cté assoinmiés où égorges, De-ci, de-là, des têtes, de petites mains, jetees sur le sol, des caillots de sang partout, des ruines encore fumantes ou des pans de murs noireis par la fumée.Une itnpression d'horreur vous saisit au passage, vous possede et vous poursuit.lei, un Arménien à cté lie sur un escabeau, les mains derriere le dos.Ses trois petits enfants, atfolés d'épouvante, poussant des cris de terreur, ont eu la téte tranchée sver lee racisse de leur pires Le geuou sur lequel ils avaient coutume de s'asseoir pour jouer leur servait de billut.Ft quand le supplice fut achevé, un des sujets d'Abdul-Ulnnid coupa d'un coup de sabre les deux mains du pere qu'étouffiient les larmes et les agitant joyeusement en l'air, al eriat + Pied de cochon à vendre Dans la plupart des vilayets, les musulmans out euterre dehout des jeunes filles vivantes de quinze a vingt aus.La téte seule éniergeait, et sur cette tête ils renversaient une du ces corheilles en osier tressé dans lesquelles se porte le pain : ils y enfermaient des guèpes et des rats, puis enfonçaient la corheille daus la terre de façon que les rats ne pussent la ren verser.Pouvez-vous, mieres de faunille, entendre sans fré mir le récit de ces autres horreurs, commises à l'instigation du Sultan, si pas ordonnées par lui, ce tigre de gouttaut de sang si bien nommé : l'honnne rouge / Les soldats prennent de petits enfants qu'ils mettent dans les bras de leurs mères : ils font asseoir velles ci, et, d'un coup de sabre, abattent la tête de l'enfant sur le sein maternel |.Si plusieurs petits enfants se suivent, ils répétent cette barbarie.jusqu'i ce qu'ils tuent la mere elle- mênie, après des crities sais noms |.Nous avons rapporté ces derniers faits déjà, dans d'autres journaux du Canada. 804 LE MONDE ILLUSTRE Inondations de la Loire (Ouest de la France) : Fuite des habitants d'un village LA SEMAINE SAINTE C'est pendant les jours de cette senvauv que les mystères les plus ausustes de notre sainte Religion nous sont représentés par les touchantes cérémonies auxquelles l'Eglise nous convie.La contemplation de l'amour infini de Jésus-Christ pour l'humanité de yradée par le péché originel, le déclarant spectacle des souffrances d\u2019un Dieu : voilà les grands tiovens dont l'Eglise se sert pour préparer ses enfants à l'accom plissement du plus saint des devoirs : du devoir pascal Le premier jour de cette semaine, appelé de temps immeémoria] : Dimanche des Rameaux, nous repre sente Jésus accueilli à Jérusalem au milieu des transports de l'allégresse populaire.Triomphateur pacifique, il entre dans la grande cité où bientôt il necomplira son sanglant sacrifice.La bénédiction des rauenux et la procession nous rappellent le souvenir de l'immense cortège qui accompagna Jésus en chantaut ses lonanges et en exaltant sa gloire.Mais le règne de Jésus n'est pas de ce monde, une couronne périssable ne pew ceindre son front divin, il n'est venu à Jerusalem que pour souffrir : l'Eglise tous le rappelle eu nous donnant, dès ce jour, le récit de sa douloureuse Passion et de sa mart sur a Croix, JEU SAIN Ce grand jour tous rappelle l'institution de cet ad mirable Sacrement de l'Eucharistie, établi par le San veur, comme un gage éternel de sen nour.En ce jour mémorable à tant de titres, les tideles disciples du Christ accourent en foule dans les temples pour réparer par leurs adorations les injures cruelles que les Juifs firent à Notre Seigneur, et pour inpilorer le pardon de leurs propres offeuses.\\genouillés aux pieds du reposoir étineelaut de lumiere, où Jesus nous donne une audience solennelle, nous lui ténusiznous notre profonde reconnaissance, nous lai demandons de toucher les cœurs de ceux qui sont insensibles aux sanglants outrages dont il fut abreuvé.Nous adorons avec un profond respect le Ceucitié du Calvaire qui s'avance glorieusement sous un dais an milieu des chants de triomphe et des vuages parfumés de l'encens.Quelques instants après, tristes ct surpris, nous tous demandons : ** Où est done Jésus maintenant \u2018° Le saint Tabernacle est vide et le célébrant ne téchut plus le gensu au pied de l'humble trône où la Majesté Divine se plaisait à demeurer.Les cloches ne font plus entendre leurs voix argentines qui nous invitaient à venir rendre nos hommages au Roi des rois : les ne cords pieux de l'orgue ne retentissent plus sous les voûtes du temple ; tout est muet : un silence de niort a succédé au chant des cantiques.tout semble nous dive que Elise va célébrer ln memoire du jour le plus triste gu se devas sur le monde.VESNDIEE I SVEN Le soleil semble ne plus lancer ses vay ons obscures sur la cime du Calvaire, toute nuhibée du sans d'un Pica, sun cette eran, instrument d'ignonminie, où va cxpirer Panguste Victime, et le ehivetien, attristé par ve lacobre spectacle, se refute dans les bras de la vi sericorde céleste pour x puiser des consolations et des torces.Ce jour secoule lentement, et quand Vhor bone, le son marteau sinistre, antronce trois heures, Hous sentons me douleuriesrante envahir nos cœurs.Cest en ce jour que Jésus endura les soutfrances les plus atroces pour le rachat de nos atnes enchaînées dans le honteux esclavage du peche : c'est a cette Heure mien que la muort glaca les membres divin du Sauveur et que le grand sacrifice fut cousomine \u2018 l'Eglise, parce de ses ornements fancbres, pleure connue te tendre epouse, inconsolable de la perte de sotépoux.lncantique lagubre, sorti d'une bouche tremblatuite, se fat cutendre - répereute par l'écho du temple, ce cri doutoureux vec mentir au lon et semble rappeler des souffrances du Christ et ln cruauté de ses bourreaux.Co sont les accords dn Stat Mate, plainte qui venue les cons ec évagque dans les esprits le souveniv dé pc lointain de cot immense deuil, [1 nous semble assister au drate émonvant de l'agonie de Jesus al nas semble voir la mort planter son étendard vatuqueur dans Le plaie béatste de son divin cœur, sur ses membres itmnobiles, sur son front ensanclanté.Tout entiers it la contemplation de ce æeand mystere ous voyous les heures s'écouler avec une lenteur extreme senting les ourbres dela nuit envahissent la terre e[ vrennent Jeter un voile sur ce funebre tableau, SAMIDE svn Les augustes cérémonies de ce Jour nous rappellent de sublimes souvenirs.L'Eglise renouvelle le feu, sptrbole de la charité ani doit embraser nos cœurs.Klle nous exhorte au renouvellement des promesses de notre baptene of nous presse de briser les chaines du anende qui nous retiennent captifs.Elle nous rap petle aussi les cérémonies touchantes des premiers siveles, lorsqu'elle baptisait les néophytes qu\u2019elle avant prepares pendant année a cette grande action.Elle OUVrAIL aihsi à ses nouveaux enfants les portes du Crel et, d'esclaves de Satan qu'ils étaient, elle les rendait enfants de Dieu.Les prophéties nous parlent de la création, du déluge, de la dispersion du genre humain et d'autres époques mémorables.Enfin, nous attendous avec ampatience l'aurore du grand et beau Jour de Paques.3 \u2018 3 4 A 1PAQE bs La tristesse qui avait assombri nos cours we les cmouvantes solennités de la grande sema cs place tout a conp aux effusions d'une joie ind, mi ble.Le jour de Pâques se montre enfin et, ax sainte allégresse, nous répétens ces mots ALLELUEA DD ALLEL .sortant du tombeau, apparaît au milieu de + cour d'un chrétien ples et, apres avoir passe quarante Jours av s'élève vers les Cieux, entouré d'une multitude - célébrant sa victoire © Hosanna au plus © - cieux 7 Réjouissens-nous du glorieux triom porte sur la mort et sur Satan.\u2014\u2014 < pe \u201cil N 4 À N Nv La Sy À £3 [4 [! ft.; { B 7 7 pri Wy M 7 2.WY ys i if vo 8 a | À oh d v/ A > 4 Ci he A ji \" à Ww) ih if oy 4 N nu \\ | Qu | I ! Le ii A oy ; = [ivi if, A | | i T W if I I UR i \\ ; N=) Vg y AS J a AN I | [1 } pu) te / x 7 Ÿ / > A ASS 2 i ' EN x 3 , ee f dbl A TY M 74 5 | Ni A À S = pra, 1] 2 | S = a \\ f RN AY Pi J : 7) 7 À / A 1 gi! Z y dks i Qi RA If ] i We! È À À 1 Z gif pr ZE i A 7! il A k i \" LOR wil Zz xX 8 | Il PED & Eu i: 7 RY ji / di WN i | A a CL À \\ Ÿ i) A i 7 GDS i Ug ©, N a Ce ny A ail Ja, hal A ds Qi | 1) EL he = 2, Va | VAR i Zz 5 Re x J) EM I rd \\Y ~~ Ha i a UM il 1) it a NY A eq 0 a 7 | 4) 4 CN Ih iy fs Ÿ + a = 2% À \\ A kl il | i » i Hu mye | i 1h > 0) + / | ul | J | i pA i 4 > ah ; SN ih i | I | i il À , 4 Pa dou à\" hi W de | ! [= | | CASE I Cu \\./ i | NES 3 i$ I 4 \\ WY N S EN ve Yi = i\" | de RL | if i i | I je i pd rh il A 1 | À = 4 A { | Ne das NS = 2 AW, oN / tt NR ' Ng i ' \u2018 | ! | jt i fi h ce 7 I il i 245 = S SE 5 2 A Lh Vy % j I j f | | \u2018 I Hf ih M 1 l | VA = # 4 \\ Cn RY] é UE = » (4 7 Ye] (ur | | | | ) hifi } il : i iY i\u201c h) > di A 1 qu i 0 + 5 XN 8 \\ Ë > fl Ii x 1 N i | il | | | | Prés ; i JH VA a - 41 ! Jif [8 Sy 3 N hi A suit fl Ee 3 re > J >.Ee = wild: Ru ; | li pes | HE & ES pots \u2014 & i 1 \u201c mu SRE À * A = W.= =.3 Al / r 74 oH A = \u2014 = = Je :z-\u2014= Sd = on™ 5, = ld i N Lr cy a = = === es \u2014+= = ae ss == Be Ih I AE He if = Me LA SEMAINE SAINTE LE CHEMIN DE LA CROIX \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 S1IU FAUSSE MODESTIE Un de nos confrères n eu l\u2019exquise gentillesse «le nous faire comprendre combien il est ridicule de signer : Georges Sand, Pierre Loti, Raoul de Navery, Jean de Nivelles, Aimée Patrie, Violette, Fauvette, Rodolphe Le Fort, moi !\u2026 ete ! Qui done avait provoqué cette superbe indignation d'un confrere que nous estimons- nous lui en doute rons mainte preuve s'il le veut Nous reconnaissons qu'une chose ridicule est ridicule, et nous ne nous gênous guère pour la flétrir : tlais Hous ignorions totalement que le nom de plume fût un crime, ne servit qu\u2019it abriter des gens de sac et de corde ! C'est peu galant pour les yracieuses perles du MoNbE ILLUSTRE : les hommes, ma foi, qu\u2019ils s'en tent! Je n'a aucunement In prétention de relever.permettez moi le mot, tout raide que vous le pensez, l'impertinence du procédé envers les délicates sensitives de notre joli journal : plus d'une vous taillera des croupicres, que ma lourde main serait embarrassée d'ajuster.Soyez persuadé, cher confrère, que ce n'est point du tout, mais absolument pas, une fausse modestie qui pousse grand nombre d\u2019écrivains à prendre des noms de plume : n'ètes-vous pas bien plus Hatté quand vous voyez, au bas de vos articles, votre vrai nom : fuston-l'.Labat, que si vous y voyiez, par exemple, Rodolphe Le Fort, ou Rodolphe Le Sage, ou autre /- Car des noms anglais, permettez-moi de ne pas n'en occuper.Un vieux grognard nous disait cent fois par jour, en wachonnant d'inotfensifs jurons Voyons | on est soldat ou on ne l'est pas ! Vérité d'une telle évidence, que pas un de nous ne s'est jamais avisé de demander d'explications li- dessus, Je vous dirai de même : On est Canadien où on ne l'est pas.Laissons l'anglais aux Anglais, et tâchons de rester nous-Inêtmes ! J'admive Louis Fréchette, cherchant à réformer les abus qui se sont glissés dans In langue du Bas-Canada, lu belle langue française, la langue des peuples les plus policés : entre écrivains, sachons user de cette langue : respectons-nous, respectons les autres.Qui ou quoi vous autorise à dire que tos noms de plume cachent \u2018les êtres orgueilleux ?Vous me direz : \u2018* Ce n'est pas à vous que je m'adressais ' Vous direz en outre : \u2018* La vérité seule blesse.\u201d Tout doux, confrère ! Vous avez envoyé votre coup de boutoir par le Monbe ILLUSTRÉ : c'est à ses lecteurs, collaborateurs ou autres, que vous vous adressez ; c\u2019est évident ! Tant d'écrivains s'abritent sous des noms de plume \u2018lans le MosbE ILLUSTRÉ, (et en combien d'autres endroits !) qu\u2019ils sont bien forcés de prendre cela pour eux : à qui le diriez-vous, si ce n'est à ceux qui lisent le MonbE ILLUSTRE / Croyez-moi : tmmbons sur les travers du siècle, at- taquous ceur qui font souffrir les pauvres, couvrons de honte les enfants mauvais envers leurs parents, rappelons aux édiles qu\u2019il doivent, en conscience et devant Dieu, veiller à la santé publique, à la fortune de tous et de chacun, «lonnons un baiser à l'enfant sage, couvert de haillons ou d\u2019'habits de velours, demandons Faumdne pour ceux qui ont faim et n'osent point tendre la main.Mais entre écrivains, respectons-nous ! Ni nous sonities forcés, dans certains cas, de combattre quelques idées de nos confrères, sachons le faire sans blesser ces confrères dans leur personnalité ; combattons pour lu Vérité sans doute, mais toujours sous l\u2019égide de In Charité ! OER, \u2014\u2014 +.En politique comme en morale, le chemin le plus court pour rendre les hommes heureux c\u2019est de s aj1- pliquer à les rendre vertueux.-L.TiTHOMME.LE MONDE 1LLOMIBE NOUVEAU MEDECIN Nos lecteurs seu souviennent certes de notre jeune et aympathique collaborateur, M.Pierre Bédard Depuis quelque temps, sa plume, pensait-on, re vouillait : ce n\u2019était point du tout colo! Absorbé par sus études de médecine, notre charmant confrere pré parait ses examens.Le 5 de ce mois, suivant le mot de Molicre, il état jugé digues intare dans le docte corps des médecins\" Nous l'en félicitous vivement, et lui ausorous toute sorte de bonheur dans su belle profession.Un médecin, c'est comme un prêtre il se doit aux pauvres comme aux riches et ce qu'il a virou entendu doit s\u2019eusevelir dans le secret le plus profond.FD.\u2014 bp - \u2014z==\u2014\u2014- AU MAROC Voir gravure Le Maroc, pays assez vaste puisquil compte lant millions d'habitants sur une superficie de cing cent quarante mille milles carves environ, au Sud Ouest de l\u2019Algérie, est un pays presque entrérement barbare encore.Le sultan y est autocrate : il a droit de vie et de mort sur ses sujets, droit de declnrer la guerre ou de conclure la paix.ll ne s'inquiète aucunetnent des besoins de son peuple, et ne songe qu'à jouir.S'étant attaché un ingénieur français, il s'est fat construire par celui-ci un chemin de fer électrique des plus luxueux, traversant tous les appartements du palais, tous les corridors.Ce petit chemin de fer pent marcher à une vitesse de vingt tuilles à l'heure, et est actionné pur une batterie d'accumulateurs placée derrière le siège de la voiture.Ce chemin de fer se raccorde avec le trolley établi au-dehors du palais, dans les poesessions du Sultan.Finmis Picann.\u2014\u2014 +.\u2014 LA MODE Costume.Pantidon, corsage de tdessotra +4 Jopuette pour petits queçons de 5 à 5 dus \u2014 Eu bare gris brun, avec revers, col et parements de drap vert foncé.Co tuns (pan: don.cossuge da dessus jaquette) pour perits garçons de § a 6 ans \u2014_\u2014 Doubler solidement la jaquette, les manches et le haut du F talon de croisé rayé.Corsages de dessous en nu croisé.Doubler les devants en hbure avec toile à l'i- rieur, et replier cu revers.Boutons de corne.Lobe bleorse pour y etites filles de La dans.Cette petite robe habillée est eu cachenstire ivoire, arr sur corsage ajusté en doublure, Jupe de doublure, sue au corsage, recouverte dans le bas de enchemire 21 pouces.Fmpiceement plat en cachemire et par Jupe de 21 pouces de long et 17 verge de large 4: wientera en formant des plis qu'on froncern.Man houffantes, points d'ornement en cordonnet blan choux de petit ruban de méme teinte que la robe \u2014 «pe \u2014\u2014\u2014 THEATRES Les directeurs du théatre Royal s'attendent aoa des salles combles cette semaine à chaque reprise: tion de The Great Northarest le plus grand des - ticles dramatiques, C'est une histoire d'amour « Jalousie a laquelle est mélée un peu de comédie.tient l'auditoire intéressé et amuse du commence: ali fine La mise est splendide et ily a plusieurs «© extraordinairement réalistes.La scene dans Tag.Pherae est entraindée dans air à une rapidn- près de quarante nulles à l'heure est l'un des wen: les plus cmouvants.La production d'une pièce contemporaine din.local au Théâtre Français devrait être une puis.attraction.Le drame en question, l'Hduteut, a représenté 11 y a quelques années dans un the de l'ouest de la ville, par son auteur MeKee Rain Cette prod tion est remarquable par la fidélité avec laquelle - et ila été tres favorablement accueilli représentée la vie des anviens Canadiens-français principal rôle à été confié à M.Alex.Kearney, montréalais qui a obtenu de grands succes sur la ser depuis quelques années.M.Kearney est un Car dien français d'origine et il est ainsi en état de tn représenter les caractères qu'il veut nous donner.| priucipule partic da vaudeville est remplie par 3 Walter J.Talbot, le ténor Californien.Bove blogs pour petite cll ede TA 3 ans LE MONDE ILLUSTRE SIMPLES CONSEILS Arrive on classe sans retard, Bien ciré, la mise soiquée, C'est pour toi le point de départ Porter bien commencer la journer.Que ton cftention jamais Par des riens ne soit détourné.Ni tu veus faire des progrès, Remplis dv ton mieux læ journrs.Foes tes devoirs, soiane-les bien.Recite la leçon donnee : (Cest pour toi le meilleur mouen De bien terminer Le journée.Enfant, si tie veux amasser Du bonheter pour te destinée, Apprends, saus ports de te lisses : Ne perds jamais vue journée, Acme, Drow, \u2014 + G+ EE\u2014\u2014 LE BATON DE L'AVEUGLE Un pauvre vieil aveugle, qui marchait «jus trem blants et indécis sur une grande route, vint, inconsciemment, à côteyer le fossé, au fond duquel son bâton roula.Le pauvre vieux, qui n'avait que cet appui pour vuider sa marche chancelante, s'arréta net au moment de cet accident, et, entendant des pas s'approcher, demanda humblemeut a celui on a ceux qu'il ne pouvait voir Voulez-vous, s\u2019il vous plait, aller me chercher mem bâton, sans lequel je ne puis continuer ma route ?Il vient de rouler au fond du fossé.Et l'aveugle étendait le bras dans la direction ou il «vait entendu tomber son seul soutien.Ceux à qui il s'adressait étaient trois petits garçons, Tuais aussi trois petits garnements.L'un deux, le plus méchant, répondit au pauvre homme Attendez, monsieur, je Vais vous le chercher.Une minute après, le mauvais enfant remontait et teudait à l'aveugle une branche hérissée d'épines où le malheureux se piqua les doigts.Le pauvre vieux ne se fâcha pas de ce vilain tour.11 cit simplement et d'une voix très douce Vous n'êtes ni bon, ni charitable, mon petit ami.Que le sort vous épargne la cruelle infirmité dont je souffre.Mais ni le méchant, ni ses deux compagnons ne l'écoutérent et tous trois se sauvérent en riant.Alors, une petite paysanne, qui passait par la, ap procha de l'aveugle, alla chercher son baton et le lai remit en disant : Voici votre bâton, monsieur.garçous ont été bien méchants de se moquer de vous | Et l'aveugle remerciant la petite fille par un mot affectueux, qu'elle avait bien mérité, continua lente: ment son chemin.Ces trois petits * + .de tie tirerai de cette simple histoire aucune muorale, car vous devinez bien, mes chers enfants, à quel devoir ont manqué les trois méchants garçons dont je vous ai parlé, et à quel bon sentiment à obéi la petite fille.1 est très vilain (le se moquer des vieillards, surtout juand ils sont intirmes.Comme vous seriez malheureux, songez-y, si vous étiez, un jour, privés de la lumière ! ACHILLE VEOM LA PLUS HEUREUSE PETITE FILLE Quoi de plus joli, de plus séduisaut, qui fasse plus de bien à l'âme, que lu vue d'un intérieur uni, où chacun aime ceux qui l'entourent : où le chef de ln maison est plein d'amour, de prévenances, pour celle qu'il à associée à sa vie ; où ls mure de famille, heureuse de cet amour, sait donner à ces parts d\u2019elle- même -cex chers petits anges que le bon Dieu lui confie, ln confiance en elle, co respect profond pour les parents, respect plein d'amour filial faisant obéir Unmédiatement, sans qu'il soit nécessaire de répéter deux fui la mème chose, ut de se fâcher pour ètre ohéi 1.A chaque instant, nous revenons sur ce sujet : parce que, ayant parcouru tant de quys en Europe et au-delà, nous avous vu, de nos propres yeux, toujours, la malédiction atteindre ces enfants ingrats, désobéis sanits, qui sont le chagrin de leur père, font mourir leur mère.quand les furies de l'enfer ne les portent pas, ces ctres ignobles, à traiter durement leurs parents.où sur eux mème, chose atroce * u lever Ju ain Oh g'aunais la lot ancienne, donnant le droit au père, frappé, lui où la mère, par un monstre, lui donnant le droit de tuer cette horrible canaille ! Jaimais ce bon et doux Rai, saint Louis de France, faisant couper la vain de ce lache animal frappant une mere une mère !.quelle divine douceur dans ce tuot céleste ! faisant marquer d'au fer rouge, avant de le mettre à mort, le fauve immonde dont le nou fait reculer notre plume : le parricide ! Mais laissons ce sujet faisant dresser les cheveux sur la tète, et voyons cette aimable et nimante chérie, prodiguant son petit cœur en caresses à sus frères et sœurs.Qu'elle doit done aimer sa bonne mère : comme elle doit lui être obéissante à l'instant ; comme son bon père doit être heureux, en rentrant, le soir, de son dur labeur, de se réchauffer à cette atmosphère d'amour Aime-les, ma douce chérie, aimes-les, tes bons pa- Aine tex petits frères et sœurs ; et sois douce rents ! et compatissante Aussi aux pauvres qui soutfrent tant Eu te voyant, non ange, tout le monde sera forcé de dire que tu es \u2018la plus heureuse petite fille du monde © Einws Picagnn 811 MAXIMES EN ACTION LE SBAN Paul lusse choir à pie sou seau dans lu fontaine.** Fais ceci, fais cela, dit Jean \u201c en cas paroil J'ai repéché le mien.\u201d Paul en vain se déniène.\u2026 , .Les maple in plus dun cas cand mais gre be conned], .op - MOTS D'ENFANTS Dis, tatsan, pourquoi que quand on coupe son pain il diminue, et que quand on coupe son vin il augmente \u2018\u2026.iF * Pierre est en contemplation devant une statue représentant In Source.It crie Bonne maman.prends garde, le salon va être inondé.+ Ma petite matuan, je ten prie, ue me fait pas percer les oreilles * Mais mon enfant, ca ne fait pas mat.Lr puis, il faut obéir à ses parents.Le hon Die le veut.Sile hon Dieu avait voulu que je porte des bou cles d'oreilles, il aurait fait le trou lui-miètne, vid! - Ze .JEUX ET AMUSEMENTS KNIGHT J'ai, comme le tonnerre, une effroyable voix : M n'est point ici-bas de monstre plus sauvage .Je cours, en serperdant, les plaines et les bois, Ft l'Hydre, en
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