Le Monde illustré, 9 octobre 1897, samedi 9 octobre 1897
[" | LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : ' due ANNÉE, No 701 \u2014SAMEDL, 9 OCTOBRE 1897 | ANNONCES: Ununa E370 « «Six mus.$1.50 | \u2014-__ _ \u2014\u2014- - .La ligne, par insertion - - - - - 10 cont Quatre mous, 8! 00, payahle d'uvunce BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.i Insertions subséquentes .- - - Beent.Vendu dans ls depôts - - Feents su copie ISUREAUX, 42, PLACE JACQUES-VARTIER, MONTREAL.| Tarif spécial pour annonces à long terme M.JULES CLARETIE, secrétaire de l'Académie Française.Photo Bempo, Paris PREMIÈRE VISITE DE Mgr BRUCHÉSI À SAINT-JOSEPH DE MONTRÉAL.Photo Laprés}& Lavergne, 360 rue St-Denis 370 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.9 OCTOBRE 1897 SOMMAIRE Texte.Entre-nous, par L.Ledieu.Chapleau, P- card et Provencher, par F.-L.Désaulniors.\u2014 Le Nord-Ouest de notre province.- Mgr Bru.chési à Saint-Joseph Poésie : Reviens, par P.Ivry.-\u2014Déborah où la jeune Juive, par F.Picard.- Poésie : Automne, par d Archambault.M.Jules Claretie, par R.Brunet.- M.le chanoine Paul Loblune (avec portrait), Petite poste en famille.Mon rosaire, par Madeleine.- Pos taxes en Arménie.l'art culinaire.Dans le pays des suicides.- Les aveugles à l'ecole, Bibliographie.- Une canne-parapluie.Théâtres.Primes du mois de septembre.Rétbus\u2014 Feuilleton Les deux gosses, par Pierre de Courcelles.GravturEs.\u2014 Portrait de M.Jules Claretie, secrétaire de l\u2019Aculémie Française.Premiere visite de Myr Brucnési à Saint-Joseph de Montréal.Notre Nord-Ouest de Québue : A la décharge du lac Chaud (canton Nantel).Une école d'avengle à Paris : Atelier de vannerie ; Leçon de lecture donnée par une maîtresse aveugle ; La leçon d'histoire naturelle- Le roi de Siam à Paris : Le roi et le président Faure à lu gare du Nord ; Le roi serrant la main à un gendarme.\u2014 Gravure du feuilleton.Rébus Bevinotte PRI™: à 5 NOS LECTEURS LF Men, LU ILLESTRÉ réserve à ses lecteurs \u2018êtes l'escompte où la commission que d'au- vres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre jour nal peut, de cette sorte, vépartir parmi ses ecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : S2, $:3, 84, 85, 510, S15, 825 et 850.Nous constituons par la, comme les zélateurs du MoNDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée, Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.22222 s AAA 11Q : { ; SETS 14 1 ; - 4 i NOUS | ds i ( a à A .de TITI ST ete eee Eee diet V |* ; J'ai reçu l\u2019autre jour d\u2019un agent de brevets d'invention une petite brochure centenant la liste de mille inventions demandées par le commerce et l'industrie.Cette brochure est vraiment curieuse et peut rendre, Je crois, de grands services aux chercheurs.On y trouve de tout et on n'a que l'embarras du choix, depuis les machines les plus solides jusqu\u2019à l'objet le plus mignon, par exemple, Un mécanisme pour replacer les chars déraillés, jusqu'à un petit appareil pour empêcher les bougies de l'arbre de Noël de communiquer le feu aux objets voisins.Vous voyez qu'il y a de la marge.Ce que l'on recommande surtout, c'est la simplicité et le bon marché, pour les articles de vente courante.Inventez un bibelot quelconque qui plaise aux feinmes et votre fortune est faite, Inventez une boisson pimentée, poivrée, qui gratte, abime la santé, met la tite en feu et ne coûte pas cher, vous mourrez mullicnuaire, pendant que vos clients finiront à l'asile des aliénés.Inventez un moyen de rendre les hommes vertueux et vous aurez grande chance d\u2019être pendu.Tuventez tout ce que vous voudrez, mais avant tout, 11 faut vous rappeler qu'il est nécessaire pour réuxsir que votre invention soit immédiatement utile au point de vue matériel et qu'il faut en profiter au plus vite.#,+ Une des inventions les plus curieuses: il ne s'agit plus de la brochure- c'est celle qui consiste à faire de la soie artificielle où plutôt à la remplacer par un produit moins cher, tout en ayant ses qualités.Um a fait de nombreuses tentatives en ce sens, mis ln plus remarquable est celle d'un savant français, M.de Chardonnet.L'ingénieux procédé de vet inventeur consiste à faire passer sous pression, dans des filières capillaires, (trous excessivement étroits) une solution de cellulose uitrée alcoolique ; le jet liquide d'une finesse étou- hante est soliditié à sa sortie, par un courant d'eau.Les tils obtenus ont l'éclat de la soie : on les soumet à divers traitements pour leur enlever leurs propriétés explusives, car cette soie artificielle n'est autre que du coton poudre.Mais, il y à un mais- cette scie artificielle revient it un prix élevé et se teint difficilement.On arrivera peut-être, sans nul doute mênie, à corriger ces deux défauts.En attendant on cherche- st on y est arrivé jusqu'i un certain point\u2014a remplacer la soie, par du coton.oui, du coton tout simplement.C'est encore à Un savant français que l'on doit cette invention, qui consiste tout simplement à soumettre le coton à l'action des alcalis ou des neides concentrés.Je vous fais grâce des détails.Dire que ce coton neut lutter d'éclat avec la sure véritable, serait aller trop loir, mais son brillant est comparable a celui des tissus bon marchés obtenus avec la bourre de soie.Les savants continuent leurs recherches et le jour où elles auront donné un resultat incontestable, ln soie pourra dire que l'homme à tilé un bien mauvais coton pour elle.*,* Au reste, nous sommes habitués deja a ce genre de révolutions dans tous les genres d'industrie.Vous connaissez l'anecdote touchant ce marchand de vins très riche, qui, sentant sa fin s'approcher, com- mutiiqua à son fils les recettes secrètes de fabrication qui avaient assuré sa fortune.1} y avait des mélanges bien sinœuliers, dans ces recettes : des bois de Campéche, d'autres teintures, des sucres divers, de l'alcool, de l'enu, des essences, ete.etc.Quand il eut terminé ce cours de chimie vinicole, le vieillard ajouta d'un ton pénétré : - Souviens-toi de ces recettes, mon fils, fais en sorte d'en trouver d'autres, et sois convaincu que l'on peut faire du vin avec n'importe quoi, et même.avec du raisin ! Un cuisinier savant en son art un jour que je lui observais qu'en fin de compte la véritable cuisine n'était pas si compliquée qu\u2019on le disait en certains quartiers, que pour faire du civet il fallait toujours un bon lievre et.\u2014Un lievre, pour faire un civet ! vieille école ! T1 y a heau temps que nous n'avons plus besoin de ce quadrupède.Aujourd'hui, monsieur, un vrai cuisinier fait un civet avec n'importe quoi, mais, avec un lièvre, jamais ! ! Quel nom donner a ces changements ¢ Inventions, découvertes { Non, le mot est trouvé depuis longtemps, c'est bien de la chimie, faite par des 1gnorants de goût, au joint de vue du palais que l'on trompe indignement et qui s\u2019y trompe lui-même.*,* Puisque nous parlons d'inventions, nous pou- von bien aussi nous occuper d'idées.Je sais bien que l'invention procède toujours d\u2019une idée, mais une idée n'est pas toujours une invention.Or, mon idée consiste en ce fait que je n'ai jamais pu comprendre que, vivant dans Un pays de fourrures comme fe nôtre, nous ne nous livrons pas à l'élevage de certains de ces animaux dont la robe d'hiver se vend si bien.H y a quelques années, un Américain eut l'idée de s'occuper de ce genre d'élevage.Ilachets ane ile sans valeur pour un prix nominal, et s'enteudit avec des trappeurs de l'Alaska pour avoir un certain nob de reuards noirs vivants.Ou en captura Une trey.taine, qui lui furent expédiés.pas le mode habituel de ces hètes des bois, vinet trois La navigation n'étant périrent pendant lo trajet, tonis les sept qui suppor térent le voyage arrivérent en hon état et furent un en Hiberte dans l'ile.Ex se sont multiphiés, et le pro priétaire de cet établissement d'élevage fait de à faires importantes en fourrures, avec Londres.La pean du renard noir, vous le savez, n une gray de valeur.Quand elle est de belle qualité, elle se 04 de S200 0 Swi.L'ile qui sert dase a cette colonte passed is sources d'eau donee ef de beaux hoix de sapins, pins, ete.: ses bords sont rocheux et difficiles à escalader, Hs trouvent a se nourrir avec le poisson et les n lusques rejetes par la mer, Un garde, qui hatate 4 leur abandonne aussi certains gibiers inane 1.pour neus, animaux moins lins peut être, mas plus difficiles que le susdit renard.l'Américain tronve sou profit à cet élevage, ÿ quotle Canadien ne pourrast-il jus en faire sutann Ho's aopas it innover, moais sumplement int.#55 doursureant le ame ordre d'idées, non vrions bien jinter aussi les Islandais, en élevars \u2014- canards-eider, qui fubriquent cet excellent dus dredon, qui a bien sa valeur, puisqu'il est stars en Europe, et trème rer.Les Islandais ne se donnent pas crand nad livrant ce genre d'oceupation et les profits on retirent sont tres appréczables.On l'a dit et redit cent fois aux gens de Inc = de notre province, depuis plus de cluguante ans.1 faut bien le reconnaitre.le population de cer ce ion n'est pas indastrieuse.Elle compte sur ta et sur rien autre chose que la pêche.Eile est un pueu fataliste aussi et dit tien car.que, si le poisson ne vient pas a eux c'est que I Dieu ne le vea pos et quad est inutile de réerts Sives braves gens voulaient s'uider un pen dant.le ciel ne leur refuserait pas son secours x, Ni lu science est la base des invention =! l'industrie l'appelle à son aide, il ne s'ensur - cependant que l'on eu doive permettre l'engile u degré qui peut devenir ua danger où seulement v une gêne pour la societé, La lumière électrique est un des resultars |.lis \u2019 .+ étonnants et les plus bienfaisants de la setenc derne.Comparez aujourd'hui Montréal et Que Wl point de vue de l'éclairage, à ve que ces villes \u20ac il y a seulement vingt ans, et en face de lu super +o , de l'électricité, on est en droit de supposer qu + mieux de se servir de ce venre de Tutuiere en *- partout.Or, voict que l'on vient de faire en \\nie ae une expérience de pêche à la hinicre électriques +14 donné un résultat surprenant.Un bateau de pre à été muni d'une batterie électrique, dune inter -né luisineuse de cinq bougies.Cette lumiere, bien pre tégée par un grillage, à été innnergée à +1nct 34 pieds, où elle éclairait un cercle de cent cinquante pieds.Tous les poissons qui se trouvaient dar re rRyon se précipitérent mussitot lumière, et en quelques instants des quantités énetises furent attirés, ce qui permit de faire une peche tie abondante ; les filets étaient constamment rempli (\"était bien le résultat cherché, mais aussitot ivs pêcheurs et le commerce s'émurent et demand rent au gouvernement de défendre de pêcher à la lun ivre électrique, ou tout au moins de ne l'autoriser yen pleine mer.sole de vers ln \u2014\u2014 nC \u2014 = a ts 1 == po En pleine mer ! évidemment, enr les gurdes-pêche 3 Kolb rares.À ce propos, je tie souviens avoir lu quelque part, qu'un allemand avait inventé un hanieçon à lumière éloctrique miniscule qui donnait den résultats merveilleux pour la péche à la ligne.Où ai-je \\u cela ?Je ne t'en souviens plus.I *,* y ados gens qui se tigurent que le crime de Jeter du vitriol à ln tête des gens est un produit de notre siècle.Lrreur profonde.On à retrouvé dernièrement, à la libliothèque Nationale de Paris, une note du 26 mai 1639, émanant de la prévôté et ainsi conçue L'atrocité de l'attentat coumnis, te [9 du passé, contre la duchesse de Chaulnes, par citey cavaliers tons qués qui, ayant arrêté son catosse, lui jetérent au vi sauge une fiole pleine d'eau forte et tucrent un de ses valets, sur le chemin de Saint Denis, en cette ville, à donné lieu à une ordonnance du roi.avec douze mille inres de récompense à celui qui apportera la tête de un d'iceux.\\uetn crime (rest nouveait sous be soleil, \u2014n les à \u201csonventés au bon vieux tes.Les nouvelles du Klondyke te sent pas resu rautes.Des milliers d'aventuriers sont arretés en chenun cr ln neige et les tempêtes.les salaires dhninuent et les coups de chances de venient de plus en plus rares.C'était prévu, Pour aller faire fortune Le-bies, ba pure nilere condition est d'avoir de l'argent, pas mal dar eut.L'eau va toujours à li riviere.er Ce Le \u2014\u2014 Bien : mais elle ne LE MONDE ILLUSTRE songesit guère à dormir ! Ce qu\u2019elle avait vu la plon- guait dans une terreur suporstitieune à laquelle il lui xemblait que succédait le plus doux «les ravissements.L'aube naissante la trouva dans les mêmes sentiments, * * * À peine la maison r'éveillait-clle, Déborsh était sur lo seuil de a porte attendant sa fidèle servante, mais t'osant plus la sonner impérieusement comme auparavant.La pauvre fille vint à l'heure accoutumée, étonnée de n'avoir point entendu d'appel.Elle était aussi honne, aussi douce que toujours.Elle voulait procéder à la toiletto de ra jeune et jolie maîtresse, quand celle- ci, se jetant à ses genoux, la supplie de lui dire quelle est cette suave apparition surprise la veille / Confuse, et intérieurement hénissant Dieu d'un tel changement, la suivante la force à se relever, et lui dit : Vous ne pourriez comprendre que si vous aviez la volonté de vous éclairer ! Mais, je veux m'instruire et m'éclairer, s'écrie impétueusement Déboral ; enseigne-moi donc, toi qui parnis si rage et si vertueuse, que les esprits mêmes te viennent visiter ! Doucement, la jeune chrétienne.car chrétienne, cette suivante de la juive-lui exposa les consolants mystères de notre Foi : la trahison de Judas ; le déicide des juifs ; la malédiction de ceux-ci.Déborah passait tour à tour de l'attendrissement à la joie, du bonheur au désespoir : car elle se vit man- «lite, elle aussi, par le crime de sa race ! Ce désespoir émut la jeune chrétienne qui lui dit 3 Jésus attendit une parole de repentir de Judas, ct il lui eût pardonne ! au criminel repentant mis en croix avec lui.Deborah ta sappliait de lui parler encore, de lui par- La elle était Souvenez-vous qu'il pardonna ler toujours de ce Jésus crucitié par ses pères.suivante lui promit de la conduire à un vénérable vicil- lard, qui l'instruirait complètement : ce quieut lieu.* » * L'hiver était arrivé.La terre avait revêtu a blanche parure, les arbres semblaient de noirs fantômes dont une face seule disprtraissait sous une couche d\u2019une blancheur nnmaculée.Les chrétiens se préparaient a célébrer, avec l'éclat accoutumé, la douce et poétique mémoire de l'Enfant- Dieu.Un attrait de plus 84 ajontait _ le prince-évêque de Trèves devait, en effet, conférer en grande pompe le baptême a une jeune fille d'une autre religion ; mais c'était tout ce que l'on savait, le prince-évêque, qui lui-même avait catéchisé Déborah, et voulant lui épargner le plus longtemps possible tout désagrément de famille, n\u2019avait pas voulu en dévoiler davantage.Dès avant la messe de minuit, un grand mouvement de peuple se fit à la cathédrale ; et chacun voulut aduurer la radieuse heauté beauté qui, disait le peuple surpassée que par celle de la Les cérémonies si imposantes du baptème d'adultes furent faites par le prince-évèque : la nouvelle chrétienne, revètue d'innocence, et si belle sous sa simple robe blanche, prit part pour la premiere fois au banquet sacré à l'heure mêtue qu'avait choisie un Dieu pour se donner aux hommes.de la jeune néophyte : tout bas, n'avait pu être douce Vierge Marie ! et O moments pleins de bonheur et de suavité \u2018.\u2026.Etait-ce done déjà le paradis du bon Jésus ?\u2019 Non, pauvre enfant ! pour avoir le paradis, il faut le gagner, il faut souffrir |.- +.Deborah ne put cacher longtemps sa conversion a son pére.Le changement radical de son caractère, devenu souple ct pliant autant qu'il était hautain et cassant ; la modestie de son vêtement, contrastant avec sa récente recherche de ln parure, tout était motif nouveau à surprise pour le vieillard : et bientôt il apprit l'horrible vérité : Saisi d'une fureur qui lui donne l'aspect d'un damné, il osa, ce monstre, pour la première fois, frapper son idole : et, la maudissant, il la chassa, elle et sa sui vante, rana leur donner le temps d\u2019emporter le moin dre objet.La douleur de l'enfant émut lo vénérable évêque : il la plaça dans une famille connue pour sa piété et x; charité ; et Déborah put croire, enfin, qu'elle avi atteint le bonheur.Nes protecteurs lui choisirent un soutien : uu an après, un beau petit chérubin rose et blanc vint re- serrer los doux liens des jeunes époux.Quelques années s'étaient passées, depuis que |».borah avait dû quitter la maison paternelle, et jamui, elle n'avait pu revoir son père.Chaque jour, elle in: plorait pour lui la Miséricorde infinie : elle ne savar pas que, à moins d'un miracle comme pour elle, il «- plus facile de convertir toute une nation puenn.qu'un seul juif ! Non petit Zéphyrin- -il était vraiment beau et care sant comme un doux zéphyr atteignait deux ans, > gszouillait déjit ces mille petits riens pleins d'avenir, qui font tressaillir toutes les fibres du cœur mater: Qu'il était ravissant lorsque le soir, entre son et sn mère, joignant ses petites tuains toutes potel- il disait de sa petite voix d'argent : -Petit Jésus, convertis grand-pere ! Petit Je bénis papa, bénis maman, bénis petit fanfan ! On disait à Trèves qu'il était si joli, que se l'Enfant-Dieu avait pu être plus beau \u2018 .- Bieu des fois, depuis le commencement de n° récit, les saisons, poursuivant leur cours tmmiuab.avaient succédé aux saisons.Aujourd'hui, le printer, s'annonçait parle réveil de la nature.La prairie nuançait de fleurons blancs et de boutons d'or tr chant doucement sur le vert tendre du fond.L'ose,.avait repris possession de son buisson, et n'attend: pour y établir le nid de ses amours, que les premi-: feuilles destinées à l'abriter.Tout chantait daus la nature, tout g'épanouiss.les parfums délicats des premieres fleurs montarc comme un délicieux encens, vers le Tres- Haut.L'Eglise entrait dans la grande semaine préce,.la Résurrection du Christ, la résurrection du ze humain, coincidant avec la résurrectios du sol même.Nuivanit Juifs depuis leur dispersion aux quatre vents, ceus la coutume sanguinaire adoptée par Trèves avaient résolu de sacritier un petit chretier Jour mête où ils mirent à niort un Dieu : le Vendre Saint.Abraham fut chargé de leur procurer l'mnoce victitne : sa grande fortune le mettait à même d'- complir ce rapt infâme.Et on effet : au jour dit, alors que les ombre.soir s'étendaient sur lu vallée, les sentinelles de +0 « l'une des portes de la ville virent s'avancer le s Juif, portant sur le dus un sac soigneusement ficele On connaissait l'usurier : il passa sans difticulte.Une heure durant, al marcha droit devant lun, chissant souvent sous son fardeau, mais In face tractée par un hideux sourire erin ayant réussi une affaire.! H se vengenit, enfin !\u2026 1] s'arrête en pleine campagne, pres d'une nus paraissant abandonnée ; il regarde dans toutes les « rections, ne voit rien de suspect : s'approche, frap d\u2019une certaine manière.Après quelques instants qui lui semblent des siec +.tant il à crainte d'être surpris, une voix de l'intérienr prononce des paroles mystérieuses auxquelles il 1 poud : et la porte s'ouvre juste pour le laisser péri trer.le sourire du Seul et sans guide, 11 se dirige vers une sorte de cave, y descend, cherche à tâtons dans te uur us endroit qu'il connait, donne à nouveau un signal con venu.Les mots de passe étant échanges, le mur semble céder et démaaque un lung corridor aboutissant a une immense excavacation : restes ignorés d'une ancienne carrière, sans doute.Ce aouterrain, à l'abri de toute mic tba mn \u2014\u2014 hme indiscrétion du dehors, est à demi éclairé par une lasape fumeuse suspendue au contro de la volte.Autour d'une grande table dont les bords sont creu- nés en rigole, on distingue à peine des ombres penchées, daus l'attitude de personues qui attendent : mais pas Une voix no trouble le silence sépuleral de cette tombe de vivants ©.Abraham dépose son furdensu aux preds d'une des ombres en lui disant : -Voilà, Rabbi ; j'espère que tu seras content et que Jéhovah nous donners les biens et les jouissances de la terre : Celui auquel il s'était adressé avait ouvert déjà le sac - il en sortit un enfant d'une beauté, d\u2019une dou- veur à attendrir les animaux les plus féroces ! Le sopo- ritique que lui avait aduinistré Abraham finissait ses etlets ; l'enfant s\u2019éveillait, étonné de se trouver en pareil lieu.On le dépouilla de ses riches vêtements ; on le garrotta pour qu'il ne pat faire aucun mouvement.Et le chef de la bande pourrait-on donner Ut autre nom à ves infiures / consistant à faire sortir, petit à petit, tout le sang et commença le supplice lonx et rattiné, toute ta vie du corps de ce petit ange |.+.-* Les récentes strocités commises de la sorte en T'ur- quie, en Autriche-Hongrie, et tout dernièrement en Prusse, disent assez que ceci n'est point un conte fait A plaisir .» Ft lui, pauvre enfant ! pleurait en demandant sa mere fo.Dans ses sanglots, allant s'affaiblissant, il disait : Potit Jésus.convertis.grand-pere |.Petit\u2026 Jesus.bénis.papa !.bénis.wmnan \u2019\u2026.béuis,.H acheva dans le sein mème du petit Jésus, qu'il «vaut tant aime «eo e Deborah, fidele à ses habitudes de piété et sans souci pour son fils qu\u2019elle savait contie à des domestiques «ptrouvés, achevait la visite des églises, et renutrait chez elle l'ame pénétrée des pensées douloureuses qu'éveillent les touchantes cérémonies du Vendredi-Saint.Son premier soin fut de courir vers son fils.L'enfant n'est voint là ; pu'\u2018elle n donné ordre de le proniener.Cependant, il devrait ètre rentré /.Déborah se souvient Elle sonne un domestique, le questionne ; mais à l'ottice, où n'a print revu juaqu'ier Le bonne conduisant l'enfant.Le jour décline, la mère s'inquiète ! Nou mari, qui vient de rentrer, cherche à lu rassu- ver, quand lui-même à la mort dans l'ame.HU dépéche ses serviteurs dans toutes les directions ; 1] sort lui mème à chaque instant.et toujours, reutre seul to.Les serviteurs reviennent tour à tour ; les dermiers amenent ln bonne qu'ils out trouvée assoupie sur un bane public.A peine peut-on lui arracher quelques tuots : elle semble hebetéo et no se souvient de rien ! Pauvre Déborah \u2018\u2026.elle se tord les bras, son désespoir fait peur et pitie |.Un médecin, mandé par le pere à tout événement, croit reconnaitre chez la suivante des symptômes d'emapoisonnement : il lui administre un remede éner- zique, et bientôt, cette fille revenue à elle, peut dire ve qui lui est arrivé : Tandis qu\u2019elle veillait à l'enfant Jruant à ses pieds, un inconnu s'est approché.lui a parlé.lui a offert un bonbon.C'est tout ce qu'elle sait :\u2026.Quelle terrible nuit pour Déborah °\u2026.* Le bruit de cette disparition, les circonstances mystérieuses qui l'accompagnsient, s'étaient répandus dans l'antique cité, où Déborah et son mari ne comptaient que des amis.Mais personne ne parvenait à comprendre le but où le muotif de ce rapt d'enfant.Vers le milieu du jour du Samedi-Saint, quelqu'un rapports un objet trouvé hors les murs : Déborsh elle- méme, toujours aux aguets, reçut cette personne.LE MONDE ILLUSTRE À peine eut-elle vu ce qu'on lui rapportait qu'elle s'écris : - La ceinture de mon tils bien rimé |.Et, la déroulant, elle y voit \u2014 horreur !\u2026 gouttes du sang |.des Elle se rappelle ln coutume barbare des Juifs !\u2026 Une douleur sauvage s'empare de la pauvre mère.Avant que personne eût pu s'y opposer, elle s'était élancée |.La justice n'était point restée inactive durant ces heures grâce à certaines circonstances fortuites, aux racontars des soldats de garde à ls porte pur où Abraham portant son fardeau, et, bien avant lui, se succédant d'intervalle en intervalle, plusieurs autres Juifs étaient pussés, le Magistrat (*) uvait résolu, de commun accord, de faire arrêter toux les Juifs de \u2018Trèves.Les juges avaient commencé leur redoutable inter- regatoire, quand la porte s'ouvrant violemment, une jeune femme échevelée\u2014image véritable du déxes poir ! se précipite aux pieds des juges en s\u2019écriant et montrand la petite ceinture d'enfant : Justice, Seigneurs juges ! I m'ont tué mion fils.Du groupe des juifs partaient, dès le premier mot, ces autres paroles : -Déborah Leow fille |.On les emporta évanouis tous deux : la justice des houvnes laissa, pour celui-li, agir la justice de Dieu - .Ou transports Abrahimmn chez lui : et, avec une garde-malade, on lui donna une garde militaire perma neunte, atin qu'il ne pût s'échapper.Huy songenit guere Une fièvre intense se déclara .son délire était effrayant *\u2026.Entin, il parut revenir a lui.La fièvre le quitta : mais les médecins ne pouvaient comprendre que le délire persistät, la fievre étant disparue.En effet : le vieillare, exténué pur la maladie et la entendait fatigue.paraissaitil s'assoupur / 11 une petite voix d'argent criant Grand-père Lo grand-pere |.I} se retournait sur sa couche et voyait, la, tout près de lui, sur le lit mème, un petit cadavre dont le sang coulait encote goutte à goutte, et le petit cadavre «disait Grand-père, pourquoi nr'as-tu livré /.Epouvanté, le vieillard criait, hurlait, suppliant où d'enlever ce cadavre, ou de le changer Tui-niêtne de lit.On le transports dans une autre chambre.sur un autre lit.Il espérait pouvoir reposer, quand la petite voix d'argent, derriere lui, lig duns le ruelse du lit, dit d'un ton pluintif Grand père |.Et, se retourtuant, Abraham voyait encore, Vovait urand pere ! toujours le petit cadavre degouttant de sang, Venten: dait Grand pére ! pourquoi m'as-tu livré L.Na raison y sombre! La justice des honmmies laissa faire la justice de Dieu et retira sa garde armée (le , fou ne s'échapperait peint |.-* Rappelée à la vie par les tendres soins de son man et l'intellicence de son docteur, Déborali Inissa égale ment si son suivie son fils bien aimé.Tout le jour, elle berçait, en chantant doucement, un berceau vide, sur lequel elle arrangeait tous les pe tits vêtements de son adoré.Son mari vemaitil Iu chercher pour l'arracher a cette besogne / Elle met tait, en souriant, Un doigt sur lu bouche, lui disant : Ne fnis pas de bruit, il doit |.Mais Dieu eut pitié de la pauvre mère, et il lut eu voya son fils lui rendre la raison.Quolques chroniqueurs veulent prétendre que Dieu lui donna un second fils, et lui rendit en même temps In raison : mais He les crayez pas ! Ce fut bien son cher petit Martyr qui lui apparut, rayonnant de gloire au T(#) Magistrat s'employait, anciennement.pour l'eu- semble des juges d'une cite.374 ciel, comme il est comblé d\u2019houneurs sur la terre : car sou culte fut permis à Trèves, qui cut ainsi un martyr en pleine époque de civilisation chrétienne, au X Vie siècle.Do nombreux miracles obtenus sur sa petite tombe prouvèrent que son culte est agréalilo à Dieu.Les annales judiciaires de Trèves de cette époque, rapportent le procès fameux qui se termina par la condamnation à mort de soixante-trois juifs, convain- eus d'avoir trempé leurs minins dans le sang du doux agneau.La population les eût écharpés, tant les esprits Ctaient surexcités : d'autres crimes d'ailleurs furent dévoilés, qui nécessitérent cette rigoureuse exphation.+.* Déborah, ubtint sans aucune peine du Magistrat de la ville de pouvoir prendre son vieux pire chez elle.Bien qu\u2019il fat insensé, elle se mit à lui enseigner, avec la patience d'un mère pour son enfant, les véritds de la Religion.ayant recouvré la raison, Parfois, il lui semblait voir un éclair d'intelligence dans ces yeux atones Divin Crucitie.c'était quand clle parlait du Depuis lors, ce malheureux ne se plaignait plus de la petite voix d'argent criant : , Grand pere |.urand-pere 1.IT ne Pentendait plus non plus lui disant Gand pere | pourquoi mas tu lived .+ Et an jour, Deborair le prit par la tua, le conduisit dans In chaubre au berceau.Lui montrant la couchette vide, elle dit : \u2014C'est ici que dorniait mon tils Elle pleura, mere incousolable !\u2026.Mais lui, rampant sur ses genous, les yeux hagards, terrifié devant de petit cadavre tout sanglant qu'il voit Mon Dieu *.la terreur fiat place à une sorte Pardon\u2018.Pardon \u2026 jeeruis\" H change d'aspect de beatitude.Déborah, suivant seu regard, ette les yeux dans le berceau.et voit son beau petit Zephyrin tout souriant, hlane et rose, comme au jour précédant sw disparition La petite voix d'argent resonna pure.suave, melo- dicuse, disant Grand-pere, je t'attends \u2018 * En prêtre.appelé en toute hate, baptise le vieux Juif : et l'on vit le petit chérubin rose et blane recueil- + lir l'âme de son grand-péere de son bourreau ! et la porter puritiée aux pieds de l'Eternel .- \u2014\u2014p + GP + \u2014 PROVERBLS RUSSES Chaque fanniile à soeur bossu, Les mains blatiches aament le travail d'atitrur, Le bonheur sans esprit est une besace trouve, qui perd tout ce que lon y amet.Le bonheur vous donne de l'esprit.le uvdlhieur veus enleve le peu d'esprit qui vous reste.Le morceau de pain reproch©s arrete daus le goster.Mourir tout de suite, c'est effrayant : mourir un Jour, ce t'est rien. 374 AUTOMNE cost un en lard, spectre rude et glace Fhans nu vieits manteau de forurenre, Hon'est ques encor terrassé Nones les» forts de la notre Mais toujours sombre ob plein le rage À à passe, Non front blanche se cache dus la berne Et dans la pluie et dns le vent.Pour Lui, le foyer » ralhone, Cr son son file qêle en peesseond Ft osoni dons les cones oe sombre crnertime.Lorsqu'il le voit, le cher petit oiseur N'euvole de son pad de mousse, Hole craint plus que le corheau tur ce specks affreie le repousse Et pour ses oiselts ca constrnive wn towed! Green le fiotome arrive sous les hranches La font tremble en frissennent : Hoapporte ès avalenches De qréle, de plioe et dde vent Et bond ol va semer ses froides perles blenvhes.d'heagenes sens pon dont lu masiere, hélas / A se Sirens of porte ticerte Pad ta souffrance SHE Ses pats, Coral ead Biv lee Meme duerte Et ponts longtemps encor be vent ne cesse pas.Le be viv illand pleure de rage imprdente, Props wn vire vil ef mequenr Eu détrnisant tout ce que chante, Jrispn pue peertout lee terreur Pas les ving s aes ide de set code effraente.Not sen fil trv déchire les rallons, P'arr set desolante froidiure I cduyeit les nobles sillons, Basse et savcage la ramure Et act pleurer portoat ses mornes aquilons : Pour Vetienoneer b cl volet si frontne « Et fons Les cours sont désolés, truand sou herve tatale sonne Tous les plaisirs s'en sent allés Coe porte a son front le mot Lurie ** contonns Monte, octobge [NU \u2014 .\u2014 M.JULES CLARETIE Voir gravive) Ancien président de l'Association des auteurs dra- mnatiques et dé la Société des gens de Lettres, membre de l\u2019Académie Française, administrateur de la Comeé- die Française, M.Jules Claretie est l'écrivain illustre que les délégués de la pensée française.nu Congrès international des journalistes, à Stockholm, ont mis a leur tete: Et ce trés digue président a été acclamé là- bas autant qu'il est aimé ici, ce qui n'est pas peu dire.A cette convention \u2014réunion de superbes intolli- gences la France cat la place d'honneur et M.Clare- tie porta haut le prestige de son pays.Ce couronnement de l'œuvre brillante de M.Jules Claretie, vaut bien que Le Mosbe ILLESTRÉ - premier journal littéraire français de l'Amérique du Nord- salue respectueusement le grand et sympathique éeri- vain qui, à Stockholm, tenait le drapeau, si finement tissé, de la pensce française.Et, d'ailleurs, M.Claretie est un vieil ami du Canada, un de ceux qui ont dit le plus grand bien de notre cher pass.Pour cela, et à tous ces titres, nous lui offrons donc un hommage enthousiaste.Na vie tout entière le mérite encore.Né le 3 décembre 1840, i Limoges, il fit ses études au Lycée Bonaparte, à Paris, et.d'abord sous des pseudonyines, puis sous son nom, il écrivit tour à tour daus : Lee France, V'Artiste, La Silhouette, La Revue Française, Le Figaro, VHluatration.l'Indépendance Belue, l'Opinion Nationale, Le Rappel, Le Soir, La Presse, Le Petit Journad, Le Temps et Le Journal.em re LE MONDE ILLUSTRE ** Un jour, à la suite d'une conférence sur Bérenger, un ordre ministériel lui interdit ls parole (1865).\" ** Plus tard, il lui fut égaloment interdit de parler à l\u2019Institut libre, (1868), Et cela tit grand bruit dans le temps.\u201d * En 1868, M.Claretie se signala, duns lo Figaro, par la courageuse dénonciation de In double exécution de Martin Bidauré, accomplie dans le Var, eu décen.bre 1801.\" Ku 1870, M.Claretie était capitaine d'étatanajor, dans la Garde nationale.Voici la liste à peu près complete des livres qu'il à publiés : Une Drolesse, Frérille, les Ormières de lu Vie, les Virtimes de Paris, les Contemporcins onblics, Elisa Merceur, Georges Farcu, Alphonse Ruble, les L'oueues d'un Partsien, Petrus Borel, le Lycanthiope, l'Assessin, (beaucoup reproduit dans les journaux, sous le nou de Robert Burat), Mlle Cachemire, les Derniers Mon Hagnards, l'Empire, la Libre Parole, Madeleine Bertin, In Vie Moderne au théâtre, Joterndes de Vonpuges, Eisque ane et France, Les Bonaparte et te Cour, lu Débdele, Iu France envahie, le Champ de bataille de Sedan, Paris axsiéyd, Noël Rambert, le Roman des Soldats, les Pres siens chez eus, Molière, Ruines et Fantones, Peintres of Neulpteurs Contemporains, les Muscadins, Cam alle Is moulins, Lucile Desmoudlins, Histoure de ta Revolution de 1820001, Portraits Contemporains, le Beau Nolignar, le Rénéqat, Cing ans oprès, l'Alsove et la Lorraine, le Train No 1°, lu Maison Vide, le Troisième dessans, lu Fugitive, Ie Drapeau, Une femme de Proie, In Moi tresse, les faces d'en interne, M.te Ministre, Un enlèvement au XVIIIe siècle.le Million noir, Céléhrites Contemporaînes, le Prince Ziledh, deun Mornas, Jowr- nées de Vacaners, Candidat ! la anne de M.Michelet, Bouddha, Puaioli, ln Cigarette, Brichanteaw et l'Ae- custleur, ll a donné au théâtre Le Femdle des tueur, Rau- mond Lindey, les Muscodins, Un père, le Begiment de Champagne, les Miraleau, Petit Jacques, M.h Mi nistre et le Prince Zileh.Ces deux derniers ont surtout eu un grand sucecs au théâtre le Gymnase.LD'apres les critiques, Robert Burat les Amours d'un Interne, M.te Ministre, le Prince Zilah et Brichan- fera, sont ses plus beaux romnans et ses chefs-d'euvre HI fut nommé administrateur de la Comédie-Fran- çaise en octobre 1555, et.en remplacement de Cuvil lier-Fleury, il fut requ a l'Académie Française le 21 février 1589, par Ernest Renan.M.Jules Clarecie est officier de la Légion d'honneur, =.* Subtil observateur, zrand maitre daus l'art d'écrire.il manie son verbe mnaguifiquement bien et il chante délicieusement toute la poésie de sa pensée.Dans sa préface de Robert Burat, le maître incruste ces vérités : écrits ton âme, jette au vent tes songes et tes fièvres, Il y aura bien toujours quelque solitaire pensée pour Fcris ce que tu penses.Mets dans tes te comprendre et quelque voix lointaine pour t'applaudir.\u201d Certes, oui ; et les milliers de lecteurs de M.Cla- retie le prouvent.Son immense renommée en France s'est étendue, elle & franchi les mers, et la lointaine Nouvelle-France l\u2019acclame déja depuis longtemps.Nous sions, au Canada, à ce que, ** si les pieds de l'ouvrier touchent lu terre, au mens son visage ve- garde le ciel,\u201d selon la si juste et si belle expression de M.Claretic.Ses livres sont vécus.La tragédie humaine qui sy déroule est sincère et poiguante.I sait que \u2018ce qu'il y « de plus romanesque au monde, c\u2019est la vie \u201d ; et c'est elle qu'il raconte partout, avec ses drames eflrayauts, ses douleurs terribles, ses déxespoirs vu ses joies arlontes, ses bonheurs qui caressent et ses plaisirs qui chantent.Il sait mettre dans lu mesure les uns et les autres.Voilà peut-être pourquoi il est intéressant, voilà pourquoi M.Claretie est un des plus illustres écri- Vains actuels.C'est un Maitre qui à droit.à toute l'admiration de ceux qui aiment le beau parler de France.Royourne BrUNET.LE CHANOINE PAUL LEBLANC L'Eglise de Montréal vient d'éprouver encore une grande peste : M.le chanoine Paul Leblane, péniteu- vier du Chapitre, numonier du Mont Sainte-Marie, ct décéde le jeudi, 30 septembre dernier, à l'hopital 6.néral des Sœurs Givisos, Ny 3 \\ #/ Wo, ! Ul | Né à Saint-Denis de Chambly le 18 quillet IST 4 Leblane avait fuit ses études au séminaire de > Hyvacinthe tout en y enseignant.Il fut ordonne que le 13 octobre 1530, par Mur Bourget, d'heureuse noire, et crée chanoine cn ISGU, Nes funérailles ont eu lieu en grande pot, cathédrale, le 2 de ce mois.M.le chanoine Leblanc fut an prêtre selon li de Dien | gue dire de plus / Nous presentons, aux menrbres de su tant plus respectueuses condeléances.\u2014 be =\u2014 PETITE POSTE EN FAMILLE Antonio PL Montréal.Traviallez © soigner le style une fleur demande une plume délicate, sans brusques heurts pouvant lu froiss: Ceci était écrit, quaud n'arrive votre aimable eel dont je vous remercie vivement.Mite Madeleine.de vos ainées que vous complétez si bien Vous voilic done revenue * duus + rivière de diamuants, les rubis ont leur place, et e puis dire lesquels je préfere, où ceux-ci, où ceux Av.Lellis.Votre aimable lettre m'a rendu je vous reniercie du bon souvenir.Mu Non, vous n'avez pas eu te, ie chanter lu beauté mais pourquoi vous arrèter Me Eugénie L, Dorion.Qui donc # pu dus 0 Lierre des Bois de craindre le pauvre houx ne peut-il, parfois, servir de support à velui-le + même empêcher le contact d'une main trop brutale confus : n'étais trompe / Cet e Je salue, avec bonheur, Ia nouvelle plante éclose le parterre du MosbE ILLUSTRE.Hector D.Voulez-vous bien être assez aimable de nous de A la He stance, est ce bien (1 votre adresse, sil vous plait / Ree.M.H.-A.}.naissant de votre collaboration, et insé Nous vous sonmnes rene rerons cel\u2019 avec plaisir, l'instructive réminiscence.C'est, mall, reusement, trop rare.Aristide TP, St-Michel de N.gements à qui éerit si bien - Donnez-nous sonve Faut il des encor des choses aussi bien pensées.Mais non, ce ne ! point une régle quant à la longueur des morceau, Que cela ne vous arrête donc pas, Il faut écrire on! une seule face du papier.DrJ.-N.L, St-Henri.Petit dinlogue touchar\u201d plein de grâce !\u2026.Envoyez-nous souvent de ces fru dres élégies.\u2019 LE MONDE ILLUSTRÉ A S CRUAUTÉS TURQUES.Les taxes en Armenie MON ROSAIRE Concerts d'oiseaux, aubépines eu fleurs, rrnte ver ture, tout cela a disparu.C'est maintenant le mois d'uctobre qui déroule à nos regards le spectacle le plus ravissant.De ma fenétre, que j'aime à contempler les zrands arbres qui, comme des bannières rouves et do- rues, Ke dressent dans les cieux | Que Jaime a porter mes regards sur cette nature embellie par des couleurs 1 poétiques ! Que j'aime enfin, en présence d'un si radieux paysage, à rèver, à penser, à prier |.Exta- \u201c1ée devant ces mille beautés que le pinceau est inhn- bile à reproduire, je ne puis m'encnècher de m'éerier * Qu'il est grand, qu'il est puissant, qu'il est macni- tique le Dieu qui met tant de chiames daus chacune des saisons de l'année ! Mais, de tout temps, les beaux jours passent vite.Le mois d'octobre fuit avec rapidité.Peu à peu, les arbres se dépouillent de leurs feuilles de nuances si jolies, elles tourbillonnent comme des foiles dans Fes- pace.Où vont elles! Ovi toute chose, ott va la feuille de rose, la feuille de laurier.\u201d Les roses de cette terre Ne naissent que pour mourir, Mais celles du Saint-Rosaire Rien ne saurait fes tlétrir.Oh ! que j'ai de bonheur à faire fleurir sur chacun des grains de mon chapelet la rose bénie de l'Ave Maria, fleur originaire des cieux, cpanouie sur les lèvres de Gabriel.Que je me plais, lorsque je suis seule ct solitaire, à répéter la salutation angélique * Ave Maria.\u201d O douce priere * Elle est le secours du chrétien, la prière du malheureux, l'hymne du matelot, L'enfant berceau la à consolation du mourant.au halbutie, l'homume Lu redit pendant sa vie, il la répete encore sur son lit de mort.Viens done dans mes doigts, mon chapelet béni, won seul ami tidele, mon cher Vade Mecum, toi qui 1ne consoles quand je pleure, qui m'encourages quand Ah! puisse-je mourir en répétaut toujours : Ave Maria \u2018 MADELEINE.je suis lasse, viens reposer sur mon coeur.\u2014 + - z\u2014\u2014 LES TAXES EN ARMÉNIE (Voir gravure) Les Tures ©.A Rome, aujourd'hui encore, apres trois cents ans qui nous séparent du siège de Vienne, la jolie enpitale de l'Autriche ; à Rome, aujourd'hui encore, il suttit de dire aux enfants dans la rue : \u2018* Voici le Ture 1\u201d pour les voir partie dans toutes les directions comme une nuée d'oiseaux effarouchés ! lien, en effet, ne peut donner l\u2019idée de la méchanceté satanique des Tures, la honte du monde civilisé, chancre de la partie méridionale de l'Europe, de la partie nord-ouest de l'Asie ! Et cela, en ce NINe siècle, où l'on prétendait ces crimes impossibles ! Allons done ! Notre siècle ne vaut pas mieux Mais, du moins, qu'on ni moins, soit que les autres.ne nous en vante donc pas tant les bienfaits.Voyez comment ces liètes fauves, que Fon nome Tures, Musulmans, Ottomans, Mahométans, nous traitant.nous, de gécorrs, de chiens, de fils de chiens, (il en est un à Montréal même, colportant et disant ces hotreurs en sa langue maudite à nos bonnes mères de famille refusant de lui acheter}, voyez comment il s'y prenneut pour faire dire aux pauvres Arméniens catholiques ou chrétiens, où est leur argent pour le fise : Ces pauvres n'en ont pas, les trois quarts du temps : qu'importe ?le plaisir de faire couler le sang, de tuer même, sous les yeux de toute une famille éplorée, ce plaisir n'est-il pas, pour ces monstres de Tures, un plaisir divin / Oh ! avec Caligula, je dis franchement .* S'ils n'avalent qu'une téte et que je pusse l'ahattre \u2018 \u2014
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