Le Monde illustré, 1 janvier 1898, samedi 1 janvier 1898
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : \"luz ANNÉE, No 713.\u2014SAMEDI, ler JANVIER 1898 ANNONCES: nang $5.00 00 Em su \u2014 eerie ee rime eee «| La ligne, par insertion - - ._ 10 cout Quatre mois, $1.00, payable d'avance | BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRICTAIRES.Insertions subséquentes - - - - boet vendu dans les dépôts - - oeentsloeupe RUREAUX.42, PLACE JACQUES-( ARTIER, MONTREAL Tarif spécial pour annonces à long terme L Ë MONDE ILLUSTRÉ = A DarREs PHOTOGRAPHIES 0 MM.LAPRÉS + LAVERGNE # 360.RUE SY DENIS += os Ar%.NOS FLEURS DU CANADA POUR LE NOUVEL AN 502 LE MONDE ILLOSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, ler JANVIER 1898 SOMMAIRE TEXTE \u2014Nos souhaits, par F.Picard.\u2014 La dernière nuit de l'an, par Urg.d'Alsace.\u2014 Poésie : Pour le Jour de l'An, par Charles Fuster.- Le temps fuit, par Dollard.\u2014Nox gravures, par F.Picard.\u2014Ecole littéraire de Moutréal.\u2014 Poésie : Le flot montait, par E.Dick.\u2014 La prière du petit Aea- dien, par F.Picard.\u2014M.Edmond Dupré.\u2014 La légende du Jour de l'An.\u2014 Poésie : Tout est cou- sobnmé, par I.Desroclies, \u2014 Les ruiner de Montréal, pur H.-A.V.\u2014 L'hiver, par Mme M.-L.Bergeron.\u2014 l'etita poste en famille.\u2014 Bibliogra- pre ie : La derniere heure de l\u2019année.otes d'histoire naturelle.\u2014 Légendes lionsrroises.\u2014Uu singulier pécheur.\u2014 La gare du Pacifique.\u2014 Le sport : Le patin et le jeu de dames.\u2014 Choses et autres.\u2014 Feuilleton.\u2014 Théâtres.\u2014Deviuette.Gratrres.\u2014 Nos Fleurs du Canada pour le Nouvel An \u2014 Portrait de M.Ed.Dupré, président de ln Chambre de Crinmerce de Québee\u2014-A In santé des lecteurs du Monde Hlustré \u2014 Le jour de l'An au watin, \u2014 Premieres étrennes de Lébé.\u2014 Salut au nouvel An.-\u2014- Diner d'une fanulle Acadienne servie par les anges.-\u2014Devinette.- Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d\u2019autres journaux paient à des agents de circulation, Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé, Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, 83, 84, 85, S10, S15, $25 et £50.Nous constituons par la, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui dé- tide entr'eux.Le tirrge se fait le ler samedi de chaque mois, pur trois personnes choisies par l'us- semblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.NOS SOUHAITS Pour la seconde fois, voici ravenue pour moi l'époque du Nouvel An au MosbE ILLUSTRÉ.Avec quel bonheur je saisis cette occasion d'exprimer publiquement ma reconnaissance à ceux qui m'ont fait du bien\u2014au premier rang desquels on me permettra de mettre un des hommes les plus distingués, les plus savants, mais certes le plus modeste : le hon, le vénéré M.l'abbé A.Thérien, aumônier de la Maison de Réforme de Montréal, le dom Bosco de notre ville.Sa respectable mére est une autre Marguerite Busco.Je prie Dieu de leur payer au centuple, dis ici-bas, le bien qu'ils font À tous, qu'ils n\u2019ont cessé et ne cessent de mo faire.A vous, chers et fideles abonnés, aimables lectrices, petits enfants chéris qui nous lisez, pauvres, riches, je vous souhaite le bonheur.Non le bonheur consistant uniquement daus la jouissance des choses passagères de la terre: mais le bonheur vrai du bien accompli parce que c'est un devoir impérieux ; le bonheur, à vous, riches, de faire des heureux autour de vous ; à Vous, pauvres que mes parents m'apprirent à aimer comme on aime des frères, je souhaite toute sorte d'adoucissement à votre malheureux sort ; Je souhaite que vous ayez un peu-\u2014de quoi vivre honnêtement\u2014 de cet or que d'autres possèdent sans savoir en jourr ; je prie Dieu qu'il Léuisse vus, familles, qu\u2019il fasse de vous tous des Canadiens fermes dana In foi conume les Acudiens, braves comme lea Patrivtes de 1837, invincibles comme ceux de Monteahmn.À vour, petits enfants, je vous souhaite de faire le bonheur de vos excellents parents, par votre piété, votre application, mais surtout, entendez-moi bien, par votre soumission respectueuse.Oh ! que je souffre done, quand j'entends un eufant répondre malhonné- tement à ses parents ! 1 we kemble que la terre va s'ouvrir sous lui, tant ce crime est grand | N'est-ce pas ainsi qu\u2019ils se préparent tout doucement à deveuir des monstres, qui oseront frapper (horreur \u2026.) un pére, une mère 4.Jamnis, j'en suis sûr cela ne se rencontrera parmi vous qui me lisez ! Je vous on parle parce que j'ai vu cela ! À notre jeunesse si bonne, sisvmpathique, celle den pensiontats conme celles des collèges, de nos universités, je souhaite que les études profitent.Que les jeunes personnes prenneut le goût du travail intérieur, de rout ce que doit connaitre une bonne niénagére, une vraie maîtresse de ruxisou ; qu\u2019elles conservent, qu'elles développent la grâce, l'inuocence, leur apanaze, va lant wille fois l'érudition la plus vaste.Mais cependant, les belles lettres étant une noble distraction, parfois même une réelle vocation, qu\u2019elles n'hésitent point : elles trouveront toujours au Mosbe linestRé bon accueil et ln meilleure place.Aux jeunes gens, je souhaite qu'ils n'abandonnent point la voie dans laquelle ils marchent fièrement depuis longtemps.Combien d'entre eux peuvent être comparés aux meilleurs écrivains de Paris ?A toutes Nos collahoratrices, a tous nos collibora- teurs, à l'étranger ou au pays, nous exprimons notre vive gratitude de l'aide qu'il nous ont apportée duns notre rude tâche : continuer cette nide.Nous leur promettons, de notre Hous csons les supplier de nous côté, d'employer les woyens en notte pouvoir pour faire apprérier leur talents.Nous faisons des vœux ardents de prospérite, de bonheur.pour nos excellents et hunibles anis, i composent et impriment notre hien-aîtné journal rarement, on pense à eux \u2014je tv puis les oublier un lis savent, eux qui travaillent avec anol, combien tes seul jour ! - Saus eux, que seraient nos écrits /.Vœux sont sinceres ! Tous sent si bons, d'ailleurs | À notre adunuistration.je souhaite de ne pont regretter d\u2019avoir créé le Mospe Iriusrré, et d'y trouver une source de profits.Entin, je mo souhaite (me le permettra-t on 7) de voir autour de moi, tout le monde heureux, et de jouir du bonheur de chacun.Je souhaite que le bon Dieu me donne assez de coeur pour me dévouer, daus la mesure de mes moyens, À tous Ceux à qui je pourrais être utile.A tous, je dis du fond de l'âme : Bonne et Sainte Année ! Santé parfaite, bonheur selon Dieu Tecate _ \u2014 pe te LA DERNIÈRE NUIT DE L'AN \u201cLe silence est b'en précieux, pour les esprits sérieux.\u201d Minuit allait sonner\u2026J'écontais la tempête qui mugissait au dehors et semblait être le dernier soupir de l'année expirante.\u2014 J'iuclinai la tête, comme on penche son front pres d\u2019un ami mourant, et je réfléchis Sortie de i'abime du temps, d\u2019où vient tout, où tout retourne, l\u2019année 97 s'en allait à jamais s'engloutir dans cet abime du passé, emportant avec elle l'inexorable tribut de mes jours, que nous devons tous rendre au Souverain Seigneur.Puis, lentement je retournai les feuillets du livre de ma vie passée ; alors, mes souvenirs lointains revinrent sem'lables à des hôtes conviés aux funèbres festins du redoutable Ordonnateur de toutes choses.Je les vis, ailencieux et mornes, s'asseoir à mes côtés et me faire revivre mon passé.J'y apercevais des adieux, refruidis sur den lèvres chéries ; des illusions nombreunes, es espoirs luissés aux ronces de la route ; dus fautes, dus regrets, des perfidies honteuxes ot sourden, des coeurs.qui s'étaient Iussés de m'aimer ; Triste et douloureuse compagnie, N'est-ce pins ( que chacuu pourtant voit sur ses pas au dernier jour de l\u2019année ! Voilà pourquoi, mou esprit s'élevaä des considér: tions plus hautes : d'ailleurs, seul avais-je souffert Avais-je lo droit de déplorer mon sort ?l\u2019'uis pleurer mes taux, quand je vois les plus saint.causes suivre le douloureux chemin du Golgotha Que puso, en effet, won destin, Infitue que jo suis cette terre / Cepeudaut, je puis pleurer avec justi si je gémis avec et sur les nutres ! Oui, quand je v l\u2019arche saus houssole être le jouet des flots menaçar ot populaires ; quand je vois cet objet de vénérat: de tous les âges anciens devenir le jouet des main impures et pofanes ; quand je vois les portiques swer- où les forts et les preux de tous temps se sont hub\u201d.ment prosternés, souillés par d'ingrates manoeuvres « salis par d'infâmes insulteurs ; quand je vois l'in: cruel et ruilleur retenir en sa main sacrilege les bre de In cité sainte, et se mnquor de cet Hustre Viel que protège en vain, à défaut de canons, sa dont majesté, oh ! alors, je me dis : mes tristesss con rées aux autres ne sont done rien { Et, si je reste ales miens, n'ai-je pus lieu de pleurer avec eux / \\ il faudrait alors te pus avoir d'yeux pour voir, ni caœnr pour sentir.Ne l'ai-je pas vue, cette reli.qu'ont révérée nos pères, boire, par ses enfants, a l'amer calico de l'ingratitude et du mépr n'ai-je pas vu son humble et fideéle enfant ne pou prop: plus compter les pleurs qu\u2019elle versait ni tristeme et je ne me seutirais pas là, là entendez-vous, profonde affliction ?Et dire qu'en face de tels fort, de telles infortunes, des hommes demeurent fr inseusibles où tailleurs ?que pari ce vil troupe, meilleurs se trouvent être les moins indifférents \\ je pas le droit de demander, où sont les vaill d'autrefois, les forts, nos pores / Clest alors, quate: de tant d'abaissement, je m'écrie .Ah! les chènes sont bien tombes, mas pousse done sur leurs racines que des arbrisseaux tremblent au moindre vent ¢ O mou pays © je m'effraye de ton avenir, et pur ton présent m'atflige et m'indigne, j'irai vivre de passé.J'avais épuisé toute mon amertunie, et mes se noyaient dans les Inrmes ; longtemps je r silencieux.Soudain, je relevai la tète et crus distinguer battement d'ailes : entendre, daus les siffsmuents deliors, une voix qui disait : \u2014Moi qui change la terre, et triomphe aux er je veille sur vous depuis votre berceau, ayez confia et vous serez heureux ! La voix se tut : l'airain résonna, il annonçat monde 98 ! Le calme revint daus mon cœur, e' gardant ce vaisseau qui allait sombrer, je fis cet cu & Hes pAssAÇers : Je puis vous montrer dans la brume lointan- phare lumineux, pour y guider vos pas.Ne ler: HaÏssez-VOUs pas ?c'est notre mère, l'Eglise.Ne dites donc plus : la foi s'en va, les vertus « rissent, les nœurs s\u2019altôrent, la religion décroit venez tous à ce globe de feu ranimer vus couraze Dien vous le doute pour éclairer votre route.\u2014
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