Le Monde illustré, 28 mai 1898, samedi 28 mai 1898
[" TET tres die.3 dns LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: Ise ANNEE, No 734.\u2014SAMEDI, 28 MAI 1898 ANNONCES : Un un, 8300 - - - Six mois, $1.50 _ \u2014 ee La ligne, par insertion « - .10 cents Quatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, Proprictaires Insertions subséquentes - .- 5 cents Vendu dans les dépôts - - 5 cents lu copie Bureaux : No 42, PLAGE JAGQUES-CARTIER, MONTREAL Tarif spécial pour annonces à long terme LE GRAND HOMME D'ÉTAT ANGLAIS WILLIAM-EWART GLADSTONE, décédé Ho LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 25 MATL 1898 SOMMAIRE Texte Parte de plaisir, par Fo Picard.Poésie : Un parnotis terrestre, qua Patriote Fleuriste, A Ute daale, par Fauvette, ML Gladstone, par IF, ead, Ifeures de tristesse, par Luvette.l'ucsie : Sazesse, pur A Ferland, Pages étran sores, par \\.de Geriolles.La vierce de la foret, par S, Grenier, Impressions de ma, par Olivier.Lesendes hongroises, par EL Horn.Poésie : Au ure du vent, par AHL de Trémaudan.Nouvelle canadienne - Frsque d'étudiants, que Louis Fréchette.Mon vieux calendrier, par E.Guérin Poésie © Vv Mlle Horteuse It, de Montréal, par A.Bail, Nos Hleurs cauadiennes, (avec gravure) par F2.Massicotte.Un trésor, par Paul-Herda de Croix.\u2014 Nécrologie, par Confrere.Dibliogeaphie.Petite poste en fanuille.stress, Devinette.Acbus.-Chosesetautres, GRAVURES.Portrait du grand homme d'Etat anglais, William: Ewart Gladstone ; Le littoral des Etats- Unis et les Antilles.A travers le Canada : Départ pour Labelle © Le village de Labelle ; Vue génerale du lue Labelle ; létablissement de colon au lue Labelle.La guerre hispano-américaine : Vue d'une partie de lu ville et du port de Manille : La rue principale de Manille : Fa plus récente invention pour protéger les vaisseaux de guerre contre les torpilleurs.Gravure du feuilleton, Devinette.- Portrait de M.J, Lamarche.PRIMES A TOUX NOS LECTEURS LE MoNbE LLLUSTRE réserve à ses lecteurs mèmes l'escompte où la commission que d'autres Journaux paient à des agents de ciren- lation.Tous les mois, il fait la «distribution ra truite, parmi ses clients.du nontant ainsi économisé, Les primes meusuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 - soit, SG «de une piastre chacune, ot puis un des divers prix suivants : $2, 53, 84, 85, 210, ]15, 825 ct 50, Nous constituons par li, commune les zélateurs du MONDE ILLUSTRÉ, tous nos lceteurs, ct pour égaliser les chances tous sont mis sur le meme pied de rivalité ; c'est li.sort qui de cide entr\u2019eux.Le tirage se fait le Ler samedi de chaque mois, par trois persounes choisies par lus- semhlée.Aucune prime ne sera payée Jours qui suivront chaque tirage, apres les 30 PARTIE DE PLAISIR Je pense que le mieux, c'est de commencer mon récit à la manière des enfants, dés qu'ils out lu les preusières pages d'un auteur quelconque du brillant siècle de Louis NV : C'était par un beau jour.Hélus ! pas In moindre inspiration Voyons uu autre cliché : me voici arrêté ! A peine l'Aurore aux doigts de rose entr'ouvrait\u2026 C'est fort joli, mais que c'est done vieux *.Mais qu'importe je vous le demande, que l'Orient ail vu s'entr'ouvrir su sublime Porte.Est-ce que je vais faire de la politique extra-curopéenne, maintenant ?H fallait voir ce bon docteur- c\u2019est de M.le docteur Brisson que je parle : qui ne sait son dévouement à la grande cause de la Colonisation, et avec lui, le dévouement de ces excellents MM.G.-A.Drolet, hon.Ral- land, le sympathique conteur et cerivain juge de Montigny, l'aimable secrétaire M.de Carulel, etc, ote, \u2014il fallait voir ce bon docteur se multipliant, le 8 mai, à la gare de Dalhousie, ayant au mot affectueux pour chacun, prévenant celui-ci, faisant des reconimanda- tions à celui-là.Quand tout à coup, la clochie extérieure, vous savez.\u2026 Ftuse!.LE MONDE ILLUSTRÉ cette espece de gong dont le son tombe sur In foule comme une douche, precipitant les adieux, fuisant disparaître dans les véhicules une moitié du genre humain rassemblé sur les quais, tandis que Pautre noitié nyite ses mouchoirs d'une main, of pleure de l'autre (disait un illustre écrivain) ; quand tout à coup cette cloche Inisse tomber ses trois coups fatidiques : et le phéno- mene de Ja disparition d'une moitié du genre humain se reproduit.N'allez pas croire que c'était la plus belle moitié, ou la plus Taide - j'enteuds Ia moitié de ce qui était sur les quais, et ce qu'il y a de plus singulier et que vous étoirez si vous le voulez, c'est que cette moitié était composée, la moitié de la plus belle moitié du genre lunvan, l'autre moitié de In plus Inide moitié\u2026 puis que J'Y étais : Vous voyez que, pour paradosale, cette vérité est une vérité vraie.Mais cela vous avance fort peu, aimables lectrices, chers lecteurs ; je vous vois trépicner, vous demnn- dant ol tout cela va vous mener.lermettez-moi de vous faire observer que ce n\u2019est pas du tout vous qui allez ctre menés : puisque c'était nous qu'on menait ! Un nouveau coup de gons : un coup de sittlet long, strident, dechirant l'air (que c'est beau, les expressions.des autres!) et la lourde masse voit des tor- \u2019 rents (quelle harmonie! n'est ce pas \u2018) de fumée noire ; le train s'ebranle, nous voila partis.luisqu'on ne nous voit plus, il serait logique que Votre serviteur se tue.se tût, je veux dire : * Ce west pus hoody ipo ot Ta tuènie chose, \u201cme fait shiserver mou gai coupaznon de voyage, notre vrand ami du Mos ne Tunes lement des gentils petits enfants.et même des grands, M.0.Trempe, l'atni prineipa- lisant notre publication, A son sujet, je vous dirai, entre nous, et Jespire que Vous saurez carder ce secret ; sas quoi.eh! bien, oui, je Vous en dirais tout de rnëme d'autres chcore \u2018 icson sujet, je vous dirai qu'il n'est pas du tout halted, des montagnes abruptes, cueilli de jolies fleurs de mai, Parce que nous avions varabondé sur ne coda fd pas qu'en revenant, le soir, il ne fait qu'un somme jusqu'à Montréal / Et moi qui le secousis toutes les heures, pour lui faire admirer les paysages féeriques de notre beau Nord Ouest !.Bah, ouitche ! quand il couvrait les yeux, c'était justement fini, il pouvait les refermer.Nols wae affine a fair je vous le demande 2.Mais me voila a la ting sans avoir eu de commencement :ve qui veus prouve que je suis exactement l'opposé du contraire de l'éternité, disait l'inconimen- surable Calino.À travers des serpents.6 ahmables lectrices | je n'ai pus et Lu moindre intention de vous faire tomber en syne.Mi mème en six copes, je vous le jurerais bien, si je savais jurer bicn aimés parents ne me l'ont jamnais permis.; comme ce n'est pas beau, mes Vous voudrez bien, je l'espère, m'eu dispenser et mie eroire sur parole.Pourtaut, il ane faut mes serpents, que dinble \u2018 Voyez-vous, conunent vous dire que le train marchait i je ne dis pas qu'il allait à travers conte cect des.voyons : si je tourmatis çh autrement /\u2014 Les serpents / me dit d'une voix mourante la jolie petite Germaine de Montigny.Mais oui, ma petite chérie : il le faut bien, puisque tu parais déjà si effrayée quand ils sont adroit.\u2014 Dis donc, monsieur, est-ce que Lu vas retour- l'en- Her git comme uh gant / Non.petite Maimaine 5 c'est In plume que je vaig retourner.Tu vas plumer le serpent / Voilà une idée ! C'est conune le brave habitant de Saint-Benoît s'excusant à moi, en disant : + Par- denuez-moi, je suis t'a pleumer not'veau.\u201d - Et qu'est-ce que tu lui ns dit, monsieur / - Je lui ai dit que depuis mia naissance, je cherchais une\u2026 plume de veau pour mettre à mon chapeau : que je lui serais bien reconnaissant de n'en céder une.\u2014Y l'en «t-il donné une Non, chérie ; je ne l'ai plus jamais revu ! \u2014Le venu / \u2014Mais non, petite Maimaine : l'habitant.Moi qu croyais que c'était le train qui we ment ot voici gi c'est toi, petite Minette de six ans, qui ne condui- tout de travers, Jo reprende done mes serpents.Lu route de fer s'éparpillait (faut il être nigan pour écrite aussi stupidement que ça !) tout autour dd montagnes, délaçant son sorpent\u2026.d'y renonce !.pas au train : j'aime à enteudre train, et au besoin, ten faire.Je suis de l'avis brave peanpior, devenu parrain par accident, ot i monsieur le curé pose les questions de rigueur : Renoncez-vous à Satan Oui, w'sien le curé Vit monde (pas au Moser Tovesree 5 Oui, ni'sieu le curé A ses œuvres / Oui, vu'sieu le cure A Kes popes Ca, jamais d'la vie, ursicu le curé ! J'suis pot de ma nature ! trang Jene renonce done pas au train : j'suis.de ma nature.ice n'est pas madheareus Dome voila encore ay une nouvelle qualité dévailée an public | Je sava qu'ou n'est trahi que par les siens : mais je n'aura Jamais suppiosé un heanme assez.fond noir pour + trahir lui-mème ;.\u2026.Vous allez me dire : H dure bien longtemps, ce fameus voyage Mais out, mesdames et messieurs : NOUS RON partis a 94 heures du watin, et ne somes arrives qu 3 heures apres-midi.Vous voyez que je nabuse pas de votre pation puisqu'il n'y à que trois quarts d'heure que jo recon uence cette route.en votre aimable compagnie.= me faut vous donner, durant cing heaves et demi une intellectuelle pature\u2026 Cecitue rappelle que nous possédions, dans notr- ahreuvoir.sapristi, si notre vieu voiture, Un Canard-Blaue était ict, comme il tue dirait avec ve air de contrition parfaite ne le quittant jamais « Mon frere le visage pale a la Iansue fourchue : Mais non, brave Canard-Blane : c'est mas plume + est fourehue * Dans tous les cas, ce quil y à de certain, c'est que nous avons été abreuvés de tout autre chose d'ignouities.Je n'osctais pas qureer (jai dit.sacre que bleu, quo ce n'est pas beau ) que certains n'ont pa vu les wontagnes doubles : mais il ÿ à une petits excuse ch leur faveur, ces tnontagnes étaient si trou bles, par suite des feux de forêts Enfin, apres bien des tours.et détours ; apr avoir joul de paysanes aussi jolis quo les beaux pay saves de Suisse, notre locomotive suant, soutflant, et éter nuant, lance vers le ciel que nous allions atteindre mème un peu -que le diable le lui pardonne ! bientot si la livne ne se fût arrêtée lu brusquement, un dernier coup de sifflet répereuté à l'infini dans les montagnes, les gorges, les déchirures, s'épandant sur les petits plateaux comme celui de Labelle : c'était a Labelle que nous étions arrivés, et je peuse que c'étaut la que tous allions, Ceci ne doit pas vous étonuer nul ne sait troins que tnoi où il Va, ce qu'il devient.de tie Veux pas dire : ce qu'il fait, je me suis déjà assez calomnié sans cela.Ma foi, tant pis pour moi.Pardonnez- moi, ayez pitié de mon malheur.à aim bles lectrices, chers lecteurs : figurez-vous que nos inpritueurs n''enlévent\u2026.je veux dire, enlèvent tout ce que je viens d'écrire, sous prétexte que ça suflit aitisi, qUeE JE VOUS ai Assez ennUyés ! Moi, qui n'ai pas encore commencé ! tandis qu'à ls chasse, tout le monde sait que c'est toujours le Iapin qui n commencé ! Il faut done hien que je prenne In.fuite au prochain numéro, non sans mangréer contre le journal de co qu'il n\u2019est pas plus élastique que.la patience de nos chers typographes.ct aussi, me disent-ils, de nos lecteurs.Nernit-ce vrai Pauvre moi ! alors.Je ne pourrais done pas achever cu voyage si mal commencé ?Finmis PicARn, 1 i ! I UN PARADIS TERRESTRE tlumblenent dédié aux collaboratrices du MONDE TLLURTRE et a M.Firmin Picard.Depuis tantôt quinse aus, sous vu ciel curé, tierment de tendres fleurs dans LE Mosbe liuusTiÉ.Les purfions eniveanls de lewrs soyenx caliees, Répandent sur les cœurs de suaves délives, Out souvent voyagé sur l\u2019aile du zéphyr Four offrir leur rosée aux gonttez de saphir.Le charmant gazouillis de la douce Fruvette, L'arome prévieiue qu'exhate Violette, Annonçant le printemps, conaolent les douteurs De l'âme, hélas, meurtrie et noude en ses pleurs.Dieu vous doniet vos voix, à riches sensitives, Pour verser son amour dans les dimes captires Adour eachots die malheur, Le Lierre des Bois, Désertant la forêt, vient, joueus, sous nos toits Parler notre esprit, en chasser lee tristesse, Reviens, reviens souvent, nots cimons ta jeunesse, Ne veste pas au bois car ton style charmant Qui sait si bien traduire vu pieux sentiment, Drier we Ua pres donné, dans si sellicitude, Pour orner de tes champs la triste solitude.Noble Feuille d'érable, canbléme of fier soutien In l'ardent patriote, vt dit wean canadien, L'histoire Vapplandit vn son dine enflanomes, Je courbe aussi mon front devant Prairie Aimée.1 spholes puissants cncillis eux saints Parvis, C'onserce-mot foujorrs l'amour de mon pus, Ah 1 Ce n'est qu'à genone, dans vne ivresse folle Qu'en cœur patriotique adore son idole; \u2019 L'extase le transporte aus portiques des viens, Nons jauotis se lasser, conquis, silo, H coit le temps s'enfuir, l'efferreent de son cite Luc mort ne peut le reatner, est tougeuees fiddèt.Et son cher Canada, recevant son sonpir, Dans ses bras, souriant, le verra s'assoupir, Quebec, co vienr francais, constant a sad vise, Nous a donné Gilberte, rene flour de franchise.Pris, nous tons cnvore, outre leant Lovers rode, Madeleine of Lucette of Paul Herda de Croix Quels sulilimes concerts racissent nos orvilles Quand leurs sucres Tuths redisent cos were dls, (hr'onne goûte qu'eou ciel, dans le véteste hour ! Le de chronique ontin j'epplenedis le ecdinque rs Enla fière Dora qui puisant dons l'histoirs, De d'encienie conan a flétyi Lamm Ne plane «les acecnts si eres on dours etats Con se sent cd rine sir ses valves pes.Aresein de ce jordin, co paradis terrestre, Harmonisent l'accord de ce divincorchestr, Une met hienreilleante crqenve les contours Et cuetille les peartitues de ves candids tle Hrs, Pris, du MONDE FLLUSTRE sou cor anand {os pron fre souple dos phos noms condita rivages De de félicite 2 Fervent littérateur, Host pour la jesse sn pire, wn protector, Gentilles fleurs, dresse vos sedwisondes tiges : Ensemble saluons l'auteur de ces prodiaus Dont l'esprit, toujours grad, par ros cole tuspire, Fait beiller vos spleadenrs dons Le Mosoe [ocvstRE.(pplearedissons coussi, qreeciereses Henrettes, Celud gud, par son cut, povsède doses toilettes, Pareione Fionn, \u2014 + 3 NI 3.aL a & fR\u2014 1 Photos JA.Dumas, 11 .Pla = = » § / LA 1 2; ei Aa IT 1 oN = js wT De x7 ; 7 oe Ac % yet Ja yg al 85 4 § we opmemmapdt \u201c22047.\u2018 Pu] ze voie [1 5e hé WAY 4 et faq ?E LS and Fe is Sef nes.>) hal = ; & à ; > A a nr : = ft + + x Berm yp P MW, A ++} * LES rue Vitré.coin Saint-Laurent = - cee 22 \u2019r D Fo 4 da 2.vi i 4 $* 4, 4 TE ; $ ZV.Ne = Etablissement de colon au Lac labelle IR sy % Fam Ld 4 4 + dm r da # a 7] » 2 Départ pour Labelle (Gare Dalhousie) Va Xd oy sort \" -\u2014 Le IR \"14 > Fi Me \u2019 xf x Ags.PIN EY [3 = \u2018 a 44 ; at ee ue 1 te ï i ty NE On oi Le a 0 4 ; iggy dA «nr ; a7 à ; T BNA .i 5 a sa RAST y TS 2 get, lly A =) », EAS a Lira Mg : = 7 Yom + =, * Xe os OR I < ei dues 4 ww FT iy + % 1 he Fr x) hl pi JU I 5 PE Le a pm wo ro. 58 A MLLE HORTENSE R., DE MONTRÉAL Nouvent Lans les longs soirs de La saison morose, Nous nous rétnissons au coin de votre Je, Et là tout en jomant, nous bio dons en pen, Hevreux d'être à l'abri dans lu cheanbre bien clos.Dehors, le cent d'hiver Suit eu bruit monotone télageand le voyageur surpris en son chemin, Ou le pauvre mendient qui va tendant La sueur, Espérant rencontrer la hienfaisente armine, Thins nos petits salons d'amis ans cours sincères, Nous oublions alors nos tristes désespoirs, Et chassent Toin de nous les ques nuages noirs, Nous coulons profiter des pletistrs cohéméres, Car dans le grand sentier pénible du Catraire, Que nous grevissons tous d'un pes lourd, choancelenudt.Des soucis inprerus riennent mettre souvent l'armi nos bees: projets quelque arcende misère.Cest pourquoi nous démons les jouevses veillées, Oùe comme ven chooet reuon d'un soleil radio, J'aus ceuez dissiper vos songes curieux Et remplis d'illusions nos dimes désolées, Noe: ben ie, \u201c Vous qui, dns hori on sonde, dete, ce bol éclat, discret, nostri, Frais comme le printemps avec ses veplets bles, Et doux comme le chant de te brise dans l'ombre ! Puissiez-vaus rencontrer dans la sede flowed, Of cous alle: give ainsi qu\u2019in papillon, Le bonheny Meésiré cames le cour conupitquon Qui rous apporterer le bouquet « Ophelie, A Pair.Montreal, 1508, \u2014 + < = NOS FLEURS CANADIENNES Bolton b'ent, OU MARCUERITE JAUNE I note nls eye 2 pain speed vs ets ris, (Feuille s des Ke - neoncnlaces.) Le johi ** bouton d'or, \u201d qui fleurit tout l'été, fuit le désespoir du cultivateur et la joie de l'artiste.Du mois de juin au mois d'octobre, il élève fière ment sa corolle dorce et vernissée dans les champs ou Aucun endroit ne lui fait peur et il nargue presque la froidure.Provancher, notre il- le lon: des routes.lustre botaniste, nous assure que cette renoncule est d'une telle rusticité qu'il l'a vue épanouir ses fleurs apres des froids de 6 et 7 degrés, en automne.C'est à tort que nos paysans la nomment marguerite jaune, car il y a une énorme différence entre la Marguerite qui appartient à la famille des composées et le bouton d\u2019or qui fait partie de la famille des ve.uonculacées.Les Anglais l'appellent \u201cbuttercup\u201d ou *\u201c yellow weed.\u201d et les Français houton d\u2019or, ** patte de loup, renoncule des prés.\u201d Cette plante a été introduite en Amé- * rique, mais elle s'est multipliée avec une tellerapidité, qu\u2019elle est devenue extré- mement nuisible en agriculture.[a \u2018 renoncule âcre habite au- jourd'hui l'Europe, le nord de l'Asie et de l'Amérique, et croit même sur les hautes montagnes.Cultivée dans les jardins, elle produit le * bouton d'or \u201d à tleurs doubles.On l'emploie en médecine, pour son ** action ruhé- fiante, vésicante et même caustique.En général, toutes les renoncules renferment un principe vénéneux et sont dangereuses tant pour les hommes que pour les animaux.LE MONDE ILLUSTRÉ Cest à cela que Constant Dubos faisait allusion en lui consacrant cette strophe : ** Voiei, mou fils, ce bouton charmant Que zéphir herce de sou nile ; Connne 1] étals en s'inclinunt L'or dout sa corolle recèle *\u2026.Ce joli bouton satiné Qui sourit comme l'innocence, Recèle ui sue enipoisonné lt souvent blesse l'imprudence.* Dans le langage des fleurs, In renoneule siguitio danger des richesses.- dob UN TRESOR CONTE DE MAS Mai, jaloux du printemps que le précède, ou plutôt, Joyeux de cheminer à ses vôtés, revenait ayant faig une ample provision de magnificences.Il jetait à profusion les feuilles sur les arbres, la verdure, les teurs dans les champs, la gaieté dans les cœurs.Chacun lui faisait fête ; les oiseaux, tout en construisant leurs nids, «azouillaient un remereiment, tandis que d'en haut le soleil semblait lui adresser un sourire protecteur.Kt, par cela wiéme que tout lui souriait, mai.wénéreux comme un prince, comme le printemps Les autels de la Vierge étaient chargés de fleurs, la terre même, donnait, donnait toujours sans se lasser.en était Jonchée, le logis du pauvre s\u2019emplissait de ces dous superbes de la nature ct, du cœur de l'homme, tontait vers le Créateur, un hymne de reconnaissance infinie.Mais, dans une contrée «laciale, le printemps tout riant ici avait pris là-bas un air hourru ; wai, si pro.disue, refusait là conne un avare, ce qu'il donne ailleurs sans compter.vient-il réchauffer cette terre durcie par la welde, ot l'exilé y cherche en vaio l\u2019humble fleur qui lui rappellerait son village natal.Au milieu de cette frode région, un mineur qui avait laissé sa tente errait loin de ses compagnons.A peine un rayon de soleil Cet homme paraissait jeune ; son revard souibre, ses cheveux lui donnaient nn air vraiment pauvre mere qu'il avait laissée mais ses traits durs, et sa barbe incultes sauvare.Certes, sa seule eut hésité à la reconnaitre, et Marcuerite, sa belle fiancée eut tremble devant son Robert.Depuis longtemps il marchait ainsi, inconscient de la fuite des heures.Oui, dit-il tout-i-coup, je serai riche * L'or c'est un levier puissant : je veux posséder des millions, je veux dominer quand je retournerai dans mon pays.Je rendrai ma mère heureuse et Marguerite n'aura rien à envier aux plus belles.Qu'importe que je pioche pendant des années a la recherche du filon d'or qui me donnera ces satisfactions / Je veux posséder des trésors ; c\u2019est mon rêve.et ce rêve : c'est le bonheur ! Rompant le silence de l'iimuensité déserte.sa voix résonnait, vibrante d'énergie, disant ses luttes, trahissant ses ambitions, dévoilunt sans crainte d'une oreille indiscrite les secrets de cu cœur endure an contact de rudes compagnons.L'obscurité était presque venue.\u2014 Allons, dit-il après être demeuré un instant silencieux.je serai en retard ce soir.11 se disposait à s\u2019en retourner au plus tot, lorsqu'il aperçut un objet à ses pieds.Machinalement, il le ramasse et, tout en continuant sa route, il cherche à distinguer ce que c'est.C'était une petite statue ; mais elle devait être là depuis bien longtemps, car les traits de l'image représentée étaient presque invisibles.Ha frotte vigoureusement pour la rendre plus nette, et, comme pour exciter sa curiosité, on dirait que des mots sont gravés au pied de la statue.Il s'arrête pour l'examiner plus attentivement et, jeu à peu, à mesure que les traits se dessinent d'une manière plus parfaite, uno émotion extraordinaire s'empare de son être.Oui, Îl y à quelque chure d'écrit au bus de In sta tuette qui représente Marie : trois mots et uno date demi effacée, Trois mots : A non ls\", qui l'ont frappé à cœur ; Une dato qu'il 1° pas besoin de connaître, eu quelle qu\u2019elle soit, cetto date n marqué un jour «.urande douleur : les adieux d'un père où d\u2019une mère son fils.Tout un monde de souvenirs se présente alors à + pensée, Il se revoit eufant, heureux et insouciant ; .se rappelle le jour béni de sa première communion, puis le jour (louloureux où, appuyé sur sa mère, veuv- désormais, il était allé s'agenouiller aur un tombeau dans le cluanp où les morts dorment en paix.Mais | temps, ce zrand médecin des âmes, avait adouci « douleur : de nouveau le bonheur s'était présenté à lu Na mère avait béni ses fiançailles avec Marguerite, |.sort de Robert allait être à jamais fixé lorsque, subite ment, une fièvre torrible, celle de Por, l'avait sous: L'aisance ne lui suflisait plus, il voulait être riche posséder des trésors.Cette fois, Une dernière vision passa devant se yeux, la scène déchirante du départ\u2026 En ce moment, loin de ces êtres nimés qui avaien cherché inuvilement à le retenir, lo regard tixé sur | douce itiage de In Vierge il écoutait Une voix seerete qui lui criait : \u201c* Tusensé ! Tu voulais des trésors et tu n'avais qu\u2019 tendre la maitt pour en saisir d'inappréciables ! Main tenant, est-ce que tu ne trembles pas / Est-ce que t ne crains pas que ce bonheur qui t'était offert ne s \u2019 soit pas envolé ?Ah ! cherche, cherche pendant des années tu veux être riche, el bien \u201cet quand tu voudras répandre ton or pour le bonheur de ceux que tu aimes, il ne te restera peut-ètre alors qu'une tomis à arroser de tes larmes Le mineur avait courbé la tête ; mais, à ces pensée eruelles il fléchit le genoux.H voulut parler ; il cherch dans ses souvenirs une prière désapprise ; sa voix brise dans une sanzlot, et, pendant que ses levee touchaient les pieds de la Vierge que deux larmes bru lantes veusient de laver, comme aux jours de sou enfance, il balbutia : ** Manian.* Cing fois le printemps a jeté à lu terre ses splen deurs magnifiques, cing fois mai a fourui une parure verdoyante et fleurie à l'humble maisonnette eu Fan fète un joyeux anniversaire depuis que Robert, renon çant à ses rèves aunbitieux, est revenu avec une mo deste fortune.ne rapportant qu'un seul trésor, la petite statue de Marie.Or, un beau soir de tuni, à l'heure mélancolique du crépuscule, tandis qu'au dehors Marguerite et Robert Jounient avec leur enfant, un beau hébé de trois ans, la vieille grand\u2019mère était oceupiée à renouveler les fleurs dans son petit oratoire.Après avoir terminé, elle s'arrêta un moment et son regard contempla dans une oxtase muette l'image de In Mère de Dieu.Avec des précautions infinies elle prit la statue dans ses mains et doucement ln baisa, Pauvre mère ! elle pleurait et Marie semblait sourire.Ile qui se rappelait les larmes du mineur.Tout à coup.deux bras mignons se nouèrent autour de son cou, puis une voix sonore se fit entendre : Robert, au milieu do sa famille disait une prière sublime qu'il n\u2019oubliera plus, ** L'Ave Maria.\u201d Hund 4 Gn ou\u201d \u2014 ae NÉCROLOGIE \u2014 /\u20ac Le 7 mai dernier, à Issy (pres Paris), mourait un jeune sétainariste canadien, Achille Charette.Le reyretté défunt avait suivi son cours classique au collège de Montréal, où ses talents, son application, sa vertu ont laissé l'empreinte d'un souvenir durable.Fortement épris de l'amour du travail, sous la paternelle protection des Sulpiciens, le 19 août 18 il me «in Arm | { { s'embarqua pour l'Europe, désireux d'y couronner ses \u2018tudes.Lorsqu'il disait *\u201c aurevoir \"ir sn faruille, à sos anis, : sa patrie, ignorait il qu'à tous il disait ** adieu \" / Lui, vivitié de lu sève de dix-huit printemps ; lui, tont ln mère éplorée priait déjà pour le prochain retour ; lui, à qui tout parlait d'espérance.y pou- vuit-il songer / Quelle fut sa pensée lorsque debout ur le navire qui l'emportait là-bas.il promenait un dernier recard tour-à-tour sur les vertes ondes du snint-Laurent, sur les montagnes bleues à l'horizon, sur l'azur de son ciel a lui.2 Y songea-t il * Dans le parfums enivrant du parterre de sou pays, an seit de ln brise qui caressait sa blonde chevelure, au chant des à cette heure ciseaux saluant son passage, hélas ! douloureuse du départ, aspira-t il si fort l'amour du sol natal, au point de n'en pouvoir vivre longtemps vilé 7.Non âme était si pure, partant si sensible ! Cruel destin ! en traversant l'océan, notre anus ar quait une fois In distance de sou berceau à sa tombe.A Issy comme à Montréal, il fut ardent an travail et le succès l'accompagna toujours.De la terre étrangère il écrivit souvent pour répéter pe son cœur, sn pensée, toute son ioue restaient rivés aut Canada, dont il ue retrouvait plus le soleil dans le oleil de la France, aimée pourtant.Cet enfant (il wavait pas vingt ans), consume par la phtisie, vient de s\u2019éteindre.Pour nous, ses confrères, nous n\u2019avous plus qu'a le pleurer.Impitoyable tré pur ! tu frappes le plus jeune, le plus vaillant des notres.Mais, consolons-nous, c'était le plus pur.CO vous, mère inconsolable, votre deuil est le nôtre, vous le savez.Atnis lecteurs, si nous venons vous dire notre dou lour, c'est que nous Vous conniassons sensibles zou ro) heur de vos frères canadiens, et nous sommes certain qu'i la mémoire du défunt nous accorderez laumène d'un regret, sinon d'une priere.Un désir nous resteû exprimer .celui de voir rendre an jour les cendres vénérées de notre confrere au s 1 de son pays.CoONtRREE, \u2014 .ription ang MENT Départements 56.29f 15f ui o ssrtain our opinion free whether ai \u2018 » \u2018 4 nvention is proba atentable, Communica.\\Ktranger.62f 32f 17f tions strictly Pontideetial, Handbook on Patents On s'abonne sans frais : dans les bureaux de poste, les agences du Crédit Lyonnais et celles de la Société générale de France et de l'Etranger.sent free, Oldest ngency for securing patente, Patents taken through Munn & Co.recelve special notice, without charge, in the Scientific American, A hondsomely illustrated weekly.largest circulation of any scientific journal, Terms, $3 a year; four months.$1.Sold byaill newadeaters MUNN & Co,361eroeuver.New York Brauch Office.625 F 8t., Washington D.OBTENUES PROMPTEMENT ST-NICOLAS journal illustré pour garçons et filles, paraissant lo jeudi de chaque semaine.Les abonnements partent du ler décembre et du ler juin.Paris et département, un an : 18 fr.; six mois : 10 fra, Union postale un an : 20 fr.; six mois : 12 fr.S'adresser à la librairie Cha Delagrave 16, rue Souffict, Paris, France.\u201c Avez-vousune idée ?Rioul, demandez notre LE SEUL \u201cGuide des Inventeurs.\u201c pour savoir comment journal tiustre dey Dames qui sobtiennent les patentes Informations fournies , ! gratuitement.WARION & MARION, Experta, ublie cnvirge Gent gravures C2 Edifice New York Life, Montréal, inédites de Modes, Trayaux de _ Bureaus: Let Atlante ming .Washinton, C.Silo Hr oli et #4 Abonnez-vous au MONDE ILLUSTRE : QO, Rue de Lille.Parts, le plus complet des journaux illustrés du Un numéro spécimen env Canada.Douze pages de texte et quatre pages CCR RIT tog) de gravures chaque semaine \u201cGa bailleur marche eotre tous) LA LIBRAIRIE ANCIENNE et MODERNE Religion, Belence, Arts, Lettres, Littérature.Livres neufs ot d'occasion.Attention spéciale aux command .la pos?8 pa DEMANDKZ NOS CATALOGUNXS LOUIS-J.BELIVBAU LIBRAIRE-COMMISSIONNAIRE No 1617, Notre-Dame, Montré: Agence génerale pour le ** Nouveau Cours Canadien d'Ecriture Droite,\u201d par J.Ahern, \u2018VE ot Bl ; own a Ul de AN Emil \u2014 M DYSPRES = ÉPUIS EMEN 4.21e : Ltuantes.3 aires, lecons ate, PARIS A yes dépura \" s Doux-Po \u2018 VoptaLAVANT IE Peur DÉC ARE, péposi 4 Presse\u201d OUT le monde lit le grand journal parce qu\u2019il satisfait, N inatruit, intéresse et amuse tout le monde.Le plus fort tirage au Canada, sans exception.CIRCULATION :! 63,646 COPIES PAR JOUR ! Seize miltions de lecteurs par année.NT ATAPI UTA ar PE © LISEZ LE La grande revue hebdomadaire DOUZE PAGES, CRAND FORMAT Articles de fonds par des écrivains distingués, plusieurs gravures d'actualité, agrieul- ture.feuilleton, nouvelles do tous les pays cte.ABONNEMENT, Ville et Campagne .$1.00 par an Avec le choix sur une collec tion de chromo-lithographiex, portraits de Cartier, fontaine, Morin, Chaplhau, Mgr Bruchéai, Mgr Lafièche et au tres.Voir notre annonce de rimes dans le numéro du ONDE CANADIEN de cette semaine.Rédaction, Administration, Atelier 75, RUE BT-JACQUES, MONTRÉAL, G.-A.Nantel Editeur-Propriétaire J.-A.Carufel, Administrateur.Dernières nouveautés reçues ohaque s« maino."]
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