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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 30 juillet 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1898-07-30, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS 1 tn 8300 Six mois, 81.50 154g ANNÉE, No 743.\u2014SAMEDI, 30 JUILLET 1898 ANNC CES n an - - = , $1.\u2014 ; , , ; : \u2014 re LL 2 20 La ligne, par insertion - + - 10 cent Quatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, Proprictaires Insertions subséquentes « .5 cents Vendu duns les dépôts - - 5 cents lu copie Bureaux : No 42, PLAGE JAGQUES-CARTIER, MONTREA Turif spécial pour annonces à \u201cny terme | ur A hi | | IR , #4 } RARE var - cree az LE GENERAL BLANCO, Commandant les forces espagnoles à Cuba 194 = LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 30 JUILLET 1898 Texte.Zig zag, par Rodolphe LeFort.-\u2014Chronique parisienne, par Rodolphe Brunet.\u2014Nos fleurs canadiennes, pur K.-Z.Massicotte.\u2014 Lo maréehal Blanco, \u2014 Poésie : Maman, par A.Pelletier.Les merveilles de ln nature, par P.Colonnier.- Bibliographie.\u2014 Les veillés arabes, par N.lassim.Poésie : Ode, par Z.Mayrand.\u2014\u2014- Nouvelle : \u20ac, pari, par Louis Fréchette.\u2014Ilygiène, par Dr Pécuult.- Poésie : Le baiser, pur Armand Dan- glade.Ce que mn dit le soir, par Julos.-k.Robitaille.\u2014 Explication du corsage fantaisie.La tour penchée de Xaragosse.\u2026 Coursier de la ode, par Blanche de Géry.- L'avoent.- Primes du mois de iuin.-\u2014Jeux et amusements.\u2014 Devinette.\u2014 Feuilleton.\u2014 Propos du docteur.\u2014 L'art «tinaire.- Choses ot autres.\u2014 Pare Sohwer, \u2014 Nouvelles à la main \u2019 Gnavtrrs.\u2014Portrait du maréehal Blanco, commandant des forces espagnoles à Cuba.\u2014 La tour penchée à Saragosse (Espagne).La querro lispano- américaine : Débarquement des troupes améri- exines à Cubu.\u2014 Nos volontaires au camp de Laprairie : Ge Hussards, de Clarenceville ; 8e buiaillon, de Montréal ; Les ofliciers du Se au lungh : #3e bataillon, de «oliette ; Le village ct les quais de Laprairie.\u2014 La musique dans ses dit- férentes manifestations.\u2014 Gravure de mode.- Devinette.\u2014 Gravure du feuilleton, PRIMES A TOUS NOS LECTEURS Li MONDE ILLUSTRE reserve à ses lecteurs méties 'esconpte où la commission que d'autres journaux paient à cles agents de cireu- lation, Tous les mous, il fait ln diseribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, S6 de une piastre chacune, ct yas un des divers prix suivams : 82, 83, ]4, 85, 210, &15, [25 et S50.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoxbE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le ième pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirnse se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'us- semblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.Permetter-moi, chers lecteurs, de faire avec vous une causerie quelque peu scientifique aujourd\u2019hui.Tout d\u2019abord je commencerai par les Juifs.Quel rapport, allez-vous vous écrier, cntre la scieuce et les Juifs ?Le rapport est très grand.L'ethnologie, en effet, ust une science, et une science ardue, dont l'ethnographie est le moyen d'exposition.Le Juif envahit tout : il n\u2019est pas de pays où vous ue puissiez le découvrir.Et ce n'est point étonnant : les Anglais descendent, en droite ligne, de ce peuple que l'Ecriture Sainte nous représente comme ayant lu tête.et le cœur plus durs \u2018jue ne les ont l'âne et le mulet.\u2018\u201c Ce peuple à la cervelle dure et au cœur incirconcis \", disent les Livres Saints.J'ai sous les yeux deux ouvrages fort bien faits.Le LE MONDE ILLUSTRÉ \u2018 titro de l'un est : L'Anglrtis est Tsruelite ; le titre de Vautre Le Sémitiyue Albion.Ls premier coûte 1 fr.(20e) ; lu second, 3.00 frs (70c), chez I'éditeur, M.Jouve, 15, rue Racine à Paris (France).Dans le premier, l\u2019auteur, M.Alain A., démontre par los travaux mêmes du @avants anglais, que l'Anglais est Israélite, comme l'Allemand, descendant probable des Assyriens, ** porte d'indéniables «t profondes traces d\u2019israélitisme.Or, remarquez quo les juifs établis au Canada portent presque tous des noms d'origine allemansle, et la mime chose se remarque en France.Tout le monde sait, par l'Ilistoire Sainte, que le peuple hébreu comptait douze tribus, dont dix, sous le règne de Robommn, fils de Salomon, se séparèrent des autres, celles-ci formant le Royaume de Juda (les tribus de Juda et de Benjamin), les dix formant celui d'Israël, en \u2018M2 avant J.-C., avec Jéroboam, officier de Salomon, comme premier roi.En 587 avant J.-C.Nabuchodonosor détruisait le royaume de Juda ; cului d'Israël fut détruit par Salmanasar, roi d'Assyrie, en 718 avant J.-C.Le dernier roi de Judas fut Nédécias, enumené en captivité à Babylone ; le dernier roi d'Is- racl fut Osée, emmené captif en Assyrie avec ses dix tribus.De cette captivité en Assyrie, on sui lu trace des Israélites \u2018* par la voie de mer et par la voie de terre, jusqu'en Angleterre, à la suite de la tribu de Dan, pionnier des autres tribus.Les Ecossais représentent la tribu de Juseph.Les Irlandais du nord sout les Phénicieus, étroitement mélangés par des intorma- riages aux tribus hébraïques et ceux du sud sont les sept peuples du pays de Chanaan.\u201d Le \u2018\u2018 Livre des Prières de l'église d'Angleterre contient \u2018\u2018 quantité d'expressions qui ne peuvent s'appliquer qu\u2019à Israc] et que les Anglais ont adputées instinctivement.\u201cDes 1676, Aylett Sammes, dans sa Britannic Antique Hlustrata maintient que les premiers colons de l'Irlande furent les marchands de Tyr et de Sidon.\u201c Le cri que Josué ordonua à Israël de pousser à Jéricho fut ** Horeeu \u201d qui se rapproche beaucoup de \u201c Hurrah \u201d (Voir The Missing links, p.200).\u2014-James ler, roi d'Angleterre, était Juif ; les Saxons prétendaient que leurs rois descendaiont d'Israël (Id.p.224 et 225).\u2014 Christmas est appelé communément Yule- day en Angleterre.Yrlrest un mot chaldéen signi- tiant enfant.La Chaldée était la Babylonie, ce qui indique que les habitants actuels de l'Angleterre ont dû y passer (Id.p.227).\u2014 Sabbath signifie repos.Or toutes les nations se divertissent, se promenent, travaillent ruême, intellectuellement, le dimanche.L'Angluis seul et le Juif se reposent réellement.\u201d Voilà, n'est-ce pas, qui est réellement étrange et qui explique bien des choses ?Voyons le second livre : Lee Sémitique Albion, En ce livre, l'auteur, M.Marthin-Chagny (auteur de plusieurs autres sur le même sujet), continue à dévoiler impitoyablement l'âme anglaise, et In montre dans toute sa hideur.11 fait un travail sur les dangereux clergymen an- clais, dout les autres peuples ne soupconnent guère les mœurs étranges.Il montre les expédients déconcertants et généralement immoraux par lesquels ces clergymen font vivre leurs chapelles.H s'appuie sur les journaux anglais, sur les ouvrages anglais, sur les écrits de clergymen, et dévoile des faits révoltants, abominables, mais bien selon ce que lu Bible à rapporté des Hébreux.Il nous fait voir ces ministres se disant chrétiens, préchant le communisme des femmes et la haine du christianisme qu\u2019ils prétendent servir.L'auteur nous prouve ensuite que lu franc-maçonnerie est bien venue d'Angleterre, où elle prit naissance en 1717.Les Anglais ont créé des multitudes de sociétés secrètes, ut sont les seuls, dans les races indo-européennes, a en créer.Ce qui lui vient encore d'Israël, où ne régnaient que l'insoumission, la haine de Dieu (Israël signifie, en effet, fort contre Dieu), la révolte à l'état latent.Trois cent mille Anglais acceptent aujourd'hui ls thèse de leur descendance d\u2019In- raël : les Français et les autres peuples ignorent encore ce fait.Les points de ressemblance entre l'Anglnix ot le Juif sont frappanes : dans lour culte du Christ, même et malheureusement chez les convertis au catho licisme, on retrouve l\u2019insvuniission à l'autorité divine ou divinement établie, la révolte grondant sourde ment.L'Anglsis est expluiteur, spéculatour\u2014 mais abisolu- inent pas colonisateur.Comine lo Juif, il ne travaille pas la terre, il y est impropre ; et des pays agricole entiers sont abanclounés aux Etats-Unis.[ coustitue toujours le \u2018\u201c peuple do Dieu,\u201d mais traversant depuis dus siècles une do ces arises d'idolâtrie coutumivres choz I'lsradlite antique.Entin, M.Marthin-Chagny nous prouve que peuple arrogant cst impropre a la guerre, qu'il est uh solument inutile de chercher a le discipliner, que la marine anglaise a été fort surfaite.Et son beau lyre (à ne pas mettre cependant entre toutos les mains termine en affirmant l'impuissance si peu soupçon © de vette race qui vise i la domination somruoise ii l'univers.Un des érudits les plus éminents du notre ville, qui je parlais de cette thèse soutenue avec Un si gran accent de sincérité ot de tolles apparences de vér: par M.Marthin-Chagny, cet érudit me répondit .\u2014d'ui entendu, il y à longues années, ce que +.me rapportez, et j'ai lu des ouvrages très sérieux si la migration du peuple d'Isvacl : d'apres ces dis travaux, votre auteur aurait raison : tout, d\u2019ailleu daus la vie intime de l'Anglais, le prouverait.J'étais douc bien foudé à vous dire et à vous répet- chers lecteurs, de prendre garde ux Juifs ! Je sais fort bien, comme je vous entends me le du que si tous les Anglais sont Juifs, nous sommes en puissance du Juif.Soit.Mais si uous soumnes sous sa dépend trous n'en sommes pas moîns maitres chez nous nous pouvons lui dire franchement : \u201cA la porte, les Juifs, d'où qu'ils viennent O France ! Pourquoi nous as-tu livrés !.© Canadiens de 1X:57-38 : pourquoi avez-vous ab donné les Tatriotes, qui voyaient mieux et plus \u2019 que vous et.nous /\u2026 Eu second lieu, je vous parlerai électricité.J'avais l'honneur, récemment, de me trouver © un savant physicien savant muêtne en bien sciences\u2014, Nous repassions ensemble les étonnarr décuuvertes de notre siècle cn maticre d'élection il m'énumérait chacune des applications faites des le télégraphe (il s'agiseait, en effet, des invent destinées au bien-être général).Brusquement, mon polymathique interlocuteur dit : \u2014 Vous n'iguorez pus que les anciens, les Egypt entre autres, ent counu l'application do l'électric: \u2014 J'ai vu, il y à peu de temps, répondis-je, \u2018qu pense avoir découvert le téléphone daus les px: muides d'Egypte.Eu etlet, un savant anglais l\u2019affirme.avons d'autres raisons de croire à leurs connaissance des plus grandes forces de lu nature.reprendre l'extraction des innmonses monolithes « Mais un Sans voul leurs carricres ; les constructions absolument in plicables par des forces autres que celles de l'électr cité, telles par exemple les ruines du temple du > leil à Balbehk à quarante milles environ de Das « Syrie ; sans m'\u2019attarder à rechercher quels moyens © pu employer ler hommes pour arriver i mener a hon.fin cen travaux, jo prendrai Archimede le Sicilien © vant au Ille siècle avant J.-C., coutemporain de autres génies nommés Euclide, géomètre lui aus d'Alexandrie en Dasse-Fgypte, alors cité Ia plus th rissante du monde ; d'Iératosthène, gloire de eev- même Alexandrie, mathématicien et géographe di tingué ; d'Hipparque du Nicée en Bithynie, venu un peu après, fameux entre tous, celui-ci, comme astro nome, inventeur de l'astrolabe\u2026 -\u2014Pardon, interrompis-je.Je croyais que l'wstr lake était beaucoup plus récent / -\u2014\u2014Non, me dit mon inverlucuteur.Et vous deve.fttétitttetteere; Mister y 0\" MN.Ce vous souvenir qu'on vous le dit en vous ouseignant, en sciences, cet instrument en même temps que le radiomètre, los calculs des angles par le sextant, etc.\u2018 Mais revenons à Archimède.\u201c Un vioux papyrus, manuscrit palimpseste datant vinisemblablement du commencement du Ile siècle avant J.-C., conservé dans les précieuses collections de Turin, mentionne un curieux détail sur les rétlec- teurs nu moyen desquels le Syrncusain incendiait à longue distance (plus d'un mille), les vaisseaux des Romaing.Les rayons du soleil, renvoyés de l'un des miroirs concaves à l'autre, et do ceux-ci couvergeant sur les eaux (dit le texte) à une distance exactement mesurée sntre les navires et les réflecteurs, produi- -sient une ligue électrique partant du point de conver- -vnee pour se porter droit sur lu bâtiment visé.11 sugirait douce de retrouver la formule d\u2019Archimide, vour obtenir le môme résultat que lui.Ce même palinpseste que, grâce à une combinaison particulière, j'ai pu déchiffrer en partie, donne un autre détail d\u2019une découverte singulière d'Archi- :nede.* fémprisonnant lac loudres, dit l'auteur inconnu, \\rchimède los renfermiait en un iustrument les accumulant à son gré : dans un bain de certaine préparation chimique, il mettait un métal réduit en poudre, d'une grande légèreté (probablement l'aluminium), faisait passer ses foudres dans cette sorte de bain - le métal en poudre subissait une transformation due aux agents chimiques employés dans le bain, et l'on erut, x Syracuse, que ce produit guérissait toutes les maladies, pouvait même prolonger indéfiniment la vis.\\rehimède n'ayant pu se livrer à des recherches plus complètes, ne conserva pas la formule de son invention, ou du moins ne la communiqua à personne.Peu de temps après cette découverte, il était tué par un soldat romain, à la prise de Syracuse.* Voilà, aclieva mon interlocuteur, ce que je pus dechiffrer, à travers des lacunes très regrettables, et je vous avoue que cela me fit rêver.Cette accumulation des foudres ne pouvait être, évidemment, que le condensateur peut-être plus perfectionné que tout ce que nous possédons.* Liquétiait-il par l'électricité ou peut-être l'électri- vité pour lu rendre assimilable, et serait-ce là le dernier mot de la science- serait-ce la découverte dir bien et du mal que nos premiers parents no purent atteindre 1.Ju laisse au siècle prochain d'élucider cette question.Je me fais vieux ; je n\u2019ai plus le temps nécessaire à consacrer it des études ausxi ardues, aussi profondes, les instruments même doivent être créés ; j'ai taché de faire tua part, je n'ai plus qu'à céder le pas aux jeunes, à me recueillir pour le dernier voyage \".Qu'est devenu, lui demardai-je, le manuscrit jalitapseste auquel vous avez emprunté ces intéressantes choses ?Jo négligeai, me dit-il, de tenir note du titre, et ne pus jamais, après celn, le découvrir.Espérons que quelque jour, un chercheur plus heureux que moi le remettra on lumière.Role £ Sr QT \u2014 .ee JEUX ET AMUSEMENTS LOCOGRIPIE Je brille sur six pieds, Avec cinq je te couvre.ENIGMWE Bien que je sois sans voix, sans bouche et sans orvilles, La musique me doit les plus douces merveilles ; Quand je me fais our, tout tremble dessous moi, L'art fait voir eu mon corps une double nature.Je suis petit en tout, en naissance, en stature, Pourtant je bats monnaie aussi bien qu'un roi.MATHÉMATIQUES Quelles sont les progressions par différence daus lesquelles la somme de 2 termes quelconques fait partie de la progression \u2018 On a 2 nombres dont la différence est 12 ; le produit de cette différence par la somme des cubes est 102,144, Quels sont ces 2 nombres { Quelle est la probabilité en jetant 2 dés 3 fois de suite pour amener une fois au moins un doublet ?SOLUTIONS DES FROBLEMES PARUS DANS LE NO 742 Charade.Dé-tente.Versa composer.Dise, Minois, Exquise, Sournois, Grise, Tapinois, Marquise, Crois, Pertidie.Comédie, Menteur, Surface, Glace, Cœur.Réhus.La foi, dit saint Thomas, est l'arche de l'esprit.Faplication mot à not : La Foi, dix EINT, O, mât, ailes, arche, 2 LIESSE, prient.\u2019 Ont deviné : Joseph Faille, Laprairie ; Mlle N Ladouceur, St-Henri ; P.-R.Huot, Québec; L.-A Delorme, St-Henri de Montreal : Alexandre Tl'ouxas, Montréal ; Edmond Tardif, Pare Amherst.\u2014 .re GRAVURE-DEVINETTE Le gardien n'est pas là et pourtant le bain est rempli de nageurs.Cherchez le gardien. LES DEUX GOSSES CE QUE DURE LE BONHEUR (Suite) Mariana avait été élevée avec Carmen, comme si elle était sa sœur ; elle Ia connaissait admirablement, su petite cousine : elle savait ce que signifiait un froneement de sourcil, un pli ironique aux lèvres.Souvent, au fond d'une charmille de Kerlor, elles avaient rêvé toutes deux À quoi rêvent les jeunes filles | ou, du moins, Carmen, beaucoup moins contemplative que Marians ns ait dit nettement ce qu\u2019elle préférerait, quand le temps des fiançailles serait arrivé.Carmen avait des expansions de franchise qui ne laissaient pas subsister l\u2019ombre de ln moindre équivoque.Ji est vrai que, à cette époque, Carmen et Mariana étaient encore bien jeunes et qu\u2019elles envisageaient l'avenir nvee l'adorable niniserie des innocentes vierges, mais la ténacité de Mlle de Kerlor, sans dépasser celle de son frère, l'entétement borné de Carmen, disait Mariana nimablement, avait toujours été proverbiale, même daus un pays où l\u2019on est foncièreme.t tétu.[l'était ampossible, sous quelque prétexte que ce fût, que Carmen eût changé nussi radicalement de caractère.1H n\u2019y avait que l'amour susceptible d'opérer une telle métamorphose : or, Carmen n'aimait pas, n'avait pas aîné.C'était sur cette base que Mme Vernier échafaudait toutes ses petites combinaisons.C'était décidément de ce côté du Pare-des-Princes qu'elle devait commencer à battre en brèche ce fmmeux bonheur à double évolution.D'ailleurs, pourquoi haïssait-elle Hélène plus mortellement que Carmen ?N'était-ce pas cette dernière qui l'avait démasquée, au moment où elle allait capter l'amour de Georges 2 Oud, c'était Carmen qui avait brisé l'existence de Mariana de Sainclair.L'autre, l\u2019orpheline, l'aventurière, ln tille de la chanteuse, ne serait jamais venne si Carmen n'avait pas clhnssé Mariann du château de Kerlor.Mme Vernier s'était écriée : \u2014A quoi bon, d'ailleurs, délimiter les responsabilités /.Je les exeere, je les mandis toutes les, deux, ces femmes.Elles mont fait autant de mal l'une que autre.Elles méritent le méme chi- timent.Mariana venait à Boulogne à l'heure où elle comptait rencontrer Saint-Hyrieix.Firmin passait ln matinée dans les ministères ; l'après-midi, il lui arrivait sonvent \u2018le laisser Carmen sortir seule, sous le prétexte qu\u2019il avait beaucoup à travailler, Snint-Hyrieix était de bonne foi : il simaginait qu'il était forcé de compulser les plus arides traités cliplomatiques, de relire les manuels de science économique les plus rébarbatifs, les textes les plus hérissés d\u2019interminables et insipides documents.I! disait : \u2014Je suis enpable d'occuper n\u2019importe quel poste d'ambassadeur, en Europe où dans le reste du monde ; rien de ce qui touche & la diplomatie ne m'est étranger ; mais enfin, moi aussi, Je serai un jour ministre des affuires étrangères ! Mariana arrivait, s'excusait de troubler l'homme d'Etat et ne tardait pas à engager avec lui une conversation qui franchissait bientôt ies bornes du protocole.Elle flattait les manies de Firmin, lui répétait qu'il parviendrait aux plus hautes dignités, puis, graduellement, avec une science infinie des transitions, elle parla t de Carmen.Elle excellait à rappeler les souvenirs auxquels nous avons fuit allusion, Carmen disait ceci, disait cela : elle prétendait telle chose ; elle jurait que jamais elle ne voudrait vivre duns certaines conditions ; Firmin souriait d'un air entendu, mais il ne pouvait s'empêcher de froncer les sourcils, quand Mariana, avee sa plus belle impudence, parlait «de ln disproportion d'âge qui existait entre le wari et la femme.Tout de suite, elle s\u2019expliquait : les qualités de Saint-Hyrieix suppléaient à cette insouciante jeunesse, que mademoiselle de Kerlur No 44 FEUILLEION DU MONDE ILLUSTRE = estimait tant autrefois ; et puis, l\u2019irmin n'était pus de Ces époux aveugles qui laissent une jeune et jolie femme exposée aux multiples séductions du monde, Sa paternelle vigilance, tout en comblant les moindres désirs de Carmen, savait arrêter À temps des velléités d'idépendunee, bien admissibles chez une enfant gâtée.\u2018 Elle poussait plus loin 'nudnee, puisque son bénévole auditeur ne l'interrompait pas au milieu de ses insinuations.\u2014Je vous avoue franchement, disait-elle, que je n'étais pas très rassurée, quand j'ai appris votre mariage.\u2014 Vraiment ?\u2014Surtout, mon bon Firmin, n'allez pas répéter mes libres propos à Carmen.Si je les tiens, c'est parce que je suis heureuse de voir que je nr'étuis trompée.\u2014llessurez-vous, nu chère Mariana, Je suis, par profession et par godt, homme le plus diserct de lu terre, \u2014De plus, continuait Mme Vernier, vous n'exagérez pus ln portée de mes petites contidences.\u2014Nullement, \u2014\u2014Il ne saurait être question de la droitare et de l'hounéteté de ma cousine.Je ne permettrais À personne, pas même à vous, monsieur, de les diseuter.\u2014Soyez tranquille \u2014Mnis j'appréhendais l'incompatibilité d'humeur ; je redoutuis ces mille et un froissements que rendent l'existence à deux si pénible ; Je crnignais enfin que votre ménage ne ressemblât à la plupart des enfers monduains, aujourd'hui que l'on s'épouse par cupidité on par dépit.Firmin sourinit toujours, mais il pâlissait légèrement.1] s'écrinit, affectant toujours ln même gaieté éminemment spirituelle : \u2014 Vous, au moins, madame, on ne vous aceuserait pas de n'avoir consulté que vos intérêts.C'est un pur roman d'amour que le vôtre.Il est vrai que vous avez épousé Praxitèle, Michel-Ange, Puget.Je m'en tiens à cette illustre trinité qui s'incarne en notre Jeune ami Paul Vernier.Elle minaudait pertidement : \u2014I faut bien que j'aime tion mari, puisque je ne lui dois rien.Et, entre ses levees pourpres, l'émt de ses dents de jeune tigresse étincelnit.\u2014 Suis-je assez ingénue, mon bon Firmin ! Faut-il que j'aie pour vous une assez vive amitié pour \u2018ex primer ainsi à cour ouvert ?.\u2026.C'est si bon, ln franchise.Allons * Je me sauve.\u2014Déjn ! \u2014 Mais oui, non mari m'attend.\u2014 Heureuse femme \u2018 \u2014 J'aurais voulu embrasser Carmen et Hélène, mais je ne les rencontre pas une fois sur trois, Cependant, tout à Pheure.\u2014Elles sont allées je ne sais où, avec Georges.\u2014Tiens !.Précisément, j'allais vous dire que j'avais entrevu lt victorix dans l'avenue des Champs-Elysées.J'ai fait signe de la main nu comte et à la comtesse, minis cela n été en vain.Et.et Carmen ?\u2014Je n'ai pas remarqué qu'elle füt avec eux.\u2014Cependant.\u2014Oh ! j'étais si loin ! Le soir, M.de Saint-Hyrieix demandait à sa femme si elle n'avait pas quitté Georges et Hélène.Un peu surprise de la question, Carmen répondait qu'elle s'était fait conduire chez la marquise de Mandas et qu\u2019elle avait laissé le couple poursuivre ses pérégrinations.En revenant, Georges et Hélène l\u2019avaient reprise avenue Hoche, à In porte de In duchesse de Belfontaine, lirmin s'était Lien garde d'insister, s'excusant même de sa fantaisiste curiosité.Une nutre fois, Marinna avait dit : \u2014 Vous n'étiez pas a I'Hippique, hier ?\u2014Non.j'avais à compulser des pièces tris importantes Il s'agissait du traité intervenu en 1304.Il s'interrompit.\u2014Celn ne vous intéresserait pas suflisumment, Mariana poursuivit : \u2014Carmen y était.\u2014Oui.oui .un caprice.reste, c'est encore bien vu, I'Hippique.-\u2014Vous allez ce soir à la Comédie française ?\u2014Peut-être.bien que je ne prise guère que lu tragédie, \u2014Carmen y sera.Elle me l\u2019a dit.\u2014Parfaitement.C'est convenu avec Kerlor.On joue \"une machine où il est question de l'Angleterre.Il se peut que je me dérange.Je n\u2019en suis pas encore bien sûr, parce que je veux Elle m'a dit que.Du WT wa pe 1 mener mu tâche à bonne fin.Mais Carmen ne serait pas seule Entin, Mariana, profitant un soir de ln présence des deux couples au salon, s'était écriée : \u2014-Que devient «lone M.d'Alboize ! \u2014H doit toujours être à Bourges, avait répondu Kerlor.\u2014Vous n'en avez donc pas de nouvelles non plus ?avait interrogé Saint-Hyrieix.C'est pourtant un ami intime de Vernier.\u2014IT fant eroire, avait reparti Mariana, qu'il oublie un peu les Parisiens et les l\u2019arisiennes.N'est-ce pas ton avis, Carmen ?Mine de Suint-Ilyrieix ne répondit pas.Entre Geurges et Hélène, c'était toujours le même effusion arilente, et pourtant le cœur de Mme de Kerlor était en proie aux angoisses les plus vives.Les gens du Mexique n'avaient versé qu\u2019un acompte insignitiant sur la première échance, ° A la deuxième, ils avaient complètement outslié leurs cngu- cements, Georges s'était renseigné, il avait appris que ces individus étaient riches et qu\u2019en les poursuivant devant lu justice de leur pays, on les ubligerait certainement à s\u2019exécuter, Mnis il faillait aller nu Mexique, défendre sur place les affuires litigieuses, si l'on ne voulait pas que |= frais du procès à recommencer n\u2019engloutissent les cinq cent mille francs qui pouvaient être réalisés, Le différend portait sur une mine de plombagine, que les associés de feu le marquis de l\u2019enhoet devaient rentrer en possession pure et simple de ln mine.Hélène était bien jeune quand son père avait parlé de cette affaire, mais certains détails étaient pourtant restés «dans son esprit Elle se souvenait que le marquis détaillait l'outillage de cette exploitation ; il y avait notianiment une très puissante force hydrau- ligue, amenée par le voisinage d'une rivière, qui avait frappé l'imaci- nation de la fillette.Georges avait reçu dans la matinée les derniers renseignements qu'il attendait avec une fébrile impatience.Il s'absorba dans une méditation qui dura une demi-heure : puis son regard resta fixe ; soudain, il se levn, le visage empreint de la plus mâle énergie.Il s'écria - \u2014J'irai là-bas ! C'était résolu : rien ne le ferait changer d'avis, H alla embrasser sa femnie et son fils \u2014Ma chère Hélène, commença-t-il, c'est décide, 1.2 Je pars, Mme de Kerlor devint très pâle et la respiration lui manque.\u2014Nous partons.rectifin-t-etle.\u2014Non, Hélène.Je purs seul.\u2014Georges ! Mon absence sera de courte durée.\u2014Qu'importe ! \u2014Je ne veux pus tintliger à toi, et à notre Gis des fatiques extraordinaires, \u2014Mais toi, pourtant.\u2014Moi, je remplis mon devoir.\u2014Le mien est de te suivre partout.\u2014\u2014Le tien est de ne pus compromettre la santé de Jean-de Kerlor, Elle le regarda haletante, éperdue, comprenant l'inutilité de ses éfforts, tunis voulant lutter jusqu'à ln tin.\u2014Reste ! supplia-t elle, \u2014Je ne le puis.I faut que je rende à notre enfant la somme que je me suis laissé voler.\u2014Ne peux-tu donc regagner cet argent en France / \u2014Celui dont il s'agit nous est neqais.Il est trés bien.Tu me l'as apporté.appartient à Jean.Je veux le réaliser, \u2014Gceorges, mon ani, tu ne penses pus au chagrin que tu vas me causer.\u2014T'u us l'âme trop bien trempée, Hélène, pour ne pas Cineliner devant une impérieuse nécessité.\u2014Georges ! reprit Hélène.ne pouvant cticore admettre qu'il s'agit d\u2019une décision irrévocable, tu ne comprends done pus à quel point je vais souffrir ¢ \u2014dJe le comprends, ma chère femme ! Il la prit dans ses bras et répondit d'une voix altérée : \u2014Oui, nous serons malheureux tous deux, mais il le faut.J'ai trop tardé déjà.Si je ne m'étais laissé amollir par la crainte de tes larmes, ce voyage serait accompli.À l'heure présente, je reviendrais.J'aurais réussi.Notre enfant aurait recouvré sa fortune.Nous n\u2019aurions plus qu'à chercher les moyens de lu faire fructitier.\u2014Ne plus te voir ! \u2014Je tea supplie, Hélène! montre-toi vaillante.Laisse-moi toute la plénitude de mes facultés.Il le faut ! \u2014Que vais-je devenir ?FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE 205 \u2014Funfan ne te reste-t-il pus ?.Lequel de noux deux sera le plus isolé ?\u2014C'est, vrai pourtant \u2018 \u2014 Quand je serai là-bas, perdu dans je ne suis encore quelles sauvages contrées, tu seras ici, toi.\u2018l'u auras ton fils pour te consoler.Je n\u2019aurai rien, moi \u2018 \u2014C'est pour cela que tu ne devrais pus partir.\u2014Je pars dans deux jours.\u2014FEnimène-nous, \u2014Non.Tune sais pas, pauvre femme, à quels dangers je vous expuserais tous les deux.Le climat du Mexique est meurtrier.\u2014T'u vas pourtant duns ce pays.\u2014Ce n'est pas mon premier voyage.Je suis aguerri.-\u2014Auprès de toi, il me semble que je n'aurais rien à redouter \u2014-Je ne veux pas que l'ombre d\u2019un danger plane sur vous.Tu ne sais done pas que lu fièvre jaune est cffroyable ct qu'en quelques heures elle enlève les Européens.En ndmettant que tu considères comme un devoir de braver ces périls, ce serait un crine de ne pus les éviter à Jean de Kerlor.\u2014Mon Dieu \u2018 - ; \u2019 \u201c4 ga Ë K * 20 _- - A aL TTT oy Elle daigna tendre lu main à son époux.\u2014 Page 204, col, 1 \u2014En outre, d'après ce que je suppose, joer bore de fare de grands déplacements.Je vous laisserais done dans une ville étrangère oÙ vous seriez complètement isolés.Non, il n\u2019y faut pus penser.D'ailleurs, je ne saurais trop le rép ter, mon absence ne durera que quelques semaines, SOL! Georges |e suis désespérée | \u2014 0 faut pourtant que jo w'édloigue lu mort dans l'ame.Non settlement.je compte gue tu vas retrouver toute ton intrépidite, mais il faut que \u2018u n'approuves, que tu me réconfortes, que tu we dises de ces mots dont le souvenir me reviendra, au milieu des épreuves, si je dois en subir.\u2014-Georges ! Haletante, In jeune femme regardait son mari, comme si elle avait le pressentimient que tout leur bonheur allait s'écrouler, à In suite de cet éloignement.Elle ne pouvait exprimer ce qu'elle ressentait, ear elle esayait de lutter contre ses appréhensions, mais, au plus profond d'elle-même un immense déchirenient se produisait.Elle eut un soupir qui ressemblait à un sanglot ; sh main cris pé étreignit son front ; mais elle ne voulut pas que ses larmes coulassent. 206 FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE \u2014Ma chère Hélène ! s'écria Georges, d'une voix ardente, je savais que j'étais tout pour toi, et pourtant, ton amour est plus grand encore que je ne me l'étais imaginé.Moi aussi, je t'aclore cent fois plus.Quand je serai revenu, nous serons unis d\u2019une taçon indis soluble.Nous ne nous séparcrons plus jamais.jamais.Cette fois, Hélène \u201ctait vaineue.Elle ent encore une sensation d'écroulement en constatant qu\u2019elle n'avait plus la force de lutter.Il reprit, d'une voix persuasive : \u2014Fanfan te reste.De plus, Carmen et son mari ne sont-ils pus là ?\u2014Oui, murmura-t-elle, il n'y aurn que toi d'exilé ! \u2014Maintenant, poursuivit Kerlor, il est possible que Saint-Hyricix suit forcé de partir.Bien que sa mission tarde bien.Ce nest peut-être pas très charitable pour lui le souhait que je vais exprimer, mais tant pis.Je souhaite qu\u2019il ne soit nommé ambassadeur qu\u2019à mon retour.Ne va pas lui dire cela, nu moins, à ce bon Firmin.\u2014S'il quittait la France, répondit Hélène, j'irais t'attendre au château de Kerlor.Georges soupira.\u2014AH ! je voudrais bien que ma mère fât encore à Paris.Tu pourrais compter sur une tendresse de plus.Mais, la chère femine se porte mieux en Bretagne.D'autre part, elle croirait que tu ferais un grand sacrifice en allant, avec ton fils, t'installer auprès d'elle.Reste à Paris.C'est de tous points préférable.\u2014Je t'obéirai, mon ami.Carmen et Saint-Hyrieix furent douloureusement surpris quand Georges leur annonça son très prochain départ.Saint-Hyrieix voulut présenter quelques objections ; elles ne pouvaient obtenir aucun succès.\u2014C'est bizarre, dit Firmin en =e résignant, je n'aurais jamnis eru que ce serait vous qui vous expatrieriez le premier.\u2014Je vous contie Hélène, je vous confie mon enfant, répondit Kerlor.\u2014 Vous pouvez partir tranquille, mon cher Georges, je me montrerai à la hauteur de la tâche.J'ai épousé votre sœur.Vous m'avez sauvé la vie.Je suis de ceux qui n'oublient jamais, L'heure des adieux était arrivée.Hélène avait fait appel à tout son courage pour ne pas défaillir.La pauvre femme, le cœur brisé, se souvenait du jour où son père, le marquis de Penhoët, avait quitté la Bretagne pour la dernière fois.Lui nussi, il assurait à sa compagne qu\u2019il reviendrait bientôt.Il partait plein de confiunce, ne doutant pas de su réussite.Il avait cm- brassé la marquise avec I'nrdente effusion que Georges venait de montrer.H avait pressé longuement sa fille sur son cœur comme Georges le faisait pour Fanfan.Le Mexique qui avait enlevé à Hélène son père lui rendrait-il son mari ?Dans son âme désemparée, la jeune mère éprouvait de cruelles tortures, d'autant plus affolantes qu'elle était forcée de les dissimuler, car Georges avait eu ruison de le lui dire : il ne fallait pas qu'elle cherchât à le décourager.C'était pour elle, c'était pour Jean qu\u2019il partait.La comtesse de Kerlor devait subir sa destinée et répondre à la force de caractère de son mari par la plus courageuse fermeté.Une scène déchirante eût été indigne d'eux.Georges étreignit une dernière fois sa femme et son enfant et partit.LXI L'HOTEL DE LA RUE DE CHAZELLES Mme Paul Vernier venait de sortir de son bain ; sa femme de chambre l'avait enveloppée d'un peignoir spongicux, qui dessinait admirablement les contours de ce corps si bien modelé, que le sculpteur n'avait pas voulu d'autre mudèle pour lu Bacchante exposée avec succés au Salon, puisqu'elle avait obtenu une médaille.Mariana, avec sa grâce toute languisante, s'était assise sur un sopha : avant de procéder à sa toilette, elle éprouvait le besoin de sc recueillir.Annie, la camériste anglaise, attendait le bon plaisir de sa mai- tresse.Paul Vernier entra.La camériste sortit discrètement.\u2014Ah ! c\u2019est vous, s'écria Mariana, avec un petit geste de lassitude.Elle daigna tendre la main à son époux.\u2014\u2014Je ne suis pas trop indiscret ?demanda Paul avec son bon sourire.\u2014Pas trop, répondit-elle.\u2014dJo t'ai à peine vue ce matin.\u2018lu dorn:ais quand je me suis levé, et je n'ai pus voulu troubler ton somuneil.\u2014Vous avez quelque chose à me dire ?- Oui, ma chère Mariana.Paul hésita un peu ; puis entin, il parut prendre courageusement son parti et s'écria : \u2014Mn chère amie, vous allez encore m'accuser de pusillanimité.mais il faut que je vous avoue mes inquiétudes.\u2014Avouez, mon ami.Nous dépensons beaucoup d'argent.Elle le regarda avec son expression lnutaine, qui exerçait tou- Jours sur lui une intluence irrésistible ct repartit : -\u2014Est-ce que nous n\u2019en gagnons pas beaucoup ?\u2014C'est vrai.Mais je suis toujours un peu cffrayé.Mariana hnussa ses jolies épaules.\u2014Depuis que nous avons quitté le quartier de l'Observatoire our habiter ce coquet hôtel de la rue de Chazelles, je me sens tou- Jours un peu sous le coup du vertige.\u2014Ln prospérité vons effraie.\u2014Je le reconnais.\u2014 Eh Lien, moi, mon ami, c'était ln médiocrité qui me produisait cet effet dissolvant.\u2014 Aussi, je suis | eurcux ma chere femme, de te voir entourée tout ce bien étre.\u2014Que désirez-vous de plus ?\u2014Mais, malgré moi.je erains que nous w'allions trop vite, \u2014Entin, parlez, qu\u2019est-ce qui vous prévecupe ?\u2014C'est le terme dans quelques jours.\u2014Je l\u2019ai mis de côté.\u2014 Vraiment ?\u2014Fouillez dans ma table, à droite.\u2014Tu m'autorises.\u2014Une femme n\u2019a pas de secrets pour son mari.Il vuvrit le tiroir et vit une liasse de billets de banque épinglé \u2014Comptez, fit Mariana, il y à quinze cents francs.La tigure de l\u2019aul s'épanouit.\u2014Je croynis vous avoir dit, reprit-elle avec une petite moue « compassion, que je me chargerais désormais de tous les détails di ménage.ll a bien fallu que je prisse cette détermination, puisqu' mon mari, en sa qualité de grand artiste, descend difficilement dv son nuage.Je reconnais franchement que jai éprouvé tout d'a bord certaines répugnances à exercer ce métier de petite bourgeois pour lequel ma naissance ct mon éducation ne m'avaient pas faite.Puis, j'ai trouvé cela amusant, et je me suis posé cette question : > mon mari n'arrive que très péniblement à tenir ses engagements vi à-vis de moi, ne puis-je, moi, qui wai rien promis, lui faire atteind le but qu'il n rêvé ?.Les femmes sont plus expéditives que hommes, mon cher.\u2014C'est vrai.\u2014 Avant tout, il fallait quitter notre Thehasde Le be rae © sini.On ne vivait pas dans ce trou.den monde our comment vous pouviez y travailler.\u2014Je t'ussure que je my trouvais fort bien \u2014Ce qui prouve une fois de plus votre exc \u2014Oh !.Moi qui ne pense qu'à toi.M I\u2019 volonté que la tienne.Moi qui ne travaille que pour tot \u2014Egoisme tout relatif, mon cher.Faitesomol alone Fann de me comprendre et de ne pas m'attribuer des intentions que jen jatiais eues.\u2014 Nous étions très bien là-bas.Nous nousaulorions.\u2014Une chaunmière et son cour ! \u2014Evidemment, mon devoir était de ne pas m'endormir dans cett- douce quiétude.\u2014Vous le reconnaissez \u2014Mais, je me demandais souvent si nous ne regrotterions pa plus tard ce nid charmant.\u2014Et moi, monsicur, j'avais d'autres ambitions un peu plus rapport avec votre talent, avec les traditions de ma famille.\u2014Je m'\u2019incline.\u2014 La maison rustique de Kernéis, bien que nous y ayous puss de doux mements, ne constituait pas mon idéal en matière de pr priété.\u2014Mon oncle le recteur a été si heureux de nous l'offrir ! \u2014Ce hon abbé Vietorien ! Il croyait évidemment vous un chât:au.Celui des Sainclair était un peu plus vaste.\u2014Je n\u2019en doute pas.\u2014Il était plus grand que celui de Kerlor.\u2014II devait être ningnifique.\u2014 Rien ne prouve que nous ne le reconstruirons pas.donner A suivre \u2014 Mademoiselle, vous avez eu ln gra- vieuseté de m'envoyer en réponse au poème que je vous ai dédié, une boucle de vos cheveux, qu'elle ne vient pus de votre tite! \u2014 [
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