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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 27 août 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1898-08-27, Collections de BAnQ.

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[" | LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: l5ne ANNÉE, No 747.\u2014sAMEDI, 27 AOUT 1898 © ANNONCES: Un un, $300 = +\" Six mois, $1.50 - La ligne, par insertion - - .10 cents Qualre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, Proprictalres Insertions subséquentes -.- 5 cents Vendu dans les dépôts - - 5ceentslu copie | Bureau ; : No 42, PLAGE JAGQUES- CARTIER, MONTREAL Tarif spécial pour annonces à long ¢ terme DANS LES FLEURS MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 27 AOUT 1898 SOMMAIRE TEXTE.\u2014Zig-7ag, par R.le Fort.- -Ce que c\u2019est qu'ai- tuer, par Paul Ivry, Poésie : Proverbe, par IL.Dosjardina.\u2014 Mon journal, par sul Herds de Croix.Poésie : Ninette, par Patriote Fleuriste.Episode de 1537-38, par Varennes.Notes du voyage, par G.-A.Dumont.Poésie : Les prunes, par Alphonse Daudet.\u2014Chronique parisienne, ar Rodolphe Brunet, \u2014 Nos gravures, par Firmin \u2019eard.le cœur du comte de Frontenac, par JR.R.- Politique, par Truel.Un Père Ca- wucin.\u2014 Histoire d'un prètre et d'un insecte, par KE Raillerie.\u2014 Au Congo : Le vin de Palme.\u2014 Nécrologie.Primes du mois de juillet.Amusements.L'art culinaire.- Gravure-devinette.- Choses et autres.\u2014 Nouvelles à la main.Jeu de Dames.Feuilleton.GHAVURES.- Dans les fleurs.\u2014 Portrait de Mlle Vie- toria Cartier.La fenaison au Couvent.\u2014- À travers lo pays de Jacques Cartier : Saint-Malo : Portrait de Jacques Cartier ; La grand'rue ; Le port : les remparts et la porte de Buon-Secours : Le pont roulant ; Vues extérieure et intérieure du manoir de Jacques Cartier, à Limoilou, prés St- Malo.A travers New-York : Broadway Street : la statue de la Liberté ; Le pont de Brooklyn.Devinette.\u2014 Gravure du feuilleton PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MoNDE ILLUSTRE réserve à ses lveteurs ménies l'escompte où In commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lution, Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ninsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, SU de une piastre chacune, «t puis un des divers prix suivants ; 2, &3, 84, 85, 10, 815, &25 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoNDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sue le même pied de rivalité : c'est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois persounes choisies par l'us- semblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivrout chaque tirage.Nos lecteurs se rappellent sans aucun doute la jolie gravure publiée dans notre numéro du 13 de ce mois, paye 221.Le quatrain gracieux de notre poète canadien, M.Albert Ferland, nous fait bien goûter Ia gravure : mais l'auteur du dessin ne mérite-t-il pas qu\u2019on le cite # C\u2019est un petit chef-d'œuvre, ce merveilleux paysage ; et, qui mieux est, c'est un chef-d'œuvre canadien, purement canadien.M.Geo.Delfusse n'est plus un inconnu aujour- d'hui ; connaissant son extrême modestie qui l'empêche de se faire valuir, nous dirons que, s'il fuit la louange, ses œuvres le trahissent \u2014 puisqu'elles la lui attirent malgré lui.J'ai revécu mon temps vécu à Sainte-Rose il y a des années, quand j'errais Parmi les bois dormants aupres des flots tranquilles : ou quand, assis sur les racines nues d\u2019un beau meri- nier, j'écoutais la fouille frémiir avec de potits msnglots argentins, sous ls caresse d'amour des zéphyrs enchevêtrés dans la ramure touffue Des bois silencieux, moussus et parfumés.Des bouffées de parfums sylvostres me yrisnient alors ; daus cette calme beauté do la nature, croyant devenir un peu meilleur à ce contact de tout ce qui west pas humain, je remerciais Iteu d'avoir fait la nature si belle, et si bon le cœur du vénérable numo- nier de la Réforme, le savant, mais par-dessus tout le doux et charitable M, l'abbé A.Thérien ! Qui m'a rendu ce souvenir à l'évocation seule duquel je crois encore me retrouver Un peu moitis mauvais que je ne le suis / Qui tra rappolé la reconnaissance que je dois à notre Dour Bosco de Montréal / C'est le calme, la reposante, ls poétique gravure de notre artiste canadien, M.Geo.Delfosse.Oui, je parle d'être, ou plutôt de me croire (naif orgueil ou singulière prétention *) un peu moins mauvais.hélas ! Chassez le naturel, il revient au galopa dit La Fontaine : et jamais, je ne comprends mieux notre fabuliste, que quand Je vas tie considérant mème à plus de vingt pas de moi ! Vous allez voir, comme ma contrition est imparfaite.Si elle n'avait que ce défaut, ce ne sersit que demi- mal : mais c'est qu'elle est de courte durée \u2014 voilà qui est décourageant ! \u2014 À quoi lui à Rervi, direz-vous, aimables lectrices, d'avoir eu si longtemps sous les yeux les exemples de charité du saint prètre dont il nousa fait aimer les vertus ?Trois fois hélas, cela tie n'a servi de rien.ou du moins, je ne le montre pas, si j'en ai profité ! Quel amas de contradictions, que le cour humain ! Enfin, je mugirais trois semaines durant.me frappant la poitrine avec toutes les marques du plus profond repentir, vous croyez que cela me changerait 2.Aussi, conuaissant I'apotre, ainsi que disait en guise de pricre Uni vieux sergent, je ne me frapperai pas la poitrine, Je ne mugirai pas durant trois semaines, parce que ju déteste l'hypucerisie, et que c'en serait de toute pure.Je retorube donc, sans plus.balancer (si vous me voyiez, vous reconnaitriez qu'il me serait hien ditticile de balancer, dans la position oi je suis.au propre et au tiguré) sur mes quatre pattes.Savez-vous que cela me fait rire, parfois de voir comment ma plume rafistole la finale de mes parenthèses et les mots qui suivent / Si c'est une plume de.dinde, elle n'est toujours pas aussi hète (voir lo vieux cliché).Tout cela vous fait suppposer que j'ai envie encore de donuer un coup de dent quelque part.ou plutot, ailleurs : que voulez-vous / quand nous donnions nos fètes pour les écoles Catholiques, a l'université catholique ou daus nos paroisses, nous avions, parmi nos attractions, les animaux féroces que montrait un naturellement Professeur, M.le docteur N., célèbre colonel (sans régiment).Et dans son honiment, il nous débitait des ineffnbilités comme celle-ci : ** Ceci, mesdames et messieurs, c'est le grand lion du Sahara, le roi des bêtes\u2026et (los gens.Ce superbe animal (c'était une vieille peau de lion tout usée, cousue sur le dos d'un malheureux étudiant !\u2026.) pousse des rugissements a fendre l'ame.Doué d'une force prodigieuse, il à battu les tigres et les léopards, les jaguars et les éléphants ; n'ayant plus aucun animal raisonnable à battre, de sa puissante queue il s'est battu les flancs.N'approchez pas, mes enfants, il faut qu'il morde n'importe quoi : craignez ses coups \u201cde dent ! \u201d 11 m\u2019eu est resté quelque chose, voyez-vous \u2018\u2026 Non du coup de dent.mais du honiment.Bon ! vais-je faire des vers sans le savoir, comme le pauvre M.Jourdain faisait de la prose 1.Toujours est-il qu\u2019il y a de rudes voleurs, sur notre planète ! LE MONDE ILLUSTRE Plancte, corps céleste.dit le dictionuaire, Jo vous eu fiche, de pareils corps céleates ! Mais jo vous le detoande : que serait-ce, si c\u2019étaient des corps disho.liques # Tous volours, alors ¢ Quelle viante perspective ! Nous serions propres | Entin, pour en revenir à nos moutons.pardon, à nos vos leurs (ce que c'est, d'avoir entendu parler de In grammaire \u2018), je vous avoucrai qu'il y à des geus qui confondent superlativemrent bien les différentes personnes auxquelles se rapportent lex ndjectits possessifs, et qui rapportent les «eux derniers au pre nier tout seul, tuéritant par Lt même qu'on les trate des deux derniers tout seuls! Du vol, je fais trois catégories .la premiere, c'est le val de l'outil de l'ouvrier, ou du bien du pauvre.Que de gens, dans la catégorie de ces voleurs ! Depuis l'industriel ou le chef de maison, retenant le salaire de l'ouvrier, jusqu'à ces êtres iglobles, dépouillant le pauvre pour des rotards de loyer, ou autre chose de co genre, y compris l'usure, la plus sale des inventions du diable : elle ne sert pas seulement à faire mouris lentement le rualheureux père de fanille et toute sa famille © wais encore elle sert à rouler dans lu fance et la boue, l'âme des jeunes gens F'ernplosant pour se procurer des jouissances infämes.Dans la secotide catégorie, je place le vol littéraire Comme cravité de faute au point de vue de la conscience, ce vol est plus crave que celui de l'outil de l'ouvrier, du bien du pauvre.Que de journaux, aux Etats-Unis et au Canada, pillent par exetiple notre MosbE ILLUSTRÉ, omettant de dire d'ou vient leur citation, et, ce qui rend le vol plus odieux, supprinmut même le nom de l'auteur ! Je ue vous citerai, comme morceaux volés au Move ILLISTRÉ et à leurs auteurs, que Nos ears can divans, Le vodutret, La concon iles houvas, Je pourrais citer longtemps Quand done sutenr sera tal traité seulement counne l\u2019est l'ouvrier / Car celui ci est un peu, tres peu je le veux bien, protégé : mais l'auteur Ça vaut il La peine qu'en s'en occupe ! Fisurez-vous que J'aves eu la ludourdise de croire un Ami ine disant un jour .Tu sais la bonue nouvelle 2 Nous allons entin res pirer, nous allous nous voir protégés : des ministres fédéraux, des ministres provineiaux, les premiers moi nistres memes sont des litterateurs, des hones de lettres, Ils s'occuperont de nous, on me l'a atfivine du bonne source.La bonne source doit être arcli-tarie depuus lon temps ! être assez sot, assez nf, assez idiot pour eroite.Mais wei, jo me demande content j'ai pu mème un instant, à ce que me disait won ami *.© profondeur de la bétise humaine ! H yen avait bien d'autres, que lon u'avait repré sentés comme des hommes d'esprit purce qu'ils out réussi ; comme si l'or pouvait tenir heu d'espeit © Les parvenus regardent les pauvres écrivains comme de purs imbéciles : mais ils savaient comme, aver raison du moins, le compliment leur est retourné au centuple \u2018 Entin, la troisieme espèce de vol, pour moi, est la calomnie.Pas besoin d'expliquer cela.C'est aus canaille que les deux autres et toujours plus rave.Vous allez me dire que j'ai omis le vol du riche par celui qui n'a rien : jJ'aitie mieux ne rien en dire.11 suffit de s'en tenir pour celui là à son petit catechisme Vous direz aussi que je t'ai pas parlé du vol de ces gens sans foi ui loi, qui, voyant mourir de faim leurs enlifants, et ne trouvant aucun travail.aucune aide nulle part, se Înissent aller, les misérabiles, les van riens, jusqu'à voler un pain où des aliments / Ok! soyez certains que ce t'est pas la colere, inh gnation qui mie manquent | us, voyez-vous, st java cent Mains, cent fois le tirage du Lot Journal de Paris et cent fois la puissance du journalisme de France a mon service, je criernis : Emprisonnez le volé ou l'accusateur * Une société où le pauvre meurt de faim, est une suciété qui doit être châtiée.Dans notre numéro du 18 juin dernier (on le voit, c'est Lien vieux !) nous avons parlé du tir à la cible de In Cote Ssint-Lue.Comme toujours, on a fait autour de cette nilnire et, naturellement, de votre article, la conspiration du sileuce.Que vousez-vous ?Nous t'appartenons, ni au genre vendu, ni à la juiverie : nous méprisons trop celle-ci et celui-là, et gardons notre france parler.Un seul mot au sujet du co tir à In cible : c'est une ahonination, un déni de justice ot un abus d'autorité.d'eux qui connaissent le droit, n'ont qua me contre: care s'ils l\u2019osenit, Je vous avouerai franchement que je croyais indépendants los ministères de co que, par dérision, cer- ains esprits frondeurs appellent ln Prissenre du Canada.Je trouve fort mal, de la part de cos écrivains, + xe moquer ainsi de leur pays que les ministres v1x-mômes, dans une récente affaire d'oxpulsion, ont it hautement n'être qu'une colonie vassale.Ou eût cependant mieux fait de nous le dire plus x, puisqu'on était tous censés l'ignorer au Canada.Le moyen de faire cesser la boucherie de ln Côte saint-Lue, c\u2019est done de s'adresser an ministre de la terre en Angleterre, ou encore, en vertu du droit a formes : droit voanain, droit civil, droit des gens ete, de se protéger tous ses degrés et sous toutes ses -0i Même.{n'y a, en cette question, aucune idée de sociolisme, ansi que remblait le croire un des nos catiinables con- treres : le Nocielisme, dit l\u2019roudhon, c'est te Philoxophie d lu misère, Or, ce n'est point cette philosophie qu\u2019un autre confrère avait pronée.Réclamer le droit du pauvre, du faible, de Fopprund, west et n'a jamais été du socialisme, encore que la revendication soit faite en terme tres vifs : on doit, avant tout, avoir égard aux circonstances, à la disposition des osprits, nu fait par lui-même et dans ses vitets.Sehietliie, un des docteurs du socialisme, nous donne DS Ia vraie note, en cette definition : Le socialisme, c'est a substitution du capital collectif au capital privé, c'est-à-dire Un mode de production foudé sur la possession collective de tous les moyens de production, par tous les membres dde la société.\u201d Aussi, dans son Encyclique ruagistrale du 15 mai ist], sur la Condition des ouvriers, le Saint-Père Léon NH a-t il nettement établila théorie de l'Hglise, reconnue par le droit et par lu raison : ** Qu'il reste done bien établi que le premier fondement à poser par tous ceux qui veulent sincèrement le bien du peuple, cet Cinricdehilité de te proprilté privee\u201d Le principe, à notre avis, n'a pas été du tout lésé par notre confrère nceusé de socialisme : en ce qui concerne l'affaire do is Côte Saint-Luc.Quon remarque bieu que nous ne prenons pas parti pour ou contre l'un de nus deux estimables confrères ; nous discourons simplement sur une doctrine, essayant de rétablir les choses au point.Nos relations sent trop amicales de part et d'autre ; et, avant tout, Ia boune foi de nos confrères est trop certaine, pour que nous voulions même essayer de.nous mettre entre l'enclume et te marteau : situation par trop mal- saino et bien incommode, paraît-il * J'ai eu le plaisir, le bonheur devrais-je dire, de lire un livre superbe.La première partie vst une réédition, c'est vrai ; mais elle n'en «arde pas moins une saveur, une grâce, une fraicheur qui vous charme.Quant à la seconde partie, c'est tout simplement raviseant : récits du voyages, contes canadiens écrits d'une plume magique, renseignements intéressant uombre de familles canadionnes-frangaises.Tout cela forme un livre superbe, ai-je dit, et je le répète.11 est vrai que l'auteur de ce heau livre, de co bon livre, est connu du meilleur monde littéraire : c'est M.Gurtave-Adol- phe Drolet, commandeur de l'ordre militaire de Saint- Grégoire-le-Grand, ct son livre, c'est : Zowciana, Mais, taisots-nous : notre directeur doit écrire la dessus, et je ne veux pus lui couper l\u2019horbe sous le pied.Je me contenterai de dire qu'il est fort paresseux : LE MONDE ILLUSTRE depuis plusieurs mois, il doit*reudre compte du joli livre Latrador et Anticosti, par le vénéré supérieur du séminaire de Chicoutimi, M.l'abbé Victor-A.Huard.Cet auteur doit être la patience personnifide, et avoir une fameuse dose de charité, pour ne pas mettre notre confrère en demeure de parler d'un livre qu'on devrait voir sur toutes les tables, au Canuda-français, avec Zovariana, SC L' a ie ck 222 \u2014 + GP CI\u2014 CE QUE C'EST QU'AIMER ! fui no s'ust souvent demandé ce que signifiait ce seul mot \u2018aimer \u201d L.Qui ne désire Aussi être anné L.Et, que serait la vie sans ce mot : amour, à la fois consolant pour la plupart des hommes, et douloureux, parce qu'ils ne sont pus ninés, pour quelques-uns d'entre eux / Aimer, c'est avoir une tendance marquée pour une personne, tendance qui nous la rend agréahle, je dirai plus, nécessaire.Aimer, c'est voir dans une personne Une certaine perfection que d'autres n'ont pas.Aimer, c'est attendre l'avenir, c'est se nourrir d'illusions, d'espérances, c'est vivre de l'amour, des rèves, voire tuëmne de Ia vie d'autrui.Aimer.c'est voir dans uni ètre le bonheur rèvé, c'est vouloir lire sa pensée et connaitre ses penchants, ses aspirations ; ainier en un mot, c'est avoir en nous le sentituent d'une autre vie aussi chere que la nôtre propre.En effet, quand une personne aituée, \u2014 surtout si elle « des qualicés tant inter ires qu'extéricures Hous nous mirons en elle.Nous voudrions être const:anment à ses côtés ; vraiment incontestables.notre visage À son aspect s'épañouit sous l'action de won tendre regard ou nous cherchons toujours à lire su pensée.Nous suivons ses mouvements ; ses paroles résonnent à notre oreille comine une musique délicieuse, et sa voix trouve facilement le chemin de notre cœur.Si par ses qualités ct ses talents, elle est bien vue du public, nous éprouvens dans otre cœur un certain ovgueil parce qu\u2019elle nous fait honneur, et en même temps une jalousie Justitiahle de peur de nous la voir ravie.La personne qu'on aime est-elle accablée sous le poids de la douleur / nous souffrons pour ainsi dire en nous-mêtues ce qu'elle ressent, et nous cherchons à adoucir par nos tendresses et hos bonnes paroles lo wal qui la consume.Ni par malheur, l'envie et La basse jalousie mettent tout en «uvre prour la faire s'éloigner de nous, parce que ves envieux et ces jaloux voient leur orgueil froissé, nous protestons de toutes nos forces contre cette conduite indigne et lâche de personnes qui souvent, se disent nos amis, et voudraient en elles-mêmes nous enuser les plus grands torts.Personne ne peut dire qu'il t'aime pas : cxr les paroles du Shakeaveare seront toujours vraies * L'amour habite dans les plus belles âmes, comme le ver dévorant s'attache au bouton de la plus belle rose.\u2018 Tous, tant «ue HOUR sompies, nous avons dans le cœur le germe fécond de l'amour que la trahison seule peut parfois détruire.Et il est à rogretter que trop de gens abusent de ce mot aimer, pour dire qu\u2019ils trouvent quelqu'un de leur goût.ut OU PROVERBE Ui amon vient après ten centre Le cour vat fait étrangement ! Cebi qu'on appelait Le nôtre, Celui que Liait un serment, Celui qui nous « pris des larues, Celui qu'on qardait o jamais, Celui que nous fil tant d'alcermes Est mourant désormais.Un cuour vient après ten eudre : Le cœur est fuit étrangement ! Pry vous lv mien n'est plus le vote Tous deux ont brisé leur serment.Vous alle, rire de mes larmes ; Vous direz même que janeus Ju ne vous ai course d'alarues El que je vous winutis.\u2026 Un amor vient apres wn ante Mon cour est fait étremqement.Je pleurerar souvent le vôtre A w sontrentr de mon serment ; Mais rous tnorere, les charmes Ghee je quaterai desornvris Dans amour nouvel ode mes Lape Vont sourire à jeaanais, E, losrartlerS.\u2014\u2014 an MON JOURNAL Aone edi ef ans Jos ph Lorsque le voyageur est près d'arriver au terme d'un long et périlleux voyage, il aime à se retourner pour mesurer du regard les distances franciies il veut revoit les mers qu'il n traversées.les montagnes qu'il a gravies, les abîmes qu'il a cotoyés ct se rappeler ninst tous les dangers qu'il a courus, Alors, s'asseyant sur lo bord du chemin, il se laisse bercer par le rythme entrainant des souvenirs : il pese ses douleurs, une à une il compte ses joies, et, quand ila noyé l'amertume des unes dans la suavité des autres.il se releve, moins las pour continuer ss route.Nur le chemin de la vie, l'homme quelquefois sent le besoin de dresser sa tente et de se reposer un peu ; dans les sentiers mystérieux de l'avenir vers lesquels j'avance d'un pas ferme unis un bandeau sur les yeux, un jour, sans doute, j'éprouverai ce désir de regarder en arrière : alors, je serai le voyageur au repos, toi, mon contident, mon ami, tu seras la [-re enchanterusse : car, jour par jour, heure par heure, tu auras recueilli ce que le temps emporte de mes joies et de mes peines, de ma jeunesse, de moi-même.Ni je pleure, si mon cœur à besoin d'amitié, je cherclierai dans tes pages le souvenir du telups où je riais, les souvenirs de ma famille.Je vrevivrai en toi les années enfuies.Peut- être même, en passant la main sur mon front, y retrou- verai-je encore humide la trace du dernier baiser de ma mère, à l'heure du départ : peuc-étre une voix secrète me redira-t-elle ces paroles de mon pire.mélées aux souhaits de bonheur : ** Mou tils, n'oublie pas Dieu Oh ! alors, le calme l'énergio reprendra ses droit et comme aujourd'hui, je to dirai : En avant ?\\ moi l'Avenir ! A toile Passé * ) J] ) ) A \u2019 pr lithnle bo Cone \u2014 3 2 ie = Pr rd Pa LS aH Mas A 7 7 5 Ya ae Ee niin be nar TA LA FENAISON AU COUVENT a 000 \u2014\u2014 3 of gh [RN ix Garface \u2019 + Rs à \"\u20ac ww * te on a > creme ao a \u2018 : jh 96./ Rt kL}: wd - Tr Rs A Ny; arg 8 fo 400 La signature de Jacgues Cartier sags A -_ \u2014_ 2 han rex a TH gg dn \u2018x Pa ses Elta dt Pa Le port A y Li ie \u2014\u2014 FA À 3 Ty 3 oo pee T3 .er BRA té, 1 0 Te
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