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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 11 août 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1900-08-11, Collections de BAnQ.

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[" VOIR DANS CE NUMÉRO @, LE MONDE | 17¢ ANNBB.\u2014No 849 MONTREAL, 11 AOUT 1900 , Ame article sur Chiniquy, par Louis Fréchette 1e SOtenaire des Sœurs Sainte-Anne, etc.LLUSTRÉ LL EL EE EE 0 A A me ; > Ja apf.TA 5 N Nd de TT - >, CC \"JP; ' \u201cAe 1 Lad IE chy BR: 3 : 2 \u2018 | i = de see \"ape = pq Ti \"og = re \u20ac lr ee N > NUE es Tu x \u2014 PR.= 3 ee 3e TO 3 - Rie of © On = ss » - le = frm = era vn \u2014 + ARAL Tb 1 2 eu \u20ac Cap En x § < N'eat-ce pas une chose ridicule de mourir sans avoir fait le tour de nutre petite boule.\u2014Epar QuiNeT.Ne dites pas d'où vous êtes parti avant d'être arrivé.On ne se glorifie d'être venu à Paris en sabots que lorsqu'on peut se payer les plus fines chaussures, \u2014 oNT D'HErky.LE MONDE ILLUSTRE Mémoires CHINIQUY 11 Ici, ls mémoire me fait défaut.Je serais porté à croire que ce sermon de l\u2019alsbé Chiniquy fut donné à peu près à l'époque où eut lieu la visite dont j'ai parlé dans mon précédent article ; mais comine lorr de cette visite, l'abbé Chiniquy était encore curé de Kamouraska, et qu'il quitta cette cure en 1846 \u2014 c\u2019est-à-dire quand je n'avais encore que six ans \u2014 je ne puis croire avoir été, à cet âge, susceptible d'une pareille impression.Peut-être fut-il invité à prêcher chez nous dans une autre circonstance.En tous cas, lorsque je l'entendis pour la première et dernière fois de ma vie, je n'avais pas encore fait ma première communion, et comme je l'ai faite à neuf ans, je ne pouvais guère en avoir plus que huit.Etait-il réellement un grand orateur ?Voilà ce que je me demande souvent.Grand orateur au point de vue de la dialectique, je ne saurais le dire ; mais au point de vue du charme entraînant de son élocution, le fait méme que je relate peut en donner une idée.En effet, comme je viens de le mentionner, je ne pouvais pas alors avoir plus de huit ans.Or, je fus, cette fois-là, tellement frappé, saisi, enlevé par cette éloquence, que j'en ressens encore le choc nerveux après cinquante ans passés.11 me semble voir encore l'orateur penché au-dessus de moi du haut de la chaire.Je me rappelle tout, son organe puissant, sonore, sympathique, foudroyant ou attendri, ses tableaux à donner la chair de poule.gon attitude, ses poses dramatiques avec son crucifix à la main, la petite scène gracieuse et poétique du verre d'eau, et surtout sa physionomie, à laquelle il savait donner je ne sais quelle expression de mysticisme que les moins enthousinstes trouvaient angélique.On me dira que cela ne prouve rien, que j'aurai subi là tout simplement un effet de sensibilité bien ordinaire chez un enfant à imagination vive.Je le croirais, si je n'avais gardé de ce sermon qu'une simple impression de l'oreille et des yeux, et non la inémoire très vive et très nette du discours tout entier, que je pourrais refaire presque d\u2019un bout à l'autre.Depuis cette époque, n\u2019est ce pas, j'ai compris qu'il y svait là probablement bien du pathos, bien de la mise en scene, des détails trop invraisemblables pour un auditoire d'aujourd'hui ; je me rends compte de ce qu'il pouvait y avoir de faux ou d'outré dans ce genre d\u2019éloquence ; mais il n\u2019en est pas moins clair pour moi qu'un homme qui peut non-seulement remuer les masses comme Chiniquy les remuait, mais encore produire un pareil effet sur l'esprit, et laisser une trace aussi persistante dans les souvenirs d'un enfant de huit ans, ne peut être qu'un grand orateur.Grand orateur ou non, néanmoins, on ne peut pas prêcher sur la tempérance toute sa vie : et l'abbé Chiniquy dut, à un moment donné, tourner son activité vers autre chose.Toujours remuant, et tourmenté plus que jamais par l'ambition d'accomplir quelque chose de grand, il voulut étendre son envergure nu delà de nos frontières.Il rôva de fonder une ville, une province, une nation peut-être ; et fl partit pour les prairies de l'INinois, entraînant toute une colonie à sa suite.Ce qui s'en euivit est connu de tout le monde : difficultés avec l'évêque de Chicago, résistance latente, révolte ouverte, excommunication solennelle ; et enfin - schisme, puis abjuration définitive.L'abbé Chiniquy, l\u2019idole des catholiques, était devenu pasteur protestant.Cette nouvelle éclata comme un coup de foudre, J'étais au collège'à ce moment ; ni les maîtres, ni les me \u2014 | intimes élèves n'osalent en croire leurs oreilles.J atmais chute ne produisit chez nous un pareil effet d'écroulement Tout le clergé du pays eût abjuré on bloc, jue |g por pulation n'eit pas été plus atupétiée.|| y # de cel quarante deux ans, et la douloureuse meurtrisur, produite par ce choc inattendu eat encure sensible, Je revis le célèbre prédicateur neuf uns plus tard, le ler janvier 1867.J'étais en visite chez sun frère Achille.à Sainte-Anne de Kankakee, ot |.circonstances nous mirent en contact.T1 était marié depuis peu, et habitait une maison d'apparence modeste, mais confortable.|; fut char- maut de gaieté et de cordiale bonhomie , il cause longuement du passé, mais sans amortutue Je le rencontrai aussi quelquefois à M.>atréal, sur ses dernières années.Son tact et sa bienveillance ne se démen rent ja mais.Il était très vert pour son âge : l'année «le sa mort, à quatre-vingt-neuf ans, il lissit encore sans besicles et avait l'ouïe aussi délicate qu\u2019un jeune mme de vingt aus, Maintenant, on se demande oi est uur de cor homme si bien doué et qui, lancé dans une mure voie, pouvait accomplir tant de bien.Je ne la vois nulle part.T1 à prêché contre le catholicisme durant narante ans ; il peut avoir ébranlé la foi do quelque- uns : il n'a, en réalité, convaincu personne.Ses plus chauds partisans de l'Illinois - at «peu près tous revenus & Ia religion de lours | res 4 commencer par ses deux frères et leurs famil'.-.De sorte que, à son point de vue même, sa longue vie, qui aurait pu être si féconde, à été imnu-juce \u2014 ratée, comme on dit aujourd'hui.Encore une fuis, je n'ai pas à juger sa + ite face.Bien qu\u2019elle répugne extrêmement à nus convictions catholiques, elle est, suivant moi, un acte dv cons cience qui ne relève que de Dieu.Mais on admettra qu'il n\u2019en est pas de meurs de se actes de prosélytisme.Ceux-ci sont du domain social, et le public à droit d'apprécier.L'abbé Chiniquy pouvait fort bien avoir « wé de croire à certains de nue dogmes, mais 1l no pour uit pas avoir cessé de savoir que le catholicisme n'enscizne pas le mal, que l'Eglise de Rome, qui a compté dans son sein les Bossuet et les Pascal, à le même code d- morale que le protestantisme, que nous obéissons plus ou moine bien au même Evangile et rendons honu.aze au même Créateur que les protestants.Pourquoi donc tant de déblatérations contr ++ foi des anciens jours ?\u2014 je parle de ses conféru1:«es et sermons, car, dans la conversation, il se montrnit tout particulièrement réservé sur ce point.Etait-ce son zèle pour le salut des âmes qui l'ani- tnait ?C\u2019est possible, mais à qui fera-t-on jamais croire qu'un homme ayant toute sa vie ubservd en cou cience les préceptes de l'Eglise catholique n'aura pas a place au ciel ?En tout cas, il serait difficile de persuader à des auditeurs sérieux qu\u2019un individu qui se damne en allant à confesse pourra mieux se sauver en n'y allant point.Je comprendrais ce zèle chez un payen converti au christianisme et qui voudrait sauver ses frères : mais je ne le comprends guère chez un chrétien qui passe d'une Eglise dans une autre, quand ces deux Eylises ne différent ni dans la manière de comprendre le bien.ni dans la manière de le pratiquer, mais seulement sur des questions de controverse dogmatique et los forma- Jités extérieures du culte.Il faisait la guerre, disait-il, aux erreurs do Rome.Eh bien, mol, je ne suis pas un théologion, mais j¢ crois sincèrement que si les «lifférentes dénominations chrétiennes qui se partagent, sur notre globe, l'em' pire des consciences s'étudiaient surtout à démontrer la supériorité de leurs croyances respectives par là LE MONDE ILLUSTRE 227 pinteté de leurs œuvres, elles rempliraient mieux les in Fondateur qu'en consacrant autant de temps ot de peine à ergoter sur des textes et à dénon.oor les erreurs les unes des autres.Ilys des abus partout ; les religions sont gouver- néce par des hommes, et les hommes ne sont parfaits nullo part ; mais entre nous, là, je ne crois pas que l'abbé Chiniquy ait jamais songé sérieusement à démontrer qu'il y aura, à la fin des temps, beaucoup plus de protestants que de catholiques à la droite du souverain Jupe.Aimous-nous et vivons en paix les uns à côté des autres ; cels vaudra mieux que ces discussions oiseuses et souvent injurieuses qui aigrissent les esprits sans éclairer personne.M.Chini.uy a choisi son chemin pour arriver au ciel : c'était son droit.Où l\u2019on dépasse son droit, c'est quand on cxige que les autres suivent la même route que soi, et «ju'on ansthématise ceux qui ne veulent pas 6 laisser convaincre.Ceux qui trouvent puéril de porter un scapulaire devraient bien se demander s\u2019il est moins ridicule de se faire un crime d'une partie de whist le dimanche.Un autre tort que je ne puis m'empêcher de reprocher amièrement à l\u2019ancien apôtre de la tempérance, c'est d'avoir imprudemment mis, dans le passé, son talent au service de la politique de parti.Il fut lu premier prêtre canadien qui dénonça les libéraux du haut de ls chaire.Cette ingérence intempestive exaspéra la jounesse avancée de l'époque ; les représailles ne furent pas toujours inesurées ; le clergé tout entier en prit ombrage, et il u\u2019y à pas exagération à dire qu\u2019il n\u2019y mit pas toujours autant de prudence que de zèle.Il en résuita des plaies qui ne sont pas encore tout à fait cicatrisées.Jusue-là le clergé avait plutôt fait cause commune avec le peuple ; de ce moment, il ne fit plus guère cause cunitmune qu'avec un parti.Ce fut un malheur.Mais les choses du passé s\u2019envolent ; suivons-les du regard, ai l'un veut, mais laissons-les fuir.Louis FrécHETTE.ques du div \u2014\u2014 pe rm LES FEUX DE LA SAINT-JEAN Nos lecteurs se rappellent que nous avons publié, dans notre numéro d'été, un dessin fait par M.A.-8.Brodeur, représentant les feux de la Saint-Jean.Quelques-uns de nos lecteura ayant prétendu que ces feux n'avaient jamais existé au Canada, nous prenons la liberté de leur citer l'extrait suivant, cueilli dans Les Anciens Canudiens afin de régler la question.On verra que cetto cérémonie à réellement existé en ce pays et que nous avons eu tort de la laisser tomber en désuétude.Les Canadiens de la campagne avaient conservé une cérémonie bien touchante de leurs ancôtres normands : c'était le fou de joie, à la tombée du jour, la veille de In Ssint- Jean-Baptiste.Une pyramide octogone, d'une dizaine de pieds de haut, s\u2019érigeait en face de la porte principale de l'église ; cette pyramide, recouverte de ranches du sapin introduites dans les interstices d'éclats de cèdre superposés, était d'un aspect très agréable à la vue.Le curé, accompagné de son clergé, sortait par cette porte, récitait les prières uaitées, bénissait la pyramide et mettait ensuite le feu, avec un cierge, à des petits monceaux de paille disposés aux huit coins du cône de verdure.La flamme s'élevait ausaitôt pe- tillante, au milieu des cris de joie, des coups de fusils des assistants, qui ne se dispersaient que lorsque le tout était entièrement consumé, PH.-AUSERT DB Gasrk.\u2014 > \u2014\u2014 La cuquotterie est l'esprit de la beauté, et l'esprit, la coquetterie de l'intelligence \u2014 ALEXANDRE DUMas.On traite volontiers d'insensibles coux qui ne sentent pas de lu même façon qne nous.\u2014G.-M.VALTOUK.Une piquûre d'aiguille au bout des doigts d'une femme nous plait mieux qu'une tache d'encre.\u2014 Hucuss Leroux, A MONTCALM 1 Salut, Montcalm, héros de la terre de France, Terre au parler ai doux et si noble vaillance, Fier rejeton potiasé sur le chène gaulois, Grand parmi los plus grands, vrai roi de nos faux rois ; Malheureux champion d'une cause éternelle Qui vivra de tæ mort comme ta mort vit d'elle ; Annobli du prestige attachant du malheur Qui rend certains vaincus plus grands que le vainqueur ; Ame chevaleresquo et pure, ciur antique Semant de lis français Ia terre d'Amérique, Idéal achevé de bravoure et de foi, Jo veux communier en ce jour avec toi ! Salut, salut encor ! l\u2019ermets que de ta gloire En disciple fervent, jo baise la mémoire.Kt qu'à ton souvenir un instant attaché, d'oublie lo Canada de nouveau arraché.O magnifique amant de la commune idole, Pour qui tout bon Français avec bonheur s'immole, Ne me repousse pas ! Que ma sincérité Te fasse pardonner à mon indignité.Certos de t'égaler, je n\u2019ai point l'espérance, Mais je t'aime et l'amour comble toute distance ; A défaut de mérite, en ta dévotion Jo suis divne d'entrer par l'admiration.O grand mort, grand Français.ombre vaillante et chère, Je n'aurais pas voulu passer sur cette terre, Sans qu un peu de mon cœur ne montât jusqu'à toi, Et d\u2019un zèle pieux ne te clamat ma foi ! I Que ce soit & Cundiac, au seuil de la domeure Paternolle, aux vallons ensoleillés qu'eftloure Le massif Cevennol expirant ; que ce soit A Plaisance.témoin de ton premier exploit, Ce Plaisance où ton Ame 4 la vie obstinde, Malgré le for brutal, barra la destinée ; Ou bien au col d'Exile, où, triomphant du sort, Deux balles dans lu front, tu repoussais la mort : Ou que ce soit encure à côté du Bolle-Isle, Plus courtisan heureux quegénéral habile ; Que ce soit à Choueger ou bien à Carillon, Dont le nom si français sonne comme un clatron ; Au fort William-Henry ta dernière victoire, Mais non pas le dernier fleuron à ta mémoire ; Juequ'à Queboc la Sainte, à l'anse du Foulon.Où plus que le malheur t\u2018atteint la trahison ; Devant ce Saint-Laurent et dans ce champ d'honneur, Ou l'héroisme vint consoler ta douleur, C'est la même vertu, lo même sacrifice, C'est la fin répondant éclatante aux prémisacs ! De l'aurore au couchant, on te voit avançant, Homme sublime après sublime adolescent, C'est le granit du vieux Rouergue quo la grâce Languedocienne affine ot dore dans ta race.Lo soleil du Midi l'a parfumé.L'on sent Des chevaliers de Rhode y bouillonner le sang.C'est la valeur gauloise et son ancien prestige Qu'on reconnait bien vite à la fleur de sa tige ! Ah! le moment cruel que cette heure ou tombant Tu vis, du même coup.le sort nous échappant : Où, seul, dans l'abandon, dans la ddsespérance D'une inutile mort, loin des tiens, de la France Qui d'un monde, en un jour, allait perdre le fruit, Tu sentis approcher ton éternelle nuit ! Tu n'avais près de toi, dans cet instant suprême, Pour le dernier appui, ni de Levis, ni même Le joune Bougainville, aux champs canadiens, Qui déjà préludait à ses oxploits marins ! Il dovait t'ad venir une épreuve dernière, Celle do dévorer par surcroît ta colère, Pour implorer, au nom de ceux que tu laissais, La pitié d'un vainqueur qu'au fond tu maudis-ais.C'est le sort des enfants, dus vieillards sans défense Qui te hante, débris de la terre do France A l'abandon.Tu vas, à 06 pouple attristé, En père magoanime immoler ta fiorté.Tu parais bien le chef ; c'est toi quo l'on désigno Pour être le premier, parce que le plus digne ! Pourquoi ne fus-tu pas maître de nos destins, Puisque, par lo mérite, ils allaient à tes mains.?Je ne me trompe pas.Je te vois.Je te touche, Ton masque me sourit ; je vois s'ouvrir ta bouche ; C'est bien toi qu'a rejoint ma tendre passion.Tant cet grand le pouvoir de la suggestion.III O grand mort, ta noblesse et ta vertu profondes Dans un pas de géant réunissent deux mondes ; En tombant à Québec tu greffes de ta main, Un rameau tout français à l'arbre américain.Et c'est à peine si, sur la terre natale, Ton nom a les honneurs d'uno noto banale : S'il figure, écourté dans de secs manucls, Confondu dans lo tas de nos polichinels ! Et pour le champion d'un pouplo, pour I'athldte Qui défendit l'honneur français dans la tempôte, A peine un paragraphe, un simple caneva Au vaillant défenseur de notre Canada ! Une tombe, un berceau.Telle cat la destinée Qui tient à toute mort, toute vie enchainée, Tu mours et de ton sang naît un peuple nouveau Où de ton propre honneur respiendit le flambeau Il y trouve un levain de force et de mémoire Qui lo gonfle de sève et de juste fierté Le poussant au chemin de l'Immortalité.Déjà son jeune sang débordant ses organes De son flot créateur déborde les savance Et répand son cesaim sur le grand continent Où l'appelle un destin qui va se deasinant.Ils ont passé, pourtant, par de rudes épreuves, Ces bons Canadiens, perdus aux Terres-Neuves ! L'Anglais avait rèévé lour mort, mais leur vigueur Et leur ténacité trompérent le vainqueur.1] ost triste de ponser qu'en cette circonstance À ces fils de Français, hélas ! manqua la France Qu'elle laissa souffrir, sans appui, sans secours Ces frères qui trouvalent leurs anciens frères sourds Pauvre France, cile à pu libérer les Venétes Les Yankos ot les Grecs, les Juifs et leurs prophètes Donner son sang, à flots, pour des Italiens Créer une patrio à ces bohémiens, Prodiguer, épuiser lo lait de sa mamelle À nourrir sans profit la lèpre universelle Ses fils, sos onfants seuls, ont trouvé sans échos Les cris de leur eouffrance et de leurs tristes maux IV Ces épreuves nous font ta mémoire plus chère, 0 Montcalm, ô cher fila de notre noble mère, Ame angoissée, ardente, éclatante de jour, Sublime de souffrance et sublime d'amour ; Martyr de la patrie, à laquelle nos vies Comme d'exquires fleurs tendent leurs énergics A l'appel de nos cœurs.\u2014Ah ! le public à beau Rester indifférent au bord de ton tombeau.Il en est, par bonheur, qui n'oublient pas si vite.Nous, nous nous souvenons.\u2014I] te reste l'élite, Ceux qui pesant l'exemple, à ta haute valour, Cherchent à modcier la formo de la lour.Ceux-là, tu les tiens bion.Is doivent to suffire, Capablos d'asurer ton éternel empire.Si de tant de Français qui se ferment les yeux La plupart jusqu'à toi les levaient curieux ! Mais ils sont au néant, au banal de la vic, A la sottise, à la longueur, à l'ironie.Ne pouvant pas monter, ils préfèrent salir Et détruire du coup la raison de grandir.Notre terre de Gaule est pleine de Voitaires Qui répandent sur nous leurs souffies délétères Impuissants à créer, ils souftlétent la foi.Hors le droit de nier, rien n'est de bon aloi, Rien n'existe en dehors d'eux.de leur République Phraseuse, qui s'impose à la raison publique.C'est l'intellectuel qui, dans notre pays, A toujours des Choiseu! pour signer ses avis.Tce contes, tes écrits, jusqu'à tes calembours De la postérité retiennent lus discours, Pourvu que tes bons mots aient pu voir la lumière Grossir pour l'avenir ta gloire littéraire, Que t'importe, après tout, nos intérêts trahis \u2014Mais * les arpents de neige \u201c ont fait de gros petits : La gloire de Montcalm, bienfaisante et féconde, Alors que tu détruis, fait sortir tout un monde.C'est uinsi que le tempe remet tout à son rang : La vie attend son jour et tombe le néant.v Salut ! 6 Canada, cher Canada prospère, Un tel fils no saurait qu'êtro digne du père ! Mois vaillant, sois hardi, sois fort, et souviens-toi ' L'honneur de ton passé t'enferme dans ta foi.On peut bion être fler et poursuivre sa course D'une noble assurance, en ayant à sa source Une vertu sihaute.À vance, avance encor ! Au point où le destin appelle ton cseor.Cat ce n'est pas pour rion qu'il mit ta tôte au pole Et que pour t'assurer ls poitrine et l'épaulo Il te planta suporbe ontre deux Océans Et te donna lo front que l'on donne aux Titans.GABRIEL MAKFOND.Paris, 1900.\u2014\u2014 pci «7 a | | 3 Fn Ny = À \\ a ta * Bs, - i { mt A - + con nr \u201c3 I i Loi sa x 32, 1e N a N/ i o Oo ON an {1 oo A A = * Tn 4 \u20ac, J \u201ca À ye ST es I= RDS ve \u2014\u2014 2 9 et N 2 ped = ww td S$ A 2 Nar 479 2er RS à de nm + {um a.hp = LA + fl 4 à - a = sat 4 \u201cog \u201ci dr i Loy peg He des 20, 10 | Gotten LE rears Le Rl 3 > ct gr a mate PF ed YS 1.Le nouveau presbytère, biti en 1899.\u20142.L'antique église dea Abénakis avant le 17 juillet 1900, 1900.\u20144.Le vieux presbytère bâti en 1847 \u20143.L'église après sa destruction par la foudre le 17 juillet et démoli en 1899.\u2014b.L'intérieur de l\u2019église DESTRUCTION DBE L'EGLISE SAINT-FRANÇOIS DH PIERREVILLE PAR LA FOUDRE > , | Life] Ey Sah EF E Pre A : Fes an lé » = ANR = Ne i > + % > 3 ?43 Ca % ® 4, \\ cx %, > fa > nt 1 = * + Sone = A, dau THT Mu, us oo Nes, =\u20ac.san Na Ny > er «* A d A = 79 ¢ / » 5 \\\\ y \"% F.À « $ %, L : \u201co$ e if a P \u201cn AB \\ | ; je -\u2014 A À / \\ Ji +} 4 :, ~~ > ~ 7 A Jet FE vy des | \\, À «3 wr 8 \u20ac = PL Femat Raitt a ~ \u20ac 2 AS PX G AE 3 Ng n8.x ~§ » CONS HEGAT Me A Bl wl \u2026 / -d TABLEAU DE NOS SEIGNEURS LES EVEQUES, @ \u20ac ~ i Hh DES SUPÉRIEURS ÉCCLÉSIASTIQUES ET DES CHAPELAINS DE LA = COMMUNAUTÉ DES SŒURS DE STFANNE.L SI 1850- 1300 rl \u20ac bou DELA FAMILLE HOMME = % g Parce Wa Ey \u201ca fi Es FS A Ny, AA &, 2 : AS etsy, ev?\u2014 66 Li Afunee 7 QUERY-FRERES @VONTREAL Se vin cur?Xa.% % ai LE 50me ANNIVERSAIRE DE FONDATION DES S(EURS DE SAINTE-ANNE poms pet a Aa «0 Ra ate.LE MONDE ILLUSTRE PAGES ETRANGERES SUR LE CHEMIN DE LOURDES Les pèlerins d'Amour, étranges pèlerins, Deux à deux, seulement, suivent la même voic, Vers lo but éternel où leur Foi les envoie ; Kt lo même rosaire, à leurs doigts, met ses grains.D'un cilice pareil ils ont vêtu leurs reins Touto douleur à deux leur était une joie, Kt le Rave infin qui, dans leurs yeux, flambole, Y met du monde entier los mépris souverains.Jaloux du mal commun, épris de lour supplice, Devant le môme autel, c'est au même calice Qu'ils boivent les baisers et les pleurs tour à tour.Le miracle sublime où le ciel los convie, C'est d'enfermer l'Etornité dans cette vie.O mon âme, suivons les pèlerins d'Amour ! ARMAND SYLVESTLE.\u2014\u2014 + am LE CHANT DE LA FORET M.Maurice Jokai, dont les littératours français viennent de fêter 1a venue à Paris, est l'écrivain le plus populaire dela Hongrie.Scs romans sont tous inspirés par un grand amour du pays natal.Nous détachona de son œuvre ce court récit d'un magnifique souffle épique, dont la traduction est due au distingué acadé micion, M.E.Horn.Un jour, je fus eaisi par le désespoir.Je ne sais vraiment pas ce que m'avaient fait alors les hommes, le monde, la nature tout entière.Quoi qu'il en soit, je me trouvais dans cet état où l'on souhaite qu'un génie malfaisant fasse tomber les étuiles, que la terre s'entr\u2019ouve e: vous anéantisse, comme si le bras de la pompe n'est pas assez haut pour qu\u2019on s\u2019y pende, sans demander pour cela les cornes de la lune ! Si je me souviens bien, je devais quelques centaines de florins à mes créanciers, quelque roman à mon éditeur, et je ne savais comment tenir mes engagements : c'était là tout mon mal.Oh ! il en est de même chez les autres ; n'allez pas croire que la sombre colère des imitateurs de Byron soit causée par la perte de leur foi dans l\u2019humanité.Non ; tout au plus la semelle de leurs souliers est usée, et ils se disent que leur cordonnier ne sera pas assez humain, assez patriote, assez chrétien et assez éclairé pour ressemeler leurs souliers dans l'espoir d\u2019une récompense dans un monde meilleur.Je fais une exception pour ces êtres qui haïssent le monde parce qu\u2019ils souffrent de maladics de foie.Ils ont raison d'en vouloir à l'humanité, car l'homme malade considère tout homme bien portant comme un usurpateur qui a trouvé la santé qu'il avait perdue.Ms bile ne me tourmentait pas, et cependant je trouvais le monde affreux, détestable.Pourquoi les grenouilles et les arbres sont-ils vers ?pourquoi l'encre est-elle ai noire, le papier si blanc ?pourquoi les arbres ne sont-ils pas plutôt noirs, les grenouilles blanches et les hommes verts ?Comment deux fous peuvent-ils rire en se rencontrant ?Comment peut-on lire un journal dans lequel on écrit tant de stupidités ?Plongé dans ces sombres pensées, je parcourais la forêt ; je me sentais soulagé quand j'apercevais un gros champignon qui s'étalait à mes pieds et que j'écrasais.Ah ! Il m'était doux de me venger du sort sur un de ses préférés, car le champignon n\u2019est-il pas enfant du bonheur ?Il vient de rieu, il pousse au hasard, et j'éprouvais un certai.1 soulazement à humilier en lui le bonheur arrogant.Je poursuivais ma promenade, lorsqu'un chant fort doux frappa mon oreille.Je ne voulais pas l'entendre : cependant les paroles : Isten aldd mey à magyart, (*) m'étaient trop familières pour ne pas s'imposer & mon (*) Diou bénit les Hongrois.attention.Cet hymne est une bien belle chose pour coux qui aiment la patrie, les sentiments élovés.les nobles pensées.Les chanteurs pouvaient continuer indéfiniment à chanter ; je n'étais pas disposé à los accompagner.Le chant ne cessait pas, au contraire ; il continuait toujours plus puissant, comme #'il n\u2019oût pas dû finir.Les chanteurs semblaient ne devoir jamais s'arrêter.Je réfléchis longtemps avant de décider si, pour éviter ces importuns, je traverserais le taillis au risque d'y laisser des lambeaux de mes véte- ments, ou si, choisissant le chemin le plus court, je ne passerais pas devant eux pour troubler leur plaisir par la vue de ma figure sombre.Les sentiments dont j'étais oppressé me firent choisir ce dernier moyen.Je contournai le massif qui me séparait des chanteurs, et je me trouvai dans une clairière au milieu de laquelle se dressait un grand hôtre.À l'ombre de cet arbre, douze jeunes garçons étaient assis sur l'herbe.C'étaient oux qui chantaient l'hymne national, et tous les douze étaient\u2026 aveugles.Tous, pauvres orphelins, qui ne voyaient ni le ciel ni la terre.Los yeux fermés, mais le visage tourné vers le firmament, ils chantaient avec tant d'enthousiasme : Isten aldd meg « magyart, que les larmes m'en vinrent aux yeux.Si pour vous la patrie est un nom sacré, si votre cœur se réjouit à la pensée de l'avenir, si de vos lèvres sort une bénédiction pour la nation, pour l'humanité, pour le Créataur, que dois-je dire, moi, & qui Dieu a donné tout ce qui justifie la joie et l'espérance ! Je restai longtemps à écouter le chœur dans la forêt.Quand les jeunes garçons eurent fini, ils se levèrent et jouèrent à colin-maillard sans se faire bander les yeux, en courant gaiement d'un arbre à l'autre.Ils se répandirent ensuite dans la clairière, cueillant des fleurs, faisant des bouquets et des couronnes.C'était un touchant spectacle.Puis ils se réunirent pour chanter un chœur qui louait tout ce que la vie à de beau : le ciel bleu, la jeunesse, l'amour et le Dieu qui bénit.Je m'aperçus que j'avais joint les mains.* Pardonne-moi, à mon Dieu ! murmurai-je : jusqu'à présent, je ne t'avais pas vu.\u201d Mon désespoir avait disparu.Je rejetai bien loin, dans un buisson, ma haine cuntre l'humanité, et je ne dirai même pas où, de crainte qu'un fou ne veuille aller la chercher.Je rentrai chez moi, et je me mis à l\u2019ouvrage : mes créanciers et mon éditeur furent satisfaits, Depuis, ni le désespoir ni la douleur ne m'ont abattu.Et encore aujourd\u2019hui, quoique mon cœur soit guéri, lorsque je traverse la forêt et que le hasard me ramène auprès du grand hôtre, je me souviens de lv scène tourhante, et, si une pensée douloureuse m'obsède, elle disparaît toujours à cet endroit.Traduit du hongrois, par E.Hors, lauréat de l'Académio française = \u2014 be em LE CRUCIFIX - LÉGENDE MAGYAKE Quand ll\u2019akcozy eut été obligé de renoncer à la lutte, les troupes qui avaient combattu sous ses ordres se dispersèrent.En très grand nombre, les soldats rentrèront dans leurs foyers ; mais cette solution p+- cifique ne fut pas du goût du caporal Rajno.Il s\u2019était jusqu'alors distingué par la hardiesse de ses entreprises et un peu aussi par la cruau 6 des représailles qu'i' « erçait.Il se retira dans les défilés des Karpathes, où quelques soldats sur lesquels il exerçait un certain ascendant le suivirent.L'inaction est mauvaise conseillère ; ce fut elle qui pousss le caporal Rajno à accep- eee = ter le commandement d'une horde de bandits qui lu avaient spoutanémemt uffert de devenir leur clef, Bientôt les routes n'offrirent plus aucune sécurité et des caravanes de dix et même de vingt marchand, 89 rendant à la foire du Nagy-Szombat furent exposées aux plus grands dangers, car la troupe lu caporal Rajno comportait autant de aoldats que l'armée d'un petit duché allemand.Un jour, elle attaqua une nombreuse caravane qui revenait de Nagy-Szombat ; les marchands ec défendirent avec courage, mais ile avaient affaire \\ forte partie, et tous succombèrent.Une semaine s'était à peine écoulée, que les bandits revinrent nu mine gy.droit pour y épier une nouvelle caravane.Lus corps de leurs victimes avaient été enlevés, mais une croix avait été taillée dans un chône qui se trouvait li : elle était destinée à rappeler la triste fin des voyareurs et aussi à solliciter une prière pour leur repos éternel.Le dernier compagnon admis par Raino dans an bande était un tout jeune homme, égaré là sans doute, mais dont l'âme était pure encore, et dont les mains n'étaient pas souillées par le sang.\u2014Chef, dit-il en désignant le chêne, voyez.1 y à un crucifix dans I'arbre ! Eloignons-nous d'ici, attaquons pas la caruvane devant l'image de Jésus.\u2014Comment ! gronda le caporal Rajno, tu as peur d'un crucifix ! qui es-tu donc ! Que viens-tu faire parmi nous ?Le jeune garçon, tout honteux, baissa los 1 ux et dit : \u2014Ne vous fâchez pas, chef ; je vous prouverai -jue je ne suis pas un lâche.\u2014Eh bien, si tu n'es pas un lâche, répliqua itajno, tranche la tête du Christ qui est sur cette crois.pour qu'elle n\u2019effraye plus ici ni toi, ni d'autre.L'effroi se peint sur le visage du jeune bandit : maie il n'ose résister encore aux ordres du chef.Un combat se livre en son Ame ; il veut reculer, un rexsrd du terrible Rajno lui ordonne d'obéir ; il veut lever sa hache, son bras retombe inerte, tout son corps tremble, il est prêt à défaillir.Rajno le regarde avec mépris et l'apostropli avec rage.\u2014LAche ! rugit-il, tu ne sais môme pas brandt une hache ; je vais te l'apprendre ! Il saisit as hache et la brandit en s'élançant sur le crucifix.Mais l'arbre s'entr\u2019ouvre, et le crucitix pénètre dans l'intérieur, où il disparaît à l'instant vù la hache allait toucher le chêne ; une fente dans l'ucorce indiquait seule l'endroit où le crucifix était entr- dans l'arbre.Au moment précis où ce forfait allait s'accomplir, un orage épouvantable éclata, Ia terre trembla et la foudre frappa les arbres, qui furent déracinés : des pierres énormes se détachèrent des rochers «t écrasèrent les bandits, dont pas un ne put échapper à la colère du Ciel.\u2019 Un seul arbre résista, ce fut le chêne où aujour- d'hui encore on peut voir un crucifix parfaitement conservé.\u2014 Traduit par E.Hoxn.\u2014 be LÉGENDE MAURESQUE Un certain sultan ordonna, un matin, à son premier ministre, de faire le recensement de tous les fous qui se trouvaiant dans son royaume et de lui en remettre une liste exacte.Le grand visir se mit à l'œuvre et, en tête de la liste \u201cqui était très longue, il inscrivit le nom du sultan.Ce dernier était, par hasard, de joyeuse humeur, et il demanda simplement ce qu\u2019il avait fait pour mériter une telle distinction ?- Sire, répliqua le ministre, je vous ai mis sur la ste parce qu'il n'y a que deux jours vous avez confié, dans le but de faire acheter des chevaux à l'étranger, une très furte somme d'argent à une couple d'aventu- r.ers qui vous sont complètement inconnus et ui ne roviendront jamais.C'est votre opinion 7 Mais, rupposons (n'ils rer viennent.\u2014Alors, j'effacerai votre num et je placerai los lours en tôte de la liste. \u2014 \u2014_\u2014 NOTRE-DAME DE LOURDES DE RIGAUD Le nombre de pèlerins qui se dirigent vers cet endroit béni, ost toujours croissant et les pèlerinage - sont si fréquents que pour peu que cola continue,\u201c Notre Dunne do Lourdes de Rigaud doviendra lo vieux rendez-vous des différentes organisations religieuses et des socis tés de charité do tout le pays.Le Mosve LuvsTRÉ profite de l'occasion du grand pèlerinage qui duit avoir lieu le Ÿ août prochain, pour donner à ++» lecteurs l'historique de cet humble lieu de pèlerinaue, que lo ciel favorise de grâcos extraordinaires, vt ue los autorités ecclésiastiques ont également appronvé et enrichi des faveurs extraordinairos dont jouit Ls Basilique de Lourdes en France.N ous empruntons cos renseignements a la \u2018\u2018 Revuo Ecclésiastique \" lr Valleyfield, que nous reproduisons avec plaisir ORIGINE Au mois de soptembre 1874, le bon Frère Pauzé, C.S.V., préiet de discipline au collège Bourget, installa, dans l'enfoncement d'une roche qui fait saillie sur le milvu du versant nord de la montagne de Rigaud, une statuette de l'Immaculée Conception.Le Jendemairs «° les jours suivants, quelques professeurs l'y suivirent pour prier ; bientôt les élèves les plus pieux se jiznirent à leurs maîtres ; après quelques semaines, toute la petite communauté se trouvait réunie autour «lu rocher, et récitait pieusement le chapelet devant l'image que, daus leur jeune imagination et leur lan: 1e enjoué, ils appelaient Notre-Dame de Lourdes en miniature.Un mois apres, le R.P.Chouinard, C.S.V., dires- teur de la 1uxison, voyant d'un bon il cet élan de piété naive, «le concert avec lo Frère Pauzé, résolut de placer la petite statue dans un endroit plus commode et encore plus pittoresque ; ot le premier dimanche doctobre, en 'a fote du Trés-Saint Rosaire, il en fit la translation au chant du Salve Regina ot des litanies de 1a Sainte-Vierye.C'était Iv premier pelerinage.Le site e
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