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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 25 mai 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1901-05-25, Collections de BAnQ.

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[" LE MANUEL DE LA PAROLE J CHEZ NOS EMIGRES | E MONDE ILLUSTRE == \\NNBE.\u2014No 890 MONTREAL, 25 MAI 1901 Bo LE No em am \u2014 rr TT FERATHORS > = - 5 e vy 6 | ATHIAUM mi.UREA! Consul ee J.LEDOU a LA PRES are ae A A J % PN Trois Riv | VE _\u2014 7 a > Ba BE SFY (* Yo aw ) \\ I f at He LA \u20ac ZEAR BR ; e 2 @ s Soritsee | p' eg de ied \\ ) (p } 6 nN \\ Kant (7 - a ~~ SN + In R [~__M.DELAGNY Photos JA, Dumu S La trouve des Soirées de lamille du Monument National EN TOURNEE AUX ETATS-UNIS Li; MONDE ILLUSTRE FAR ACHÉGÉ ABJUTOK RIVAKD, AVOUAT, l'ROFESSEUR WELOCUTION A L'UNIVERSITE LAVAL Nous extrayons de ce livre qui doit paraitre prochainement, l'intéressant article suivant : Au chapitre de la valeur phonetique des caractères, vu trouvera plus de cing cents fautes à corriger.Nous avons appelé ces fautes canudienncs, parce qu'elles ont pris racine ici ; cependant, la plupart sont d'origine francaise.Une langue ne doit pas rester stationnaire ; vouivir l'immobiliser, la fixer, c'est préparer sa décadence.Car la vie du langage est dans le perpétuel mouvement de ses formes, mouvement lent et presque insensible, dont le peuvle est Pagent.Et cela est vrai aussi de la pronoseistion.Non seulement les règles de la gramnvaire, tunis encore l'orthographe et Ia prononciation des muts changent avec le temps.Conatetreds Leugrendi est on motre, : Mais les wolifications successives, introduites dans le langage, ue sont pas Inissées au caprice des individus : pour être de bon alui, elles ne doivent pas trop s'écarter des principes qui ont présidé à la formation première de ln langue.Ces changements a'opé- reut sous l'influence de deux forces apposées : l\u2019une, ls force conservatrice, qui veut garder au laugage ses formes actuelles : l'autre, la force révolutionnaire, qui tend sans cesse à le moditier, à l'altérer, à l'en- wager dans de nouvelles directions.L'action simultanée de ces deux forces doit être bien équilibrée ; la santé de Ia langue est à ce prix.(1) (Quant à la force révolutionnaire, il est rare qu\u2019il faille l\u2019aiguillonner.Elle est asez vigoureuse, et trouve, d\u2019ailleurs, des alliés naturels dans In paresse et l\u2019inhabileté de nus organes vocaux, dans la tendance qui nous porte à simplifier les formes grammaticales et à les réduire, par analogie, à un type unique, dans le que nous éprouvous de créer des associations nouvelles de sons et d'articulations.IL n'en est pas ainsi de la force conservatcice.Moins vigoureuse que l\u2019autre, la force couservatrice est trop souvent vaincue dans cette lutte «ui est ln vie des mots.Sil'on n\u2019y veille avec avin, «lle offre aux ambitions de esprit nouveau une résistance de plus en plus faille, et la langue devient en pou de temps un jargon, produit d'altérations excessives et d'innovations désordonnées.D'un autre côté, a\u2019 la force conservatrice était seule maitresse de la langue, celle-ci, ne recevant plus de sang nouveau, s'immobiliserait, sècherait sur place, et mourrait bientôt, \u2014noblement, il est vrai,\u2014 ¢ me est mort le latin classique, comme serait mort le français peut-être, si le romantisme n\u2019était venu le secous r quoique Un peu trop rudement parfois C'est donc le rôle de la force révolutiornaire, de faire marcher la langue, de moditier, de créer.C'est la mission de la force conservatrice, de modérer les élana trop imnpétueux, de résister aux entrainements aveugles, de faire un choix judicieux param les formes nouvelles qui surgissent, tout en laissant le mouvement progressif du langage suivre son cours.Si donc la vie d'une langue est dans l'action simultanée de cus deux énergies, il y n péril, dès que l'équilibre est rompu et que l'une d'el'us exerco seule son influence.Or, le langage canadien souffre de deux waux à la fois : excès de furce conservatrice, excès de force révolutionnaire.Ainsi, pour ne donner qu'un exemple, nous cm- playons, avec le sens de aussi, le mot itou, relique que la tradition nous a conservée du vieux français (itel, devant une consonne tou).Muis d'autre part, nous avons des mots comme heiguade, tabuconiste, con.qress, etc , produits évidemu ent de la force révolutionnaire affranchie de toute contrainte.Il en est de même pour la prononciation, La plupart des familles qui, lors de la cession du he soin ti) Voir ln Phonétique \u201cde A, Darmesteter.psys à l'Angleterre, restèrent au Canada, avaient quitté ls France vers le milieu du NVIIe siècle et avaient appoité en Aruérique ln prononciation en usage À cette époque.Brusquement séparés do la Mère patrie, restés du longues années sans aucune relation avec elle, les colons canadiens garderent cette prenonciation, qui, de génération en génération, s'est transmise jusqu'à nous.Or, au temps de la cession, la prononciation française n'était pas plus tixée qu'elle ue lost aujourd'hui ; depuis lors, elle à marché, elle à subi des modifications sensibles.pres au mêlue poiut, nous parlons encore conne il y a deux siècles.D'autre part, ln nécessité d'accommoder notre lan- sage à des besoins nouvesux, notre contact avec des éléments barbares ot étrangers, et des aptitudes physiologiques particulières dues sars doute nu climat, ont déterminé dans notre prononciation des altérations notables dout quelques-unes n'ont de français que l'apparence, et ne portent pas le sceau de la tradition, Inutile de dire que ces altérations phonétiques, de provenance indigène, doivent être proscrites.Quant aux vieilles prononciations que nous avons conservées, il s\u2019eu trouve qui méritaient en effet de n'être pas oubliées ; malheureusement, l'usage actuel ne les admet plus et veut qu'on les évite nussi Cependant, nous devrions avuir pour elles, il nous semble, tout en les condamnant, le respect qu'on éprouve pour certaines Et, restés à peu autiquités nationales, souvenirs d'un passé glorieux : comme ces ruines atciennes qui racontent l'histoire de nos commencements, notre prononetation d'un nutre dye accuse notre origine bien française.Faut-il en apporter des preuves 1.Elles nhondent.Jurbe (gere), monsienre (monsieur), mouchoirs mouchoirs, «crère (accroire!l, hureiuer (heureux), Leap ii (trompeur), p+ (plus), catipliome (entaplasme), ajiler (ache ter), jeral (cheval), mérredi (mercredi), hii his threbis), siner (signer), quépeun (quelqu'un), rhew nous (chez nous, etc, \u2014ainsi proncneaient, au NVIIe et daus la premiere partie du XVIlle siècle, les Français de France qui se piquaient de bien parler ; ainsi prononce encore le peuple de notre province.Les prononciations vicieuses canadiennes forment donc deux catégories : les unes, trop vieilles ; les autres, trop jeunes ; les premières, respectables souvenirs d'une prolewre tombée en désuétude : les re- condes, produits d'une langue qui se développe sans frein.Ce sont là les fautes que nous avons appelées run diennes, Mais il faut reconnaître que, sil y à de foutes de prononciation canadiennes, il n'existe pas, à proprement parler, de défænts de prononciation canadiens.C'est-à-dire que le Canadien n'a pas d\u2019accent : il parle franc, il ne sent pas, suivant l'expression de Loysel, le remage de son preus.Sans doute, les vices ordinaires de la prononciation, véritables maladies de In parole, le zézaiement, le grasseyement, le bredouili - ment, le bégaiement, etc, se rencontrent aussi chez nous.Mais nous n'Avons pas de manière particulière de prononcer, qu\u2019en puisse comparer aux accents qui so divisent la province en France et qui font recun- taître d'abord l'habitant des rives de la Seine ot celui qui est bé sur les bords de la Garonne.Des idiômes picard, normand, français (de l'Ile-de-France), et bourguignon, nous avons extrait notre Iançue sans retenir aucun accent provincial.AnavTor Havane, \u2014 ++ = Ne manquez pas l'occasion de lire la merveilleure histoire de Lu Femme Ditoctire, La réalité, qui atteint rarement la mesure de nos espérances, ue remphit pas toujours celle de nos craintes.Dans les dicrionnaires, bonheur est au substants* dans le livre de ln vie, te honheur est un verho qui se conjugue au passé avec le souvenir\u2014au futur avec l'espérance Léon La- TAVES, mais il n'a pas de présent rant à leur faire.- hez nos émigrés 11 Jo signalais dans mon promier aetile comme an Canadien, parti pour Ia Nouvelle- Nogleterre, Ie, gros, consolé soulement par l'espoir d'y faire ra 1e ment fortune et l'acrière-pousée de revenir jou ge res richesses en respirant les douces brises de ta Lu tatale, pout devenir un citoyen américain actif \u2018 pable de revendiquer ses droits politiques dans \u2018 trie d'adoption.Comme tous les progrès sont Iatifs, il est naturel de constater que la positrer gleuse, matérielle et sociale des éviigré: s'est \u2026 ment transformée pour le mieux ; mais il cor, de parler de ces progres sobrement et avoc met gi l'on ne veut pas entretenir chez nos compai- du Canada les tres fausses illusions qu'ils se foi lontiers sur les avantages supérieurs que la Rép ! offre à ln foule de ceux qui viennent xe plncer l'égide de ses institutions, Voyons un peu quel bilan de la colonie canadienne de Worcester ta H'est pas certes une des moins prespères part.d'autres qui l'entourent.ll y a environ trente ans que le petit groupe lés, ainsi qu'ils aimaient alors à s'appeler, sous à appeler un prêtre du pays natal pour les cons Aujourdly comptent trois grandes paroisses, dont chacune - les soutenir et surtout les consoler.la présence de plusieurs prêtres ; ils ont de sup Et 4 on réfléchit que tout cela a été accompli par une temples, des écoles qui leur font honneur.pulation qui ne possédait rien au début, où ne su qu'être émerveillé de l'immensité des sacritieus, l'attachement à la foi et dirons nous aussi, du pr esprit politique, de ces Canadiens qui ont tant pour ne pas se perdre au milieu des multiples Carleton négligea humble nom dans ses de he (Québec ne fut pas reconnaissant, et l'hi toire \u20ac muette sur l\u2019héroisme de la pauvre femme «, guide, sans protection, sans conseil, ne trouva elle que la flatterie, la méchanceté, le meusor bas, et ne put vraiment donner sur terre que c avait au fond de l'âme, une prière suprême et vouement à la patrie.FavcHER DE SAINT Mar vestes sans | langage des Cierges te que pendant la récante maladie du czar, :t assez curieux se serait passé à l'église un Nan Jax do Saint-Pétersbouryg, au moment oi udes inspirées par la santé de l'empereur plua vives.\u2018 wit Iu superstition du bas peuple russe ut af los icônes.Un certain nombre de femmes wl :t donc à Saint-Nicolas ot se mirent à prier de nny du saint, en le suppliant de leur faire av ie \u2018* langage der cierges \u201d combien d'années Fen - avait encore à vivre.v 1 quoi consiste cetto épreuve.la durée « étant en moyenne de deux heures, on en alte «, s'il s'agit d'un enfant nouveau-né, et, pe.lulte, autant qu'il lui reste d'années à vivre po vire l'age de cent ans.Autant il reste de ever :3ués après deux heures écoulées, autant d'a -ut accordées par la Providence a lu per.\u201con nt l'objet de la consultation.| syant trente deux ans, les bones ferames wl : soixanite-huit cierges et se mirent à prier : de ~n temps une lumiore s'étoignait ; les assis- tan taient avec angoisse et les flammes que le ven +, et les minutes qui s'écoulaient si lentes.En deux heures passèrent ; un cri de jvie s'é- les roule prosternée dans l'église cinquante- six - restaient allumés.! \"te, que bien des feuilles allemandes ont re nous remet en métuoire une histoire simi- lnire » passa, il y a plus d'un sicele, ce gui prouver les superstitions n'ont us d'âge.C'était à la \u20ac Louis XVI, à l'époque ou l'empereur Jo sel rere de Marie-Antoinette, vint rendre visite une reite, sa sœur.Comme il avait visité ent = toutes les curiosités de l'aris, et qu'il s\u2019en mon \u201crt enthousiasmé, Lous XVI lui demanda \u201cit n l'église Saint-Denis.La réponse de l'em- pere - négative.connais pas non plus cette royale abbaye, vou ds XVI.- mon frère, vous n'avez jamais eu le désir dal.r le lieu que vous habiterez un jour, aupres den ax ! Savez-vous ce qu'il faut faire ?dit l'em- bere artons tous les trois incognito a minuit ; yuu re de cacliet, adressée d'avance au prieur, lui ene ve tenir les portes ouvertes à cette heure, «t que Murniné, soit prêt à recevoir \u2018\u201c une famille eta \u201cui se présentera dans la nuit I * la reine applaudirent à la pensée de Jo sepl, \u2018'e fut chez le couple royal à qui se réjoui Tait ier un tel tour, Louis NVI au capitaine des ard.juartier ot au premier gentilhomme de ser vice vine à ses dames d'honneur, d'atours, à sa surit, inte et à son chevalier d'honneur.Ue ssument présenté sous cet aspect mysté- teus rrompit quelque peu la monotomie ordi- Vaire ne faut pas yrand'chose pour amuser les {Pa 1 suffit de les faire sortir du cercle tracé delet.nisirs ofliciels.A1 it fixée pour le voyage, le roi, qui se releva mec} +de sun premier valet de chambre, l'excellent Thier.ar on avait simulé ln scène du grand et du petit her, passa en bonne fortune chez la reine, ol teur arriva à son tour.Mme de Lamballe se fitatt lre.Ce fut des excuses sans fin.La : ne, heureuse de cette équipée, riait aux larmes.\"ne heure du matin où était en route, à la \u201curpr- nexprimable du service de l'écurie, qui avait feconn les pélerins ; des relais étaient disposés a l'avance: Pour ne pas traverser Paris, un prit par Saint-Cloud, le Bois de Boulogne et le chemin de la Révalte À Saint-Denis, tout était en mouvement.L'ampleur de la lettre de cachet, l'ordre d'illuminer l\u2019église ot $4 Bouterrains firent deviner une partie de ln vérité : ON se douta de la venue de l'empereur : mais qui pouvait croire que le roi et la reine l'accompagne- \u201cent \u201d Aussi personne ne s'en occupa.le prieur, LE MONDE IT.LUSTRÉ chartié de trouver l\u2019uccasion de voir Joseph IT, voulut jouer de son côté un rôle dans cette mystification re- ciproque.Un page déguisé en jockey, courant bride abattue, alla annoncer l'arrivée de ses maîtres.- Leurs noms ?Je ue me les rappolle pass bien ; mais si vous êtes si curieux du les connaître, vous pouvez les leur demander.Le grand prieur et deux acolytes parureut à la porte Jour recevoir les étrangers.On les fit entrer dans une salle où des rafraichissements avaient été prépa rés.le roi manges avec appétit, l'empereur prit une tasse de café.Le grand prieur ayant reconnu Leurs Majestés, conduisit l\u2019illustre société dans l\u2019église.L'empereur donnait le bras à la reine, Louis XVI à la princesse de Lamballe, et tous quatre, joyeux na- gucre, furent tout à coup saisis d'une vague tristesse qui obscurcit leur physionomie ; les moines marchaient en avant, et d\u2019une voix uniforme faisaient l'historique des monuments sans nombre de ce lieu magnitique.De tous côtés on voyait des sépultures soutenant los insignes de la souveraineté, à chaque pas les regards contemplaient le néant de l4 mort dans ces épitaphes pompeuses, qui seules relevaient l'illustration de ces cendres froides et insensibles.L'empereur, habitué, selon l\u2019étiquette de la maison d'Autriche, à parcourir les catacomhes où gisaient ses ancêtres, regardait d'un œil stoique le mausolée des Mérovingiens, des Carlovingiens et des descendants de Hughes Capot ; mais Louis XVI, neuf d'impressions : Marie-Antoinette, qui, depuis son arrivée en France, avait nublié la solennité de ce spectacle ; mais Mine de Lamballe, à l'ame si jeune, ne pouvaient, comme Joseph 11, demeurer impassibles on présence de ce lieu solennel ; ils se rapprochaient involontairement les uns des autres et se promenaient inquiets su milieu de ce champ mortuaire, on les rangs étaient si prossés, ot dans lequel deux su moins des trois viendraient un jour prendre place.Ils écoutaient à peine les explications données par le prieur, à tel point leur préoccupation était complète Lo religieux, qui s'en aperçut, crut qu'il conveuait d'abréger la leçor et précédant toujours ses hôtes, i) se dirisenit vers le trésor de l\u2019église, lorsqu'à la vue d'un caveau héant et illuminé près duquel on passait sans s\u2019y arrêter, l\u2019empereur tirant le prieur par La manche, lui dit : l'ere, ou conduit cette voûte ?Aux souterraullis où reposent les princes augustes de ls maison de Bourbon.\u2014l1 y à dune là Henri IV et Louis NIV ?s\u2019éeri, l'empereur ; avec votre permission, nous y entrerons Sire, poursuivit Joseph 11 en s'adressant à Louis XVI, veci en avance d'hoirie.Cette plaisanterie fit faire la grimace su roi, la reine aussi sentit son cœur se serrer : nusis tous deux crai- guant les railleries de l\u2019euipereur, le suivirent.Quelque chose au bas de l'escalier leur harra le chemin : c'était une forme longue étroite recouverte d'un vaste tapis de velours noir, brodé d'une croix blanche, ayant aux angles les armes de France : des larmes et des fleurs de lis, des doubles L et des couronnes ro yales complétaient ln décoration de ce puèle funchre il fallut que les religieux le dérangenssent pour laisser le passage libre.Qui est-ce ?demanda Louis NV.Le prieur de l'abbaye auquel il s'adressait tressailli: et d'une voix basse, en inelinant profondément 1 tite, répondit : -Le vercueil du prédécesseur de Sa Majesté aujour d'hui gli rieusement régnante.Quoi ! s'écria la reine en pàlissant, est-ce une place convenable pour notre aieul ?Les trois religieux recouvrant leur front du capuce monastique, «'étuient humbloment ayenvuillés\u2026 Ls fawillo royale no jouissait plus d'un incognito don, elle-même venait de se dépouiller ; il y eut un moment de silence, puis le roi dit : -\u2014 Messieurs, relevez-vous ! Le prieur, obéissant, répondit à la reine Madame, un usage solennel, et consacré dans la a grande étiuette des cérémonies funébrea des roia de France, veut «ue le deraier munarque décédé de: meure au pied de ce degré en attendant son successeur, ct c\u2019est seulement à l'arrivée de celui-ci qu\u2019il va prendro la place qu\u2019on lui réserve.Voyez ce candé labre ajouta le prieur, il supporte autant de lampes que le roi à régné d'années ; on les entretient nuit et jour, car elles ne doivent jamais s'éteindre.Si ellen cossaient de brûler, co serait un grand malheur.Les suditeurs écoutaient cette explication avec une Sttention mdlée de terreur ; l'empereur lui-même éprouvait un trouble dont il ne se rendait pas compte.Sa sœur, son heau-frère et Mme de Lamballe #'age nouillérent et récitèreut pieuse:nent le \u2018* De profun- dis \u2018\u2019, que répéta le reste de l'assemblée.En ce moment il s\u2019éleva sous ces voûtus un vent impétueux qui souleva par trois fois le drap funèbre, et si violemment à la dernière, qu'il heurta le lampadaire mystérieux et en éteignit la plupart des lumières ; 17 seules restèrent allunmiées, et on était en 1776.Un cri d'effroi partit de toutes les bouches, et la la reine se jeta dans les bras du roi.-Partons, dit celui-ci, en entraînant la reine, san- dix que l'empereur soutenait Mme de Lamballe, qui s'était évanouie.Le retour à Versailles fut rapide et la conversation languit pendant le trajet.Chacun nentalement fui- sait le compte.1776 et 17.et arrivait ainsi à 17:43, la date fatidique\u2026 Le malheur est que ces sortes d'histoires ne s'écrivent jamais \u2018\u2018 avant \u201d mais toujours \u2018après \u201d la catastrophe prédito et, comme la fameuse prophétie de Cazutte, celle-ci ne fut connue que bien longtemps après la Révolution.Ca ne l'empêche pas d'être intéressante\u2014tmais ça pourrait bien nuire à son authenticité.G.LENoTRE.\u2014\u2014 >.== RÉCRÉATION SCIENTIFIQUE L'ÉCOULEMENT DES LIgt THES Lorsqu'on renverse une bouteille pleine d'un liquide, on se figure uéncralement que c'est la partie la plus près de l'ouverture qui s\u2019échappe la première.C'est une erreur : couches supérieures qui s\u2019écoulent d'abord.Un peut véritier ce fait au moyen de l'expérience suivante.Dans une bouteille disposez trois couches de sable différemment rées, par exemple une en bleu dans le fond, une jaune au milieu et entin Une rouge, en ayant soin que Ia dernière couche de sable vienne aflleurer le goulot.Pressez avec votre main l'ouverture, et d'un mouvement rapide renver sez In boutoille et laissez l'ouverture libre.Vous\u2019 verrez un peu de la couche rouge s'échapper, uni peu de la couche jaune, puis toute la couche bleue, toute la couche?jaune, et le sable rouge ne tombera qu'à la tin.ce sont les colo- Evoulements des liquides A.SAMPTOTE, \u2014 » ÿ | aor) | # > A # + 5 EN ¢ N.A i oh | Tae.5 el 4,
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