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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 17 août 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1901-08-17, Collections de BAnQ.

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[" MONDE ILLUSTRE 180 AN\": KE.\u2014No 902 MONTREAL, 17 AOUT 1801 50 LE No \u2014 Kd Cadie .roke M.l'abbé Napoleon Leclerc, de Woonsocket E.M.Puitevin, de Boston our a i ok Dirveteur spirituel suprème Vice-président général +-A, Caron, de Woonsocket Philippe Boucher, de Woonsocket secretaire général 'résorier général Officiers Généraux de l'Union St-Jean-Baptiste d'Amérique 242 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 17 AOÛT 1901 ABONNEMENTS ; UN aN, $00 .0., 6 Mois, $1.50 4 Mois, $LO 22222220 Payable d\u2019'avance L'abonnement est considere comnie renouvelé, a moins d'a- viscontraire au moins 15 jours avant l'expiration, et ne cessera que sur un avis par écrit adressé au bureau méme du journal, Il n\u2019est pas donné suite & un ordre de discontinuer tant que les arrérages et l'annéo en cours ne sont pas payés.ANNONCES : ler insertion .Cee ee .10 cents la ligue Insertions sutbméquentes ., 8 cants la ligne Tarif spécial pour les annonces à terme, Publié par la Compagnie d'Imprimerie Lk MoNbE ILLUSTRE 12, Place Jarques-Cartier, LA VIE COURANTE La famille royale d'Angleterre est encore en deuil.À quelques mois de distance, après son illustre mère, voici que l'impératrice douairière Frédéric d'Alle- mage, sœur ainée du roi Edouard VII et mère de l'empereur Guillaume, vient de mourir.C'est un sujet de grandes doléances dans les deux empires.Le Moxue ELLUsTRÉ y joint l'expression de ees sympathies, en attendant l'occasion propice de présenter à ses lecteurs le portrait de la noble défunte.*+* Notre public montréal n\u2019a pas appris sans émotion le décès de Mlle Bérangere, l'une des plus brillantes artistes du Théâtre National Français, et que les fièvres impitoyables viennent de ravir à l'affection des siens, aussi bien qu'aux promesses de succès qui lui souriaient déjà, dans l\u2019art dramatique, à l'âge peu avancé de dix-sept ans et quelques mois.Bérangère, de son vrai nom Marguerite-Henriette- Adéline Roullaud, était la tille d\u2019un journaliste, rédacteur aux Debuts.Au nom de la solidarité professionnelle, nous présentous l'expression de nos vives condoléances au père éprouvé.*,* Il m\u2019a été dunué, la semaine dernière, de prendre part à une délicieuse fête intime de fraternité.Or, le MoNbE ILLUSTRÉ ayant jugé opportun d'offrir, eur le méme sujet, toute une série d'illustrations, je ne crois pas être indiscret en y ajoutant quelques notes de ce que j'ai vu et éprouvé, en cette heureuse circonstance.Le dimanche, 28 juillet dernier, Le Pionnier publiait les renseignements suivants : Demain, se réunira au Collège de Montréal, rue Sherbrooke, l'un de ces nombreux conventums d\u2019anciens élèves, dont cette vieille maison d'éducation voit, chaque année, l'une ou l\u2019autre génération de ses innombrables enfants renouveler la fête.Celui-ci se distinguera en ce qu\u2019il va ouvrir la série des festivals de ce genre, pour le siècle qui commence, en tant que le Collège de Montréal, du moins, est concerné.Ce sont les élèves finissants de la classe ae rhétorique 1887-88 qui, après treize années de réparation, vont se rassembler, demain, sous l'égide de l'Alua Mater, en compagnie d\u2019un certain nombre de leurs anciens professeurs et directeurs.; Mentionnous, parmi ceux-ci, MM.Bédard et Filia- trault, p.s.8.du Séminaire Notre-Dame ; MM.Charrier, curé, Chevrier et Tranchemontagne, p.s.8., de la parvisse de Saint-Jacques ; MM.Laliberté, Portier, Saint-Jean, p.8.s., du Collège de Montréal ; M.Lepoupon, p.8.8., directeur du Séminaire de Philosophie ; MM.les abbés G.-M.Lepailleur, curé du Saint-Enfant Jéaus du Mile-End ; A.Saint-Jean, curé de Saint-Denis de Montréal ; Hogue, curé de West Shefford ; Cardin, curé de Sainte-Lucie, etc.Au nombre des élèves de cette classe se trouvent M.l\u2019abhé J.-A.Curotte, professeur de théologie au Grand Séminaire de Montréal et président du con- entum : MM.les abbés J.-Emile Roy , chancelier de LE MONDE ILLUSTRE l\u2019archidiocèse de Montréal, La-N.Dubue, premier vicaire i Saint-Joseph de Montréal ; Alph.Jacques, vicaire au Sacré-Cœur, Montréal ; J_ Bouras a, de Pal mann, I; L.Giroux d\u2019Artic Contre, RR.|, et le lt.PP.B.Boyer, des «Mhlats de Marie Inunaculée.Chez les laiques, MM.Emile Lamoureux, avocat, de San Francisco, Frank Ferron, entrepreneur de pompes funèbres, vice-président du conventum : les docteurs Laberge, de Calumet, Mich .Brien, de Marinette, Wise.R-M.Trudeau, Alph.Mercier, D Itoberge, F.Pelletier, rédacteur au P'iornier, tous de Mont réal ; les notaires Grandin de Laprairie, Racicot, de Boucherville, Alex.Bonin, de l'Assomption, et R.Dumouchel, rédacteur au Pionnive.de Montréal ; MM.A.Desruriers, horticulteur, Côte des Neiges : T.-A.Gauthier, du greffo de ln Cour des Recorders, Montréal, Martin Higgins, négociant a Chigago.111, et enfin deux journalistes, MM.J.Boisseau.de La Patrie, et J.-M.-A.Denault, divecteur du Pionnier, et secrétaire du conventum.Le rendez-vous de ces anciens éleves, qui reprennent spontanément la vie de communauté, pour en jouir pendant quelques jours, est fixé à demain matin, 8.230 h., au Collège de Montréal.Il y aura messe à \u2018 hrs, suivie de récréation ; diuer au collège, promenades dans l\u2019apres-midi et souper en commun.Mardi matin, messe de Arquirm, célébrée dans la chapelle aérienne de Notre-Dame-de Bonsecours, à l'intention de l'unique confrère défunt, M.William J.Dempsey, de Boston, Mass, et du regretté M.P.Deguire, P.S.S., ancien curé de Saint-Jacques et de Notre-Dame, et directeur du Collège de Montréal, au temps de ces messieurs.Après le déjeuner pris ensemble, les joyeux confré- res monteront dans le rapide de Labelle, a neuf heures pour s\u2019en aller passer deux jours de congé sous hois, aur les bords enchanteurs du vieux lac Maskinonze.Le retour e'effectuera jeudi soir, et ce sera la fin de ce beau conventum.Le Pionnier souhiaite plein succès à ces fêtes de la fraternité, auxquelles trois de ses rédacteurs vont prendre part.*,* Ce progrannue, qui promettait une réunion pleine d\u2019entrain et du meilleur aloi, à été réalisé à la lettre, selon qu\u2019en ont été rapportés les détails par la Patrie du 29 juillet, la Gezette du 30 et le Journal du 31, Des vingt-quatre confrères survivants et attendus, dix-huit répondirent à l'appel : MM.Curotte, Roy, Dubuc, Bourrassa, Jacques, Ferron, Desrosiers, Du- mouchel, Mercier, Grondin, Itoberge.Denault, Raci- cot, Trudeau, Gauthier, Pelletier, Boisseau et Bonin.Ne purent s\u2019y rendre, par suite du grand éloignement, ou pour d'autres causes trés valables, le R.P.Boyer, actuellement en missions au Labrador.l'abbé Léon Giroux, du Rhode Island, les docteurs Brien, du Wisconsin, et Laberge, du Michigan, MM.Higgins, de I'lllinois, et Lamoureux, de la Californie.Parmi les professeurs et directeurs, s'étaient rendus à l'invitation de leurs anciens élèves, MM.Charrier, p.s.s.du Séminaire Notre-Dame, Chevrier et Trau- chemontagne, p.s.s., de la paroisse Saint-Jacques.Lepoupun, p.8.8.; directeur du Séminaire do Philosophie, Lepaillour, curé du Saint-Eufant-Jésus du Mile- End et Guiudon, p.s.8., procureur du College de Montréal et ancien camarade de cours des rhétoricieus de 1887-85, Quelques autres anciens professeurs et directeurs n'ayant pu se rendre s'étaient excusés de la plus aimable façon.*,* A onze heures, la messe fut célébrée par M.le président Curotte, et servie par M.F.Ferran, vice- président, cependant que quelques-uns des confreres, à l'orgue, exécutaient plusieurs des vieux chants reli gieux, ei chers aux écoliers d'autrefois.A l'issue du service divin, il y eut récréation et visite en détail de la maison, où l'on admira toutes les nombreuses atnélivrations\u2014elles feraient aisément, à elles seules, la matière d'une étude complète, \u2014que réalise le Collège de Montréal, d'année en année, pour la commodité plus grande, le développement physique et intellectuel plus parfait des générations nouvelles de ses élèves, toujours croissant en nombre.Neon mentionnons, en passant, qu'une seule, la dernière : la subatitution des bonnes Sœurs Grises aux marmitons du sexe masculin, dans le service culinaire de la maison.Le diner de bienvenue offert aux rhétoriciens es de 1487-85 était le promier grand diner sous lu nouveau régime, ot nous avons eu là un avant-gout peu équivoque de la somme de progrès que nos «unes camnrades des tempa présents vont trouver realise par ce changement, Quand vint l'heure de descendre au réfect-.re du collège, où la plupart d'entre nous n'avions pa remis le pied depuis ln tin du mois do juin 1888, M _ Feu.nome Guindon, qui faieait graciousement et yule.ment les honneurs de 18 wmisou, au nom de nt le reste du personnel alors absent, proposa que M Chevrier, jadis préfet de discipline, fût élu \u201cdd tour pour l'occasion,\u2019 à titre de senior de la cou: nie, La proposition fut acclamée de tous, et nc: de honne grâce par lo principal intéressé.Ce fut douce sous l\u2019aimable direction quapp ent tous ceux qui connaissent l'excellent Sulpicier: «x prit le diner.Il fut succulent, moins par la lité des mets et des vins choisis, que par la franche - diale gnieté dont les convives le surent assaiso *,* Sur la fin du vepas, parsant bravement \u201ca la consigne de Saint Sulpice, qui interdit l'us- tes toasts, dans tes maisons, M.le président © tte exposa, en terines des plus heureux, les sentime: qu l\u2019animaient, non 1noius que chneun des confrère- \u2014ré- setits, en ce jour de précieuse ressouvenance, en présence des représentants d'une maison envers |.:elle nous nous sentons tous si profondément recor, us.sants.MM.Ferron, vice-président, et Denault, ré.taire, appuyirent de quelques paroles émues coi x.pression de sentiments.Et cela nous valut, eu r ses, de chaudes allocutions, de la part de MM.vrier, Bédard, Charrier, P.S.S.et de M.l'atshbé [- ail- leur, allocutions capables de nous faire comp.ire ne ee.avec quelle force tous ces cœurs, taut de dire urs que d'élèves, battaient à l\u2019unisson.*,* Les minutes les plus délicieuses sont les lus rapides, et le diner avait déjà duré plus d'une he: et demie quand il fallut songer à poursuivre l'ex mn du programme.L'item suivant de ce programme consistait a ~ à- rer une photographie-souvenir de cette heureuse ir née.C'est alors que le consciencieux et hahile «+ J.-A.Dumas recueillit dans son objectif les = ces vécues dont les copies figurent nujourd'hui aux os du MosnE ÎLLOSTRÉ.Puis, l'on partit à la bonne aventure, pour or promener sa fantaisie capricieuse d'écolier en va: os à travers la ferme ct lss jardius du college, de «es connaissances qu'on evait retrouver notable nt chaugées, mais au mieux.En passant, nous avons la bonne fortune de + n opération et d'alimirer la géniale invention ©.Guindov, le procureur du Collège, invention de ve à révolutionner, dans le sens d'une tres yrande « \" mie de combustible, d'espace, d'installation, et: ai bien que d'une cflicacité infiniment supérieure, sation du moteur à vapeur dans l'industrie.La suite de nos promenades nous amène jus, 4 nouvelle maison du Séminaire de Philosophie, in complaisance de M.le directeur Lepoupon et © M.l'abbé Gauthier, professeur, un ancien camars le cours, nous permet de tout inventorier à loisir.iui encore, un superbe gofiter nous guette au pu 40 et nous fait oublier encore davantage avec « ile rapidité s'écoule le temps, en compagnie d'u »i charmeurs.Et cela si bien, que l'après-midi se trouvant ji fort avancée, il faut d'urgence moditier le progr ne, qui comportait, à l\u2019origine, une promenade à is chine, pour sauter les rapides, et le souperen mw mun au Bout-de-l'Île.C\u2019est au Collège de Mon il que, sur les pressantes invitations de M.le procus ir.se prend le souper, comme le diner, et il était res de neuf heures quand les confrères se résiguer «it à prendre cougé les uns des autres, pour se retrous r le lendemain.*,* Le mardi matin, la température n'avait lus -yant comme la veille.Une pluie torren- rien d'en: ; ; cielle, #pt avoir duré une partie de la nuit, commen: git à pe à se relâcher de nes fureurs.Il y avait dequei y\" l'indécision dans bien dos cœurs.Néanmoins, #1 ndoz-vous de 7.45 h.a.m., duns la chapelle aér nue de N,-D.de Bonsecours, l'assistance était en.#Hsez complète, quand M.l'abbé Itoy, chancelie: + l'archevêché, commençs à célébrer la posse de .tiem pour le conrrère défunt, M.Damp- wy.ot lv regretté M.Deguire, notre ancien directeur: \u2018ilège.Et, dans la matinée humide et prumeus: 5 chants de deuil qui vibrdrent du haut du monu.+t de Bunsecours, sux pieds do la Madone scourah iurent rappoler à tous les témoins que c'était hi \u201cune famille \u201d qu'il y avait là en prières, des frère.ti s'étaient réunis pour se souvenir.Codes le religion pieusement accompli, la troupe pedevenu \"yeuse, après cette pause de deuil, s'en fut prenc: \u2018a train pour l'excursion au lac Labelle.Là sere: nverent quelques retardataires, qui manquaient * tôt à l'appel.Mais, d'autre part, il fallut faire le = \u2018itice de quelques confrères, que les exigences 1: sérieuses affaires empêchaient de partir pour den: \u2018ours.À onze se trouva réduit le nombre des piont.vs qui partirent, en dépit de ce contretemps et sluré le soleil qui boudait par derrière les nuages \u201cpajues.I] fallait aller à oent milles au nord de Montru-.l, dissient les optimistes, pour reconquérir les faveur - du capricieux Apollon.Nous y allâmes, de confiance, rt le sucoès vint justifier nos ambitions.Trois où \u2018;1atre de ceux qui ne pouvaient partir avec le groupe principal promirent de rejoindre la caravane pac un tran subséquent, et, da fait, ils tinrent parole, une douzninie d'heures plus tard.#,8 Nous étions partis pour un grand congé : ui la contrariét de voir un des camarades nous quitter encore en route, appelé en toute hâte au chevet d'un enfant mourant : ni le retard occasionné par le déraii- lement d'un train de fret, qui vint nous tenir en panne pres d\u2019un- heure ; ni les vives émotions d'un attelage emporté t-ainant son conducteur, au village de Labelle, sur un espace de plusieurs arpents, et nous faisant emindre Le 4 if 15 i.7 ME, À k I - = Lo 3 J TE x \u2018> : ti $ 1 ; JA Hi He 665 i) Mad .CE ; ; da be ir TH A hf 47 5k i [0 PE Hl ui ly PE A si #4 bs ha a il ys A.¥ ce \u201c5 S : \u2014 8 Le\u2014 rar: 4.) rg Conventum des rhétoriciens de 1887-88 .- 2, y so ph x po) qe; 4 hd Cl Foe AR 2 £ =, 2 ; 7 f | Lo] Me A FL o kL 14 ES Ng -@ M | Pig \u2014 rp MONTREAL Un coup d'œil sur la cour de recréation des grands RIL by Ape = 3 ' : 154 2 ; - = : © os of CX I ; 2 $4 4 Reunis as CoLveat ST 29 JUILLET 195 2 DE & ERT | - = >= ét) 4 se pa dune duiilel bat 3 Ÿ a CA i 1 LA - ment J > ou A Oh » A) [XN À fe eu em LA COLILEGLE § NS Li AU \u201c4 % 2 + *7 5 9 0 La ~~ Li p?bs £ & EY 4 SEN Là Of FX MX 4 + A 7 EX ; % A 2: | 5 ve | 5 w BL + ; Ca 2, 6 we 34ÿ oN § ; ht ¥ = p +41 pe F ey CE JA : 4 =» RY 19 \u201cex A : LS mas \u2014\u2014 eT == itil Woes \u2014 al ih j ji z = RE Ji i f = i \u201c4 +E i / k=- ad h j W du i ih i k | = | F5 «9, tint { ; 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Que son esprit s'eveille à la belle nature, Qui met les roses sous ses pas : Et que le beau ciel soit gon unique lecture, Pour qu'il le comprenne ici-bas ' Que nul bruit discordant ne blesse son oreille Qui, précieuse, garde encor la chant dont vous bercez sa grâce sans pareille, Toute prète à prendre l'essor.Que le bonheur paisible, Où la paix met une âtne, Ou Dieu se montre grand toujours, Soit conne un talisman qui lui serve, madame, À garder ses pures amours \u2019 O femtne qui portez un orgueil legitime ! Mere au devouement radieux ! Ne troublez pas l'éclat de cet azur sublime, Qui va de Votre ame à ses yeux ! AHKL LETALLE.\u2014 \u2014\u2014 SOUVENIRS D'ENFANCE Objets inanimés ! avez-vous donc une âme qui s'attache à mon âme et ia force d'aimer ?- LAMAKTINE.Ju reviens de mon village natal, après quelques jours de repos bien goûté dans l'agréabie société de connaissances aimables, sympathiques et bienveillantes, qui m'ont fait oublier, momentanément du moins, la vie fatigante de la grande métropole, avec son air infect, ses rues poussiéreuses, le bruit de ses catnions et ses innombrables tracas de tous les jours.Je reviens l'âme sereine, encore toute imprégnée de cette atmosphère de paix de la grande nature qui berce délicieusement notre cœur de la pensée qu'il est heureux, puisqu'il sent se dilater en lui, sous son influence pénétrante et divine, sa puissarce de jouir et d'aimer.Vaudreuil | Mon village natal ! Le joli bosquet d'arbres touffus dont les branches s'entrelacent comme de vieilles amies qui s\u2019embrassent, heureuses de vivre ensemble et ne voulant plus se quitter.On dirait une immense charmille qui abrite nombre de nids d\u2019oiseaux, coquets et rieurs, où l'amour roucoule doucement son éternel poème de mystère et de charme.Au-dessus de nus têtes ravies, un dôme de feuilles d'érables, d'où filtrent des rayons de soleil qui nous caressent, le jour, et des reflets de lune et d'étoiles qui nous sourient, le soir.A quelques pas de nous, la rivière majestueuse et calme roule sus flots tranquilles en murmurant toujours ses notes plaintives, comme de petits enfants qui pleurent sans cesse d'un mal inconnu, communiquant à nos Âmes émues et attendries quelque chose de leur souffrance sans nom.Puis, dominant tout cela, le vieux clocher séculaire, bravant avec fierté I'aquilon et les ouragans, La flèche qui le surmonte s'élance hardiment dans le ciel bleu.Je veux croire qu\u2019elle atteint le cœur de Dieu et en fait jaillir sur cet endroit béni, où reposent, à l'ombre de la croix, les êtres disparus que nous avons tant pleurés, une source abondante de lumière et d'amour, qui éclaire leur tombenu et réchaulfe leur cœur glacé par la mort.Et l'ancienne église où viennent se confondre dans un sentiment d'attendrissement indéfinissable tous les pieux souvenirs du passé, comme elle sait garder le méme aspect modeste et grave ! Combien devient facile, dans ses murs imagés, l'évocation des plus heureux jours de notre enfance, slurs que nos jeunes âmes s'ouvraient si candidement à l'ouction touchante des plus grands mystères de notre fui, dans le naif étonnement, la sunve innocence et la vive ardeur de nos premières aundes, comme ces jeunes fleurs sauvages entr'ouvrent leur calice pour y faire pénétrer la tobe a empivecment chaleur, la rosée ct la vie qui doivent produire, plus tard, l'épanouissement d'une floraison bienfaisante dont les essences concentrées parfumeront toute leur existence et celle des êtres qui les environnent.l\u2019uis, pour mon cœur encore, qui se rappelle toujours, avec quel bonheur intime et quel religieux recueillement.Je revois et contemple le coin de terre souriant, la maison isolée, si plemne de nous autrefuis et si pleine de nos souvenirs aujourd'hui, qui fut notre berceau.J'ai revu le jardin vaste ct fertile qui occupait les loisirs de mon pure, faisait le Lourment de ma mère, oll nus petits pieds d'enfants, trouvant trop étroite l'enceinte d'une place de jeu limitée, franchissait sans souci l'endroit prohibé où l'on nous surprenait arrachant les fleurs, froissant les plantes, dérobant et savourant dans le secret les fruits défendus, quittes à recommencer demain les larcins d'aujourd'hui, après une granderie que tempéraient toujours l'indulgence paternelle et la tendresse maternelle.() puissance du souvenir ! qui fait revivre la vie d'alors, dans tout l\u2019éclat de son radieux printemps ! Visions bénies des jours d'autrefois ! Images impalpables | Corps et âmes qui ne sont plus ! je voudrais vous étreindre et \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 : pouvoir éprouver cette joie immense d'avoir FeRRaisi le bonheur.Le bonheur ! hélas ! c'est un disment d'un prix inestimable entre les mains d'un citant qui ignorant la valeur «l\u2019un tel jouet, ne comprend toute l'étendue du ss perte que du jour où il ressent le regret de l'avoir perdu sans espoir de lu retrouver Jamais.* * * Aux jours de profonde mélanculie est-il u.russions plus efficaces et plus sslutaires que celles ue nou fait éprouver cette réminiscence des douce- sions du passé 1 Et ces souvenirs du temps heureu le notre * jeune âge ne remblent-ils pas des clartés I.ineuses, perçant la brume de nos âmes, la rann it th réconfortant pour centinuer l'âpre lutte la vie présente avec les incortitudes ténébreu de la venir Vi mal + GID re DE LA COULEUR DFS ETOF! 5 Quelle est la ferme qui, au moment cl re em.| plette d'une étoffe, ne se soit pusé cette \u201ction Quelle est La couleur convenant le mieux à m ent! Avant de rion décider, consultez votre rar, il vous dirs franchement si vous tes brune : tonde, châtaiu clair ou châtain foncé.] Aux enfants, aux fillettes et aux jeunes :es ap partienuent les couleurs claires ; les bleu vs plus doux, les roses les plus tendres ; ils shui nisent parfaitement avec leur minois frais et éveills Aux jeunes femmes brunes, nous recom dons le grenat, le pouceau, le marron, le jaune, lo let toute la série des couleurs foncées : leur vesition avec le ton mat de ln peau lui donnera plu: + Man- cheur et d'éclat.Aux blondes, les brunes abandonneron: os re gret les couleurs claires, le blanc, le crènn.le bleu turquoise, le saumon, le rose, l'isabelle, et ni ue saurait leur convenir et dounerait à leur < -xze un teint plus foncé qu'il ne l'est réellement.Si les roses clair, les bleus tendre, les vw - pile.le gaumon, etc, sympathisent harmonieuse nt avec le blanc, il n\u2019en est pas de même de l'unier Heu au vrenat, ou des couleurs claires au noir.Au noir et aux couleurs foncées s'unit pau \u2018ete: Je blanc, le jaune, le violet, le mauve, le ver ube.le pouceau, le cerise et le marron.Nous devons encore faire observer que l'ange ciation ou assemblage des étoffus entre el il fau: tenir compte de l'etfet physique produit ; ow leurs l'une sur l'autre ou à côté l'une de l'a La couleur fondamentale d'une étoffe
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