La Minerve, 31 juillet 1828, jeudi 31 juillet 1828
[" : ME LA MINERVE.VOL.11] IMPRIMEE ET PUBLIEE FAR LUDGER DUVERNAY No, by Rue St.Jean- Baptirte, CONDITIONS.LA MINERVE se publie deux fois par semaine, le Lundi ct le Jeudi soir.L'abonnement est de Quatur PuastREs par année, outre les frais de laPoste lorsque le Papier est envoyé par ectte voie, et poyable à DEMANDE, dans le cours de chaque Semestre.VIS.ADAME GIBSON, No.t, grande re du fauxbour& AL St.Lanrent, informe respectueusement les Dames de Munirtal et des environs qu'elle vient de recevoir par Ia bur- que Kamaskda, de Loudres, son assortiment de Marchandises de Modes et Hubillements du printemr, consistant en Chu peaux de Buie, de Leghorn et de Paille, Coëtfes, Turbans Rubans, Gants, Corsets, Flours artificielles, Gros-de-Naples, Dentelle de Fil, et une variété d'articles de goût, qui serons et exposes en vente LUNDI prochain, ie 30 du courant, 8 DIX beures du Matin.\u201426 Juin, VE24\u2014j.Draps d'Angleterre de la premire Qualité.N G.FILGEANO, prenit la liberte d'informer ses amis « et Messrs de In campagne, qu'il n 6 reçu son assortiment du printeums, consistant en ane quanlite de Daars d'Angléterre.Crsitnires, Ftoles à Vestes, &e.Ac» Les ordres que l\u2019un voudra bien lui adresser, seront exécuté d'aprés \u2019es dernières modes de Londres of de Fhiladelphie.11 erçuit régulièrement tous les krrois Giois des information: *ur les modes d'Europe, N 2.84 Rue St, Paul, Mautreal, 21 Juin, 1824, ! >\" 1 3 Soussignés prennent la liberté d'iplormer leurs 4 ainis et le public en général ainsi que Messienrs Jes Curée et Margualiiers qu'on Lrouvers à leurs quagasins à avenir un Assortiment complet et t1È- bien choisi de Vins, Brandy, Gin, Rum, &e.&e.de ls meilleure qualité, et des EPICERTES de tontes lus espêcer dont l'enumiération verait teops lungue à faire, Derues\u2014les Soussigues se flattent d'avoie pour messeurs les umechands de laville et de la campagne un aussi bon A»sor Giuient de Ma Rou NCES SECRES ui) sit possible de trouver dau une méme maison et uw & 4 tesmes aussi anodes in On teow era sues \u201chex tes Saumigoes plus de deux cents lots de QUINCALLLERLE tés bien amor C.>.RODIER & Co.Hoe St Pant, Ne, 1147.presque vis à vis Véglise de l'hôpital 16 Juit , 1828 Assortiment étendu de Marchandises Sèches.ES soussignes prennent la tiberté de prevenir leurs pratiques de ta Vire et de In Cainpague grnérulement, qu\u2019ils sc0t après debailer un Assostiment Complet et de Choix cle Macchi communes el d'Articles de Guût et de Modes, Qui out êté choisis par des peysonues très versees dans le com Merce du poys.Blé 4e lus sout procuiées aux termes les plus favorables, et ils les vendront à bas prix paur de l\u2019argéut comptant où avec Un Crédit appa scot Montrée! 7 Juin, 1248 \u2014j MONTGOMERIE & Co.Nouveau Salon de Confiscur No.33 Rue Natre Dame, (1a porte ue de Messrs, Gibh AVS UE SACOM BLLT iulutine respectueusem: nt ses amis et le public qu'il a dissout lu bucidlé, et h entière= tical vesse d'élre inteiené doy Pelablissement No, 192, Rue #4, Paul, ét qu\u2019à avenir il conduira les affaires pour gon propre Comyle seulctnent, À ta Meison daus la Rue Notre Dame.\u20ac devant occupce pur Mr.F.Durino.LI ee flatte que par sa longue experience dau cette ligue, et por les soiis qui) or dunners pour plaice, il sera en état de donner une satisfaction génerule, à ceux qui voudront bien le favorieer de leur support, Son SALON et ia BARRE serunt toujours fournis des VENS et LIQU TRS, de la tivilleure qualité, \u2014de GLACES, de GELLES, et de PATISSERLES de toutes les sortes, &£c.Ke.Montreal, 10 Mai, 1828), Le Steam-Boat Kichelieu, LE 8nusigné, reconnaissant de l'encours.Kemeut qu\u2019 éprouvé de ln part un public grend 18 liber te d'infurines ser aie tle public en génernl yie la STA Ma BOAT HECHELIFELD navigurra ceguliérement peadant tonte In saison entre Quebro et Montreal, et qua Monsieur A.CAMERON de La Proiri temantle Capitune, les passager, à ete rép » Phièver ; ce qui joint & d'aut lorattion dejà faites aupue vai 6, fuit que ce Steaur-Boat ue cède & avcen autre de bn 1s im ere pour la proprete elegance ed 1a coivrite.Les Messieurs su Clergs, receveont & bord tous les égards et les attentions Que À leur état, Le Hachelieu sMriétern régulièsement à Sorel et aux Trois- Riv » et lorsqu'il nn der passagers on du fret pour St.Buipune, Bur.hier où Yntowan, Îl sera envoyé une chaloupe à terre pour jes débarquer où les recevoir «1 af0 que ses voyages puisseilt ne faire uvec eegulscit je pris des srrange- eus pour n'être pesobligé de remonier jsyu'é Chambly, soume dans Jas'snisone précedentes.AUGUSTEUS KUPER.Montréa.T J vit., 1828, \u2014j MONTREAL, JEUDI SOIR, 81 JUILLET, 1828.VARNETE S.POESIE.Couverts servant de Préface su Recueil de Mr.De BERANGER.Allez, enfans, nés sous un autre rêgne ; Sous celui-ci, quittez le coin du feu, Adieu! purtex, bien que pour vous je eraigne Certainer gens qui pardouneut trop peu, \u2018a crié : L'\u2019uccasion est bonne, mois n\u2019éveillez persuune : Mou méjecin w'oidobus le repos, Puur vos nîués que «Je pus et d\u2019ularmes ! J'ai vu Thémis m'ôter mou plus Joux bien ; Cur, en prison, le summer} est sans charmes : Prèsdu malheur on ne durt jumsis bien, J'entends eucors le verrou qui résonne, Et loss ma main fait trembler mes pipeaux.Allez, enfans; imais n'éveillez perscone : Mon mélecis m'ordoune ie repos.Vous passerez près d'une ruche plei l'abeille», Dun ; mais de guêpes, Ne so f-2 mot; retenez votre haleine, Tremt-leæ, enl Vous qui jurez parfois! Le dard caché, qu'à ces guêpes bon donne, À lait pécir des Lergeis, sles troupeaux !! Allez, enfaus ; mois n'éveillez persogue : Niuu GiéJecin m'ordoune le repur, Petits Poucets Je In litté-ature, S'il vient on Ogre.évitez bieu en dent ; Ou, s'il s\u2019codort, dérobez sa chatssure : De s'en rervir on peut juger prudeot.Non: @ je dit?Ah! Ia déraisonne, Tous les pprochent leurs drapeaux ; Alles, en; ais n'éveillez personue : Mon mélecia œ'urconue le rep-v AVENTURFS DU Cart.JOIN SMITH.[coxcLus1o«-] Au milieu de ses malheurs il sv présenta une occasion de s'échapper, msie sous des circonstances qui, pour une personne d\u2019un moindre génie, n'aurait servi qu'à en angmenter le poide, Son emploi était de battre du bled, à lag résidence du distance d'une lene de la hacha, qui le visitait tone les jours, mais qui le traitait avec une extrême sévérité, el qui souvent clans des urces de colère, l'accalilait de coups.C'était à ce theruier traitement gue | esprit ind.pendant de Smith ne pouvait aisément re soumeltresæultendint une occasion favorable, il suivit le moment d'une visite du tyran «t comme ses werviteurs - lnient absents, il l'étendit sur la poussière d'un coup de l'instrument avec lequel il battait.Alors il emplit an sac plein de bled, et montant le cherul de bacha.il se liven à la farine.Dirigeant su course à travers les déserts, il purcourut des routes écattées, s'etant caché pendant plusieurs jours, if parvint enfin à s'échapper.En seize jouis it arriva à Exupolis sur lu rivière Dor, et ¥ ayant trouvé une gur- nison Russe, le Commandant !e traits avec bonté et lui donni des lettres de recounuandation à tous les autres Coninandans de ce pays.; H parcourut ensuite une partie de la Russie, le Pulogne et enfin rejoignit ses amis en Transilvanis.À Léipsic il jouit du plaisir de reucontrer son Colonel le Comte Meldrick et Sigismond prince de Tranailva- nie, qui lui it don de quinze cent ducats.Sa fortune étant on peu réparée, le mit en état de voyager dans l'Allemagne, la France et l\u2019Espagne, et ayant visité le royaume de Morock, il retourna encore une fois en Angleterre, \u2018Pelle est en peu de mots la vie de cet intéressant aventurier, jusqu'à son arrivée dans s0D pays natal.A celle époque les hommes les plus distingnés de l'An- Bleterre s\u2019occupaient de l'établissement de l\u2019Amérique.v.e de Smith, jointe à sa passion pour les entreprises difficiles et dangereuses, l'avaient pr'puré à s\u2019em- harquer avec zêle poor un projet aussi nouvean et aussi sublime que d'aller parcourir les déserts d'un cuutinent nouvellement découvert.I} fut aussitôt attaché à l'expédition, sur le point de fuire voile, et fut appointé un des magietruts qu on en- vuya alors duns lacotonie.Avant d'y être arr:vé, ses collègues en office.jaloux de son influence, l'urrétérent surf l'accusation absurde qu'il complutait d'assassiner le Conseil, d\u2019usurper le Gouvernement et de se faire Hoi de la Virginie.11 fut donc rigoureusement empri- xonné tout le reste du voyage.À leur srrivée dans le pnys, il fut élargi, mais put obtenir sou procès, quoique, eur fe ton de ki conscience le plus intègre, il l'eût demnudé très souvent.La colonie encore dans son enfance fut bientôt eavelop- pée dans l'embarras et le danger : et quoique Smith [ NO.49.cut ¢1é culomnié et son honneur profoudément blessé, cependaut il n'était pas d'un curactère à rester oirif ; duns le temps qu'on avail besoin de sen services, Sou cœur d- daignant la vengeance, il offrit son ns- tistonce, et par ses tulents, son expéricuce, el son zèle infutigable, il porta les plus puisrana secours à lu nouvelle Colonie.Continuant toujours d'affirmer son innocence el de demander son procès, le temps arciva enfin où ses es- nemis ne purent trouver aticua prétexte pour le retar- \u2018ler, après un simple exposé de sa chuse, il fut bono- rublement ucquitié des accasations qne l'on portait contre lui, et prit son siège dans le Conseil.Les affaires de la colonie étant devenues plue tranquilles, l'esprit créatifide Smith lui spagéra d'examiver les pays voisine.Dans une tentutive pour e\u2019nesurer de 1a source de Ia riviére de Chickalioming, il monta dans une barque aussi loin qu'il pot suimonter fe courant.Mais comme 1l avait dessein d\u2019aller plus avant, il laissa la barque Fous la garde de l' quipage, lui enjoignant strictement de ne pus la laisser sous quelque jrréteste que ce fût, prit avec luicleux Auglais et deux Indièns ct se mit en route.Mais ilne fut pus plutôt hore de vue, que l'équipage ennnyé d'être retenn, se rembarqua el descenaant le courant, nborie dane ve euttroit où était en embuscade sn corpe d'Indiens qui s'en rendirent les maîtres.Pur le moyen des gens de l'écuipuge, ils dééonvrirent la route de Smith et envoyèrent aussitôt un purti pour le prendre, Ea Pappercevant, ils firent feu, tuérent les deux Anglais, et le blessèrent Ini même.Conservant toute 8a présence d'esprit, il saisit de sa main gay- che son guide indien, comme nn boucher qu'il oppo- suit aox fléches des ennemis, tandis qu'avec son mousquet il aballit trois des plus proches assailleure, Il continua de cette maniere à retraîter ver son canot pendant que les sauvages frappés d'adiniration Je son courage, le suiviient avec respect.Cousme il portait toute son altention sur ses poursuivans, il eut Ir malheur de tomber dans wo marecage si hourheux qu'il en.fonga trop avant pour se retirer lui mème, ce fut ce qui l'obligen de se rendre.Toujours fertile en expédients pour éviter une mort certaine, il présenta une boussole d\u2019ivoire au chef, dont toute l'attention fat arrêtée par les vibrations de l'ai guilie.Prenant avantage de l\u2018impression qu\u2019il avait raurée, partie par signee, partie par paroles, il excita d'avant: ge leur surprise en leur apprenant ses pouvoirs purticaliers, Cey-endant leur surprise parut bientôt s'appaiser, et ils retournérent toute lenr attention sur le prisennier, I fut à l'instant lié, attaché à an arbre, et dejà les Suu- vages dirigeoient leurs Béches sur sa poitrine ; lorsque le Chef élevant la boussole, ils mirent bas les armes et le metèrent en triomphe à leurs Roi Powhatan.Powhatan et son Conseil le comlumnérent 3 mort, comme nne personne dont le courage et le g nie étoient parliculièrement dangereux aux Indiens.En conséquence les preparations étant faites, et, Je temps arrivé, Smith etoit trainé à l'xécution.Sa tête étoit pla- rée tur une pierre, el Powhatan, qui avoit reclamé l'honneur d'être lui même le bourreau, avoit saisi la massüe fatale.Les Sauvuges dans un morne silence environnoient le lieu du supptice et la main gigantesque de Powbatau avoit déjà levé la cognée pour porter le dernier coup, lorsque, à son grand étonnement, la jeune et belle Pocahontas, sa fille, jetant un cri de terreur, s'élunce du milieu de la foule et ze jete sur fe corps de Smith.Au méine instant, elle fixe tendrement don pére, doht I'étonnement & surmonté la fureur, et par toute I\u2019éloquence muette du plus profond chagrin, elle demande avec instance la vie de cet étranger.Le reste de lu scène fut honoratle à Powhatan.\u2014 Lu mnssüe que lenoit élevée le chef, lui tombe des mains, la pitié paternelle à trouvé place dans son cœur etson œil qu\u2019enflammoit ln colère, « perdu toute sa fureur.ll regarde à l\u2019entour de ni comme pour ru- masser son courage, et où peut être pour trouver daus la pitié des Specliteurs, une excuse à an foibleser.\u2014 Tous les sauvages montroient la même compustion et paraissoient se joindre à cette prière, que les pleurs de l'aiimable Pocahontas faisvient comprendre, mais qu'elle n'ossit encore prononcer : \u201c\u201c Mou pête, accordez la vie À ce prisonnier.\u201d Powhatsn releva ea fille at le prisonnier encora à peine assur de lu vie, Peu de temps après Pow cungédia Smith avec les plus granites assurances d'mniti-, et fe matin suivant, accompagné d'ane garde de douze hommes, il arrive en pleine eunté à Jumes-T'own après une captivité de sept semaines, En 1609, certaines circonstances ayant interrompu tra bonnes dispositions «le Powhatan envers la Colonie, il trama son entière destruction.Son dessein étoit de l'attaquer pur surprise et de l\u2019abaître d'au seul coup.Dans wae nuit noire et orageuse, l\u2019héroïque Poca- hoatus se rendit seule à James-Town, et découvrit les noira projetn de son père : La Colonie se mit en garde et pur là évita sa ruine.11 est peut être intéressant d'ajouter que quelque temps après Pocabontas fut mariée à un Gentilhomme Anglais, du nom de Rolfe, avec tequel elle visita l\u2019'Angleterre.File embrassa la Religion Chrétienne et fut Baptisée sous la nom fe Rebecca.Elle laissa un fite, qui eut plusieurs filtes dont les descendans héritèrent de ves biens en Virginie, et font nombre parmi les plus respectables familles de cette état, EE : MARINE MILITAIRE ANGLAISE.Nous empruntons au dernier ouvrage par M.César Moreau vice-consul de France à Londres, l\u2019étut suivant qui montre les progrés extraordinaires de la marine militaire suglaise, depuis 1652 jusqu'su ler janvier 1827.Nombre et naître der vaisseaux anglais, depuis 1852 jusguen 1837.T | NOMBRE DE CANONS.| 1] nées 100 80 aloops.T ot.= | 2 | 150 96 | \u201c1632 [] 1 44 102 Fe] 48 59 148 wes 5 7 6 19 170: 6 30 wll 256 1114 719 501 21 7271 7 (® 4 233 1744 6} 104 302 1258 5 10 134 320 1760 6 [20 142 412 1765 8 18 157 407 1770 s {17 141 367 1778 4 20 105 340 1780 4 2 174 490 85 5 128 95 474 soll 6 le 18t 478 ses » | 155 510 1600 11 20 352 757 1105 12 25 414 807 1810 13 {31 | l 533 1048 suis 17 26 140 22 20 160] 65) 425 84 wea 28 22 ou] 10 13 119) ez} 260| 613 tia 26 leal siliz les! ial senll 171i 606 DES DERNIERS JOURNAUX' FRANCAIS, Fe clanges.Le Capitaive Châtillon de lu Jeune-Emna, rapporte gn'en passant sur le banc de Terre-Neuve, il a rencontré duns l\u2019espace de quatre jours, onze bancs de glace dont la plupart étaient si élevés que leur sommet se perdait dans les nuages sans que l'œil pât en saisir la forme et en apprécier fnhauteur, Celui dont il s\u2019est vu leplus rapproché lui a paru rester à cing lieues, et te froid qu'on éprouvait encore à cetle distance était ai vif, que cette impression aurait sui pour avertir b'équipage de la présence de ces glaces dont l'axpect du reste, étuit si brillant, que lu nuit n\u2019effuçait qu\u2019à peine à un aussi grand éloignement, l'effet que la réfraction des rayons de la lumière produisait sur ces masses congelées.\u2014Une lettre de Muhon, cu 7 mai, mentionne ce qui auit-\u2014* Un violent incendie s\u2019est manifesté à Palma.ville épiscopale de l'ile de Majorque, dans lu nuit du 29 avril.Le plus beau et le plus opulent quartier de lu ville al- tait devenir la proie des flammes, poussées dans ce mo ment par un vent nesez fort, lorsque M.Lenormand- Kergrist, suivi de l'équipage de la trrgute la Constance, est venu se jeter au milieu de l'incendie.(ue les efforts de fous ces braves marins sont parvenus à éteindre.Tous les habitans préseos à cette scène, n'ont pu contenir leur admiration, en voyant cet intrépide équigage sauter dans tes flammes ct en sortir comme par magie après les avoir étouffées : des applaudissemens unanimes se sont alors fuit entendre.Le lendemain da l\u2019incendie, le capitaine-général José de Aloz, governeur des iles Baléares, à adresséau commandant Kergrist les félicitations les plus méritées nu nom de toute la population des Îles: ** Recevez, lui a-t-il écrit, nu nom fa corps municipal et au mien, pour vous et vos hé- roiques officiers et matelots, la reconnaiessnce éternelle qu'on peut offrir a l'acte d'hurnanité le plus digne.Le Roi, mon maître, sera instruit par moi d'une conduite magnanime qui mérite tonte son attention.\u201d En lisant un Fait aussi honorable pane nos marins, on se rappellera sans doute que récemment encore le ca- ypitsine Dubotet, de ln frégate fa Jeanne -d\u2019Are, n donné i ia Havane la prenve du méme dévouement dans une cireonstance semblable.\u2014Le nouveau roman de Sic Wulter Scott, la Jolie Fills de Perth, où le Sôur de Susut-Velentin, n pare nu- Jourd'hui.Tour à tour tragique et plaisant, peigoant avec |n même vérité les mœurs de ln cour et celles ces classes iofrrienres, multiplinnt les personnages et les incidens sans affoiblir l'intérêt, Walter Scoit à tracé dans la Jotie Fille-de Perth 1e tublean complet de l\u2019Hrosse au XIVesiècle, Quelques critignes de d tail pourroient conceptions de l'auteur d'Ivanhoë et «les Puritains, blic.sur une simple annonce ; mais celle-ci est heure sement au nombre de celles qui auroïent pu se pass vrage digne de soutenir le parallèle avec Ivanhoë ; av Kenilworth.Quentin Durward, etc.ete.Lu Jolie Fi comt\u2019s les plus pittoresques de l'Ecosse, et au mili grâce à Walier Scott, comme à des infortunes d'h *Le roman de l'Abbé est plus vrai que l\u2019histoire.\u2019 toute la fraîcheur de son talont, dans la * Jolie Fi de Perth,\u201d où nous voyons paroitre un des ancêtres ceite reiue, le bon vieux roi Robert I, au milieu Hrostile.Non seulement cette composition l'Ecosse.\u2014Toulon, 24 mai.\u2014 Nous apprenons, d'une manic navales qui n'ont pas discontinué de LIoquer Alger; loin de confirmer l'espoir que nous avions conçu voir bientôtterminer notre querelle avec le Dey.vient de nous dire que la frégate la l'arsenal, pour y être © par-e.Carbunari qi ancaient été exécutés à Forli, par ordres du Pape.prompte et aussi terrible, posée de 41 prêtres, 19 diacres, 19 sous-dircres, ininorés et 34 tonsurés.sous-diacres qui ne sont pas de ce diocèse, remarqué la teaue des citoyens qui font partie de partement.\u2014Un crime affreux vient d'être commis pelile commune de cé département.a\u201c chaumuères ira\u2018ées cu reste du village.D'une répu solurent de se venger.Sous preteate de donner voe de leurs chuumitres, Là une scène terrible frappe ln malheureure jrurvalière à cowps redoubl dornier soupir, que tout étoit terminé pour elles du moment qu'el sible de les cé uvrir.\u2018l'acrauteix.bien fui être adressées, mais cet ouvrage nous paroil être digne de marcher de puir avec les plus heureuses ll n\u2019est aucune des productions de sir Walter Scott qui n'ait eu le privilege de faire sensation dane le pu- de la recommandation du nom populaire du romnacier, Peut-être aussi n'y u-t-il eacore que Walter Scott lui- même qui soit aujourd'hui capatile de produire an ou- de Perth est un roman qui nous transporte dans un des d'une des époques les plus remarquables du moyen-âge.Qui ne reconnoitroit la main da pezatre dans ce tableau vivant du XIVesiècle ?C'estce qu\u2019un de nos plus élo- quens professeurs (M, Villemain) proclamait hautement dans une de ses leçons récentes, à propos de cette Marie Stuart, dont les malheurs nous ont fait pleurer, C\u2019est l\u2019hivtorien de Marie Stuart qu'on retrouve avec sa famille divisée, de ses grands vassaux toujours me.naçans, de son peuple que l'oppression rend lui même est dans son ensemble du plus laut intérêt ; mais il y 9 dans les détails une science bistorique avec une poésie de couleurs et de sentimens qui prouvent encore, après tant de chefs d'œuvre, que Sir Wulter Scott réunit au plus degré, dans ses fictions, le triple mérite d'antiquaire, d'hietorien et de poële ; au 140e volume de ses ouvrages, le fécond auteur de lu Fille de Perth est encore lui-même le premier de romanciers, l'Homêre de ère positive, que M.l\u2019umiral Collet doit retourn-r inces- sameut à Toulon, pour y retublir sa santé qui a beuu- coup souffert depuis un an qu'il commaude les forces nons assure que l'aviral Grivel est désign- pour le cem- placer ; la frégate lu Murie-Thérète e-t partie ce malin, les uns prétendent qu\u2019elle ira d'abord à Mahon, ensuite À Alger, et les nutres assurent g'elle est destinée pour croiser devant Tunis.Quoign\u2018il en soit, cette frégate fera toujours partie de la division d'Alger ; ce qui est On Magicivane doit partir pour A'ger, et que la Cyléle doit entrer dune \u2014On parle, d'après des lettres de Rome, de dix On n'explique pus encore quelle raison assez puissante a pu motiver vae exécution aussi * \u2014Son Altesse Emineutisime Monseigneur le Prince de Croÿf.archevêque de liouen, à fait avan-hier, dans l'église métropolitaine, Une nombreuse ordination com- Dans ce nombre 1 y a un prêtre, un diacre et deux \u2014La compaguie des Puinpiers d'Honfleur à nssisté hier premier dimanche da mois, à la grande messe.On corps si utile et si négligé dans plusieurs villes du dé.Tarrueteix, Quatre femmes étrangères, denx mères el deux filles, hnbitoient deux tion plusque suspecte.elles avoient été le sujet de divers propos, elles avoient appris qu\u2019une journalière s\u2019etoit principalement complu à les répéter, et elles ré- travail à cette malheureuse, ces femmes l'attirerent dans tarda pas à se parser; elles se précipiterent sur leur ennemie, la lerruseërent et l'accabilèrent de mauvais traitement; le sang commençoit à couler, et la victime poussoit des cris ; l'une de ces femmes, que ccs cris et Ia vue du sang exarpérent, se suisit d\u2019une buche et même long-lewps aprés que celte dernière eût rendu le Alors seulement la fureur de ces fu- fies, commença à s'apaiser ; elle se saisirent du cadavre le traïnèrent dans un bois voisin où elles ne prirent pas seulement la précaution de l\u2019enfouir, eterurent follement avoieut consommé leur vengeance et qu\u2019il sercit impus- Mais la disparution de Vinfor- tanée journalière ne pouvoit qu'\u2019éveiller les soupgons de tous ceux qui La connoissoient dans la commune de Des recherches furent fuites, el on trouva son cadavre horriblement mulilé clans l'endroit où il{anciété, sat-elle une source de acqudules et de désor\u2014 avoit été déposé.Das trac: s.sangluntes conduinrent los !dres ?Meusue t-clle de porter le trouble et l'unsrabie wa WY officiers de police judiciaire à travers deux chumps d \u20ac igle jusqu'à la chaunmière où le crime avoit été commis» Là tous les pressentimens qu'on avoit pu concevoir farent confirmés.On trouva lu hache encore sanglante et toutes les traces de l'assassinat.Les quatres femmes ont été arrêtées; dans le$ premiers momens, quoiqu'elles aient rapporté toutes les circonstances du crime, elles ont prétendu n\u2019en avoir été que les témoins ; mais interrogées séparément et pressées de questions, on assure qu'elles ont tont avoué et donné des détails encore plus horribles que ceux que nous venons de rapporter.\u201d \u2014L\u2019espace nous à mangité, et nous manque encore aujourd'hui, pour rendre un cempte détaillé du début du plus célèbre (ragédien de l'Angleterre, sur le théâtre de Favart.Kean à paru lunii dernier pour lu première fois dans le rôle de Richmrd Il joué fl y & environ trois mois, avec assez de bonheur, par, Ch:ap- man et par Abbott, et avec beaucoup de succes par miss Smithson.La représentalion de lundi a été plus brillante, soit l'iffuence des spectateurs, soit par l\u2019intérêt qne devoit y jeter Ia prérence d\u2019un acteur précéd- d\u2019ane répulation immense.LL, AA.RR, Mavane, duchesse de Berrÿ.ainsi quelles princesses d'Orléans, assistoient au spectacle.Malgré tant de motifs d\u2019émntation, la vérite nous oblige À reconnoitre que Kean n'a pas satiefait complélement aux espérances d\u2019un public bienveillant qui voit accueilli son entrée avec enthousiasme.Une pantomime expressive, ua œil plein de feu, un jeu savant, und - bit visant à l'effet, telles sont les qualités de cet acteur.et dans les principales situations d'un rôle indignement mutilé par les arrageurs britauniqnes, elfes Tui ont valu de justes applaudiasemens.Mais dés le troisième aéte, ses furces physiques atténuces peut-être par les fai- gues du voyage, Ou, ce qui retoit plus ficheux, pir un.long exercice de son art, n'ont servi qu'u grand peine ses efforts et fon intelligence.Demain veudredi, nous le reverrons dans Othello et c'est là qu\u2019à la suite d'un repos decinp jours, if sera porinis de le juger défiuiti - vement.Dane Richard FL, miss Smithson n'u qu'une scène, celle où l\u2019on sépare Eltsubelh de ses enfuns, pour les conduire à la mort.Elle ÿ a été adiviratde, AL- bott, qui s'étoit chargé por complaisanes 04 per nécessité du prrsonuage de Richmond, a prove de aouveau qu'il n°y a point de foibles rôles pour au Lon acteur.\u2014\u2014 Sur la Liberté Je [a Presse, Lorsque M.fe garde des sceaux à présenté à La Chambre des Députés Un nouveau projet de loi sur be presse périalique, deux choses nous frappèrent vivement ; le lungage même du ministre, bu sine rité avec laquetle 11 sembloit reconnoîire les principes eur lesquels se fonde la liberté Jes jourauus, et d'un au côté l'abolition formelle de lo censure facultative.dn monopole et de Li tendunre.Non ps, certes, que le projet de loi ne nous pun di embarcassé de restrictions génantes, de mesures ombrageuses, de cos petites pré- cantions par lesquelles se trahit la euscuptibiliié du pouvoir, même lorsqu'il songe à Fire houne et durable paix avec fa liberté! Noo pas que cet apparcil formi- dublg d\u2019anendes exagérées, de gedliers, de verroux ne laissÂt percer encore,à notre avis, quelque pou de frayeur et d\u2019aversioo! Mais enfin Vadininisteation entroit dans une nouvelle carrière.Un pas immense étoit fait par l'abolition de cette censure, dernier espoir d\u2019une faction vaincre, arme nécessaire de la violence et d- la frande.Qu\u2019ensnite les ministres, juges et parties loraqu\u2019il s'agit de la liberté de la presse, eussent cherché à e\u2019environner d'un triple rempart contre les nllagnes des journaux ; c'»foit chose naturelle.La Chambre y porteroit ceméde.La question, il fant l'avouer, est naujourd'hni bien changée.Ne dissimulons pas la dontoureuse impression qu'a produite le langage de M.Séguy! Qu'ily à loin de ce Fapporl vagna, craintif, emburrassé à l\u2019exposs des motifs de M, le garde des sceaux, trop magnifi jue peut-être pour la loi qu'il précédoit! Ne sembleroit- il pas qu'on à voulu esquiver toute discussion de pria- cipe pour ne pna étre obligé de dira son deruier mot sur la liberté de la presse périadique, que l'on pense des jouranux plus de mal encore qu'on n'ose le faire entendre ut que chaque concession arrache un soupir de regrets et dl'alurines ?C'est pour les mesures rest-ic- tives que la commisoion semble avoir gar olti- citudes ; c\u2019est contre la liberté qu'elle s\u2019est mise en garde ; c'est de ia liberté seulement qu'elle à peur.On parle beaucoup des dangers de la presse périodique de son empire redoutable, des excès où lie se His entraîner.Des services immenses qu'elle à rendus à la monarchie constitutionnelle, de ceux qu'elle peut rendre encore, du rôle qui lui appartient sous Uu régime représentatif, on ne dit mot.\" C'était 13 cependant, avant tont, ce qu\u2019il convenait d'examiner.Len journnux, dans teur libre et parfois impéluense allure, font-ils plus de mal que de bian à tasociélé ?Cetle publicité de tous les juure, cette ré- vélution des actes du pouvoir, cËite luite vive at franche des
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