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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
jeudi 7 mai 1829
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1829-05-07, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 marca - ted \u2014\u2014\u2014\u2014 VOL.IIL MONTREAL, JEUDI SOIR, 7 MAJ, 1829.: NO.23.\u2014\u2014 _ Sal \u2014\u2014 \u2014 \u2014 à sur ES -PUBLIÉS lour les 3 meilleures ausaite, do.do.$4 : I yadamt som eurrage deux choses fort: - noyés rare , Four lo 3 molles iver o de., 3 CARED T ES.distinctes, d'a bord mé théorie foute neuve des \u2014#| \u2014Ponr meilleures Brabie, Ze, = \u2014 institutions de Moise, c\u2019est là artie la EUDGER DUVERNAY, toate ou plus, do, do.6} Histoire des Institutions de Moïse et du importante, c\u2019est celle qui rénferne eae Mo.5, Rus S$.Jeune Baptiste.Pour Je 3 meilleures ensuite, Sa 5 Peuple Hébreu ; par J.SaLvavon.idées de M.Sul Vador; ensuite une explien- CONDITIONS Pour Ep or 41 Il est curieax d'observer comment chaque tion et comme ui) commentaire de la Bible, Red MINPRVE 16 publie deus fois par semaine de Lundi elle Jeudisoir, L'abonnement est de Quaraz PIAsTRES par année, outre les frais dala Poste lorsque le Papier est envoyé par œaite voie, et payable à DEMANDE, dans ie \u2018sours de chaque Semestre.SOCIÉTÉ D'AGRICULTURE pu DISTRICT DE MONTREAL.\u2014 Prix efforts por la Socidié d'Agriculture du Dise trict de Montréul.\u2019 XHIBITION de Bestisux da Disteiet de Mootréal, qui aura lieu le 17m.Septembre, 1, À In pléce ordinaire.to fr \u2018 CHEVAUX, \"Prix en Picaires lowes 1.\u2014Pour le meillenr Ftalon de trait, Psur être gardé dans te District peodaut les 12 moi : \u201c16 Pour Jo mel , do.do, 12 Pour le 3 ne.eur, doe do.8 \u2014 £\u2014Pour te meillaur étslou Je Sella do 16 Pour le 21.do.do.do.12 Pour le 3m, do, dn.d 8 = 3\u2014l\u2019our lu meilleure paire de vaux hongres, propres à la charue, et posédés par un cultivateur.& Pour ls meilleure puirs euruite do.do.6 Pour Ia 3zie, pohe \u201cdo, \u2018du.4 \u2014 4.\u2014lour \u2018la meillenre Jument de Lu uns Je District comme ju- ère, 12 Poor ls 21e.de.do.1 Pour in Swe, do du 8 ur \u2018lu meilleure Jument de ardés comme j'umeut poul-n'ère.12 Pour le Ze, de, do, 9 Four 1a Sme, dn.do, G En Symétrie, la force, l'activilé, le vivacité.da fragahilé.In vigueur et une tuille moyeune.seront tes meilleures recommundatious pour ler \u2018Eralous de trait.N.B.Aucune Jument z'aurs droit & un prix @ moius que son Poulain ne vuit produit, pour que les arbitres soient en etat «le délerminer wvee tons de justene, ton mérite chaume Jumeut pou- Vaière.Aux Agréeulieurs Canadiens pratiques seulement.pour beaux Destiaux de race Cunadtenue.n de ruée 812 Pour je 21.9 Pour le Sate.ç we T.=Pour ls meilleur\u2019 n'Agé d\u2019un = da.da, 5 Pour le meilleur ensuite, + \u2014\u2014= G.\u2014Pour la muilleure puire de Bœufs Je 3 ans, do.o.6 Pour le m 8 \u2014\u2014\u2014 9.\u2014Pour les deux mailleures Taurea - d'vo ao, Jo.do.5 Tuur les denx gaailleares ensuite.4 \u2014Pour les deux mel euros Taures C Clusse 22.\u2014 Pour le meilleur Cochon entier, devix mois «t non sudessus de douze Drap et Turtle du Pays.7.\u2014Pour la meilleure piéce de Drap 1 t 20 verges, munufacturé ding la Dstrict, Pour la meilleure prêce ensuite, du =\u2014=2ü.Pour la moilleura pièce de \u2018Toile da Pays mesurant 20 verges, do du Pur be maîlieure pèse ensuite, du 3 VENTES PAR DÉCRET.DISTRICT DR MONTREAL.village de Varennes, de yg pieds sur 195) cuviron pouduucer~Yarenues, G Auût, 10 heures.muison.\u2014S'e.Marie, 6 Ac-ùt, 10 heures.Jacques Leblanc et as femaie, vs.Une terre à epentizuy, d'un arpent et demi 20 55, entre Juseph Gatien et Le, Juuesu du Late liphe, Vigny, 6 Août, IU heures.n et ia fexrme.\u2014 |.Uue terre à St.Atha rpeus sur 20, cutee Réne Bouthiltie et autres tâlisres.\u2014 2, Un Iot de terre à St.Alhu nase, de 1} nepent sur 11, eutre le nommé Genz.hal et le chemio ds Rui, et encore 14 urpent su Août, 10 heures.François Mu rateur à tit dis Pot tb, Joseph di wu cordon, su Bougie, vse m Poue la meilleurs pices suivante do 4 Pour lu meilleure pièce suivante, do 2 Pierre Rastel de Ilochellnse àt uulre, vs, Jes- & Brien «hit Lurocher.\u2014Uo emplacement au entre les héritiers de T'té-phile Ricard et Louis Senéas], nsec partie d'une maison et autres dée Cutherine McCrue, va, Geurge Douaidson.\u2014 Un lot de terre à Ste.Merie, Que, division de la Saigneuris de Mouvoir, de 3 arpevs sur euviron 32, entre Robert Steveason et Juhn Donaldson, Louis Ratel, ec maton, grange et Litisses.\u2014 Reopen Cherles Lebeau, tutear, &c.ot sutra, vs, P, Gerrien.ns cc ma json en buis, grange 1, avec grange et écuries SL, Albsunse, 5 ina Desforger, cule Pierce Monpe- w de voi, et urd époque éprouve le besoin de refuire l\u2019antiquité à sa guise, et d'expliquer avec ses idées et ses : \u2018mois, pour être gardé dans le District, 4 opinions nouvelles les lois et les gouvernemens | Pour ie weilleur ensoite do.du.$| des siècles écoulés.Au dix-septième siècle, men \u2014l'our le meilleur Cochon mâle d'an Bossuet, dans lu Politique de ?Écriture-Sainte, sn el nyp au dessus de Jane dv, do.5|explique les institutions du peuple Hébreu, Pour is meilleur ensuite, do, du.4|avec l\u2019idée qu\u2019il s\u2019est faite du pouvoir absolu.' ratés our la ovilleuro Truie ayant déjà Jamais il ne perd de vue Louis XEV : sous lu pra one cochons eu étant évideuye 5 |tente méme des patrinrches, nous rencontrons sur ls meille do.do.à |avec étonnement la majesté du grand Roi; et pour Iu melt .do, dg, 3 Bossuet, malgré tout son nie, malgré tout \u2018 \u201cFeo Beurre, {son amour de l\u2019Écriture, abusé par les préju- Classe 25.\u2014 Pour | meilleurs Fromage gés de son aïècle, effuce, sans s'en rendre fore 48 Ibs, choque, faits dans ie compte, les différences de mœurs et d'idées putricts 5 [qu'il y a entre Ja Genèse et ia cour de Ver- uur los trois meilleurs 4] gailles ; entre Je pouvoir des rois juifs, con- ope ed 3 trarié par l\u2019opposition sévère des prophètes, TE 50 Ton 5 et l'autorité Louis XIV, qui avait fait taire Four Lo re cus do.dv.\u2018| le Parlement de Paris, et qui refusait à la i : sui do.haire chrétieune elle-même le droit de lui Your la meilleurs suivante, do, do 3|\u20ac cen faire sa part.De is Louis XIV, nos mœurs, nos lois et nos idées ont changé.Il était tout naturel 8|que l'antiquité chungeât aussi, c\u2019est-à-dire 6 qu'elle fat vue d'un autre côté ; car c\u2019est là tout le changement possible.Il eu est de l'antiquité, comme de ces vastes monumens 4 qui nie se luissent pus embrasser d\u2018un seul coup d'wil.Mille spectateurs d\u2019âge, de pays et d\u2019humeurs différentes s'agitent à leurs ieds, tournent autour de leur masse imino- {ie pour en conteropler les divers aspects, et remportent, de ce spectacle, qui est toujours le mème, je ne sais combien d'idées et de sentimens eontraires.Ne nous pluignons pas , {trop de cette diversité; c'est par elle que nous suppléons à la faiblesse de notre intel- Yigence, et que, condumnée par la nature à ne voir qu'une chose à la fois, l'humanité n trouvé le secret de voir pourtant beaucoup de choses, en changeant suns cesse de perspeu- tive et d'horizon, Le point de vue du dix-septième siècle c'était l\u2019autorité, le point de vue du nôtre c\u2019est ¢ la liberté.C\u2019est avec cette idée que nous .{expliquons les temps antiques.Bossuet cherchait et montrait-partout le pouvoir absolu.| Nous cherchons, nous montrons partout la liberté.Comme lui nous voulons, à toute force, avoir l'antiquité de notre coté, et tel est le gout de logique qu'a l'esprit humain, qu'il veut soumettre à son idée dominante, quelle | qu'elle soit, non seulement le présent et l\u2019a- + venir, mais encore le passé.Ravis que nous sommes de voir aujourd'hui le peuple intervenir, plus ou moins, duns le gouvernement, nous voulons presque qu il en ait toujours été insi.Nous prétons de bonne grâce à l\u2019antiquité nos idées, nos lois, et nous sommes gens à mettre partout une tribune comme nos devanciers mettaient partout un trône.Cette préoccupation, je l'avoue, est l'idée- r des lois et de Phist.oire du peuple juif.Cette - partie est subordon'née À lu première, et sert - en quelque sorte de preuve aux théories de l'auteur.Elle est pu'eine de pensées ingénieuses et de points du: vue historiques tout nouveaux.Ces deux parties dans l\u2019ouvraige ne sont point séparées ; cles sont mélées ensemble, comme elle doïvent l'être naturelle ment.L'auteur n'a pas mis es prineipes dans un volume et les détails dans un autre, ce qui éternit tout'intérêt à eon livie.A mee sure qu'il prend une matière, soit les fonctions judiciui.es, soit les finances, soit l\u2019agriculture, À) commence par Une sorte d'exposition de ses idées générales; puis il descend aux détaile.etaux preuves.\u2018L'el est Fordre de l'ouvrage.La distinction que nous faisons n\u2019est que pour rendre plus aisée notre tâche.Nous nous oe- cuperons d\u2019abord de la théorie de M.de Salvador nous exuminerons l\u2019ensemble de ses idées sur les institutions et l'Instoire du peuple juif; ensuite nous prendrons quelques unes des explications qu\u2019il fait des lois hébraiques.Cependant avant d'entrer enmatière, ily a une question préjudicielle que nous sommes forcés de traiter.Le livre de M.Salvador a été jugé jusqu'ici sur un chapitre qui n\u2019est lui-même dans l'ouvrage qu'un hors-d'œuvre et un appendice c'est le chapitre du jugement et de la condamnation de Jésus-Christ.Fait par M.Salvador selon les idées et In croyance des Juifs, attaqué avec colère par quelques uns de nos fanatiques, réfuté avec zèle par l\u2019honorable M.Dupin, ce chapitre mérite, pre le bruit qu\u2019il a fait, que nous en disions quelques mots.N'étant ni Juil, ni jurisconsulte, nous en parlerons en simple chrétien: ausst bien, c'est avec les idées du christiamsme, \u2018ue nous comptons juger tout l'ouvrage, non parce que nous sommes catholiques, mais parce que le point de vue duchristianisme nous semble le plus juste et le plus vrai quand il s'agit d'examiner l'histoire de Moise et du peuple Juif, parce qu'enfin, pour nous servir des expressions consacrées, ce n'est qu'avee le Nouvenu-Festament qu'on peut avoir, je se, intelligence de Ancien, Selon M.Salvador, dans le jugement et dans la condamnation de Jésua Christ, tout s'est passé selon le droit des Juifs et selon le texte de la loi.Une nouvelle religion était préchée , crime puni de mort par lu légiels- tion mosaïque.La loi a été appliquée.Ainsi parle M.Salvador, qu'il nous soit permis de dire notre pensée.Si la loi juive à la main, et au nom de la procédure mosaique, M.Salvador croit affai- lir le respect et la pitié qu\u2018excitent Fagonia de la mort de Jésus Christ, il n'a rien fait.Chaque fois que tombe un innocent, homme dieu ou homme, Jésus Christ ou Socrate, là do, do.Aux Cylres, 6 Avût, 10 heures.mère du livre de M.Salvador.Il veut fuire corscience du genre humain se soulève.C'est meillewresentuite, de.56 DISTRICT DE QUÉBEC.du gouvernement hébraique un gouverne- là un des privilèges sacrés de l'humanité ; eilloure Vache, possé.Jés Alexia Mercier, vk-Noël Baudouin Te, Un ment libre, et c\u2019est avec les pensées de notre l'homme donne aux lois et aux magistrale Pour ta me: vi i it de dn.8 arpeut de terre de front sur 30 specs, ast, ila siècle qu\u2019il explique les institutions de Moise.rungs de I Liste nt « tor poire Ps Pour la meillea 7 uivante, do.do $ vy, Bu trait quand, entire Nicolns Martin et le Cette manière de voir n'est peul-être pns tou- aliène pas le sentiment, et la justice de von cœur reste juge de ]n justice des lois.On ne voit pas de crime, que m'importe qu'il y ait un jugement?Ou je ne vois pas de coupable, que m'importe qu'il y ait un condamné ?Que Pour beaux Destiqux autres que de race Cunudiennz, Clame 12.\u2014Pour le meilleur Tanrean pos.duns le District psudant tot cisaquiès, au 8.O, et Nicalus Martin Brousrd, jours juste ni toujours vraie ; pourtant je suis au N.F2 9, un autre [ot de {wire au dit lieu, [luin de m'en pinindre.Jusqu'ici l\u2019histoire du de nepens sor 14 ou 13 autre J.B.Lider et le peuple inif n'a été faite que d'une seule (n- lot N°, à ci-detaus, St, Elenry, LL Auût, 19 heu- |çon.Théologiens et philosophes, tous se sont res, do.de, Pour le meilleur suivant, do, do.~\u2014I13.\u2014Pour le meilleur \u2018luurean d'un aa, b, du, Puur le meillour eusuite, do, de, \u2014\u201414\u2014 Pour le meilleure pire de Uœui de 3 ans, éleves dans le District, Pour la meilleuro paire ensuite, do, \u2014\u2014l5.Pour les?meilleures Taures d'un \u2018no, Glavées dans lo Distriet, Pour les © meilleures casuite du.da.\u2014\u2014i6,\u2014Puur les ?meilleures Tuurer de 2 non, du.Jo, Pour las $ meilleures ensnite, dn, \u2014\u2014l7.\u2014Pvur ln meilleure Vacha pussé.de Anny lo District, Pour lu ineillvure ensuite, de, do.Pour la disillcure suivante, do.du, Aontuns, Coe 18.\u2014Poar le meiivue Réliar, preai- 6 lool, poséié et pour êre qurJé dans Te Disiriet les 12 oak a plu, do, illaur eveuste, da.de are Ga illerre avant, do, de 20.\u2014j'aur les F meiteuses iobie, pre- BHI ne | dde.Lo] \u201cen OB Ah UR ak GDR Lamas Robitaille vs.Jean Fournier, - iron 6) srpens, en la Zu.concession de: lerres la Point gusta Ma aux \u2018j'rembles de Québec, entre Au Ve Quéter, 12 auûi, 10 heures.24 Auut, JO heures.heures, de uej-ens tar 40, entre André se, Sais, Veuve erro, 25 Aout, 10 heures, att paroisse St.de 6 arjens our 40, Busite Lucmotie wt Ro Eur, Guurie OL Litises, Sto Nicobar, 34 Mai, 10 Au use.Une 4 urpeus, 1 perche el 43 pieds vu environ ta seigueurie de Neuville, paruisse da ou représentuns el Niculus Malte, range et autres bitine\u2014 Pointe vichaud, Vve &n, et eutres\u2014con- Phomws Alushe Young st ve femme\u2014Un euijlecement en lu Haute Vilie de Quélee Je 60 iods sue 146), sur Is rus Ste Ursule, entre les whan Young: aves une gtuges \u20ac: À hangar su Lois hel Landry, enratenr su pur le dnt \u2018T.A, Yovog- Yu emeut wu dit lieu, de 00 pieutesur 146) dite rue Ste, Ursnle, rutte Muse, T, A, ng ol les Dears, ~Quétses 24 Avul, 10 Juseph Latournesy \u2014ve=Michel Telbut\u2014-Une it.paroisse Et, Pierre, Cond bus w.Wieksoed-va=Joreiyn Waller an» le peigoeurie de By Coles, sccordés à prendre le gouvernement hébraique pour une théocratie jusqu'à Samuel, pour une royauté absolue depuis Sail.Comme c'était un peuple d'Orient, ils ont cru les juifs un peuple-sans liberté.C'est le mérite de M.Sulvador de ne pas s\u2019en étre tenu à ces idées de routine, ll à examiné les institutions de Moise, et il montre quelles didéren- ces séparent cen institutions des institutions de \"Egypte ou de inde, Il explique les lois et l'organisntion de la société juive avec beaucoup d'érudition et de sagacité, et fait ressortir ce que In législation mosaique avait de li- berlé et d'égalité.Peut-être va-t-il trop loin de ce côté ; mais pour détruire nos vieux préjugés, pour ôter à ln loi juive son nncien re.wom de théocralie et de despotisme, il fulluit une hardiesse et une force d'esprit qui ne se rencontrent jamais sans un peu «de témérité.L'entreprise de M.Salvadar est grande et belle, Jtefaire l'histoire d\u2019un peuple et d'une religion d'où est sorti le christianisme, changer, à ce sujet, toutes les idées que nous avous regnes de Ju théologie et de la philosophie, rendant pour la.première fois le même ténioi- guage, quoique avec des suntimens.opposés.contredire en même tewps Bossuet et Voi- \u201cnire, voilà ce qu'a tenté M.Salvadur ; voila) me font vos lois et vos tribunaux ?Les lois et les (ribunaux néont pas manqué aux martyre : les lois et les tribunaux n'ont pas manqué aux victimes de la révolution, et pourtant l\u2018humanité ere contre le meurtre de tant d\u2018inno- cens; voudrez vous lui dire qu\u2019elle a tox, et que c\u2018était la loi?Oui l'humanité avait tort au prétoire et à la convention ; muis tant pis pour le prétoire et pour Ia convention! C\u2018est Dieu qui a aussi pélri le eœur de Fhomme.Où il n'y a pas de justice, nops ne nous inquiétons pas s'il i a un arrêt signé, paraphé et enregistré.a conscience da genre lumain ne casse pas les mauvais jogemens pour vices de formes.Elle juge loujours le fonds.Otez à Jésus Christ ses humiliations prédites par les prophètes, sa flagetintion, son sceptre de roseau, sa couronne d'épines, tous les mystères enfin de sa pansion, rapetissex À ln taille d'un procès nrdinaire l'œuvre de notre rédemption, ne frites plus qu'un homme du sauveur du > monde, et donnez à cet homme us avocat, tu jury même ct toutes les formes de notre fmstice imoderne, puis voyez si l'Lumanité s\u2018indignern moins ke Ja condammutiop: de lio te qu'il a em partie chad A fires nocence, et ail suffira à votre.justice de son * céi éagnial poyx five absoudre de\u2018meurtre.* Que je croie , avec M.Salvador, que dans le jugement de Jésas Chid# : les fortes \u2018 \u201cont été Pir rey ou avee N.Pw pin, qu'elle: 5 orgie, Dlsgu rite dent Due qué pitt les toarbilioan de pluie épaisue oe pas \u2018importe innocer \u2018qui tombent autour de lui: D'un côté, te Rs es te who piles 1 LE [indique assez que la popylation \u201ceit pr | roc boi sieve ch formant areads gighn- , rifide, i ; .Ir e ade seg I votre légalité.Quandor, punitls vertu entièrement composée .Cette ville tesque, et de l'autre le torrent mugissaût pré- Gotame un crune, le maintier « ou l\u2018o: abli de formalités ne fait plus tien.L'homy se alors aindique d'autres ehoses ¢ jue de pareilles -miagtes.Aussi, selon so'us, le \u20ac\u2019 aapitre de M, Salvador n'a rien été À la divin à innocence «de Jésus Christ, et le réf station \u20ac M, Dupin «F4 rien ajouté.Jéguore quelle.6 Lintent jon de M.Sal- wadar en examinnnt Ve juger pent de Jésus- Christ, et s\u2018il a vouls dimin ger le prix de ce \"sang précieux.Mais quelle Aju\u2018ait été sa pende, il me setable que ce cha itre, loin «d'esciter la colère.des ch rétiens éclairés, doit Jeur plaire à plu s d\u2018un être, Car, nulle part à noire sens n\u2018éclate rnieux la grandeur de Jésus Christ, la divinité de sa mission, et plus on nètre avec M.Salvador, dans la science dex lois et de la société hébraïques, plus on admire l\u2018œuvre de la régénération ienne.En effet, Jésus-Christ a pu, contre les tes, s\u2019en tenir à prêcher- contre les vi- œs des grands et contre les désordres du peu- fie.La loi de Moise donnait le droit dia pare à quiconque se aitiospiré: c'était liberté de Ja pres du paye Il pouvait, & Pubri des priviléges de l\u2019ancienne loi, an- Moncer sa moraleennemie despharisiens; mais avait une mission plus haute que de donner sux hommes des préceptes de bonne morale, et son ministère n\u2019était pas seulement d\u2019un philorophe; il venait changer la religion du \u20ac, consommer les temps anciens et inau- les temps nouveaux.Aussi, sans crain- le dépit de cette loi qu\u2019il vient abolir, il proclame le nouveau culte que Dieu a choi- » S'il n'eût été qu'ur-prophète, contre les ct les Ézechiel, 1} eût borné sa mission -etson zèle au peuple juif, et se fat contenté de rendre à l\u2019ancienne loi sa pureté primitive, Main su mission embrassait l'Univers, et il venait non réparer, mais abolir, non réformer, mais créer.judaïsme, religion toute politique, disons-le hautement avec M.Salva- «dor, et toute terrestre, ne pouvait plus suflire æu monde ; il fallait un culte plus pur et plus divin en quelque sorte, un qui ne fot pas un gouvernement humain.Tel fut le christianisme, où rien n\u2019est politique, ni terrestre, et Qui n'entretient l'ame que d'espérances, de Bonheur céleste.Le judnisme était fini us-Christ lui prononiça son arrêt nvec toute l\u2019autorité de sa mission, et sans se sou- ier de ménager une loi qu'il venait abroger.C'est l'idée qui sort du chapitre de M.Sal \u2018vador.En gardant l\u2019ancienne loi, Jésus- * Clirist à pu être un Prophète p nt dans Isat), toujours respecté.Ila mieux aime mæeuftDie, mourir et accomplir ta divine mis- on.Quoi d'étrange maintenant qu\u2019il ait périsau om de la loi juive?Entre elle et lui, c'était n combat A mort, combat myslérieux où lo humanité devait succomber comme un rool ot dernier holocauste offert a cette loi onrante, et oi sa divinité devait vaincre.Can'est pointici un coupable ordinaire qui W:ffeint furtivement la loi.Jésus-Chriat vient .odie et la loi et le temple son: symbole.H | avoue hautement: en trois jours ii peut la d'biruire jen trois jours ilpeut en élever une a: tire.La loi condamne Jésus-Christ : ponr- qi soi s\u2019on étonner, si Jésus-Chuist a condam- nd la loi?Ni le mosaisme ne veut de Jésus- CL rist, ni Jésus-Christ ne veut du Tnosaisme ; ear c'est là le caractère de la rézénération chu Sieune, Elle rompt avec l'ancien Testa- mer £2 Sila loi chrétienne avait été de natu- ve à être folérée par la loi juive, c\u2019est qu'elle n'eût pas élé une loi et une religion nouvelle, et ui là sénat mosaique avait sonffert Jésus- Glhiriat, c\u2019est que Jésus-Christ n'eût été qu\u2019un prophite selon l'ancienne loi et non le rédemp- \u2018eur du monde.Oui Jésus-Christ a dû périr selon Ja loi juive, parce que la loi inive devait pétirselon Jésus-Christ: Oui-1l n'y avait pas un wot de Ia Joi juive qui ne dût condamner Jéais-Christ, parce qu'il n'y avait pas un mot de Jésus-Christ qui ne condamnat aussi laloi juive.À la haine qu'il respire du culte mosaïque je reconnais le christianisme ; AVE vengeances de la vieille loi je reconnais 1a loi nouvelle.Xe temps me manque pour examiner au- ;Jouen! \"hui la théorie frndamentale de l\u2019auteur.Ce nerx la matière d\u2019un prochain article, Le Livre de M.Salvador mérite qu\u2019on s'en ecu.à loisir : car, per Je sujet et par les gran- Fa questions de religion et de politique qui A'y raltachens.par le talent, par l'érudition et par Ja\u2019hardiess ?mêsne de l'auteur, c'est un des.ouvrages les plus imrortans et les plus aurieux qui se soient publiée depuis long- amps, me VOYAGES.TABLEAY NT HAUT-CANADA.\u2018Is, esiste une différence très-grande entre Se.itaut et le Bns Caneda.Les habitans du peerkièr sont rustres.et grossiezs, sortant pour isl dire des mains de la natuse ; cenx du n\u2018est pas dans un état très florissant.La plupart des maisons sont construites en solives et ne renferment qu'une chambre.La surface du sol, à la profondeur de plusieurs pieds, y est formée de substances végétables décomposées.En effet, à chaque automne les feuillages qui tombent pourrissent promptement et se réunissent à la terre, et une couche légère s'ajoute ainsi tous les ans à tn autre, Le fleuve St.Laurent offre un coup d\u2019æil majestueux et enchanteur.L\u2018odeur exhalée par les pins qui couvrent ses deux bords rend a fraicheur du matin réellement délicieuse.Au lever du soleil, Ia plus Jette agitation dans l\u2018uir secoue les goutes de rosée de dessus les branches d'arbres, et semble répandre des millions de perles dans le sein des ondes.Le bruit des avirons fait quelquesfois tressaillir les cerfs qui passent le long de la rive, et on les voit de tems en tems lancer leurs belles têtes à travers les feuillages et s'enfuir dans l\u2019intérieur de la forêt.En cotoyant le fleuve, on entre dansle lac des Mille-Isles, bassin immense dont la surface est coupée d'un nombre prodigieux d'iles toutes différentes d'aspect, de grandeur et de figures.Il en a de fertiles et de stériles, de hautes et d basses, de rocailleuses et de verdoyantes, de boisées et de nues ; uelques unes sont longues d'un quart de mille, d'autres seulement de quelques pieds.On n'a jamais calculé exactement le nombre de ces Îles; on auppese qu'il s\u2018élève à plus de £700, En quittant le Mille-Iles, on se dirige sur Kingston, qu'on aperçoit derrière-une pointe de terre sur l\u2018extrémité de laquelle il y a un fort qui commande la ville of l'entrée du port.Un vuisseau de 120 canons peut mouiller contre le quai.Kingston contient à peu près 8,600 habitans ; le plan est joli et vaste.Les maisons, en grande partie, sont en pierre de taille dont le pays possede des carridres ica- menses.York le cède encore à Kingston.Sa population ne s'éldve qua 5,000 individus, C'est le siége du gouvernement.Cette capitale du Haut-Canada est située près du Lac Ontario, qui y forme une baie où il y a un bon mouillage pour des petits navires.On y remarque quelques jolies maisons; mais le terrein, autour du port et derrière la ville, est bas et maréeageux.i Le village de Queenston est dans une sifu- ation délicieure, au pied d'une eolline bien boisée et baignée par le Niagara, dont les rives sont élevées et roides.le sol autour de Queeston est généralement composé d\u2018une argile rouge dont la couleur forme un singu- \"Les environs sont extrêmement pittoresques.Rien n'est plus beau que la vue dont on jouit en remontant le fleuve.Du haut de la montagne de Queenston-on a une perspective magnifique.Les précipices esearpés qui bordent une partie du Niagara, 1 ntario, Qu'on aperçoit dans un lointain sans bornes, les-vergers verdoyans, les forêts épaisses, les champs cultivés, \u2018cet ensemble forme un tas bleau admirable d'effet et de composition.À peu près à 4 milles au-dessus de Queen- ston, on voit le tourbillon du Niagara.Ses rives sont, dans cet endroit, très-bautes et perpendieulaires ; son courant a formé sur un des bancs une excavation semi-circulaire qui ressemble à une baie.Le fleuve, en arrivant à la pointe supérieure de cette baie, quitte le canal, coule avec impétuosité conire le côté de la-baie, et après avoir décrit ce cireuit extraordinaire, reprend son cours et s\u2018enfonee avec une rapidité tumultueuse entre deux que pas un intervalle de 400 pieds.La sur- \u2018ace cu tourbillon e:4 dans une agitation continuelle, l'eau bouillonne, écume tourne d'une manière qui prouve sa profondeur prodigieuse et In pression qu'elle éprouve ; les arbres qui arrivent dans la sphère du courant sont enlevés et brisés avec un mouvement irrégulier qu\u2018il est difficile de décrire.La masse d'eau qui\u2019 compose la partié moyenne de ln châte est si énorme, qu'elle descend pros des deux tiers de 1a hauteur sans se briser, et ln tranquillité solemnelle avec laquelle elle tombe, forme un contraste ras- guifique avec son agitation au- fond de l\u2018a- Line.Au contraire, l'euu de chaque eôté de lu chute est rrmpue du moment où elle passe par dessus le bord du rocher, elle se partage à mesure qu'elle descend, en pelits fragmens piramidaux dont la pointe est tournée en has.C'est au fond du ravin par où l'on descend pour arriver à la chûte que l\u2018on jouit mieux dela grandeur du spectacle, On marche aun ilicu de roche:s immerses.L\u2018Ame n'est plus ouverts qu'à la lerreur causée par un cuit épouvantable.Deenère Ja nappe d'eau est silvée une vaste caverne.Le voyageur audacieux qui veut la visiter risque\u2019 d'être lier contraste avec la verdure.des champs.|\u201d rochers perpensiculaires qui ne sont séparés: sente une nappe d'écume.Lés rotheré sont si glissans qu\u2018on peut à pète s\u2018y tenir.A chaque moment,l\u2018horrible fracas qu\u2018occasionne le choc des ondes nous fait croire que les précipices vont s'écouler sur votre tête.Mais à quelque didtance la scène change tout-à-coup: Liûine se remet des commotions violentés qu'elle à éprouvées, et les yeux long-témps effrayés se reposent-avée plus de laïsir sur des tableaux agréables et rians.\u2014 j peu au-dessus du rapide, le Niagara coule doucement dans un lit Yargé de deux milles, qui ressemble d'uri petit lac.La rive américaine, couverte de bois, n\u2018offre aucune habitation huniaine.On n'entend que le fracas de Ia clute ct les cris des canards sauvages.\u2014 Ainsi, dans l\u2018expace d'un mille, la nature présente deux scènes entièrement opposées, l\u2018une terrible et bruyante, l'autre douce et paisible.I! y'a-dans cet endroit une source minérale très-abondante en gas hyérogène ; il est si pur qu'il s\u2018enflamme et brûlè pendant quelque temps si lon approche une chandelle dé le surface de l\u2018eau.On croit généralement dans le Haut-Canz- du, que les serpens sont doués du pouvoir de charmer.Un voyageur digne de foi rapporte le fait suivant : Taperout À la surface d'une mare d'eau, une grenouilte qui flottait dans un état d'immobilité apparente ; il lui donna un petit coup de baguette sur le dos ; elle ne remua pas; elle éprouvait une bâillement eon- vulsif et un tremblement dans sés jambes de derrière.Bientôt il découvrit nn serpent noir roulé sur lui-même prés du bord de la mare et tenant la grenouille assujetie par le pouvoir Nragique de ses yéux.S'il tournait sa tête d\u2018un côté ou d'un autre, sa victime le suivait, comme maîtrisée par une attraction magnéli- que.Le serpent se tenait vis-à-vis d'elle, la gueale demi-béante, et ne détournait pas un seul moment ses yeux de dessus sn proie, au- geur qui observait cette scène singulière, jeta un gros mo ce: u de bois dans là mare entre les deux animaux ; le serpent se retira en arrière, et la grenouille, plongeant dars l\u2018eau, s\u2018enfonçn däns la vase.- Le Canada, cependant; n'ést pas infesté de serpens danzereux.Il faut en excepter le serpent à sonnettes ; mais onne le trouve ordi- uairement que dans les lieux inculles et déserts.J! est rare dans la partie du pays qui esthabité.On rencontre partout le serpent À ceinturon et lé serpent noir: ils ne parai- sent nullement malfaisans.\u2014Journal du li- partement de la Gironde.\"Extraits des Journaux Anglais.) Les affaires étaient languissantes à Manchester, 18s marchandises n'éprouvaient au.Qulid'arrêter l'euvrage dans une semaine.On attribue en partie cette inactivité à l'inclémence de la saison, qui fait que PElbe demeure gelé: Environ vingt vaisseaux cbargés- de laine filée, attenduient dans les ports an- gluis ; leurs cargaisons se monteraient à quatre millions sterling.; Une maison qui fait des affaires considé< tables dans le commerce de l'Amérique, conduite sous le nom de Everet & Co.a ar- :sêté payement.On dit qu\u2019elle est endetiée jde £v0,000.\u2014La maison a reçu À ce qu\u2019il parait, un choc sérieux dans lu malbeureuse année 1826 ; elle commençait un peu à se raffermir ; mais la cause immédiaie de ceite faillite est attribuée au décroissement du commerce en marchandises de laines sur les Etats- Unis, lequel à décliné ray idement depuis que le dernier Tarifs passé en loi.\u2014 Times.Ln franchise de là cité de Londres, a été accordée à M.Peel, n cause de ses efforts en faveur des Catholiques.Jl existait une grande détresse A Lyon, en France, parmi lès tisserands qui se trouvaient sans ouvrage.On dit que la mesure de M.Huskisson dans le Parlement Britannique, a eu l\u2019effet d'inonder la France de maschan- dises de Soie, Plus de 200 dames de Falmouth, en Angleterre, ont résolu de pélitionner le roi pour qu'il conserve intacte la constitution de I'E- line etde I-Etat, en refusant de sanctionner \u201cadmission des catholiques romains au par- lementel au pouvoir craignant qu\u2018une pa- reile mesurs ne soit finalement la\u2019 cause de l'agcendant de la religion romaine, de la suf pression du protestantisme, et de la ruine du pays\u201d La pétition doit être imprimée sur du satin, en lelires d'or, et sera transmise al an majesté en tonte hâte, Une gazette d'Écosse dit que 500 familles sont sur le point de faire voile d'Arran- pour l'Amérique du Nord Sir Munasez Lopez.de la persuarion juive, à été fait pair d'Aggleterre sous le Litre de Baion Roborough trement le charme eût été rompu.Le voya-; cune huusse, et plusieurs manufacturiers a-, vaient notifié à leurs hommes, leur intention | Mototiseitfre TasURAxCTIONTEL À ROUE: Paris, 9 JMars\u2014Le bruit d'un mouvement populsire à Rome cireulait hier matin À la cour, yg d'était répété dans la journée, à la ville ét particolièrement à la Bourse ; on disait que la nouvelle en avait été reçue par M.d'Apponi, ministre d'Autriche à Paris, et de tous les membres du corps diplontatique le plus instruit des choses qui se passent es se trainent en Italie.La Gazette de France n parlé de ce bruit avec sa bonne foi aceoutu- mée ; selon la feuille du soir, c'était une in- aurrection de Carbonari.Plusieurs avaient été arrêtés et parmi eux un prêtre ; le maître du conclave, mais cette insurrection'avait élé comprimée, La source de cette neurelle était trép tub- Jecte pour que nous ayons fugé prudent de a répéter; cependant elle semble conBrméa par notre correspondance de Florence.Le 48 Éévrier dernier, le bruit se répandit dani cette rille qu\u2018une conspiration avait été étouffée à | Rome au moment d\u2018éclater, et qu'un | nombre d'individus avaient été arrétés.Les personnes à qui là situation des états romains.est connue, et qui sont dans le sctrel des intrigues politiques, prétendent que le gourer- moment de Léon Xi avait excité besueoup de mécontentement parmi le peuple.Ala niort présque subite de ce pape, des prier de satisfaction et l'espoir d\u2018un avenir meilleur sous un nouveau pontifiéat se sont manifestés et ort donné lieu à beaucoup d'arrestations ; le nombre s'en est tellerment accru qu'il n fallu chercher des prétextes ponr justifier eus mesures extraordinaires.n dit que d agens provocateurs ont été mis en campagne, - et qu'une conspiration supposée a seni de | motif aux arrestutions déja ordunrifes et à - celles que le gouver.ement provisoire fait faire ! _chuque jour.La poiitique, le jésuitisme et l\u2018inquisition ne sont point étrangers à ecs* évinemens; le tains ne tardera pas à faire que M.de Metteini-h et le surcesseur du : père Forlis y ont plus de part que les Car- nari.Exztroits des Journaux Jdméricains.Charleston 20 Srril.Une jeune demoiselle a dernisremert obtenu, dans la Cour du Di trict Laurens, un verdict de #100, .pour ivexécitor de promesse de mar- ringe.On ne dunne paint lex nome des fare ties, Le Jury a a-corde exactement In moitié de la valeur des bivas du déferitene, C'est la première inetance, au æAcins À notre connaissance.d'une y onisui:e de cetle unture\u201d dans cet État, ; 1 Navigation du Lr Frie=-Le Buffuln- Journal du 21 Avril, dit: La pattie œuj-eri cure Ju Lae Erié =it Lbre et | bowivure v senux se sent renlue-de Sandusky'et \u20ac leave land au Détroit - Nous à ici encore béau- comp de glhée quoiqu'elle soit hien rainpue, - \u2018et elle couvre le lac'jusqu'à Éirié.distance [de 90 milees Le tens a éiè doux depuis ! quelques jours, et nav avons eu souvent des+ «pluies chaudes.ct si }etems continue In ghice sura bientôt di- paru.; L'édifice spacteux qui fut hati i} y denri- ;ron 30 ans, à Fiiladelphie, destiné \u2018a servir ! de résidence publique na Président des Etats.| Unis et qui couta près de 200,000 piastres, est sur le point d'être rasé, Le brix SA teolai, Cap, Mason, de Boston, cra perdu, est arrivé à Lisbonne, après avoir beaucoup souffert, II s'est écoulé 152 \u2018ours- depuis le jour de son départ jusqu'à celui où on a eu de ses nouvelles, une De la Gazette de Quebec, de Lunds.| 7.8 RAPPORT SUR LE CANADA BT LE CONSRIL LÉUISLATIF, Extroit d'une adresse présentée par le eonz- seil législatif à son Excellerice sir Jurnes- Kempt, pendant In présente session de In té- gislnture, avec tn exposé en jnatification des conseil législatif contre le rapport du Canada.«Ces procédés (dans la chasubre des communes sus le gouvernement civil du Canada) ont été entièrement cor.duits ex parte.Cependant île ont été imprimés par ordre de ln chambre des communes, et ront être ré-imprimés par ordre de la chambre d\u2019assemblée, en anglais et en français, pour être mis en cireala- tion dana le public, et entrés dans l'appendiee âses journaux in perpetuam rei memoriam.Sous ces circonstunces, -le conseil législatif, a cru que son devoir l\u2019appelait impétieusement à adopter la voie qu'il suit maintenant; on pourrait voir dans son silence une reconnaissance de ln vénté des accusations colomnieu- ses contenues dans ces procédés et il ne peut: se soumettre à une telle imputation.» Conelusion de l\u2019exPost.\u2026 « Wsernit facile pour le conseil légistatif de faire voir qu\u2019en eonséquence de la r fo! on d'un témoignage cz parle par la chambre des communes, on a\u2019eonclu qu'il était réguité de in conduite et «le In constitution du conseil.législatif une multitude de moux qui\u2018en vérité ne peuvent être imrulés ni à Pune ni A l'autre.Mais croy:uit qu'il suffit d'avoir ainsi, expliqué, sans réserve, les motifs de ces pro céJés à l'égard des bills, qu'ibest spéoiale- ere EE \u2018ment neéuté d\u2019avoir où rejeté, et ay- (divers endroits qu'elles sont presque termi- wnt \u2018fit voir application de ces motifs en (nes, ; \u2014_\u2014 d'autres ciréénstances pañiculières, qui em-| On mous informe que la Cour du Banc du | brassent les difficultés les plus saillantes entre Roi du District de Québec vient de prononcer Jui et l\u2018autre chambre, il espère avoir démon- sur une question tout & fait neuve et de la plus \u2018tré combien est peut néntée la censure que haute importance.\u2018eomporte contre lui le rapport du comité spé-| Dans une action intentée contre l'honorable \u201ccial de l'honorable chambre des communes, Mathew Bell par les Messieurs de Bonne, de \u2018censure qui, quelque modérément qu'elle soit France, héritiers comme plus proches parens \u2018donnée, ne peut être séparée de la masse des | de feu l'honorable Pierre de Bonne, décédé à témoignages sur lesquels elle est bâsée, et Québec en 1816, l'honorable Mathew Bell ur cetle raison adecte considérablement soutenait que les Demandeurs n'avaient au- honneur et l'indépendance de celte chambre, | et le poids de ses mesures publiques.» Rexarques.Les precédés \u2018du comité du Canada n'ont po été\u2018«entièrement ez parte.» M.Gale était \u2018agent du gouvernemen colonial, avec le con- eun droit au mobilier de sa succession, parce ils sont aubains, et par conséquent nés et lomriciliés en pays étranger.La cour unanime sur cette question de droit, *, par son jugement du 20 d'Avril dernier, rejeté les prétentions de l'honorable Mathew des Parerm, comme Vatteste le Dict.Dreit Canonigue T.6.vo, Sépulture Sect.nde.« Hest dit, sous le mot Cimetière, qu'on n'en- terrrait anciennemeat les fidèles que dans les eimetières\u2014Les Martyrs étaient exceptés de.la Règle Générale & S.» Instructions sur le Rituel\u2014De Choin Évêque de Toulon \u2014T Jer.P.599.« Les anciens Canons défendaient d'enterrer personne dans les figlises et À serait à souhaiter qu\u2019un Règlement si sage fut encore observé ; mais insensiblengent l\u2019usage contraire a prévalu, Aujourd'hui pres que tous, de toute condition ct de tout état, autant par la vanité des Parens qui survivent que par d\u2018sutres motifs, veulent faire enterrer leurs Proches dans l\u2019Église, et le Ciaretière n'est plus que pour les Pauvres, abus qui porté jusqu'à un certain point peut causer de e c } snes étrangers très grands inconveniens\u2014Truité du Tem- cours du conseil exécutif dont les ment bn à Tant ue bes parcns étrangers rel des lises et du Gouvernement oo tom nt fréquemment la majorité du con-| ri il s'agit.\u2014 i ï aroisses\u2014Le Page.P.206\u2014S.Ire.De- seil slatif, {I fut choisi par lord Dalhousie, liaire dont il s'agit.\u2014Les intéréts des parties = étaient confiés aux plus habiles Avocats de Québec.La Banque de Montréal annonce un dividende de 24 par cent sur le capital versé dans ses fonds, payable aux nctionnaires le -}r Juin à la Banque.qui était pleinemrnt autorisé à faire ce choix, par tous ceux qui lui ont signé des adresses, «n opposition à l'assemblée, demandant une décision de la part du gouvernement en Angleterre.M, Gale était aussi virtuellement agent, et il a été pteinement entendu par le comité.Le ci-levant secrétaire d'état pour lès colonies était du comité et fut aussi exami- mé; on entendit aussi le conseil du département colonial.Sur les dix-neuf témoins exa- toinés, il n'y cn à eu que quatre de présentés par eeux qui se-plaiznaient du gouvernement colonial ; cependant le conseil législatif & le front de dire que les pracédés ont été + entièrement ez parte.» Mais « les accusations ealomnieuses et injurieuses » contre l'honneur et l'indépendartce «du conseil!» (ù et quelles sont-elles ?Le ministre colonial ne pourra s'empêcher de rire À cell+ partie de l\u2018adresse et de l\u2018exposé, s'il lui arrive, sur ce «sujet, de jeter les yeux dans le régisire qui est dans son bureau, où sont les leitres d'un de ses prédécesseurs au gouverneur de cctte province, en date du S se, tembre 1817.À l'égari] de « l'appel fait à la législature de porvoir aux Cépenses civiles; » il y trouver4, sur la supposition de deux different cas de hil'« que pourrait envoyer l\u2018as- semtlée, les insfructions suivantes ; « Vous = aurez soin dits \"in tel cas de fire usage de «tous les mayeus en votre pouvoir pour faire eter un C0] vole partiel dans le conseil lé- = et (voits vous mettrez en garde «contre la probabilité dune disposition para telle, en prenant garde qu'orr ne procède a dag le conseil, # En vérié til y a des imputations contre Fhonneur #4 Lin tépentlance du couseil, elles font pris pris leur source dans les procédés hi dans de rappoct dt entnité ca Canaila.VA harftesse avec Inquelle on a avancé que lord Dalhinsie, m6 pas eu le soin de fai- fe usar df fous les moyens en son pouvair pane fice releter dans le conseit certains bills, relatifs aux dépenses civiles.opposés à ses ture: qu'il + 04 pas pris garde à ce qu'on ne | procéiAt < aur certains autres bills, ne peat i &'=» é-niée qs par | hardiesse avec laquelle on a alit ipa le conuts du Canada avait procé- Curé ne peut refuser d\u2019enterrer au lieu fixé dé entièrement ez parte.cn Tau ; \u2019 \u2018 , .{parles Maeguilliers Jousse\u2014Gouvernement Na yorait-ce pus aussi chose étrange, si» s\u2014P, 75.« C\u2019est aux Marguil- ; \u201cdes Paroisse: = À ; Faute dn menses solutions corset j liers seuls à disposer desplaces de sépultures» tertsine nature envoyés par l'assemblée, était ! Aiusi s\u2019il y a quelque poursuite, elle ne doit aussi l'auteur de ces nvancés hardie?\u2018passe diriger contre le Curé obligé d\u2019entes- Petr de cea dieputes à l'égard des | FEF OV bon semble aux Marguilliers et de plus éspenses civiles dont an à tant parlé encore | au fieu choisi prar la personne décédée com- ; : nie le dit le même auteur P.78, « Au reste depuis peu, lesquelles disputes ont tant con- il .; ; ; : ; ; : est libre à chacun de se faire enterrer où il tribus nun difficul \u20ac« qui ont existé duna la juge à propos, wee hors de sa Paroisse ve | En 1817 le rnuvernement britanne ne « de.Le Jugement rendu contre un Curé refusant a mande à la lécislature de voter elle | d\u2019enterrer le nommé Jean Alex.Boileau, ape ament toutes les sommes nécessaires pour porté par Denizart Yo.Sépulture No 13.fut sles dépenses annuelles ordinaires de la pro.| cité Poe Tres ME o re ne fouvans re- evinrase et clest cette demande que l\u2018exé- | fuses pe se dis ta soi lex le fai le cas e ati colanial et Je bureau colonial oni tournée ; \u201cCe ne pouvait se dispenser pre sans | vexposer % une pouisuite.M.Bedard ter- to pri ot eme n mina en disant que la défense faite par les volonté où elle était de se rendre à cette de- Magistrats d'inbumer duns l'enceinte de la mrande telle qu'elle fut fuite dans l'origine ; mais dans la période de dix années, ses bills n'ont été reçus que deuz ou trois fois par le eonseil ; et dans les années pour lesquelles il B\u2018y avait pas d\u2018affectation, Ie gouverneur et le conseil exécutif (dont sept sont membres du eonseil législatif, composé rarement de lus de quatorxe membres présens,) ont pris Fatgent ublie dans la caisse, sans autorité légale.Ces faits peuvent comporter des ac- eusations, mais non des calomnies, pe LA MINERVE.Duxs notre dernière feuille nous avons parlé d'une poursuite faite par ordre des Magistrats par Jacques Viger, Ecuyer, contre Messire Chaboillez, qui n été condamné a une amende de £5 pour avoir inhumé le corps de W.D.Selby Écr., dans l'intérieur de la Nouvelle Église Paroissiale, et ce en contravention au premier article du Règlement de Police\u2014Nous metions à présent sous les yeux de nos lecteurs les principaux raisonnemens de M.Bedard chargé de la défeuse et de M.Lennox, Avocat du poursuivant, ainsi que les autorités citées de part et d\u2019autee \u2014 Après s'être beaucoup arrété sur le mot « inhumer » M.Bedard objecta d'abord, que le parlement provincial même ne pourait altérer le mnde ou la forme des Cérémonies Religienses qu\u2019en autant que l'acte qu'il passerait à cet elfet reçût le conconrs du parlement impérial; Acte 1790, G.3.ch.34.Douce a plus forte raison de simples Magisirats d'une ville n'ont pas ce pouvoir.On altérait, disait-il, le mode de faire lex Cérémonies Religieuses suivant le Itite Catholique Komain enpo «\u201csuivant M, Chaboillez, parce qu'il n'avait agi que comme Prêtre, parce qu'il n'avait que fait son devoir de Prêtre en récitant les prières orditraires sur le corps de M.Selby.Si on le poursuivait c'était Jone pour avoir agi conformément à ce que lui prescrivait le RH tuel.; Suivant la seconde objection de M.Bedard c'était un usage depuis l'établissement du l\u2019ays d'enterrer dans les Villes (ce qu\u2019admet- taille Poursuivant-jusqu'en 1803, tems de la défense des Magistrats,) Mnis les actes de la Capitulation, de 1774 et 1790 permet- teat aux Canadiens de snivre Jeurs enatumes, leur «dounnnt force de lois, Done aussi cet usage est devenu loi, Donc les Magistrats W'avaient pas le droit de l\u2019abolir, .La troisième objection est celle-ci: Un ville n\u2019avuit pour but que d\u2019imposerune amende, et non le salubrité publique, puisque le Règlement n\u2019ordonnait pas de frire déterrer les corps ainsi inhumés.M.Lennox admettait que le Règlement de Police serait inconstitutionnel s'il uffectait les droits religieux des habitana du Pays, mais on ne pouvait sérieusement Faire cette objection dans cette cause\u2014Le Règlement ne défendait pas à M.Chaboillez de faire les prières du Rituel, mais d'inhumer dans l\u2019enceinte de la ville.il eut pu inhumer dans une Église hors de l'enceinte de la ville, faire là les mêmes prières comme cela se pratique tous les jours et personne n'ent nongé à intenter uns action.Ou me poursuit pas M Chuboillez pour avoir fait les Cérémonies , 7 MAL, 1828.Nous sommes encore sans nouvelles d* Ku rape, Las dernières gazettre d'Angleterre sant du 25 mare.Un vaisseau parti Je $ Avril cat arrivé à Québec ; mais le capitaine n négligé d'apporter des Journaux.- Depuis plusieurs jours le tems est très fa- vorebles aux semenées \u2014Nous apprenuns de; Religieuses on enterré dans une Église, mais ur avoir inhumé dans l'enceinte de la ville, it dans la supposition méme qu'on eut in- fenté une action pour avoir inhumé dans une ghee, on n'aurait pil nous en faire un rime ; cet usage denterrer duns les Églises étant regardé par les Canonistes comme tn abus introduit pur Forgueil des Crands où lu vanité si cette faveur nous était conti puis longtems on avait reconnu la nécessité d'étabil des Cimetières hors des villes et de héber toute inkumation duns leur inferieur.ais les divers Règlemens faits pour arriver À ce point de salabrité publique n\u2019étuient pas exactement exéeutés &.Kepertoire de Ju- risprudence\u2014Dénizart\u2014T, 8.vo.cimetierre La déclaration du Roi du 10 Mars 1776.défendant d\u2019inlurner dans les Églises ke.Collection de Jurisprudence vo.Cimetiére T.1.No, 15 \u2014arrêt de la cour du 31 Mai 1765 ordonnant = qu\u2019aucunes inhumations ne seront plus (rites à l\u2018avenir dans les Cimetières actuellement existans dans cette ville, sous aucun prétexte que ce puisse être &c.&c\u2014 Done l\u2018abms d\u2018inhumer dans les figlises est tlairement reconnu par les auteurs qui ont traité de ccs matitres \u2014'Tous ces mêmes auteurs ne pensaient pas que ce fût altérer le mode religieux que de prohiber cet abus.\u2014 Et on aviit reconnu la nécessité d'abolir en France l'inhumation dans les villes en 1765 et 1776\u2014On voit dans le même Denizart T, 16.vo sépulture et dans la collection de Jurisprudence TV.1er, vo.Cimetière, que le Curé de St.Germain des-Noyers fut condamné à l'amende pour avoir fait une inhumu- tion dus sa Paroisse contre les dispositions de la Loi qu'on vient de citer\u2014Alors on ne croyait pas en France que poursuivre un Curé pour avoir enfreint les Lois, c'était altérer le mode où Ja forme des Cérémonies Religieuses.Ce Curé pourtant était exposé à une action de dommages s'il refusalt d*inhumer, suivant M.Bedard, cependantil fut condam- né\u2014car en matière de délits la Loi ne fait point de distinetion\u2014M.Lennox] cita encore e Dict.Droit Canonique 'I'.6.« des Pu- nonistes établissent que pour la concession d'une sépulture il faut le consentement de l'Évêque &e.Institution au Droit Keclési- astique\u2014L'abbé Fleury T.L P.363.» Le Cimetière doit-étre bhéni solemnellement &e.L\u2018Évèque à genoux devant la principale Croix récite les litauies &c.&c.ce que n'a nullement prouvé l\u2018Avocat chargé de la Défense ; dreù il sensuit que le lieu n'ayant été ni bém pptouvé par l'Évêque, Messire Chaboillez R'étiit pas tenu d'y inhumer.Pour faire voir gue le Règlement de Police était parti- eulièrement du ressort des Magistrats en ce que ceux-ci sont préposés à la tétede la Police pour veiller tant À la santé qu'à la sièreté des Citoyens, M.Lennox termina parce passage du même Fleury même page\u2014s Regulière- ment on ne doit enterrer personne ns les Eglises &e, et en note.« Cela devrait s\u2018observer quand ce ne serait que pour la salubrité des Églises où les corps que l'on y enterre iuféctent l'air, surtout lorsque l'on y ouvre quelque fosse ou quelque Caveau, Il fut longtems défendu d'enterrer dans les Églises et même dans les villes ; lu délense d'enterrer dans les Éslises reçut une exception d'abord pour les Patroms et fondateurs ; on y enterra ensuite les Évêques et autres Ecclésinstioues distmgués, et enfin cette liberté fut étendue peu à peu A toutes sortes Je personnes.Le Parlement de Paris à rendu un ariêt de ré- glement Fe 21 Mai 1765, portant qu'à Fave- nir aucvme inhuimnation ne sera faite dans les Cimetidres de Paris, maia dans les Cimetières au dehors de ln ville, et qu'aucune sépulture ne sera faite dans les Éxlises Paroissiales et Régulières, si ce n'est des Curéa ou Supérieurs décétlés en place » &c, &e.L'importance de cette cause nous servira d\u2018excuse pour la longueur de cet article, MR.LENT s Le bill des écoles du 4 mars dernier, fait fant de bruit dans la parcisse, pre les diverses interprétations que chacun prend la que je crois devoir par le secours de votre papier, demander au pu- hlic savant et éclairé, In siznification de cet acte avantageux, La province doil se réjouir des avaulages que lui procure sa législature : c'est un moyen sue el prompt de répandre l'éduention élémentaire par toutes les diverses classes de lasociéts, Fang Quelques annden, inuée, on verrait liberté de lui donner, de grands changemens sur la généralité des habitans de la provinces msaiv il est à craindre que les revenus de In province ne soient suffisans, pour fournir aux besoins et aux teaitemens accordés par l'acte, dont nous dernandons l\u2018interprétation.Plusieurs, prétendent quil est nécessuire qu'un maître, nie sous sa direction 20 écoliers qui payent et jui ne soient pas instruits gratuitement; car disent-ils, cet acte est en faveur des maîtres et pour les encourager : qu'il n\u2018y aurait point de bon sens de eroirc qu\u2018un maître qui aurait dans son école 2 écoliers, dont 15 seulement payeraient, et dont les 5 autres seraient dne- truits gratis, i cause de leur indigence, pos prétendre au traitement de 20 louis, Due tres plus libéraux et débonnaires, ne dent que dès qu'un maître à sous sa direction vingt écoliers, dont plusieurs sernient instruits gratis, à cause de leur indigence, à droit aux Æ20, car ila nombre d'enfans requis par Facte qui ne distingue point qu'ils sont 1ns- truits gratuitement, où à leur dépens, quand ils en ont les moyens; car disent-ils, cette loi, n'est pas seulement faite pour encourager les maitres et les riches ; mais encore pour favoriser le pauvres, qui parce moyen ont droit de se faire admettre dans les écoleg, et que les Æ20 accordés au maitre, sont pour l\u2018indemniser des écoliers pauvres qu'il pour rait avoir sous sa direction, dans un nombre au-dessous de vingt: car s'il y a vingt pauvres, il a droit aux dix chelins ; mais & moins, il ne peut rien prétendre.Quelques uns vont plus loin, et poussent la générosité jas- qu'à dire, que si un maitre à sous sa diree- tion vingt écoliers, dont douze sont richensæet huit sont pauvres, il a droit aux £20; et que sf prend encore avec ses huit prurres eo- liers, douze autres pauvres, qu lui donnent vingt pauvres, À a droit aux dix chelins pour chaque pauvre; de sorte qu'un tel maître, aura pour 32 écoliers, un traitement de £30, Ce qui est superbe.Quelques autres, moimr généreux disent qu\u2018un maitre doit avoir ving£ écoliers qui payent, et qu'il n'est pas obligé À prendre des pauvres, qui se troureraieat at conséquent exclus du bénéfice de cette I qui, il me semble, a dû les avoir en vues les riches se faisant smstruire quand il \u2018leur plait.(Quant aux maitres et muitresses qui conduisent eux-mêmes des écoles, et qui re sout pas sous la direction des syndics, on les suppose sujels aux difficultés sus-mentione nées; mais une autre question : n'y a-t-il que les muitres qui avaient de telles écoles sous leur direction, avant la passation de l\u2018acte, qui aient droit au Æ20?Ceux qui prendraient et établiraient des écoles en leur nom, et en.rempliraient les devoirs, ne pourraicot-ils pas prétendre à la même récompense ?Enfin M.l\u2018Éditeur, je crains de lusser votre patience, ear jecroisque j\u2018aurais encore quelque chose À exposer; mais si une fois, j'nvais la solution des «questions et difficultés susdites, j'es- pererais décider le reste à mes propres frais et dépens.Dans les campagnes, les personnes les plus instruites, dillérent d'opinions extraordinairement, et donnent à cet acte dif férents sens qui les jettent dans le plus grand embarras, Il devient pourtant très nécessaire d'être unanimes, et il ent certain qu'il n'y aura qu\u2018un sens de donné à l'acte, en verte duquel les maîtres auront droit à la récompense promise, Un CawraGmarn.marrer PORT DE QUÉBEC.) ME ARRIVÉ.Mai, 2\u2014Driek Elizabeth & £un.eap.Wright,\" 3 d'avril de Greenock, a Rogerson, Huuter & Cie.sur leste.NOUVELLES MARITIMPS.Ce vaisseau a passé au Nord d'Anticontp\u2014 à vu Dimanche dernier le Caio pour Québec.Le Suphia est parti de Greenock 4 jours avant lui\u2014le Cherub devait faire voile le 4 avril, MARIAGES.\u2014À St.André, dimanche dernier, Rév M.Abbot, M.James Lane, de al, & demoiselle Emily Evilina, fille ainée de M.John 'Vensdale, de St.André, \u2014A Québec, Samedi roir, le @, Wartele, jar, B Ellen Noyes, tous deux de Québec.A Londres, Lay Aonts Pier, 57 fille de Marquis d\u2018Anglesen, au Capitaine Brno, fils ning de Sir John Byng.a cérémonie fut faite par l\u2019Évèque de C hicheuler, chez Ja Dee chesse d'Argrlt, dans Epper Bronk-Street-\u2014 La mariée élait accompagnée de son beau- frère fe Duc de Richmond, ?le ontré- , -Josias cr, à Deble.Fliza Heaik DECENS., D'e'dés\u2014Fn cette ville, Mardi soir, Adee de \\5 ans, chez George Moffat, Fier, \u2018Demoiselle Margaret, fille de fen Kenneth Me.Kenzie.Ker, ci-devant Agent de la Compagnie du N.-0, \u2014Enu celte ville, Mardi dernier, M.Jeméé + ant, Valentine, « ordonnier, Agé de 30 après une douloureuse sie Québec, monladie, à l'Age se 87 nos et 9 inoi Julie Anvélique Paquet, épouse de Borns tine famille nembreuve écuyer.Elle lisse et ua mari éploré pour regretter sa perte. = PRIX PU MART, .MONTREAL, 2 AVRIL, 1829.VENTES PAR ENOAN.PAR AUSFIN CUVILLIER.Vente Importante de Marchanfises Soches, AZ Maganns de Messrs.RuskRTa0N Mase son, & Co.LUNDI, le 11 du conraut, et jours suivans, chaque joue à UNE home dus à crédit, dont le plus long terme ui chés du Huut et du'B \u20ac, et fo Man: DEVX heures, sern le 12 courani, offerte en vaute pur gros lots, une Somigoation t de de Mousselines Augisises el Ecosaises, Robes uvec des garnitures ei du faibulas, quelques unes sont aupertes et d\u2018UD grand\u2019 pris, tout sera vendu sans réserve.AUSTIN CUVILLIER, æ.& c.\u20144 Mai.1R2N.0 22e volume du Théâtre Français, étant le 8me volume des Œuvres de Mo- lière, de le remettre au bureau de ce Journal \u20147 Mas.rt OLE\" chex lo Soussigné ces jours dernie pour environ £60 ds Marchundiser, soni wat en Fisnelles, Dreps, fodivnnes et Shalls\u2014 É40 en Argent.Les voleurs ent défineé © Vulise pour s'emparer de estte somma, Celui qui dunnera des renseignemens sutfisans pour (aire recouvrer los effets volés ot pour faire punir Jes voleurs, sera Bévéreusement sécompansé.G.M.DESFORGES.Cantrecœur, 7 Mai, 1829.\u20141.sd ed Baùl-par tb.de 0 242 0 8 Land, ® 4 0.Lardige.160 16.7 6 » 6 Mosten-=pr.qr.39 ¢ 3 Veauy pie : 5 19 0 la Ceupie, 0 Dim at 60 8 .Can 26 4 0 ; yo 18 so a ei » 86e 34 : sure par - co ; Preis, 0.10 fo Sey 0 7 08 Graine, ® 6 e 1 - Æué par deu.v 0 8.Morue-Fraiche, la Ib.G 3 0 4 .Buere d'ér able, 0 4 05 : Eo 20 0 un 2 .aria 16-d%ode, 10 0 11 8 lolie\u2019'pér quart fine, 33 6 00 == do.Buperfiar, so 0 00 Blé, \u2014par minet; | 8 4 92 Avelne, \u201c 110f © 21 30 3 4 Ie Ss 50 > 20 2.a PE 56 510 pees Gi e 00 Voix per 100 * boulons, | Mo ne © Bois par corde.hy 0 ne - Mèlé, 126 15 0 C= CONTRAT DU GOUVERNEMENT.N recevra à ce Bureau LUNDI le oO 8 de cou à des offres pour four- oir I barrils de F pour êlre livrés dans les proportion: 25 Juin, 1829, .400 barrils, 1 Aciit, do., ., 400 do.10 Sept.do.400 do.La FLEUR sas-mentionnée doit être garantie l\u2019espace de aavoir:\u2014 pendant le temps de la garanlie, soi Pt ici, où dans nucun des postes, il faudra qu\u2019elle soit remplacés aux frais du Cuutracteur, au lieu DE PLUS,\u2014Un autre VERGER situé avsri duns Ie dil Fauxbourg, à cent vergés du premier ; s'adresor & Mr.J.D.BERNARD, & Montréal, ou Dr.RANKIN, Bytown, 5 Mary, 1829.\u2014 3.rer A Vendre & des Conditions Arantagenses, INQ Emplucemeats situcs entre les Faux~ bourgs SL Juseph et St.Antoine, rue SL Edouard, de 36 pieds de front, sur 72 de profode dear, DE PLUS.\u2014Une Aaison située rue it.Maurice, Fauzbourg des Réuollels, Pour les conditions, s'adresser au soumigné, 19 Mars\u2014uti, B RODIER, oA LURK {A cvmpter du premier N EMFLACEMEN f rues l'erthuss, Fauxbwurg St.loi oix el Rouneeu, au a cette ville, contesaut envirou ELO pieds sur 150 pieds, eur lequel se trouveut quelques Arbres Fruitiers, aves uve Maison, Ecurie et Retire eu bois.==H'adresser à PL, J.LACROIX, Eer, 19 Mars, 1029, vs, @VESe N vient de publier et est en vente chez FE.I.0 FAURE & Co.vis-à-vis l\u2019Ainisence, uue roavelle dition du GRAND CATECHISMEK.à l\u2019urage du Divvè e de % ee, \u20141 vil, iu-b2.se 210 pager uni imd parlor die de Mouseiginenr LE tyue de Q 6900.23 Vrs, 1820, \u2014~3, Bepautigay,
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