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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
lundi 29 novembre 1830
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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La Minerve, 1830-11-29, Collections de BAnQ.

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[" de 2 \u2014.CPSP PIPL E 0.83s PPPS GLIAL MONTREAL LUNDI 29 NOVEMBRE 1830.CONDITIONS DE CE JOURNAL.La Minerve sa publie deux fois par semaine, le Tundi et le i est de Quatre Piastres pat C Le prix da Pabonne \u2018Un antravemestre.Les \u2018du journal ao.29, rue st, Faul, Tonrnxl Politiane, ILitteraire, Commerc: frais de poste, payables d'avance, discontinser sont obligés d'en donner avis un mois 1 , et payer leur arrérages, autrement Île spnt censés continuer pttres, paquets, argent, correspondances, &c, duivent étre uelransés, francs de port, à l'huspricur, au bureau \u2018eux qui veulent nt leur date CAG PILPSIEIIS SITE TOL.IV.GSAS PL Tt SS LUDGER DUVERNATY, fmprimeur et Propriéiaire.PRIX DES AVERTISSEMENS.Six lignes et au dessous, première insertion, 2e, 6d.et 74 chaque suivante.mes et eu dessous Br, 4d, et 10d, chaque suivante.Av desis de pix lisnes, 4d.par ligue, et 14, chaque suis 42% Les avortissemens von necompagnés d'ordrer écrits, sercat inrétés jusqu'à ce qu'ils soient contremundés, ct dehités en von séquence.On traita de gré-à-grô puur les uvertisse eurlaine étendue, et qui duivent étre publiés plus de vix mis, A MINERVE.\u2014= = \u2014 MELANGES.Nous! leur salut qu\u2019à leur présence d'esprit.Nous en donnerons un exemple assez récent.dix-neuf duecr, dont un feld-maréchal, un a- niral, cing colonels, six fonctionna pu- Le major Kobert lorsqu\u2019il était à Seringa- patam, fût témoin du danger que courut duns une pareille circonstance un natif du pays danger qui venait de le menacer lui mème.VI était allé chasser dans les jungles, non loin de ln montagne de Chautz, prés de ln LE TOMBEAU.En Phonneur de Buries, Ponvnier, Raoulz et Gom- bit, vis à mort en (SE pour conspiration contre le gonvernemeat des Bourbons, © voyageur, vois-tu ce mausolés, th nhroge a Re douleur?rivière de Cuuvery, Jorsque son attention fut .\u2018 suvitement attirée par un bruit sourd qui lur Quatre François, mosis dug leur flour.fit erainidre Pupproche de quelque bête lérocr; Ainsi l'épi sur sa tige légère Tombe (rappé puc lea venta omgens, 0 voyageur, vi lu France test chi Pleure uvet nous ces héros mmulheureux ¢ et regardant à travers les branches «d'un buisson qui était devant lui, il apperqut un au-| vre Indico, qui venait de couper du ois, | cherchant à atteinlre, avec toute ln vitesse | que peut donner à l'homme le vue d\u2019une mort certaine, lu partie la plus proche d'un roc es-| carpé.Le unibenreux était poursuivi par un serpent d\u2019une taille peu commune.L'hn- dien, qui venail de se cramponver et de met \u2018tre un pied sur ln branche d'un puimier, était presque hors d'atteinte, lorsqu\u2018un énorme tion, qui du haut d'un roc svait pris son éfan pour se précipiter sur lui, au moment où il était poursuivi par le scepent, frappe; tout & coup ses regards, Dans cette terrible | situation, il n'y avait point à réfléchie, il vit que le fionne pouvait comprimer l\u2019élon qu'il avait pris, el, s'étant effacé contre le mur, | l'animul féroce avait passé par dessus lui, se jetant ensuite surle serpent.Ce fut alors qu'un combat terrible s'engageaentre cesdeux Amnemx, combat qui se Lerma, selon le, Dis avaiont vn cette l'ranca embellio Ike von éclat éblunir l'utiivers; He s'inddignaient qu'elle fût avilie Par les tyrane issus de: 08 revers, De relever sn grandeur totélaire \u2018ésendard trivolora Frra pélie les enclaves trembluns ; Mais vain enpoir, cavcusés por im frère, Tun noir cxchot Lo< murs pésent sar cu.O voyageur, ri la Frunce test chère, l'leure uvoc nous hétus malheureux! Au tribunal formé par la vingeanco lis ont paru cou valrureux sobduts! blics, tous largement rétribués: dix-buil marquis, dont deux généraux, un amiral, deux colonels, cing officiers publics, tous salariès ; cent quatre comtes, dont un feld-maréchal, six généraux, dix-huit colonels, deux capitaie nes, un amiral, deux ministres protestans, et vingt-quatre officiers publics; vingt-sleux vicomtes, dant quatre généraux, quatre colo- wels, deux amitaux, sepl officiers civils ; cent soixante-quatre barons, dont dix généraux, qualorze colonels, us capitaine, Un cornelte ; (rois amiraux, quatre capilanes de marine, et vingl-quatre officiess civils, tous payés par l'état.On compte enfin dans la chambre basse, vingt généraux, quarante-nebf colonels, hit majors, cing capitaines, quatre li- culenans, sept amiraux, quinze capiaines de arine, et environ guaire-vingts vlliciers civils Atratement.\u2014 les dit duns le Telewraph de Macon, en Géorzle, que la masse des hubitans de Ja partie nord-vuest de j'état est attaquée de folie pour les mines d'or.Meme les femmes suivent les conrans dean.sung précautions, uniquement occupées de découvrir la butlan- te matière.Le propriétaire d\u2019une des wines de Habersham, voyunt que ses negres avaient de fortes démangeaisons à Ju téte, qui leur faisaient perdre benucoujs de tempa, s'est avisé de les faire tondre.Mais 0 surprise, et quel bonheur! en secouant lu Lune de toutes Pour trs sauver que poucrant l'elaquence ?major Robert, par la chute du tion ct du sey-; ces lèles, le propriétaire recucillir plusieurs La voix du ernne a prédit E r tré | pent dans un précipice peu éloizné.Pendant onces d'or pue que les nègres avaieut eu l\u2019arien ne peut cette Jute le pruvre Indien avuit cu le temps dresse de cacher ainsi pendunt te travail \u2014On Patrie, aiour, lant est fin 1) voyageur, bi lu Franve t'est chère, Pleure avec nous ces héros mulbeureux de s'échapper.EXTRAITS DES JOURNIUX FRANCAIS.| Ie.est fort diflicile de donner une juste idée | l'échafand la balance a de In prison préparée au Petit-F.uxeibourg Lu ti 1 ee ! pour les anciens ministres.El a Estlu bien du | ceusateur wen ne fi whe, chang é c En ce moment, d'un horeible salise fy Late her complétement cette: NU reprise ur ranbitivns, rmunnte rison d'état, | 0) voyage r, si la Fras:co lost chère, Non loin de da porte cochère, une porte, Pleure avec nous ces hétos inulheurcus ! basse n été pratiquée ; il faut pusser par trois ; (ætichets avant d'arriver sous le vestibule; ce 0 jonr-de deuil! il fant qu'il 'acenmplisse | vestibule est un corps de garde entouré de L'arrêt dicté par In haine der voir! {tits da camp.Les chambres des prisonuters Caltovs et tivrs, its marchent au supplies !sont au premier: on y pénètre par plusieurs ois | Sar tous lex fronts In terreur est empreinte - | voilà forcé de croire aux prophet engage les apeculateurs À fondre de l'or, et à Je jeter dans l\u2019eau.Que l'ambilieux eapita- liste vienne ensuite faire ses fouilles, qu\u2019il trouve les déblais de ce mème or : on lui dra des terres, et il croira acheter des \u2014Un général de l\u2019année eutra un jour chez M.ile Bourmont, et lui dit: « Général, vous 43 voici Un livre arabe écrit depuis bien des années, car 1 porte toutes les traces du temps; eh bien! il dit dans l'une de ses pages que le 10 France descendra du (rône dans le même mois : que celui d'Alger, » Le fait fut vérilié et trouvé exacl.Constantinople le 29 juillet à bord de la fré- assez régntiètement, il est aisé de caleuier gale Ia blonde, ques dès 1834, lu peine de mort cesserxit Dernièrement, à New-York, deux sœurs [d'être xppliquée, fout en étant prononcée très-jolies qui zimaient le même jeune homme | imssi sourent et même plus souvent qu'au- et qui s'étaient réciproquement confié leur trefois.\u2014 Les Communes.| amour, se prréparaient à en venir aux a ; \u2014 (lorsque Je jeune lonune qui ne se sentait « DURÉE DE LA VIE HUMAINE, | clination ni pour l\u2019un ni pour l'autreetquiavail| Op 4 tuit les caleuds suivans sur la morts- ,eu vent de ce qui menaçait d'arriver, s'est emi- tité annuelle dans les dillerens pays de l\u2019Eu- pressé de prévenir un m ilheuren épousant une rope.Cette mortalité est, pour l\u2019Augielerre veuve de 65 ans imumensément ricue.La pre-j et le pays de Galles réunis d'un sur GO pour mitre chose que rent, en apprenant celte nou-| le page de Vaud, d'un sur 45; pour la Suède } velle, les deux sœurs rivales, fut de fouterui-{et In Hollande, russi d'un sur 485 pour la i ser.| ltussie, d'un sur 41; pour la France, d'un \u2014 On a introduit en Erlande une nouvelle aur (9; pour l'Autriche, dun sur 34: pour espece de (roment, qui vient de la Cline, Au-| Naples et pour la l\u2019russe, d'un sur 38 où 35.cune écorce ou poil le n'en recouvre hr grait,+ À Livourse, Is mor:ulite annuelle est d'un de sorte qu'on peut l'employer sussitôt qu'il} sur 35; à Madrid, d\u2019un sur 29: a Rome un été batty, [lest d'une saveur très-agréa-) d'un sur 253 à l\u2019ulernse, d'un sur SI.ble et contient beaucoup de matière fuineu-| En France, sur cent personnes, La moité se.| supporte aisément le climat de l\u2019Irlan-| seulement parvient à vingt ans, ef un tiers de et ÿ prospère à meuveille, seulement ti quarante-emq.Ja tmortaité \u2014 Les Shxons avaient coutume de graver: s'necrait en vrison de li puuvreté, et baisse sur certains boss carrés d'un pieus de long le proportionnelleusent en ruison de Fopulence.cours de In lune, pendant uae Dans les Jépartomens riches de la France, ln pouvaient amnsi rendre compte des nouvelles et vie moyenne est de douze ses plus longue iles pleines lunes, et de leurs jours de fôte.\u2014| que das les déjartemens pauvres, Ce bâton ainsi taillé, il» l'appelaient abnou-| Ons conserve tiendve, depuis 1590, des axht, c'est-à-dire, ohservation sur toutes les tables de ol on y voit qu'au tete de lunes.Dela, on fait dériver le nou d',4£-| la réforme, In moitie seulement des enfans wanach, purveuait A quatre ans ; ac dix-huitième siècle, \u2014 Quelques personnes ignorent encore [4 même quantité en atteignait 7.Nous ar- vivons enfin À celte conclusion remarquable, qu\u2019en trois cents uns, les probabilités de ln vie, pour un enoyen de Genève, au moment de sh naissance ont quintuple, Voici quelle # élé progressivement la vie moyenne : Il y n trois siccles, dix-htit nus dunx le viècle suivant, vingt frois : | de ce même siècle, qu'on ne peul denisndér l\u2019aumône en Augle- terre, sans que celui qni donne, et eclui à qui l'on donne, risquent d\u2019être inquictés pur fa police ; mais avec deux où trois allumettes À la sain, 06 passe pour nn murchaisl et non pourua mendiant, Voici comment le men- «i ntubordeses pratiques Kind gentleman, assist a poor maiches man in distress : ce qui signifie en français : Bon gentilhomuie, secourez un puuvre marchaud d\u2019allumettes qui souffre.\u2014 Les écuries royales, sous Charles codtaient des sommes énormes; 1} n'y avail pas moine de 1300 chevaux.Le roi Philippe à réduitce nombre uu quart pour son u el celui de sx nombreuse faille.Une « nution proportionnelle à eu heu © trente-deux : et duns le siècle actuel, de 1615 A 1N26, trente-six aus.LLES ETRANGERES.ANGLETERRE, M.de Talleyrand et le due de Wellington paraissent être sur le pied de la plus grande inlimité personnelle et politique : ils se voient très-Fréquemment, et personne ne doute ici js ne roient parfaitement d'accord sur les His) lewent dius le nombre des voitures de la cour.\u2019oceupeut © à lu gloire ils s'laient antrel c'en ent fut.four sang roncit la torre, 11 proluira des vengeurs plus nom'sreus ! 0 soyugenr, #i la France l'en chère, Pleure avec nous cus héros malheureux ?Fommier, Raouls, et Cabin, of Borie, Nobter clans, morte pour ba liberté Von noms wie des fils de ln patria front ensemble à l'imnaortalité.Four remonter ut sétour de luviière, Jacez-vous par d'invincibles nad! yageur, si la France t'est chère, Vleuse uvcc nuus cus lèton malheureux ! | de Vansiène, | L'ORVHELIN.C'était pendant Le nuit du mois Je décembre; in veize couvrait la terre; le vent du yard routilit avec violence, et ten | dre un sifilement prolongé en pussantentre les branches des sautes qui ombrages x du cimiticre «de l\u2019ussey.George, le garde du eleuup de repos, terminait sa ronde de rrtit, accompagné de son fidele 1) la lune en ce moment rélléchissait sa pale bu- tnicre sur la partie du ter où se frouvait ; vituée In fasse commune.Fe garde croit apercevoir l'ombre d'un corps «qu se neat ; il doune à Dragon le signal-ordinaire, aussitôt l'unumal abole avec force, et court à la décou- ; vertes sou maitre le suit, et bieutôt il le trou- * ve cnressunt wn jeune enfant qui, penché: versla terre, semble essayer de la creuser avec ses imains: c'est Paul, orphelin depuis! deus jours, celui que Dragon préfore à tous les niîtres enfaus du village; ce Paul, chaque matin, vient partager son déjeuner avec Jui, | « Que fuis-tu tA mon ami, lui dit George?» Paul relève sa fête, et répond, en esmuyant x grosses larmes qui coulaieot sur ses ex: « Je cherche ma mère.» Le gurde ému ! serre l'unfint dans ses bras, et l'entraine loin : de ce tieu de douleur.) Durant quelques jours, on eut soin de veiller wur Iui; tuis bientôt Paul ne pleurs on crut que le temps avait calm | seine, Cepeudant an mois après, au milieu ! d'une nuit plus froide encore que n'avait dlé celle où tieorge trouva l'orphetin dans le ci- mitière, le garde entendit Dragon pousser de Jamentables cris; ils partaient du côté de Lui fonge commune, George sort de su demeure, | rangerie pour se rendre à leur nouvelle prison.[On annongait leur arrivée de Vincennes pour K'y dirige, et à la tueur de #8 lanterne il apier- gail Prigon couché près du carps glack dn petit Paul.L'onphelin avait retrouvé sn mè- \u2014 Une lettre arrivée pue le 5, frories en chène munies de verroux et de ser- J que le général Cluusel, aprè rares à secret.l'appartement se compose , le quatre chambres principales et d\u2019un pae- commandement en chelï de l\u2019armée, n° Fait loir: le parloir est entouré d'un grillage très- pla er Une proclamation en arabe, et l\u2019a épats quet sépurera le prévenu de tous les vt-; Fait distoibuer dans Lu exmpagne, 11 déclare sitears qu'il pourrarecevoir, Claque appar- que les Arabes seront prrnis avec la dernière tement est prévédé d'un guichet et entouré de riçucur, 5'ils continuent à se livrer nu pilla prit cabinets où coucheront des sentinelles, el au massnere des Français.Chaque tête M à pratiqué derrière le guichet une espèce de nos soldats lern tomber 20 ttes de Bé- de tambour en noyer où se tiendra une sen- douins; In mort d'un vilicier entrainera celle Guetle, De claque côté de ce tambour est de 25 Arahes, et crlle d'un officier supérieur percée une petife fenêtre par laquelle les sur-.en fera exécuter 50, u ) veilfans pourront voir le prisonnier à toute\u2019 \u2014Ces jours derniers, un politique de villa.heure du jour et de la nuit, ct dans toutes les ge «lisait À «a fete gue les Pays-Bas étaient places se l'appartement.Chaque prisonnier soulevés.\u2018dant nueux, dit In bonne dame, sera ninst entouré de surveitlans et de gar-, ils ne seront lux exposés aux inondations.Viens, | \u2014Oui à su parle Sphyer, bateau à vapeur Les cheminées sont murdes, les fendires | parti d'Alger le 9 septembre, que le 9, nu sont zrillées, à ce guillace est ajouté en deliors coucher du soleil, les Bedouins, enbardis par un vaste abat-jour qui s\u2019élove presqu\u2019au som- le départ des Dâtimens le guerre, avaient met de lu fenêtre : le prisonnier ne pourra fente une atlaque sur Alger.Le général voir de sn chumbre qu'un peu de ciel, Je, Clausel les a repoussés après leur avoir fait hout des des arbres et le drapeau tricolore qui éprouver une perte considerable.C'est le lotte sur fe dôme du Luxembourg.| premier combat et ln première victoire rem- L'ameublement de chaque cellule seratrès portée dans cen parages sous les auspices de simple: un secrétaire, un lit et Jeux chaises; l'etendard trirofore.le carreau a été mis en couleur et froité, | \u2014 La Quotidienne annonce que madame w°y & pue de tapis.Voilà pour l'intérieur, la duchesse de Berry a fuit dépoxer chez un À l'extérieur de Ia prison on n\u2019u pas pris te! bannier une somme de 660.000 Îr., detinée Moindres précnutions, la cour estentourée 1 eubvenir aux frais d'entretien de wa terre de harraques pour les sentinelles ; le jardin est \u2018e Rosny.La Quotidienne n'indique pas un véritaile labyrinthe d'allées et de contre-! l'épogne aù la princesse se propose d'Isbiter nlléns.On à réservé le guzon pour y placer celte terre.de l'artillerie.11 aura nussi un poste de! \u2014 M.Buckingam à reçu du comte Alexan- pompiers, et l\u2019on (iil vue sniguée au bsvæin, ee Deluhorde l'invitation de venir à Paris, pour être plus près de Venu.Les accusés jour communiquer au gruvernemment français ne descendront dans les cours et duns Je jardio | te plan de sou voyage philuniropique autour qué jour se rendre au Luxembourg À travers du monde.; ; une galerie formée par une double enceinte} \u2014 Où construit dans ce moment trois nou- de putissades ; Îs mionternnt le grand escalier veaux canaux en Russie, Colui de la Ven.entre deux hnies de soldals: cet esvaller les rlata est destiné à joindre celte rivière au Ni- ménera dans In salle, vis à vis la barve, qui! émens le xecond duit réuniv le Nièmen et la fern face à l'assemblée et au siège du prési-| Vistile, et le tromsième joindre le Volga à la dent.Moskows.Ces (rois canaux, conmencés en Dans le jardin du Luxembourg, outre la; 125 ne tarderont pas à élre ouverts a la na- cloison en planche qui existe dejà, sern éta-; vigalion.oo be une grille en fer qui ne pernetirn dap \u2014 Le plus grand diner qui ail jamais êlé rocher de Ia chambre qu'au delà du bassin.[donné en Angleterre, est celui auquel toci Le ministres arviveront de Vincennes par] Romney invita les volontaires du comté de l'allée de l'Observatoire ç ils traverser 0-| Kent, & xn campagne de Maidstone, quan Genrge IV les y planer enrovue, La longaeur de la table était de 40,000 pieds, ow de 7122 mille anglais, ot ox plnsches qui fa eumpu- saient codtaient 87,500 Le | \u2014 Les commissaires pour la nouvelle limi- a hier soir 5 il est probable qu'ils soient nu [auxembourg avant trois à quatre jours.leur CONDAMN ANGL Pcrisque nous sounnes encore À «discuter sur l\u2019aboliion de la peine de mort, nous croyons intéresser os lecteurs en mellaut sous leurs yeux un tableau des exécudions qui ont en licu en Angleterre depuis 1750 jus- u'en 1526, C'est surtout dans ce pigs que l'on est frappé de celte influence progressive i de la civilisation, qui par sa seule force et| sans avoir be-oin d'un décret, rendrait bien-| tot inn wesnre atroce qui trouve eu core quelques défenseurs aujourd'hur En ytcstion de la suppression de la peine de mort se trouve toule résolue pur les faits que voiei Hollingsheil calentait que, sous le règne de Henri VHI, 72,000 jiersonnes avaient péri Jar tu main du bourreau ; ce qui faisait, en) moyenne, 2,000 par an, Sous le rgne d'Élisabeth, on n\u2019exéeutat plus déjà que 400 personnes en chaque année moyenne.D'après les tables des condamnés de Oid-Baîley.(pour Londres et Muldlesex) publiées par oward, d'après les caicule de Sir Samuel Homily présentés au parlement dans son discours du Ÿ février, 1510, et enfin d'après les! retours, voici queln été, de 1749 à 1525, le rapport relatil des condaimnations aux come mutations, avec une lscune loutelois de 17721 A 1502, On manque de doaumuns sur cette période.ATION A MONT EN I Nombre Londres et Middlesex dia cond De 1749 à 1756, 83,5 De 1756 à 1264, ans De 1761 8 1772, 57,1 Aiusi le nombre des commutations de la peine de mort s'est accru, depuis soixante-: seize ans, de vingt-huit où vinl-veuf à pres de quatre-vingt-treize rur cent comlamautions, Ce qu'il y à meme de très-reaasgnable, r'ent que le mouvement progressil à clé régulier, wauf de 1520 à 1826, pour Londres et Mul- dlesex, exception qui doit x'expliquer par quelques causes locales et quelynes cirenns- telies, enr dans l'Angleterre «1 | drames ourilies par ce taîtmistère d'in! tune ime moive § il ext ov di pass grades questions politiques da aujourd'hui tous les enbiuets de l'Europe.Sur ba question belge surtout, ilk ont abe solument ln méme nvmière de voir, «t comme vette simihtude de sentimeny cosy une indication certaine de celle de leurs gouvernemens, on doit être convaiteu que lex événemens de la Belgique n'amèonerout point «le guerre, où que si contre touts probabilité, d\u2019autres voient devoir intervenir dans aires de ce pays, la France ct In Gran- de-llrctagne axiraient ensemble pour faire respecter les droits d'un peuple, qui s\u2019est dé- ré libre pour se sousiraire à une opjpres- sion qu'il suppoitait depuis quinze ans, dans l'espoir que ses reclamations seraient cutis écoulées, \u2014 L'ex-roide France quiite Luiworth et ta preridre ses quartiers d'hiver au château d'Fdimbourg où 1) à déjà passé plusieurs années pendant s0D premier exil.Guillaume IV lui a fit faire cette olfre ; l'ex-mnnarque français Pa acceptée avec reconnaissance, Le % Oetnhre vingt-buit personnes de sa mute ont Été conzédiées, ci doivent sous peu rentrecen France, Des personnes qui visitent Lulworth sseureut que Charles X se erolt tonjonrs aux Tuilerien; il tient beaucoup à l'étiquette, n\u2019admet À sa table que sn favuile ; lex personnes les lus dévauées à «on infartune n\u2019ont pas eu l'honneur de diner avee lui.On assure que Îx nouvelle que le comte de Pourmnnt était à Lulwocthest fout-à-fnt dénuée de fondement.fl paraît que l'ex-com- mandat en chef de l'année d'Afrique à annoncé qu'il avait l'intention de se retirer en pagne, et on dit qu'il est arrivé À Cadix 15 = Nig 21 septembre sous le titre de général It iehet, 1435 et que de là il est parti pone Madrid.Danse Awetoren | FRANCE.ve Ve Pays de Galles.anis, Seer.\u2014Une ricconstance a frappe De 1540 à 1900, css ne os duns le rapport de M.Base: sgn, pour Th e 1S20à 1526, J043,7 BOI, 23 eusation des ex-mitistres, c'est l'abncence de tous docttneus aciministratife.de inules preu- vos sorties des bureaux peur voust ter les ant évident une «J 8lrarcs 1 pas Un complot sas corecspondanes sans cpanchemens, CE d'où vient qu\u2019à pence une où deux lettres ont élé fourntes ?Le < da mnréclat Jourdan au mins 4 étrange] on avait décou- tire Jes uth vert une co prison n'était pas encure meublée hier 1us- tin.\u2014 Constitutionnel, \u2014 L'élat suivant du nombre des fonctionnaires publies rétribués qui siégent duns le pærlement brilsunigne donnera la mesure de son indépendance, On compte dans la eham- bre haute quatres princes du sang, dont trois sont feld-msavéchaux et colnnels, et le quatrie- me sans emploi, ls reçoivent chacun un traitement de, 18,000 liv.mterl.11 5 à en vutre re.Le lendemain il reposa près d'elle.\u2014t'u- ret de Londres.DOUBLE PÉRIT.Dans les Judes-Orientales xe trouvent quantité de forêts épaisses appeléen jungles, «er- vant d\u2019asie À toutes sortes d'animaux, ba des- truetion de toute In contrée.Nuns cesse les linbitans autour des villes Kont exposés aux plus grands dangers, cline duivent souvent tation de Ir Grèce, nmnmés parles prssances | alliées, sont: pour fn France, M.le baron Lostendes, lieutenunt-colanel, et premier aide- de-camp du général Guilleminot : pour l\u2019Angleterre M, Parish, premier secrétaire à l'aime | bansade de Constantinople; pour la Itussie, M.Georges de Chirekn, également secrétaire de l'umbassade de celte puissance auprès de Ju Porte.Ces commussaires ont dû quitier; J'ondance secsète du voi Charles X avec le prince de Dotiguac $ al eaisinit aussi cerlains Cartons de piccen diplosunis ques dont lu publication aurait pu deliver 1 phys sur les dexseins de ln cam wide! re sont devenues toutes des pièces?A qui on s'est uceru de «le 64 À G5 centicmes eu soix-; elles été confices 3 est evident que Jen bie wnte-seize ns, où 85 millièmes par an-j reaux, encore remplis ces créalures de M, c'e née.Si celte progression continue encorc | Polignue, out fait dixparaiue jusqu'aux des- le pays de tialles il y a eu penduat les mêmes unates ciug mille deux cont soixante-dix cou- damnations, cmq mille sept cent dix-neuf, comtulations, quatre-vingt-heul vt demic sur cent condamnations.Uu voit que le nombre des rnnunutations nitres traces des documens qui pourraient compromettre tant de complices.Ca n'est pas que les preuves actuelles ne suffisent pour motiver une accusation, car est-il besoin d'autre chose que du contre-seing apposé aux ordonnances ie juillet et les fusilludes des tues de Paris ?Mais dans ne circonstance olennelle, it eût été d'une grande utilité de révêler À la France et à l'Icuro- pe les intimes pensées du gouvernement qui vient de s'écrouler.Ji y avait tant de perversité dans les desseins de cette camarills occulte, que nous voyons avec peîne s'échapper l'occasion de In démasquer par ses propres actes! ; Ceci devrait être pour le pruvoir une sé- vare leçon.Tunt que les amis de Charles X seront en place, tant que les agens de la police Franchet et Delavau jouiront des emplois, rien ne sera possible contre un tème qu\u2019ils protégent de leurs affections « de leurs souvenirs ; vous leurdemandez la foi d'un serment ; ils vous ls donneront, car n\u2019en ont-ils pas reçu lu permission de Chnr- les X?Et puis, n'est-il pas mille restrictions mentales et interprélations qu\u2019on ne prend mème plus la peine de cucher ! \"Fous les actes des ministres, toules leurs bonnes inten- lions neront impuissantes tant qu\u2019une espèce | pé ale paralysie engourdira tons les ressorts aid- ministratifs ; les princes exilés conservent en- care des intimités dans tous les bureaux, et Jes journau glais nous apprennent que Charles X mis qui l\u2019imforment jour par jour de ce qui se passe dun« le gouvernement.Il est évident qu'un tel état de choses ne peut se profonger ; le gouvernement constitutionnel ne doit persécuter personne, mais il a le droit incontestable de veiller à sa conservation ; il'ne fant pas que les agens que la nation paie, trabissent le pays et le Hoi.Constitutionnel, Affaire des Amis du Peuple \u2014On a déjà vo dans les journaux la condamnation des principaux chefs de cette réunion populaire, pour avoir tenu des assemblées en contravention ass code pénal qui défend les réunions non auto- visées.La chosepeut paraître extraordinnire après Ja révolution qui vient de s'opérer.Kn fait, celte réunion qui se prononçail d\u2019une manière qu'on a trouvé peu mesurée str lu chambre des députés, n inspiré des craintes nu ministère, an commerce, et aux grands industriels, istoeratie des libéraux.Mr.Hubert, présilent de celte société, a préféré être jitgé par la cour que pur un jury, afin sans doute d'avoir occasion de faire des reproches aux juges de Charles X.que les chambres ont conservés, et afin de faire senantion.Son discours à depuis été le sujet de remnr- ues tres vives dans Ja chambre des députés.oic1 de quelle wanière il s\u2019est adressé à ses juges :\u2014 « Messieurs, dit-il, c\u2019est un étrange sper- tarle que de voir citer devant vous, deux mois après la révolution du 29 juillet, des honunes qui n'ont p'8 été étrangers au succès de nos Ærandes journées, Que ceux qui n'ont pas reculé devant cette funeste anomalie en portent Ja peine ! « Quant à moi, je n\u2019aorai pre l'inexeusable faiblesse de vous accepter pour juges et de me défendre devant vous.Ami de l\u2019ordre nouveau créé par Ia révolution, je ne dois pas compte de mes opinions aux hommes que nous avons vaincus.Assez longtemps vous n'uvez pas laissé une semaine snns envoyer en prison un ami de la liberté.Les temps sont changés ; juges de Charles X.récusez- vous: le peuple vous a dépouillés de ln toge en rendant la tiberté à vos victimes ; et vous mêmes avez sanctionné su sentence en fuyant pendant qu'il se battait.« Voyez ces rubans tricolores dont nous sommes parés.Il ya deux mois encore vous Jes eussiez flétris comme des insignes de sédition! Comment 6sez-vous, avec În même confiance, juger ceux qui les out portés au mépris de vos vengeances! Comment osez-vons nf- fronter sur vos siéges, dont les fleurs de lys ont été arrachées, ceux qui ont chassé lidole À Inquelle ont été sacrifiés tant de proserits ?« Si, à défaut de justice, un sentiment de Pudique convenance ne vous porte pas à vous abatenir, condamnez-nois mois an moins vous ne me jugerez pas, ear je me respecte trop pour reconnaître en vous un tribunal légitime.Je puis aller en prison par votre ordre.Je ne puis me dégrader jusqu'à vous soumettre une justification que vos antécédens vous mettent hors d'état de comprendre.Ces paroles sont accueillies par l'auditoire avec des bravos et des applaudissemens prolongés, que M, le président s'efforce de réprimer en frappant sur le b'treau.Anne avoir entendu M.Boinsilliers, avocat de M.Thierry, et M.ier-Pagds, avocat de M.David, el après deux heures trois quarts de délibération, le tribunal, à huit beures et un quart du soir, a rendu le juge- rosnt suivant : « Attendu que l'association appelée la So- ciélé des Amis du Peuple, qui se réunit à certains jours marqués, rst composée de plus de vingt personnes; qu'elle s'est formée sans l'autorisation et l'agrément du gouvernement ; = Quen principe I'abeagution d'une lui ne peut avoir lieu que de deux manidres : ou tacitement ou expressément par de nouvelles dispositions léginlatives, contraires aux précédentes ; « Que la Charte de 1980 ne contient aucune abrogation, soit explicite, soit implicite des articles précités ; « Que le projet d'affiche discuté, délibéré dans la dite société, ol notamment le passage : « Réunissez-vous pour renverser celte chambre dont Is durée ne peut que perpétuer les discordes qu'on excite entre vous,» contient un appel À Ja force matérielle et physique pour renverser Ja chambre des députés ; « Attendu que Hubert a soumis le projet d'affiche à la «discussion et l'a lu publiquement, ce qui constitue le délit prévu par les lois de 1819 et 1529, « Condamne Hubert À trois mois d'emprie sonnement et 300 fr.d'amende ; Thierry a trois mois d'emprisonnement et 100 fr.d'amende ; Caflin & 16 fr.d'amende, « Ordonne que la société sera dissontes\u2014 (Murmures et éclats de rire dans l'auditoire.) « Renvoie David des fina de la plainte.» Le Munuserit trouvé dans Le apparte- mens des Tuileries n élé mis en vente hier, chez le libraire Jevayasseur.Cet ouvrage, romis depuis quelques jours, a trouvé en ra veur l'intérêt tout eveillé ; auesi, en a-t-il été vendu en quelques heures un très grand nombre d'exemplaires.Ce Manteerit est une rélntion de ces borribles mystères ; Je vous eusse fourni det documens ivrécusables qui sont à ma disposition.J'en ai (ait le détail dans mes révélntions ; ordonnez qu'elles vons soient communiquées.Puissent-elles te mériter un peu d'indulgence ; ne sersil-ce que par les moyeus que je donnerai d'empè théorie nudaciense des éoupe d'état, une véritable conception machiavelique dont Je but était le rétablissement du pouvoir absolu par Jes armes et les échalauds Ce n\u2019est pas un travail vulgaire que ce AManuecrit, mais féroce, sans connaissance des temps présens, impossitrle où plutôt exécrable vu du côté applicable ; c\u2019est pourtant ce me qui |cher le retour de semblables calamités ; cur avait regu un commencement plicatian les torches brolent encore! .par les ordonnances.Le signataire de cet| «Il existe des réticences «uns mes décla- rations ; vous en dévinerez aisément le motif, quand vous saurez que cerlnins acteurs du drame horrible dont cette province devait être le théatre, sont en cette ville ; riches et puissans, j'ai tout À craindre de leur influence.« Je n\u2019ai pas juré à propos de livrer Ja majeure partie des pièces à l\u2019appui de ma déclaration ; une seule lettre qui prouve mon affi- lintion avec Ia congrégation de Mont-Houge qui me tranamettrit les ordres qu\u2019elle recevait du prince de Polignac, m'a été saisi « Ma volumineuse correspondance, les instructions écrites, les listes qui désignaient les propriétés à incendier, et le nom des person- nagrs qui devaient me donner de plus amples renseignemens, ainsi qu\u2019une espece de sauf- conduit, interprétatif il est vrai, mais dont il est facile de déviner le but par l'ensemble de toutes ces pièces, et signé prinee de l\u2019olignac, toutes ces preuves authentiques sont À mu disposition 3 mais je ne les livrerai entre vos mains qu\u2019alors qu'un homme d\u2019entre vous, Messieurs, m'aura donné sa parole qu'il ne n fait à la personne qui en est la dé- posituire, et que jobtiendrai quelque adoucissement aux peines I pourront être prononcées contre moi.Je demande cette assurance de votre part, car vous aurez le pouvoir de la tenir.«Je ne feeni point d'autres déclarations dans cette ville.Ni les promesses ni les menaces ne sauraient m'y contraindre.Je ne veux point être ingrat en livrant celle qui ne m\u2019a fuit que du bien.«Je suis bien malheureux, Monsieur, d'avoir joué un rôle semblable; j'éproure, cependant, une consolation : c'es.d'avoir em- pécsé des malheurs plus grands encore, par mon 1efus d'obéir plus long-tems.« Recevez, Monsieur, l'assurance de mon repentir et du profond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être, « Voire très-bumble et très-obéissant serviteur, Bennve.« Maison d\u2019arrét de Toulouse, ce ler Octobre, 1830.» alfrenx réquisitoire est un comte de Thiefries ile Beauvois, Son nom et son paraphe sont apposés au bas dey pages du manuscrit qui est adressé à l\u2019ex-dauphin, auquel le parti supposnit quelque disposition à tirer l\u2019épée.Ce Mémoire a été trouvé aux \u2018Tuile- v x, sur un canapé du cabinet de l'ex-dau- phin, par un ouvrier nommé Noguès.\u2014 Nous pouvons snnoncer avec certitude qu'aussitôt que des rapports ont existé entre le gonvernement français el le gourernement napolitain par la reconnaissance et la remise «ex lettres de créance, In demande de la liberté de rentrer en f\u2018rance a été expressément et officiellement demandée pur notre ministre des affaires étrangères pour l'infortuné Ga- otti.Le général Clausel annonce par une dé- datée d'Alger le 26 septembre, et pars qu\u2019il venue de Marseille par le télégraphe continoe à être très satisfait de ves r: ports avec les arabes; que l'ordre et In confiance renaissent partout ; que les machés sont bien visionnés, et que le prix des denrées progressivement.Les Maures qui étaient enfuis rentrent dansjAlger, \u2014Le général Clausel a publiée le 15 se tembre, un ordre du jour dans lequel il félicite l'armée de sa tenue, de sa disciplne et de l'instruction parfaite de toutes Jes troupes.Dans l'impuissance ou se trouve le général en chef de trouver des expressions qui puissent rendre les sentimens qu\u2019il à éprouvés en voyant l'armée sous les armes, il se contente de donner l'assurance À cetle armée qu\u2019il est heureux et fier d'être le premier soldat de l\u2019armée d'Afrique.-On s'oenpe beaucoup dun projet qui peut réaliser les espérances qu\u2019on a conçu Es de lu conquête d'Alger.Îl s\u2019agit de former une sociéte qui mettrait immédiatement en culture la plaine de Mitidjn.Ce sont dix lieues environ de terrain limitées par la mer, te pied du Petit-Atlns, les rivières de la- ache et Maznfean, et propices a In culture du coton, de Virdigo, du sucre, du mais, du café, du bié, &e.A Bone et Oran sont des plaines propres à des cultures analogues; quand elles seront en itation ce seront trois positions qui serviront de point de départ pour faire marcher au sud la civilisation européenne.\u2014\u2014Un a signifié, le 7 octobre, à M.le prince de Talleyrand, le jugement par défaut que M, de Manbreuil avait obtenu au mois de lévrier dernier contre ce prince, et qui le condamnait À d'énormes dommages-intérêta, avec vec réassignation pour le 1 décembre prochain, ce qui promet du scandale pour cette Epo , ESPAGNE.Nos nouvelles de Perpignan nous annoncent qu'il arrive tous les jours des Français de la Catalogne.Ils fuient les vexations que leur fait éprouver In police; car il leur est défendu de se promener trois ensemble hors [rel nombre dans un café.La nuit peuvent sortir sans être arrêtés, et sont conduits jusqu\u2019à In fronticre, liés et gar- rotés.e.Le consul et son chancelier Civate pous- .le comte Morel de Mons, archevêque sent l'indifférence jusqu'à repousser les tmal- d'Aignon, est mort duns cette ville le 4 oct.à {heureux Français qui cherchent une protec- l\u2019âge 75 ans.tion duns la Jégation, en leur disant que tous \u2014 On a vu dernièrement la protestation fai- les Français qui sont en Lapagne sont des te parle prince de Polignac au nom des ex- révolutionnnires.Il est temps que le gou- ministres, contre les inculpations graves de ici n aux incendies de la Bretagne qui t contre eux des révélations fuites À ln commission d'accusation par un prisonnier détenu à Toulouse, On ne doit certainement pas ajouter une foi implicite à ces inculpations.Le prisonnier peut ourdir d\u2019habiles mensonges pour détourner le châtiment de dessus sa tête ; il peut encore n\u2019être que l'instrument de partis ou d'individus qui veulent à tout prix la condamnation des Ministres, sur lesquels néanmoins pésenue assez grande responsabilité sans leur inputer des crunes douteux.Aussi un journal de \u2018l'oulouse s'exprime-t-il à ce sujet comme suit : « Nous avons voi Jitla France méridionale, Cuire connaître l'individu qui se prétend i À ces horribles mystirea, Nons 'svons vu, nous l'avons questionné ; et il est certain que, pur son langage, ses ma , 8a phi onomie, et par un style qui n'est pas sans elé- gance, cet homme est tout-a-fait au-dessus de sa miserable position, et qu'il n'est pas du tout un prisonnier ordinaire.Que l'on ne ervie pas cependant que nous ajoutions pleine foi à ses récits.Ilse peat très-bien que tout cela ne soit qu\u2019une adroite intrigue pour sortir de peine, et certes, l\u2019homme qui s'està ce point égaré ne mérite pns une grande confiance.Au reste, quoiqu'il arrive, dans une ma- titre aussi grave qui interesse la France entière, In publicité peut être d'un immense avantage, elne peut nuire.» Quoiqu'il en soit, voici In lettre que Îe pri- sonsier n adressée à M.Ièrenger, rapporteur de la commission ; 4 M.Bérenger, membre de la Chambre des Députés.= Monsieur, « Des malheurs incuis me forcèrent à de- vevir l'instrument d\u2019uu parti dont j'étais un [[sincipal agent dans les incendies qui déso- aient In Normandie, et devaient s'étendre sur la France -entière, j'avais rempli les instruclions données à ce sujet.+ Mais le cri d'alarme des journaux, le ta- Meau qu\u2019ils présentaient du déplorable état de ces victimes, et, si \u2018ose le dire, mes propres sentinens, mr'inapirèrent une horreur de moi-même ; je suspendis non infime mis- rion ; Je pris ln fuite pour me soustraire à la vage de ceux qui comptaient sur moi, et ac- rêter ninsi les cours des dévastations que je devais organiser dans le Languedoc, la l'ro- vence et le Dnuphiné.« Cette existence fugitive me réduisit à la plus extrème misère ; n'osant plus me montrer, je cédui à Ja nécessité et à l'égarement demon esprit; et, pour ne jilus être con- pable d\u2019une manière aussi horrible, je le de.Yins en un autre genre, et fus arrété A Toulouse, « C'estda fond de ma prison que je prends la liberté de votts écrire, pour vous faite connaître que j'ai fait des révélations sur les instigateurs et les auteurs de ces mêmes incendies.Non, cer atteutats ne sont pas, comme vous le dites fort ion, étrangers à la politique du ministère ; on ne peut pay les nttri- buer À des individus ixolés et mans rapport entre eux ; nine main puissante les dirigenit.« Sion eût voulu écouter mes rérélations un peu pluiôt, vous n\u2019eussiez pns été obligé lenvoyer duns ls Cntalogne un agent consu- !lnire français qui sache et veuille protéger ceux de nos compatriotes que leurs siluires amènent dans ce malheureux pays.Le comte d'Espagne est toujours à Pera- lada; il observe de cette partie de la frou- tière et la Catalogne et le | recruter «lus les monlagoes pai les an- riens soldats de la foi, fait faire continuelle- | ment l'exercice À ses troupes.et les diliérens poste occupés pur ses soldals, sur notre ronticre, sont toujours en mouvement et relevés tous les trom jours, sur toute la ligne, atin qu'il ne se forwe aucune liaison entre l'armiee et les habitans.11 a fait enlever tout le plomb de chez les fondeurs de figures, afin qu'il ne puisse pas être converli en bailes; il à réuni sur ln place de celle ville douze anozos de l'escuadra, et leur à distribué lui-même un paquet de cordes, et leur 4 donné en métue tems les instructions conve- aubles, Ferdinand VIT a remis en vigueur le dé- eret du 17 août, 1825, contre les rébelles qui seront pris les armes la mai, Les personnes qui fourniront des armes, des munitions de guerre, des vivres ou de l'argent aux rebelles, où qui favorieiont feur entreprise, seront punies de mort, Les autorités des villes et villages dont le territoire sera envahi par quelque force armée des rebelles, el qui ne s'empresseront pas d'en dunner connaissance aux autorités civiles et militaires du chel-lieu, seront punies de mort, s'il est prouvé que leur inaction avait pour but de favoriser les projets des rebelles.Si c\u2019est par négligence, ils seront condamnés individuellement à une amende de 2750 francs, et 6 années de galères.\u2018l'out espagnol qui recevra ou cachera dans sa maison un rebelle, sera condamné À 4 années de travaux forcés et 1375 francs d'amende, \u2019l'oute personne Qui aura une correspondance avec un des émigrés condamnés pour délits politiques depuis 1820 jusqu'en 1523, sera punie de mort, si In correspondance tend À favoriser leurs projets contre l\u2019étut; dans le cas contraire, elle sern condamnés À deux années d'emprisonnement et 550 francs d'amende.Le surintendant général de la police est chargé de dresser, dans le plus court délai, une liste nominale des émigrés contumaces condamnés pour «délits politiques, ainsi que leur signalement.nfin d'en donner communication aux autorités civiles et mililaires des Frontières et cles ports de mer.Toute ma- elination dans l'intérieue de l'Espagne pour exciter à lu révolte contre l'autorité du roi, entrainera la pee de mort.Seront condamnés à dix années «de travaux forces, ceux dont Jes conseils exciternient à lu révolte, ou à troubler l'ordre public.\u201cTout individu qui, ayant connaissance d'un complot contre la nûreté intérieure où extérieure de l'état n'en {era pas In révélation, sers condamné aux galères pour un certain nombre d'années, selon le dégré de criminalité.Les volontaires royalistes du royaume sont invués à s'organiter en colonnes ruobiles.les handes de carlistes se xonl monirées dans différentes provinces de l'Espagne, PAYS-BAS.Dien qu'il soit évident que les Belges sont devenus irréductibles, croiemit-on qu'à de dire qu'il fallait nitendre du temps lu sé- i de Barcelone, ni de se trouver réunis en pa- po! vernement du roi prenne des mesures pour : Roussillon ; il fait | la cour de La Haye il règne une arrogance fougueuse, une ardeur de monter à cheval contre les révoltés, et que des conseillers im- prodena s\u2019élevent contre le conduite du prince d'Orange?On le représente comme le complice des rebelles ; sans lui, dit-on, l\u2019ineur- rection n\u2019anrait pro d'issue, et nous serions sûre d'obtenir le bienfuit de l'intervention armée.11 est étonnant que le honteux abandon où Yes gens de cour out Iuissé Charles X à RKam- bouillet et à Saint-Cloud, n'ait pas dessillé les yeux de tous les rois sur le compte (les dignitaires qui jurent de mourir pour eux.La Cour de La Huye, nous le savons trop uuyourd'hui, # mécontenté tout à la fois lu Hollande et la Belzique, en faisant retentir sans cesse aux oreilles de l'ancien atathou- der les mot pornpeux de trône, de dynastie et de mujesié, mots qui n'ont que quinze ans de date chez des peuples qui n'avaient jamais eu ni cour ni monarchie.Sans doute le roi Guillaume, vieux soldat de l'Europe, et vieux citoyen hollandais, saura mettre de côté tout l\u2019amour-propre de sa royauté récente, et tout intérêt pécuniuire en ce qui le concerne per- sonnellenent, Jour se résigner en guerrier à nne vicissilude de la fortune qui lui encore une couronne.|| se my pellera que Louis Bonaparte régnait à La five, tandis ue lui, Guillaurne, errait dans les armées de l'Europe.Nous sommes persuadés que si le roi des Pays-Bus s'exécute avec sincérité sue lab- dication ce la Belgique, l'héritage en est possible pour son (ifs.Ce dénouement can- cilie bien des intérêts, surtout les intérets extérieurs les plus dangéreux pour les Belges, et la «liplomatie européenne mème se vésignerait sans doute dans l'état neluel des chases a l'appuyer.\u2014 Messager des Chambres, Uaxo, 10 Oct.\u2014 Les nuages qui obscu
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