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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
lundi 26 septembre 1842
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1842-09-26, Collections de BAnQ.

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[" arta et tata, bath TAAL LR AS VOL.XII.as-a0a vue 8 __ IMPRIMÉE ET PUBLIÉE PAR LUDGER DUVERNAY.CONDITIONS DE CE JOURNAL.LA MINERVE parait trois fois par VENDREDI, durant la saison des af Le prix de l\u2019abonnement est 7 la poste quand le journal est envoyé par cette voie.a Be d*Avance, et une addition de 26, n'auront pus payé continuer doivent Tontes les lettres, 8 Lupuen Duvennay, JOURNAL CS MELANGES.ep PULCHERIE.[Suite et fin.) Le jeune docteur continuait & exercer sur Mile de B.unc influence rouversine qui tenait de la magie.Les goûts, les pensées, les émotions du sujet étaient [a fantaisie de Fritzs ; il les chongeait et les tournait selon gon plaisie (1).Fritzs quoiqu'il n\u2019en fit jus souvent usage exerçait cette puissance au plus haut dégré ; il changeait pour son sujet l'odeur des roses en celle des violettes ou den fleurs d\u2019acacia : cette influence retenait Pulchérie dans, un mande incertain et arbitraire, où rien n\u2019existait pour elle que la volonté de son amant.ll n\u2019y avait pos jusqu'à la pesanteur ges corps dont il ne dérangeât à son gré les wou: vernines.Qu'on juge par là de l\u2019empire | moral qu'il exerçait sur Mlle de B.Les goûts et les pensees qu'elle avait étaient à la discrétion de Fritzs.C'était en elt, le ciel qui avait envoyé Georges auprès d'elle comme un prophète, pour tirer celle pauvre ame \u201coptive de la\u2018 wervitude de l\u2019ignorance, et l'amener en la | terre promise de l'amour.; ; It ee forma entre eux une sympathie qui n'a point d'exemple: Pulchérie s\u2019attacha À Georges, et le suivit dans tous s2s gouts comme un aimant plus faible entrainé par.un simant plus fort.Le cœur de Mile del B.régi sur les hattemens du cœur de | Fritzs : c'était nne existence à deux.! Le magnétivme pourrait bien être une des formes de l'amour.: Le mal d\u2019amnur, si énergique qu'il soit, |l est même trop faible, et s'applique à trop de | ecntimens pour exprimer cette union invin-{; cible, Une pensée commencée dans le cerveau du jeune docteur s'achevait dans celui de son élève.L'éducation de Mile B.fut prampte et facile ; elle devinait en quelque sorte la science de Geniges : celui- ci était non livre, elle l'étuitiait en silence ; c'est par lui que toute révélation entrait dans In tête de cette créature naisennte.Tis npprirent ensemble la musique et le nom des fleurs.La vue de la nature les affectait Jan et l\u2019autre d'émntions semblables ; ils avnient toux los deux un pareil regard pour les choses de la terre et pour celles du ciel : quand l'an se sentait attendvi religausement Vantre prinit.C'était le même être pen- sat et aimat Jeux fois dans une seule pensés et dans un seul nmour, L'alfection qui les unissnit l\u2019un à l\u2019autre était presque de l\u2019égoisme.Len jours où l\u2019un était triste, l\u2019autre l'é- | tait égnlement : quand souffrait Georges, | Pulchérie souffrait.\u2018il arrivait à Fritzx de rougir devant un compliment, où Far colère, un léger nuage rase se formait au mème moment sur los joes de Mlle de B.Le méme sourire glissait & la fois aur \u2018leurs lèvres.Au piano, le soir, l\u2019élève ne pouvait chaaler qu'avec son maître ; ils faissient ensemble des duos ravissana : leurs voix se cherchaient avec un accord parfait, et suivaient les mêmes mouvement, comme deux colombes au vol dans un ciel complètement calme.Mille de B.suivait en pensée Georges ahsent; mnis souvent celui-ci ea servait néanmoins de la nature comme d\u2019une en- tremetieuse pour aider cette communication a distance, Il allachait une pensée et une verte ile sommeil à une fleur du chemin, Pulchérie en passant s\u2019endormait et cueil- Init dans ta fleur la pensée amoureuse de Georges.Il y avait encore dans ie pare un bassin rempli d'une eau limpide sur laquelle Mile de B.suivait de nuage en n
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