La Minerve, 26 septembre 1842, lundi 26 septembre 1842
[" arta et tata, bath TAAL LR AS VOL.XII.as-a0a vue 8 __ IMPRIMÉE ET PUBLIÉE PAR LUDGER DUVERNAY.CONDITIONS DE CE JOURNAL.LA MINERVE parait trois fois par VENDREDI, durant la saison des af Le prix de l\u2019abonnement est 7 la poste quand le journal est envoyé par cette voie.a Be d*Avance, et une addition de 26, n'auront pus payé continuer doivent Tontes les lettres, 8 Lupuen Duvennay, JOURNAL CS MELANGES.ep PULCHERIE.[Suite et fin.) Le jeune docteur continuait & exercer sur Mile de B.unc influence rouversine qui tenait de la magie.Les goûts, les pensées, les émotions du sujet étaient [a fantaisie de Fritzs ; il les chongeait et les tournait selon gon plaisie (1).Fritzs quoiqu'il n\u2019en fit jus souvent usage exerçait cette puissance au plus haut dégré ; il changeait pour son sujet l'odeur des roses en celle des violettes ou den fleurs d\u2019acacia : cette influence retenait Pulchérie dans, un mande incertain et arbitraire, où rien n\u2019existait pour elle que la volonté de son amant.ll n\u2019y avait pos jusqu'à la pesanteur ges corps dont il ne dérangeât à son gré les wou: vernines.Qu'on juge par là de l\u2019empire | moral qu'il exerçait sur Mlle de B.Les goûts et les pensees qu'elle avait étaient à la discrétion de Fritzs.C'était en elt, le ciel qui avait envoyé Georges auprès d'elle comme un prophète, pour tirer celle pauvre ame \u201coptive de la\u2018 wervitude de l\u2019ignorance, et l'amener en la | terre promise de l'amour.; ; It ee forma entre eux une sympathie qui n'a point d'exemple: Pulchérie s\u2019attacha À Georges, et le suivit dans tous s2s gouts comme un aimant plus faible entrainé par.un simant plus fort.Le cœur de Mile del B.régi sur les hattemens du cœur de | Fritzs : c'était nne existence à deux.! Le magnétivme pourrait bien être une des formes de l'amour.: Le mal d\u2019amnur, si énergique qu'il soit, |l est même trop faible, et s'applique à trop de | ecntimens pour exprimer cette union invin-{; cible, Une pensée commencée dans le cerveau du jeune docteur s'achevait dans celui de son élève.L'éducation de Mile B.fut prampte et facile ; elle devinait en quelque sorte la science de Geniges : celui- ci était non livre, elle l'étuitiait en silence ; c'est par lui que toute révélation entrait dans In tête de cette créature naisennte.Tis npprirent ensemble la musique et le nom des fleurs.La vue de la nature les affectait Jan et l\u2019autre d'émntions semblables ; ils avnient toux los deux un pareil regard pour les choses de la terre et pour celles du ciel : quand l'an se sentait attendvi religausement Vantre prinit.C'était le même être pen- sat et aimat Jeux fois dans une seule pensés et dans un seul nmour, L'alfection qui les unissnit l\u2019un à l\u2019autre était presque de l\u2019égoisme.Len jours où l\u2019un était triste, l\u2019autre l'é- | tait égnlement : quand souffrait Georges, | Pulchérie souffrait.\u2018il arrivait à Fritzx de rougir devant un compliment, où Far colère, un léger nuage rase se formait au mème moment sur los joes de Mlle de B.Le méme sourire glissait & la fois aur \u2018leurs lèvres.Au piano, le soir, l\u2019élève ne pouvait chaaler qu'avec son maître ; ils faissient ensemble des duos ravissana : leurs voix se cherchaient avec un accord parfait, et suivaient les mêmes mouvement, comme deux colombes au vol dans un ciel complètement calme.Mille de B.suivait en pensée Georges ahsent; mnis souvent celui-ci ea servait néanmoins de la nature comme d\u2019une en- tremetieuse pour aider cette communication a distance, Il allachait une pensée et une verte ile sommeil à une fleur du chemin, Pulchérie en passant s\u2019endormait et cueil- Init dans ta fleur la pensée amoureuse de Georges.Il y avait encore dans ie pare un bassin rempli d'une eau limpide sur laquelle Mile de B.suivait de nuage en n
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