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Titre :
La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
vendredi 30 septembre 1842
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1842-09-30, Collections de BAnQ.

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[" J ad ha ad VOL.XII.a IMPRIMEE ET PUBLIEE PAR LU DGER DUVERNAY.CONDITIONS DE CE JOURNAL.LA MINERVE paraît trois fois par semaine, le LUNDI, le MERCREDY et le VENDREDI, durant la saison des affaires, et deux fois la semaine pendant l\u2019hiver, ix de l\u2019abonnement est de QUATRE PIASTRES par an, outre une piastre Le] le d'Avancz, et une addition de 2 n'auront pas payé d'avance ou continuer doivent en douner avis un Toutes les lettres, correspondances, &e.: au burcau du journal, rue st.Vincent, no.13.à Lupoun Duvennar, A NEWSTEAD.LES COTELETTES A LA VICTIME.IL, Pendant deux années, tout au plus, le vieux châteou de Newslead garda le jeune tord Gordon Byron, et fut témoin des orgies dans lerquelles l\u2019inprudent ve hâtuit de vider la coupe des voluptés, comme si on pouvait remplir cette conpe une fois qu\u2019elle est vide ! Vêlu d\u2019une robe de moire, entouré d'écervelés qui avaient lous res Vices, sane, rien posséder de sa houte intelligence, il; passait les nuits à boire et à #e livrer à mille exiravagances bizarres qui tenaient de la folie.La grande et lugubre snile, vù le vieux Byron avait rendu le dernier soupir, était précisément le lieu que son héritier avait adopté pour ses fêtes nocturnes.Des chiens, un loup, un ours mine, mélaient leurs hurlemens féroces eux cris de ces buveurs, aux paraduxes impies de ces débauchée : la terreur du poys ; ils jetaient partout la désolation dans les familles.Tandis que de jeunes Gilles, enlevées par la séduction à leurs parens, se voyaient jetées tout à coup, de l\u2019ignorante pauvreté du village au milieu du luxe le plus etliéné et le plus infame, des combats de coqs, des courses ou clacher, des luttes de boxeurs, réunissaient autour d'elles tout ce que l\u2019Anglelerre comptait de jeunes dissolux\u2014chevaliers d\u2019industrie, où pairs du royaume ; coméiliens ou poètes, marins où artistes.\u2014Il suffiseit d\u2019avoir acquis quelque renom, n'importe par quel moyens pour se voir bien-venu à New- stead ; pour trouver une pluces À ces banquets, dont se scandalisnit l\u2019Anglelerre entière.Mais c'\u2019étaient précisément le scandale que voulait avant tout Georges Byron ; le scandale, gloire grossière dont il\u201d cherchait 3 rassasicr Ja faim mysté- rieune et invincible d'orgueil qui le dévorait, Nuit et jour le cor de chasse retentissait dans Newstead ; nuit et jour ses hautes chensi- nécs jetaient leurs noirs tourbillens de fumée dans les airs.Tantôt, parodiant une fête catholique, ils sortnient, affublés de surplis, deux à deux, en longues files, répétaient gravement les lianies, et tout À coup se jetnient eur les poysannes accourues sur leur passage pour voir un spectacle d'une telle singularité\u2026 Le lendemain, les jeunes filles ivres, rontraient chez leurs pères avec tant d\u2019or, que les misérables s'applaudis- aient presque du déshonneur de leurs enfons.Tuntôt its jouaient leur vie, montés sur des chevaux à peine habitués à la bride ; ils franchissaient des fossés, escaladaient des murs, parcourmient des marais semés de fossés de fond ières, et Inissaient parfois derrière eux des camarades blessés ou en péril.Mais n'imy rte! no devaient-ile pas suivre Ÿ ne devaient-us pas isiter leur maître teur modèle ! leur orgueil à tous !.Georges! l'indompté Georges, dont jamais un sourire n'effleurait les jeunes lèvres, et qui sc livrait, serieux et triste, à toutes ces excentricités extravaganies, remèdes violons ct suns effet sur son Ame blessée.Puis on rentrait au château, haletana, couverts de hove, accablés de fatigue ; une coupe pas.wail de main en main, resplendissante de ln flamme du punch.\u2014C\u2019était le crane déterré d'un abbé du vieux monestére !\u2014Puis on courait prendre place devant un théatre, et des comédiens jousient sue ce théâtre des drames horribles.Ifeureux quand la dé- baucho et une poésie dissoluo ne B'emparaient pas de la scène ! Uno nuit, les cris ne so firent pas entendre, les cent fenêtres du chateau ne jutèrent pas dans la campagne, à vavers la feuillee dus bois, la lueur étrange de leura yeux de flammes ; les tourbillans de fumée vomis par les cheminées ne s'élevèrent pus vers le ciel Tout devint muet, immobile, désert.it vingt trois nns s'écoulèrent avant que les portes de l'antique manoir se rouvrirent.Durant ve long intervalle d'années, Newstead, abandonné aux soirs du vieux intendant Murry, devint un peu In propriété de tous les voisins, Les paysans conpaient sans façon, dans lu forêt, Je buis dont ils avitient besoin, le poisson dus Ctangs alimentait la table de chacun, etles châtelnins des environs ne se faisaient point scrupule de disputer aux braconniers, par dus chasses réglées, le gibier des immenees pares.Pare miles plus intrépides et les plus frêquens dévastateurs des cerfs et des daims de Newstead, on remarquait sie Lamb, marié depuis cing où six aux à uno dee jeuner femmes les plus riches, les plus belles et len plus spirit les de Londres, Le suns-luçon avec lequel le lord uenit des propriétés de son voisin Éta't d'autant plus singulier, que ea femme avait pulilié un roman satyrique, dans lequel elle désignait, sous le pseudo.nur la poste quand le journal est envo c ou à première demande.(-7- Ceux qui veulent dis- mois avant leur date \u2018échue.ye par cette voie.L'abonnement est paya- , 6d.sera faite par chaque année à ceux qui doivent élre adressées, franches de port, le accabloit dinvectives et d\u2019outrages.Peut-être tord Lewis Lamb, qui ne se piquait point d\u2019ailleurs d\u2019être grand feuille- teur de livre, n'avait-il point lu le libelle de 1a mordante lady ; peut-être croyait-il de bonne guerre de continuer, aux dépens du l'gibier de lord Byron, les hostilités déclarées par sa femme au lord lui-même.Quoi qu\u2019il en roit, ses équipages de chasse ne sortaient guére des forêts et des parcs de Newsiead, et ses halalis joyeux, les fanfarcs de ses cors, les nboiemens de ses meules venaient bruire et éclater jusque sous les murs du manvir ebandonné.Un jour qu\u2019il poursuivait un daim et que le pauvre animal, acculé contre la porte même du château, défendait faiblement sa vie déjà dans la gueule des chiens, sir Lamb aperçut tout à coup par Pextrémité de l\u2019avenue, sur une hauteur, un cortège de trois voitures escortées d'hommes à cheval, et qui semblaient se diriger vers Newstead.Je spectacle inaccoulumé, dans un pays où on ue trouvaient d\u2019autres riches propriétaires que sir Lamb, étonna singuliereffent le lord, et il piqua des deux pour aller aude- vant du convoi.Au détour de l\u2019avenue, il se trouva face à face avec un de ses anciens amis, sir Hobhouse qui devançuient les voi- [tures franc étricr, sans autre suite qu'un domestique, Sir Lumb et sir Hobhouse échangèrent salut amical et se pressèrent la main.comme le premier accablait de ques- 1s Ye nouveau venu, ce dernier se tourna vers le domostique, lui remit une cléf lui donna quelques ordres et descendit de cheval, en invitant son ami à en faire autant.\u2014Le devoir qui m\u2019amène en ces lieux ne me permet point, dit-il, d'accepter votre invitation de vous accompagner à votre château et de présenter mes respects à lady Caroline.Il faut que j\u2019attende ici les voitures qui me suivent ; mais nous pouvons nous asscuir sur lo gazon ct causer librement.\u2014Le maitre de ce chéteau revient done l\u2019habiter 7 demanda sir Lewis, mécontent de voir sea chasses compromises.\u2014Lord Byron revient habiter ce châtenu, pour ne plus le quitter desormais, répliqua sir Mobliouse, ca luiesant échapper un soupir.\u2014Etqu\u2019est-il donc devenu depuis vingt- cinq ans?s'écria sie Lamb, plusmécontent que jamais; pourquoi a-t-il ni long-temps nbandonné ses domaines ?pourquoi re- vient-il les habiter après une pareille absence 1 \u201411 a quitté ses domnines, parcequ\u2019une voix impérieuse et fatal lui montrait de loin tune couronne aussi brillante que funeste : la gloire.Inquiet, agité, fiévreux, lord By- iron, las des orgies et des joies brulales de | Newstead, est venu à Londres publier deux jouvrages successifs : lun intitulé Teures d'oitiveté, ne trouve pas d'ameres critiques ; lle second : Dis Poiles anglais ef des Crili- | ques éccssait, n\u2019eut d\u2019autre succes que le scandale inévitablement produit par @ pampblet spirituel.Désaburé de sa voca- \u2018tion de poètes, il lourna ses regards vers la vie politique et s'oceupa de su réception à In chambres des lords.Le mauvais vouloir de ses futurs collègues opposa mille obstacles à cette réception, et quand elle cu liou ce fut sans éclal, sans un intraducicur, fans un ami pour accueillir le jeune pair.Reçu par des huissiers, il répondit avec sécheresse a quelques paroles bienveillantes du chancelier lord Eldon, s'assit, durant quelques mi- nutea sur les banes de l'opposition et sortit humilié et la rage aucœur.Le lendemain, uno antyre, dans laquelle la chambre haute n\u2019était pas épargnée, mit toute la ville de Loudre en émoi.Lo lord-poète comprit qu'après un tel éclat de ecandale, il ne Toi restait plus qu\u2019à quiler l'Angleterre.I Écrivit son lestament, assura Un sort À en mire, ct seul avec moi et une jeune fille revêtu du costume d'homme, il partit ot orri- va cn quatre jours à Lisbonne.Nous taver- rûmes en courant le Portugal, une partie de l\u2019Espagne, Sévit et Cadix, Nous ahordi- mes A Gibralior, et à Malte, tune aventure gulanto valut à (Georges un duel.Nous mie m-# à la voile pour l'Albanie.Après avoir séjourné à Missolonghi, À Prevera, À Jani- na, tord Byron alla chercher AliePacha, jusqu\u2019à Tebclen.11 lui tordoit de voir cette grande ct sauvage figure, souiltée de tant de sang clempreinte d'un caractère à la fois barliare et sublime.Ali et Byron devaient sc comprendre ; vne sorte d'amitié les unit pendant trois anois l'un à l\u2019autre.Mais bientôt sir Georges »e lasea du féroce lion qu'il avait quelque temps apprivoisé, et pare tit brusquement pour la Moré : puis il eéta- Wit & Athènes et résolut d'y presser l'hiver.hogé dans la maison de la veuve d\u2019un consul anglais, il en partit chaque jour au lever nyme lo plus transparent, Georges Byron {du soleil pour parcourir les environs de cet- te glorieuxe ruine de l'antique Grèce, é1 à vue de tant de splendeur déchues lui remet de ln poésie duna l'âme et au cœur.FI écrivit deux petits poèmes où se révélait le igrand génie qui no devait point (arder à éclater en lui.Le printemps venu, il partit pour Smyrne, explora la Troade et renouvela le fahuleux exploit de Léandre, en tra- _versont \"Hellespont a Ja nage.Nous rovin- mes encore passer une année en Grèce, el nous fuisions les préparatifs d\u2019une expedi-! \u201ction en Egypte, quand tout d coup, cette { grande ardeur impatience, ce besoin impé- | rieux, insurmontable de mouvement s\u2019étei- _gnirent dans son cœur: Atteint de nostal- 1giey il ne rêva plus qu'à l'Angleterre, et il se mit à former mille projets de repos, de calme et de vie tranquille au coin du feu, dans le vicnx domaine de Newstond.Pour Byron, projeter et réaliser n\u2019était qu\u2019une seule chose.Nous revinmes donc à Londres, où l\u2019attendait un grand malheur, la mort de sa mère.Ce fut un coup douloureusement fatal, Un remord inexorable pour mon ami, qui n'avait pas toujours été bon fils ; pour lui qui plus d\u2019un\u201c fois avait déchi-j rb le cœur de cetle pauvre femme! Je vins seul durant la nuit, déposer dans les caveaux de Newstevd les restes mortels de Lady Gordon, et je retournai près de mon ami, qu'un nouveau chagrin ne tarda point À frapper : le (répas inattendu du jeune Mathews, Or, c\u2019était cnire sa mère ct Mathews que lord Byron voulait mener le vie paisible et reposée qu\u2019il révait naguère en Grèce.Pour s\u2019étourdir, il se jeta dons une vie agitée ; il parut à la chambre des lords et y prononça un discours plein d\u2019éloquence contre les mesures rigoureuses appliquées aux émeutes d\u2019onvriers; puis il écrivit et il publia CAilde Harold.Je n'ai pas besoin de vous rappeler l\u2019impression profonde et sans exemple produite dons toute l\u2019Angleterre par ce poème sdmi- rable.\u2014Non, répliqua sir Lamb, quelque étranger gue je puisse rester aux choses littéraires, je dois nvouer que j'ai, comme tout le monde, entendu parler de ce poême.\u2014Le Ginour euivit, la Fiancée dPAbydos etle Coreaire lui succédèrent\u2026Et cependant, au milieu de tant de gloire, lord Byron était bien loin de ee trouver heureux.Dégoûté de la vie brillante et agitée qu\u2019il menait, las de succés, qui n\u2019intéresssient même plus son amour-propre et qui no remplissaient point, hélas ! le vide de son cœur, il résolut de demander au mariage un bonheur qu\u2019il n\u2019avait trouvé nulle part, et il épousa miss Bilbancks, jeune, belle et savante lody.Byron, à peine devenu père, vit sa femme se séparer de lui et se réfugier chez son père.Eperdu, dégerpéré, au lieu d'imiter la enge et pudique réserve de celle qu\u2019il = outrogée, il appela le bruit sur cette séparation, et produisit un scandale qui rejaillit tout entier sur lui-même.Au scandale se joignit le ridicule cruellement exploité par les ennemis de son génie et de an gloire ; au ridicule vinrent ee joindre le dérangement de sa fortune, les haines po- htiques et les trocas, conséquences ifévita- bles d'une si déplorable position.En 1816, il quitta de nouveau l\u2019Angleterre, et jura de ne plus remettre le pied aur son eo) inbospi- talier et maudit.La Belgique etla Suisse le reçurent d\u2019abord.Mais ni accueil flat teur de Mme de Stnël, ni l\u2019amitié de Shelley, ni ses courses avenlureuses avec co miznntrophe matérialiste, ne rendirent fa paix à sa grande âme blessée.Lewis, auteur bizarre du Moine, vint w\u2019unir au couple étrange, et il résultat du contact de Byron avec ces deux hommes singuliers, une suite aux chants déjà puldiés de Childe Harold, Manfred, et celte sublime nouvelle\u2018 cn vers nommée le Prisonnier de Chillon, | Lns et dégoûté de ln Suisse, comme il wénit Iassé et dégoûté de l'Anglelerre, l\u2019infortuné alla demander à Venise de facile, { voluptés, der promenades en gondolcs et les inapirations des langues, La, presque tous les matins, on le voyait, la rane à Ia main,\u2019 conduire lui-même sa gondule vers la petite fle où s'élève le monartère de Saint-Laxa- | re, afin d'étudier, sousle pèrs Paschali, la langue arménienne ; comme nil\u2019étude pé-! nible et mécanique d'une langue pouvait, pour apaiser le trouble de son âme, ce que rien n'avait pu faire faire jusque la.Puig il © quittait le envant religieux, venait se jeter à corps perdu dans toutes les extravagances | de carnaval vénition ; écrivait le drame de Faliero, créait le Mystère de Caïn et commençait Don Juan !.Ce fut alors qu'il rencontra In Monde, In belle, la naïve Guiecioli Grice d 1a facilité des mœurs italiennes, put se dévouer tont entier À la douce crba-' ture par laquelle l'amour tentrmit dans un\u2019 cœur qi se croyait pour jamais fermé à Va- | mote Mais quelque complet que fit co dévoüment, quelque ardente que fat cette, 00 000 0 66 A 0 0 NO.SAS GS SNS PE SE MONTREAL, BAS-CANADA, VENDREDI, 30 SEPT.1842 PRIX DES AVERTISSEMENS.Six Lignes el au-dessous, première insertion, M.Gde Dix biques et au-dessous, première insertion, 3s.44.et 7 1-24.chagne suivante.et 10d.chague suivante.Au-Dussus de dix Lignes, première insertion, 4d, par ligne, et 1d par cheque lig e pour les insertions subséqaentes, * Las avertissomens non accompaenis d'ordres écrits serent imsérée danschaque fouille jusqu'à ce qu\u2019ils noient contremandés, et délfités en conséquence.On (raite de gré-à-gré pour les avertissemens d'une certaina éleudue, et qui duivent être publiés plus de vix Mois.IRV I, p l'ame énergique de Byron.eription frappn les carhunari.Le comte Gamba, père de la comtesse uiccioti, fut exilé avec aa famille, et le titre de pair an- gluis mauva seul lord Byron de graves périls.Alors, désespérant d'affranchie l'Ha- lie, À tourna les yeux vers la Grèce, et après avoir té rejoindre À Pine ma belle mai- tresse ; après avoir perdu une fille naturelle qu\u2019il aimait éperduement; après avoir vu périr sous ses yeux son ami Shelley dans une promenade de mer, sur le golfe deta Spezzia, il quitta la Toscane et vint s'établir à Gènes, Ce fut de ceto ville qu\u2019il s'embarqua pour la Grèce avec le corsaire Tre- lawnay et le comte Gamla, père de le comtesse Guiccioli.\u2026Blélas! l\u2019affranchissement de la Grèce était un rève impossible à réaliser, comme tous les autres rêves de Byron! 1 croyait venir en aide b des héros, il ne trouva que des brigands.En vain, il xa- crifinit sa fortune et sa vie 3 cetic grande cause ; les mosquines passions des chefs, la brutale avidité des noldats rendaient inutiles songénéreux dévoûment ct ses noblesef forts.C'était rana erne den révoltes des troupes souliotes qu'il fallait apuiser ! de misérables intérêts personnels ouxquels il fai - fait satisfaire, do mupides volontés qu\u2019il fallait vaincre ! Un matin, le jour de Pâques, une horrible tempête éclata sur Missalongy, la pluie Ce fut eu plus violent de cet orage, que lord Byron, agonisant depuis trois jours, murmura d\u2019une voix défaillante : Je vais dormir, je vaés me reposer.Ft voici ln dépouille mortelle du grand poète, que je viens enterer prés de sa mère, dans le tombeau de ses nieux, dit sir Halhouse, qui r\u2019interrampit en montrant le convoi funèbre arrivé à l\u2019entrée de Pavenue de Newstonil.Tandis que Pam de lord Byron allait an- devant du cercueil, sir Lamp remonta à cheval, et cournt rejoindre les personnes qui chassaient avec lui : parmi elles, se trouvait lady Caroline, sa femme.\u2014 Venez tous, venez voir le spectacle qui se parse dons Pnvenne de Newstead ! s'écria-t-it.Et prenant Iui-même In bride du cheval que montait &n femme, il arriva le premier avec elle devant le ronvois Des conatables et des hérouts d'armes marchaient en avant : un cheval de bataille venait ensuite ; deux pages vêtus de noir conduisaient le noble animal, monté par un eavalier qui nortait, à demi-renversés une couronne de pair d\u2019Angleterre.Après quoi, on voyait avancer lenternent le cer- curl recouvert d\u2019un poêle de velours, ar- moirié A Péeu de la famille du défunt.À \\n vue de ces armoiries, Indy Caroline Lomb jeta un cri perçant, tombm sana connaissance, et ne revint à In vie que pour donner des signes de démence.On la transporta mourante dans le chateau de son mari, quine devina même pas la cause d'une émotion ai fatale, landis que l'infortunée, duna son délire, appeloit À grands cris : \u2014 Georges ! Georges ! mon Georges ! Huit jours après, celle que lord Byron avait niméo et trahie, alla le rejoindre dans la tombe.S.Haxuy Bertioun, PIN.-\u2014\u2014 UNE NOUVELLE LAFFARGE.COUR M'ASSISE DU PUY-DE-LÔME.AUDIENCE PU 22 ante, AFFAIRE MERCELLANGE.Judienc du 23, Michel Soulier, cultivatenr & Lachalus.[Ce témoin est oncle du Berger Arsac, il exprime en patois, Sa déposition cst (ra- duite por M.Best, interprète.] Mon neven Arsac n porté chez nous la chaine du chien de Chamblag.Notre fem me raccommoduit les hardes ie son neveu ; dana une poche elle a trouvé trois balles avec de vieux boutons.On avait dreseé un procès-verhal pour délit forestier contre Arsac.1 alla chez les dames de Chamblax, qui le reçurent fort bien, le firent boire et manger, et lai dirent de ne déclarer à pcreonne qu'il était venu au châteatt.Mon neveu Aranc m'a dit que si Besson gegnait son procés, il aurait, sans fuire, du pain pour le reste cle ses jours.Le président.\u2014 Votre nevett ne vous n-t- il pas dit qu\u2019une fois, à l'époque des moix- sons.Besson v'utait armé d'une fnucille contre M de Marcellange et avait voulu le\u2019 tuer ?-\u2014 R.Oui, il m'a dit cela, D.Cisude Fapart ne vous a-t-il pas dit quil connaissait deux hommes auxquels rsec avoit dit qu'on lui avait offert 7,000 fr.pour tuer M.de Marcellange ?\u2014 R.Je aient pas à l\u2019ardeur de H se fit done Conspiratenr et devint carhonaro, Ta pros tombait par torrens; la foudre éclatuit et) mugissait, le natore semblait bouleversée.| i entendu le propos que vous avez nié avoir ne lai pas entendu imui-même, muis on me Fadi, Mme Elisabeth-Churlotte Villchardin de Marcellunge, cousine de la victime, rend compte des chogrins domestiques do son coin, chagrins quello aitribue tous, pour la plus grande partie, ken belle-mère.M.de Marcellunge vivent dans des apprétrnsi- ons contjbuelles depuis que ces dames n- cient pris iv Jour service Jucques-Besson qu'il avait chas é.[ne marchait janis qu'armé de pistolets.Un jour, avant la se- pasalion, il En atteint de violentes voliques après avoir mangé une vmcletle prépaste par la femme de chambre , il dit à sa femme qu'il était empoisonné, Celle-ci rè- pondit d'un nir iromque :# Ft {mon Dieu ! qui voulez-vous qui vous empoisonne ?°° II souflrit cruellement pandant quarante-huit heures, ct on ne lui apporta aveun soin Quand nous étions pendant quelque temps sans nouvelles de notre cousin, nous etions eur son compte dans [a plug grande inquiétude.Mon mari ayant été pendant quelque temps sang cn recevoir, écrivit, à ce aujet, une lettre très-sévi re a ces dames.en leur demandant de s°# nou y il disnit dans cette lettre, que s'il arrivait jamais accident à sun couvit, il les en rendrait responsables.Etienne Touzet, dit Zacharie, marchand de baîaie, \u2014 Un jour, ma fille me rapports ce propos qu'eile tennit de Clause Rilfurd, à qui Jacques Besson aurait «lit, en parlant de M.de Marcellange : 1/ fait bien son cochon, mais lou devalourou ben [ nous le des- Tcendronsbien.] C'était pou de temps a- {| vant l'événement, que Jucques avait dit cela | Claude Riffard, propriétaire cultivateur.\u2014 Au printemps de 1540, allant au Puy chercher un médecin pour ma seur qui était malade, jo rencontras Jacques Besson sur la route, Il mme para du procès existant entre M, et Mme de Marcollange, et de la ré- poration qui serait bientôt obtenue, D.Jucques Besson ne vous a-lil pas Jit, en parlant de M.de Marcellange : \u201c Low devulourou ben [ nous le descendrons bien] Le témoin, après de Ivngues circonlocutions, déclare avrir entendu ce propos sortir de la bouche de Besson, Pierre Delorme, cultivateur à Tarndeyrol, ren compte, par out dire, du même propos.Jean Arnaud.dit Lavigne, cultivateur, \u2014 J'ai entendu dire à Jacques Besson, nu pr temps de 1840, dans l\u2019auberge de Rivet : * Si ce n\u2019était pus lu crainte do lu justice, Marcellange y passerait bientôt, * I] causait avec champagnac le garde.Champagnac, ancien garde.\u2014 J'allais à St.Etienne à la messe; j'y vais tous les dimanches Je vis Jacques ficeson à l\u2019euber- ge de Rivet ; il buvais avec son frère, il me présenta son verre pour choquer, comme de juste, et je trinquai.D, N\u2019avez vous pas vulà Jean Arnaud, dit Lavigne 1\u2014 R.Oui, D, Jacques Besson n'a-t-il pas dit 21 Si ce n'était pas la crainte de ln justice, Marcellange y pnssvrait bientôt 72\u2014 Re S'il l\u2019a dit, je ne we rapelle pas.Le président, \u2014 N'avez-voua pas été condamné à deux ans de prizon pour otten- tut à la pudeur ?Champagnae.\u2014 Deux ninis, c\u2019élait bien assez ; mois il ¥ a ici le maire de chez nous qui peu dire qui .Arnaud, rappelé, répète sa déposition et le propos recueilli par lui, Le président.\u2014 Maintenant, Champa- gnac, vous venez d\u2019entendre les paroles precises de Jean Arnaud, qu'avez-vous à direl.Réfléchissez Clhamprgnac se lève avec vivacité, et interroge Jean Arnaud dans aoû patois qu'il entreniéte de français dans lequel on désigne ves mots : Que fuisais-tu là ! Jean Arnaud.\u2014C'était un cubaret\u2026 Je buvais.Champagnac est hors de Jui, ses yeux étincellent, il lève la main sur le témoin : \u201cAh! tu buvais.tu buvais [Le Faux témoin! faux 16mm le president.\u2014Gendarmes, placez-vous près du témoin.Un maréche) des logis s\u2019avances prévipi- temment vers Champagnac et essaie de le calmer: il est obligé de le faire osscoir, Clampagane continue à grommeler entre sex dents : \u201cC'est un gueax Le président.\u2014 Chanpagnac, si vous ne vous calimez pas, je vous luis arrêter et conduire en prison.Champagnac.\u2014 Suit, mais voyez-vous.Le président.-~Taiseg-vous, Yous entendez que letémoin Jean Arnaud affirme avoir été tent.D\u2019ANNONCES.nu cabaret, il me dit qu'il cherchait un hom= me, et aujourd'hui il dit qu'il buvait.».Voyez le faux ! Vous entendrez sur mon comple te mnire et I'sdjoint d\u2019lesengeaux ! voilà vingt-quatre ans que j'abite la communc.| Le président Tait revenir M.Grangeot, notairo à Jssengeaux.\u2014Quelle est la moralite respurlive du ces deux témoine ?M.Grangeot,\u2014La moraliié d_ Jean Ars naud vst très bonne ; quand à Champagnae iln été destitué de ses fonctions de garde- chmmpélre sur les requisitions de M.lo procureur du roi.Pierie Gimbert, boulanger \u2014Dans le cou- tant de l\u2019année 1839 ou 1810, Jacques Besson, que j'avais trouvé sur la place du Breuil, achetant du bois, me dit: « M, Marectlonge cat le maître, il ne donne point de hois a ces dames, mois il ne vivra pas \u201ctoujours.\u201d Jean-André Roiron, dépose : \u2014 M.de Marcellange, que je voyais ; souvent, m'a dit bien des fois que s'il n°6- | toit pas d'accord avec an femme, cela pro- vensit du domestique Jacques Besson, 11 me dit qu'il avait vi un homme qui lui (avait propesé de le débarrasser, pour dix évus, de Jacques Mosson, ot qu'il lui répondit qu\u2019il avait trop de religion pour sçir ainsi et qu\u2019il fais it du bien à ceux qu'il lui fai- soient du tale Claude Réenatl m'a dit, quelques jours après l'arrestation de Jacques Bevsan, mais non avant, qu'il avait bien reconnu le chasseur qu'il avait vu dons son champ, au bois de Riou, vera le coucher du soleil, le pre- ler septembre 1840.jouride l'assassinat de M.de Marcellinge.TI ne voulait pas absolument le dire à la justice, disant qu'À n\u2019asait pas, qu\u2019il avait peur, Mathieu Reynaud m°a ouesi fait une confilence.Un jour, venant à causer de l'homme armé, que m'avait déjà signalé Claude Reynaud, et que lui, Mathieu Rey- naud avait rencontré en venant de Combriol je «ie à Mathieu Reynaud: Comment, un hommo fin comme toi,tu n'as pas reconou cel individu que tu as vu de si près ?Hi me répondit : Je l'ai bien reconnu, mais je ne veux pus le dire.T1 me raconta alors qu\u2019il s'élait Irouvé tête à tite avec cut homme uy détour d\u2019un mur, à la Croix-du-d'Ebde, et qu'il avait manqué tomber de peur.L\u2019individu ovait la figure couverte de puslules de petites vérule, les lèvres saillantes ; il était vêtu d\u2019une blouse blanche et d\u2019une casquette ; if marchait du côté de Chamblas.après avoir descendu la montagne de Frey- sitet, Mathieu Reynaud me recommande de ne rien répéter, que plus tard il dévoilerait tout à la justice, Î! parnissait encore tout elfrayé.Jamais i! ne ma dit positivement avoir reconnu l\u2019homme erumé pour Jacques Besson ; mms; mais par es ex: plications, je comprenais tris bicn qu'il me désignait toujours Jacques, quoique indi- rectermerl et sans le nommer, Il m\u2019a parlé deux fois à ce sujet : la première, à Bulle- Vue, un mois environ avant sa mort ; et la ecconde fois à Sceaux-d\u2019Ebde, dans la maison de mon beau-père, à peu près, quinze jours où trois semaines avant sa mort.Etienne Obrier, 48 ans, expert-géomè- tre.\u2014J'ai entendu rapporter le propos suivant, qu\u2019aurait teru Mme de Marcellange, voyant battre du grain dans une grange : +t Si je voyais battre mon mari comme ce gran, jo serais fort voniente\u201d Jo prin cola pour une pluisanierie.Le président \u2014M.de Marcellange y était-il 1\u2014R.Non.Le temoin continue : M, de Marcellonge m'a raconté qu\u2019un jour Besson était venu chercher le fusit qui était à Chamblas, et qui avait appartenu à M.de Chamiblas, son beau-pére.M.de Murcellange s'était opposé à ce que Besson empar it cette arme § Jacques avait fini par sen sieur, et Avait dit en s'en allant: Mansicur, ne faites pas tant votre cochon, vetre fier, peut-être un jour il vous eervi- ral\u201d Le temoin raconte le fuit relatif à la menace ducoup de fauclile ; puis il dit + M, de Morcellange ma raconté aussi, qu'au Puy, quelqu'un dunt il ignorait le nom, était venu le trouver, et lui avait dit : \u201c Mons sieur, Jacques Besson est votre ennemi, je le sais.Si vous voulez vous en défaire, pour dix écus, je m'en charge.\u201d Ce que M.de Marcellunge avait repouseé avec in- dignition.Jetiensencore de M.de Mare + ollanges qu'une femme de mauvaise vie vtait venue le trouver au Puy, sous prêtesta de lui demander à échanger des pièces d\u2019or contre des pl \u2018ces d'argent, M.Marcels lange, qui avait deviné son intention, la congédie, et eût In pensée que c'était us pivgé que lui avait tendu sn belle-mère ou sa femme, qui plaidait ators en séparation Champagnac.\u2014Cet homme à voulu me noicir : je lui ai reproché eu Puy ; je i ai demanié au Puy ce qu'il venait churcher là contre lui, d'ai entendu dire, parun nommé Bouton, qu'il avait vu venir Jacques so coucher dans © rien MERE ee surtt rs ques vu res Eg mB Ae LA MINERVE \u2014SEPTEMBRE 1842.1s grange de Chamblas, ormé dde deux pis- tolels, et sortir furtivement le lendemain.Mathieu Perrin m'a dit que Mme de Mar- cellange l\u2019avait lien grondé un jour qu'il tait allé lui porter cent fianes qu'il lui de- wait, ot qu'elle ne voulait pas recevoir, Mme de Marcellange et samère étaient la-
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