Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
lundi 31 octobre 1842
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Minerve, 1842-10-31, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" +++.VOL.XII.aan LYS IMPRIMÉE ET PUBLIÉE PAR LUDGER DUVERNAY.CONDITIONS DE CE JOURNAL, LA MINERVE paraît trois fois par semaine, le LUNDI, le MERCREDI et le VENDREDI, durant la saison des affaires, et deux fois la semaine pendant l\u2019hiver.La prix de l\u2019abonnement est de QUATRE PIASTRES par an, outre une piastre pr, Ia poste quand le journal est envoyé par cette voie.L'abonnement est paya- je d\u2019AvancE, et une addition de 2.6d.sera faite par chaque année à ceux n'auront pas payé d\u2019avance ou à premiére demande, eux qui veulent dis- sontinuer doivent en donner avis un mois avant leur date échkue.Toutes les lettres, correspondances, &c.doivent éire adressaes, francs de port, # Lungkn Duvzanay, au bureau du journal, rue st.Vincent, no.13.AUX LIBRES ET INDÉPENDANS BLBCTRTES = a» ro me md BEAUHARNAIS.ppp MEssiEURs, Avant été occupé à Kingston pendant toute la Session du Parlement, à ausister votre digne ex-représentant, Mr.Dunecoms, dans les efforts par lesquels il à renversé ce qu\u2019il appelle justement \u2018 une combinaison d\u2019intérêts privés et d'animosités politiques,\u201d dans la tentative qui a été faite de suspendre les travaux du Canal de Beauharnais, je n'ai eu que peu d'occasions dc m'assurer des vues du comté en général relativement à la prochaine élection.Néanmoins, pendant le peu de jours qui ve wout écuulés depuis mon retour, un grand nombre d\u2019Electeurs ont désiré que je me présentasse comms Candidat à la représentation vacante.M'étant déterminé à me rendre à leur suggestion, il devient nécessaire pour moi d'établir devant vous et particulièrement devant ceux d\u2019entre vous aux yeux desquels je suis encore étranger, les principes et les raisons qui me fontespérer de mériter votre confiance.En ce qui concerne la politique générale du pays, j'épouse toutes les mesures propres à conduire à l\u2019oubli du passé et à la pi périté de l'avenir.: La mesure récente de l\u2019Exécutif par laquelle les Canadiens d\u2019origine Française ont été invités à prendre part au Gouvernement du la Province, me parait entièrement juste.hommes aussi bien que des principes ; car c\u2019eut été une illusion ou une absurdité que le principe de donner du pouvoir aux Canadiens fût adopté et que les hommes appelés à l\u2019administration n\u2019eussent pas la confiance de Jeurs concitoyens.En outre je repousse les demi-mesures qui en général sont impuissantes, et je me réjouis dans l'espoir que la marche droite et ferme du Gouverneur Général pour mettre à effet ce principe de justice, nous assurera lex fruits d'une politique équitable ; ces fruits sont la bonne volonté parmi les hommes, le paix, la tranquillité, et de la part du Gouvernement le temps et l'attention d\u2019exami- nerles nombreux et pressanta besoins du pays, avec aussi l\u2019avancement du bien-être de tout le monde en géneral, et de celui de chaque individu en particulier.Je suis fortement attaché à la mesure de l'Union des deux Provinces, étant d\u2019opinion qu\u2019elle est de nature à assurer à tous la justice, à éluigner chez les deux races du Baz- Canada toute crainte de domination de l\u2019une sur l\u2019autre, et à accorder aux culons une im nce telle qu\u2019elle puisse leur nssurer la liberté de régler à leur gré leurs affaires locales.Je ne tiens pas moins à ce que ce pays eontinue à dépendre de la Grande Bretagne, persuadé que je suis qu\u2019il est de l\u2019avantage de chaque colon que le Canada fasse partie du grand empire auquel il est de notre gloire d'appartenir.Je suis hautement en faveur de ce qu\u2019on appelle Gouvernement responsable.Je twattendrais autant à être élu pour le comté par une minorité des constituans, qu'à voir = Gouvernement du Canada fonctionner heureusement en opposition aux vues de la majorité du peuple.Je ne connais d'autre voie par laquelle les vœux de cette majorité du peuple puissent être convenablement manifestés, que par celle de ses représen- tentsen parlement.J'espère de voir fleurir ici cette partic de la glorieuse Constitution Britannique qui donne effet à la voix de la majorité par les moyens les plus simples et les plus infaillibles.uelques uns de vous m'ont demandé ce ue j'entends par \u201c la portion brutale des Bretons\u201d Je veux parler du petit nombre de eeux qui n\u2019ont pas ces deux qualités ca- vactéristiques de mes compatriotes, ce géné- yeux courage qui sait pardonner, ct ce bon wens qui fait voir qu\u2019un pays tourmenté par deu distinctions d\u2019origine, doit nécessairement être dans un état stagnant ot arridrd ;! je veux donc parler du petit nombre de ceux i refuseraient justice à leurs concitoyens ns la colonie à cause de leur origine.D\u2019autres m'ont aussi demandé ce que; ke de | transporter de chez elles & mon logis.je pense de la Tenure Féodale à crois une oxcellente tenure pour pauvre homme qui n\u2019a pas encore terre, grand nombre d'individus qui possèdent En disant ceci, je veux parler des|| I des biens.Je pense en conséquence qu\u2019elle devrait être maintenue relstivement aux terres non concédées, et abolie à l\u2019égard de celles concédées, lorsque les censitaires le désireront eux-mêmes, et ce_à des conditions justes el par des moyens simples et comius.Je suis convaincu que le plutôt cetie liberté véritable de commutation sera accordée, le mieux pour les parties intéressées, qui en tireront un avantage réciproque.Ce ne sont pas là de nouvelles opinions ; elles ont été depuis longtemps publiquement exprimées.Pour moi je serai prêt à l'agir, d\u2019après ces vues, comme Membre de ln Législature, si je suis élu ; et je vous répéte, permettez-le moi, que je n\u2019aime point les demi-mesures: dans le cas actuel une demi-mesure serait une illusion, Même quand ceux dont je régis les propriétés ne seraient pas grandement \\ Laie par la modicité du prix des produite agricoles, je n'aurais pu cependant, comme fils de cultivateur et de fille de cuhivateur, élevé moi-même sur une terre, m'empêcher de sentir vivement la profonde misère de mes voisine, cultivateurs, dans ce comté ; misère occasionnée par le manque de marché pour les produits de leur industrie.11 me semble que le Gouvernment est tenu de s'enquérir des causes de ce mal, dans le but d\u2019y appliquer un remède efficace, et j'ai la conviction que, s\u2019il oubliait un devoir aussi urgent, la Chambre d'Assemblée ne manquerait pas de le lui rappeler- Ce n\u2019est pas comme représentant de possesseurs d'une grande propriété dans lo pays que je demanderai un seul vote.Je croirais également injuste dans tous les cas, et com- plétement absurde dans une contrée nou- qui que ce soit par l\u2019influence de la propriété ; moi surtout qui.comme mon voisinage le sait, me fiche de l\u2019idée de l\u2019importance seigneuriale, particulièrement dans un agent; bien que pourtant personne ne puisse revo- uer en doute que je ne sois grandement intéressé à la prospérité de ce comté de concert, et on pourrait presque dire solidairement, avec tout propriétaire.Si, d\u2019après le précèdent exposé, vous pensez que je vous demande votre appui: si non, et qu\u2019un autre Candidat se présente et que la majorité des Electeurs semble le préférer, je me retirerai aussitôt, afin d\u2019éviter au comté le trouble et le désagrément d\u2019une Election contestée.J'ai l'honneur d\u2019être, Messieurs, Votre obéissant serviteur, E.G.WAKEFIELD.ViLLaGe pe BEAUHARNOIS, ! 17 Octobre 1542.MELANGES.pe HISTOIRE ANECDOTIQUE DU DIX- NEUVIEME SIECLE.Dans Ia rue de la Calade.Certes, si l\u2019auteur des notes qu\u2019on va lire pouvait révéler à quel haut personnage il en doit la confidence, son récit prendrait un intérêt bien autrement Vif; mais par malheur, il ne doit ni prononcer le nom de File lustre vieillard, ni même le laisser entrevoir à travers des Conjectures trop apparentes.La seule chose qu\u2019il lui soit permis de dire, c'est qu\u2019en 1793, cet homme, dont la tribune et la littérature ont illustré le nom et dont les paroles ont parfois retenti dans toute l\u2019Europe, comptait vingt-cinq ans ; el se trouvait à Marseille, forcé, pour ne point exposer la tête de son vieux père aux périls révolutionnaires, de remplir, près du représentant du peuple, Louis Stanislas Fréron, les fonctions de secrétaire intime.Or, quoiqu\u2019il ne se servit guère de l'influence, très restreinte d\u2019ailleurs de ces fonctions, que pour adoucir parfois les terribles effets des fureurs de Fréron, le secrétaire n\u2019en recevait pas moins en part de la haine générale inspirée par son patron.Un soir qu\u2019Adrien,\u2014c\u2019est sinsi que nous le nommerons,\u2014traversait la rue de la Calsde (rue pavée,) cinq ou six inconnus se jetèrent eur lui, le terrassèrent, lui assénèrent sur la tête des coups de bâton, et l\u2019euseent infailliblement tué si, par bonheur, un étranger sc- couru À ses cris n'eut, grâce à deux coups de pistolet qui dissipèrent les assassins, arraché le secrétaire à ce péril imminent.Telle était la violence ct Ia gravité de ses blessures qu\u2019il no put se soulever qu'avec ine et ee traîner jusqu'à une maison qu'il désigua à son libérateur.\u2014 Là, dit-il, demeurent des femmes que mais une très incommode pour, je connais fort peu, il est vrai ; néanmoins, j'en œuis sûr, elles me donneront les secours nécessaires, et je pourrai ensuite me faire Il s'appuya done sur le bras de l'étranger et tous les deux ee dirigèrent, lentement et velle, de chercher à nffecter Is franchise del! je puisse servir le comté au Parlement, |.avec bien de la peine, vers la maison indi- Qube.\u2018Tout-à-coup, on entendit, au bout le lu rue, plusieurs bruits de pas précipités : sans doute c'étaient les assassins qui revenaient en force.Alors, sans hésiter, l\u2019in- conn prit le blessé dans ses bras, et marchant de toute sa vitesse, il parvint bientôt devant une maison d\u2019aseez humble apparence, à trois étageset à deux petites fenêtres de face vers la rue.Deux marches de pierres menaient à une porte étroite, cirée et sur laquelle brillait un marteau de cuivre.Au soubresaut et à l'appel du marteau, véhémentement agité, une jeune fille vint ou- étranger qui portait un cadavre sanglant dans sesbras.Elle voulut repousser et refermer la porte, mais déjà les deux bommes avaient pénétré dans le corridor, et la jeune fille éperdue, s'écria : \u2014Mes sœurs ! Eliza ! Pauline 7 su secours | Une femme et deux jeunes filles d\u2019une rare beauté accoururent et ne tardérent point à être suivies par un homme de laide et mesquine taille, fort pâle, armé de pistolets, et qui ne eemblait pas trop rassuré, \u2014Que voulez vous ?Pourquoi pénétrez- vous de force dans la msison d'un étran- fer! #écria le dernier venu, pendant que la mère des jeunes filles penchait vers le blessé la lumière qu'elle tenait à la main.\u2014Ah ! mon Dieu, dit-elle, en poussant un cri de surprise et d'effroi ; c\u2019est le citoyen Adrien, votre secrétaire ! Il est sans connaissance ! Quelles larges blessures il a reçues au front ! Allons vite, Pauline, don- nez-moi de l\u2019eau fraîche ; et toi, Caroline, va me chercher de la charpie et du vieux linge pour faire des bandes, et eniourer d\u2019un : appareil la tête de ce pauvre garçon.\u2014Ne serait-il pas plus nécessaire, d's- bord, de transporter le blessé dans une de nos chambres, au lieu de le laisser là, gieant à terre sur le pavé du corridor ?demanda, non sans une nuance légère d\u2019impatience, l'aînée des jeunes filles, celle à qui Caroline avait donné le nom d\u2019Eliza.L\u2019étranger, secondé par le représentant Fréron, souleva Adrien ; puis guidés et 6- clairés par Pauline, ile traversérent deux pièces de fort humble apparence et arrivé- rent dans une chambre un peu plus confortablement meublée et qui semblnit servir à la fois de salon et de chambre à coucher pourla mère.LA,on déposa sur fe lit, le plus doucement possible, le blessé que les isoins des excellentes femmes rappelèrent lbientôt à la vie : l'étranger, rassuré eur le sort de celui qu'il avait arraché à ses assassins, put céder alors au sentiment de curiosité qu\u2019il éprouvait et porter autour de lui des regarde investigateurs.Quatre vieux feuteuils en velours jaune d\u2019Utrecht, des rideaux de même couleur façonnés en étoffes de peu de prix, un liten noyer et une table ronde, formaient tout le mobilier de cette chambre plus que modeste.Il faut ajouter encore à cet inventaire deux portraits assez médiocrement peinte et attachés à la muraille en regard l\u2019un de l'autre.Le premier représentait la maîtresse dulo- gis, à peu près à l\u2019âge do dix-huit ans; on retrouvait encore, dans les traits caractérisés de la femme de quarante ans, quelques traces de Js beauté brune et pleine d'énergie ue l'artiste avait donnée à son jeune modèle.Le second portrait était celui d\u2019un homme d\u2019une physionomie à la fois douce etferme.Il portait le costume de juge et tenait äla moin un papier sur lequel en lisait: sur la consulte extraordinaire de Corse.Quant aux trois jeunes filles, on ne re- marqueit en elles rien de la timile réserve deu habitantes des pays tempérés.11 suff- snit de les voir pour comprendre qu\u2019elles étaient nées sous un ciel méridions] et que leur organisation se ressentait de leur origine italienne.Tendie que lesdeux sœurs, tout en s'empressant autour du malade, levaient A la dérobée leurs grands yeux expressifs sur l\u2019étrangor, Pauline qui s*était rapprochée de Fréron, lui serrait furtivement la main, et échangesit avec lui des paroles dans lesquelles se répétaient souvent les mois d'amour, de fidélité et d\u2019absence.\u2026 Cependant Pauline était belle comme la plus belle statue antique ; et Fréron, laid, igno- ne semblait guère fait pour ble, repoussant, hirer d | A une sinoble etsi inspirer de la passion rfaite créature.Bur ces entrefaites, Adrien tout-à-fait revenu de son évanouissement, portait ses rde autour de lui avec surprise, se rap- plait peu à peu les événemens qui lui étaient naguère arrivés, et tendait affectueusement la main & son libérateur, \u2014Citoyen, dit-il, à qui dois-je la vie?Dites-moi votre nom pour que je ne l'oublie jemais.Je me nomme Camille Borghèse, Tta- Ilion, j'ai voulu venir admirer près le vrir et jeta un cri de terreur en voyant un: | | sublime spectacle de ls révolution française ur le redire ensuite à ma patrie, et thcher de faire jaillie eur elle une étincelle du feu glorieux de la liberté.J'ai séjourné cinq mois en France; demain je m\u2019embarque pour Naples, \u2014Vos papiers sont-ils en règle ?demanda le représentant du por, \u2014Fi ! citoyen ! De telles paroles dites chez moi au libérateur de votre secrétaire, me sont une insulte véritable! s\u2019écria la maîtresse du logis.Vous voulez entrer dans ma famille ; tâches donc d\u2019être quelque peu Corse ; du moins, quand vous vous trouverez près de nous et de Pauline, ajouts-t-elle d\u2019un ton plus doux.Camille Borghèse, après svoir ouvert avec une insouciance apparente son portefeuille et montré à Fréron un passeport délivré à Paris et régulièrement visé à Mar- veille, sslua froidement et sortit.Rentré à l\u2019ouberge où il était logé, il s\u2019informa de son hôtesse quelles étaient les citoyennes qui habitaient la petite maison de la rue de la Culade ?.\u2014Eh ?fit la digne provençale médisante, hargneuses et jalouse, comme une vérita ble commère marseillaise qu\u2019elle élait : les citoyennes qui demeurent à la petite maison dela ruede la Calade?une maison avec deux fenêtres ct deux marches ?à gauche en montant Î Je ne sis pss.Ah! ei, c\u2019est une famille corse.TI y a quelques mois, la mère est arrivée ici avec toute sa famille.Les Anglais se sont emparé de son pays et il leur a fallu venir chercher un asile à Marseille.Elles gagnent leur vie à broder et à faire des ouvrages de couture.Cependant un des file a tait un bon mariage, ma foi ; il est devenu amoureux de la fille du citoyen Clary, un riche négociant, ma foi.Le père ne voulait pas les laisser marier, mais les jeunes gens e'aimaient tant, qu\u2019il afallu, bon gré mal gré ; les conduire à ln municipalité.Quant aux trois jeunes citoyennes, les uns en disent du bien, les autres du mal.Le fait est qu'elles sont | Le général Leclerc est mort, et Pauline est ES a a] NO.40 rer van: 19.voue MONTREAL, BAS-CANADA, LUNDI, 31 OC TOBRE 1842.PRIX DES AVERTISSEMENS.Six Lignes et au-dessous, première insertion, 2e.6d.at 7 1-84.chaque suivante.Dix Li nes er au-dessous, première insertion, Se.4d.et 10d, chaque suivants.Av-nessca de dix Lignes, première insertion, 4d.par ligud, ot 1d par chaque ligne pour les insertions subeéquentes.* Les avertissemens non accompagnée d\u2019ordres écrits seront insérés dans chaque és, Ou traite de gré-k-gré aren fauille jusqu\u2019à his soient con doivent tie publiés plus de six Mois.JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE, AGRICOLE, COMMERCIAL ET D\u2019ANNONCES.\u2014 Et la plus jolie Ÿ la Lelle, la ravissante, la florentine Pauline, la fancéedu citoyen- représentant Fréron ?\u2014Le citoyen-représentant Fréron est allé mourir à St-Domingue, avec les insigni- antes fonctions d'employé des vivres, sous les ordres dn général Leclerc, mari en secondes noces de Pauline, veuve du général Duphot.J'accompagnais Leclerc dans cette expédition.Oh le délicieux voyage !.\u2026.Ev qu'elle éinit belle, couchée mollement dane un hamse de soie, Aux cCordages du navire l\u2019Océsn, et entourée d\u2019un brillant élat-major, parmi lequel on distinguait le poête Ésmenard et l'historien Norvins.Oh qu\u2019elle était ravissante et adorable ! comme elle faisait tourner la tôle à chacun de nous !.revenue en France près de son frère.Le prince Camille Borghése écoutait Adrien avec stupéfaction.\u2014 Mais, dit-il, mon ami, vous me parlez là des sœurs de l\u2019empereur Napoléon 7 \u2014 C\u2019est que ta pauvre famille de Marseille et de le rue de la Cnlade était la famille du sous-lieutenant Bonaparte, aujourd\u2019hui quelque peu monté en grande.En ce moment, les deux causeurs furent interrompus par un chambellan, qui vint prévenir le prince Borghèse, que l'empereur était disposé à le recevoir.Le prince obéit, et quand il se trouva dans le cabinet impérial : \u2014 Prince, lui dit Napoléon, j'ai pour vous une haute estime, et le brillant courage dont vous avez fait preuve sous les drapesux de la France, vous a acquis des droits 8 ma reconnaissance et à mon affection.Pour vous en donner un témoignage éclatant, recevez de mes mains!c grand cordon de la Légion-d'Honneur ; prenez le titre de prin- co de Guastalla, et devenez mon frère.Je vous donne la main de ma sœur Pauline.Le prince Borghèse rougit, pAlit, s'incline, balbutia quelques paroles confuses et sortit dans un trouble que Nupoléon atiribua à la joie et à la surprise, gaies, et qu\u2019elles ne boudent point a rire à leur fenêtre, quand un officier bien tourné les salue galamment.Du veste, c'est peut- être de la médisance, je ne dis que ce que l'on m'a dit.Pendant que In digne hôtesse donnait ces renseignemens à Camille Borghèse.le représentant du peuple, Fréron, prenait con- pé de sa fiancée et de celle qu\u2019il regardait déjà comme sn bolle-sœur, Elisa et Cnro- line lui tendirent ls main, Pouline sanglota et lui fit promettre d'écrire tous les jours, enfin la mére lui recommanda son fils.\u2014 Adieu, mes charmantes sœurs ! répon- dit-il.Adieu, ma chère.ma bonne, ma tendre Pauline ! je ne laisserai point passer un seul jours sans vous donner de mex nouvelles, sitôt mon arrivée devant Toulon.Ne craignez rien, citoyenne, il ne tiendra pas à moi que le jeune officier d'artillerie, votre fils, n'avance rapidement dans Ia carrière militaire.11 embrassa encore une fois Pauline et disparut.n Il faut maintenant laisser écouler dix an- néeset me suivre aux Tuileries.Adrien, devenu l'un des hauts fonctionnaires de l\u2019empire, attendait les ordres de Napoléon.Tandis qu'il ee promenait en long et en large, songeant que depuis deux grandes heures, il se trouvait Ih, en disponibilité du bon plaisir impérial, un étranger entra, et dès qu\u2019il aperçut Adrien, vint lui tendre of- fectueusement la main.Adrien hésitait à le reconnaître.\u2014 Eh ! quoi, s'écria celui qui élait venu si chaleureusement à lui, vous avez dont ou blié Marseille et In rue de fu Calade ?\u2014 Oh 1 pardon.Je suis un ingrat de n\u2019avoir point reconnu, au seul son de sa voix, le courageux libérateur auquel je doie Is vie ! Mais tant d'années où pluiôt tant d\u2019é- vénemens se sont succédés depuis que nous ne nous sommes vue ! Et ils s'embrassérent, et ils allèrent s'asseoir dans l\u2019embrésure d\u2019une fenêtre pour deviser plus à leur aise.\u2014J'arrive d'Italie, dit Camille, redevenu le prince Camille Borghèee.Je suis peu au courant de ce qui s'est passé, el je ne connais guère que les grands événemens politiques, Avant tout donnes-moi des nouve'los des jolies personnes à Phospits- lité desquelles je vous ai laissé.\u2014Je le veux bien, réplique Adrien en souriant.D'abord, Psinde, Elis, 8 épousé En traversant la galerie, il évita Adrien qui venait à lui.Le mariage du prince Borghèse et do la princesse Pauline ve célébra le 6 novembre 1803, On sait que les nouveaux époux ne tardèrent point à se séparer.Le prince partit pour le Piémont et la princesse resta près de son frère à ls cour impériale.Enfin, jamais il ne naquit d'enfant de cette union, et ce ne fut qu\u2019en 1825, lorsqu'elle était mourante, que le mari de la princesse Pauline, réfugié à Florence, coneentit à recevoir sa femme.8.Hexny BerTHOUD.ET CORRESPOND msrp Mr.l\u2019Editeur, Les résultats de la dernière Session ont constaté des faite importans, et dont ler conséquences doivent être pour le pays dn plus haut intérêt; l'administration de la colonie par des hommes de la culonie, dont lea opinions libérales et avancées avaient toujours élé une cause d'exclusion aux charges de l\u2019état; la participation des Canadiens dans le pouvoir politique.Les nouveaux arrangemens ministériels doivent satisfaire tous les hommes qui veulent sincérement et sans arrière pensée le bien publie et les succès du parti libérat.Un des grief, les plus vivement sentis, dont le pays se plaignait, était que la majorité était gouvernée par une faible minorité, composée d'hommes passionnés, et dont len intérêts, par cet isolement seu', se trouvaient continuellement en lutte avec ceux du plus grand nombre, Aujourd\u2019hui par l\u2019accession au pouvoir d'hommes appartenant à la grande majorité des colons, les mesures du gouvernement comme ses efforts se sont dirigés vers le bien-être commun, et non pas vers l'agrandissement de quelques individus.Maintenant la majorité gouverners ; le syaiôme représentif sera pour la colonie quelque chose de plus qu\u2019un vain mot et sans réalité.La concession de ee principe et son admission dans les affaires avant 1836, eut sauvé le payades malheurs des insurrections qui ont ensanglanté deux fois notre patrie.En 1837, ceux qui recournrent aux armes le firent parceque leurs efforts, pour se dé- batire contre le pouvoir de la minorité, un Corse, son compatriote ; c'était alors un espitaine d'infanterie ; aujourd\u2019hui c\u2019est un général, ; Voilà un bien beau mariage, pour une jeune fille qui, selon mon hôtesse, ne devait jamais trouver d\u2019époux.\u2014C'est cependant Ja plus mal mariée de le famille.Caroline @ donné sa main au ma- avaient été impuissans.Après une lutte d'un demi siecle contre cotte puissance injustement acquise de quelques hommes, le désespoir et un juste orguell les engage à se , et déhités en conséquence.pour les avertissemens d\u2019une certaine étendue, of qui Cependant il y aurait injustice À ne pas te- nircompte, aux luttes passées, du résultat actuel.L'insurrection peut sapplaudir des faits constatés et accomplis pur les changemens ministériels qui ont donné le pouvoir à la majorité.| est important de faire tous nos efforts pour donner de la permanence et de la durabilité à ce nouvel ordre de choses.Or le seul moyen c\u2019est de donner au pays des me- mures d\u2019une utilité générale, de sortir de la législation exceptionnelle suivie depuis trop long-temps.Ii (aut adopter une politique générause et assez large pour abriter les vrais intérêts de tous les partis.Les hommes choisis par Sir Charles Ba- got, pour composer son administration, ont la confiance entière du pays.Lours antécé- dens doivent convaincre que leurs efforts, pour l\u2019avancement du pays, seront grands et que leur conduite sera toujours basée suc les principes qui les ont dévancéset portés Au pouvoir.Mr.Lafontaine est un homme de fortes études, puissant par une pensés heute et forte, une logique vigoureuse, et respecté de tous les partis pour sa noble franchise et son caractère ferme et indépendant.M.Morin est un écrivain dont le mérite et la probité wont justement appréciés.Dans une longue corrière, il est toujours resté sincèrement le défenseur des droits de tous.ll a sacrifié son avenir de fortune, au barreau, pour les labeurs ardue et stériles de la vie politique, aujourd'hui même, en acceptant Ia situation de commissaire des terres de la couronne, il fait acte de dévoûment à la cause de ses compatriotes.Appellé à aider l\u2019exécutton de la pensée généreuse étnise par Sir Charles Bagot, fe développement de la population française trop river.rée dane son centre, le travail, les dificul- tés à vaincre daus celte entreprise ne l\u2019ont pes effrayé.Messieurs Baldwin, Smoll, Parent, Ayl- win, sont des hommes éprouvés, qui ont bien m.érité pour leurs efforts dans la défense den idées libérales et conatitutionnelles ; aux heures du péril et de la terreur ils n\u2019ont pas fléchi et fait patte de velours à l\u2019erbitraire.Quand toutes les voix éinient tremblantes ou mueties devant les échafiuds dressés par le Conseil apécial, M.Parent eut des paroles hautes et fermes contre les cruautés et les dragonnades de cette époque.II oublis les dissidences du passé, et se fit le défenseur hardi et chalenreux de ceux qui l\u2019avaient acrusé d\u2019apostasie.Lea Canadiens Français ne doivent jamais oublier la noble conduite de Mr.Bsld- win et sa résistance sux efforts impies de Lord Sydenham, pour les constituer une race de parins et d'itotes potiques.Il a mérité leur reconneiesence ainsi que tous | les hommes de son origine qui ont marché nons sn bannière.La position faite à la population française par ces arrangemens est celle que son nombre, son influence demandaient.Depuis la cession, le gouvernement l\u2019avail constamment éloignée de ees conreils, et n\u2019y avait appellé que des \"hommes fanatisés par une haine avengle contre tout ce qui était Français, Cette conduite avait placé les hommes de cette origine dans une opposition implacable centre le gouvernement.C'\u2019étaitune lutte à outrance, commandée par les besoins de leur existence nationale.La politique impériale dictée par un honteux sentiment de peuret un fanatisme nveugle, ovait établi en système la destruction de la race française, pprès une expérience de plus de soixante ans, cette politique a eu pour résultats deux insurrections et la perte de sommes énormes.Et In race française, malgré cette lutte incessante, à progressé el grandi en numbre, en richesses et en industrie.Nous étions alors soixante mille, nous comptons maintenent près d'un million.Ce résultat, écrit dans les pages de l\u2019histoire de la colonie, d\u2019une manière aues! significative, semb'e avoir décidé l\u2019Anglelerre à suivre une politique plus sage, plus juste, et par là même.plus profitable à ses intérêts.En s'appuyant sur la majorité, le gouvernement rentre dans l'ordre et dans la voie du progrès et de la tranquillité.Hors de In, il y & désordre, anarchie, des luttes violenies, qui nécessitent les forces de tous les parties pour le combat, rendent _imposal- ble out avancement et toute progression.Les énergies s\u2019épuisent et se dépensent dans des joutes individuelles et sans but.Pour ls première fois, les conseillere cons- titutionnelx du gouverneur sont des hommes du part libéral et de la majorité parlemen- servir de la dernière arme des partie qui s'appulent sur la majorité.Aujourd\u2019hui nous obtenone ce résultat: sans combat, sans insurrection.réchal d\u2019empire Murat, gouverneur de Paris.[| 6a plus larges, s\u2019est montré l\u2019homme taire.Sir Charles Bagot, en adopiant le ays- tème représentatif dans ser conséquences d'état yey le plus judicienx que l\u2019Ang'eterre ait placé à la tête de cutie colonie, Cette politique franche lui à mérité l\u2019eppui du peuple, et devra lui mériter l\u2019apprabation et les récompenses du gouvernement impérial, Son administration sera forte et puissante, et le.pays, sous ses auspices, peut espérer des jours prospères, el le développement de loitles ses ressources, : E.A son EXCELLENCE SIR CHARLES Bacor, Qu'il plaise à votre Excellence, Une obscurité d'expression, dans un des journaux anglais, m°a fait croire qu\u2019au lieu de 2250 comme encuuragement à M, Cre- mazie, il a\u2019agissait d'une initiative officielle pour faire concevoir une composition appro- atrice du chaos existant, ot il se tronve que jai supposé à tort l\u2019existence d\u2019une chose, qui, loute étrangère qu'elle soit, nu- rait encore bien pu exister; ainsi, tout en avouant ma méprise et en admirant le motif de bienveillance qui a sans doute mu votre Excellence, je vaiu continuer ce que j'ai conuinencé.PROCEDURE.Vatre Excellence sait que les juges-de- paix sont conservateurs de la paix par excellence, mais votre Excellence ne saurait ea- voir comment ils sont devenus tels, comment Îls ey prennent pour l\u2019être et comment ile y réuesisont, car c'est en vain qu\u2019on se consumerait le cerveau en voulant constater l\u2019origine de leur autorité, et établir une véritable et exacte défiuition de leurs pouvoirs vans actes législatifs.Burns, Russel ot autres écrivains Jégistes vous avousront qu'ils sont venus au monde en exoliques, c'est-3- dire qu\u2019ayent plus bescin du monile que le monde d'eux, leurs prédécesseurs, encore informes, se sont ailruitement faufilé, auprès du pouvoir afin d'en obtenir des mandats LA MINERVE,\u2014O CTOBRE 1842.ra Quand la première constitution, consistant en un conseil avec le gouverneur, nous fut donnée en la 15e année, Geo.115, l\u2019acte impérial introduxeit, dans ce puys, la partie publique des lois criminelles anglaises, le bon sens seul dicia co tempéramment ; comment en cffet iJapter à un pays sauva- Iga et étranger ded luis qui dans intention et le fait des législuteurs étaient exclusivement liées aux circonstances indentifiées avec le lucel d\u2019une nation parfaitement po- Heée.Cependant, Votre Excellence va voir'cominent des officiers À demie-paie, pour la plupart rebuts du service, ayant tous les défauts et préjugés de leur état sans en avoir les vertus et subséquemment transformés en juges de paix ont Lien voulu, en cette dernière qualité, se coustiluer juges interprètes du onzième paragraphe de l'acte impérial, 3me chap.Geo.JL, qui autorise et met en furce la loi criminelle anglaise en ce pays, et dont suivent les termes : \u201c Et \u201c comme la clarté etla douceur des lois cri- * minelles dont il résulte des bénéfices et \u201c avantages que les habitans ont sensible- $ ment ressenti par une expérience de plus ( de neuf années, peudant lesquelles elles * ont été uniformément administrées, il est \u201c à ces causes élalli: Qu\u2019elles continueront * à être adiministrées et qu\u2019elles seront ob- \u201c servées comme telles, dans la dite provin- * ce de Québec, tant dans l\u2019explication du M' crime que de la manière de l'instruire et * de le juger en conséquence des peines ct \u201c amendes par olles infligées, &c.&e.En sppliquant les principes ordinaires du mouvement 3 cet énoncé, travesti comme il l\u2019est par des anglicismes baroques, l\u2019ont voit que toutes ces significations relatives ont pour objets ces deux mots : du crime, et qu'il laut so régier sur l'étendue légale du mot crime en sens grammatical pour sentir jusqu'à quel point lo droit criminel anglais doit régner en ce pays.Je qui, par agglomération successive, leur u donné cette existence de juge-de-paix, suns won sache précisément d\u2019où elle vient, Quel beau champ pour gloser sur la glorieuse incertitude de la loi.Ce n'est plus la toutume de Paris avec ses rédacleus aou- tenus d\u2019édits royaux, c\u2019est notre siècle éclairé qui se povane avec des institutions non réfurmées, dont la nuiseance prend son extraction chez les Druides, où du moins sous le règne d\u2019Alfred-le-Grand, qui nvait découvert qu\u2019uu cierge divisé en six bouts égaux, était le meilleur clironométre possible surtout quant aux beures d'audience ju- dicinire, découverte qui ne cadrerait guère avec la derniére application du barreau de Montréal pour obtenir une heure fixe d'a- Journement de la cour.Ceci s'applique à l'Angleterre, et non au Cunada ; j'entends parler de ces même juge-de-paix qui au 17e siècle prenaient chaque voyageur venant de Calais pour je prétendant déguisé, et quil! ne divaguerai point sur le pour et le contre ide cetle question parce qu\u2019un jugement de ila Cour \"Appel a décidé solennellement que I'scte précité avait introduit la partie publique du droit criminel en ce pays et rien de plus.(Il est rapporté dans la collection Stuart).Je vais pourtant, à l\u2019appui de ce jugement, ciler les actes subaéquens de la legislature qui tous s\u2019aceardent, par la lettre, à faire considérer ce jugement comme abso- llument correctet par conséquent mettant à (l'œil et au doigt la ligne de démarcation à jsuivre entre co que l'on appelle en Angleterre, publie et pricale wrongs, et la rendre visible non-seulement pour la science, mais \u2018encore pour la bonne foi aidée du bon sens.{La comparaison de ces actes et statuts est d'autant plus nécessaires que certains avo- «rats pratiquans en Cour de Division ont furmuté leur opinion que la Cour d'Appel t\u2019était pas d'un grand poils en loi surtout «par sa compos'fion arfuelle, oracle qui re- ag-wsient en conséquence avec toute l\u2019ira|i responsabilité de juges jugeant gratis, mais en Cunadu cette incertitude est encore bien plus incertaine.Là, les juges-de-paix n\u2019y s-nt tels (qu'en vertu d\u2019une commission re.digée d'après certains prin-ipes que Pexé cutif serait assez en peine d'avouer, vu qu'il; ne peut lui-même les connaltre, voici les raisons de cet avance : Lors de In cession, le gouvernement français avait établi existence de certains! commissaires, leurs fonctions très-simples se bornaient au maintien de certains règle- mens de police.Le gouvernement français connaissait le danger de pouvoirs indéfinis, il y avait pourvu ct ses commissaires n\u2019avaient pes besoin de certiorari (reméde si\u201d insuffisant parlui-même), pour centenir leurs ignorance dans !es bornes de la loi, car leur devoirs étaient précisés avec clarté dans les |\" Édits et ordonnances par émanations positives, toutes questions de haute justice éjant reservées aux tohunoux supérieurs ; ces actes iniques que l\u2019on voit de nos jours se h | commettre avec tant d\u2019itmpunité étaient alors |.inconnues, l'arbitraire du pouvoir suprême |.u les retenant par lu méme raison, que fo a constitution abusée parun respect juste pour des fonctionnaires en autarité, excuse li chez eux des actes, qu'un pouvoir absolu eu]; probe
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.