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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
jeudi 6 mars 1851
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1851-03-06, Collections de BAnQ.

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[" ! tmnt cr 5 a VOLe XXIII Université du Collége McGill, FACULTE MEDICALE.Cours sur la Jurisprudence Médicale.A LECTURE d'introduction aura lieu dans ia Salle de leclure de la Faculté Médicale, an Coliége McGill, SAMEDI, 8 Février, à 2 heures P, M.Les autres lectures auront lieu à la Salle de I'lastitut des Artisans, grande rue St.Jacques, à 4j hevres P.M.Co Le Samedi de chaque semaine, à 2 heures P.M, une lecture spécisie aura lieu sur des sujets chirurgieaux et anatomiques en rapport avec lu jurisprudence médicale pour fournir aux messieurs \u201clu Barreau et éludiunis en droit l\u2019occasion d\u2019acquérir les connuissances nécessaires «ur ces branches.ranches FRS.T.ARNOLDI, M.D.Leetureur eur la Jurisprudence Médicale, au Collége McGiit.\u2014\u201489 janv.\u201cAVIS.F.soussigné informe par ces présentes loutes person i peuvent y êlre inléressées, a'ayant, en addition à patente.pour tLe OURNAISE à AIR CHAUD, en date du 21+ jour de septembre 1847, obtenu une AUTRE PATENTE pour trois espèces de cheminédea on fournaises pour le de cuisine & AIR CHAUD DE PROWSE, Il poursuivta l\u2019infruetion de l\u2019une ou de l'autre de ses patentes avec la plus grande rigueur.G.FF.FROWSE.Montréal, 30 janvier 1851.\u2014um.AVISE soussigné intormne par cette voie tons les ceusitaires de seigneurie Nichola 1x, St.Simon et St.Fabien, que les Dames seigneu- resses Drapeau, m'on nommé agent, pou gérer leurs affaires daus la dite seigneurie aussi le moulin banal et ses dépendances, les censitaires sont tenus de venir sans délai régler #1 payer leurs arrérages, à défaut, des poursuites saun autres avis, ANT.BERNIER, N.P.St.Simon, comté de Rimouski 1er cet\u201411 ter AVISES Éoussignés sont entrés en SOCIETE comme ENCANTEURS et AGENTS À COMMISSION, dans cette Cité, sous les nom et raison de TOBIN & ECKART, Ayant loué lu bâtisse, coin des ruen SI, Fra cris Xavier et de l\u2019Hôpital, ils vffrent leurs servi- cesau publie.JOHN M.TOBIN, ISAAC Rk.ECKART.N.B.\u2014Ils feront aussi des ventes à domicile.Montréal, 1 mai 1850.\u201413 NOUVEAU REST AURA) (Cieprvant Heap Quaetens) Rue Honsecours, vis-d-vis le ci-devant Hôtel Doneguna.PAR FRANCIS FRANCISCO.N trouve constamuient à cet étab ui est tenn i i HUITRES DE NEW-VORK et autres de pre- midre qualité, UPE aux HUTTRES, Steuke, COTELETTES, Collations, ete.servis à lu minute, JOURNAL POLI de cette cité, connus comme le ot La Min du Protonotaire de cette cour, les li ode un masortiment considérable des MEILLEURS CIGAR Le tout à des prix très-modérés.\u201423 déc.AVIS.| FEVOU L'ES personnes endetiées envers Ix suc- T cession de feu HYPOLITE VERVAIS dit 81.AMOUR, en sou vivant de ln cité de Monte réal, mafire-chacretier, sont par les présente prides de veuir payer eaux délai à ln soussi- guide ; et toutes personnes qui ont des réclama- tons contre [a dile succession sont de méme prére de les présenter, soit pur écrst où autrement, due- ment attesiées, à la suussignée, qui eti seule nuto- risde À régler ies affaires de ia dite succession.EMILIE BERGUE dit LAJEUNESSE, Femme de feu Hypolite Vervais dit 8.Amour, et exécutrice testumeniaire de la dite succession.Montréal, 3 tév.\u2014um Susqu'au 28 fécrier IN5I et reçues depuis le ler Barrilli T ILLINOIS-HOTEL.CHICAGO, R.F.N.MALB(EUF, ci-devant mar mM chaud de Montréal, annonce à tous res, wmis et au publie du Canada, qu'il tient son Fô- tel sous ie nom de ILL(NOIS-TIOTEL.evcoi pure des rues Randolphe et Lasalle, étant lu seu- je maison cenndienne, au centre de la ville et dos ulfaires, et qu\u2019il y auta constamment quelques- uns au débarcadere pour les y conduue.La inai- ton contient un logement 1168 convenable pour plus de cent personnes et le prix de pension est tres réduil-\u2014Chiengo, 7 fév.\u2014ti ON A BESOI UANTE HOMM le corde sue la Rivière Noire, le long de la ligme du railroad, & 12 milles de St.Hyacinthe, On donnera de Le.64 Is, 4d, par earde pours le bois mon et de Is, Sb, & 25.par corde pour le hoin dr, et on exigera quatre pieds de longueur.S'adresser au cupitaing Skene au dé- | pat de railrowd de ia Ri Les churs | vant de Longueuil & (ris nulles de la place, et ponte les trois autres milles, il existe un très-bon chemin.\u2014Ev fêv, Moulin n Pintre de Québec.ES sounmignds ayant fait construire un MOU- 4 LIN mi par la vapeur, our la rue St, Peul, POUR LA FABRIQUE DU PLATRE À l'ages e, aux bdlinses, monlunges, of t prôts à remplir toutes cumian- n voudra bien leur faire.arantiront teur PLATRE de la meilleure possible, fait avec les plus grands soins nous la direction dv M.Avaus Danake, par sa longue expérience dans cette brane METHOT, CHINIC, SIMARD & Cie.Québec, 7 fév.\u201413 EC du pour couper quali lune SACRI 4 GNOSSES RÉPARATI de l'église de is paroisse St, Antoine de truction de bancs nenfa, ete, etes \u2018adresser le plutôt possible an révds Mersire MICHEL CUSSON, curé du lieu, et dépositare du devis détaillant les ouvrages.St, Antoine, fU fév.\u2014an, LES CELEBRES AMERS OXIGENE Ve contenant aucune préparation/Ilcoho- lique REMADE CERTAIN CONNRE LA DISPEPSIE Sous loutes es formes.Îles que maux d'estoinue, wigrenes, cansti- pation hatituelle, acidités, max de tele, défaut d\u2019appétuit, hémorrhoides, transmirations Roclurnen, asthme, où phihynie flatueuse, affrr- tion nerveuses.Débilé générale, et tous les nombreux symplômies d'un système digea:1fié- angé et affaibli, \u2018ous ceux qui sont incommondés de Ia mort trouveront du soulagement en Maisaul usage des AMERS OXYGENÉS.Celts médecine a eu nu succès remarquable pour miliger et même gnéris tous ces Behr symptômes, et les propriétairen de ce remede le recummandent avec d'aut * © plun de coufian- ce Qu'ils reçoivent journellement des preuves de au heureux effets et den ces remarquables qu'ila opérées.Ve ant entre len tain des cortificats de médes cing et d'autren peisonnages distinguas, ot outre cele lve nttentations les plus reupectables de c1- toyers de Montréal ot des environs.\u2018our plus ample satislaction ane le succés de co rembile l'on a qu'é consaiter les paripihiets qui sont remplis des purticniaratée et certificate cela piu e renpectabilité, Prix 81 la bontril ; six bouteilles pour $5 A vendie chee W, Lyman & Cio.Montréal ; Bouchard Pierre .Blais Michel ! Barbeau Culixte © Chevalier R Courcelles Cadoret A'phonse Cadoret Nurciase Cypiote Dole Coui:latd Auguste Desilets Joseph propre ! : Letebvie | Lagrenaide Louis et chez tous les apotlicerres da Canada\u20143 oct.Wa TIQUE.LITTERAIRE, MONTREAL, BAS-CANADA, JEUDI SOIR, 6 MANS 1851.Falence de la Chine, Verrerie et Poterie.À TRÈS-BAS PRIX.; AIN etù vendre\u2014Serviees à D'uer, à hé, à Déjeuner et de Tailette, en pierré de ta Chine de Kaolin, en granit blane, et couleur pierre blanc, Lumpe pour passage, Verres pour ampes, ef Globes pour cheminées, Plats en verte avec pieds, Caraffes, giands Verres, Veiies-à- vin, ete.etc.On fouruira aux magasins de la campagne des marchatdises soit par paquels où empaque 64 à ordre par douzaine.ROBERT ANDERSON, 1 171.Rue St.Paui.10 [dv bi DEMANDE UM.personne respectable désiserait avoir ane place comme ninagère où nourrice, Nad- dreases an Bureau de la Minerve.\u20143 murs MANUFACTURE DE MAGHES || À ST.HILAIRE.F sounsigné avertit ses pratiques «t le pu- bii énéral, que la sorséié qui à ex istée > DUCHANME, a #16 dissoute par consentement mutuel et qu'il continuera le com Mietce #11 20H BOM, Lev haches qui sortent de ses ateliers ont ma- « nufacturdes par lui et par des ouvriers qu'i a fait vemr des Etats-Unis, et sont fuites avec le mel= | leur acier et le meilleur fer.Le soussigné garanti aussi see haches et annonce que ai une hiche veuait à se vasseren en faisant l\u2019usage ordinaire elle sera changée pur iui pour une neuve, à trente jure de la date où elle aura été achetée.1 1 1 A.HOURGAR.|! 27 fév.\u2014tin route, à travers une réjoule, ruyounante d'espoir et d'orguvil, On voyail bien sui toux les visages que C'était [a cause du peuple qui triomphait Juns lu restauration impériale, Avec l\u2019Em- aur la légitimité monaschique, le droit na- VARIETES.LES BRAVES DE L\u2019EMPIRE.LE CAPITAINE MANCEAUX, Mes pau ldate.que vontasis devenir?Île ont perdu leur pêre! Napoléon à Saiut-biédièus.{ Nuite et fin.) IV, Après avoir sauvé la dignité et peut-être à vie du mousquetaire royuliste, en hom- ne de résolution et d'intelligence, le \u20ac pi- wine Manceaux continua paisiblement sa population année, pereur, Ja légitimité populaire Pemporiait ional sur le «hioit divin, Ja patrie sur l* ranger, la Revolutioa sur le système ré- fograde.Alors c'était lien le cas de dire, comme Napoléon le répétait avec aon éner- mie accoulumée, qu\u2019it était le repréveniant le la France.Le peuple, juge suprème wl souvent infaillible, ne »'y trompait pas : il lisuis: Mon Empereur, La petits colunte de Manceaux rencontra #1 général Excolmans sur lo boulevard, à la hauteur de ta rue du Mont-Blanc.rieux heuteuant de l'Empereur, qui «evait dunner, a Versailles, la dernière batafre de Ce glo.\u2018houneur à lu coalition des roir, avait be) instruit du conp de main et dea anceés de Province ne Caxama - Mauceaux.ll accourait au devant de lui Dr de Montréal 4 pour le féliciter, Etui donua l\u2019accolade fra- * : 1 3, Cour Supérieure.POUR LE BAS-CANADA.DISTRICT DE MONTREAL, Mardi, le vingl-ringuidme jour de février, mil huit cent ctuguante of un.PR L\u2019Honorahile M.le Juge Dav, \" M.le Juge VinFeisoy, [1 © M.le Juge Mosbeust.No, 240, I Exparte.SUR la Requête de JAM BENNING.mare chand à mission .de la Cité de Moi dans le Distriet de Montréal, en sa de Curateur, durment élu en justice i la sue- cession vacanie re feu Joseph Hincheliff.en son vivant de la dite Cité de Montréal, Comumerçant, I | grande armée, et qui nprastenait à pléiads chevaleres qos des Lansalle, des Murat, des qu'on appelait ler foudres au galop.Un em- ernelle, aux acclunations de la foule, qui sit Jes late faite d\u2019armes du général, rurteur du des plas beans roms de la celle Muatbrun, des Kelierimann, prasemental*Excelmaus valait une courante sivique.Le brave Munveaux l'estinsaitainsi.l'amenu et dépussentin son convoi et les fourzous intact, dans la cour des Tuileries.Cette troupe semblait être en ce moment lavaur-garde de l'Empereur, qui devait arriver ce même jour, à neuf heures du soir, au paluis où était né le roi de Rome, el vù tons les vieux uniformes de l'Em- dire ne rendaient suecessiveiment, pour faire Requtrant.à l'Empersur son vieux curtége ie gloire et Jumes Benring, présentée ce jour par A.Cross, écuier, son avorat, que par six avertis- 4 ments à être publiés dans les papivrs-nouvelles on treat (juzette #,fen créanciers du dit feu Joseph filer, dans le bureau Hinebelitf svient vatitiés d respectives contre la dite succension dueinent attestées devant un des Cammiseaire: leou avant lundi, le vingt-nnième | prochain.ufin que fa somme de trois cent qualre i vres, seize choline et neuf deniers eons acinel {sent ; disait le géndinl Evcslm, de la province de Canada.maintenant estre Je tourage, nous leur répoudrons: voila des nains du dit Requérant, soit distribude entre les | i ; ! \u201c Va alous, des armes et des ca - dite créanciers.suivant la loi, 1 y on it ves eure qui ne res Lar Ia Cour, MONK, COFFIN & PAVINEAL, 8 nurs.\u2014si pus « Liste des Lettres mon Méciuuiées AU BUPEAU NE POSTE DE MONTREAL, \u2018 Février L83t enclusivement, A Alarie Jean ! B Bazinet M.Hernabd Simdon Longue Pointe Bardy Janvier Irosvard Auguste mad Darthelet Antoine mad t Bullet Chartes, arutpteur Côte dex Nviges Ilaurgue Marguerite r Charles Théophile Helinge Antoine Hranchamp Marguerite Bélanger François Blanchard veuve Iraprimenr Côte des Neiges Bélanger Angélique fem.! Boulet Séraphin we de J.-Bte D'Alfaut Beaulieu Elie d Brun « Champagne faauceut Cypiote Altred 1 wr Michel DaCawngne Alfred David François Dutaalt Tao liivrére St, Pierre « Valiesne lt William Duehesnean Joseph Duane Joseph Deusbé Denis Dorion Archibald Pointe aux Trembles Délogier Jeau- Bte Decmarais Ronalie Mésonily Joseph silva tu phémie 3 Darchette Jean Dlelamathe William Penauvion À C écr Verève À évr \u2018Tanneries dvs Rolland Dotion George È Emond Emilie \u2018 F « Fauteux Pierre 1 Fautenx Sophie Chapelle de la Côte des Neiges tivhensky Aglaé tiroux Father Gateau Louw Ghin A Galurneau Geneviève Garand M éer Tauneriea prés Mont: éal Gougeon Jean-Baptiste Hembault Frangois Labelle Auguste Lespérance I Lapare Edouard Pointe aux \u2018T'rembies Tanneries dev Rollands LeBlaue Jos äl e François Lan Somephy Laurin Jean-Baptiste Lépine Laforee Hypolite mad Pointe sux Valentine Labelle Piecre Lebrun Fertinmal Lailouceur Joseph Côte des Neiges Loviau l'iene i l'remblon Lerbque Benoit Lapointe Audet F mad Lachapelle Lows Pointe aux Trembles Morasse Emilie Mondreatit Antoine Moudote Dunbarre Martineau Navies F Mercier Rosalie Milter Monsieur Poetier J 0 révd messire Pointe aux Tren.bles Poitias R I\" der Parmentier Joseph Paquette Basile Peltier Jean dame veu Paré François Painchaud Joseph Paul Antoine Pansira Jean Queleny Lovin wad Qaevillon Guillaume Queleny LL Mr R Rapel À Raston! F Xavier Renaud Angélique née Rochon FX mal Dufierun nad Rich David Rosle Antone Rolland Nicola I, nad Robuchoi Maxime madt'anneries des Rolleuds Rochon Baptiste = Matault Antoine # Ge-main François Spear © C 2 Nt Qnge 'oseph Troatler Dr Turrot Françons Vesaier Olivier \u2018Fessirs Jean-Baptiste \u2018Thérien Joteph 8 mad Tonron mad venve Teudelle Anny delle Vanier Basile Vutnator Fonepi Leccehiffes spé lex note sudiquent le nome ite ile lettres à la mde = Len personnes qui vir demander une de con letives doivent spécifier qu'elles réclament une lettre qui a été avertie, JAMES PORTOUS, Maftre de Poste.Burenu de Poste 3 Montréal, ler mars 1891, 1, EST ORDONNÉ sur ta Requête du dit d\u2019amour, aussi Le généeal Excelmans prit le com- voations 5 biatite de bonheur.Metlin « Lull darmes, lat envoyé vers le batuilion royn- liste, qui s\u2018elait min en bataille devant a grille du buis de Vincennes, pour le sommer de se rendre, vie d'y alier seul, sans can.Les vestes du penple y venaient nandement den Tuileries, de aon autorité patriotique; il distiibun lue rôles pour la défense du château en cas d'attaque.Plus on à d'énergi ie dans le caractère, plus on remises précantions pour la bien employer wus les groupes disponibles furent places aur les points les plus (importants du palais et «dn Carrousel, \u2014 Qu'ils viennent maintenant, s'ils loin «on en- eront pas muets, Cen petite p«lutou« d'anciens mi létermunée vaisient chacun nue armé aires avaient à lenr tete Dintrépide des intrepides, ce général Excelmans, dont l'Empercur disait: qu\u2019en ne pouvait être plus brave et l'aue manière plus française.Le clique général pensait à tout : il savait que ce jour-là même l'illustre proscrit le la sninte-allinnes ievait coucher aux Tuileries.ll en avait l\u2019Âme toute (rem- Son émotion ne l\u2019en- péchait pas de remplir ses devoirs de sure- 6.Un puint important à occnper, c'etait Vincennes, garlé par vue i I! \\ * ' y | Ï KRärnison de vue Benoit Antoine lontuires royalistes et commandé par un marquis de l'ancien régin uvait chargé de celle Excelmans mission délicate un les généraux qui pouvaient le mieux y re- hair, le froid «1 impertar bable Merlin.\u2014 S'il ne veut pas véder iw place, avait lit le généra! Excelmans à aon énergique eunfière, annoncez-lui qu'il n\u2019y aura qu\u2019une sommrulion, et que sil résisle je le fais fuailler, Allez Cast comme celn quien entendait l\u2019ne- ion dans ces temps de bravoure napoléu- lenne.Vers cinq heures et demie, le général ala le capitaine Manceaux.\u2014 Capilame! vous êtes tn homme d\u2019au- lace et de muin, j'ai besoin de vous; choi- sissez deux otliciors se voire trempe, II est question loue ntlsire de harliosse.\u2014 Général, je suis À vos ordres.J'ai ce git vous ful, sausavoir beso de choisir, til désigna deux officiers, qui uceepté- tent.\u2014 Marchons ! Le général avait À mea paths donut aides le-camp et trois gendarmes.Île étaient wit en tout.lis partent, Arrivés sur le buulevard «du temple, le générat Merlin s'approcha du ospitaine Manceaux et lui dies \u2014 C'est à Vincennes que nous allons, Benx bataillons de volontaires roynux, que fiougeon P le ler de cuiransiors à mis eu fuite, se sont teplita eur le glucis du château.leur enlever Vinreunes.Il fam - Avec huit hommes ! y pensez-vous ?\u2014 C'est parce que j'y pense que nous ÿ allons.\u2014Va pour la prise de Vincennes ! (ié- néial, ce ne sera pan moi qui recelerai, une fois arrive la, at pour cela que je Vous Gi pris, Mancenux, rei, général; sioue ne sommes que huit, il est vrai, mais nous avons avee nuos voe force invincible, en ellet, c'est le nom de PEmpereur.nulres.lis ue tremtrout pas, les A Sarnt-Mauudé, de général s'arrétn, et side-de-camp, escorte de deux gene Pour tout réponse, le premier rang croi- 80 la baïonaette ct les deux autres couchent en joue l\u2018aide-de-catup, qui vira ile bord, prit le guiop, et atenouça que l'ulfaite était manquée, \u2014 Ge ral, dit alors Manceaux, j'ui en- corte.J'ai la parole henreuxe aujourd*hui.\u2014 Fh bien! pues.I past.li ce dirige au grand trot sur le gauvhe du butuillen.Kohluts de ln France, à crileur-L-alen arrivant, nous n'avons de bailes chez nous que pour l'étranger.Est-ce que vous pouvez résister & i*kmpereur, din volonté de la nation, ut draperirile lu gloire ?Aflons clone ! \u2014-Relevez armes ! Il dit, et de son sabre il souléve les buionnettes qui se redressent, \u2014Le roi voue abatidonne, voue ne lui de- ver plus riens testez les defenses de Ja pairte, cac nous aurons affaire bientot # nes vrais eutmenis, Au nor de l'Empereur, qui ast homme de tone, et qui n rusé tant de !u France, jo vous ordonne d'etre Fran- L'étexevous ?\u2014Ouiloni ! repétent mille crie Eh bien ! PÉmperenr eat te plus grand de tous, vive l*Empereur Vive l'Empereur ! répondeut avec on- traînement les volontaires.Vive le vapi- taine de l\u2019Empire ! Aussitôt les armen tombent À terre, Manceaux lus fait jeter duna ler lvesés du château.Le général Merlin, qui s\u2019étuit rapproché lentement, n'en pouvait croire ves yeux.fui et son cscoite arrivent au galop.\u2014Bravo ! dit la général au capitaine.Achevons notte œuvre, Vous et moi, en- 1rons en parlementuites data la place, La demande en ot a-le-champ adres- sèe au gunvernenr : c'était le maignis de Puyveut, qu\u2019une délivieuse chanson d'Eni Deschamps à ren-tu célèbre dan de Paris, Le général et le capitaine sout introduits dans la saîle ds convesl, - Nous venons prendra possession château ao nom de S.M, Impériale, Je ne rendra le place qu\u2019à oclni qui M\u2019en à contié le commandement, Je ne sus pas ce que c'est que l'empereur, \u2014L'Éurope le suit mieux que vous, lui dit séchemeut Manceaux.énèral reprit la parole, Monsieur le marquis, nous ne vous Jdon- NonA que quelques minutes, \u2014On xont vos pouvoirs ?= Dans la volonté du peuple, qui, depuis Cannes jusqu'a Paris, porte l\u2019Empereur eu triomphie, storie Manceaux.Lo people n'est rien pour mn; je ne contaix que mon devoir, \u2014Voue devoir, le premier, reprend le ca- pitaive Mancenux, 6'est de comprendre que Voirs position est fans, que Ja causa des Ruurbous n'est pas celle de lu vation, Vos volontaires eux-mêmes ont 1econau la folie de la résistance.Votre garnison vous échappe.L'air lui-même conspire contre vous, Les vlliciers de vutre consesl, qui out fait lu querre, savent trés bieu guu tout cronle sous vos pieds, qu\u2019une iapuissance absolue vous paralyse, Île ont vu le feu avec l\u2019Empervur.\u2018Leur épée brü e de sur- tie db fourreau pour tai, \u2014Qui etes-vous, pour vous permullre ces observations ?Ce que vous n'êtes pas, edousieur le dit M Le général ajunta : Cent un brave utficier, qui parle avec la franchise d'en soldat, et qui vous somme pour la dernière fuir de vous reudre.Vous avez en déjt deux ans de captivité av dou- jon.Voulez-vous y finir vos jours ?Déci- ez-voux, el vite, \u2014 Sinon, sjoma Manceaax., et il fit le signe dn metre en jove.Le général Merlin présenta alors su capitulation, 1 lui dit : \u2014Croyez-moi rez Le couxssil ne 1 mot, Le marquis prit la plume, consulta da regard les officiers, que purnissnient convaincus, es tl apposs 1ristement sic signatuie, Lu général Mer- tin loi dontux une esvuite, et le marquis parlit.Le capitaine Mauceaux fut chargé, comme il le méritait ai bien, d'aller portes ls capitulation aux Tuileries, 11 y court ventre à terre.L'Empereur venait d\u2019y arriver, Aussitôt qu\u2019il était descendu «de cheval, mille bras l'avaient enlevé et l\u2018a- vaieut porté en triomphe.Rien de plus touchant que cette fouled crers de toutes armes qui Relient précipités dine les Tuileries sur les pas de Pilindtra libérateur, heureux toux de se ratrouver en famille nu- tour de teur chef aprés tant de vicis=ituites, humitiations et d'umecturmes.Île autre aient lu majesté du lieu pour s'ubundonner à de fratounels embrassemeuts.Les sailes du palais ressemblaient à den champs de bataille, un joue d'action, quan! den amis et «ler frères, échappéa aux conps de l'ennemi, re revoiant pleitsde gloirset confondent leur victoire dans de douces étreiates.L'Empereur rayonnuit d'orgueil, comme le sur de Murengo et d\u2019Héna.Bertrand, Drouot, Cambronne, étaient la, aceablés de félici- tatrons elde vives nécolades, C'était lu fete u patrie, À peine reposé, l'Empe- teur, faligné de ravissement, se mit i s'oe- euper des affaires publiques.Il ne cessait de répèter : ¢ Ue sout des gens désintérensés qui \u201cmont ramené à Pi Messieurs, mes- \u201csieurs, les sous-lieatenanta, les soklats, *\u201cles paysune, les ouvriers, unt tout fait.\u201c\u20ac C'est à cenx-la que je dois tout,\u201d On vint lui annoncer que Viencennes s'était renda et qu\u2019un officier apportait ia capitniation, \u2014Qu\u2019il entre, qu'il entre, que je lu voie, et che je le remercie, Ou introduit Manceaux, lève.\u2014 Comment, c'est toi, mon brave t jo ne m'étonne pluv de lu capitulation.Combien étaient-ils ?\u2014 Trois bataillons, Sire.\u2014El vons autres ?\u2014Huit hommes.-de 1e reconnais bien 18.Hee mit a lire In capitelation, et vit la signatore du marquis de Puyvest, LE sourit ironiquement, \u2014Ce panvre marquis ! continna l\u2018Empe- rent ol no pas lu main heureuse, Que faire contre lea idées d'an peugie entier ?Que de tristes choses >e sont jussées depuis Nangis, capitnine ! À propos, je l'avais nommé chef de bataillon, je croix 7 0 i, j'eu suis sûr, je l'avait donné lu décoration des braves Eh quoi ! ni l'on, ti l\u2019autre | Ce n\u2019est qu moi qui voblie mes amis.Les cireonstan- ces ous ont tous tralia, C'est égal, sois toujours le ne, je me chorge detun ; tu posteras la croix six mivis, au buut desquels Je te ferai officier de la Légion
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