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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
mardi 30 janvier 1855
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1855-01-30, Collections de BAnQ.

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[" = Sa Minerve JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE, AGRICOLE, COMMERCIAL ET D\u2019ANNONCES.VOL.XXVIII.Chausssures en Caout Choue.LE soussigné à reçu un grand assortiment de CHAUSSURES Caont-Choue, DE Toutes Descriptions venant des manufactures des Etate-Unis, et qu\u2019il vendra à BAS-PRIX, les ayant acheté à un prix plus bas que le prix ordinaire.DANIEL HARMER, No.21, grande rue St, Laurent, Nouveau numéro 3H.N.B.\u2014Toutes de descriptions de boites et antres chaussures en gros et en détail, à des conditions libérales.\u20147 octobre.\u2014a BMY BENE Eg AVIS AUX MILICIENS BLESSÉS.BS Miliciens blessés durant la dernière guer- Te, et qui pour eetie raison veulent réclamer la pension accordée ia loi en pareil cas, sont par le présent motifs qu'ils devront sa procurer un certificat du médecin de la prison de leurs dis- tricta respectifs, disant que les blessures qu'ils alléguent avoir reçues, paraissent véritablement avoir été infligées de la manière alléguée, et que ces blessures empêchent les requérants de travailler pour gaguer leur vie.Les requérants n\u2019auront rien # payer pour les dits certificats, le geuverne- meat devant rémunérer lex médec.us des prisons pour ce servire.PIERRE J.O.CHAUVEAU, Secrétaire, Bureau du Secrétaire, { 23 Québec, 17 mars 1854 Argent Trouvé, VU\u201c jeune homme de Ia paroisse de St.Joseph de Maskinongé, voyageaut, en juin dernier, des Mines du Lac Supérieur avec un de ses associés qui revenait au Canada compagnon de voyage (dont il e le lieu du domicile] avait oublié, dans l'hôtellerie où ilsavaient couchés, une sornme d\u2019argent, fruit de son travail ei le ses épargnes.rant ree mettre cet argent à son propriétaire, il le prit sur lui ét se ren lit en Canada, sila mbme à 88 recherche dans quelques paroisses du comté d\u2019Yamaska, dont il le croyait originaire.Ses afforta ont été infruetueux.Il n\u2019a pu jusqu\" trouver le domicile de l\u2019infortuné probablement encore inquiet sur ex perte.Il saisit cette voie pour l\u2019informer qu'il recopvrera la somme Jeriue en s'adressant au Sr.EMMANUEL MASSON, de Maskinongé, District des Trois-Rivières, et en payaut les frais de cette annonce.Meskinongé, 14 nov.\u2014j C CFRE-VIERÉE.EF Soussigné offre aux Fabriques, la meilleure CIRE, en ce pays, pour CIERGES, Tt pourra en fournir des quantités considérables.au plus bas prix.J, C, ROBILTARD, Montréal, No.106 Rue S Paul, 9 nov.CHANDELLE | ADAMANTINE, DIVERSES QUALITES.J.C.ROBILLARD, No.1068, Rue t Paul, Montréal, 9 nov.1R54 ON DEMANDE 50 DES MEILLEURS OUVRIERS Pour louvrage de COUTURES et de CHEVILLES, &e.S'adresser à 4, Le ROLLAND, No.4H, Place Jacques-Cartier.3j PE LORANGER & POMINVILLE, AVOCATS.Rue St.Vincent, au-dessous des bureaux de \u201cLA MINERVE.\u201d T.J.J.Torancen.F.P.PominviLLE, } 2 sept.Maison de Pension.FE soussigné vient d'ouvrire une MAISON 4 de PENSION, tue du Collège vis-d-vis le petit séminaire.Sa table sere toujours fournie ile co que I'e:: 19ouve de mienx aur les marchés de Montréal, JEAN LOUIS CARON.28 juin AUX INSTITUTEURS.ON betoi ur la paroisse te, Marthe, comté de Vaudreuil, dS'UN INSFITUTEUR où INSTITUTRICE capable d'enseigner le Français et l'anglais et muni d'un diplôme, lequel metitu- teur devra êlre marié.B'adresser à ' D.OLLIER, Sect, Trés.Ste.Marthe, 19 déc\u2014/k LOTERIE MN.LETONDAL 4 CIE.PRIX: DEUX PIANOS.Un de £100, un autre de £87 10a.LE tirage aura lien wussitdt gus la liste sera remplie, et se fers conformément à la dérision d'uh comité des sonseripteurs.Î.es souseripteers heureux auront à payer, outre le montant de lenr souscription, qui est de $5 par roup, £4 pour défrayer les dépenses le le Loterie, ns pout voir cen inatrumens ches M.H.Prin- ve, marchand, de musique, tue Notre-Dame, qui est autorisé à recevoit des sourcriptions.\u2014-3 janv.Pensionnaires demandés.DEUX où TROIS PENSIONNAIRES ponr- ront trouver une bonne pension dans une famille canadienne.¥'sdreaser au No.54, rue ®, Chay.tes Borromée, 18 dée\u2014hi REGLEMENT Du Conseil de la Cité de Montréal, pour autoriser la Cité de Montréal À effectuer un emprunt, sur le crédit du Fonds d\u2019emprunt municipal pour le Bas- Canada, établi par l\u2019acte, 18, Vicl, chap.13.ATTENDU que par et en vertu d'un scte passé dans la dix-huitième année du gne de Sa Majesté, intitulé \u2018\u201c Un acte pour étendre et amender l'acte pour établie un fonds consolidé d'emprunt municipal pour ie Haut-Conada, en 1\" appliquant au Bus-Canada, #t pour d\u2019autres fins.\u201d les dispositions de l\u2019acie passé dans la seizième anuée du Règne de Sa Majesté intitulé \u201c un acte pour établir un fonds consolidé d'emprunt smuni- cipal pour le Haut-Causda™ ont été étendues et appliquées au Bas-Canada, tel que pourvu par le dit acte et qu\u2019un fonds consolidé d'em- prant municipal pour le Bas-Canads a été établi dans et par le dit acte en premier lieu mentionné, lequel, entr\u2019autres choses y mentionnées autorise epécialement toute Cité, Ville ou Village incorporé dans cette Province, à prélever toute xomme d'argent sur le crédit du dit Fonds suivant le cas, et à l\u2018approprier en tout où en partie, suivant qu\u2019il sera trouvé nécessaire pour payer ou aider à payer les dépenses encourues pour ériger, continuer et maintenir aucune usine à gaz ou aquedue, dans les limites où pour l\u2019usa- Be de la dite Cité, Ville ou Village; et attendu qu'il est expédient pour la Corporation de cette Cité, sous l\u2019autorité dits actes, d'effectuer un emprunt sur le crédit du dit fonds d\u2019ermprunt municipal pour le Bas-Canada, pour aider à payer les dépenses encourues pour ériger, continuer et maintenir l\u2019Aguedue dont un acte passé dans la sizième année du Règne de Maiesié et intitulé \u201c Un acte pour autoriser le Maire, les * Echevins et les Citoyens de lu Cité de Mont * réal à emprunter une certaine somme «\u2019argent \u201c pour construire un Aqueduc pour J\u2019 E in + dite Cité, et pour élendre et amender les cis- \u201c positions de tout acte y relatif\u201d n autorisé la construction et l\u2019extension dans In Cité de Montréal, et les parties y adjacentes.UNE Assemblée spéciate du conseil de la Cité de Montréal, tenue dans l\u2019Hôtet-de-= Ville de la cité de Montréal, paret en vertu de l\u2019acte dé la législature provinciale, 14 at 15 Viet , che, 128, de la manière et suivant les lormalités prescrites dans et I le dit acte, & laquelle dite assemblée sont presents les deux tiers au moins du dit conseil ; I est ordonné et stalué par le dit Conseil et le dit Conseil ordonne et siatue.Section 1.Que pour mettre à effet le dit acte passé dans lu seixième année du règne de Sa lajenté intitulé ** Un acte pour autoriser le Mai- \u201cre, les échevins el les citoyens de ln Cité de © Montréal, à emprunter une certaine somme \u2018« d'argent Jour construire un syueduc pour I'usas 1 gp de la dite cité, el pour éiendre et amender Es dispositions de tout acte relatif\" et spécialement pour aider à puyer les dépenses pour ériger, continuer et maintenir l\u2019Aqueduc, à l\u2019usage de cette cité, dont l\u2019établissement est autorisé parle dit acte en dernier lieu mentionné, une somme d'argent pourra êlre et sera prélevée par la Corporation de cetle cité, comme un emptunt sur le crédit du dit Fonds d'emprunt muncipal pour le Bas-Canada, en vertu des dispositions du dit acte passé dans la dix-huitième année du Règne de Sa Majeté intitulé \u201c un ucte pour étendre \u201c et amender l\u2019acte pour établir un fonds conso- * lidé d\u2019emprumt municipal pour le Haut-Cana- \u201cda, en Uappliguant au fas-Canada, et pour d\u2019au- \u201c tres fins,\u201d et sous l\u2019autorité du dit acte en dernier lieu mentionné;et le dit emprunt lorsqu'effectué, sera et il est par le présent approprié pour si-fer à payer les dépenses pour ériger, continuer et maintenir le dit Aqueduc.Section 2 Que le dit emprunt, à être effectué comme audit, en vertu des actes ciclesqus, sur le erédit du dit fonds d'emprunt municipal pour le Baz-Canada, se:a pour la somme de cent mille louis courant, ce qui lorme un montant n'excédant pas vingt pour cent sur l'estimation totale de la propriété dans cette dite cité, affectée par ce réglement, d'après le dernier rôle de criisation d'icelle ; et le dit ensprunt sera pour un terme de vingt-cing ans, à purtirdn jour qu\u2019il aura été effectué, Section 3.Que, tel que requis dans et par l\u2019acte 16 Vice, chap.22, ri et on le traînait prisonnier, d'abord à Grenoble et à Avignon, puis enfin à Savone.Les bulles du 8 avril 1808 n\u2019arrivérent done à Baltimore, id la voie de Lisbonne, qu'en septembre 1810; et Mgr.Carroll s\u2019ocdupa aussitt de les mettre exécution.hg.Egan, premier Evéque de Philadelphie, fut sucré ie 28 octobre ; Mgr.Jean bvre Cheverus, premier Evéque du Boston, fut sacré le ler novembre, et Mgr.Benoist Fia- get reçat à son tour In consécration épiscopale, le 4 novembre de ia méme année 1810, À cetie dernière cérémonie, \u2026 Cheverus hrononga le sermon, et il salon éloquemment gr Carroll comme l\u2019Elie de la nouvelle Loi, le père du clergé, [8 guide du char d'Israël dansie nouveau mende :\u2014\u201c Pater \u201c mi, Pater mi, currus Israel 3 aurige « gjus, » Tl c8lébra len mérites de in Société de St.Sulpice, à laquelle Mgr.Flaget appartenait, citant les différents témoignages qui avaient été rendus à son Mbnneur, diverses époques, par les assemblées du clergé de France, et la phrase qui tomba des lôrres de Fénéluu à son lit de mort, à ce moment Où un homme ne flutte plus : \u2018 Je ne connais « rien de plus vénérable et de plus sposto- \u201c lique que la Con lion de Sulpice.\u201d i Archevêque 5 altimore Portes oflet se reposer maintenant dans sa vioillesseset attendre avec sword 10 mo- raent oli Dieu Pappellerait à resevoit la récompense de ses travaux.I! avait commencé le minisière on Amérique, alors que le Catlolicinme y était perséoulé, et que quelques pauvres Tor por A ator seuls les (atigues ot loa périls de Il voyait maistenant les Etats-Unis former une province ecclévinsiique ; e: date.sou diocèse , il avait pu établir un Sémipaire, des Colléges, des Couvente, créet des Yoon- tions religieuses, et commencer l\u2019œuvre d'au clergé cain, Mais les épreuves de l'Eglise Europe, l\u2019emprieonnement prolongé de Pie VII remplisenient d\u2019amertume les dernières années du saint vieillard, .Carroll vécut encore asses par voir la paix rendue à l\u2019église ; et l\u2019un des premisry sb- tes dn Saint Père, rentré à Rom \" 4, fut de nommer au Sibge de New-York resté vacant depuis ls mort de Mgr.Concannon Is Père John Connelly, natif d'Irende, de l'Ordre de St.Dominique, et prieur du Couvent de St.Clément, fut promu su Ni New-York et vint compléter\u2019 la hiérarehté de PEglise cles Etats-Unis.Enfin le patrine- che de cette Eglise expira jo 3 dbosmbre 1815, à l\u2019âge de RO ans, et ca fut pieu- rée non seulement par les Cath ues, hain I ulations antes, qui où erairaient h nne ih) 4 , She lébrérent son décés comme un devi poblic.U, ou Landenn-Huson.[1] La gommunaaté des Riles de la churité, servèntes pourree a fd à Parts, en 1433, par Mme.Le oy ol co cont de Paule, Fille au 9, Sœurs dans 600 étadlissements, a) Son of the history of, he Sele Chureh in N' k, by Rev.T.R.Now Tork Nos Pages 3 et aulvantes, \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 mr \u2014mom \u2014 LA MINERVE 30 JANVIER 1855 as rente constituée tous les ans, le jour que grâce et aveo respect ! \u201c N'étant partisan ni du ministère ni de l\u2019op- dimanche dernier, à son invitation.refusd br mucho ot évacué ev le mivante dans les hautes classes on Terquie, LA PLEIADE ROUGE.LA SECONDE EDITION DK LA PLEIADE ROUGE EST MAINTENANT ER ECE Ele ON pout s\u2019en urer à CE BUREAU et ches Io diférants Tibraires.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LA MINE RVE RAPPORTÉ POUR \u201cLA MINKAVE.\u201d\u201d Kin on, 37 janv.4 ier soir, on sperçut le feu dans un gran maga ap; ova à A.& D.Shaw ; cette bâtisse a été entièrement coneumée avec toutes celles qui l\u2019environnaient et le carré de maisons cempris entre ls rue Ontario et Peau.Grice au caime de la nuit et aux efforts des pompiers, los flammes ne Jépas- sèrent pas ce carré.Plusieurs baieaux à vapeur et autres vaisseaux ont failli être consumés.Si le vont eût soufflé sud avec force, les flammes auraient fait des ravages affreux.y MM.Shaw sont probablement assurés.New York, 27 janvier.Le correspondant de Washingion du Courier and Ænguirer, aur information authentique, écrit par le télégraphe que si l\u2019expédition Kinney essaie de partir, elle sera probablement arrêtée par le gouvernement des Etats-Unis.Une proclamation sera lancée, déclarant que cette expédition est une invasion d\u2019un Etat ami.L'Hermann est parti à midi pour South- spon New-York 29 janv.\u2018Fleur un las ferme qualités moyen: 2200 bris D ità 3837c commons à choi at, $8 G20 4 $9 Ouest; 1,000 Ibs de deruière étaient pour Vex portation.Blé pai ble.Mais lent 97 4 980.Avoine bonne demande à (rès-haute prix.Porc ferme ; demande modérée $12 50c ; visux mess, $14 250; nouveau, $13 25¢ ; $14 25c à $15 5c irpsmess.Saindoux 94a 100.Alkalis sans changement.Argent abondant et demande inactive.Baltimore, 29 janv.Les journaux de la Nouvelle-Orléans an- nopegnt qu\u2019on a reçuau port de celle ville 00,000 balles de coton.' ba New-York, 29 janv.Le Journal of Commerce dit qu\u2019à Wash- i , samedi, on a tehu_une conférence an sujet du tarif et qu\u2019on s\u2019est entendu sur un ' Boston, 29 janv.Le Polynesia arrivé à ce port aujourd\u2019hui, les nouvelles de Cape \u2018Town jus- u'au 5 décembre.Lord Grey, gouverneur + la province, était arrivé le 5 décembre.On apprébende dus troubles.Leu Cafires accusent les Anglais de leur avoir tué des bestiaux.Aucun mouvement ne s'était encore manilesté.\u2014\u2014_\u2014____ CHANGEMENTS MINISTÉRIELS.La Gazette Officielle publiée samedi à Québec et distribuée à Montréal hier matin, nous apporte le liste des changements opé- tés Ia semaine derniére dans le ministère et sur le Banc de ln justice.Nous la publions plus bus.Comme ces changements se sont opérée exclusivement au sein du partiauquel neus a nons, noire position reste lu même vis-à-vis du nouveau ministère.L\u2019'hon.M.Cartier est bien certainement l'homme de notre district sur lequel le pays avait depuis longtemps les yenx comme suc- essseur l'hon.M.Morin.Nous sommes heureux de le voir dans la position qu\u2019il oo- eupe maintenant ; nous en félicitons le pays et surtout le comté de Verchères qui l\u2019a élu.En somme, nous avons la conviction que les trois nouveaux ministres, les honorables MM.Cartier, Cauchon et Lemieux feront honneur aux dé nie publics auxquels ils sont pré .[lest maintenant bien compris que les postes d'houneus qu\u2019ils occupent sont loin d\u2019être des situations d\u2019agiément et de plaisir ; et comme on y rencontre toujours plus d\u2019épines que de rosss, on s'explique facilement pourquoi, aprér quelques années de cette vie agitée, les hommes publics désirent un peu plus de repos.Sous ce point de vue, aous pourrions bien féliciter les hona.MM.Chauveau ot Chabot sur le parti qu\u2019ile ont jugé à propos de prendre.S'ils ne perdent le souvenir des désagréments qu\u2019on Sours en office, qu\u2019ils se souviennent aussi que le pays saura leur tenir comple des services qu\u2019ils ont rendus.{Extrait de la Gazette Officielle.) BunEAU DU SECRETAIRE, Québec, 27 janvier 1855.Il a plu à Son Excellence lu Gouverneur Générai faire les nominations suivanivs, sa- r L*hon.John Francis Duval pour être un des Joges Puisnés de la Cour du Bauc de la Reine pour le Bas-Canada, à la place de l\u2019hon.Jean Roch Roi qui à résigné.L'hon.Recé Edouard Caron, pour étre un des Juges Poisués de la Cour da Banc de la Reine pour le Bas-Canada, à la place de l\u2019hon.Philippe Panet, décédé.L\u2019hon.Augustin Norbert Morin, un des Conseils de Sa Majesté, pour être un des Ju- 08 Puisnés de la Cour Supérieure pour le Canada, à ia place du dit honorabie John Francis Duval.L'hon.William Badgley, un des Conseils de Sa Majesté, pour être un des Juges Puis- née de la Cour Supérieurs pour le Bas-Cana- des à la piace du dit honorable René Edouard 'sron.Joseph CauËhon, écr., pour être membre du Conseil Exécutif pour la Province du Ca- a.L\u2019hon.Joseph Cauchon, pour être Com- saissaire des Terres de la Couronne, pour la Province du Canads, à la place du dit honorable Auguste Norbert Morin.François Lemieux, écr., pour être membre du Conseil Exécutif pour la Province du Ca- L\u2019hon.François Lemieux, pour être Com- raiseaire en Chef des Travæox Poblica pour la Province du Canada, à la place de l\u2019hono- table Jean Chabot, qi à résigné.George Etienne Cartier, écr., pour être membre du Conseil Exécutif pour Is Provin- se du Canada.L\u2019hon.George Etienne Cartier, pour être Secrétaire et Régistrateur de la Province du Canada, à ls place de l\u2019honorable Pierre Joseph Olivier Chauveao, qui à résigné.EtgcTion pe Kamoukaska\u2014 Nous appre- Tous avec plaisir que M.Chapais a été réélu Par le comté de Kamouraska.Tous les membres dont les si avaient té déclarés vacants par le comité des élections contesiées sont maiutenant réélus.Tenure seigneuriaie\u2014On à vu que les meneurs de la convention anti-ssigueuriale @vaient prie pour moyen d'agitation une préteudue clause de lu loi d\u2019abolition qui ne donnait au ceneitaire le droit de racheter sa tente coustituée que du consentement du seigneur.M.Poulin, le représentant de Rou- ville, sqent voulu dire le contraire dans ls séance du 15, on a refueé de le comprendre, et depuis on à préparé une requête Lânée sur cette clause qui n\u2019exisie pas dans Ja loi, da l\u2019intention de la (aire signer par les c taires.Mais aujourd\u2019hui, il est démontré clairement que les savants agitatsure n\u2019ont compris lu loi, et que ulin avait raison dans la eéence du 18.Croit-on que l\u2019organe des agitaieure va l\u2019avouer ?Point du tout, i soutient que l\u2019absence d\u2019une virgule j son interprétation; puis il ite le texte an- Bisis de la 29e clause, qui veut dire très- Claitement que le vensitaite pourra racheter cette rente deviendra due.En citant le texte anglais, il est certain de n\u2019être compris d\u2019un bon nombre de lecteurs qui lui donneront raison ; mais en définitive ia supercherie sera découverte.Néaumoins, le Pays laisse voir déjà que ce moyen d\u2019agitation lui échappe, et qu\u2019il veut en trouver Un autre, lorequ\u2019il dit on terminant: \u2018 d\u2019ailleurs, que fait la question de voir s\u2019il sera loisible au censitaire de se cheter, quand les charges que Ia loi lui impose l'empécheront de profiter de cet avan- loge ?Heureux celui qui peut se consoler auss facilement de ses étais ! On nous apprend à l\u2019instant que dimanche dernier, à vie assemblée lenue à St.Césaire, comté de Rouville, la conduite du Dr.Poulin, M.P.P., à blé approuvée ut uotamment son vote en faveur du bill seigneurial.Une seule personne #\u2019y owt opposée.Espérons ue les électeurs seront aussi intelligents ans les autres comtés.Les opinions émises MM.Blanchet et Chovalier dans la fameuss Convention d°/.nitiative sur l\u2019éducation de la jeunesse et lus écoles mixtes ont un défenseus z6lé dans le Moniteur Canadien.Ce défenseur est un homme qui gémit beaucoup, à l'instar du Semeur Canudien, et des Suisses en général, sur l\u2019ignorance des populations franco- canadiennes.Mais si des Romanciers pau- t trouver à vivre de leurs œuvres parini nous, et si la Suciété qui travaille à la conversion des Canadiens-Frangais redouble d'efforts, il est probable que la lumière, comme l\u2019eniend le Moniteur, se répandra insensiblement sur les bords du St.Laurent ! Cet écrivain qui semble lout youvesu duns ce pays, juge des populations iranco-Cana- diennen d\u2019après les récits des voyageurs qui ont le plus calomnié le Canada ; lsanc Weil, Warburton , Montgomery, Alexander, Richard Bonnycastle.Puis, it reproche à nes historiens Canadiens, MM.Bibaud et Garneau, de n\u2019avvir pas imité, comme lui, l'exemple de ces écrivains en parlant de la situation intellectuelle du Bas-Canada, Ceite préférence en faveur des opinions d\u2019écri- Vsins étrangers à notre race, à nos mœurs, à notre religion, et qui désiraient notre ruine, suffit sane doute pour faire comprendre au lecteur la sévérité du jugement que le rédacteur du Mondeur porte contre le Bus- Canada, sans cependant rendre grâce au clergé à qui est dû tuut ce qu\u2019il a d\u2019ins- traction parmi nous.Bien loin de Ji, il nous semble reprocher au Suriniendant, ai nous le comprenons bien, de nue pas repousser rans rd les suggestions et décisions des autorités ecclésiastiques.Où le Moniteur a-t-il pris information que le Dr.Meilleur eut arrivé à la surinten- lance malgré une vigoureuse opposition ?Personne à celte époque n\u2019a parlé de sa nomination avant qu\u2019elle eut eu lieu, pour la bonne raison que personne ne l\u2019avait prévue.La presse n\u2019a rien dit contre iui, aprésea no- mipation, et certainement le peuple en général l\u2019a trèe-bien accusillie.Partout cù il s\u2019est présenté comme chet du département de I'instruction publique, on l\u2019a reçu avec enthousiasme, et surtout à Sherbrooke et à Ayi- mer.Le Moniteur dit que \u201cle Dr.Meilleur aspirait à la Surintendanca qu\u2019il occupe maintenant \u201d\u2019 lorsqu\u2019il écrivait ses lettres sur l\u2019éducation en 1838.[| n'y a rien dans ces lottres qui justifis cet allégué, mais pansons lui cela et venons aux conclusions de son article.Il cite lus lettres du Dr.Meilleur, celles de M Che.Mondelet , aujourd'hui juge, publiées quelque temps aprés, et les horite de M.Bibaud surle Remy sujet pour y trouver quelque chose qui favorise ses upi- nione sur les âcoles mixtes.Il y trouve en effet des considérations en faveur de ces écoles, et comme ennemi de l'expérience acquise, il préfère de beaucoup ces opitions d'autrefois À celles qui prévalent aujourd'hui.Lorsqu\u2019eut lieu la discussion dont parle le Moniteur, sur l\u2019éducution élémentaire inconvénients des écoles mixtes n\u2019avaient encore été bie prouver ; on en fesait expérience en Irlande, par exemple, et l\u2019Archevéque de Dublin Ini-même favorisait cette expérience ! mais depuis on à acquis la conviction que de telles écoles ne peuvent avoir que des résultats funestes, et les chefs de l\u2019église catholique qui veillent nssidu- ment sur les peuples qui sont commis à leurs soins, ont répudié ce sysiéme.Mais le protestant qui rédige lo Meniteur ne tient aucun compte des enseignements des autorités ecclésiastiques.Il donne gain de cause au Dr.Ryerson, ministre protestant, duns sa controverse contre Mgr.de Chur- bonnel, et ou faveur des écoles mixtes.Vuici comment il argumnente avec ceux qui pensent comme Mgr.de Charbonnel : + Ces sectaires ou fanatiques se sont emparés des arguments dont l\u2019évêque de Toronto s\u2019est servi contre les écoles mixtes, et sans examiner séle raisonnement du prélal dlait judicieux où non, out menacé des foudres de l\u2019église quiconque se déclarait opposé aux écoles séparées.+ Discutons un instant, s\u2019il est possible de discuter avec deu gens qui ne veulent pas écouter.Pourquoi les écoles mixtes vous efrayent-elles ! Parce que, répondez-vous, la religion pourrait s'altérer dans leur enceinte.Muis laquelle des deux religions ?sera-ce la rel Molique t sera-re la religion protes Si vous avez peur que ce soit lu religio holique, celle que vous pratiquez, vous ln nupposez donc moins bonne où moins forte que l'autre?C\u2019est lui faire une cruelle injure, convenez en.Mais, si la res ligion testante doit y perdre, qu\u2019avez-vous besoin de trembler, vous catholiques ?La supé- riori:é de votre foi ne se manilestera-t-elle pas daus son plus beau triomphe ! ** Bien plutôt, avouez que vous ne savez pas ce qui vous pousse à crier con re les écoles mixtes ou que vous êtes ces \u2018\u2018 personnes possédées d\u2019un esprit «le prosélytisme oulré qui font de la religion une uffoire de calcul et d'intérêt\u201d signalées comme dangereuses par l'abbé Duchaine.(Mgr.de Charbonnel est trop Lien connu 4 Montréal des protestants comme des catholiques pour qu'une pareille accusation contre Jui fasse fortune.) \u201cLes écoles mixtes seront la perdition des âmes de vos enfants, dites-vous ; tnais pourquoi permettre à vos enfants de Fréquenter des enfunts des protestants, pourquoi souffrir qu\u2019ils aillent dans les familles protestants, conirectent des unions avec les protestants?* Pourquoi, vous-mêmes, entretenez-vous des rapports avec les protestants ?«Auriez-vous, per hasand, deux consciences ?* Les lois de la logique sont inflexibles comme la fatalité.* Résumons-nous: Une des causes prineipales des dissentions qui existent encore dans notre pa: entre des hommes «l'origine et de cultes hétéro- gèues obligés de vivre de le mâme vis, git dans ja séparation des écoles où ces hommes sont ios- truits; réunissons donc nos efforts pour extirper le mal, et créons des écoles mixtes.\u201c Nous naissons dans les ténèbres de l'ignorance, dit l\u2019abbé Rollin, la mauvaise éducation y sjoute beaucoup de faux préjugés.\u201cIl est vrai que ie vénérable auteur De la manière d'enseigner et d'étudier les belles lettres fut, lui aussi, incriminé d\u2019avoir troublé la paix de PEglise per ves écrits et soumis à des persécutions; mois Ul n'est guére fucile de contenter font le monde, et xi nos ronviclions nous valent un anathéme, nous nous consolerons en songeant qu\u2019il écrase aur son je quantité de personnes qui velaient et valent infiniment mieux que nous.\u201d Nous n'avons que peu de mots à repondre au protestant du Moniteur.La luite que Mgr.de Charbonnel a soutenus contre les défenseurs dos écoles misies, n\u2019est plum ici Ia lune d\u2019un particulier, a juits \u201cde l\u2019église elle-même, puisque les évêques réunis en concil provincia! ee sont pronvnces ce sons.Ce sont donc les autorités ecclésiastiques qui eont ici en cause et non pas seuiement Mgr.de Toronto, comme l\u2019é- erivain fait semblant de le croire ; et ainsi un eatholique qui aurait autrefois favorisé le systéme des écoles mixtes peut aujourd\u2019hui, suis élre accusb Je tergiversation, s\u2019y opposer et calu siriclement par principes.Mars, comme de raison, un protestant agira dans un sens contraire, et parce que l\u2019église aura prononcé, il cherchera des opinions pour la contredire, et uccusera d\u2019aveoglement, où d'être d\u2019Aumbler cocluves du purti-ténebres, ceux qui accopteruni ses décisions de bonne Y* 1airen dans les villes, et dans les campag Quand Mgr.de Toronto dit que ln religion peut e\u2019altérer dans les écoles mixies, il ne suppose pas, comme son censeur, qu'il y à deux religions ; il n\u2019en reconnait qu\u2019une seule, et il prétend que celte rel'gioa doit être eu- veignée dans les écoles, vans quoi les enfants randissent dans indifference, Ils sont ha- itués à respecter le maîlce qui les inetroit, ile s\u2019attendent qu\u2019il leur enseignera tout ce Qui est nécessaire dans le monde, et s\u2019il ne leur parle jamais de religion, de la vraie reli- ion, ile en conclurowt que c\u2019est uns chose Judifférente dont on peu fort bieu se passer.L'église protesiaute admeitant qu\u2019on peut se sauver partout, et nt fout au libre examen individuel, & certainement moins besoin d'enseignement que ls religion catholique.Cela so comprend.Kile est plus fucile 4 apprendre el à surtout À pratiquer ! C\u2019est une abeurdité de comparer lea rapporte que les enfants catholiques peuvent avoir avec les enfants prolestauts, dans les families et dans lus temps de récréation, avec leur réunion dans une même école où ils re- goivent leur instruction, et où il s\u2019agit de former leurs espritaet leurs cœurs.Tout le monde rira également d\u2019entendre le Moniteur demauder à Myr., de Charbonnel \u2018 pour quoi il entrelient-des rapports avec les pru- testants ?\u201d el aussi, \u201c a°il n\u2019aurait pas par hazard, deux consciences ?* Si le Moniteur connaissait un peu mieux les enseignementx de notre église, il saurait ce qu\u2019a promulgué le concil provincial re tivement aux unions contraciées entre catholiques et protestants.Après avoir écrit de telles choses, il peut braver l\u2019anathème et s\u2019en moquer, s\u2019u puyant du principe qu\u2019il n\u2019est guère facile do contenter tout le monde.[1 n'est pas plus fas cile de contenter tout ls monde, qu\u2019il n\u2019est possible de servir deux maîtres Dec et mam- monæ ! Elections municipales.\u2014 Quoique nous ayons pris le parti de ne pas entretenir nos lecteurs des élections municipales de cette ville avant les jours d'élection, nous ne ré- sinteruns pas au plaisir le reproduire quel- quesremarques du Transcript en faveur de la mairie du Dr.Nelson.Elle justifie tout ce que nous avons pu dire l\u2019an dernier en faveur de sa candidature.Nous concourons parfuitement dans les remarques de notre confrère.Les voici :\u2014 * Les candidats que nous avons entendu nommer et dont les connaissances et les capacités pour les charges ont été recomman- dees par nos contrères, sont en effet bien qualifiés.Notre premier magistrat actuel estun candidat à ln reélection.Tous les électeurs en sont satisfaite et connaissent ses qualifications pour remplir les devoirs de sa position vificiello.Pendant son administration, le Dr.Nelson a fait beaucoup pour le bien public, &t il reste encore à faire beaucoup de choses qui sont de sa compétence.Sous son udminiastration, la ville x été tenue daus un état plus propre qu'elle ne l'avait jamais été auparavant.ll a supporté courageusement la rexponsabililé immense qui pesait sur lui pendant ie choléra de l\u2019êté dernier.[| a promplement recouru aux moyens les plus efficaces pour combattre les causes de | épidémie, et les meilleures aug- ges! éclicales out été présentées pour Limite fireux ravages.Dans l\u2019oxetcice de ses autres fonctions, le Dr.Nelsou a fait reuve des inémes capacilés, Ila songé & à sécurité personnelle qui était négligée (e- puis si longtemps.Nos rapports de police ue montrent plus aujourd\u2019hui, comme les zn- tnése précédeules, ces nombreux cas d\u2019assauts, d\u2019outrages cruels, d\u2019attaques non provoquées contre ces individus pacifiques.Le crime est visiblement en baisse, et ous pouvons le dire avec confiance et plaisir, la paix de cette cité est bien ussurée.\u201c Le premier magistrat a apporté le même soin et la méme eollicitude l\u2019accomplissement de ses autres devoirs, [| a pensé à la détresse des pauvres et l\u2019a secouive pour le bonheur do Iu société : cetle attention a pru- duit un heureux elfet sur les mœurs.Quant à ce qui ast des entreprises publiques culouiées pour promouvoir les intérêta de la ville, non seulement le muire actuel ne les a pas perdues de vue, mais il lus a sucouragées et favorisées.« Si le Dr, Nelson désire continuer à remplir la place qu\u2019il occupe, nous n'avons aucun doute que tous les électeurs capables de comprendre l'importance réelle des devoirs d\u2019un premier magistrat, d\u2019assureront ses précieux services.\u201d Le Dr.Nelson sera réélu ; la cité ne sau- rail faire un moilleur choix, Nous espérons que les divers quartiers sentiront is besoin d\u2019élire des hommes com- pélents pour les représenter dans le conseil comme conseillers.Température.\u2014 Encore u.e variation marquante & ajouter aux précédentes si nombreuses Je cet hiver tout-à-fait nouveau en Canada, dans le district de Montréal du mo Vendredi dernier, vers trois heures de près-midi, il n\u2019est élevé une tempête de neige accompagnés d'un vent très-violent poussé du nord.Les élémens p: ient s'être dechainés.L\u2019atrnosphére n'étuit qu'un vaste tourbillos obscurcissant ciel et terre.Cet état de la natnre ne continua jusqu\u2019à samedi soir.[Il n\u2019est guère besvin d'ajouter quelle quantité de neige noue avons en ce moment, après un pareil ouragan.Au moment où nous mettons sous presse, la tempéralure s\u2019est aduuvie au puint de nous donner de la pluie, Pour la Minerve, (Extraite d'un article communiqué.) « Le Rédacteur du Journal vient d uns sortie contre le droit des propriétaires de terres seigueuriaies sur les ventes.Si l\u2019on devait l\u2019en croire, il paralyserait tous les moyens de faire pronpérer le pays.Ses déciamations sont le pendant de l\u2019assertion ue ce druit n\u2019était rien moins qu\u2019un grave obstacle à l\u2019établissement de cherius de fer, dont le ridicule s fail justice.¢ Comms on l\u2019a déjà remarqué, si ce droit qui ne se paye que dans lecas de ventes, et qui ne as paye jamais lorsque la pro- priélé foncière passe dans les mains d\u2019un nouvel acquéreur à tilre gratuit, quel serait Vétat de l\u2019Anglelerre où là masse de la po- pulationse compose généralement de locu- nes, de fermiers qui payent respeotivement cha- ue année, pour prix de lerme ou de louage, des sommes équivalenies à ce droit dit sei- gueurisl qui peut ne jamais se payer si la propriété ne change pas de mains, par vente.Cependant, c\u2019est certainement le pays dans lequel il ve trouve le plus de richesse, fruit de l\u2019industrie manufacturiere et com- maerciale portée comme l\u2019agriculture au plus haut degré de prospérité possible.On peut dire la même chose de la Hollande, surtout dans le temps de sa plus grande prospérité sous des lois de le même nature que oeiles que l\u2019on vient de signaler.«Le correspondant d\u2019un journatien déjà, mots mémen ne se trouvent , nil à d'a- à deux sous, par un arrêt dans lequel ces la fausseté du roman du taux des rentes à contre les droits des sæigneure, entre autres, seth de tous les prôtextes des déclamelions depuis plusieurs années, démontré In faus- nalogue.\u201cTi a soutenu do méme que ceux qu\u2019on homme seigneurs ici n\u2019ont plus que des druite de propriété qui n\u2019ont rien de féodal où te sgigneurial.11 a proposé déjà depuis iongRinpe, même à plusieurs reprises, une question de véritable importance en de- tnandant »'il existait dans vette piovinge une tenure qu\u2019il fut pussible en effet de qualifier de féodale où de seigneuriale par rapport aux cousitaires.11 n'a pas reçu de réponse.On croit pouvoir dire qu\u2019on ne peut résoudre celte question que Jane la négati PAPA CROIRE .lise de sa paroi pusition pss plus que l\u2019a iste du bill sei- neurial amendé par le Conssil Législatif où le celui de l\u2019Assemblée, l\u2019auteur croit devoir faire au moins remarquer que toules lenrs dispositions sont bien loin de lui tre daccord avec-les régles de la Morale et de l\u2019économie publique, méme avec les prin- eipes relatiis à l\u2019organisation comme au maintien des sociétés politiques.Pour le bill amendé parle Conseil, il croit devoir dire en même temps qu\u2019il milite beaucoup moins Coutre ses principes i ue celui de l\u2019As- sumblée.Si le Conseil s\u2019est rendu digne à j 5, C\u2019est d\u2019avoir d ette circonstance témoigné beaucoup Plus que de la déférence aux vues du l\u2019autre hambre, ce qu\u2019il a fait trop souvent, même à tréa-peu d\u2019exception près, constern- ment depois l\u2019Union.On pout facilement s'en convaincre, entre autres, en voyaut le nombre exigu de ses Lills auxquels il à ro- fasé de douner son concours.On n\u2019s pas moine cessé de l\u2019accuser de paralyser toutes les mesures proposées Ju l\u2019Assemblée, pour en faire un prélexte d'exiger de le rendre électif.À compter du vingt mui de l\u2019année dernière, les partisans de ce système se sont permis même d'avancer que ce Conseil avait rejeté le bill seigneurial sans discussion, même sans l\u2019examiner, «é Cette fausselé grossière démentie par des faits de notoriété publique n\u2019a pas moine de- culte époque été reproduite dans tous les journaux publiés dans notre langue et répétée de méine dans plusieurs assemblées publiques et naguéte encore deux fois dans les colonnes d\u2019une des fouilles rédigées par un de s06 législateurs, entin plus récemment dans [a lettre do M.Lemieux, inembre aussi de l\u2019assemblée législative.En dépit Je Pabaurdité d\u2019asserlions comme celles qu'on vient de vois, de basicoup d'autros semblables, même de calomnies plus grossières encore contre ce corpa et contre de ses membres, on peut ne pas croire à la mauvaise foi de ceux qui se sont permis de lus propager.S\u2019ila n\u2019élaient pas sincéres, leur conduite serait le dernier degré l'une corruption dont le déshonneur retomberait natureflement sur la masse de tive compatriotes.Ou pourra voir bientôt que les partisans de l\u2019abolition se sont rendus coupables de bien d\u2019autres fautes du même genre par rapport à l'ubjet de cette discussion.\u201d LE JEUNE MARIN CANADIEN.Air : Partant pour la Syrie.INAPNE A NECN e Natif de Laprauie, Baptiste, le marin, En quittant sa patrie, Avait le cœur chagrin ; Il embrassait sa inère Pieurante ee bras, Et lai disait, espère ! .Dieu guidera mes pas.{ Bis.Je suis novice encore A l\u2019endroit d\u2019l\u2019Océan : Sauf aur nos lace, j'ignore Les fureurs d\u2019l'ouragan Autour d\u2019inoi l'onde amère Bientôt ne manqu\u2019ra pas ; Console-toi, ma mére, Bi Dien guidera mes pus.1 L\u2019aoldat reçoit l'baptême De feu, pour nous mat\u2019lots Nous le r\u2019cevons de même, Mais c\u2019est l\u2019baptéme des Hole, l'antôt au cercl\u2019polaire, Tautôt sous d\u2019chauds climats.Coneole-tui, ma mère, Ris.Dieu guidera mes pas, .Pr\u2019ai pas vu \"Atlantique, Main j\u2019connais |\u2019St.-Laurent, Pas toujours pacifique, Lorsqu'y nouile le Yent.D'naviguer en rivière Aujourd\u2019hui je suis lus ; Console-toi, ma mère, Dieu guidera mes pas.} Bis.Comm\u2019 l\u2019roquois sauvage, ois conduire un canot, \u201c1e plonge et je nage Avi bieu que Prat, D'an\u2019main sûre et légère, J'grimpe aux vergues, aux mate.Cunsole-tui, ma mére, Bi Dieu guidera mes pas.| .d'm\u2019embarque pour ia France, C\u2019beau pays de nos aïeux ; Dès ma plus tendre enfance, \u2018Fa m'as parlé d'ces lieux, J'visitrai l\u2019Angieterre Et d\u2019autres bords là bas, Conscle-toi, ma mère, Dieu guidera mes pas.| sis Quand, déchirant ma voile, La tempét\u2019mugira, J\u2019compl\u2019eur ma bonne éloite, Qui me protégera, Et si, daus c'temps de guerre, J\u2019dvis marcher aux combats, Console-toi, ma mère, bi Dieu guidera mes pus.\u2014 Oui le ciel, que je prie, Entendra mes souliaits : Je n\u2019veux point, mèr*chérie, Te quitter pour jamais ; Le bon Dieu d\u2019ma prière D'aign'ta faire un peu d\u2019cas ; Console-toi, ma mère, Bis.Dieu guidera mos pas., Consol\u2019 ma fiancée, Josephit?«le temps en temps ; Sans cesse à ma pensée rimes a\u2019ront présente, belle étrangère N\u2019aura pour moi d\u2019appas ; Console-la, ma mère, His.Dieu guidera mes pas.| 4 à l\u2019sort barbare L'aous d\u2019autres cieux, Et toujouré nous sépare, Mère, accept\u2019mes adieux Loin d\u2019ma natale terre, S°il m\u2019condamne au trépas, Console-toi ma mére, } Bis.Dieu ne me damn\u2019sa pas, $ 7% A.Mansais \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A PEditeur dela Minerve.Monsizun, Je pense que vous me permettrez de rectifier une erfaur que vous avez commise à mon égard, dans votre feuille du 19 courant, en rapportant les procècés de In cour des sessions générales de la paix.Vous dites le Reine r.Louis Lszure, sur conviction d\u2019assaut,\u2014jugement.Le cléfendeur est con- demné à payer i Notre Souversine Dame Ia Reine une pénalité de x50 et de là emprisonné jusqu\u2019au paiement d\u2019icelle, Ceux qui ont lu ces remarques ont dû croire que l\u2019assaut en question était d\u2019une nature extrémement grave, puiequ' avait cru devoir le punir d\u2019une mai sévers, el c\u2019est pour (létruire colle impression que je demande une rectification.Je n\u2019si pas été condamué à £50, mais d cinquante cheline d'amande pour avoir mis à porte de ma maison un homme qui était entré chez moi, et s'était conduit d\u2019une manière grossière à mon égard.J'ai l\u2019honnour d\u2019être, Monsieur, votre aire, vis Lazvne.Montréal, 27 janvier 1855.UNORGUE, M.le Rédacteur, A invité ves jours detniers par M.Ovide Paradis, de St.Michel d'Yemaska, à touchez un Orgue qu\u2019il a fait depuis le mois de juillet dernier, et qu\u2019il a placé dane lé- » pour le jour de Noël, en attendant qu'il lo vende, jo me ovis rende, \"| soldate qui Comme étant depuis une viagtsive d\u2019annbes lorganiste de In Wiviore du Loup, et que mon epinion pouvait être de quelque poids, sur le mérite l\u2019æuvre de cs jeune artiste, qui n\u2019a pas encore atteint sa viogtième arinée et qui u's fait aucun apprentissage, je ne me suis rendu à son iuvitation qu'avec Ia plus pénible appréhension ; je me croyais dans la difficile alternative, ou «le déguiser ma pensée ou de décourager un jeune homme qui avait bien toujours ie mérite d\u2019avoir réussi à termines un ouvrage aussi compliqué et dont l\u2019exéoution exige tant d\u2019assiduité, de persévérance et méme d\u2019habileté ; mais je n\u2019eus pas plutôt touché le clavier de ce petit chef- d'œuvre, que j'éprouvai un bienheureux sou- legement, le malaise dont je n\u2019avais pu me défendre s\u2019évanouïssant, comme par enchan- lement, aux sons doux et harmouievx du ce superbe instrument.*abord, il est extrément doux à jouer, puis on y trouve certaines additions presqu\u2019inusitées jusqu\u2019à présent, quoique trés-propres à doubler ia valeur intiinaèque d\u2019uu Orgue : il contient une (ctares-Unies, c'est-à-dire, qe tirant ua régistre, les octaves, partant u C du milieu du clavier, en montant, se trouvent liées ensemble ; par exemple : en touchant le C, le D, etc., eic., ces notes se trouvent répétées à leurs octaves plus hautes, sans qu\u2019on les touche ; cu qui équivaut à un clavier et demi ; ii est musi en outre d\u2019on eu de pédulen d\u2019une Octave, ce qui contrie bue beauconp à varier la puissance de ses sons qui Pemportent incoutestablement sur les Orgues de même dimension, par leur doucenr et leur mélodie.Il contient vix j-ux complets, entre lesquels on admire un jeu de tromputles dont le sun est remarquablement moëlieux et nourri.Jamais je n\u2019ai touché d'Orgue avec plus de plaisir et d\u2019avar.lagu que celui-vi, et je n\u2019hésite pas à assurer que cet échantillon des capacités «l\u2019uy jeune homme de dix-neuf ans, ferait honnelff iméine à un artiete plus âgé et plus expérimenté dans cette branche.Je dois [nite remurquer aux personnes qui voudraient vérifivr, par elles-mêmes, ce que je certifis par conviction, que cet Orgue est place dans une situation 11es-lésavaniageuse, étant sur lu plancher de :a nef entre le mur latéral et les stalles du cliœur, et qu\u2019ii y gu- gnerait beaucoup à être élevé st dans un on- roit central de D'Egiise.Lyon Canon, Organi-te.St, Michel d'Yamaska, le 16 junv, 1855, Rapport Hebdomadaire des Mortalités, DANS LA CITÉ DE MONTREAL.Du ue.jour de Janv au 27e.jour de Janvier 1855 #; Gaiçons, 17 ; Filles, 15 : Total, 41 \u2019 TON A A ADEE.Apoplexie.1 Consomption.Coqueluche .Dentition- .Freaypèle.F dures ren Fluxion de Poi luda.du cee Petite vérule.Hein, 3; Fem., Débilité des enlants.Cm 0d = tp eS Bog \u2014\u2014 aE W Au-deasors d't an el 22 an De 228 an D364 10a Del0A30 ans.Lioux de Naissance.88 [rime a= Canada Angleterre Nouvelles de l\u2019Etranger.On litdaus une correspondance d'Italie publiée par ie Constitutionnel : * El eat de fait que le nombre des agents russes en Élalie est très grand, el que leur activité est excessive.ify & quelques jours, le comte Oriuff est passé ici sous un nom supposé ; il se rendait à Florence, et l\u2019objet de son voyage n donné lieu à des supposi- tiuns sans fin.Je ne sais rien de ses démarches, mais il en est d\u2019autres dont le langage et les actes contradictoires méritent d\u2019ètre aignaiés.Par exemple, il y à à Gé- nes un comte Skariatins, secrétaire de la légation russe à Rome, et premièrement chargé d\u2019affuires à Turin en 1848, qui, sous le rétexie de la santé de sa femme, est venu L'oènes, où il excite les espérances du parti républicain, en parlant son maître comme de \u2018\u2018 l\u2019ami naturel des nationalités qui se svulèvent, \u201d tandis qu\u2019il assure d ses anciens amis los rétrogrades de ce paya, que \u201c l\u2019Empereur ne jouers jamais le jeu de Kossuth où de Mazzini, ?* « En Lombardie, {les intrigues moscovites se font remarquer par la même politique à double face.La propagande russes y travaille les officiers des régiments slaves, ct, en même temps, les agents du Czar célé- brent avec chaleur la vieills alliance de l'Autriche et de lu Russie.Mais, sutlo voce, ila conviennent du mépris que leur empereur professe pour François-Juseph.\u201cEn Facane, c\u2019est la même taclique.Là, la barontie de Meyendorl (parente du dernier ministre de Russie à Vienue) et le comte Orsini, qui habite Alexandrie, sont les agents reconnus de [a Russie.A Naples, la comie Kakkoschine, ministre de Russie, qui a longtemps résidé en Italie, n'éparg eun effort pour répandre les mêmes idées, pour ainsi dire, à deux tranchants.« Entre ces deux granda groupes d'agitu- teurs, les démagogues exilés vt les agents de lu Ruasie, le peuple italien w été naturetie- ment fort agilé daus ces derniers temps.SIÈGE DE SÉBASTOPOL.Le mitustre de la guerre à reçu du général commandant eu chef l'armée d'Orient le rapport suivant, daté devant Sébastopol le dévembre 1854 : * Monsieur le maréchal, \u201c* Le mauvais lumps A coutinué avec de rares et courtes intermittences d\u2019arnéliors- tion ; nous n\u2019en continuons pas tmoius, et autant que possible, & enlacer In place avec nos tranchées, el tous les travaux du siége se porfectionneut et se cunnolident, malgré la saison pluvieuse qui rend les trausports très difficiles.\u2019 Les deux armées s'aident réciproquement.Je dois à l\u2019armée anglaise le transport de presque toute la cavalerie dont je dis- en Crimée, et, de mon côlé, j'ai mis à a disposition de lord Raglan mes cacolets pour porter ses malades a Balaklava, et des attelages pour le transport de ses munitions.Ces échanges contribuent à entretenir d\u2019excellentes relations et une cordialité parfaite entre les deux armées.* {1 ne se passe Jers de nuit sans que plusieurs points du développement de nos at- reçoivent l'effort d\u2019une eortie, qui coûte généralement cher aux assaillants.\" lier, à deux heures du matin, les Rus- tes, aprée avoir fait une sortie sur la de pa- ralléle des Anglais, les out vigoureusement repoussée, ont lement fait une dé- tmonstration aur le centts et Ia gauche de nos Accueillis par un feu trés-vif ot rigé, ils se sont relirés devant nue 6 poureuivaient à la baïunnelte.L'ennemi à laissé bou nombre de morte sur le terrain.* Afin de rendre plus efficace la garde des tranchiésa, j'ai créé un corps de volontaires ui ont la mission d'éclairer le nuit les abords je no travaux, J'attends te bune résultats \u2018de cette inetitution, qui compiele celle des francs-lireure, organisée dés le commencement du siége, et qui fonctionnent pendant le jour, dans nos tranchées mêmes.Île ont de fait beaucoup de mal à l'ennemi.inai que je vous lai annoncé, nos tra- dent actuellement jusqu\u2019au fond de la baie de ls Quarantaine.l'ennemi ve montre prboccupé des effurts que nous faisons de ce côté, et son nutillerie tous dispute vi vement letetrain, où nous sommes, com presque pattoul, obligés de creuser dana le FOO ; IAIN Now progrés n\u2019en sont pas moine réels, el nous restons occupants.Je vous ai informé que l\u2019ennermi avait précédemment en grandes masses.Jai voulu m\u2019assurer de lu situation qu\u2019il avait prise dans cuite direction, el j'ai poussé avant-bier, jusque vers ie village de Tchour- nna, une recounaissance cumposée d\u2019une brigade de cavalerie sous les ordres du générai d\u2019Allonville.Elle & rencontré, en arrière du village de Kamara, quelques cen- taiues de tirailleurs, qu\u2019elle a rejetés dans les ravins.Des groupes de cavalerie, accompagnés «de leur artillerie, et quel ues ba- taillous d'infanterie ont para sur les tances de la reconnaissance, mais n\u2019ont point cherché à entraver son opération, qui s\u2019est très heureusement accomplie.*\u2019 En même tempe, un millier de fantas- sains, écossais et zouaves, sortait de Balskia- va par la droite de nos positions, et explorait les hauteurs qui w\u2019étendent vers la vallée de Baïdary.Ils n\u2019y ont rencontré qu\u2019un poste de Cosuques.?* En somme, je pense qu\u2019il n\u2019y à sur la rive gauche de lu Tchernaïa que des postes ennemis observant de loin nos positions.Ii s\u2019est évidemment produit dans l\u2019armée russe un mouvement dont ia cause probable est le débarquement des troupes turques qui se continue 4 Eupatoria.Je saurai bientôt à quoi m\u2019un tenir à cet égard.!\u2019 Bien que le nombre dus malades ait un pen augmenté, par suite de l\u2019humidité per- pétualle uu milieu de laquelle nous vivons, \u201cétat sanitaire est satisfesant, et le moral de l\u2019armée est parfait.?* Si les troupes ont été fortement incom- modess par les pluies, il n\u2019a pas encore fait froid ; la neige, qui couvre depuis longtemps la cime des moutagnes de l\u2019intérieur, n°a pas paru sur le plateau que nous occupons, et le thermomètre n\u2019est pas descendu une seule fuis au-dessous de zéro.Ces conditions générales sont rendues meilleures par les soins qu\u2019on prend de nos soldats, et, gri- co à la sage prévoyance de l\u2019empereur et de son gouvernement, l\u2019armée jouit d\u2019un bien- être relatif qui lui fait supporter gaiement les fatigues qui lui sout imposées.** Le chiffre des malades dans nos hôpitaux militaires de Constantinople est de 3,794, dont 1,887 blessés.Dans ce nombre figurent 266 Russes.J'ai établi en Crimée, prés de la baie de Kuratch, un dépôt de convalescents, où se rétabliront les hommes sortant des ambulances de l\u2019armée qui n\u2019ont be- soili que d'un peu de repos pour reprendre leur service.Celte mesure diminuera nos évacuations sur Constantinople.8.A.L le prince Napoléon, encore retenu à Constantinople par la maladie qui l\u2019a forcé de quitter la Criméa, voulait vanir nous rejoindre.J'ai dû m\u2019opposer à ce retour, qui comprometiait la santé du prince.Agréez, ole.Cannopenr, \u201d On lit dans la correspondance du Sémaphore de Marseille : « Constantinople, le 14 décembre.«é Voici len dernières nouvelles reçues ce Criniée en date du 13: [| paraît évident qu\u2019on ne pourra s\u2019emparer d\u2019abord que de la rtie sud de Sébastopol, celle que les boulets onl complètement détruite ; quant à l\u2019intérieur, il faudra faire la guerre Je rues et de barricades ; on a embarqué mardi ici pour la Crimée vingt mortiers à la Cuéhorn, qui serviront dans ce ganre de lutte.Mais s\u2019il est probable que la partie au nord de la rade tiendra quelque temps encore, il est certain, d'un autre côté, qu\u2019aprés la prise de la ville et la défaite de l\u2019arniés russe, contre laquelle on se propose de prendre l'offensive, elle ne ures longlemps contititer une luite dont \u2019isaue est certaine.« Les renfuriaÿ arrivent chaque jour en masse.Le général Dulac el le général Bis- son, arrivés, le premier dimanche et le second samedi, sont maintenant en Crimée, oi la Te division sera bientôt réunie.«é L'intention des Russes serait d\u2019incendier les magasins d\u2019approvisionnement qui ae trouvent Kamiesh ; mais, en prévision d\u2019une surprise de nuit, la baie de Kamiesh est fermés tous les soirs à six heures, à l\u2019aide de deux grosses poutres reliées par une chai- ne.« L\u2019amital Bruat, qui a sous ses ordres immédiats les bateaux à vapeur da la floite, leur & donné la mission de surveiller et de uider tous les bâtiments à v qui ven- ent entrer dans la baie de Kamiesh, dont l\u2019entrée est à peine visible du dehors et offre quelque danger.\u201c* vaisseau à hélice Napoléon à terminé ses réparations et est sorti hier du port de l\u2019Arsenal.Hi part aujourd'hui ou demain pour la Crimés avec des troupes.« Constantinople, le 18 décembre.« Comme je vous le disais dans ma dernière lettre, les nouvelles batteries frunçaise- étaiont prêtes ; les batteries anglaises n\u2019étaient pas encore terminéen ; pour les aches ver plus promplement, chaque jour, quatre cents hommes de troupes françaises se joignaient aux Aaglais et travaillaient i la construction de ces batteries.« Le 10, les Ruases unt fait une sortie qui a eu plus de succès que les précédentes ; ile ont attaqué en flanc et de front une tranchée française, se sont emparés de trois mortiers à la Coëhorn et ont fait prisonnier un lieutenant d'infanterie.He ont été néanmoios ro- prune et ont perdu beaucoup de monde.ne de leurs compagnies notamment s\u2019uat trompée de chemin en faisant sa retraite, et ent tombée sur les lignes anglaisus, qui Pont anéantie.Il faut dire, pour expliquer ce quasi-succéds des Russes, que la tranchée élait défendue par de jeunes soldats qui voyaient le feu pour la première fois ; mais lorsque des renforts leur sont arrivés, ils ont bravement rempli leur devoir et fait expier aux Russes la prise des inurticrs, Paris, 3 janvier 1855, Nos lettres de Constantinople sont du 25 décembre.Rien d\u2019important de Crimée ; mais les armées alliés çe trouvaient considérablement rar furcées et l\u2019on a\u2019aitendait à recevoir sous peu quelque ra de nouvelle de ce côté-là.À Constantinole même, l\u2019événement du jour, c'était ln publication dans le Journal de Constantinople du 19 décembre d\u2019une sentence du conseil des minisires qui déclare Mé- hémet Ali-Pacha coupable de vénalilé et or- doune la restitation par le Pacha à M.Mighir- ditch Djézaiili d'une somme ie 75,000 piastres turques.Lu question des cachets n'étant # encore tranchée et la chose trainant en otigueur, Reschid-Pacha n'a rion trouvé de migux pour perdre Méhémet-Ali dana Popi- nion publique et les bonnes grâces du Sultan, que de faire rendre par le conseil dus minise tres une sentence sur un accessuire du procès, sutfisamment consisté celui-là même de Méliémel-Ali, ainsi que cela résulte du texte même Je cette pièce.Les res, en sig ant celle sentences, ne ss doutuient pas qu\u2019elle serait publiée dans le Journal de Constantinople avant d\u2019avoir reçu ln sanction du Sultan.C\u2019est sans doute pour engager irrévocablement ses collègues d a lutte avec Méhémet-Ali et pour en- rer le Sullan lui-même, que Ruachid a fait donner à cet acte une publicité pré- matutée.Celle publication a Fon étonné le corps «liplomatique, qui, tout en ne duutant pas de la culpabilité du Méliémet-Ali, trrave espendant cet note inopportun.Méhémet- Ali est le beau-fils du Sultan, Lord Red- cliffe s\u2019est tendu, auprès du Sulisn et de ses ministres, I\u2019orgune dea sentiments Ju ses collègues à cel égard, ot on o'attend d un déea- veu de cetle malencontreuse publication.| Cet incident, qui & peu d\u2019importance en lui- | même, en à une furt grande par ie jour qu'il jette nur la situation morale de la Turquie.Méliémet-Ali n\u2019ust pas le seul coupable, et il en est d\u2019nutres qui ont donné l\u2019exemple de ces iurpitudes.Et cela ae conçoit du reste.Otez nu musulman son fanatisme religieux, i raison d\u2019être et la source de sa urce et ce an puissance, que lui reste-t-il ?Le plus monstrueuse sensualité.Ki, comme ce n\u2019est qu\u2019à force d'argent qu\u2019il ent possible d'en satisfaire les exigences inentiables, amasser de l\u2019ot, per fas el nefus, telle doit être et toile eut effectivement le passion do_ par l\u2019aveu de et principalement chez les fonctionnaires.Notre \u2018correspondant fait À ce sujet des ré- Hexions qui le conduisent à une conclusion opposée aux espérances que l\u2019abolition de la vente des esclaves citcasso-géorgiennes inspirait naguéra d un autre de tos amis de Constantinople pour la réforme des mœurs en Turquie.Ce dernier faisait remarquer que déjà plusieurs fonctionnaires turcs n\u2019ont qu\u2019une seule femme.L'auteur de la correspondance que nous recevons aujourd\u2019hui répond que les Turca en général, ut les haute fonctionnaires en particulier, n\u2019ont une seule femme que lorsque leurs moyene ne leur permeltent pas d\u2019en avoiz plusieurs, et il Wen connaît pas un qui, Pouvant en avoir plusieurs, se contente d\u2019une seuie.Un Turc, un mahométan sans harem, c\u2019est-à-dire sans deux ou trois épouses légitimes et un nombre indétermniné d\u2019odalisques et d'esclaves, ou qui ne les possédant pas ne cherche à les avoir, est un phénomène.L\u2019abolition sérieuse de l'esclavage ne cessera d\u2019être un mythe en Turquie que lorsque le Coran aura été jeté à l\u2019eau, où bien lorsque l\u2019Europe sera décidée à faire exécuter par la force les beaux firmans qui viennent de l\u2019interdire.C\u2019est alors que l\u2019Europe devra aussi donner à la Turquie des finances, des routes, des ris, tout, jusqu\u2019à des édits chargée de faise alayer ses rues, et des tombereaux pour en enlever les immondices.L'œuvre difficile,
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