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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
samedi 5 décembre 1857
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1857-12-05, Collections de BAnQ.

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[" LC MONTREAL, BAN-CANADA,SAMEDI MATIN, 5 DECEWBRE 1857.7 Regardes ol-base grues lement en mains mas y 5 a MARCHE el à des termes a , avee dos Litres inrontestabies, les pro- prifiée suivantes, s\u2019avoir : J maison en brique, à deux étages, sitube sur la Place Jacques-Cartier.Une t belle pläce d'affaires.\"+ et résidences en pierre de taille, à trois étages, situés rue Ste.Marie, - faubourg Québec.! t'mnalsso de brique, à deux étages, rue Perthnis «18 egaissma de bois, à deux étages, ( 16 résidences) rue Sydenham, | amison en bois, à deux 6! roe St.Nie coles Tolentin, près la rue Craig.+ maison à un étage, rue Panthaléon, Côte à i arson.*°& fagsonn à La Présentation, 70 acres.?ferme au Dépôt de Belœil, 120 acres.me à St.Hyacinthe, 110 acres.3$ pour bâtr, situés rue Université, rue : Sherbrooke, rue Drummond, rue Cadieux, rue St.Denis, rue St.Charles : Borrumée, rue Bleury, sue Leclaise, rve Bie.Catlins, rue Richmond, rye Guillaume, rue du Cimetière, rue McCord, rus \u2018Thomas, 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saison \u201c4 oietlie, Auesi.l'ascortiment ordinaire de Coes.\" d'sutemn aa 1857, ARRANGEMENTS DE PRINTMPS.ED 0 WD i CHEMIN DE FER CENTRAL DU VAMONT er VAPEURS DU LAC CHAMPLAIN, Les Voyageurs quittant Montréal par le Vapeur \u201c IRON DUKE*I à 3 00 P.M.,àt.Lambert & 8h.30 P.M., et vont prendre à 5.45 P.M.à Rouse Point irs chars du Chemin de Fer Central et les Vapeurs du Lac Champlain, Les Voyageurs pour BOSTON , LOWELL, WORCESTER NASHUA, LAWRENCE, MANCHES TER, PORTLAND, CONCORD, NEW YORK.NEW HAVEN, SPRINGFIELD FITCHBURG, et toutes les Localités inter médiaires, logent à White River Junction ou Windsor, et arrivent de bonne heure le lendemain aux lieux sus-mentionnés.Les Voyageurs pour WHITEHALL, SARATOGA, SOHENEC- TADY, TROY, ALBANY et NEW YORK, r les Vapeurs de Rouse\u2019s Point arrivent & Whitehatl & 6.00 A.M., Troy 10,00 A.M, pour prendre les Vapeurs de l\u2019Huduon et je Chemin de Fer de New-York, Cadres gratis sur le lac Champlain KP\u201d Prix à Troy, Albany et Schenectady, UNE PIASTRE DE MOINS que par un autre ligne, etau moyen de billets pour New-York par Vapeurs DEUX PIASTRES DE MOINS.Les routes susnommées sont plus courtes et plus con- tortables que toute autre ligue.Pour les Billets et autres renseignements s's- dresser aux Bureaux des Compagnies Nos.63,65 et 63, Rue des Coramissaires, Montréal.PAUL MUNDOU, Agent général du C.F.C.du Vermon et des Vapeurs du Lac Champlain AVENDRE PAR LES SOUSSIGNES No.133 et 135 Rue St.Paul.MARCHANDISE SÈCHES, KPICERIES MOULANGES FRANÇAISES, PIERRES A MOULANGES, TOILES A BLUTEAUX.EF.HUDON FILS & Cie.14 mai EDOUARD FONTAINE, BARBIFR, RASEUR, COUFEUR L'K.CHEVEUX, ET TEINDRE LES CHEVEUX.Tient sa résidence à\u201c Montreal House,\u201d place de la Douane, où où le trouvern constamment à toute heures depuis 5 heures A.M jusqu\u2019à #4 b.P.M., ainsi que le Dimanche depws 5 h.A.jusqu\u2019à 8j A.M.vix sous ; couper les cheveux 15 tête 1s 3d.THE Provincial Insurance Company.on £496,520 Lak 968,714 1s Capital souscri Capital payé Président.+3.8, Howanp, Ees, Vice-Présideut.Hon J.H.Camxnron, M.P, DIRECTEURS : Geurge Crawforil, écr, M, P.; Hon.J.H, Cameron, M.P.; A.M.Clark, écr., M.D.; John Arnold, éer.; J.$.Howard, éer ; KE.F.Winttemore, dor.; George Duggan, Je, ; Capi.P.Wallace; Hou.W.B.Robinson.M.P; Jobn Cameionne éer ; Duncan MacDonald, écr.$ Gérant.Edw.Tuylor Dartnell, écr.laspecteur des Ageuces, E.H.Whitmarsh, éer.Banques :\u2014Toionte\u2014City Bank of Montréal.New-York \u2014MM.Duncan, Shere man & Cie, So'liciteurs.MM.Duggan & Burns.BURRAU PRINCIPAL-RUE TORONTO, TORONTO.Agent de Mon°réal, pour le Département du Feu :=\u2014J.Le BrauuT, ci-devant Comptable de la Banque du Peuple.Bureau, Tue ML, Sacrement, au-dessua du Bureau de A l\u2019Ansurence autel \" nla pour les Risquen in s en.Mils, attic & LC Belliciteurs pour le Bus-Canada ; ce & Morris.arine intérieure: MM Torrsn- LEY rernonnes qui auraient intention de x'at- aucer & u:tte Compagni>, sont priées d'examiner les avantages qu\u2019elle offre, ; Les Asauraucs ont toutes les ruretés possibles dens cette Compagnie, par le Capital très-con- sidérable, qui en trouve souscit par les proprié- tuires les plus ciches du Haut-Catiadu, ce qui met cette Compugnie dans une position tout aussi solvable et respectable qu'sucunes des Emme ques de la Province, £240,000 ct., de ce capital sont souscrits par de richex propriétaires de In partie Qentrule du Heut-Canada, c-d-d depuis Toronto jusqu\u2019à Port- Hope ; ce qui tait que l\u2019on peut dire que cette Compagnie est sous tous le: Compagnie Provincial Lies Actionnsises soul toux 2ésidants dans le province et trés bien connus de la société ; il y va de teur intérêt que les #faires de cette Compagnie soient cotdustes avec prudence et économie, Cette compagnie à éprouvé des pertes ane considérables ces antiées dernières ; muis apuès avoir renconlsé ses obligations rile aura 1udépeu< fament de son revenu annu l\u2014lrquet u rapporté \u2018année dernière le comme de L013, (K0\u2014un eur.lus de £15,826 courant, exclusif de is balance ju eapitel souscrit, qui n\u2019est pas encere payé et ui est de 374,879 19 0 cl., où de 81,490 919, % piasires, Le Compagnie n cent dix-neuf agences en opération el fait des affaires très considérables dans toutes les parties ouest du Canada.Son taux cel aussi bas qu\u2019amcune des Assutan- ces de la province.Les réclamations contre elle seront promptement payéssiorsqu'elles seront fournies avec des prouves satisfaisantes N.B.Les Directeurs da cette Compagnie ent lait récemment une réduction consklérable sur le taux des asstirances pour ls campagne, dans le Bas-Cunada.Bureau Lecal a Montreal.HON.LOUIS RENAUD, ALEX.MORRIS, der., Avocat, W.B.LAMB, écr., apports une J.L.BRAULT, Agent.Montréal, 18 sépt\u2014tmb Cr sont, charmante souveraine, Des sujets de toutes couleurs Qui vienneat saluer leur reine.\"MEAY.___PEUILLETON CECI.SUITE.Vii.Les événements de ce fimeux 5 novembre durent probablement satisfaire les convives de sir Charles Basinstoke.Quant à nous, nous avouons qu\u2019ils nous causèrent un certain désappointement, la démonstration populaire étant restée positivement au-dessous de ce qu\u2019on en attendait.Toutefois, en songeant au grand nombre de prélats et de hauts dignitaires de l\u2019Église qui furent promenés dans les rues et brûlés en effigie à cette occasion, aussi bien qu\u2019à la vexation que durent en éprouver plusieurs millions de sujets anglais accoutumés à considérer avec respect les fonctions et les per- tonnes ainsi vilipendées, nous devons reconnaître qu\u2019après tout celte manifestation fit honneur à ceux qui y prirent part.Disons ici, dans l'intérêt de la vérité, que notre héros, sans décliner précisément offre que lui fit sir Charles de l\u2019accompagser à Glanford pour jouir du spectacle projeté, témoigna un si vif désir de retrouver certaines perdrix échappées la veille à sa poursuite, qu\u2019il fat définitivement remis aux mains de M.Wad- dinghead, le garde de chasse.Peut- être ce digue fonctionnaire fut-il parfois étonné de la distraction du jeune gentilhomme ; néanmoins, vers la fin le la journée, la eamassière se trouvant euffisamment remplie, tous deux reprirent la route du châtean de fort bonne humeur.\u2014Si milord veut me permettre un avis, dit le garde, je lui conseillerai de prendre le chemin de traverse, c\u2019est de beaucoup le plus court et le plus tranquille.\u2014Il a l\u2019air terriblement humide.\u2014Peut-être bien, mais je crains M.que milord ne fasse des rencontres désagréables sur la route.Tous les mauvais drôles du pays semblent s'être donné le mot; ils se rendent en foule à Glanford pour voir brûler le pape.\u2014Îls ne nous brûleront pas avec lui, j\u2019eapère.\u2014Je ne veux pas dire ça, milord, répondit le garde em riant; seulement, comme il est probable que bon nombre d\u2019entre eux ont un cou dans la tête, squi respect, on ne sait pas ce qui peul arriver, \u2014Comme vous voudrez, dit notre héros, trop indolent par habitude plus encore que par nature pour chercher le péril ou l\u2019ennui, je me laisse guider par vous, marchons.N'irez-vous pas a Glanford ce soir pour le feu d'artifice ?\u2014Si je peux persuader à mudamne et à mademoiselle de rester à la maison; car ce ne sera pas un lieu convenable pour elles.\u2014Et pourtant je suis sûr qu\u2019elles aimeraient beaucoup voir rôtir le pape, qu\u2019en dites-vous ?\u2014Oh! certes, et il le mérite bien.Ne pas vouloir reconnaître nutre reine, ni traiter avec elle de souverain à souverain ! En causant ainsi, Saint-Edmunds et son compagnon avaient atteint lu maison de tnistrias Hawthorne, od quelques jours auparuvant le comte avait laissé un chien blessé.Grande fut leur surprise À tous deux, en apercevant sur le seuil de la porte Cécile en personne.\u2014Sauf votre respect, milord, dit le garde, voild une jeune demoiselle qui serait beaucoup mieux à la maison ce soir que dehors.\u2014Saint-Edmunds se dirigea vers elle sans répondre, mais il fut bientôt frappé de sa pâleur extraordinaire et de l'inquiétude qui se peignait sur ses traits, \u2014Vous devez être bien étonné de me voir ici, lui dit-elle, et me trouver fort désobtissante ; c\u2019est que le devoir qui tn*y appelle ne souflrait point de retard.\u2014 La pauvre fille serait-elle done plus mai ?-\u2014Sa fin approche à graude pas, et celui qui seul peu lui donner consolation et courage n'est pes là.C'est une chose terrible ! \u2014Disposez de moi, dit Saint-Ed- munds avec empressement, et croyez que je serai trop heureux d\u2019être utile À quelque chose.\u2014Je vous suis bien reconnaissame, déjà j'ai expédié un messager fidèle.\u2014Quoi qu\u2019il en soit, vous me permettrez de rester avec vous jusqu'à ce que je vous aie vue saîne et sauve, À la maison.On dit que la route fourmille de gens qu\u2019il ne vous sernit as bon de rencontrer seule à cette ure avancée.\u2014\u2014Je ne puis croire, dit Cécile avec ue Saint-Edmunds ait eu le temps de répondre, Cécile s\u2019écria en apercevant une personne à distance : \u2014Ah ! mon Dieu, voili M.Lewis: c\u2019est ce que je craignais le plus! Celui qu\u2019elle désignait ainsi était un jeune homme à la contenance grave et douce, dont le costume indiqua suffisamment lé profession.Il s\u2019avançait d\u2019un pas rapide.\u2014Avez-vous envoyé chercher M.Lewis, mistriss Hawthorne ?demanda Cécile à la matrone, dans laquelle Saint-Edmunds avait deviné tout d\u2019abord la belle-mère.\u2014Sans doute, miss, répondit celle- ci.\u2014J\u2019en suis bien fâchée ; vous savez qu\u2019elle ne veut pas le voir.\u201cile le verra, miss Cécile, si on la laisse tranquille.\u2014Je vous comprends.Parlez-lui vons-même el assurez-vous de ses sentiments, car il serait très-malheu- reux que quelque chose pit offenser ou affliger M.Lewis.La matrone , ainsi admonestée , passa dans la chambre de la malade; mais bientôt on entendit celle-ci appeler miss Basinstoke.Cécile ne répondit à cet appel que quand il eût Été répété plusieurs fois ; elle entra alors et demanda à la pauvre jeune fille ce qu\u2019elle souhaitait.\u2014Oh ?dit-elle, M.Lewis est ici et vous savez que je ne puis pas, que je ne veux pas le voir.De grâce, di- tes-le-lui,et dites-lui aussi pourquoi.mais ne le laissez pas entrer.-je n\u2019ai pas la force.de le voir ! Mabel laissa retoinber sa tête sur l\u2019oreiller en Rémissant.Cécile murmura à son oreille quelques paroles d\u2019encouragement , et courut à la porte juste À temps pour arréter le jeune ministre.\u2014Miss Basinstoke, s\u2019écria-t-il en devinant son intention, vous remplissez ici une terrible fonction ! \u2014Dites plutôt un triste mais impérieux devoir, inonsieur Lewis.Je voudrais vous dire un mot en particu- ier.Il la suivit dans un des coins de la petite chambre, et [À elle reprit : \u2014Lisez cette lettre tracée en secret par la main mourante de cette pauvre créature.Elle est mon excuse pour avoir désobéi aux ordres formels de lady Hélène, elle sera la vôtre pour ne pas ajouter à cette heure suprême un amertume nouvelle à la mesure déjà comblée.M, Lewis lut la lettre attentivement et dit ?\u2014Je trouve ici la preuve de ce que Je redoutais, cette infortunée est dans un grand état de trouble concernant la foi, ce n\u2019est qu\u2019une raison de plua pour moi de persévérer dans ma mission.\u2014Son esprit n\u2019est point troublé, dit Cécile d\u2019un ton ferme, il est, au contraire, résolument, irrévocablement fixé, comme vous le verrez si vous relisez sa leltre.Vous ne ferez que tourmenter ses derniers moments.Au nom du Dieu tout-puissant que nous adorons tous, n\u2019entrez pas.\u2014Chère miss Basinstoke, répon- dit-il, tont en vous reconnaissant les meilleures intentions, je dois vous dire que les difficulté que vous m'opposez ne sauraient m'arrêter , nous les rencontrons trop souvent cn pareil cas.\u2014Vous vous méprenez, monsieur, ceci n\u2019est pas un cas ordinaire.Celui qu\u2019elle désire et qui a été appelé sera, je l\u2019espère, bientôt ici ; tandis que vous, monsieur Lewis, permet.tez-moi de vous dire avec le respect ne vous méritez, elle redoute par asus tout de vous voir.\u2014C\u2019est un douloureux hasard, en vérité, murmura M.Lewis ébranlé ; pourtant permettez - mois d\u2019ajouter qu\u2019il milite en faveur de la démarche que je fais aujourd\u2019huis.Je ne viens pas seulement ici mû par le sentiment du devoir, mais sur l\u2019invitation pressante de la plus proche parente de cetie infortunée.Puis se tournant vers mistriss Hawthorne, qui les observait à distance d\u2019un œil jaloux, il lui dit :\u2014Dois-je vous suivre ?\u2014Je crois qu\u2019ilen est grand temps, répondit-elle.\u2014 N'oubliez pas\u2018 dit Cécile d\u2019un ton calme, que je vous ai avertis tous les deux.Et, sans offrir aucune résistance, elle se dirigea vers la porte pour respirer un peu d'air frais.Saint-Edmunds la rejoignit aussitôt, mais il la vil si absorbée dans ses réflexions, qu\u2019il n'osa lui adresser la parole ; ce fut elle qui, fixant soudain son regard sur lui, rompit la première le silence en disant : \u2014 Peut-être est-il bon que ce qui se passe en ce moment ait lieu sous les yeux d\u2019un témoin impartial.Je crains qu\u2019on ne me demande un compte sévère de ma conduite.Mais j'ai agi selon ma conscience, Dieu m'aidera.Ici des cris venant de la chambre de la malade interrompirent la conversation.\u2014Voild ce que je redoutais, dit Cécile, répondant au regard _interro- £e, que dois-je faire?\u2014N\u2019entendez-vous pas qu\u2019elle vous appelle ?cerles, vous ne pouvez tefu- ser d'y aller.\u2014Oui, il le faut.\u2026.je le dois.et vous m\u2019accompagnerez.\u2014 Moi, dit Saint-Edmunds?un peu étonné.\u2014Venez, dit-elle, puisque le ciel lui-même semble vouloir que vous as.sisliez à cette mort, ne craignez rien ; ce n\u2019est qu\u2019un moment d\u2019angoisse, pais les maux d\u2019ici-bas seront finis.Pourtant, notre héros, compléte- ment étranger à de pareils spectacles, fut vivement impressionné en entrant dans la chambre.La jeune fille dont les traits et les manières l\u2019avaient tant intéressé, même avant que sa triste histoire lui fût connue, était là, étendue sur ia couche qu\u2019elle ne devait plus quitter vivante.Près d'elle se tenaieut la garde et le médecin du village, appelés par Cécile, cherchant à arrêter l\u2019hémorragie que la rupture d\u2019un vaisseau avait provoquée.De l\u2019autre côté, M.Lewis et misstriss Hawthorne essayaient, lui de calmer.elle de dominer la violente agitation de la malade.\u2014 Voulez-vous donc mourir comme vons avez vécu, en méprisant la parole de Dieu ?disait l\u2019inflexible belle.mère.\u2014Oh ! ne me parlez pas ainsi, s\u2019C- cria la pauvre Mabel, vous me tuez avant lheure.Chère miss Cécile, ange de lumière, pour l\u2019amour de Dieu ne m\u2019abandonnez pas, vous savez tout ce que je désire, tout ce que j'espère, faites qu\u2019ils ne me torturent pas ainsi ; le force me manque.je ne saurais le supporter.Elle se laissa retomber épuisée dans les bras de la garde.-\u2014Le cas est dangereux, dit le médecin à demi-voix ; voilà le sang qui recommence à couler.\u2014Etes - vous convaincu maintenant, monsieur Lewis ?demanda Cécile, non sans quelque vivacité.\u2014Je comprends qu\u2019il n'ya plus rien A faire, miss Basinstoke, Vous m'avez dit, je crois, que vous aviez envoyé chercher le Père Athanase ?J'attendrai dans la chambre voisine jusqu\u2019à ce qu\u2019il arrive.Restez près de la pauvre malade, votre présence lui apporte un adoucissement que je ne puis lui donner.Venez avec moi, je vous prie, mistriss Hawthorne.\u2014Merci, dit Cécile à demi-voix, en posant sa main sur celle du ministre, je n\u2019attendris pas moine de vous.Baint-Edmunds s'approcha alors du médecin, etle prenant à part, lui demanda s\u2019il y avait quelque espoir ?Mais les symptômes d\u2019une diseolu- tion prochaine étaient trop visibles pour en laisser aucun, et le digne Esculape entra longuement dans des explications techniques, que notre héros sembla écouter pour avoir un prétexie de rester dans l\u2019appartement.Son attention était absorbée tout entière parce qui se passait sous ses yeux.Cécile s'était assise sur le lit, et sontenait dans se» bras la tête fatiguée de Mabel ; elle murmurait à son oreille, avec la tendresse d\u2019une sœur, les paroles de consolation que son cœur lui inspirait.\u2014Tout espoir est-il donc perdu ?demandait la mourante, pour la ving- tièrme fois peut-être depuis la veille, \u2014Il y a toujours de l'espoir, chère Mabel, tant qu\u2019il y a de la vie,et, quand celle vie est éteinte, alors une espérance plus brillante que toutes cel- es qu\u2019elle aurait pu réaliser apparaît à notre Aime.sentir la fn de toutes les douleurs humaines, et le commencement de l'union avec les saints qui entourent le trône du T'out-Puissant.\u2014Mais rappelez-vous, chère miss Cécile, combien j'ai péché.\u2014Nous avons tous péché, Mabel, et c\u2019est parce que nous sommes pécheurs que le Sauveur est venu nous racheter.Qu\u2019est-ce dono que sa mort, sinon le prix des péchés de l\u2019huna- nité?\u2014Et vous croyez que moi nusai je serai pardonnée > \u2014Celui qui seul & reçu d\u2019en haut le pouvoir de remettre les péchés sera bientôt ici.En attendant, pensez, non À ce monde changeant et passa- 1, mais à la glori euse demeure où a voix des méchants ne pénétreru pas.Voyez, les cieux s'ouvrent pour vous recevoir.Les saints et les mar- JA vous accueillent avec des chants aliégrense.A la droite du Tout- Puissant le Sanveur apparaît dans sa gloire ; n\u2019a-t-il pas dit qu\u2019il y aurait de la joie nu ciel pour un pécheur repentant ?Mais nous avons encore une protectrice de qui nos faiblesses et nos douleurs sont connues et comprises, Elle vos a vue souvent, Mabel, In prier en secret, et maintenant elle vous réclamera pour sienne devant toute l\u2019assemblée des bienheureux.Les doux accents de la jeune consolatrice cessèrent de se faire entendre ; mais la faible voix de la malade murmure : \u2014Oh ! ne voux arrêtez pas, miss tout et ne crains rien : oh ! pourquoi faut-il que vous me quittiez ?\u2014Plaise à Dieu, Mabel, que je fusse étendue eur la même couche que vous, que mon pélérinage fut terminé et ma couronne gagnée ! Puissé-je voir comme vous notre sainte Eglise, non plus militante, dans ce monde, non plus souffrante sous la verge de la colère divine, mais À jamais triomplante dans sa gloire.Plata Dieu que je fusse prête, comme vons létes, À recevoir le dernier et le plus saint de tous les sacrements ! Les rois, les princes, les pontifes ont souhaité de toute la puis sance de leur âme cette heure qui va sonner pour vous ; vraiment, chère Mabel, jo pourrais pleurer, non aur vous qui êtes appelée, mais sur moi qui ne suis pas encure trouvée digne de vous suivre.Ce dialogue supréme se prolongea quelque temps encore, mais d\u2019un ton si bas, que les deux interlocutrices pouvaient seules en recueillir les paroles.Peu à pen, soit épuisement physique, soit l\u2019efiet des consolations reçues, l\u2019agitation de la mourante se calma et fit place à une tranquilité sereine.La garde engagea alors Cécile, presque épuisée elle-même, à passer dans l'atmosphère plus pure de la chambre voisine.Saint-Ed- munds en profila pour se retirer sans bruit.Il le laissa quelque temps livrée à ses pensées, puis il dit : \u2014Le succès de vos efforts dans celte heure solennelle doit vous donner bien des consolations, miss Cécile.\u2014 Heure terrible , assurément : quelles que soient nos douleurs et bes espérances, nous jetons toujours en arrière en regard de reget.Avez- vous jamais vu inourir quelqu'un ?\u2014Jamais ! \u2014C\u2019est un spectacle où nous ap- renons bien choses que la vie nous aisse ignorer.\u2014Oui, je le sens, j'ai beaucoup appris aujourd\u2019hui, et maintenant je comprends que la mort puisse être le commencement et non la fin ! z-Âk ! s\u2019égrin Cécile, en fixant sur le jeune homme un regard inspiré, dites cela à Edouard, el demandez- lui comment il we fait que plus nous approchons de notre prison dernière et plus l\u2019espace au delà nous uppa- rait immense.Elle s\u2019arrêtu, écouta un moment et s\u2019écria : J'entends les pas d\u2019un cheval, c'est lui, sans nul doute, que Dieu soit loué ! Elle ne se trompuit pas.Quelques miuutes plus tard, le Père Athanase apparaissait à la porte du cottage.écile alla à sa rencontre, et prenant lu main qu\u2019il Jui offrait, elle le conduisit immédiatement à l'endroit où l\u2019attendait M.Lewis.Le salut qu\u2019ils échangèrent, bien que froid, n\u2019était point hostile.l'ous deux avrient été membres de la tnême université, d\u2019abord, puis de la même Eglise ensuite.Si les manières du prètre catho lique trahissaient plus de réserve, elle s\u2019expliquait par le changement à son égard de plusieurs de ses amis et de ses collègues depuis sa conversion.Leur entretien fut court et grave ; après quoi M.Lewis se retira, et le Pore Athanase passa dans la chambre de Mabel.An bout d\u2019un quart d'heure environ, Cécile vint réclamer la présence de mistriss Hawthorne, La porte étant restée ouverte, Saint-Edmunds vit le prêtre soulever la rnourante, afin qu\u2019elle pt embrasser sa belle- Pensez au bonheur de ' mère ; après quoi on la replaga dans son lit, Mais bientôt la garde fut ap.lée à son tour ; elle ferma douce- , ment la porte derrière elle ; dix mil nutes s'écoulèrent sans que rien de ce qui se passait à l\u2019intérieur ne tran- pirat au dehors.Alors mistriss Haw- lhorne sortit en portant son mouchoir À ses yeux ; puis Cécile, fort pâle parfaitement calme, et enfin le médecin son chapeau à la main, et boutonné jusqu\u2019au menton.\u2014Elle s\u2019est éteinte beaucoup plus tranquillement que je ne l\u2019espérais, dit-il, Cécile fit un signe d\u2019assentiment.&_\u2014Je crois que ma présence n\u2019est plus nécessaire ?\u2014Merci, mille fois, dit-elle.Il s'éloigna.Un eilence de quelques instants suivit son départ.Saint Edmunds dit a Cécile : \u2014 Vous paraissez bien fatiguée, j'espère que votre pénible mission est terminée ?\u2014Oni, dit-elle, seulement j'ai un mot à dire à la garde, et ensuite je serai prête à partir.Elle disparut un moinent ; puis, en revenant près de Saint-Edmunds, elle s'arrêta, rougit, et lui dit en hésitant : \u2014 Je voudrais que vous vissiez comme elle repose avec calme.Il la suivit jusqu\u2019à la couche silencieuse près de laquelle le prêtre seul était encore agenouillé.Le sourire de l\u2019éternel repos était bien vraiment sur ce visage ! la mort, qui sait tout, murmura Cécile à demi-voix, ne lui à rien appris de terrible.(A Cowrinumn.) miei ee ie \u2014 we \u2014 \u2014 an ln ee N™ E&P» BX SB NM WL embamas, que quelqu\u2019un venille m'in- gateur de Saint - Edmunds, Cette{ Cécile.Quand vous me parlez, il me 3 GRANDES LIGNES \u2014 .[sulter, et vraiment vous feriez mieux pauvre fille est d\u2019une extrême faibles- semble que mon œil discèrne ce que Nouroites de PEiranger.MÉRIDIONALES ET OCCIDENTALES Quatrais.de retourner immédiatement au châ-|se, ils lu tourmentent an delà de ce vous décrivez, la vision s\u2019éflace avec REVUE POLITIQUE.DES ETATS.UNIS \u2014_\u2014 teau.qu\u2019elle peut supporter.Sainte Vier-{ vos paroles.Près de vous j'espère Heureussment, les nouvelles de lade ap- Madame acceptez done ces fleurs : Avant poses pat lam le Bombay vont mnimer a conflauce «1 l'esprit publie en Angleterre.La confirmation de l'occupation de Delbi, ia prise du roi de cutle vilis et de on famille pragque entière, dont trois rmembres vat été vmmédistement fusillés, le dégagement de la gersison de Lucknow et la upatien d\u2019une grande partie de celle ville par les braves troupes du général Havelock, sont des uvanlages considérables, quoi qu\u2019ils sient blé aclieiés au prix de la perte dé 1,178 soldate, et do 61 afficiers tombés devant Delhi, de la mort du général Nicho!son et de colin du général Neil, tombé devant Lucknow avec 500 hommes.Su dodloureux que saient ose sanrifiees, ile reudent d peu prée certaiog el mème prochaine la défuite totale des -Hindéés révoités.il est il craindre qu'en soulageant le ent anglais du poida tessible qui j@usil au! Ov8 Mouvemenie politiques, eile Le le rende trop confiant el ne le pousse à des provocalions qui pourraient jetet l\u2019Europe el jui dans den embarras plou groude que les smbarras financiers.L'humeur arroganie de lord Palmerston, un moment abullue, a\u2019élait déjà relevée auprés le première nouvelle ds ia prise de Delhi, et elle w\u2019est donnée libre carrière dans le dicours qu\u2019ilu prononeé au banquet du lorJ-maire de Londres, On à beaucoup re- maiqué le passage relatifan génie militaire \u2018de l'Angleterre el à su force défena dont lord Palinandon s\u2019est plu à lirer un eassigne- ment pour les nations birangères qui 9'- mugineraient que fe temps était venu de prendre une attitude différente de colle qu'il convenait de prendre au moment où l\u2019Angleterre était furte.Où s'est vemandé & qui puuvatent »\u2019udresser ces allusions de tble qui, pour nous autres birangers, sot venues un peo ld comme des cheveox eur ls soupe.Ce ne peut dire qua la Francs vi 6 ia Rus- vie ; mais l\u2019une et l\u2019antre désarmant et ne pa- raisnent guére songer à envahir l'Angleterre, Si elles avaient nourri ce dessain, lies n'au- suient point attendu, pour lu mettre à exéeu- tion, que les cipayes fussent berasés.Cependant, o'eat la seconde fois que lord Palmerston tient le même langage et prufère æt quelque sorte la même menace.Ii doit donc y avoir quelque chose la-dessous.secret de en peur chirsérique ne peut #8 louver gue duns Is sciesion politique qui Best opérée, entre les cabluate de Londres et de Paris, au evjet des principautés denubien- ues, ot qui a rapproché le premier de l'Autriche et le wecunid de ja Russie.Cette question cunlinue, en effet, à être un peu la bouteille À l\u2019enore.Ce qu\u2019on peut y voir de plus clair, c'est que la polilique anglaise et le politique française, unies pendunt la guerre de Crimée, ue l\u2019ont plus été après Ja paix et qu\u2019elles sont en désaccoul complet à Conatantinopie.Ou attribue Ivs conflits qui y produisent à l'humeur personnelle de lord Redolifle.Mais »'ils est vrai que ce ministre doil être respon- neble de quelques vices de forme, il eat indu- butable qu'il 1, dats le fonds, aux vues de sou gouvernement, qui le maintient & sun pole et nie déssvone nucun de sus sates ob- i Ses délauts sont méme d\u2019vtiles pré- 3 on les regrette queiquefois,mais on en profitetoujours- L\u2019antegonieme de la France et ds l\u2019Angle- torre, wn Orient, pourrait devenir grave, a\"il allait jusqu\u2019à une lutte ouverts et opiniâtre daus le congrès de Paris.Alora lu mnjorité des puissances délibérantes devrait prouon- ser entrs ellesmaie obtiraient-elles à ce verdict 7 L\u2019Angleterre ne ppourrsit cé-ler, sans perdre non wtloence en One Nugoleon Ul ne poutrait être battu, perdre son prestige en Occident.Or prestige esl pour lui une condition di vu de mort.Quand on esl Pentunt de in for - tone, on meurt le jour ou elie vous Hbendon - ne.L'empire esl condumnd, par son origiue ei pur sa grandeur présentes, à rester toujours @rand en Europe et an France, pour y être tespecié.Napuléou ILE ls sent, et il ae fora respecter À tout prix L'Autriche et l\u2019Angie- terte doivent donc réfléchir d doux loin avant de chercher J soit, comme quelques-uns de [suis journaux re, Rettaicnt deor- uiérement d'y avoir réussi.Ce succès là r@ruil pour eux pire qu\u2019uns défaite.Mais Jevte umeertions Vantardes sont en contradiction avec le langage des journaux russes de 51.Pérersbourg et de Rruxeiles, Gui persistent à affirmer que la Russie pse varié dans aa polilique, conforme de la France, et que In Prussa ot Ia gre n'ont point vané davantage.La cluse me semble douteuses en ce qui regarde le cabinet de Beriin, et j'inoline toujours & croire que, par suite de ses hésitations, Une trau- saclion autu lien forcément entre les grandes puissances.On aanvre même que cetle tran- action u blé ariéite à Cumpiègue entre l\u2019empereur Napoiéon el lord CuWieÿ, se portant for pour *Autriche, Els'sgirait d\u2019une simple union ndMmivistrative des deux prin- vipautée sous le gouvernemant d\u2019un-ho-podar blu a ia vie, Colle combinaison aurait vb- tenu l\u2019assentiment de 1s mujorilb das on- binets, mais le télégraphe en ayant donné connuisant.ce d Bucharest et à Jasey, il au- fait élé répondu que les Moido- prélereraient le sfatu quo à ce pali suffisant De non côté, in Turquie à expédié à ses ngeate diplemetiques une seconde note relu- tive sux Frincipantés, malgré le peo de suc- cé« obtenu par lu première.Klly cherche à téfater les raisons données per les divans moldo va aques à l'appui de leure vœsa, El & été parlé d'un reconimodement opéré entre Reschiid: Pacha et M.Thouvensl.Mais cer- te tumeut ert coutredie par Pubeence de M.Thouvenel wn diner diplomatique du grand vizic, aveo lequel il n'a voulu avoir avcune relation.Ju trouve, à dire vrai, ce tef 1 un peu puéril.Si le ministre de France devait houder guelqu\u2019un, eæ n\u2019était puint Re-chil-Pechu, qui use d'un droit naturel en cherchant à remonter au pouvoir à l\u2019a fait tomber, c'était le aukten, i jouait eu tout coin ui tôle de girouette ind-gne d'un souverain.Chacun parle néanmoins de ross pecter son indépendance.Q selle eomédi Un a dit anni que l'Ang'elesre uvail pro- pot #ix France de rappeler tout 6 \u2018e fois lord d« Redelifls et M Thouvenel, pour les mattre dos à dus et couper la poire en dsux.J'ignore rise compromis a êté réellement oflen.Muis je nr le oroir par, rt ja érois encore moine que Napoléon LIL l'eccapierait, Ouriln complèlem nt approuvé la conduite de ron ministre qui n°e fait qu\u2019ubéir à le lettre et à l'esprit & ses inattuetious.Quelques journaux ont annoncé que le baron de Hbror, ambesesdevr d\u2019Avtriche prés lu cour des Tuileries, alleit prendre un congé qui ee prolongeralt, t toute apparence, eudaut tout l'hiver, i edaciderait de a sorte aves celui que de Bourgueney, notre bassacdeur à Vienne, va passe: à Paris bruit de nsion indirecte des rapporte diplomatiques entre les deux cours, val démenti comme ceini d\u2019une convention êcente par laguellu l'Angleterre aurait garanti à l\u2019Antriehe ces postessions en Htelie ; comme aussi celui d\u2019un bombarde- in- ee LS \u2014 LA MINERBVE, § DECEMBRE 1857.= 7 = = «i PAnglete Allons Messieurs les rédacteurs du Pourquoi se le dissimuler ?N\u2019est-il libres, politiques et religieux ?Ecou- léréts irlandais.Voilà ce que l\u2019on lemeat volent, mais tortwent isurs victimes PROCES DE 3icOT £T DE 486 commices pert iar Foo eS Pays, franchement, ouvertement, hon- pas évident que M.Holon à fait en tex, \u2019 sous a dit.La décision du célèbre sans que Vauterité paraise disposée à répri- angleis à bord du Cagliari.Celts dernière rumeur à été suscité par un article trés vif du Morning Posts centre le gouvernement papolitain, mais iord Palmerston n\u2019oserait Tien fuise de hassrdeux, en ce moment, vis- é-vis de Naples, paies qu'il n\u2019a po s\u2019entendre avec lo cabinet des Tuileries sur les eas de coercition 8 employer, et parce Qu'il wurait peur de reuverser lu dyusstie bourbuniunne au profit du muratisme ou de la république.; ; La révotution; minisiérielle, accomplie en Belgique, au profit du parti libéral, a été suivie de l\u2019ajournement immédiat des chambres, vi n\u2019est lui-même qu\u2019un prélude de leur issolution, Le parti catholique qui « abandonné le pouvoir dans une question qui était municipale «t non parlementaire.predit au- jourd\u2019hui que les élrotions Jégialatiree tourneront contre lui, puice qu\u2019ullex auront leu à une époque de l\u2019annés où les habitants des campagnes, qui constituent ws force priu- cipale, ne pourront ailes voter à des chefs- lieux éloignés.Mais a\u2019il se ie appuyé par le pays, pourquoi a-t-il a ique?Ea politique comme au jeu, qui Quilty ia partis a Be ; n avait semblé craindre que le retour au pouvoir de MM.Frère, Rogier, Tesch, ot uutres, membres du parti libéral, ne portét umbrage au guuvernemeni français.Mais ses organes semi-officiels ont eu le bon esprit de faire, au contraire, un gracienx nc- œueil à ces nouveaux conseillers du roi Léo- pold, qui sont loin d\u2019être des rérolution- naires.-\u2014_\u2014 Aux Oftciers Rapperteurs.On peut se procurer à ce bureau tous les blancs nécessaires aux Elections prochaines.Bureau du la Minerve, Montréal, 2 déc.| EE LA MINERVE.Samedi matin, 5 Decembre 1867, &#- En conséquence de la tête de la Conception, La Minerve ne sera distribuée à la ville, que mercredi prochain, à midi La Politique du jour.Le Pays semble avoir compris que sa parole a perdu toute influence, si jamais elle a pu en exercer.Il remplit ses colonnes de citations de journaux pour en tirer des conséquences favorables à son parti, mais il donne dans une telle exagération que tout lecteur intelligent ne peut manquer d'observer la faiblesse de sa cause.Attacher plus de poids à l\u2019opinion de ses confrères qu\u2019à la sienne propre, c\u2019est rendre hommage à la vérité ; mais encore faudra-t-il s\u2019enquérir de la valeur des autorités dont il appuie sa cause.Ainsi nous prions le Pays de dire à ses lecteurs ce qu\u2019est son ami, le Globe de Toronto, pour le Bas-Canada, pour les Canadiens français en particulier, pour les catholiques en général et pour toutes les institutions religieuses.[Pour qu\u2019une autorité ait du poids il faut qu\u2019elle soit connue.Or qui dit Globe ou Brown, dit adversaire le plus déclaré des intérêts du Bus-Canada, ennemi avoué du clergé catholique nêtement, êtes-vous comme M.Hol- ton et M.Brown du Globe, en faveur de la représentation bâsée sur la population ?veur d\u2019une subdivision du Canada en trois provinces avec un gouvernement fédéral ?vantage de ces cité de Montréal et justifié la eondui- te de vos deux cand nous vous donnerons d\u2019autre chose a faire ; mais commencez par cela et n'accusez pas les candidats ministériels avant d\u2019avoir excusé les vôtres.Ce que vous dites de la question du siége du gouvernement est tout-à-fait ridicule ; car, si Montréal a jamais eu une chance de redevenir la capitale du Canada, c\u2019est depuis la dernière session et nous avons encore la ferme confiance que nos anticipations ne seront pas déçues.vez pas dire que a décision finale sera contre Montréal et par conséquent vous ne pouvez pas aceuser M.Cartier d'avoir fait un faux pas, Souve- nez-vous que vous aviez dit vous mêmes qu\u2019il faillait à tout prix que le gouvernement fût fixé permanem- ment quelque part ; souvenez-vous que durant la session avait été impossible à la chambre de s\u2019entendre sur le choix d\u2019un local quelconque ; souvenez-vous que durant le débat sur la question, le plus rand de vos amis en Chambre, M.apin a proposé que Québec fût per- manenment la capitale du Canada et non Montréal ; souvenez-vous que vos amis ont voté en faveur de Kingston et de Bytown et après cela vous verrez s\u2019il est prudent pour nous de reprocher aux ministres d\u2019avoir soumis ce choix, devenu impossible ici, à la décision de la métropole.Ainsi Montréal a la plus de chance d\u2019être choisi, et le plus grand mal jui peut nous arriver c\u2019est que la écision de la métropole soit conforme aux votes de la plupart de vos amis pendant l\u2019avant sion! Un peu de bonne foi, mes sieurs, et voyez que votre reproche retombe de tout son poids sur vos amis.Haut-Canada qui a coututne d\u2019être beaucoup plus fort que lui du Bas- Canada, est plus faible aujourd\u2019hui et succombe sous le sifiance et de sa malhonnêteté.Wilson de London, le chef de ce parti, se retire de dégoût.M.Fer- gusson, l\u2019un de ses plus habiles supports se retire également.également dévoué à ce parti suit leur exemple.sait plus où trouver un collège électoral assez complaisant pour l\u2019élire.ll a été abandonné et dénoncé par ses deux anciens amis, le Dr.Rolph et M.Foley.lieront-ils donc, si toutefois le peuple consent à en élire encore quelques et de toutes nos corporations reli- | gieuses, et enfin dit © Braillard pha- {que l\u2019administration a remportées risaïque,\u201d comme l\u2019a si bien qualifié | durant la dernière session, et surtout l\u2019ex-premier ministre, l\u2019Hon.E.P.'vers la fin de la session, ne faut-il ; : pas être audacieux pour parler de la Nous comprenons pourquoi le Pays faiblesse du parti ministériel?Le hui et veut triomphe de la mesure de décentralisation judiciaire devrait seul mériter Taché.cite ce journal aujourd\u201d donner son autorité comme respecla- ble.Nous n\u2019uvons pas oublié que l\u2019un des candidats du Pays pour la ville de Montréal n\u2019avait pas de meilleur ami que M.Brown dans lu | Chambre ; nous n\u2019avons pas oublié quant aux ouvertures qu\u2019on a pu faire à M.Dorion, elles ne pouvaient pas procéder d\u2019un sentiment de faiblesse ; c'est ridicule de le dire, quand on examine la -situution rela- rive des deux partis.ruient tont ait plua procéder que du sentiment de générosité que le noble vninqueurexercequelquefois à l'égard du vuineu, et que l\u2019homme fait à l\u2019é- que M.Holton est 'un dea quelques membres Bas-Canadiens qui ont ôsé trahir nos intérets les plus chers en | votant avec M.Brown pour ln représentation bâsée sur la population.I sera probablement aussi ditlicile de faire approuver ce vote de M.Holion | par les électeurs de Montréal qu\u2019il serait peu facile de faire respecter le uns\u2019 le choix de tous les comtés du Bas- \"Caanda.grande paytie les frais de cette adrea- se ?Puis donc que ce petit paragraphe est de M.Dorion, qu\u2019on ne peut raisonnablement douter de son authenticité et que c\u2019est le seul où nous puissions saisir l\u2019adroit candidat, nous le citons et nous le discutons.M.Dorion déclare appartenir au parti libéral le plus avancé.En effet, M.Dorion ne s\u2019appartient pas.It n\u2019est chef, qu\u2019à la seule condition de se soumetire corps et Ame aux décisions de ses partisans.Pas un mouvement patriotique et noble, pas une pensée haute et digne de ses talents qu\u2019il ne réprime, qu\u2019il ne refoule dans son âme sur la simple menace d\u2019hommes qu'il se croit attachés.M.Dorion nous rappelle cette fameuse parole de Ledru-Rollin à ses amis, qui l\u2019avertissaient du gouffre où son parti le précipitait en 1848 :\u2014\u201c sk SUIS LEUR CHEF ; IL FAUT BIEN QUE JE Les suive !\"\u2014Il y a plus d'un rap prochement entre ces deux hommes.M.Dorion nous dit qu\u2019il a refusé d'entrer au Ministère actuel : qu'avons-nous besoin de cet aveu ?lly a déjà longtemps que les deux Provinces le savent et connaissent aussi que c\u2019est par ordre de son parti ; que son MANQUE D'ÉNERGIE à jeté les canadiens dans de nouvelles divisions, tandis qu\u2019il aurait pu avoir la noble gloire de les réunir tous sous un seul et unique drapeau.M.Dorion sait bien comme nous ue ce ne sont pas les principes qui ivisent les canadiens, que ce sont de misérables ambitions : M.Dorion sait bien qu\u2019un honorable compromis aurait allié tous les canadiens, excepté MM.Papin et Doutre, sous la même bannière : M.Dorion sait bien que tel était le désir de l\u2019Honorable Cartier, que c'était l\u2019un des vœux de l\u2019Honorable Sicotte, pourquoi M.Dorion a-t-il refusé son concours à cette grande œuvre ?Parcequ\u2019il a manqué d'énergie, en ne sachant pas faire taire des ambitions étrangères et tyranniques ; parcequ\u2019il a été forcé.L'homme politique qui manque d\u2019énergie n\u2019est pas un homme politique.D'ailleurs, depuis quand le grand principe social n\u2019est-il plus vrai, que \u2014La société politique n'est fondée que sur un compromis mutuel ?Le parti libéral le plus avancé.Pourquoi ne pas donner aux choses leur nom propre?M.Dorion appartient au parti libéral le plus avancé ; c\u2019est-à-dire, M.A.A.Dorion est rouge, ni plus ni moins.Il est le plus avancé : dans quoi ?M.Papin pourrait dire :\u2014 J\u2019appartiens au parti le plus avancé en taille ;\u201d mais nous ne voyons pas en quoi M.Dorion soit le plus avancé.Parts libéral.celui qui a toujours proclamé les principes les plus conciliants en fait d\u2019union entre les différentes origines, les plus larges en Sait de liberté civile, politique et religieuse.\u2014Ouf ! Halte là ! Nous tenons entre nos mains le credo de la démocratie, tel que formulé, développé et proclamé par son chef.M n\u2019est pas nouveau sans doute ; il date de 1854 : les Rouges sont donc loin d\u2019être les plus avancés sur ce point.Veut on savoir, maintenant, quel est le principe le plus conciliant de la démocratie pour unir les différentes origines ?C\u2019est celui de la fusion des races.Par la fusion des races, le sang canadien disparaît dans le sang anglais, irlandais, écossais, sauvage voire même nègre ; pur la fusion des races, les rouges ne veulent qu\u2019une seule nation sur le sol canadien ; et par une conséquence inévitable de leur principe, ils conseillent aux canadiens, anglais, écossais, irlandais, sauvages et nègres de se marier entreux, de se eroiser réciproquement, comme le bétail qu\u2019on veut améliorer, promettant tutes-vous, avec M.Dorion, en fa- Quand vous aurez démontré l\u2019a- itions pour la idats à ce sujet, Vous ne pou- récédente, il ernière ses- Le parti de l\u2019opposition dans le ids de son in- M.M.Ferrie M.Brown lui-même ne A qui les rouges s\u2019al- Après les nombreuses victoires Phon.M.Cartier l\u2019honneur d\u2019avoir Nous ne pouvons trop le répéter ; Elie ne pour- , Teeavant que nous sommes des esclaves, des ignorents et des bigets, ils veulent d\u2019un coup faire disparat- tre tous ces Mates de ie ; et pour cela, ils n'ont point vu d'autre moyen que de nous annexer aux Etats-Unis.Or, qu'est ce que les Etats-Unis ?C'est le pays par excellence du vol, de l'assassinat, du meurtre, de la dépravation et du brigandage le plus effroyable.Il n\u2019est pas de ville, pas de campagne, pas de recoin qui n'ait chaque jour à en- régistrer quelque scène d\u2019horreur , quelque trait de la plus repoussante immoralité, Aux États-Unis, ilya u où point de catholicisme : mais es sectes les plus infâmes et les plus absurdes y dominent en souveraines.Nous n\u2019en voulons d\u2019autre preuves que le Spiritualisme et le Mormonisme.tableau que nous traçons de la Grande République est-il charge ?Certes, il en est loin.Pour se aire une idée exacte des Etats-Unis, il faut lire leurs journaux, il faut y avoir voyagé, il faut avoir écouté les voyageurs qui en reviennent.Eh ! bien ; c\u2019est à ce pays que les rouges visent À nous annexer, c\u2019est- à-dire à nous joindre, à nous donner pour maître.Mais, me direz-vous : c\u2019est un projet insensé.Hélas ! oui ; mais pourvu que lesrougesdeviennent citoyens de la Grande République des Etats- Unis, qu\u2019importe que leurs concitoyens soicut mormons ou lyncheurs, mormonisés ou lynchés ! Est-il vrai que le projet de l\u2019Annexion soit le projet des rouges ?Quel canadien ne se rappelle les pétitions dont le pays fut un moment inondé et qui demandaient toutes l\u2019Annexion pure et simple ?Voilà un fait et il est brutal.Cité de Montréal.Les adresses de M.A.A.Dorion et de M.Holton ont déjà paru demandant à la ville de Montréal leur réélection.Le troisième candidat rouge est inconau.Le parti ministériel aura pour candidats, l\u2019Honorable Proc.-Gén.Cartier, le Solliciteur- Général Rose et Son Honneur, le Maire actuel, M.Henry Starnes.\u2014Les nouvelles les plus satisfaisantes nous arrivent chaque jour de tous les collèges électoraux.De toutes parts, les rouges sont en minorité.Nous espérons donner des détails plus circonstanciés dans notre prochaine feuille.On lisait tout récemment dans le National (rouge) à l\u2019adresse du rédacteur d\u2019une autre feuille des paragraphes, dans lesquels on trouvait des traits comme ceux qui suivent ; mensonges insidieux, aposlasie, bassesse à faire soulever le cœur, viles intrigues, plume vendue à des traitres, divagations insignifiantes, turpiludes &e.Ce sont là de remanquables échantillons du style d\u2019un journal qui portent un nom démenti par cette espèce de dévergondage.Du reste, le rédacteur de cette feuille cat bien loin d\u2019être sur cet article à son coup d\u2019essai.Nos lecteurs, peuvent se souvenir de nos remarques sur le nombre de colonnes souillées d\u2019injures de la même nature,à la suite d\u2019une production demeu- tée pourtant sans réponse et sans commentaire.Devans-nous croire qu\u2019il se trouve duns Québee un grand nombre d\u2019admirateurs de productions de ce genre, et surtout si c\u2019est pour former le goût des citoyens de cette ville, leur procurer des lumièreset des connaissances utiles, qu\u2019on leur parle un language, qui, s\u2019il était possible de lui supposer quelque chose de vraiment national, ne serait propre qu\u2019à faire perdre à nos compatriotes la réputation de peuple gentilhomme, qu\u2019à jus- Docteur n\u2019est pas encogs parfaitement connue; mais on nous rap porte, que, crainte de compromettre sa réputation scientifique et profes sionnelle, il se refaserait à enirer en lutte avec un concurrent tel que M .MeGee ! C'est ce qu\u2019on appelle ten ir son rang.FAITS DIVERS, M.Papin, le malbeureux incendié de dimanche dernier, nous prie d'avertir qu'il n\u2019a chargé personne de solliciter la charité publique à sou égard.Fatal wage d'armes dangereuses.Lundi dernier un nommé John Talbot fut amené par le sous-constable Dwyer, devant la cour du Recorder pour avair été trouvé dimanche soir porteur d'une arme meurtrié- re à Uriffintown, où il causait un grand désordre.Le (éinoignage du constable prouva que le prisonnier ayant bu dimanche soir avec son père et uu aun, il s\u2019engagea entr\u2019- eux une querella à la suite de laquelle Talbot, rendu furieux, les frappa tous les deux avec une hache.Les blessures étaient si graves que l\u2019on fut obligé d'appeler le méde- ein sur les lieux.Le prisonuier ve rendit ensuite dans la rue armé d'un pistolet et menaçant de tue: quiconque l\u2019approcherait.Une grande foule se raisembla, et ce fut difficilement que le coustable put l'arrêter.L'arme était un pistolet à deux coups et supposé chargé.Fe Recorder dit qu\u2019attendu que les personnes censées avoir été blessées par le prisonnier l'albot ue comparaissaient point, il croyait devoir le reu- voyer de la plainte.Suicide à Dundas\u2014 Une enquête a été tenue la semaine dernière en cette ville sur le corps de Thomas Smith qui, par suite de chagrins domestiques et de la pénnrie des temps, s\u2019est délibérément noyé duns le canal.Le défunt s'était jusqu'alors par son esprit d'industrie, sa sobriété et sa bonne conduite en général, procuré une honnête aisance et jouissait de l'estime publique.Les jurés ont en conséquence rendu ce verdict : Mort d\u2019aliénation mentale produite pac les circonstances que nous avons expliquées.Effet de lu pénurie des temps \u2014L\u2019esto- tac d'un Editeur de l\u2019lowa est devenu si vide par suite de la gêne actuelle, qu\u2019il an- nouce duns ses colonnes qu'il se mettern en vente pour servir de tuyau de poêle.Terreur causé pur un éléphant \u2014Der- nièremeat à Philadelphie, un jeune cheval des plus fougueux ayaut rencontré au détour d'une rue un monstrueux eléphant de ménagerie drapé et caparaçonné selon l'usage, est tombé raide mort sur le pavé, Terrible lutte entre un lion et un tigre.\u2014 Le tigre dernièrement échappé de su cage et qui avait failli dévorer un enfant sur la route de Radcliffe (Angleterre,) a été vendu à un M.Edmonds directeur d\u2019une ménagerie ambulante.1! fut placé dans les roi- tures ordioai.es, sa cage se trouvant voisine de celle du lion.Le mouvement du trajet ayant en parti entr\u2019ouvert la cloison qui séparait les deux redoutables animaux, le tigre la fracassa d'un bond et se rua sur le lion ; un affreux carnage s\u2019ensuivit, Le lion n\u2019agissait guère que sur la défensive, ayant perdu beancoup de sa fureur par ses trois an- tuées de détention et d'apprivoisement, ce qui fit que l'avantage resta au tigre.Ses attaques étaient des plus féroces.La crinié- re du lion protéges quelque temps sa tête et son cou ; mais le terrible tigre s'élançan sur sou adversaire l\u2019éventra d\u2019un bout à l\u2019autre et le laissa mort et baigné dans won sang.La scène était horrible et l'on pouvait entendre à la distance d\u2019une demi-lieue, les hurlements et les mugissements des autres animaux excités par un tel carnage.Une jambe de bois revendiquée\u2014V ne singulière réclamation à été faite devant les directeurs d'une certaine institution charitable en Angleterre (Rhutin Union) par un de ses employés, pour obtenir l\u2019ordre de forcer une veuve du nom de Jones à remettre à qui de droit la jambe de bois dont s'était servi son mari.JI parait qu\u2019il y à quelques années, les employés, sur la demande du mari, l'avaient pourvu d\u2019une jambe de bois modèle, du travail le plus fini et ne coûtant pas moins de Æ6 sterling.De- mer ces outrages.\u2014Cent cinquante boites de cartouches contenues dans des caisses de toile goudron- nee, ont été envoyées à l\u2019arsenal de South- hompton, destinées pour les Indes.\u2014La commission européenne nommée pour fixer los limites de la frontière Tureo- Russe, s\u2019est assemblée de nouveau à Constantinople le 30 octobre, dans le but de faire définitivement quelques rectifications qui êté adoptées en principe.\u2014La première dépêche envoyée d'Alger à Paris par le télégraphé sous-marin de la Méditerrannée, datée du 5 novembre, # annoncé le retour, ce jour même, du maréchal gourerneur-général comte Randon.\u2014On frappe actuellement à Londres des pièces de monnaie d'argeut destinées pour le Canada.D'un côté sera l'effigie de la Reine, de l\u2019autre une guirlande d'érable avec la valeur de la pièce au centre.\u201411 y a actuellement chez ua orfévre ds Glasgow un \u2018agot d'or provesant des mines d'Australie, pesant 400 onces et de la valeur de £1,600.HISTOIRE.Le gouvernement du Canada il y à un siecle.(sucre) Dès 1754 un avait acunsé M.Bigot auprès des autorités de la métropole, et si griève- mont qu'il erat nécessaire de faire un voyage à Paris pour ue justifier.M, Garconu fait mention de ce voysge en disant que M, Bigot, revenant de Paris urriva à Québec quelques jours après que M.le Murquis de Vau- reuil eut pris pussession du gouvernement du Canadu, succédent au Marquis Duquesne.Ge qui fixerait le retour de l\u2019Enteudant à Une lettre inédite de Mr.le Come du Vaudreoii sn la possession de Mr.fe Com: mandeur Viger, datée de Rochefort, le 26 mare 1754, contient lus rioten suivantes : « Je compte que nous aurons Mr.Bigot ici pour [ntendant ; * ce qui indiquerait qu\u2019il le croyait alors rappelé du Cunada, et non en simple congé d\u2019abseucu.- M.William Smith, dans son ¢ History of \u201c Canada from ita first discovery, to the « Peuce of 1763,\u201d en parle ainsi.Nous traduisons : «& L\u2019Intendant qui n\u2019était pus ignorant des \u201c rumeurs soulevées en partie contre lui, * pour sa conduite duns ln colonie, et crai- ss gnant en même temps que les pluintes \u201c n\u2019artivassent aux oreilles royales, demanda + cougé d\u2019abssuce, eous prêtexte d'affaires « privées.Cela ne Jui ayant pas été refnsé, « il eut uns occasion de renouer ces ancien- «6 nes atnitiés avec les personnes eu pouvoir, +\u2018 de preparer à aletruire loule accusation « qu\u2019on pourrait proférer contre jui.Du- +6 rant son absence, M, Varin, Commisenite * de la Marine, agit comme ordonuateur et sé remplit tous les devoirs attachés à la char- « yo d\u2019latendant.\u201d Nous traduisons ce qui suit d\u2019un Rapport du Gouverneur James Murray, en date de 1762, sur l\u2019ancien gouvernement du Canads et l'état de Ia provinos à celte époque.+ Les dépouses du gouvernement dans ce paye élaient autrefois très-modérées ; pendant nombre d\u2019années jusqu\u2019a celle de 1726, elles ne dépuesdrant jamair 360,000 france ; pendaut les deux suivantes il y eut augmen- tetion d\u2019un demi-million, à cause de la guer- ta que la colunie eut à soutenir contre la nation sauvuge des Renards ; depuis celts époque elles ont gradueliement augmenté jve- qu'à un miition, et depuis le gommencement e la guerre avec la Grande-Bretagne en 1744, jusqu\u2019à la conclusion de la paix en 1748, les dépenses annuelles se montèrent à environ deux millions.Mais depuis I\u2019arzivés du ci-devant lntendant Bigot, eu mois d\u2019août de la même année, les députises ont toujours augmenté: et jusqu\u2019à 1753 inclusivement elles ne furent jamais au-dessous de quatre ou cinq millions par année.Voici l\u2019état des années suivantes : francs.En 1754, pour échange tiré eur la France, 6,000,000 \u201c 1155 «+ 6 \u201c5,500,000 1756 «+ « « « 8,000,000 1957 6 «6 «12,000,000 178 ewe 24,000,000 1759 \u201c \u201c \u201c \u201c 30,000,000 Pour 1760, l\u2019[atendant avait regu ordre de ne pas excéder 2 millions 4 cout mille france et il n\u2019en tira que À ce qui précède il faudrait ajouter le papier-monnaie circulant d le pays ei pour lequel ou n'avait pus encore tiré de lei- tres de change « Sur le tout, d\u2019après la compu- ration (a plus modérée, au moins 1,300,000 23,000,000 weg xn 1768.Ce qui euit est extrait des piéces de ce procée imprimées à Paris lorsque le jugement ut rendu.Nous commencetons par la liste des nums de fous les aeouvés, vi vous Éni- tons par la seutence du trbuval, passant r-dessus ies longs détails do procès.Os à a pieuve, daua cu procès, que les scotets du commerce étaient parfailement connue de Messieurs les clliciels d\u2019a'ors puisque, de laver même de M.Cadet, Munutionnuire Génétul, il Bt svec vos associés, en 1757 et 1758, sur les vivres seulement, un gain de 12 millions sur \u20ac® gui n'avait coûté que LI mil.lious seulement de prix d'achat ! JUGEMENT Rendu souverainement et en dernier ressort, dans l\u2019affaire du Canada, par Messieurs les Lieulenant Général de Police, Lieutenant particulier el Conseillers au Châtelet, et aiége présidial de Parss, Commissaires du Roi en celle partie.Le Procureur du Roi au Chiselet, Prosu- reur Général en la Commission, Demandeur et Accussieur.Contre : Fraugois Bigal, oi devant Intendant de Justice, Police Marine et Finance en Canada.Juan-Victur Vasin, oi-devant Commissaire de la Marine, Subdélégué de l\u2019Intendaat du Canada, ot faisant les tions de Commissaire Ordonnateur à Montréal.Jacq:ee-Michel Bréurd, ci-devam Contré- leur de a Marine à Québec.Guillaume Estébe , ci-devant Conseiller honoraire an Conseil Supérieur de Québes, =, Garde des mogasine du Roi de la dite vilie.Jean-Baptiste Martel de Saint-Antoine , ci-devant Garde des Magasins du Roi à Montréal.Jenn-Pierce Lu Barthe, oi-devant Garde des magasins du Roid Montréal, au lieu et plase, dodit Mariel.Claude-Nicolas Fayolle, Ecrivain de le Marine, ci-devunt Garde des magasins da Roi à Montréal.Joseph Cadet, ci-devant Monitionnsire général des vivres on Canads.Jeun Corpron, Néguoiant en Canads, As- aociè et Commis dudit Cadet dans ses Bu- » aussi Négociaut, associé et Commis dudit Cadet dans ses Bureaux de Montréni.Louis- André - Antoine - Joachim Pennis- swault, aussi Négooiant, associé et Commis de cadet dans les mêmes Bureaux de Montréal.Pierte-Rigaud, Marquis de Vaudreuil, Grand-Croix de l\u2019Ordre Royal et Militaire de 5 i t Gouverneur pour le Roi le-Frauice.Michel-Jean-Hugues Péen, Chov: de l'Ordre Royal et Militsire de St.Louis, oi- devant Capitaine, Aide-Major des troupes de Ia Marine en Canada.Françuis Le Mercier, Chevalier de l'Ordre Royaiui Militaire de St, Louis, oi-devant Commaudant de l\u2019Artiileris en Canada.\u2026 Charles Deschamps de Boishébert, Chevalier de l\u2019Ordre Hoyai et Militaire de St, Louis.ci-devani Capitaine des troupes de Is Colonie, at Commandant au poste de Mirami- chy.Kicolas Dosmaloizes, Chevalier de l'Ordre Royul ut Militaire de St.Louis, ei-devant Capitsine, Aide-Major des troupes en Canada, _ Pierre-Jucques Payen de Noyan, Chevalier de l'Ordre Royal ot Militaire de St.Levis, oi-devant Lievienant de Roi de la Ville des Trois Rivières et Commundant au tort Fron tenac.Jean-Franguis Vassan, Chevalier de l\u2019Ordre Royul et Militaire de St.Louis, ci-devant Commandant le deuxième bataillon de la Marine, et au Fort de Niagara.Dunsel Joncaite-Chabert, Lisutenunt des troupes de ls Marine, et ci-devant Commandant au Portage de Nisgare.Paui-François Duvergé de Saint-Blia y Lisutenant des troupes de la Marine, ei-de- vant Commandant au Fort de ls Rivière au Baœuf.Paul Perrault, ci-devant Major des Milices du Canada ; tous Défendeurs et Accuste.Et les nommés Deschenaux, ci-devant Se- orôtaire dudit Bigot, Intendant.Saint-Sauveur, ci-devant Secrétaire dudit Rigaud Marquis de Vaodrevil, Gouverneur Géuéral, Lemoine Deepins, Négociant, ci-devant chargé de la fournitures des vivres à Mont- tréai Landriève, ei-devaut Commiesaite de la Marine no fort Carillon.Sermet, Ecrivain de la Marine, ci-devant faisant fonctions de Commissaire au fort St.Frédéric.Muriel, Commissaire de Ia Marine, ci-devant faisant fonctions d'Ordonnatenr à Mont- trdal, Papin, ci-devant Garde-magasin à Fronte- | nas, De Ferribrea, oi-devant Garde- io à St.Fréderie.! rée-magerin Dumoulin, ; oi-devant Gardes-magesi\"s Villefranche, successivement aw Foul ¥ \u20ac te tÎtre, ils avaient comme nous l\u2019a- puis aa mort, la veuve a été souvent sommée quatre.ving millions sont en- _ Chambly.; Globe parmi nous.Nous n'avons | gard du faible, lorsqu'il est estimable, au bout de deux ou trois générations vons fait remarquer, mérité par leurs de livrer la jambe en question, ce au'elle a Core dû.Hauteraye, han Gardes- ins as oublié non plus que l'autre can-{ Nous nous crayons trèe-bien infor- remener ainsi l\u2019unité de Pespèce hu- politesse et l\u2019urbanité de leurs maniè- refusé de faire, à moins qu'on ne lui accordit Total pop Tent faocessivement sa Fort St didat du Pays pour lu cité de Mont-|mé , quand nous disons que nous maine dans le Canada.108,800,000 Ou nimera peut-être à comparer ici le progrès ou plutôt l\u2019elat du commerces (impotta- t exportations), su progrés des dé, res.Nous croyons devoiren ce moment braver les scrupules dédains du journaliste de Montréal qui, naguère, une indemuité raisonnable.Elle allègue obatinéinent que la dite jambe appartenait à son mari dont elle avait même fait partie, et qu\u2019en conséquence elle devait être comprise réal, M.À.A.Dorion,sans doute, pour ne pas trop s\u2019écarter de son collègue, a manifesté en Chambre, à propo:: de sommes cerlain qu'il n'y a pas eu sacrifice de principes.On a dans ces ouvertures, sans doute, voulu savoir N'est-ce pas là le principe des rouges en fail d\u2019union entre les différentes origines?S\u2019il est le plus con- | Heguy, oi devant \u2018Garde-magusin à Caril- on, Gamelin, oi~devant Garde-magusin 4 la Près o- lation, , AR ; 1 \u20ac FAN! 0: .; ; \\ : ; i adm ration Bigot, Voici cet état| Curot slué, i-devant Gardes- - Ja même question, le désir de faire de M.Dorion si le Pays avait bien eiliant, il faut avouer qu\u2019il est aussi semblait nous faire un crime de quel- dans ses biens et effets.depuis 1749 jusqu'à 1785 fnclusivermen : Curot le june dns vicossevarment a wabdiviser le Cunada en trois ou représenté les opinions de son parti le plus absurde, le plus criminel pos- ques témoignages de notre approba- Piége d'un a \u2014Un monsieu - Fort de Niagara.: ; ; | represente les op ?q ge pro jége d'un avare.monsieur, en ion.5.682.090 , i quatre provinces, qui auraient des lé- lorsqu\u2019il à dit, il n\u2019y à pas longtemps ; sible.CL _, [lion ; chose qu'il nous fournit si ra- trant un jour chex un riche personage de 1749 Importations 1414900 fre.pSarrens, ci-devant Garde- magasin an Fort islatures locnles et une représenta-\\« quelles sont les nesures que les| L\u2019etreur comme lu vérité procède rement l\u2019occasion de lui donner, qu\u2019il ses amis, mais qui était de la plus sordide xportaion, VE ET a tel 3e ci-deyant (jarie-magagin tion bâsée sur la population avec des | ministériels veulent et que nous ne logiquement.La fusion des races à est surtout depuis quelque temps de- | avarice, le trouva gravement occupé à met- Différence 4,267,190 Fort Machu.grin an avoirs limités et une législature + voulons pas de méme 7 On était pour conséquence itmmédiate l\u2019abné-| venu moins prodigue de traits de ce tre dans le sucrier une mouche qu\u2019il venait 1750 Importation, 5,154,861 Le Gra, ci-devant Garde-magasin su Por~ édérale au-dessus des législatures qualifiable de croire que c'était le gation de la nationalité : c\u2019est ce | genre d\u2019éloquence.d\u2019attrapper et qu'il y enferma soigneusement.Exportation, 1,337,000 o Niagara ; locales.Ce prujet ne oa qu\u2019un chef du parti qui avait souflé cette que les rouges ont, fait dans une Nous souhaitons qu\u2019il continue |\u2014tlue diable faites-vous A dit le mou Différence 4817861 .ani Garde-mangaain « la Ri- Jong détour pour asriver au but de |phrase à son organe.M.Dorion a séance sulennelle de l\u2019Inetitut-Ca- d\u2019améliorer la manière de s\u2019exprimer Yeau venu.Je vais Vous le (re, Fprit 9\" 11764 Importation, 4,439,490 \u2019 Poisset, ci-devant G in Poste M.George Brown et de M, Holton, donné le démenti à ce journal et ce nadien, le J1 mai 1854 ; c'est ce, Nous souhaiterions de même que | Tex d'un air triomphant, C'est une expé- Exportations 1,515,932 de Minmaby.rde-rosgesin an eelui d'amoindrir la représentation journal applaudit de toutes ses forces que les rouges ont fait par leur or-| tous nos rédacteurs de journaux se nt de mon a a \u2014_\u2014 Laplace, ci-devant Commis du Munitivn- Bas-Canadienne duns lu législature comme un claqueur à gages ! gane, le Pays, en juillet dernier.Ils fissent un devoir d'éviter de traiter tent pas fe Mere on re me phi or 462 Tmportati Différence 2,428,558 naire au Fort Machaah, \u2018 des provinces, celui d'affaiblir de] Ie Journal du Québec dit que ont nié à leurs compatriotes la né-| des matières de la plus haute portée ent pa \u2019 yes 1 portation, 706 ustey ou Roustan, vi-devant Commis de 5 .; ' \u201c 4 2,2 , ; .A pas si fin, n'est-ce past Exportation, 1,564,400 Musitionumire au Fort Duquêse.plus en plus l\u2019influence française.| cette offre cn une déclaration que cessité de défendre jeur nationalité, sur un ton de plaisanterie trop sou- ll \u2014__ Saint-Germain, ci-devant esmmie du Ma- Que deviendrait, par exemple, l\u2019in-|< nul principe ne sépare les deux quand un orangiste, un ribonniste où vent burlesque, au lieu de les discu-| Zes souverains d'Europe.\u2014L'A/ma- ; Différence 4,493,4%0 nitionnaire au Portage de Nisgers.fluence de la population que repré- | partis et qu\u2019il suilit de rapprocher UN cleur-grit l\u2019attaque ou l\u2019injure.ter comme elles méritent de l'être nuch de Gotha pour 1858 vient de parai- 1753 Importation, Sasha Sutrai, oi devant Commie du Menitloncai- sentait M.Dorion dans le dernier |< çt d'accomoder les personnes pour leur prétexte Étant, que ce moyen d\u2019un ton grave et sérieux et digne de [tre ; il contient les noms des empereurs, Exportution, 1,706,130 vo duns Ie Buranvx de Montrdal, = mane Parlement.si la province était sut» |« produire l\u2019unité.\u201d\u201d Notre confrère n\u2019est bon qu\u2019à engendrer la haine leur importance ; et surtout qu\u2019au princes et grands-ducs qui règnent actuelle- Diférence 3,449,603 Da ia Chauv grorie, dans nsocessive- divisée comme il le propose, en trois a-t-il oublié ses articles sur la coali-| et la division entre concitoyens.| lieu de déclamations plus que vagues ment en Kurope.L'empereur Don Pédro, 1754 Importation, 5,147,621 ment au Fort Machunit, | provinces, et si Montréal se trouvait tion MeNab-Morin * L'hon.M.Morin C'est comme si, un voleur vous ryant et parfois fouguenres et presque tou- quoique, réguant au Brésil, figure dans fa Exportation, 1,576,616 remis ei-devant Commandant au For séparé du Bus-Canada et compris u-t-il fait le moindre sacrifice par son dévalisé, un ami vous conseillait de jours relatives aux personnes qu\u2019ils inte.Je plus vieux des souverains est jg mr = hembly.; dans le Canada Central avec l'Ottawa alliance avec le parti consurvateur?de le laisser faire, afin de ne pas hitaquent, ils discutassent leur con- grand-due Mecklenburg Selita 1756 Importation, ose 3,671,008 Fos ae » ei-devant Commandant on une pai ie ant : M.Cauchon lui-méme n\u2019avait-il pas \" .Est-ce y duite sur des rincipes au lieu a'a- exportation, 1,515,74 artigny, ci-devant Commandant au et rtie du Hant Canada ?Les M.Cauchon lui-mè > t-il p troubler le repos publie.Est-ce clair, dui d i lieu d* somber a sr be Tree Te Expo 1.515.730 D y de Posie voix françaises de Montréal, il n'y & parfaitement combattu M.\u2019l'aché| ça?En effet, nous ne croyons pas | voir recours à l\u2019injure ou même à la rince Bi à régné le he longtem ent le \u2014 de'la Chine., \u2018 pas à en douter, ne seraient pas en-|uvant d\u2019accepter un porte-feuille de |qUe toute la science moderne ait in- fausseté.Prince $ Marasbourge Lip Bon acoemion Lie Caneda ex D.fdrence .Jeans a Latimer, siderant Commandant au Fort tenducs le moins du monde dans l«|sa main ?Ce qui s\u2019est déjà fait pou- venté un principe plus concitiant Latant de l'année 1781, alors qu'il n'était teries, du poiseon, du pit alor dre pe je Pr A législature de cette nouvelle province.vait se faire encore tout nussi hono- d\u2019unir les différentes origines.Arce.\u2014 Un miracle est sur le point de s\u2019opêrer à proves des élections prochaines.Parmi les nombreux candidats qui vont bri- guet les suffrages des électeurs de Douville, ci-devant Commandant eu Fort de Toronto.Villebon, ci-devant Commandant au Poste de tu Mer de Ouest: Et le nommé d\u2019Auterive, tous aceusés, a be sonia at CONtUMACH, La population de Montréal ne peut done pas plus approuver ce projet de M.Dorion que le vote de M.Holton en faveur de la proposition de M.qu\u2019un enfant.Les plus jeunes princes sont le roi de Portugal, né fe 17 septembre 1837, et le duc de Parme, représenté par sa mère régente depuis le 9 juillet 1848, rablement.Pout le monde est d'accord à dire que la nouvelle combinaison ministérielle est puissante et forte, plus Savez-vous quels sont les principes de lu démocratie les plus larges (ouvrez la bouche) en fuit de liberté civile, politique el religieuse ?\u201c Le Diclionnaire des Siéges et Batailles\u201d uprès avoir donné les détails de la prise de Québec, en 1759, ajoute la remarque suivante: de nenNiiVE(LO ETRAN \u201c i £t snoote Is Murquiss de Montcalm de | Brown pour donner ue prépondé- meme que la précédente, ct nous Rlen uissi frappant qu\u2019un le bonne ville de Montréal, vous ne SOMMAIRE DE NOUVELLES ETRANGERES | « or jen ee por Saints Ver Mire, ot la Marquise de Mont- rance au Haut-Canada duns le Par-| avons lu conviction que les élections fait pour démontrer l'existence devineriez pas, chers lecteurs, quel Préparé pour La Minerve.# tanto abquisition, que less malversations des esi, Veuve du Marquis de Montealm, lement.ln prouveront bientôl, d'un principe.Eh bien ; nous avons est celui qui va faire concurrence à 0 © Commiessires fraugnin, qui, pur leurs ex- Le Pays, qui est probablement deux faits pour cnlever le vague M.MeGee, l'habile rédacteur du La Patrie de l\u2019aris à reçu du jouverne- payé à tant par ligne pour défendre ses maîtres fon est au tnoins justifin- ble de le penser puisqu'il semble ne pas croire qu\u2019il soit pomsible de dé- le fainais en 1554,\u201c comme appartenant au parti libérud le plus avancé, celux qui u touymrs proclame les principes les plus fendte une canse sans cola) voudra-t- il bien s'expliquer «ur ces deux points importants pour nous, pour le Bax- Canada tout entier et pour lu cité de Montréal plus particulièrement ?Sex vandidats auront besoin de secours de l'adresse de M.A.A.Dorion aux t faire approuver leurs uctes pur électeurs de Montréal ; et c\u2019est e peuple de Montréal.concilinnis en fuit d'unvm entre tes daffe- rentes orrgines, les plus larges cn frit de beberte civile, politique ot religieuse.\u201d Le Principe Rouge.et l\u2019enflure des principes rouges et « Je me présente devant vous ainsi que je leur donner leur vrai sens : l\u2019annexion et us certain vole pour les écoles mir- tes d'une certaine sommité du parti rouge.Le peuple avec son gros bon wens ne sc paic pus de principes et de beaux mots vides de sens ; il veut quelque chose de tangible, de palpable, d'évident, il veut des faits.Savez-vous jusqu\u2019à quel point les rouges veulent rendre les canadiens \u2018V'elles sont les dernières paroles une, des choses qui sont Je lui.New-Era.Vous lignorcz, n'est-ce par?Eh bien, nous allons vous le dire : ce n\u2019est ni plus ni moins que le Dr.\u2018Fumblety d'empitique et vé- gétule célébrité.Croirez-vous à cela?nous n\u2019en savons rien.Toujours est- il que nous avons appris qua cet Esculape du sites est sur fe point de recevoit\u2019 une adresse signe d'un grand nombre de personnes, le priant le se porter candidat en opposition à M.Melee, pour représenter \u2018les in ment un avertissement au sujet d'un article ou elle suggérait, relativement à la crise actnelle, des inesures qui étaient de nature à créer des alarmes mal foudéen, \u2014Le feld-maréchal Ktadetsky à célébré le 2 novembre dernier l'anniversaire de sa quatre-vingt onxième année.\u2014 Le géuéral sir Joba Lawrence, nctuel- lement nex Indes, va 8tre nomné gramd-croix de l'ordre du Baio, - -D\u2019horribles détaibsiæont parvenus con- cernuat Jes brigands Hongrois qui non seu- : \\ of toreions, avaiant aiibné le ceur de loue lès + habitants de celte oolunie, el divenia leur © profit lue provisions et l'argent envoyés « June cos régions lointaites pour les mettre \u201cen état de défense.Quand l\u2019intécôt parti- gulisr est le mobile de ceux que le souve- ¢ rain charge du bien public, les Empires \u201c deviennent 184 ou tard ls proie du premier 1 agresseur.\u201d insi, d\u2019après l\u2019ppinion des auieurs du Dictionnaire Oilé plus haut, M.Bigoi, avec l\u2019aide de nes complices, serait done in pre- tnidre cause de la perie de In colonie pout la France, et à ce titre il méritait bien, eans doute, les hunneuts d'un prosée ei d\u2019une condamnation à l'exil, Commandant sew troy won tom, qu\u2019en celui dé ses enfans, darosses.y fod | Lieutenant Général des Armes ds i au Canad, mans (A CONTINUER.) CORRESPONDANCES BAZAR A L'ŒUVRE DES BONS LIVRES, Bibliotheca, medica anime oficing, MM.Les REDACTEURS, Nous venons de recevoir les annales du « Cabinet de Lecture ;\"* l\u2019on avertit que, dans peu, le camilé vuvriie un besar pout sugmenter lu Diblicthèque paroissiaie of _ = LA MINERVE 5 DECEMBRE 1857, \u2014 eee ee SO AN sv WAI re ous um pied plas élevé le \u201c Cercle ve.as0i vraiment patrictiques et vraiment chré- Apoose, 11 De sera peut-être pas hors Je pro- \u201cPe de leor consacrer quelques lignes et de \u2018aire un appel à la générosité si bien connue des ci de Montréal.Depais quelque temps, an changement merveilleux et consoiant a\u2019est © au sein de noire société : le gobi dus belles dus choses s\u2019est emparb Je nas compairioies ; et sentant que les jouis»ances intellectuelles muni, pou.uinsi dire, lee soulss qui soient dignes de l\u2019homme, ils out tourué leur esprit vers la littérature ct lu plulveophie.Mais l\u2019esprit, mais le cœur sel une chuse si n- osustaate, si flotiante, qu\u2019il faot une main habile pour le diriger duns les sentiers diff- cilss dus boiles-letires ot des sciences.Luis- sé à lui-même, il e\u2019attachern de préférence À une litiératore immorgie afin de flatter ses penchunts manvais, et il gofitera davantage age philosophie impie afin de nourrir son or- Epeil et de légitimer son dévergondage.La religion a compris cela, et alle trouvé dans son sein de quoi faire disparaître cet inconvénient : elle a fondé l'Œuvre des Æons Livres ; et comme tout ce qu\u2019elle fait eat essentiellement lié au beau, au Tiui et au bien, l\u2019Œ'uvre des Hons Livr trouve tre noe œuvre profondément ci Tout co que de grandes intelligences, de beaux génies ont enfauté de bien en littérature, «6 poësie, en philosophie, en politique, en morale et eu religion fail natorellement 1e de l'Œuvre des Bous Livres: ssule- Ment le cadre en est trés reaserré.Prudents dans lent choix, ceux qui sont à la téte de cette œovre ont dédaigné et rejsié loin d\u2019eux toutes les sules productions, tous les iufâmes Chefe-d'œuvre qui sortent comme par en- ehantement du cerveau malade de nos ro- masnsiers ot du nos philosophes de carsfour, C\u2019est done une œuvre digue de l'encuurage- ment de Lous ceux qui ont à eœur la cause sacrée, la morale et le religion de notre peu ple ; qui ent ls triomphe des principes de justice les principes d\u2019impiété ; des incipes vrais et élernels sur les prineipes ux of passagers qui auvjourd\u2019hui bouleversent le monde.Laissons là ceux qui croient qu\u2019une nourriture glide peut rendre un corps sain: ils meurrsat ot lear mort sera va grand bonheur pour noire Vie sociale ; mais que ceux qui Ctoient qu\u2019one nourriture saine eat l\u2019aliment nécsssaire à la vie du corps comme à la d l'âme, encouragent de leurs paroles, je, de leurs biens les œuv oa serve lu soviélé et prolége la famille.D'ailleurs tout le monde comprend qu\u2019encourager l\u2019Œuvre des ons Livres c'est faire uve d'une grande raison et d\u2019une grande loi : c\u2019est aussi remplir une dette de reconnaissance, L\u2019Œuvre des Bons Livres à déjà fait pour votre vill les plus grands sacrifices : avjourd\u2019hui, sentant que le salut et lu vie d\u2019un peuple ruposent sur la moralité, sur l\u2019à- Betgie ei eur ia bonne volouté des générations qui s\u2019élèvent, elle foude le « Cercle catholique\u201d oi l\u2019olite de notre jeunesse ce prépare aux lulles qui l\u2019aitendent et qui de- mardent son sécuurs.Elle est prête encore à tout (aire; maie noos le répétons, 11 vel juste que nous lui prétions votre appui ; il est Juste que les hommus Je la fortune défient les Les cordons de leur bourse ui fassent voir qu qusud il s'agit de la religion st de la patri quend il e\u2019agit de la moralité publique, ecnt glorieux de ne montrer généreux, même dane les jours de mi«ère et de détresss gêne- rales.L'ocession eet bells: I'Euvre des Bons Livres ouvre un bazar: de combien de manières ne peut-on pas ulore se montrer partisan zélé des suines doctrines?de comhien de mxtières ne peut-on pas encourager une institution si généreuse dans ses résultats ?ds combien d'objets inutiles et de pur luxe se peut-on pas disposer en fuveur de ce bazact Montrons-nous Canad catholiques: ei Celui qui sonde lus jusque dune les plus profonds rep! humuin saura bien nous rendre au centople ©e que nous aurons fait pour combattre l\u2019er- vour et l\u2019impielé.; De son oôte le comité donnera à titre de récompense, nous dil-on, Isa agnales du 44 Cubiget de Lecture,\u201d i toutes les personnes Qui voudront bien s\u2019uocuper de l\u2019œuvre.Us adc vu \u201c Cæmeuæ CATHOLIQUE,\u2019# Ca Patrie est pribe de reproduire celte eerrsepondance.Monsieur le Rédacteur.dl « poru dans un de vos derniers numéros, un article signé A.Lévêque, dans lequel co Monsieur s\u2019est permis de jeter sur le com soumé pour l'érection d\u2019un mouument aux victimes de 1837-36, cn soupçon désagréable saus doute pour les membres de comilé mais surtout peu honorable pour son auteur.Je ve m'arrêterai pas à justifier le comité sur l\u2019offre du concours faite à tuus en général eave distinction d'origine, ce point regards le col 3 ais le crois devoir dourner une explication sur doute injurieux que ce Mon- r à soulevé sur la bonne foi des transac- tiens, Connaissant le moutant dont le comité pou- voit alors disposer, ot dans le but de guider s\u2019il ae pouvait les concurrents sur 0e puial, d\u2019ai trañiemia à ceux qui ont fourni des plans is résolution du comité accompagnée d\u2019one noie epéciflaut que le coût du monument ne devait pas excéder la somme d'environ £260; J'ai envoyé une copie cemblable a tous indistinotement, et pour preuve je prends la liberté d'extraire ce qui suit d\u2019une lettre ue M.Footner m\u2019u adressée à ce sujet le 3 couraul.« J'ai l\u2019honeur d'informer le somité que \u201cj'ai reçu les mémes insiructions que M.« l\u2019évêque à sav.q oullt do monu- s ment ne devait pas der la somme fé d\u2019euyiron £260, ot j'ai préparé mon plan sf en conséquence ;\u201d\u2019 eh bien, malgré toutes ees précautions, M.Bourgsa\"3 quoiqu\u2019il per- metie que son nom figure avec celui de M.L'évéque dans cette correspondaucs, a ce- perdent eovoyé au comité deux plane pour dit monument dont il estime le coût de l\u2019un à £300, et l'autre à £200.M.Victor Roy & aussi transmis des plans dont le coût était de £225, et £GUU, cl M.Lévêque lui méme qui ve plaint tant de n'avoir pas eu de latitude pour préparer un plan plus beau, en avait envoyé un dont le cuût était au dessous de le somme de £500, Je crois qu\u2019en présence de pu faits,ces raessieurs ont b ison d plaindre tude, et ne peuvent pas pré- lteiuta etrictement aux îns- u\u2019ile ont reçues ; quant au nombre de plans fournis par des étrangers, M.Lévé- Que sel encore dans l\u2019erreut, car 1! y en avait fen pas un, mais plusieurs : En terminant je conseilierais à M.Lbvêque 4 prendre de miviileurs iniormutions à l\u2019ave- Bir of Wurlout, de ne pas docuser ses conci- Voyons avant d\u2019avoir des preuves de leur cul.lité.pal Votre obi., Serv.H.M.PEnraULT, Montréal, 30 novembre 1857.CITATIONS DES JOURNAUX.> * Nous recommandons à l\u2019intérêt et à la curiosité nos lecteurs les détails navrants «fetes dans ha letire qu'adresse à ses arents un jeune officier canadien d\u2019une tre premières familles de la Province, et qui se trouve actuellement au milieu de toutes les horreurs dout les Indes sont le 1hédtre.Nous la reproduisons du Canadien, Embouchure du Gange, 13 août 1857.Mes chers parents, \"Après quatre mois de navigation, io vais duns voir la fin de ce long et désagréable voyage dent vous aurez trouvé le récit trop aussi.} i on sofia le pilote qui vient à bord.mme ove deux iastitotions VPS ions-ie d\u2019a Tout le le est soulevé, les Indiens ont commis des meurtres et des crimes atiu- ces, surtout contre nos peuvres lummes.Clent épourantable ee qu\u2019ils leur ont fast endurer! Je suis teilement excité et ay:té Que je ne puis vous écrire (rangaitiement.Hoo pauvre régiment a ce que l'on sroit, exterminé à Lucknow, l\u2019on à pour cer- ain la mort de cing officiers.Toutes les fommes et enfants ont été massacrés à Cawn- pour, où où les avail laissés pour plus grande sûreté.Ces acblérae sont pires que les Chinois, Caffres, ou [ndiens de l\u2019A rique, re à ces canailles si je isa trouve au bout de mon revolver! L'émolion m\u2019empêche de continuer, mais je vous duuuerai de pius longe détuils depuis Calcutta où j'us- père trouver des letttus Je vous, ere crctu eus as000 Caicuitu, 21 nod, Point de lettres de vous! Combien je euia peiué de ne pas trouver un met, une ligne affeciueuse de vous, au mo- meut de m\u2019engager dans une guerre d\u2019eora- gés.J\u2019y vais comme vas béte féroce, brûle de venger les 200 fommes et enfants de mon régiment, que je connaissais presque tous et qui ont été massacrés après avoir subi tout ©s qu\u2019il y a de plus ignoble de la part de ces cunuilles.Je n\u2019ui jamais éprouvé une telle ardeur.Te seas quelque chose en moi que je nav, a souli dans la guerre de Crimés ou sur les frontières de Poshawur.Jo me baltais nlors tranquillemeut, sans émotion et sans haine, qu\u2019elle diflérence maintenant! Je me sens vraiment capable de tont.Oh, mâtina, laches, ji mon régiment à venger, et je le ferai où j'y périrai.ous pouvez juger quels démous, nous, Enropéeus, serons contre ces cauailles.El ! en à qui vont jusqu\u2019à demander qu\u2019on leur Asse éprouver les mêmes tortures qu\u2019ils ont fait souffrir, ne evis pue de cet cé, éparguons les fu Mes ot lea enfacts, mais soyons sans pitié pour ceux qui auront les ws à là Main, ou auront trempé dans ces atrocités.Que or, le plomb ou Ia corde les punisse, mais pas de torture.Quand partirais-je, j'en ni la fiètre.Je cours d\u2019un bureau à vu autre eupplient qu\u2019on m\u2019expédie.L\u2019on utteud d\u2019un jour à l\u2019autre des baieaux à vapeur d\u2019Aliahabad ei il n\u2019est pas question de pouvoir voyager seal.J'ai vu bier lo générai-en-chef, Sir Colin Campbell, jo lui ai dit que je me considérais presque comme déshouoré d\u2019être éloigné de mon tégimeut, s'il existe wncore, car on le oroit exlerminé.J'ai demandé qu\u2019on m'envoie joindre l\u2019armée du général Havelock qui fait des efforts héroïques pour débloquer Lucknow, mais il u's pas assez de troupes.plus beau jour de mu vie, même ait être le dernier, que celui oil jo pourrais entrer un des premiers dans Lucknow pour délivrer mes pauvres camarades, En est-il encore temps?Depuis lo mois de juin l\u2019on \u20ac.& auoune nouvelle.L'un dit être certain de la mort de CS.M.W.V.et d'un jeune lieutenant.Après lee avoir blescés et faite prisonniers, l\u2019on dit qne ces scéléruts les ont crucifiés, que sous leurs yeux on a violé leurs fermes (ils étaient tous mariés) qu'on leur a coupé les seins que l'on « m bouche de leure maris, puis qu\u2019on sauter eu moyens de bouleilles remp e poudre que l\u2019on à introduites dans leur corps!!! Bardon, s'y j'entre dan affreux détails, j'auruie dû vous les é er, c'est par trop dégoûiant m «uriez-vous compris suns cela Ia rags et l\u2019indignation dont tout Européen est animé ?Vous ne pouvez pas vous aitendre à une leure calme et froide, n'est-ce pas, vous comprenez maintenant mon état, et vous seriex comme moi @ ma place, Quels contrastes dans ma vie! I} \"ya Rs un an que jélais tranquillement auprès © vous dans Oo cher et paisible Canada, La pioche à le main, j\u2019ouvrais de nouveaux sentiers dans vos buis du P .traversuis l'Atlantique, je temps en Angleterre, France, où je dan séduisants impératrice des frangain ef plus belles femmes de la Cour.J'ai joui enfin pendant trois mois de tuutes lus délices de Paris.En sortant de id, jo ms suis trouvé pendant quatre mois enfermé à bord d\u2019un méchant navire, n\u2019ayant pour horizon qoe lo ciel at Iu mer, pour distraction qu\u2019une tempdle ou la prise d\u2019on requin.ainte- nant je me trouve à la veille, le pistolet ou le sabre à le main, de me baigner dans le saug jusqu\u2019aux genoux ! 1] tait trés-chaud, mais heurevsament que jo me porte bien.Comment peut-on être malade dans un moment d'excitation comme celui-c: ?Aprée-demair on commence le Moharen, grande fête Musuimane.L'on attend a quelques troubles.Lee musulmans ont, à ce que l\u2019on dit, formé une i tions de massacracre gh pus.lis ne sembleront pas, car ils\u2019c dront que profitious de ovits pour les massacrer en masse par ven Cf geance.En stisudant la milice de Caloulta, composés de presque tous les Européens, et les troupes evront sous les urmes, La principale cause de celle guerre est Pannexion du royaume d'Oude.Delhi ne peut larder à tomber ; les noniôgés manquent de munitions et commencent déjà à ne dia- puter entreux.Les Sikhs ét les Goorkas æonl les seuls qui vus sont restés fidèles, ils sont admirables.Il ne reste que truis régiments de Sepoys sur 77 environ ; ies autres sont tous déseriés, beaucoup en tuant leurs officiers, les auires sont désarmés.de nouveaux détails per mper mon impatience je fuis mes préparatifs de voyage.J'ai tiré sur Londres, c'était convenu, el aprés m'être ispensables, je porturai de mon argent sur moi, en or, Je done une bonne prise pour ces canailles, mais ile auront avant le contenu de mon révolver, Mille amitié à mes amis et connaissances du Canada.E 5 J.8 sept, 1857, Bénards, le Mes chere pareuts, Vous devriez, saus doute, recevoir fréquemment de mes nouvelles par le terme q oourt el quuique je soie (ri gué et que j'aie bien envie de dormir, fermé l\u2019œit depuis sept jours, je vous écrire quelques mots.Après cela j'irai me coucher, je dvia repartir cs soir même pour À Je s ivé ce matin ioi après un voya- Ge par terre de 480 milles que j'ai fait seul.Je crois avoir gagné ute petite célébrité tmi lus sutorités de Calcutie.Elles vou- sient m'expédier en bateau par le Gangs aveo uy délachement, Cela m'avrait prie Oh mois poor vénir ici.Je déclarai vouloir tinguer seul le ohemin par terre.L'on me dit que o\u2019$tait impratice que Jo ne ferais pae 50 milles avant de rencontrer les ré téa etc, eto., eto., l\u2019on voulut me retenir officiellement, je m'esquivai avec l\u2019aide du brigadier major.Le jo nt mon départ, Lord B'gin (chez leque 16 Aa carle) me fit écrire par son secrétaire un billet fort uimuble me priant d'aller le voir, ce que je fis le jour de mon départ.Il fot charmant pour moi et me demanda avec beacon) d'intérêt de vos nouvelles.Je lui din ce que je comptaie faire, il cherchee fortement à m'en dissuader, me disant que la route de terre était impralion« ble pont un offioier seul elo., ete.Voyant que j'étais déterminé & en faite ma tête il me promit, à ma demande, de faire éorire quelques mots en ma fr veur av générai Out- tam.Dana l'aprés-midi jo reque une invi- ation pour aller diner le iendemain ches lo gouverneu ral | mon parts était pris, je refusni qu'à regret.Eufin, le al Btradderzee, vous les or- dres duquel j'ai serv?on Crintée et qui à tou- à pose |\" jours été très bon poar moi, fit ausei quelques efforts inutiles pour me retenir.Ea tous cas, me dit il, éciivez-mMoi un mot en route car je m\u2019intereuse à votre expéditron péri!leuse of je œurai heureux d'apprendre que vous aver tejoiul l\u2019armée sans accident.La 26 août, je quittai Calcous par le che- Miu do for, juequ\u2019à Burdwan, le même soir j\u2019ea rupertais dans une es de voiture de poste.J\u2019étain entoaré d'officiers qui me di- ssient, qe si je n'étais pas massacré je serais obligé de revenir sur mes pas etc.eic.Ces oiseaux de Mauvais aogure m\u2019avaient rendu quelque peu nerveux, je me demandai ai je De faisais pas une folie, jo me laisesi aller & d'assez viiaias pressectiments.J'avoue que deux vu ttoix premieres heures furent péui- Dies.Le Got était des plus somibres, chaque paisible villageois eur lu route me paraiseau un ennemi, chaque nouveau bruit m\u2019etait suspect.Enfin, je me résiguai à lout ce qu poutrait m\u2019arriver et mon sabre d\u2019une main, mon revolver dans l\u2019autre, Uri cigare à lu bouche, je me promis bien de veudre chére- ment me vie et de rester éveillé pendant toute le nuit, crainte de surprise.Je me ta- peudaut aussi confurtablement que pus- dans un coit de la voiture et.je dormis du plus profond sommeil jusqu'à munuit ! Je n\u2019a: pas le tems de vous doguer des détails sur ce petit voyage vraiment intéressant.Sachez cependani que j\u2019aus assez de pru- deuce pour m'arréter deux jours en deux endroits ou j\u2019appris positivement que le chemin que je devais parcourir était entr i des 1bvolids.Dans lv pay: sus que 2,000 de ces briga dans les jungles 8 un mil peine de lu roule.Heureusement qu\u2019il faisait nuit, ils te me vireut pas.Plus join le Su régi.d\u2019irréguliers à cheval était supposé (raverser le chemin à quelque distance en avant pour rejoindre à d'auites révoltés.Je leur dounai le termpe de pasese on m'arrétant un jour à A Buree, Puis, suoure contre l\u2019upinion des Europèeus qui a étaient forlifiés, je me remis en touts.Enfin, je m\u2019atrèlai aussi vo jour à Shergote, pour que Koor-S ng, va monsire de cranvié et un révoité étui prés de la Soun où je duvais passer, L\u2019officier commandant à Jasseram venait ce jour-là d'abandonner le place et de s6 retirer, avec Plus de prudence que de courage, sur Bona- Enfin, hier soir, je fis le trajet de la Suau à Bénarés je Paseui par Jasseram au milieu de la nuitet je pus voir au clair de la lune les mure noircis de deux maisons de magis- trals et autres officiers civile auxquelles tes lusurgée avaient miv le feu il à quelques jours.Si près d'atteindre mou du, il eut été triste d\u2019échouer là.liy ent uu moment où Je ne douta:s pus d\u2019être altaqué, je me tenais rêt, La tension nerveuse devint méæ lorte que je finis par M\u2019oxaspérer de lo es fausses alarmes, j'aurais voulu voir un ennemi réel et lâcher quelques coups de pistolet.Cela m\u2019aurait calms.Le brigadier ici est charmant pour moi, je le trouve un Peu craintif cependant, il ne Yeu! pas me luisser voyager sul et me don- Ue pour escorts deux Highlanders du 78e Je m'en serais bien passé, c\u2019est trop fait le voyage par eau le gouvernement m'aurait payé mo passage, Cyt \u201ctva parterre.Il me reste sependant sticore une pelite somme que j\u2019économie comme ur avare, car\u2018d\u2019ici à longtemps je n\u2019aurai pas de puie, l\u2019argent est rares et lu compagaie ust en retard dans ces payements.J'espère que mou chez père ne ne bidme- ra pu trop tens d 1e fois je n'ai pas gent, 11 m\u2019aura servi à mon poste et pour r voulut arriver trop tard, Je suis heureusement on parfaite santé, sauf deux jours de fièvre en route, mais ee n'est rien de sérieux.Je tombe de sommeil st je sais à puive cu que j'écris.Comme je Tui ¢ Ormir jusqu\u2019a ve soir ! jusqu\u2019à mon départ: Ma prochaine, je l\u2019eepère, sera datée de devant Lucknow, uous aurons là une affaire chaude.Je me acne heureux, de bonne hu- meus, ce voyage de perpétuelles unxibtés \u201cvail ows charmes.C\u2019est la vie que |\u2019 plutôt à 49 monde je n\u2019auraie selle-oi.Je suis fait pour cela.Adieu, mes oliers pareuta, pensez quelques fois à moi «£ surioal écrivez-moi, J lésire Vous savoir tous en bonne santé el aussi reux que votre file toujours «éectionné, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOMINATIONS.Byazav Du Sxcacraine, Toronto, 28 novembre 1857.Ila plu d Son Excellence le Liuuverneur- Géuèrsl nommer iles Messieurs suivants pour être Tugs Puisubs de la Cour Supérieure pour le Bas-Canads, sous les dispositions du Statut 20 Viotoria, chap.44, savoir : Hypolite Guy, Je Montréal; William Power, de Qué \u20ac; Jean Casimir Bruneau, de Montréal; John Samuel Metord, de de Montréal ; Joseph André Tachereau, de Kamourneka ; David Koy, de Chicoutima ; ut ilfia 1g MeCord, d\u2019Aylmer, Evuyere.i plu à Son Excellence nommer Messieurs auivauts pour être Juges de aix Juus le Bas-Canuda, savoir : Pour le District de Montréat : Moïse Desjardins, de la paroisse de Si.Sauveur, dune le comté de Terrebonne ; Charles Beauregard, du township d*Acion ; et Jean Baptiste St, Denis, de la ville de St.Hyacinthe, Ecuyers.1] wen uutre plu à Son Excelleuse nommer@&-Messioure L\u2019Honorable John Pang- man, Jean Basilide Delfausse, Pierre Dei- fausse, et Luke Bent, pour être Commis- suvres des Petites Caures dans ln paroisse de $1.Hemi de Mascouche, dans le comté de L'Assomption A NOUVELLES TELEGRAPHIQUES Rapporté pour Minerve.ARRIVÉE DE LAMERICA.New-York, 2 Désembre.Le sieamer \u2018 America,\u201d parti de Liverpoal le 31, est arrivé dans ln matinée apportant des nouvelles européennes dé 3 jouta postérieures à celles parvenues par le Fution ol lv Kangaroo et ayant A bord £25,000 sterling en on.Fern financière dure encore saue au- eune diminution.Londres, s\u2019est ne un embarres temporaire donl promplemext soulsgée par la Bau- 16 d\u2019Augleterte moutent d\u2019un million ling.11 n\u2019exist ide, celle tasieon ne puises continuer «68 affaires comme auparavant.De nouvelles faillites avaient eu lieu en Angleterre après le dépert du Fulton.Les aflaires s\u2019améliorent eur le continent.La sacoude tentative da la miss à l\u2019euu du « Greut Eastern\u2019 n échoué.Les nouvelles de Manchester ot «les die- teicts manufacturigrs sant t Qn cou dérait que lee arrivages d\u2019or considérab ui ont eu permettront à la Be dan leterse de ue pas taux d'escumpie, La maison Poabdody & Co.à honorables ment fait face aux temisws de la Ban ue, el «| ee manifestuit quelques symptômes va miélioraltion dans le monde commercial, New-York 3 Décembre, La \u201cFulton\u201d de Southampton et le * Kan- @sroo\u201d de Liverpool aout arrive joi hier presse française s'exprime ginei relativement eux derniers pvduemetitn des indes : Les Anglais, dit le \u201cPays,\u201d ne mont point moltres de la ville do Lucknow, maie neule- ment du chiens, que lu général Outran eet parvenu à ravituiller apièe une luite meur- tridte.ble\u2018eat'mie en communication avec hausser davantage le - PLANS ET SPECIFICATIONS PAEPARES, xT les more de la pisse.Havelock qui commande la seconde colonne est campé en dehors do Is oitadelle, sur use éminence sppe- lée Mont Hanak, et it er oes r l\u2019srmée inaumeptionnelle, hommes, laquelle est véritablement maitresse de Luckuow.naka Napios dase une seuls acit personnes impliquées one écaspi- ration.Omer Pagha a quitté Constantino- pile pour Bagdad avec un de ireupes dans le but de esatiauer sur les rives de l\u2019Euphrate les travanx d\u2019une route qui avai été abandonné il ya un siècle, en rai des dépradetions des arabes.Des nouvelles de Vulachie représentent le parti démocratique comme pourseivaut une ligne de conduite qui peut jeter do grands obstacles dans le la vois de l\u2019union des principautés.Co parti veut ho vote astiousl décide de souverain, « parle d\u2019envoyer Une dépulation aux Conférences de Paris.NAISSANCES.A st.Timothée le 26 Novembre dernier le Dame de L.Gervais Kcuyer, N.I\u2019.a mis au monde une fille, A Tæugueuil, le 18 novembre, la Dame de J, A.Defoy, Fer at, un fila, EE NOTICE SPÉCIALE.Paxvask pes TEMPs+.\u2014Nous attirons de nou- vesu l\u2019atiention de nos lecteurs eur l'anconce de Mu.Gancav, marchaud d'habite, rue Notre- Dame, 271.On ne saurait véritablement dans les circonstances actuelles, trouver un magasin si amplement pourvu et où l'ou puisse acheter à si ban marché ina vêtements de toutes sortes confectionnés avec tent de goût et tant d'élégance.Nous ne saurious donc tiop inviter nos lecteurs et le public en général à visiter le splendide ma- Eusio de Mr.Gureau d'où ils ne sortiront pus certainement sans faire emplette.Le Pain Kr'ler de Perty Davis fournit chaque jour de nouvelles preuves de son efficacité.Dans le cas d\u2019un estomac délabré et d'une eomplicu- tion de maiadise telles que delles du foi-, des in- testina, faiblesse de nerfs, dépression desprit, de mélancolie, ke., ros effets sout des plus Éconaisante et des plus merveilleux, CERTIFICATS.Ceci est pour certifier que j'ai fait usage du destrucieur de douleurs de Davis avec pleis succès daus les cas de choléra, coliques d'enfants, bronchites, rhumes, tux &c., le recommandant avec plaisir comme une précieuse médecine de famitle, J.C.BOOMER, Pasteur de I\u2019église Baptiste Tish.Mart.Vineyard M.Perry Davis et file \u2014Char messieurs, Ayant oté témoin depuis quelques temps des bienfaisants eflela de votre Pain Killer dans plusieurs cas de dyssenterie et de choléra morbus et le croyant un véritable bienfait pour ceux qui souffrent, j'en reeommands volontiers l'usage à ceux qui sont affectés des maladies susdites, comme un remédesur et efficace.EDOUARD K.FULLER, Pasteur de la principale église Bap., Som , Mass, Le présent est pour certifier que j'ai pendant plusieurs années fait e du Pain Killer dans me famille en plusieurs des cas pour lesquels il est recommandé et je Iai trouvé un excellent re- trède de famille A.BRONSON.Pasteur de la seconde église Ba, à Fall River.Prix des bouteiiles : 12, 1-2 cents, 2 cents, 5U cents et un dollar respectivement.; A vendre par LYMAN, SAVAGE & Cie., Montréal.PERRY DAVIS & FILS; propriétaires, 74, High street Providence, (Rhode Island).2 nov\u2014ai Monument aux Victimes de 1837-38.AUX ENTREPRENEURS.DES SOUMISSIONS seront regues jusqu\u2019au Ÿ courant, pour l'érection du Plan de Me.Bou u, (Nos 1) mais le comité ne s\u2019eugage pas Holy offre la plus basse.he ays et devis, s'adresser au Bureau de Mr.Bourgeau, No.46, rue Dorchester.H.M.PERRAULT, Secrétaire.Momréal.ler déc\u20145-\u2014di Dr.OLEARY, Jnr, ELEVE DE L'UNIVERSITÉ McGILL, ET Ayant étudié el pratiqué cing annees sous le patronage du DR.JAMES O'LEARY, ST.HYACINTHE.BUREAU ET RESIDENCE SUR LE Quarré Chaboillez, RUE ST.JOSEPH, No.115, Montréal, 5 dée\u2014tmk AVIS, VU que ls femme d\u2019HENRY CHARRON, de Montréal, n quitté darnièrement son domicile sans cause légitime, il 1 fuutes personnes auxquelles elle | resser, qu\u2019il n\u2019est nullement responsable des dettes qu'elle pourrait contracter au nom de son mari, 6 décembre.ESCRIME: Pointe, Contrepointe, Espadon, BAton, Exercise Gymnastique, \u2014_ M.VAUTHIER, ex-prévéi d'armes d\u2019un régiment de okasseurs d'Afrique, et :écemme.t arrivé en cette ville à honneur de prévenir le publie qu\u2019à partir de saimedi prochain 21 courant 1 tiendra ouverte une Salle d\u2019Armes, rue Notre- Dame, No 151, entrée, rue St.Lambert, No.4, remière porte cochére à droite, vis-à-vis M, ussen.Samedi à HUIT heures pour inaugurer l\u2019ouverture de ses cours, M.VAUTHIER donnera ut grand Assaut d'armes, épée, sabre droit, sae bre courbé, istte, bancale, cimeteare, &e., en compagnie de professeurs, amateurs et oflciers den milice de Montréal, 1 nov Langues Ialienne et Allemande, SIGNOR DOMIZIO PECKLINER.de Flos rence, (Italie) Professeur de langues modernes, informe les Dames et Messionte Montréal, qu'il donnera des leçong dans les langues Italienne et Allemande, à résidence reapective où cher lui, à des pyjx modérés.Sadresser à ce bureau.25 nov \u201cJOHN JAMES BROWN, ARCHITECTE, À ouvert un BUREAU D'AFFAIRES dans celui de son père Ne.182, RUR CRAIG, No.182, ESTIMES FOURNIS.Mr.J.J.B, conduira là construction de Bétiss seset d'ouvrages d\u2019Artifce, Evaluation, Arbitrea- Be, Achats et Ventes de propriétés, | Ale Mr.$.J.B.a reçu les diplômes auivanis dernière Exposition Provineiale, savoir : Desin pour un détaché de wim de Lre classe, ler Prix et Diplôme « ® do do & da « Maisons d'Entrepst de « Maiboüs à l\u2019épreuve du fev do «Maison d\u2019ouvrier do \u201c Elevation Liéoraétrique de Mr.J.3e B, offre ses services professionels eux persances résidants Le cempagne, et il espêre que par une stricte efention à leurs affaires © à leurs intérêts, mériter un patronage libérat of leu assiégée, mais il se trouvé Lo sous CABINET DE LECTURE PAROISSIAL, Merer.di prochain 9 coarant 7; HEURES P.M, DEUX LECTURES PUBLIQUES Seront dennées dans la Salle de la BIBLIOTHEQUE PAROISSIALE ; L'une par MESSIRE DESMAZURES sua ET 5x8 HISTORIENS NOUVEAUX, L'aulre par M.JOSEPH ROYAL TR LE 2 Décembre, BAZAR.UN BAZAR aura liea le 14 de ce mois et ies jours suivants dans la Salle de la Bibliothèque roissinie en faveur de l\u2019œuvre des Bons ivres et du Cabinet de Lectures Paroissial.Ces deux inatitutions si éminemment utiles et si populaires se recommandent d'elles-mêmez à la généreuse bieuveillence de t- ut le monde, Ou recevra avec reconnaissaiice Lous les objets qu\u2019on voudra bivs destiner pour ce bazar, 2 décembre Vente par le Shérif.Montrkar, VIS PUBLIC est donné à savoir; par les présentes que les lots de terre et ténementaci-dessous di signés seront vendus aux temps et heure ci-dessous mentionnés.Toute opposition alin de conserver pourra être lilée dans aucun temps dans les deux jours qui suivront le rapport de dit bref, Jours qui eut Pro Venditioni Exponas.Montréal, à savoir 3 JOHN HENDERSON No.1851.et Edwin Morris, tous deux des cité ot district de Montréal, Chapeliers et Munchonniers associée, faienut ie négoer ensemble sous les nom et raison de Henderson & Compagnie, demandeurs ; contre Les terres et té- nements de DAVID DOUGLAS, de la Pointe Claire, dans le district de Montréal, Marchand et Négociant, défendeur : Les dites terres et tènemente mentionnés et décrits eu la Cédule annexée au dit Bref, marquée A, comme suit, savoir ; Un emplacement sis et situé au village de la paroisse de St.Joachim de Is Pointe Claire, de la con e de soixanle-et-douze pieds, plus ou de front sur durante cing pieds, plus oins, de profondeur, et te que reniermé Jaus les limites suivantes, ea- voir : tenant par devant au grand chemin et parallel au fleuve, par derrière à Peter Des- mas, du côté nord-est à la rue Ste.Anne, et du côté nord-ouest à la veuve ei aux héri- tiera Charies Valow\u2014avec une maison, use boutique de coulanger, un hangar et autres LA isses dessus consiruites.Pour être vendu à lu Porte de l'Eglise parois- sisle do la dite paroisse de St.Joachim de Ia Pointe Claire, LUNDI, le QUATORZIEME jou de DECEMBRE prochain, à DIX heures du matin Le dit Bref iapportacle le dix-septid- me jour de Décembre prochain.JOIIN BOSTON, Shérif, Bureau du Shérit, Montréal, 26 Novembre 1857 PROVINCE DY CANADA, District de Mantréal, | Dans la Cour Supérieure POUR LE BAS-CANADA.Lundi le vingt-troisième jour de novembre mi huit cent cinquantessept.PRÉSENTS : L'Honorable Mr.le Juge Dav, \u201c M.le Juge SasTu \u201c M.le Juge Monnerer No.1393- CHARLES JAMES IRWIN GRANT, écuier de ln Cité et District Ge, Montréal, pos- rétaire en possession \u2018le lu Baronie et Sei- pe de Longueuil, dans le dit distsict de ontréal.Demandeur, ve.JAMES MeGUIRE, maintenant où dernières ment de St, Jean, dans le dit Distriot, cam- merçaut, endenr.11 est onlonnd, sur motion de J, Hleakley, écr., avocat du Demandeur.en autant qu\u2019il appert par le retour de Thomas Albert Martin, un des huissiers juréa de celle cour écrit eur le Bref de Rom.tation émaué en celte cause, que le Défendeur « laissé son domicile rn eetce paitie de la provine ce du Canada.ci devant constituant la province du Bas-Canada, et ne peut être trouvé dans ce district de Montréal, que le dit Défendeur soit par Un avertissement à être deux fois inséré en langue anglaise dans le papier nouvelles de cette cité appelé** Montreal Herald\u2019 et deux fois en langue fiangaise dans le papier vouvelle de cette cité appelé \u201c La Minerve,\" notifié de comparai- tre devant cette Cour, mande du dit Demandeur sous deux mois sprès Ie dernière insertion de tel avertissement et sur le defaut du dit Défendeur de comparaître et de répondre à telle demande duns ls période susdite, il sera permis su dit Demandeur de procéder à * preuve et Jugement comme dans une cause par a ut.Per la Cour,) MONK, CUFFIN & PAPINEAU, 2 décembre _ \u2019 Province ov CANADA, District de Montréal, Circurt de Heuuharnois, Dans tua Gour de Cireait.Jeudi le dousiéme jour de Novembre mil huit cent
de

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