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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
jeudi 17 janvier 1861
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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La Minerve, 1861-01-17, Collections de BAnQ.

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[" nt as mere mm 2 voL.XXXIIL Wa Minerve, JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE, AGRICOLE, COMMERCIAL ET D'ANNONCES.MONTREAL, BAS-CANADA, JEU DI MATIN 17 JA NVIER 1861.Corporation de Montréal.LISTE DES VOTEURS.AVIS PUBLIC est par le présent douné que les LISTES DES VOTEURS pour les différents Quartiers de la Cité, faites par les Cotiseurs des dits Quartiors respectivement, selon les dispusi- tions des Actes 14 et 13 Vict, chap.128, et 23 Viet, cliap., 72, ont été livrées au Soussigné ; que conformément aux dispositions du dit Acte ea premier lieu mentionné, \u201c les dites LISTES DES VOTEURS seront exposées à l'Hôtel-de- Ville, pour l'examen de toutes personnes y concernées, à des heures convenables, ( savoir: de uis DIX heures À.M, tous les jours, jusqu'à UATRE hcuree P.M., tous les jours), depuis le PREMIER jusqu'au QUINZIEME jour de JANVIER prochain ; «t toute personne qui demande- re à être ajoutée aux dites listes des voleurs, ou tout électeur qui désirera en faire rayer aucin nom, fers cette demaude par ECRIT etsignée de son NOM, mentionvant le Quartier auquel il appartient, et il la fera livrer au Soussigné, le ou avant lo dit QUINZIEME jour de JANVIER rochain.AVIS PUBLIC est aussi par le présent donné jué sous l'acte ci-dessus en premier lieu cité ( 23 ict, clap, 72) le droit de vote aux Elections de Maire et do Conseillers dans notre Cité, a 616 étsndu aux personnes résidant lors des limites de la Cité qui possedeut des maisons de résiden- « dans lesdites limites ; et dans les cas des dites s, lest de plus pourvu par la CIN- \u201c B Section du dit Acte, comme suit, sa- voit: \u201c chaque électeur ayant droit de voter \u201c dans un Quartier seulement, voteru daus ce * Quartier, et chaque élecieur ayant droit de \u201c voter dans plus d'un Quartier, 8?ansinant 0 py DEMONS DRS LIMITES DB LA CITÉ, déclurera § moins un mois avaut l'élection, dans quel + quartier il désire voter, et à défaut de ce faire, * le Bureau des Reviseurs déterminera daus quel # Quactier il aurn droit de voter à telle élections Par ordre, CHS.GLACKMEYER Greffier de la Cité, Bureau du Grefier de La Cité, Hôtel-de-Ville, | Montréal, 22 déc 1860\u2014hi Corporation de Montréal, LISTE DES ELECTEURS ELECTIONS PARLEMENT AIRES.AV1S PUBLIC EST par le présent donné que la liste des électeurs des différents quartiers de ln Cité de stont- tréal, qualifiés à voter à l'élection d'un ou plusieurs Membres l'Assemblée Législa;ive, ou du Conseil Légisiatif, pour l'année courante, & été faite en conformité «les dispositions do l'acte 22 Vic., chap.82, et eat maintenant déposée au bureau du Soussigué, à l'Hôtel-de-Ville, nù l'on urea la voir, de DIX heures A.M.4 QUATRE eures P.N., & partir de ce jour jusqu'au QUINZE du courant ; et toute personne qui se croira lésée, soit par l'insertion, soit par l'omission de son nom sur in dite liste, ou tout Klecteur qui désirera on faire biffor où y faire ajouter quelqne nom, fers une demande i cet effet, par écrit, et ln soumettra au Soussigné, le ou avant le dit quinzieme jour de janvier courant.AVIS PUBLIC est de plus par lo présent donné que le BUREAU des REVISEURS nommé parie Conseil-de-Vilio pour reviser les listes d'électeurs, s'assemblers, à l'Hôtel de Ville, JEUDI le VINGT-UNIEME jour de JANVIER courant, à DIX houres A.M.ct les jours wui- ants, aux mimes lieu ot beure, jusqu'd ce que 1a dite liste d'Electeurs soit reviséc et complétée.Et tous ceux qui demanderont & faire ujouter feurs noms ou ceux d'autres personnes sur la dite liste ou qui s'objecteront à quelques uss des noms ingerits sur la dite liste et demanderont à les on faire biffer, sont par le présent notifiés de se présenter devant le dit Bureau, les juurs et heures ci-dessus spécifiés.Par ordre, CHB.GLACKMEYER, Greffier de la Cité.Bures du Greffier de la Cité, { Hôlel-de-Ville, Montréal, 2 Janvier 1851.\"Corporation de Montreal.CHEMINS D'HIVER.AVIS EST PAR LE PRESENT DONNE que les Sections suivantes, Nos J et 4 du Rogle- ment No.57, passé le 7 Janvier 1842, pour In REGOLARISATION des CHEMINS D'HIVER, seront STRICTEMENT MISES EN FURUE pendunt le cours de l'Iiver actuel, Section 3I\u2014 Toutes les fois que, durant ln sal.son d'hiver, des accumulations de glaces ou de Neiges se seront faites sur aucun des trottoirs de la dite cité, ou sur aucune partie d'iceux, il vers du devoir de ln personne ou des personnes possédant, occupant où ayant la charge de ia dite Tuaison, bâtisse où lut de terre devant lesquels telle Accutaulation susdite se sera faite, de ne Jnisser que quatre pouces et demi de glaces ou de neiges sur la surface du dit trottoir, de manière à ce que son niveau soit égal à celui de la propriété voisine, à moins d'un ordre on d'une permission contraire de l'Iospecteur de la dite cité,\u2014sujet à une pénalith n'excédant pas quin- xe chetins pour chaque infraction.Section 4\u2014Que toutes fois que In neige se sera durcle où qu'il se sera formé de la glace sur aucun des dits trottoirs ou sur partie d'icenx dans ls cité, de maniere qu'il y ait du danger pour les personnes y pasannt, il sera du devoir de l'iudi- vidi vu dee 'ndividus, propriétaires, locataires ou ayant chaige de la maison, bâtiment où emplacement au devant desquels les dits trottoirs seront en l'état susdit, d'y faire répandre de ln ceudre ou faire couper la glace où ln neige dur- © «, de manière à ce qu'elle ne soit pas glissante, a \u2018+e d'une araende n'excédant pas dix chelins \u2018Lague contravention, l\u2019ar ordre, J.MACQUISTEN, lospecicur de la Cité, Bureau de l'inspecteur de ln Cité, Hôtel-de-Ville, { ntréal, 28 décembre 1860\u2014ta Corporation de Montreal.DEPARTEMENT DES CHEMINS DEPOTS DES FUMIERS.AVIS EST PAR LE PRÉSENT DONNÉ, qu'il sera moral de déposer les FUMIERS, &c., aux en- roits suivante, savoir : Bur le lot de M.1.Hughes, Chemin Papineau, au sud de Cimetière Militaire.Bur la rue St.Laurent, au de-lé du ls Barriere de Péage, sur le lot appartenant à M.Ossaye.Hur Is rue St.Jotepli, au de-la de le Barrière de Péage, sur 1 lot de J.Bradie.P.MACQUISTEN, Taspecteur de ia Cité.Bareau de l'Inspecteur de la Cité, Hôtel-de-Ville, Montréal, 17 décembre 1860.04 Corporation de Montreal.DEPARTEMENT DES CHEMINS AVIS EST PAR LE PRESENT DONNE aux pers sonnes yni enlévent où font enlever les neiges de leurs cours, qu'elles peuvent Les faire déposer aux endroits suivants, savoir : ne le Lot coin Nord des liuesSte, Catherine et Durham ; Sur le Lot cuin des Rues Dubord et St.Hubert ; Sur la Rue Sanguinet, au Ens-fund qui se trouve entre les Rues Mignonne et Sherbrooke ; Sur le Lot de la Cavée, Rue fit.Urbain, entre les Rues Mignonue et Sherbrooke ; Sur le Lot sur lu Rue Murray ; Sur le Lot sur la Rue te.Catherine, & l'ouest de la Rue Guy.P.MACQUISTEN, Inspecteur de la Cité, Note.\u2014 II ne sera pas permis de déposer du Futmdor où des Ordures gur les lots ci-dessus.Bureau de 1 Tnspecteur de la Cité, Haolel-de-Ville, | Montréal, 27 décembre 1860\u2014cs orporation de Montreal, 7 BUREAU DEZ REVISEURZ.AVIS PUBLIC EST PARLE PRESENT DONNE QUE LE BUREAU des REVISEURS nommé pour reviser les listen des voteurs pour la prochaine Election Annuelle d'un MAIRE et de CONSEILLERS dans cette ville S'ASSEMBLERA, à l'Hotel-des Ville, TOUS LES JOURS à DIX heures du MA- DIN, depuiset aprés LUNDI le VINGT et UN de JAN VIKR courant, jusqu'à ce que toutes lea dites listes des voteurs soient réglées ; et que lu révision des listes se fera daus l'ordre suivant, savoir : Lo bureau revisera ; Les listes des QUARTIERS EST, CENTRE et OUEST, LUNDI le 21 janvier courant.La liste du QUARTIER STE-ANNE, MARDI le 22 janvier courant, La liste du QUARTIER ST.-ANTOINE, MERCREDI, le 2 jauvier courant.Laliste du QUARTIRR ST.-LAURENT, JEUDI, le 24 jauvier courant.La liste du QUARTIER ST,-LUUIS, VENDREDI, le 25 janvier cuurant.La liste du QUARTIER ST,-JACQUES, SA- HRDI, le 26 januler conrant.La liste du QUARTIER STE-MARIE, LUN- Di, le 28 janvier courant.Et toutes personnes qui ont demandé A faire ajouter leurs noms À quelques-unes des listes, où qui ont objecté Aux rons malutens-t sur aucune des dites listes, et demaudé u les en fuire myer, sont par le préseut uoti de ge présenter devant le dit Bureau aux jours ci-dessus mentionnés, pendant lesquels les listes auxquelles elles sont intéressées, seront révisées.(Par ordre,) CHS, GLACKMRYER, Grofllor de la Cite Burcau da Greffier de la Cité, | «sd Hotel-de-Ville, Montréal, 3 Jaa.1861, \u201cpropriété de Prix à Vendre.\u2018 MAISON en pierre à trols étages, éri gée sur un terrain situé dans l'endroit le plus central du village de Beaubar- nois, coin des rues St.Laurent et Ritclinrson avec cuisine en pierre à deux étages, de treute- deux pieds de long, don tle pignon sert de coupe feu entre les bâtisnen en bois, aussi beaucoup d'écuries, remises, jeux de houles Lillards, &e.&e., &c.; les deux quais pour les vaisseaux se troisvent situés sur le lerrière de cette propriété, en sorte que l'été et l'hiver, tout passe à lé porte de cette dite propriété, CHS.RAPIN.Beauliarnois, 12 janvier AVIS.JE, Boussigné, fais défense à qui que ce soit, d'avancer en mon nom aucuns effets, msrclsu- dises, &c., sans un écrit signé de ma main, CHS, RAPIN.ee Beaubarnols, 12 janvier 1351 VENTE Par Autorite de Justice.SERA vendu, par Autorité do Justice, le VINGT-HUIT de JANVIER courant, à le porte de VEglise de la Paroisse de Varennes, à DIX heures de l'avant-midi, la TERRE de feu Alfred Savaria, située à Varennes, de deux arpents de front sur trente arpents de profondeur, teuant au bout Nord su chemin de front du rang du Pays Brûlé et au bout Sud sux terres do ls Riviers des Pins, joignant d'un côté à Ludger Bigsonuet et de l'autre côté à Amable Senécal, Avec maison, grange, étable dessus érigées.Panr tes conditions de la veute, s'adresser au Soussigué, à Varennes, J.N, À.ARCHAMBAULT, | Varennes, 5 janvier 1861 \u20148\u2014tsf AVIS.LES personnes qui désirent souscrire à l'Ecto du Cabinet de Lecture purvissial, sont priées de le faire immédiatement, afin d'avoir le premier numéro de la 3e année qui paraîtra 1e 5 Jauvier courant.On s'aboune au Cabinet de Lecture paroissisl où à is librairiv des Soussignés, 3 janv J.B.ROLLAND & FILS._ A WHLES « ON demande DEUX COMMIS hien expérimentés pour un magasin d'Ejiceries en Détail, Ceux qui peuvent étre bien recommandés, seuls devront faire applications ; on préfèrers ceux qui parleront les deux langues.badresser, tiroir 96 Haren de Poste, Montréal, jontréal, 10 janv-\u2014m VENTE Avec Autorite de Justice.SERA vendu et adjugé au plus haut enché- visseur, & 1a porte de l'Eglise Preshytérienne, à Lachute, dans 1e patoigee de St.Jérusalem d'Ar- mteull, LUNDI, le VINGT-IUITIBME jour ls JANVIER courant, à ONZE heures de l'avant-midi, l'IMNEUBLE ci-après désigné, dépendant de In commiinauté de bieus qui a existh entre feu James MeClare et Janet Rodger, sun épouse, savoie : UNE TERRE située dans la Sei-neurie d'Ar- genteull, district de Terrebonne, connue come me formant moitié des lots nuinéros viugt ol viogtenn, côté ouest du East Battlement, contenant quatre-vingt douze arpents en superficie, plus où moins ; bornée à l'Het t le chemin de concession, à l'Orest par ames Woods, au Sad par lea représéntants John Barle, et à l'antre côté par David Rod- ge vec une maison et autres bâtiments jessus consteuits.Paur les conditions de la vente, s'adresser nu Notaire Nousrigné, à son Bureau, St.Andrews, dis district.H, HOWALD, Bt, Andrews, 7 jany.J01=10\u2014dk ma PIANOS ! 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Il pouvait être dix heures du soir; les bruits du dehors s\u2019apaisaient peu à peu, et malgré moi, je me sentais agitée par mille pensées diverses.Je ne cumprenais pas alors que des hommes pussent dormir sans songer davantage à leur salut.J\u2019éprouvais comme une surexcitation nerveuse ; je me levai et me dirigeai en silence ver le pont, en passant à travers les débris qui m\u2019arrêtaient à chaque pas.La, je m'appuyai le long du bord.Nous étions seuls! La mer ne fui- sait pas entendre le plus léger bruit ; elle étincclait corne un miroir d\u2019argent sous les pâles rayons de la une.Cette calme solitude me fit une émotion telle que toutes les fibres de mon cœur furent éÉmues.Je rentrai à l\u2019intérieur de la dunette et j'appelai à voix basse le capitaine.ll n\u2019était qu\u2019assoupi, car il tourna vivement lu tête de mon côté.Je l\u2019en- gagcai à me suivre sur le pont, ce qu\u2019il fit aussitôt, ussez étonné de mou air mystérieux.Quand nous fimes 13, nous nous arrétiunes pour écouter un bruit de voix qui venait de \"avant.C\u2019etait une petite jonque dont les pirates étaient encore occupés à prendre les débris du chargement.Le capitaine se pencha pardessus le bord pour caleuler les hommes qu\u2019elle contenait ;.ils pouvaient être huit à dix.Après cet examen il resta silencieux.IL paraissait réfléchir.Etonné de son silence, je l\u2019entraînai vers la grande emhurcation qui oceupail le milieu du pont, ct, la lui montrant, je lui dis: \u2018Eh bien! capitaine, vous laissez dormir vos huinimes !?I mu regarda, cherchant à lire l'attention que j'ultachais à mes paroles.Je repris auseitôt: \u201c Voulez-vous done attendre patiemment la triste fin qui nous c=l réservée, en ne faisant rien pour échapper aux mains des pirates?Je ne suis qu\u2019une femme, moi : eh bien ! j'aimerais mieux aller :ur-devant de la mort et tenter quelque chose pour mon salut, que de l\u2019attendre ici du poignard ou de la faim.Nous ne sommes qu'à vingt niles de Macao; cette embareation peut tous nous contenir ; Une fois en mer, il est peu probable que les pirates, gorgés comme ils le sont, épient notre fuite où essayent de nous atteindre.Partons! fuyons! capitaine, je vous le demande à genoux.\u201d Il se penclia de nouveau par-dessus le bord, puis me faisant signe de le suivre, il rentra dans l'intérieur de la dunette où les autres semblaient donuir profondément.\u2018 Holà ! dit-il, que tout le monde se lève!\u201d ll communiqua alors ses intentions ; car, date ce moinent suprême où il fallait risquer su vie, il ue pouvait guère duuner des ordres.Au premier mot qu\u2019il dit pour dévoiler le plan de l'évasion, les matelois se resscr- rèrent les uns contre les autres, uvee un air d\u2019improbation et de désobéis- sunce.Celte marque d\u2019hésitation mit aussitôt le capitaine en fureur; et, s'adressant surtout au subrécargue et à son second : * Vous n'êtes pas des hommes, leur dit-il, et vous devriez rougir en voyant une femme, lu première, vous donner l'exemple du courage : oui, la première, elle a pensé à Lraver lu mort qui nous attend, cn voyant duns une fuite quelque chance de slut; et vous, vous hésiter, vous tremblez comme des lâches ! car je vois la peur dans tous les yeux.Non, je le répète, vous n\u2019uvez pus l\u2019énergie d\u2019une femme !* Je dois dire ici quel était le plan d'évasion du enpitaine Rooney.ll venait de proposer à eun équipage de scrtir sur le pont et de tenter, par lu surprise, de se rendre maitre de la jongue en égorgeant les huit Chinois qui ey trouvaient, Alors, sans perdre de temps, In mer nous favorisant, nous Éuisions voile sur Macao, où il nous était possible d'arriver la nuit, selon toutes see prévisions.Je me gardai bien de dire une parole qui fût une approbation au milieu de ces débats sinistres; Mon rôle, en cetle circonstance, devait être simpletuent passif, afin que cee hommes ne pussent croire que j'avais proposé ouapplaudi à une tentative de meurtre.Leur réporse AU capitaine me fit voir qu'ils m'accusaient d\u2019avoir eu cette idée sanguinaire ; et, pourtant, je cerlie que ce genre de coup de main ne m'était pas ve- nu à la pensée.Le capitaine ne m'avait pas fait part de ses projets; mais il n'avait pas douté de mon courage, puisque, la première, je lui avais donné l\u2019idee de fuir.JL avait donc jugé à propos de me ciler en exemple afia de leur faire honte.La subrécurgue prit lu parole en me jetant un regard de reproche et de menace tout à la fois.\u201c Capitaine, dit-il, cette femme est folle, sans doute, et si elle à pu vous conseiller une pareille témérité, vous trouverez bon que nous vous refusions noire aide ; cette tentative loin d\u2019avoir le succès que vous en atiendez, il pourrait se faire, au contraire, qu\u2019elle tournât contre nous, parce qu\u2019il est plus que certain que nous serions surpris en mer avant le jour par les pirates, et cette fois nous n\u2019oblicu- drions pas quartier d\u2019eux ; ils devineraient facilement d'où nous vien: la possession de leur jonque maudite.\u201d Ces raisons, qui combattaient le plan du capitaine, étaient jus aussi parurent-elles le convaincre ; il proposa alors d'exécuter en partie le projet d\u2019évasion qui pouvait nous faire conquérir la liberté 11 sa sait de démarrer l\u2019embarcation et de la débarrasser de lu charge de cirr-| bon de terre dont elle tté remplie jusqu\u2019à moitié.En ce moment, et comme pour favoriser notre fuite, la dernière jonque qui était à l'avant du navire s\u2019éloigna et gagna le large; nous étions donc seuls pour la première fois depuis le connuencement de notre captivité, et nous pouvions travailler avee plus de sécurité À notre délivrance.Pendant que tous les hommes se livraient à ce travail, je montai sur le pont de la dunette, «t là je mc mis à chercher dans les débris de toutes sortes qui gisaient à cette place ; la lune brillait duns son plein, clle me permit de découvrir quelques-unes de mes lettres, toutes innculées et déchirées ; ju les ramassai en poussant un douloureux sou- pin et les serrai picusementsons mes habits, j'allai ensuite au milieu de mes compagnons.L\u2019enibareation fut bientôt débarrasser de la charge de charbon qui l'encombrait.Mais les eruintes du rapitaine n'élaieut que trop réelles; on s\u2019aperçut que plusieurs planches étaient disjointes et qu\u2019elle ne pourrait tenir la mer.Le désappointement fut graud : on redoubla néanmoins d'activité ; on ferma tant bien que mal ces trous, ces fissures qui s'opposaient à nos projets.Enfin, après un travail des plus opiniâtres, au moyen de fortes pou- lies, on parvint à hisser la chuloupe le long du bord.Un bruit sourd #'enguivit; elle touchait lu mer.Nous étions tous penchés sr le bastingage ; la moitié du corps en dehors du navire, nous plongions nos regards avec une anxiété fébrile dans le foud noir de ce grand canot, demandant à Dieu qu'il ne nous aban.donnfit pas.Dix minutes s\u2019étiient à peine écoulées, que la voix du en- pitaine résonna came un glus à nos oreilles ; il nrticalu d\u2019une voix sourde : ** C\u2019est impossible Et c\u2019était en effet iinpossible.L\u2019ean, qui avait pénétré d\u2019abord lentement, monta peu à peu et remplit la barque à moitié.Chacnn se retira en silence ; les grandes soullrances ne s\u2019expriment pas.Jallai de nouveau m\u2019étendre sur le bune où, deux leures avant, j'avais cru À la possibilité de notre salut, Il fallait remettre au lendemain l\u2019espoir de nous sauver.Le lendemain était le 10, les ma- telois se mirent à l'œuvre aveo ardeur.Cele embareation nécessitait un travail de huit à dix heures au moins, pour la rendre propre à notre fuite ; encore fallait-il que nous ne soyons point assaillis, comme dans la\u2018journéu précédente, par de nouveaux pirates.Une partie du jour se passa suns que nous apergussions lu moindre voile ; c'était presque du bunhieur de nous voir ainsi isolés, Nous parcourions en tout sens fe Cale dera, qui n\u2019était plus qu\u2019un amas de décombres.Ce malheureux navire, vidé jusqu\u2019à la cale, avait un aspect hideux et misérable, et son délabrement faisait mal à voir: il n\u2019y avait has un metre carré où l\u2019on pât mettre Les pieds.Curmue tous les agrès de la chu- loupe avaient été enlevés, un fut obligé de les remplacer pur de longs bambous qu'on parvint à découvrir dans la cale; à l\u2019aide de cordes, on adapta À ces mêmes bunbous dex planches destinées à faire le servi dus avirons, Des morceaux de toi furent ramassés, tnillés et consue en- setnble pour faire une voile ; tout marchait au gré de nos désir; In nuit était venne.Nous allions enfie partir, lorsque nous apergumes denx Junques venant à pleines voiles duns notre direction ; elies eurent bientôt abordé : nous nous rélugièmes nu lus vite duns nos cabines, après avoir fait disparaitre, autant que possible, toutes traces de nos préparatifs.Les pirates qui débarquerent vinrent d'abord s'assurer de notre présence ; plusieurs d\u2019entre eux, portant des lunternes, nous les passèrent devant le visage, comme s'ils cher- etaient quelqu'un.L\u2019inquiétude fit plase à la terreur, lorsque arrivés à moi, qui m'étais cachée derrière tous les autres.ils parurent joyeux et satisfaits.l'un d\u2019eux me fit signe de de me lever; je les regardais avec des yeuxthagurds, mais sans fuire va ceux qui ont eu lieu plus lard a Ca- poue et à Ancône.J'ai cru de bonne fui que le roi de Pivmont, qui se di- sit on frère et on ami, qui ne !protestait qu'il désaprouvait l\u2019inva- seul mouvement.Un aut:e, que mon sion de Garibaldi, qui négoviait avec inertie irritait sans doute, fit tour-|inon gouvernement une atliance inu- noyer son sabre autour de ma tête.Ce geste Inenaçant ne pouvait qu\u2019augmenter mon effroi, et ju ne sais ce que je serais devenue, si, à ce moment, un grand cri ne se fût fait me pour leg vrais intérêts de l'Italie, n'aurait pas rompu tous lus traités et | violé toutes les lois pour envahir mes ; Etats vn pleine puix, sans motifs ni déclaration de guerre.Cu sont là entendre et ne fût venu attirer lear! mes toris ; je préfère mes inforiunes attention.Ce cri provenait d\u2019un aux triomphes de mes adversaires.des leurs qui s\u2019étuit laissé choir à fond de cale par l\u2019ouverture de l\u2019entrepont laissée ouverte, Les matelots qui se trouvaient les plus rapprochés! J'avais donné une umnistie, j'avais ouvert les portes de la pririe à \u2018ous les exilés, j'avais accordé à Ines peuples une constitution ; je n\u2019ai ceries de cet endroit se hâtèrent d'aller le, point manqué À mes promesses.Je retirer; ils Le rapporterent sur le pont À moitié mort.ri incident §Mourna Pintention qu'avaient les pirates de s'emparer de ma personne, car ils ne donnèrent pas suite à leurs inenaces ; île se contentérent de faire une perquisition à l'intérieur, Cependant, nous n\u2019élions pas encore au bow de pos alarmes; un matelot secourut tout effuré, Plusieurs de cos maudits barbares, sous prétexte d'éclairer, leurs recherches, promenairnt.de côté et d'autre dans l'entrepont, des torches emilammées, et cela avee tine indifférence qui marquait bien leur intention cruelle ; les étineciles volaient autour d'eux sur toutes choses.inilammables, ct elles auraient cer- taînement suffi à mettre le feu au navire, 81\" matelois ne s\u2019étaient hâtés de les cnivie, en jetant de l\u2019eau pour les cleindre à temps.À notre grindé joie, ils fiuirent par séhi- | gner.CONTINU IR |A CONTINUER; Nouvelles Etrangores, PRGCLAMATION DE FRANCOIS IT.Gacte, ¥ décembre, Penples des Deux-Siciles, De cette place où je défends plus que ma couronne, l'indépendance de la patrie commune, votre souverain élève la voix pour vous consoler dans vos Mmisères et pour vous promettre des temps plus heurenx.\u2018Teahis égulement, nous nous relèverons ensemble de nos infortunes, L'aœruvre de Piniqui- té n\u2019a jamais duré longtemps, et les usutpalions ne sont pas éternelles.J'ai laissé tomber «dans le mépris les calomnies, j'ai regardé avec dédain les trahisons, tant que trahisons et calomnies se sont altuquées seulement à ma personne.J'ai combattu non pour moi, muis pour l\u2019honneur du nom que nous portons.Mais quand je vois mes sujeis bica aimés en proie à tous les maux de la domni- nation étrangère, quand je les vois, penples conquis, poster leur sang et leurs biens en d\u2019autres pays, foulés aux pieds par un peuple étranger, inon cœur tupolitain bat d'indignation dans ma poitrine, et je suis consolé seulement par ia loyauté de ma brave armée, par le spectacle des nobles protestations qui de tous les points du royaume s'élèvent contre le triomphe de la violence et de lu fourberie, Je suis napolitain ; né purmi vous, je wai pas respiré un autre air, je nai pas vu d\u2019autres pays, je ne con- nnis pas d'anires sol natal, Toutes mesauffrctions sont dans le royautue ; vos coutumes sonl mes coutumes ; votre langue est mma langue ; vos ambitions sont mes mnbitions, Héritier d\u2019une antique dynastie qui pendant de longues années régna sur ces belles contrées après en avoir reconsti- tuë l'indépendance et l'autonomie, je ne vieas pas, apres en avoir dépouillé les orphelins de leur patrimoine et PEglise de ses biens, m'etaparer par In force étrangère de la plus déli-| cieuse partie de l\u2019Étalie.Je suis un prince qui est vôtre cl qui a tout sacrifié à son désir de conserver parmi ses aujets la paix, la concorde et la prospérité, Le monde entier Pa vus pour ne point verser le san, j'ai préféré ris quer ami couronne.des lraîtres, payés puce l'ennemi étranger, sav seyaient dans inon conseil, côté des fidèles servieurs ; dans In nincérité le mon eœur, je ne pouvais croire à bu teshison, li m'en comuil trop de punir; je souffrais d'ouvrir, auprès tant de désustres, Une ere de rigenrs etainsi la déloyauté de quelques-uns et ma elétene + ont facilité l'invasion qui «+ cérée pur le moyen des aventuriers, , + C4 paralysant la fidélité de ox < ; vuples ot be vaieur de mes soldats.En butte à de coutinuelles couspi- rations, je n'ai pas fait verser une goutte de sang et l\u2019on a areusé ma conduite de faiblesse, Si l'amour le plus tendre pour mes sujets, et si la confiance naturelle de la jeunesse\u2018 dans l\u2019honnéteté d'autrui, ei Phorrenr instinetive du sung méritent ce nom, oui, certes, j'ai été faible, Au mo-' ment où la ruine de mes ennemis était sûre, j'ai arrêté les bras de mes généraux pour ne pas consounner la destruction de Palerme.J'ai préféré abandonner Nuples, mu inaison, ma capitale chérie, runs être chassé par vous, pout ne pas I'cxposer aux horreurs d'un bombardement comme i également dépouillés, réparais à garantir à la Sicile j des institutions libres qui aüvaient consacré, avec Un parlement sépats, son ind(pendance administrative et économique, ot cearté d'un seul coup tous les motifs de défiance et de mé- leonteuteuient.Javais appele dans le conseil les hommes gui nee rene i blaient les plus acceptables par l'o- \"pinion publique en ces cireonst ness, of autant que l'a permis l\u2019incesgante agression dont je suis devenu victie me, ji travaillé aves ardeur nox réformes, au progrès, à la prosp.rité de ramon pays.Ce ne sont pas les discordes inte- tines qui m'arrachent mon royaume, mais je sltis VAINCU par Pinjustifiaire invasion d'un ennemi étranger Les Denx-Siciles, à l'exception de Gabte et de Messin:.- \u2018ornivrs nsiles de leur indéyendair + trouvent aux muins du Picinemt, Qu'estve que cette révolution u : roc te aux peu ples de Naples et de ln Sicils ?Voy fu Le peuple donne le pouvoir, done il peut le reprendre: voiit une manière de tuisonner bien inatien- due.N°est-il pas plus rignurens de dire au contraire : le peuple donne le pouvoir, l\u2019aliène et Le transfère à sea gouvernante, done il ne peut jus le reprendre à son gré?l'accord étant fait, il n\u2019est pas plus maître de reprendre su Hiberté et son inlépeadan- ce, que l\u2019autre partir de repreodre sa vie de repos, de trahir attente et les droits de la nation.\" L'auteur que nous citons a résumé dans ces quelques lignes, les sages enseignements des grands écrivuins que le catholicisme a produit dans son rein.Son raisonnement nous semble inattagnable, ef sn doctrine appuyée «ur la raison, le bon svus et la religion.Puisqu\u2019il y « contrat entre les gouvernants «1 les gouvernes, pourquoi refuser i eet acte eviennel l'in portance et le respect que nous attn- chons aux contrais vulgnire- ?Pour quoi n'ubligerait-il p - vormine toute autre stipulation, le- ceux paruivs contractantes ?Mais, va nous répundre noire confrère, la nation ne fait que duleguer , n'unraît dans la -0- se solde et durable.Les peupless detouies les 1 ss} mbifion etre toutes noun not, ee stout sou ellray nte be cunirat social ne pent dene Être vor mi anodific, par une par i \u201chseptement de l'autre © certaines is hous puoluns en tes dans lesquelles se développent les ranports des EUUVUTHAILS aVeC les gouverals, Comtae nous fenons beureoup a inculquer ces suine- idées dans Ves.prit de notre population, nous altons encore citer le meme auteur; \u201cLe paete sucial nu «fuuitre dif- rence avec les aulres puetes, sinon Petit est plis solenned, pius impor- fant et quit et par consequent celui vit ey chung wets sont le plus for- widabies, vit ila oot ont le plus be- in d'etre ities par une $ miajeure et ineutie table\u201d Les concin ! «coulent 1- GoUreusens ares lie gos venons d'étab n° que les pens ples transécrent uns partie de leurs droits à Pautorile qui les Qu'à moins de cireun- dinaires qui nécesi cation on ute mpiune du pacte se cial conclu entre les gotvermants à les gouveznés, te pruple et ob devant sa con:cicnce et devant Die den respecter ioutes les clauses, et de porter respoet, obciasunce et soumission au pouvoir qui le ciri ze.Nous dirous done à Pautorité ; souvenez-vous des obligations que voix uvez cuntracices envers Je pe ple soumis à vus lois, Lt au peuple ; souvenez-vous des des devoirs que vous devez remplir envers le pouvoir qui vous gouverne.Vous lui \u20ac respect, obéisss er nour; thoest le andnis- de Dieu, pour ie bicn.Dei enim nie nisler est in bonus.Lorsque le pouvoie : droit et statte sur les matières de son tessort, ily a oblivion réelle, obligation de conscience de xe sou- weitre À svs volontés, Subditi tale, non solien propler iranr, sed elittas propler conscientiam, Loi «jus le perple ni connait que ses droils, qu\u2019il est ignorant de ses devoirs, lu societé chancèle sur 5 base, car il ny uw plus dour, pius de respect, plus de défétence, duns les rapoocis de l'autorité avee bles sujets, lt sa eowthit incessant, malaise inexprimable qui bientôt conduit & une cpouventable anaichic.\u2014\u2014_\u2014___ La conduite d'une partie de Ia Pre.ervglaise vis-d-vis de M.Pricur est foin d\u2019êlre conlumnu aux rèvles de l'équité, À prince est-il inatdllS dans se charge de l'réfet de la Poison de l'ile-aux-Noix, et déjà l\u2019on porte contre lui les accusations fea plus injustes et les plns ipulveil- hante s, À A Exuteen aftentuil des Étits qui ont servi de base à ces accus tions et des circun=luices qui les ont precedes, sulin pour la justification picine et entière de M, l'rieur.Qui lqites uvs des détenus profitent d'une absences de SM.Prieur pour w'évader apres avoir maitraité deux au trois des gurdiens de lu prison.lgrave, Tous CT vollvENoNs, avant de passer condamnation, it Gut se demander d'abord pour vues motif M.Prieur n\u2019était pas à son poste, ce jour-la, Ceux qui Paes en laj-sent cldtrééablement sun- proer qu'il voyageait pour son phui- si, qu cd esis muurel de penser on abstaee était nécessite par «voire de sa charge, etils se ren.certalacment coupables de est.te Lune que de etéenisme qualifie dut som de jusrement léméraire, le des vairat au 1noing atiendre que les luspeeteurs du la Prison aient fait leur rapport sur cette affaire, On leur saurait wre de donner à M.Prieur le dénélice de ln règle qu'il ne faut \u201camis préjuger et de ne pas refuses a un honorable fonctionnaire public ce quils gegardent comme le droit de tout uce fut il Cae touche on Mandrin, Cevi posé, passons à d'autres considérations Le choix de l'Isle uns-Moix pour l'établis-«ement d\u2019une Maison de fortae n'a pas lié heurux, où Pa vouera, Cet eudroit touclre à lu fron.fière, circonstance gui est bien pro pre à rendre les tentatives d'évasion très fréquentes et souvent heureu: ponte Des prisonniers, du smoins, carie ae pu: serait volontiers dre ee bonheur [1 Counuent en e/F-t, vont on que le détenu ne nouriss pas l'espoir de échapper quand it peal mesuror d'un regard jeté entre les tristes bar roux de sa {nôtre Je peu des pace qui le sépare de la terre de «a liberté.Connnent veut on qu\u2019il accepte sa position, qu'il se soumet te avec résignation à la discipline et qu'il songe à reformer su con duit | Et puis cette proximité de la frontière rend nécessairement Ja ré clusion plus sévère en fais souvent comme dungrreuse, sinon tout à fuit impossible, Padoption de certnives mevures hygièniques, telles que les excrcices dut corps en plein air, les promenades, vie Malgré ce grave inconvénient, nous He dihons pas, avec le f'ilot et quelques autres journaux anglais,que fa maison de correction est une al faire manquée, Non.Avec une bon ne discipline, sous lu surveillance, + le pouvoir.Nouvelle erreur, la nation trunsfère et aliène ce pouvoir dans la inesure et pour lu durée eun- venne.S'en Cluit autrement les chefs quelle se doune soruient de simples commis qu'elle chaugerait au gré de ses cuprices eb de ma volonté.L\u2019autorkic, celte graude né- sons coutiole inunédiat d'un enrin- te adunt ferme, moral, vigilant, éclairé et couseb noix nous croyons qute cette institution peut produibs les meilleurs résultats, Or, quoiqu\u2019ea dise ln presse anglais, nous uilir- mons que M.Prieur po-sede toutes veu cxculleutes qualités et que sa uo- Arot tr Hottés at vent\u201d \u201circonstances ordinal-\u2018 1èces- | 2 Pde l'avoir jugé à ses fruits.di dans son nt rejeter | LA MIS ERV Æ 17 JANVIER 1861.minstion a plu infiniment à tous ceux qui le connaissvnt, La inutinerie qui vient d'avoir lieu Ru prouve rien contre Papuitide de M, Prieur à reine phir les Joactions de soriniendant car elic wa 618 que lu conséquence d'un cnt de chose.quiexi-tult avant sa rominution et qu'il a entrepris de msodilier conne il le mediliers si on lui en donne le temps Mais pour Dieu, qu'on ne rejette pas sur lai la roneubilité des fuites de son pré- sseur, Si les gardiens ue savent se faire respreter nise faire craindre des détenus, s°ils sunl sans foree pour waiatenir la discipline, s'ils hésitent et reeulent devant les jeunes délinquants après en avoir reçu des Hiorions,.croyez que M.Prieur les aura bientôt congédiés, Mais ne lui imputez pas à faute leur rc- } cente conduite, Car leur choix n\u2019a pus été sun «uvre.Le personnel | de l'établissement a été engagé avant son arrivée.Si dès son entrée cn { fonetions il avait fait maison nette et jrié tous ces pauvres diables sur le pavé, on n'aurait pas manqué d\u2019a sdresour à M.Prieur le reproche que ses propres aceusaleurs méritent si | bien en ce moment, savoir de con- | ditraner un homme avant de l\u2019avoir \u2018emvudu, et de couper l\u2019arbre avant L'inves- tion que les inspecteurs des pri- soûs print 1uivent actuellesuent mon- Lier que Hous avons raison, nous en javons la ferine confiance, Le Cunumerciai Adverliser que \u201cHous soapionnons fort de bliner la nosminstion du nouveau Préfet puur li seule raison qu\u2019il n'est pas augiais, nie lea quulifiea- tions de M.Prieur ** parceque le comraencement de son règne cst si- enaté par une révolte duns laquelle | manque de contrôle, de courage physique et inural chez les ofliciers de l'institution se montre à un tel degre que Pon voit un gamin se jouer de lvur autorité, les défier,et puis, tion qu'il le À notre avis, cela prouve que M.Prieur aura fort à fuire pour réparer les fautes de sou prédécesseur, et rien de plus, Jl en serait autrement par exemple, si parcille chose se res nouveliait dans six mois Où UK ai.Oh! alors uous scrions des premiers à le condamner, à condilion toutrfois que sa conduite cit été jugée b!dmable par une aulorité compétente : du moins, dans ce eas il aurait pu faire sex prouves, el eu ce que les unglais appeitent un fuie play.\u201cLe Préfet\u201d ajoute le Commercial * qui aurait du etre à son poste, n'y était pas.Mais probablement sa présence n'eût ren changé à la situation.\u201d Quen savez-vous contrite.irou- seriez-vous juste que l\u2019un dit de vous, * Le rédacteur du Commercial Advertiser prarle à tort et à travers sur des Énits qui se gont pussés hors de sa { connaissance : muis il n'en parterail pas plus xngesncnt quand Lien inè- me it en eût été le win ocealaire,\u201d M.Pricue se trouve précisément dans la position d'au capitaine de vaisseau qui suecéeie à un Comman- dont mou et indo! et qui souflre Cen y remediant de tous les snaux que l'incapacité on la ndgligonee de son prédécesseur a accumulés.Supposons que le règne «du nouveau cour 1ucndant soit signalé pur une révolte : vola prouveraet-il pour ou conte Ini?Pour notre past nous verrions dans le j nécottentement de l'équipige Pin dice d\u2019un retour forez à une disci pline plus rigoureuse.Le Herald est mévontent de lu nomination de M.Pricur, parce qu\u2019il wa pas l\u2019expérience de la conduite des prisons el que l'habitude du commandement lui étit défaut, Mais le Herald d'aujourd'hui a oublié An fait que le Heratd d'il y à 20 ans vonsignait avec délices dans ses co- donnes, et qui prouve que M.Prieur n'est pas sans avoir cu quelqu'expé- tience de la vie de prison.Il suilit qu'on sache que M.Pricurezt un des condiunnés politiques du 1857, et un de ceux qui ent vu leur peine come Cmuée en in déportation duns woe des colonies pénales de PAngle- terre.À notre (our, Hous prierons le Herald de nous «lite comment Un an- nexionnisie de {519 peut demander sans rourir à un pairiote de 1637 qui | est paxsé de l\u2019actolescenee à l'âge mur | daus les cachots et dans l'exil, sil a l'expérience de la vie de prison?Quant à Phabitade du coamande- |mesit, nons achetions, que c\u2019est uno précieuse qualit\u201d chez le surinteu- dant d\u2019une prison.Aussi voyons nous que dans les Etats-Unis la place de divveteurs des Penitenciers ext don- \u2018née à d'anciens officiers ; à ce titre, | elle le fut iu M.Elam Lynds pour Ia [prison d\u2019Auburn et à M.Austin puur celle cle Boston.Mais comme nants n'avons pas de marine, ri d'ar- mêée de terre les vétérans sont ares i dans ce pays, à moins que lou n- | vonvienne de voir dins nos anciens voloniaires des capilaiues cu retraite.Disons, en passant, que le Pays pour hurnilier ua de nos conpatriotes, appelle M.Prieur un géolice et M.MeGinn un auriniendant de prison.Le Commercial Advertiser et le Pilot demandent le remplacement te M.Priene par ce même M, Me Ginn, le géolier de la prison de Montré el, Ges chaudes symputhics pour Un géolisr prouvent beaucoup vu faveur de son caractère el nous reconnais sons cordialement que M.MeGinn les mérite, Aussi le verrions-nous nvec pluisir recevoir tune augmentation de salaire,si sex pénibles scevices ne sont pas sulfisumnent rétribués.Mais de là à une promotion il y u tune lacune que nous n'aitucrions pas à voir ceunbler.Au restv, Noux ne pouvons dep.prouver eurtuincs remarques que le Commercial [ait généralement sur la manière dont une inaisvn de correction doit être conduite.Il dit que la per- sussiun, la douceur tempérée de fermeté, l'instruction ont plus d\u2019eflet eur l'esprit des jeunes criminels que la force brutale et les châtimenis.Nuile part plus qua Rome ce système n\u2019a CLÉ tenté avec sueuts, C'est au point que l\u2019on en est venu à substituer des temnbres d'ordres religieux aux géu- livra, Fa prison de Sainte-Balbine qui a pour objet la correction des jeunes délinquants est dirigée par des Fybres de la Miséricorde ; et la prisos de Termini ou sont repiermées les letrmes, par des Sœurs de la Providence.angiais, M.McGuire, parle uvee la plus grande admiration de Ja suuniè- re dont ce système fonctionne et de liniluence toute pussante de la reti- gion employée comme moyen disci- plinnire, En terminant nous prions, encore une fois, la presse anglaise d'atten- dre au moins que les inspecteurs aient fuit leur rapport avant de condamner M.Prieur, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Nous n'avons ni le irmps, ni l'espace nécessaires, pour répondre aux plates injures que contient le secund iwticle du Pays.Nous nous conten- teruns de pôzer quelques questions i neront clairement la posi- écrivains de evtte feuille an.ti-nationale et anti-religieuse, N'est- il point vrai que le Pays à nié obstinément, jusqu\u2019aujourd'hui, le fanatisme de M.Brown?N\u2019est-il pas vrai que ee fuctienx sans vorgogne a été représenté par la presse démocratique du Bas-Canadu connne un homme d'état modéré, tolérant, comme le régénateur des Institutions potiti- ques du Canada, enfin?Les orateurs ue l'opposition n'ont-ils pus proné jusqu'aux nues l'alliance de M.Dorion avec cet homme sans conscience et sans foi?Une réponse négative à ces diverses questions serait le comble de la dérision et du mensonge.La Minerve avait donc taigon de lancer vertement le Pays au sujet de cette union politique immorale et monstrucuse.Vous parlez d'orangisme, de perséention organi- sév contre le cailiolicisme ; nos explications sur cu sujet doivent sullire pour nous laver de vos sottes accusations.Dans le dumuine politique, les oransistes qui soutiennent l\u2019ad- minisiration ont donné en plus d'une cireonsiunce des preuves de tolérance ct de modération.Est-ce M.Brown ou M.MeDo- nald qui au sein de l\u2019Assemblée Législative, a injurié, dénigré, calomnié, insulié nos couvents, nos collèges, nos évèques, nos prêtres, et foules nos Institutions catholiques ?Nos compatrioles vous répondront ; cur ils ont présent à la mémoire le langage infime du fanatique méprisable qui compara nos saintes religieuses à de viles prostituées.Vous accusez nos alliés du H.C.de nourrir des sentiinenis de haine contre le catholicisme, mais ont-ils hésité à prendre la éfense de nos évêques et de nos prêtres, contre les attaques insolentes de votre chef politique, M.Brown > Non, certes ; le Daily Spectator, le Leader ont élevé la voix contre le calomnialenr sans entrail- la les.Leurs avticles sont inspirés par l'amour de la vérité, parle respect erln déférence qu'ils témoignent à nos augustes Prélats, mêmes hommes que vous aceusez, pourexeuser les écarts de M, Brown ! Vous êles plus que inaladroit, vous êtes injuste et malhonnête- Vous vantez votre catholicisme oconune nue religion de bon aloi; mais êtes-vous, oui ou non, le fils de l'Avenir, ie continuateur de son œuvre, l'héritier de ses principrs et de ses doctrines ?Si oui, nous avons droit de vous lancer à la figure le titre d\u2019inpie et de Vollairien.Si non, répudiez votre père, foulez aux pieds ses exemples et ses dlgctrines.Votre position est insoutenable, aussi votre défense est elle pitoyable, Si vous vonlez qu\u2019on vous uvcorde le bean nom de catholique, soyez-le sans restrietion et sans arrière pensée, sinon, soullrez avec patience que ceux qui ont bien connu vos ance.et vos cousins du Haut-Canada, vous reprochent votre descendance el votre parentage.Mais, nous savons bien que l\u2019enfant perdu de ta philosophie qui ré dige le Pays nc s'empressera pas de répondre à ces questions.La clissi- nudation, les restrictions, ot l\u2019hypo- trisie au besoin, sont les qualités su- périvures du vrai démocrate en Canada.Quant à la manière polie dont vous parlez de notre journal, nous en pre: nons volontiersnoire parti.8i le Siyle est l\u2019homme, nous aïmerions À voir nu microscope le rédneteur des jolics phrases contenues dans l\u2019article auquel nous répondons en ce inomunt.H doit être splenrlide À voie ! S°il vee nait à les relire dans un moment de calme, il s'imagiterait n'avoir pà être condamné écrire de la sorte, sie pour quelque crime énorme, tel que celui qu\u2019Ioraee eroit pouvoir vanduire & Lt poésie frénétique : \u2018Tinvrrif fe patries rineres, auf triste fudental \u201cPoverit énvegtie EE NOUVELLES DU CANADA, Brae pe tx TEMPERATURE A 1 ORSER- VATOULE DE L'ÎLE JERUS, 11 Janvier (1861, @ h A, M,-237 1, au-dessous de zero Foy Kh\u201423% 06, Dh: 19° 1; midi\u2014172 0; 2h 1, M103 God bold?Kit h\u2014172?0; 8h \u201420 5 4; 10 h, -20 > 6; mi- nuit-2s = 4.13 Junvier, 6h.A, M\u2014-315 0; 8h 342 7; 10 h\u2014-217 6: midi-l4° 45 2h10, M-53 1: Vh -73 9,6 h\u2014 14° #, 5 h: 175 4; 152 0; winuit\u2014 209 4, 15 Janvier, 6h, A.M\u201426° 6 12° 5, midi\u20148° 1; 2h.P.M12 64h19 0:6 b.\u201411 9 2,8 hh\u2014 149 3, 10 iL- 16° 9.Et ee sont vus \u2014Au ombre des passagers du NortA présentent nue lar :e portion de la fortune Americun, vous rewarquons les noms de i M.J.Leclaire, J.Roy.M.Cuvillier, P.Garneau, de ls wkison Tite, de Québec.Site pour le nouveau marché Ne, Ju- seph\u2014Un jury s'est assemblé, mardi dur- (nier, pour deternduer la valeur d'un Jot de : terre situé eutre lu rue de la Montagne et! ! celle de l'Aqnedue, de 319 pieds de longueur, sur 6G de largeur d'un côté «t D deds et 3 pouces de l'autre, appartenant à M.CS.Rudier.Le montant determivé à été de £1,400.Un (rend bet- Nous apprenons, que les officiers de lu free active se propo- Un membre du Parlement! sent de donner Je 29 courant, au Xt.Lavw- | pence: Hall, un gruel bal an colovel Brat (ford et aux vfficiers den Carubiniers Itoyaux Canuslicns, bent ils ant reen on waintes oveasivn= de nombreuxes mulques de courtois Ou parloit d'aleud d'un diner, Mais les Pate de nette ville applaudiront sans doute à ce changement.Cet échunze de sentiments de eontranité entre les vo lontaires et les carubinicra rayaux, honore certainement les deux corps, R'ylement fise de Fheuve due horloges publiques.\u2014 Au sujet de lu difiérene d'heu- tes qui, depuis quelques jours, à causé tuni d'incouveutents dans Montréal, M, Mne- Pherson, à wlresad un 2eradd une vote an- nongant que son horloge, au vin des rues Notre-Dame et St, François-Xavier, indi- quait le temps d'une manière exacte, prouvée que des observations quo.tidicupes.Ou mous informe aussi que l'horloge du séminaire u été mucliorée et mise d'accord avce celle de lu cathédrale.M, Kinx a été prié par les MM.du Séminaire d'agir coume fée féceqer peur cou stater la régu'wité de l'heure.Incendie \u2014 A Nicolet, dans la nuit du 12 au 13 courant, la maison appartenant à L.Beauchemin, éer, occupée par le Dr.Chevrefils, à été lu proie des flummes, Le Uocteur éveillé par les abvienenta de son chien, n'eut que le tems de défoucer un châssis de sa chaubre à coucher, de se précipiter, demi nu, du second élage en bas,(dix à douze pieds) et de courir chercher vie échelle pour sauver ta lemme et son jeune enfant, ileureux fut-il, quoiqu'il perdit tout, de presser sur sou cœur ce qu'il avait de plus elier au moude, et qu'il venait, comme par miracle, d'arracher à une ma.t certaine.La perte du Docteur est estimée à £500.La maison était assurée pour £250, dit-on.Le feu à té mis, à ce qu\u2019il parait, par le poële de la cuisine.\u2014 Communique.\u2014 Antoine Massé, cultivateur, du huitième rang de St.Dominique, a été trouvé wort et pendu à un arbre à une petite dis tance de su wuison, bier matin, Li était depuis quelque temps sous l'empire d'une aliénation mentale.[M était âgé de 51 ans, Le Coroner 1.R.Blanchard institue au- jourd'hui une enquête sur cette mort déplorable.\u2014C, 8.14, \u2014Un nous écrit : * Une enquête æ été tenue lundi, le 7 du enurant, par Benjamin Quimet, écr.Major de Milice, sur le corps de Counor Delme qui à été trouvé mort, hier, sur le chemin de fer du Grand Trone.à environ quatre tiles de la station d'Upton, Verdict du ury : ; Mort de froid étant dans un état d'ivres- \u201d Le «défunt était un Irlandais Catholique, venu dans ce pays depuis environ flix ans.11 était âgé d'une cinquantaine déännées, St.Ephrom, d'Upton, 8 janv\" \u2014 Id se \u2014 Toes trois individus S nesse et Laliborté.uccusés d homicide dans paroisse de Nainte Rosalie, ont été admis À eaution, mardi dernier, pur M.le juge Mondelet, sur la dewaude de M.Drummond.ary, Lajeu- réception d'un inté titulé : Accueil dia dew anglicinnes fra plea fréquents.Nous avons i reçu un joli volume en Any intitulé: Emigration to Canada, vrage est plein de renseignements précieux sur la position géographique et l'étendue du Canada, sut ses avantages naturels et se$ TEsSOUrvES, SUT sus INÎnéraux, pes péche- ries, wu forme de gouvernement, le carae- têre de population, ses institutions wu- ieipales, ses villes, ete.Nos remwrvie- ments à qui de droit, «pre E Fou et perte de vic.\u2014Tier matin une nrsison en huis située près de l'église de Charlesbour, a été détruite par le feu.On ue sait pas conmaent le feu n éclaté, Ce qu'il y à de plus malhenreux c'est que trois jeunes enfants ont péri dans Jos Hannes, Baptiste Bourbeau, le père, travaillait adots À une grande distance de bi maison, of la mère venait de w'absenter pour quelques instants 3 quand elle revint il lui fut impossible d'entrer dans la maison pour san- ver ses enfants dont l'aîné avait 5 ans, le eceond 3 ans ; le troisième était encore au berceau, Mgr Horon à Rime \u2014Nous apprenons que Mur Horan, Evéque de Kingston, cst avisé à Rome le 13 décevibre dernier, ac compagné des MM.Mothot, qu'il avait rejoints à Marseille.Lu leudeuinin it acu une entreviie avec le Cardinal Barnabn, Préfet de la Propazande, ag snjet des af fuires qui l'ont conduit à la ville éornedle, Le 14, après avoir nscisté à la Chapelle = il a évé conduit par Mgr Be lini a tine, i l'audience du Saint-Père, qui l'a accucilli avec beaucoup de bonté, Th est sorti de cette audience l'âme remplie des plus tendres et des plus duuees émutions,\u2014-C.lu Co- irda, -\u2014Les élections nimnicipales de Topmte out une grande siznification politique, Dic sons d'abord que M, Brown est tellement amoindri dans In ville qu'il représente, qu'il nn pas ont y proposer un candidat de sa doctrine, ot que M, Wilson a dû x retirer wang mime avoir la pensée d'essayer Le latte.Celle-cia cu lieu votre deux lumoncs q souticunent, tous les deux, la politique du gouvernement : Me Bowes ot M, John Cameron; et ce qui est plus huilimt encore, c'est quo le Globe s'était prononcé, en désespoir cle cane, pour M.Cameron, et M, Bowes à été le vainqueur, La majorité du conseil municipal cat aussi conteaire à M.Mrown.ft e-t done évident que Toronto lui reti- te es faveurs et qu'il devra aller dewauder ailleurs un siège parlementaire \u2014J.de Québec, \u2014Daus lu ville de Quéhee vient de so former une société d'agriculture dout l'objet principal est d'améliorer les races d'animaux Ou ne saurait anses recommander aux citoyens l'encouragement d'une œuvre aussi patriotique.Les anintaux, dans nos villes comme dans les districts Furaux, re \"publique, ct si, eu améliorant les races, où auguepte d'un quart, d'un tierse, de ruvitié ou méme du double, cette soure si impor tante de nos richesses, H'aœc-1 nous par rendu un grand service eu rewplissant ui voir, Le Lunt de Toville avr un grand effet, i Lynd cos saeridives our amélicrer ics rua anions, i tau bien que evlu acit important, se diront les habitants des eaupaeues, Or, nous sommes plus qu'eux intéremés À cette améliors- tion des ruces, puisque les animaux sont une portion considérable de notre production et | de nos muvens d'existence.Huivons dove, \\ duns notre intérêt, un exemple qu'on nous donne par patriotisuxe ?\"\u2014fdem Nominative: e=11 a j'a à Son Execleu- * eu l'Aduitéstrateur du Gouvernement voit | ter Jean-Baptiste Varin, de lu cité de Mont Evuyer, Commissaire en vertu de \u201cl'Acte Neigneurial de 1534,\u201d ot des Actes qui l'amendent, ll a aussi pia à Ron Excellence nouer : MM.Witla Murray, Jean-Baptiste Bissounette, Bénoui Guyette, sane Messier et Moise Martin Mitivier, commissaires pour lu décision sum:muire des petites cau.et pour Ju paroisse de Ste.Briztie t district d' Iberville.(An- nue comuriseion datée 22 noût, 1831, révoquée.) Va eu outre plu à Son Excellence nom- tuer Îtémi [tainend et Adolphe Muilhiot, de Se Hyacinthe, Ecuyers, commissaires pour l'élection civile de paroisses, ete, dans e diceèse de St, Hyacinthe, aux lieu et place de 1Hon.Louis A.Dessaulles ot souix Renaud Blanchard, Ecuyer, qui ont 1ésizné, Ereatum Dans la Gaarttr du Canada du 5 «-urant, sous Jà tête de Nominations, fixez Laurent A, Moreau, ca lien de Louis Moreau, DES SOUIÈTÉS DK SECOURS MUTUELS.il À côté de la corporation reconnue par la loi, à qui l'Etat prétait son autorité pour faire exéculer ses sta- luis et mainienir sa puissante organisation, et qui avait ainsi le rang et la dignité d'une institution offiielle et publique, se rencontre dans l\u2019histoire de l\u2019association une institution plus humble en apparence et plus ubscure, qui « pour siège un cabaret, révait ses membres dans un souterrain, mnis dont les racines pénètrent bien plus profondément sous le sol et dont les réglemuents sont respectés sans Pappui de la justice et jes arrêts des parlements : le compagnonnage accorde pendant de longs siècles aux ouvriers la protection et le secours que la corporation réservait à quelques privilégiés, 3-iomphe des révolutions et de leurs lois de défiance, et, pendant que les co porctions sont modes avec l\u2019ancien régime, vit encore sous lu régime nouveau.Au sein de cette grande société qui a absorbé loutes les autresei n\u2019a laissé debout que l'es individus, il forme encore uvre société qui a ses usages spéciaux, ses lois particulic- res, ses impot, (us tribunaux et rai- me ses guerres privées, n\u2019u ricn perdu de su puissance sar ers nombreux membres répandus dans les atelicrs de toute fa Proce.Le imciteur moyen de faire econ- naître le compagnonnage et d\u2019expliquer la persévérance de sn durée à travers tant d'éléments ie dissolution, est d\u2019en motrer une remarquable application parmi les ouvriers d'un des états les plus importants, les charpentiers.En ce ipament à! existe parmi les churpenters deux Société de compagnonnage : la plu: ancienne qui fait remonter son origine jusqa\u2019à la construction du Temple de Jérusalem, est celle des compagnons du Devoir; elle occupe à Paris la rive droite de lu Seine et y a son chef-lieu, tandis que le siége de Pautre, celle des compagnons de la Liberté, vst placé sur ln rive gauche.Les compagnons du Devoir se divisent en deux classes : les aspirants nommés renards, et les compagnons qui suppellent chiens, L\u2019apprenti avant d'arriver au litre d'aspirant est lapin, le pairon est un singe.Ces noms empruntés au règne animal, n'emportent aux yeux des membres de la Société ancune signification inj .An chef-lieu de la So- cicté siége lu mère, élue par les compagnons ; elle doit être mariée, et! d'ane réputation intacte ; cile a la première place dans les cérémonies, et toute la Société loit professer pour elle un respcet filial, Les affaires générales eont adiuinistrées par le commis, qui tieut le régistre des ur- r:vants, prend les renseignements aur leur conduite, convoque les assemblées générales * il est assisté du rouleur qui reçoit les compagnons, les met en rapport avec les patrons ot leur procure de l\u2019ouvrage ; c\u2019est lui qui s'assure qu\u2019à son départ le compagnon ne laisse derrière lui aucune delle, ce qui s\u2019uppelle lever l'acquit : il ini en délivre un certifi- cut pour la ville où, en faisant son tour de France, le compagnon doit s'arrêter, Le tour de France est tin voyage d'instruction que le compugnon doit faire, pendant lequel la Société ne vesse de veiller sur lui et de le protéger, Un certain nombre de bureaux, à la tète desquels ne trouve une mere, ont été fondés dans les villes principales que doit traverser le voyageur.Ces villes sont nome nées villes du Devoir; ce eunt à partir de Lyon, chel-lieu général de la aocièté + Nîmes, Toulouse, Agen, Bordeaux, Rochefort, Nantes, jAn- gere, Tours, Blois, Orléans, Paris, Auxerre et Dijon.Le compagnonnage assure A ecs membres le médecin, les médicaments ct une indemnité pendant in maladie.ll complète leur éducation professionnel'e par des écoles du soir, lenues par des ouvriers expéri- = pare un bon uvenir et du travail lorsqu\u2019ils voyagent pour accomplir le tour de France ; il veille sur leur conduite, les avertit s'ils se déran- pont, les exclut s'ila se déshonorent pur des excès, les soumet ainsi à Une discipline assez severe, et leur demande eptpte des aueintes qu\u2019ils peuvent porter à l'honuvur de la so- J elute Enfin le compagnonnage rend les derniers devoirs à ses membres et entoute leurs torubeaux d\u2019hougegrs funèbres.En un mot, it réunit tous les avantages de l'assistance mutuelle, et unc paternelle protection.Cette vrganisation se reproduit, à quelques modifications pres, dans un grand nombre de compagnonnages ; quelques rites bizarres, des signes particuliers de reconaissance, les traditions qui se perdent daus la nuit des temps, cerlains secrets qui se transmetient et donnent à la réception le curactère d\u2019une initiation, établissent entre les compagnuns de divers pays comme un ben mysté- ricux qui parle à leur imaginutjom, et ajoutent encore à Pintéréièque leur inspire, pour un grand nombre, upe pensée religieuse, et se mélant au sentiment d'honneur et d'affection qui les atuchent à cette institution sour laquelle ile professent un vérita- enthousiasme.Malheureusement à côté des immenses bienfaits du compagnonnage se présentent des abus immenses.Ce dévouement à la Société, te lien d'allection entre tous les compagnons, cette sensibilité.pour l\u2019honneur de l'association, se manifestent trop sou vent par une huine profonde, par une hoatilité implacable contre les Sociétés rivales ; n\u2019ayapt aucune existence légale, aucun droit reconnu et qu\u2019elles puissent revendiquer devant les tribunaux, ces sociétés sont en quelque sorte dans l\u2019état de nature, leurs procès sont des guerres, leurs contestations sont des combats ; elles se disputent avec achamement le droit exclusif de travailler dans une ville, dans une province ; et la canne, insigne du compagnonnage, devient une arme sanglante qui décide laquelle des armées restera maîtæesse de telle ou telle contrée, en laissant sur le champ de bataille des morts et des blessés.Ces haines et ces luites n\u2019existent pus seulement entre les associations du mème état et pour des questions de travail, comme dans certains pays où chacun prétend se donnur justice, et où les vengeances et lus repressailles sont héréditaires entre des tribus voisines.Des bostilites séculaires divisent des Suciétés qui n'ont aucune rivalité de profession et d'industrie, et, à la moindre rencontre, l'injure vient à la bouche, elle ext bientôt suivie de coups.1! guitit souvent qu\u2019un compagnon soit insulté pour que la Société prenne fait et cause et déciare la guerre à la Société à laquelle ap- pariient ju provueuieur ; et on est exposé à revoir oi sein de notre civilisation, au miiieu des habitudes pa- citiques qui règlent les rapports des citoyens d'un inême pays, se remou- veler entre ouvriers ces appels à la force, ces duels pur assoctinions, ces guerres héréditaires entre les tribus et les familles qui ensanglantaient le moyen Âge.Làcommeen tant d\u2019autres circonstances l\u2019éguistre à quitté l'individu pour se 1ctrouver clans l\u2019ussuciation ; où déteste son prochain par u.noûr pour son compagnon, on tue l\u2019un par dévouement pour l'autre , et au lieu de favoriser une institution qui tend à moraliser l\u2019ouvrier en le soulageant, la justice est forcée d'intervenir pour réprimer une société secrète qui se imanifeste au dehors par des meurtres et trouble la paix publique.A la suite de ses rencontres, le compagnon qui a combat tn pour l\u2019honnneur de sa compagnie ou la garantie de son travail, se voit poursuivi par la police, signalé comme inulfaiteur ; il change trop souvent son tour de France en une fuite, son atelier en une prison.Ainsi pendant que les corporations faisalent retentir les tribunaux de leurs inter- minubles procès pour protéger les droits et défendre les intéièts de leurs membres, le compagnonnage versait le sang ct poussait de longs cris de guerre pour suuvegarder son honneur et garnntir à nes associés le travail.Des deux côtés le but est admirable ; la protection du faible, le soin du malade, la garantie du travail ; inais duns l\u2019applicntion on ne pent échapper ici à l'égoïsme étroit du monopole, et aux passions ardentes d'une aveugle rivalité, Comment dans ce mélunge ct cette corruption dégager le bien du mal, l\u2019excellence du principe, de ses excès ?Les so.ciélés de sccours mutuels ont essayé la solution de ce dillicile problème.Le vicomte pe Meuux.NOUVELLES TELEGRAPHIQUES.RAPPORTERS roux LA MINERVE.\u201d* ARRIVEE DU BREMEN.New.York, 15 janvier.Le ateumer Bremen est arrive, Le Moniteur a commenté à publier dans sa partie non-offcieile une revue politique quotidienne.L'Empereur d'Autriche à fait grâce au comte \u2018l'eleki et l\u2019a fait mettre en liberté ; eo dernier à juré d\u2019être dorenataut un fidèle sujet, Rieo de notireau en Chine.Le roi de Naples se réfugie chaque nuit à bord d'un vaisseau espagnol relournant à Gaute le lendemain.Le parti qui favorise l'annexion de Rome À la Sardaigne « fait, le 23, une démoustra- tion dans la cathédrale de St.Pierre, L'Empereur d'Autriche à sanctionné line corporation de Woiwodion à lu Ilongrie.Ta comte Rechberg 6, dit-on, offert 1a résignation qui, toutefois, ne fut point sce coplée, Le comte Mecador( devait 1e reme mentés, où l'uspirant et le compn- » p pn < gnon apprennent à lire ; il leur pré cer, ;\u201d ce SE JANVIER 1861.LA MINERVE 17 vers ass ee Prolesseur O.J, Wood.Cher Monsitur \u2014me PAR HENRY J.SHAW.| ÆTNAINSURANCE COMPANY en em Le Moniteur publie un décret conférant Provisce ou Caxans.à VENTE DE ! Ro | a.4 \u2018 istrict de Mout ex YAL INSURANCE COMPANY à M.Mentbleau la Grand-Croix de la Lé- i pri.Diaries : i in AVIS, Nous : Laires come gion.I\"Hoageus ren Vom la lin de l\u2019aunée 1R52, sors que fediri- Dans la Cour Superieure, MARCHANDI SES SECHES Grande Yente Hebd taire ots wie : RI Le 2 .\u2018 geais l'école nationale de l\u2019Etat de New-York, rs s-GANAD Lo raude tente Hebdomadaire : : .acl LIVERPOOL ET LONDRES ' Liverpool, ler janvier.ines cheveux, pour ure cause & moi inconnse, PULL LE BAS-CANADA.PRUVENANT D'UNE RANQUEROUTE de Meubles, Tapis et Poels Dnpécre vid, ceztinons par les i .On vient de recevoir Ia nouvelie de ln CO/OMENCErSU à tomber lréa-rapiceint, de ; de Décerat in : .: Meubles, fapis e Gels | aT y en faa Ï AVS PUBLIC donné 1 rte du Golden Star, dans sa traversé telle sorte que, dans le court espace de six mois, Vacance du Terme le Décembre 1805, al Mercredi prochain, 1e 16 Janvier, ! neufs et de seconde main.¢ agi ik Xa ) 3 : est Sound par oth enter, pe ; \u20ac \u201d it chargé d toule la partie supérieure de mou p rierâne est Me-credi, le neuvième jour de Janvier mil hf à UNZE NEURES A.M ÿ Comprenant i\u2014 Sofis vn ho.© toir etenses Les quite à Miartford, «ans du AL SUK | soni à Liverpool ; M était chargé de PR ré re ane: cot goizunte-cl-us, oe _ es ainsi que Claes.Tables a Duns of de Cet, Cilia Tn Cairo, dete d'incarpos | \u2018 E pour vouduire les aires de es de coton.o inei © - BOW PRE ; Chaises à Diuvr en Cnanes, deux Hibliothèques, | , Sales As on de dite Core Commas df y : ; Washington, 14 janvier.yeu Bee Te Ve tn de Présent en Chambre.MM, BROWN & Cie.ons reçu instruction des Cout iterie et Faïer eerie, et Union ot | ation, vu Articles d'Assucistion de Ju dite Com- Compagnie d'Asaurauce, d'apres le Statut 234.soussigués de vendre au mugasin de M P.B.LADEAU, No, «3, Rue Notre-Dame, tout son her ts, ke, Matelas de ae etais ob par Le dut Kotw 5 de l\u2019evcareur cu sa fes ; « Viet, ebap.33, Les amis pertonuels du président disent retour cans Etat Indiana, mes contairsarces L'Honorable Juge Sxtra, pour C'uembre à Co Osdisaires étaient tr .ty J ] ) j ] | * Ts mE OO AE Er | | | | | | | LM | Qu'il a été décidé de ne point 1enforcer la roison du fort Sumpter pour éviter toute irritation.Les commissaires de la Carcliae du Sud se montrent ici trés-concitiants, II a été lu, ce soir, par les sénateurs Clay et Firzpatriek, un télégramme du gouverneur Moore, annonçant que l\u2019ordonnauce de la sciision était sans condition.Les officiers d'état-major du district de Colombis, récemment nommés, out regu au- i \u2018hui isi i pré« u jourd'hui leur commission des mains du | bai obtenu pour résullatde posséder uctuellee ment une luxurianit et noire chevelure, ce que Von ne peut se procurer 2vec aucun argent.sident.Les journaux de Charleston annoncent Qu\u2019une résolution à été adoptée dans la Législature, demandant à la banque de la Caroline du Sud d\u2019avaveer $150,000 pour les conlingents tilitaires, ce à quoi elle a consenti, Boston, 13 janvier.lier, dans la chambre des reprérentunts M.Tyler, de Bouton à présenté une résoiu- tion comportant que, en vue des grandes souffrances de la Caroline du Sud, conséquences immédiates de la conduite des citoyens de cet Etat, agissent d\u2019après une fausse idèe de leurs droits et de leurs obligations, et en vue aussi de l\u2019abondance et de la prospérité de la république,-il soit approprié une tomme du trétor de I'Lrat en vivres et provisions pour ie soulagement de de nos concitoyens de cet Etat.Washington, 15 janvier, On rapporte que les agents de la Caroline du Sud demandent actuellement l'évacus- tion, sans condition, du fort Sumpter, duns te but d'étiter l\u2019effusion du saug.Charlestor, 14 janvier.Il a élé unanimement adopté dans [a Législature des résolu'ions déclarant que toute tentative du gouvernement fédéral pour renforcer le fort Sumpter sera considérée comme un acte d'hostilité et comme une déclaration de guerre.Ces résolutions approuvent aussi le feu disigé sur le Star of the West.Da nouvelles pièces de campagne s\u2019aran- cent detoutes les parties de l\u2019État.Le peuple est tranquille, mais les truvaux de défense avancent rapidement, \u2014nememe_ RAPPORT DU MARCHE DE MONTREAL.15 janvier 1861, i $7.00; Extra, $560 & $5.70; .2, $5.00 4 $5.10; Fiaur EN rocuk\u2014Flé du printemps, $: $2.75: Ecossais, $2.00 a $2805, Bré.\u2014Du printemps du li-Cunada et de l'Ouest, $L.12à $L15, Pis\u201470v à Tie par 65 lbs.Lar Mess, $1550 à $loyo ; Prime Messe, *a$is00; Priue, $IV50 à $1000; T , $5 59 à $6 50 par 109 lbs.Betnis.\u2014 Da commun an bow, 1c 4 Ibe, Aukauim \u2014Potasse, $5.40 à $5 45; l\u2019erlasse, $5.80 4 $5.55 Fanixe n'avou Fizrz.\u2014Double extra, $4.0 $6.00 i $0 \u201cantai No.1, $5.40 4 Fine, 84.104 § NY \u2014$3 O1 à $-4 00 par 200 Ibs.NAISSANCES.En cette ville, le 16 courant, la Dame de PP.H.Carpentier, Eer, N, P., un fils, +stioot lo Ecr us not re, le \u201c1 eaxicios re, de ladite Cor jour de Décersre (signes 3 MoN déc\u2014nk mapiignie d'Avsnrance Provieciale du Cannda, AERUHASUE , FOUFIN à PASINEAT, MAUIT ET CONCRE AL\u2014TOAONTO, n l'uibdiug, sue £ new xavier, JM, Cat ron, ; and, dee, BUR direau aw) Président, l'Hon.Vince-Rre- deu On peut cbte tres int FA MORGAN, - cretent, Agrats Ge ontoad et le Ba: Cunnds ( \u201c Tout le rue do Comyn de pen de trouble slab dx Actionnaires: il est 3 lecteurs qua tol Nouscr le pour st purt sur loni le Compagnie.A 3 asSurés sont certaius d'u Faite sécurité port le pr Monteenl, 16 aout Ta) LA COMPAGNIE L'ASSURANCE MUTUELLE CUNTIi.LE FRI DY COMTE DU \"ICN TREAL.AVIS LA COMPAGNIE de l'ASSTRANCE M 1 EB contre de er du COTE de VOX Voue ln ~onh.it l'organisation de nc.1 vropriète-Tsolces, à \u201cus Hillet de + cent louis dass ard perce ui ies dépensé she n'assute pi Le muntant millions de p \u201cSi peuretre de la Compagnie, duus les vilies «8 les villages Streg (9,000,000), P.1.LiTOURNFUS, Montréal, 4 masr 1850 COMTE D'HOCHELAGA.UNE ASSEMBLER ton dea U1 .In transaction day Par urdie, JAS, SMITH, Fc.Tréa, Montreal, 4 janv\u2014y\u2014 ei PS IN fh AVIS PUBLIG, Fonds d'Emprunt Municipal Consolide du Haut et du Bas-f'enaida.ATEEND que = pront Mon Canades Loan.vs Genmrnl pour! ' Tradl + Doturrure AVIS PU3L1C Bost pia de pe He, soa te du pony Ttuement denrsts wh du te at wo neat ue en te fat ape.«Ex Ni Mover a Toon has anna, en Sire Lea ju ie tim ue! A Ua nae Ay NM Baring bee & Cie, read CURT Un de Jobe peu moment a 1 i \u201ctre aciotees nee eu mans l'ane (ecetubre F=6t, TD, HEAAINGTON, DR 6, Bureau du Rvceveur Géveral, Québec, STdÉE 1590-10 \u20140 { Pr-tonotaires, C3 LE ney Crocker, écr, protus et toutes an- crit celts Conpegrie i Companies) et cole detant- SIE wes poms el ly lion de leurs ROTIRIETES des trois ans: avec udtt 3 pour chine cotisé suivant les ars waintenani exceeds deux ERALE de vote VITOTEL TRIS, Pine Sabot VENERFDI le DEY 0037 res AM.pour lFlecs courante ct jour II L.ROUTH, Agent, Mot.trèul, à anr ridentet du Secivtaire, theutie \u2014 eae Donne a Montreal, » 14ile sceau ; A à- la dite Cour Buje cinqiietne jour de « Il A SU C [ice mbre mil hoit gen ate, jp.< prman- (rae) MUSK, COFIIY & PAD =, | CONTRE LE FEU, 18 dec\u2014mk Protonotaires, US LA BRITISH AMERICA ASSURANCE COMPANY, TARN 1LLk QUI AIP OBSENT UNE CHAKTHE MD CANADA, INCORPORER EN 1835, gb mu delà de §1.000,000 de pertes.LE ane Nssigné ecntique d'ASSURER les 8A- TISSES, les MARCHANDISES, les MEUBLES, &e, «des PRIX TRES: Les qwetes sout liberaiement estimées of Pron teneut payées, | SM.4.GAULT, Agent, Wa, Tress, a In
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