La Minerve, 23 juillet 1885, jeudi 23 juillet 1885
[" CANADA s Moszeéar, Jevor, 23 Juscuer 1685 Les Arpentages du Nord-Ouest +.as'Autre jour, l'honorable M.McLelan & déclaré, en réponse à une interpellation de M.Blake, que les arpenteurs avaient Toqu instruction de suivre l'ancien systèine pour le bornage des terres do ln Saskatchewan ; c'est-à-dire que les colons qui oceupent ce que l'on appelle là-bas des lots de rividres neseront ni dérangés, ni inquiétés dans leur propriété.Voilà assurément une «décision qui sera joyeusement accueillie par les Blétis du Nord-Ouest.On sait que les arpontages de Saint-Laurent qui soulovèrent tant de weriminations, au dire de la gauche, fu- tent faits sous le ministère Mackenzie.Le gouvernement conservateur en donnant aujourd'hui pleine satisfaction sux inté- Tessés, corrige des crrours commises Jar Jos rouges-grits, et dont ils voudraient rendre nos amis responsables, Nous l'u- vons déjà dit, les lots de rivières en , Voici en detail l'état dece trésor pour chaque annees : 1,01N mengen.Xtcommunians.RELNIR chemins de croix, 615,466 ensires, A wieasen entendues, 4,00 chapelets du Sucre Corur, 4.10 allices de Ia Salnte Verge, TA bres iairan dn Ire Nana.10 Salve Reging, chantes par les tra pintes, Beaucoup d'autres prières, et une fois Dar nematne, toux les Dueriten de la confre seit millions d'A ce Marin at dons plus d'un willion pleuses par Aunee ! c'est environ trois mes- act plies de train mille autres olfrandes spirituelles, dont nous pouvons bencticier tous les fours cL que noua pouvons appli quer a nos chers defusits t CONTRIBUTION Ce tréaor insigne est à la portée de tonsil eat ouverl anx pRUVrEeS Entorre aux ri ches, puisque l'unique condition eat de ver- ner AU fonda de construction ls modique svnme d'une pinatre ($1,00) noir en un seul palernent, soit en plusieurs versements, Cet bien In évidemment la Remectce qui produit an centuple, Donnons de grand mre ot gisement, \u20ac nous ANSUFONS tus armes des tresora indini de @mces que le Dien puissant, qui seul connait tous Jes besoins et micsire tons len sacritices, distri hucra sir nos entreprises et sur tion chers dlefunts : féfmreim enim satovem diligit Hreua (à Cor, IX,7.) Donnons, 6! nous aurons contribué à létie à totre cvêque une cathedrale digne dn dlocese ot dy 14 grande et cathotique vitie de Montreal.Donne oF nous ne cluve sur les reales Mgr Lartigue et de Mer Monrget mheni qui temoigners de notre ve net de notre profonde cratiude, Don nots, of nous anrons rempli un ole, im omit par l'ai glolre nati ouvres d, l'aimgat, lire, 15 juillet 1-33 Le tont est revêtu de la haute approbn- tion de Sa timndeur Mie Fabre.Len avantages apirituels ainsi offerts aux pemonnes qui contribueront à l'œuvre sont méellement extraordinaires, ct nul douto que Ja plupast des catholiques du dincèse ot trêtue de la province voudront en profiter.rer ECHOS DU JOUR TT ! L'honorable M.Puirier est paasé hicr cn cette ville en route pour les provinces maritimes, où 1! à définitivement fisé su résidence.On verra par nos dépêches que les avo: cata de Tiel ont réussi à obtenir un surus de huit jours.L'instruction de la cause sera reprise mardi, le 28 juillet courant.Ua maire d Onzain, France, à publié le ! décret suivant : \u2018Tous les propriétaires de chiens et ide chats affectés de la rage où menacés d'être affectés de la rage, de- rront être tu\u201cs iminédiatement.\u201d\u201d Les citoyens de Fuinte-Itnee préparent : ine magnitique réception à leur député, | le colonel Guituet, Dimanche prochain, amès la grand\u201d messe, ils Jui présenteront une adresse, et, lundi soir, il y aura illumination du village, procession aux flumbeaux, et fer d'artifice dans les Îles, pres du pout Bélair, C'étuit jeudi dernier le Ufe ansiversnire de l'arrivée de Mgr Provencher à la Ri- vire Rouge.En effet, ce fut le 16 Juillet 1818 que Mgr Provencher et son compa- mon M.Dumoulin débarquèrent au Fort Douglas.Ce fut l'origine de l'église de la Rivitre Rouge, qui comprend aujourd'hui, un ar- chidincèse, et plusieurs divcèses on vicariats apostoliques, Dans l'Indiuna, à Nouth-Dend, on ad- re le merveilleux cullège Fondé par le PF.Borin, Cet infatignble ouvrier voit ent lever son œuvre et, avant de chanterle Nune dimittis, il aura le bon- leur de conterupler la splendide église de Notre-Dame, C'est vue dépanse du $H0,- OO, mais tien ne enfite pour élever un monument surmenté do la croix civiliaa- trice.Les téaultats cle In souseription ouverte Par lo comité catholique de Paris dans le but d'ériger une statue à sainte Genevicré suivent une progression véritahlement sur- prensiteet qui promet an éclatant sne- ces, Duns Ja preitre semaine, du 17 au 24 juin, le comité # encaissé 1,556 anus- eriptions ; «ans lu deuxième, du 24 au 40 juin, BOSE, et dans lu troisième, du ler au 8 juliet, 10,040, La plupart des collectours qui ont apporté où envoyé ces souscriptions ont re demandé de nouvelles fouilles de dizaines et répètent que l'idée éraise par le comité et aeeneillio quutout avec la plus vive aytnpathie.M.Vivrre (Vleary a donne des conférence A Londres mir le Canada, considéré comme champ de placement des capitaux, Toutes ses obsorvations montrent nne par- faito connnisaance du pays ct de ses ressources, ot (lu fait quelques remarques importantes.Ainsi, il a constaté que presque tous les ciments employés dans les travaux publica da Canada étaient importés d'Angleterre où des Etats-Unis.Et pourtant, la pierre dont on fait les ciments exiate aur plusieurs points du Canada, ot il no faut qu'un pou de capntul et de travail pour fabriquer du article qui est en fraude demande, fa nuasi indiqué les dépôts de phospiiates, ls fabrication du guann ad moyen des débris de jxwsons ; le développement de Uindusteie du fur ; l'exploitation des 1mmenses dépôts ce charbon du Nont-Ouest et de la Culombie, of Ia culture si facile dit lin, duns les prairies, cotnme autunt du sources tres cutmdérables de protite, Un covrespendaut de Londres se.plaint que du Reiter wy tast guère de séjours ut guère de dépenses, Nous lui Inissons la pa- rule : Ta Reine quitte Windsor le 10 de ce Mois, elle va à Ushorne surveiller les pre- paratifadi mariage de la princesse Béatri ce quiners bré le 21, avec aussi peu d'ù elat que possible, Sans reprocher & la souveraine «on gout pour la aimplicité, on oune qu'elle ne profite pas de cette orex- sion pour donner quelques fetes qui eux i erce du luxe tras soul La pritcesse Mea- ella va tecevoir J rwon ménage : ai la cors- tit eu lier nm Londres, les abl olres pour les t dédommage re in Sa Majesté ne tient pas capitale te estime, 11 avail ete annoncé que sue ferait dredi dernier ane visite rent, cotte visite n'ayant pax dure deux heures, elle wa pas dmpei te Une trex notable impulsion aux afFai- ves.La Itelne t'a pas assisté AU Concert gain qui avait | meme soir an palais Burkingham, Ce concert n'etait pourtant pas a dedaigner, car an programme fign raient bes noinm de Mines Albani, Trebelli, Van Zandtet celui de M.Nicolini.Mme Pattéavait été demande ; ia diva etait qousiranite à eté remplacée par Mme Al ani.Uno lettre adresse an Conrrier du Ce auufa par an citoyen de Québec, résidant Fort Maclend, lui apprend que Gro- Ours est bel et bien sauvage et non pas un Canadien-français.Nous citons : Je vois dans le Nouvelliste que l'on fait passer Gras Gum pour un Canadien fran: cain, ab eu Piweeasion de voir Gros Onrs plusieurs Fois, Je vous garantis qu'it n'y à Dan iine nuitée de ang Llane cher Luc C'est Un SpIvaRn per ang.Mde Michel Dubois, qui pretend que Je vrat nou du ehel Sauvages Cris, le iros Ours.\" eut ftouard Lambert, se trompe franchement, je suis [ache de gâter no nensalion, nals la verte Manat un Cavadien.abs parmi es Crin, son nom est Ipes, 1 home, a'itest encore vivant, qui t'avoir a tioins Mans anjourd'hnet l'airencontre aucaump du \u201cGros Ou en INR iL ma dit, je ne me trompe u'll «tait ne, soit n l\u2019Ixlet où à Berthier, vn bas et qu'il avait Inincé le Canals tees jeune, il avté employe a ia Compagnie de la baie d'Hudwn, perdant R ans, il west marie, étant jeune, Anne sanvagesse Crise avec Inaguedle i eve une famille 3 il n'est pas un chef, il ne d'a jamais élé, fe ne eroin pas gue te Giron Ours \u201cait nus de $0 nnn, do moins ss fignre n'an .Ce pan Unie plus Avancé: c'est un des chefasauvagesquE ont causé le plus de trouble au erent, iF n'est Jamais natisfait de rien, ob o'it fait Canadien fean- vais comme on le prétend, {1 serait vin de faire honneur à notre race.i LA MINERVE, \u2014 JEÜDI, 23 JUILLET 188 LE 9me BATAILLON son urrivéo à Québec Méception enthousiaste Nous avons annoncé, hier, dans une dé péche speciale, larrives du Seme batailion, à Québec, et donns quelques details sur ia reception qui lui fut offerte.Nous donnons aujourd'hui, un compte-rendu complet que nous empruntons à J'Evénement : Le deux avril dernier, qui étalt lo Jeudi Saint, le tems Voltigeurs partait de Que.bee pour reprimer les troubles du Nord- Uuest.en eruportant les meilleurs sonhaite de natre population.Quoiqu'ayant lieu le printemps et lorsqu'une épaisses couche de neige recouvrail encore [6 sol, Ia demonstration qui eut lieu en celte circonsiance fut grandiose, et laisss un profond souvenir dans le cœur de ceux qui en furent té moins, L'érlat de ia féte futalors beaucoup rehausse par la procession sux flambeaux des clubs de raquette.11 & ¢té impossible de faire pour le retour du bataillon, ce qui avait éte fait lors de son depart, attépelu qu'il est arrivé - bec en plein m t que la pluie s'e de la partie.Neanmoins.et endepit ous les eontretemps possibies, jamuignous n'avons vit demonstration si enthousiaste et si génersle.On pe os exagération porter a vingt nulle le n bre des spaeuinteurs des deux sexes qu sient masses dats Ja gare du Paiain, aux abords de la gare, el sur les trotioirs dus rues couduisant « l'église St Roch, I a fallu lesticonp d'énergie de la part du comite dr reception, pour (euir la foule en reapeet et réserver dans la gare un pe: 1it eapace où à eu lica Ja presentation de l'adresse des citoyens, Ii a eté parfaitement aidé par les troupes de la Uitadeile, du Ke bataillon, et un fort détachement de police.; « Lorsque tous les preparatife ont été ter: Taies, le convoi qui était stationné à quelque distance, s'est avance et à penetré na: jentueusement dans la re, AUX acclamations delirantes de milliers de poltrines, tes musiques du bo, du fe et du He jouant Diru sauce ta eine d'abord, puis divers morceaux.Le spectacle a pris en ce moment le earac- tére le plus touchant, etbien des prupivres étulent hamides.Quoi de plus enouvant eneltetque d'entendre deux joyeuses puro- les de bicuven: hangzees entre parents et aitiset de voir ces chaleureuses porgnees de rmuina distribuées à droite et à gauche, Enhn, il a talin (aire treve & 13 joe de se revoir, el le Vex'étant forme en carré, Son Honneur le maire da Quebec à lu au nom dus ciluyens l'adresse suivante © ADRESSE ientenant-colonet (i.Amyot, aux offi.vra et aux sous-vificiers et soldats du te bataillon, Voltigeurs de Quebec.Messieurs, 11 ys bientit quatre mois, dans la plus mauvaise saison de l'unnes pour les operu- tions militaires, vous eties soudainement appelés à prendre part a une expedition luintuine, Sans vous laisser arréter par le woin de vos affaires personnelles, ni par les supplications de vos tamnilles ; sans vous laluser efirayer par les dangers que v alliez avoir à courir de la part de Venn et à cause du climat, vous avez, sans hesi- ter, Sbandonne vus uceupations, dit adieu a ve que Vous aviez de plus cher, et endos- santde Lun cœur l'uniforme, vous étiez apres quelques heures d'avis, à bord du traine qui devait vous conduire, d'étape en etape, jusqu'au pied des Muntagues Îu- cheuses, Ju ne dirnie pas la vérité oi j'atrmais que Nous Vous VOYIVN< partir avec plaisir.Sans compter les regrets et leu inqulétedes bien hegilitnes de ceux qui voyaient tir des époux, des pures, des fila, des freres, lex anis intimes, Nouls ne pouvions nous euspeocher de voir avec peine que là guerre ares focquielle vous ailiiez otre appeles at (aire de ni grand sacritices, n courie de ai grands dungers, etait une guerre contre des patriv- les.Avec combien plus de plaisir mous vous aurions vu partir pour afler repousser un enteméelranger, Mais nous nous contolions à la pensée que puisqu'il faltait preter main forte à la fui et a l'urcire publie, et que l'insurrection quelqu'excusable qu'elle pt être, fût re- primes, il y avait moius de dangers d'exces contre lex inalheuwreux qui avaient pris les avines, alurs que la répression etait entre A + jourd'hui, notre joie est sans mélange de regrets et d'ivquiétude.Au plaisir de vous voir revenis sains cl apuin au milieu de nous, se joint l'orgavit de «Bristater que votre conduite à fuit lonneur à votre bi- taillon, à votre ville, à vutre nationalite, à votre pays, Vous n'avez pas eu l'occasion de fivre combats, mais vous avez fait ot bien fait quelque chose de besuconp plus difheile, surtout pour deu gens nouveaux dans ie metier des urnes : vous avez, sans shurnm- rer are le food et la fain, Les fatigue, les niineren de toute norte, vous avex, pendant plusieurs 1noix supporte la vie de garnison datis des endroits éloiznes de Lout centre civilisé, privés de tout co qui peut rendre In vie agréable à des gens habitues à vivre dans une ville auses sociable que la vieille capitale de la pruviuve, \u201cour Gvrer un combat, il suffit d'avoir du courage personnel, ob il iy a pas un honune digne de ve none quitte soil pret a en mon: trer tarsque l'ucession s'un presente.Mais, pour endurer ve que vous avez enduré, pour Fire ce que yous aver fait, if faut plus gue eh aut celte patience, velte froide per- neveranee, cette dincipline qui font l'enpeit militaire, el qu'on nu saurait trop louver rans un corpa volontaire de formation te- conte, sans experience du seevive actif.Ri vous avez deploye de telles qualités pour une guerre u laguolle vous naliiex que par devoir el que vous Le pouviez que déplorer avec nous tous, que ne pouvons mous pas esperer de vous si \u2014ce qu'a Tieu ne plaise\u2014 vonsetiez appeles a prendre les ares coutre ten ennemi + qui ve fe notre pays tacer nov 1 de ceux qui ae sant oni ees «i bol « Alors qu'il N'aptiesiait de combattre des compatriotes vgares, vaudrait quatre hommes cuntre un Hi Hid lequel it neprouverait aucune hie, nant xaluer aver joie ceux qui noua ent, asus Be devon pas oublier i, partis av uX pleins de vie el d'espoir, sont a courir Join milles ANY pureuls de ce assurer qu'ilæ ont fes plux vi de toute lu pupul Col, Asayot, vihiciers eb sui taiblou, au nom de toute notre ville, je vous die: vous avez bien merite de votre pays, nous sommes ers de Vous, et tous vous souhaituns la plus cordiale bienvenue, Vive le Ye Bataillon ! Québec, 21 juillet 158%, Les vivats de la foule ont à plusieurs reprises empéché M.Langelier decuntinuer, 1 NRE Le Lientenant Cola: au nom du bataillon et dit M, la maire, messieurs, l'émotion que hous eproavane tous en arrivant a Queher aprem un voyage de fatigue, de miscre et d'anxicté est impossible à sloccire, dene puis trouver de tmois a«sox forte pour «
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.