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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
mardi 11 février 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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La Minerve, 1890-02-11, Collections de BAnQ.

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[" 1610, Rues ATRAVERS LA VILLE \u2014M, C.J.Mcliruil, épicier, à fait \u2018Cession de ses biens à la demande \u2019de M.A.V.Buburt.Psassif : $1,000 environ.\u2014Des dégats considérables ont été causés chez MM.Martin et ki \u2018vet, 1101, rue Uniario, par nn commencement d'incendie.SF hapeaitx de feutre garnis, de 50 $3.00, £3.50 4 vendre pour $1.25, 1.50, $1.75, chez 8.Carsley, \u2014L\u2019électton de MM.C.M.Barrière Bt Narcisse Gougcon, conseillers de Gaint-Heuri est contestée ur # Acguée Benoit, propriétaire de Sain Menri.: \u2014Le premic\u201d venu, le premier servi/ Ei vous désirez avoir le pre- Mmier choix dans lex habillemouts de rintemps pour enfants, venez im- édiatement chez 8.Carsley.\u2014Hier, les commissions de C.R.de MM.F.X.Archambault et Mo- Cormick ont été lues en Cour Supérieure, devant l'honorable juge derté.Vente à bon marché\u2014El y aac.tnellement une grande attraction ches 8.Carsley, pour mantesux d'hiver, gilets, etc.Tout est offert: à une grande réduction.Visite des pompiers de Burlington La compagnie des pompiers Ethan Ten Nob = Burlington, visitern ontréal le 13 cournnt.File donnera son dixième banquet annuel au Windsor, dans la avirée du même jour.Montréal a déjà eu le plaisir \u2018de donner l'hospitalité à ce besu sorpe de pompiers, qui a gardé un bon souvenir de sa visite à Mont- yéal.À prouve, ls reviennent duns \u2018quelques jours, Le chef Benolt se promet bien de rendre leur séjour .parmi nous aussi agréable que pus- \u2018uible.\u2018 Toujours la vielle histoire Un jeune homme appartenant à une famille de l'aristocratie anglaise & comparu, bier matin de- \u2018rat le magistrat, pour répondre à \u2018Une accusation excessivement gra- \"ve.I paraît que vers le mois de juillet dernier, il fit là connaissance d'une jeune ouvrière nommée Ilelen Mausey et réussit à la tromper sous Promesse de mariage.La pauvre lle, qui se trouve maintenant duns une position des moins enviables, demanded coque J'accusé remplisse oa promemsse, Ce dernier, cependant, se déclare prêt à se défendro Jusqu'au bout.MARIAGE ROMPU Joséphine Latour, employée dans \u2018un débit de tabacs de la rue Sainte- Catherine, devait ne marier pro- cbainement avec un garçon de restaurant nommé Laliberté, âgé de \u201cingt-cing ans, demourant rue Saint-Martin.La jeune fille, donna rendez-vous À son Dancé avant-hier soir, À dix heures et demie.Avant d'aller à l'endroit indiqué, Mile Latour rendit viaite à une de sva amies hubi- tant rue Bainte-Elizabeth.LA, elle rencontra un jeune homme, Pierre Barbeau, qui Voulut à toute force, lorsque In visiteuno partit, l\u2019accom- Pagner pendant un bout de chemin.l\u2019angle des riier Craig et Sainte- Klizabeth, Luliberté se moutra tout À coup devant le couple, et aperce- ant le compaguon de la jeune fille, s\u2019écria: \u2014Ab! je vous y prend à être en- semblet Il s\u2019élança sur Barbeau et lo frappa à la tête avec un coup de \u2018poing américain.Quoique blessé Assez grièvement, le jeune homme arma son revolver et en décharges Un coup aur son agresseur qui, bien v'atteint par le projectile, s\u2019enfuit toutes Jumben.Joséphine n'avait pus reconnu Laliberté à cause de l\u2019obacurité ; elle courut après lui et étuit sur le poing de le rejoindre, quand le gar- on de restaurant, se retournant rusquement, porta à la jeun fille un formidable coup de poing qui l'étendit sur le sol.Le coup derevolver et les cris des Tictimes avaient attiré du monde, mais cette scène s'est passée sf rapidement qu'aucune arrestation n\u2019a été faite.Quelques instants plus tard, les deux flancés se rencontrèrent chez le jeune fillo, rue Halnt - Jucques Ouest; Joséphine exhiba un œil boumouffé, résultat de coups de oing, et l'autre los déchirures d\u2019une fa 4 son pantalon.Le Dr Meusières Le docteur s\u2019uccupe spécialement et traite aveo le plus grand succès lus Lu- meurs de touts nature, les maladies de 1s figure, du nez, de in bouche, du goster, du soin ut de lu matrice, en peu de temps ct sans opération, les plales variquausce (ou veines Oassées) par une tnéthode telle, que dès le premier pansement, toute souffrance disparaît, et lo malade ut vaquer de suite À ses occupa- fone.11 recevra tons les jours (diman- Shes ot fiton exceptés) Pie Mackay, .ow) GRANDES RÉDUCTIONS BUR TOUTES NUS FOCHRUREN Maintenant que In waison Avance ot que Thiver wen Ya of Sirtoit w conse du man.vain état du comic 8 Ave résoits tes imeed éncare rod prbe, ain d'és lo ntork qu'il nous sers proslhle, que mille post ailleurs vous amy Susu bon marché que cher noue De plus Vonis aurez le plux grand tagu que ln hetehd, cesta dire un grand A Montel et dans \" sha rival des hes mellleures, fade prengere sous tous frs rampe Vrotltez done lu bon marché.achetez pour l'an prochain.sera une balls venting e ie vin feras, ener hous YoIr of vous wrex ralinfaitæ de achats ehetour Cran.Draganpiyx xr Cr, oid 14, 1M1 ue Mainte Catherine, Aux $Chevrouils, fontréat.ABONNEMENTS: ques ce à Mouteéal, Livrée à .- .- 98.00 Méition Quotidi à la Campagne - - 6.00 es Encre | de .- 3.00 GUSEAU M RDACTION ET O'ADMIMSTSATION lotre-Dame, Montréal +de le vus 8t-Gabriel, 48 ants \u201c MONTRÉAL, MARDI T1 FEVRIER 1580 SP.JOURNAL QUOTIDIEN DU MAT Personnel \u2014Le Rév.M.G.Fores, vicaire à Caughnawaga, et M.C, H.A.Gui- mond, gérant de la banque Jacques- Cartier, rue Ontario, partent le 19 courant pour New-York, afin de prendre Ja ** Bourgogne \u2018* le 22 pour a france.Ces Mes-leurs visiteront l'Europe, l\u2019Asie et l'Afrique et p18 seront 15 jours en Terre-Rsinte.Ils reviendront en juin prochain.\u2014MM.C.E.Uasgrain, M.P., F.Langelier, M, P., « le sénateur Pelletier et M.J.Lavergue, M.P., sont au St-Lawrence Hall, Le Club Con ervateur La réouverture des néunces hob- domadaires du Club Conservateur sura lieu mercredi, le 12 février courant, au château de Ramezay, à 8 heures p.m.M.J.L.Archam- bault, C.R., fera une conférence sur le mouvement diplomatique et politique au Canada.Sommaire de la conférence : Aper- & historique de l\u2019œuvre de la con- dération ; le purti conservateur devant le pays; le nouveau programme du parti libéral ; les théories de M.Wiman et la situation provinciale la politique de l\u2019avenir ; les problèmes diplomatiques, le projet de la fédération impériale.;es membres du Club sont priés d'assister et les amis de lu cause conservatrice sont cordialement invitée.Par ordre, W.PAGNUELO.Secrétaire.Associstion St-Jean-Baptiste BECTION BAINTE-BRIGIDE A une assemblée de la société Saint-Joan-Baptiste, tenue hier solr, our ja section Sninte-Brigide de ontréal, les messieurs suivants ont été élus aux d'iTérentes char- fn Ed.Chauseé, président ; L.ch, ler vice-président ; D.bertrand, zime Vice-président; oO, Daoust, secrétaire-archiviste ; Tref.Charpentier, trésorier ; Jos.Baint- Jean, commandant.Hopital Notre-Dame ouverneurs-visiteurs de l'hôpital Notre-Dame pour la semaine commengant le 10 février 1890, sont MM, U.Gagnon et John Lee.Université-Laval Ce soir, mardi, à 8 heures, au Cabinet de lecture paroisatal, conférence de M.l'abbé de Foviile.Sujet : Chimie de l\u2019Atmosphère et Respiration.Les Mort d'un ancien député Nous avons la douleur opp - dre la mort de Césaire Thérien de Verchères, décédé hier à l'âge de 66 ans.La paroisse de Verchères perd en lui un citoyen distingué et un ami véritable; c'était un homme d\u2019affaires de grand (ujent, I à passé Plusieurs années dans le commerce ot la politique, od il à su gagner l\u2019estime de tous coux qui l'ont connu, En 1867 il représentait le comté de Laprairie à la Chambre locale.ll lnisse pour pleurer sa mort une épouse éplorée et huit enfants.11 est le frère de M.l\u2019abbé C.Thé- rien, chapelsin! du Mont Saint- Louls, Montréal.Sa mort a été très chrétienne.Les funérailles auront lieu à Verchères mercredi prochain.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Action de $10,000 M.Denis (O'Brien, entrepreneur de cette ville, a intente une action do $10,000 contre les syndice de la aroisse de Baint-Antoine de Pa- oue, Ii paraftrait que M.Denis O\u2019Brien avait obtenu un contrat pour la construction d'une église et que les travaux ont été confiés subséquemment, à un de ses collègues.\u2014 Visa le noir tua le bianc Une femme, Marie Giboutée, épouse d\u2019un des résidents de la Longue-Pointe, a été arrétée hier sous là prévention d'avoir versé un sceau d'eau bouillante sur un jeuno enfant de quatre aus, La petite victime cat, nous dit-on, dans une osition très précaire.Le sceau eau était destiné à ln sœur de l'accusée, parait-il, qui réurait à échap- er à la douche.L'enquête se con- inue actuellement.Vol avec effraction La nuit dernière, In boutique de barbler orcupée par MM, Couture et Deganne, No 114 rue Saint-Fran- gois-Xavicr, à été défoncée par des Voleurs qui ont fait main basse sur tout ce qu\u2019ils ont pu enlever.11 n\u2019y avait heureusement que quelques sous dans le tiroir, au moment de In dfeite des muraudeurs.La cause à été contiée au détective Campeau.\u2014\u2014_ LES PALPITATIONS DE COEUR Lan affections nerveuac.la {mnrniration ang pied rt wax iaina, iow donleits dans fo dow wt notre maladies a3 \u201cYrtéiur norvetux œunt guéries par l'usage des pilules fermogi- nenxen dle Cartor, pr pe puritler le mag et Je aux nerfs UN ELEMENT NOUVEAU Un élément nouveau doit être introduit dans le sang de cotulonfn $e aryl Bat Who wltic dr 'estomas, ole, des rivtnons, en intontina on du sang.Cot dJenient vivifira.{one eat contenu dans ire Hurduek Llood réu spécialement r int el douter Vion Bittern, qui parent les portes, chaesopt ton Vos hte Net rendent in veuves % out de systeme, -_\u2014\u2014\u2014e= AUX SOURDS Une personne gneris de surdité et d' bonformement dans ln tête datnnt de Rate par i romede ime, enor ia peotio do ole peronne 4 nid routers 0 rue Sain ean.Montréal, 4 \u2014 UNE LEGERE ETINCELLE Une légére éUncelle peut allumer un fre m.incendie.(Vent ainel quo [A dyapepaie ci Pure du sang donnent lou a une fonle do nlailien, dont on no peul # dof qu'en ne quérineant de le dyapensie, où an oe prima erang.C'est l'utivre dre pret rat Hittors, Peméde qui guérit infallible.ment de ln dyapepsie, do l'impurvté du sang N, B.\u2014 Ursnde auccurealn au Nu 181 pate -Ouana \u2019 et des autre tu co cette bvjure.CONSEIL MUNICIPAL Inauguration \u2014 Discours du maire \u2014 Taxe do $1,000 sur les dcbitants de liqueurs, L'inaugurasion du nouveau con- sell municipal a eu lieu hier après- midi, au milieu du cérémonlal ordinaire.Un grand nombre de dames y ont assisié.Voici te discours prononce par M, le maire à cette occasion: Messicure les Cchevins de la Cité de Montréal, - Appelé por les suffrages de mes concitoyensA prendre une deuxième fois possession du fauteuil civique, won premier devoir est de leur exprimer mes sentimeuts de recon- Naissance pour l'honneur insigne qu'ils ont blen voulu me faire; et quand je songe qu\u2019à cette nouvelle marque de conflance ve joint le té- moigaage flatteur que j'avais déjà regu de lu part de mes estimables collègues dans ce conseil, je ne puis me défendre d\u2019un sentiment d'orgueil et de vive satisfaction.Durant l\u2019année qui vient de w\u2019écouler, je me suis efforcé, au meilleur de ma connaissance, et dans les limites des pouvoirs qui me sont conférés, de remplir avec fidélitéles devoirs attachés à la haute position de premier magistrat de cette cité ; et j'uimo à croire que mes efforts ur promouvoir le bien-être et les intérêts de ls cité ne sont pas Bans avoir porté quelgues fruits.Ce n'est pas mon intention au.ourd\u2019hui de prolonger cet entre.len outre mesure en entrant dans les détails de tous les départements de le corporation, mais seulement de faire aliusion, aussi brièvement uo possible, aux principales branches du service et à quelques-unes des questions les plus importantes qui ont.attiré notre attention durant l'année passée.D'ailleurs, les rapporte annuels des divers départemuuts, qui seront bientôt publiés, vous fourniront les lus amples détails sur l'admuinis- ration des affaires de la ville pour l'année dernière.FINANCES L'état fluancier de la ville continue de s\u2019amélivror d'année en année, et je suis heureux de pouvoir vous informer que la balance de l\u2019emprunt à 3070 au sterling de 1888 le- Quel fut placé sur le marchéanglais des conditions si avantageuses, a été tout récemment assum ar un de nos propres citoyens une avance d'environ ;2 pour cent sur le coût de l'émission et cela, sans aucune perte sur l\u2019échange of avec un placement très avantageux du produit dela vente.Il me fait plaisir de constater cette tendance do nos capitalistes à rechercher nos débentures, et le fait que l\u2019acquéreur en question a depuis obtenu un montant additionnel de nos valeurs, donne lieu d'espérer que nous trouverous un placement sur notre propre marché pour les émissions que nous aurons à fnire plus tard.Le revenu courant et le compte der dépenecs de la ville fournissent des résultats tout ausai satisfai.santa; on effet le revenu de 1889 est de $2,222000 ou §126,000 en sus de celui de l\u2019année précédente, tandis que les dépenses ont été maintenues strictement dans les limites des crédits votés au commencement de l'année, Il s\u2019en suit que nous avons à reporter cette année une balance non épensée d'au-delà de $200,000 laquelle ajoutée au montant estimé du revenu (busé sur les recettes de l'année prédente) donnera une somme totale de $2,422,000 À appro- rier pour l'année 1890, contre 2,311,000 appropriées en 1889.Mais tout en admettant l'exactitude de ces chiffres l\u2019on ne doit pas perdre de vue que si l\u2019on veut que cet état de chose se maintienne, ce ne peut-être qu\u2019en continuant d\u2019exercer la même prudenee dont (Je me plais à le constater ici} vous avez fait preuve jusqu'ici ; car,bien wil se produise de temps À autre, ea demandes de crédit plus ou on moins extravagantes il arrive d'ordinaire qu\u2019après avolrsubi I's.prouve de la discussion, ces demanr- es finissent par prendre des proportions raisonnables en rapport avec les moycnsû notre disposition.Je ne saurais néanmoins mo dissimuler que nous arrivons à une époque plus grosse de danger que Jamais, et qui va par conséquent exiger de notre part un sureroit de prudence; car, tout en admettant comme légitimes les aspirations de ceux qui, envisageant l'avenir sous le plus brillant aepect, réclament une large part de nos Tesaourees tant pour améliorer nos rues que ourvréer de plus amples facitités 5 transport par les chemins de fer et ls navigation, il me paraît évident que le meilleur moyen d\u2019assurer la réallantion de ces projets, c'est de faire en sorte que le sur- croit annuel du coût de l'intérêt u'ile entraînent ne dépasse poist l'augmentation naturelle de nos sourcen de revenus.Je dols admettre, néanmoins, quo- si quelque chose peut contribuer à augmenter notre revenu, c'ent l\u2019argent dépensé judicieusement en améliorations permanentes et prin- cipaleinent celles qui sont faites dans l'intérêt du commerce en dé- Fuloppant autant que possible Ice facilités du transport «ea produite qui nous sont apportés par nos cherains de fer.AMÉLIORATION DU HAVRE Je mie plais à croire que lo million de plastres déjà sanctionné, afñn d'aitier à l'extension du havre et de fncilitor les moyens de transport, #11 rencontre approbation et le concours du gouvernement, commo nous avons tout licu de J'vapérer va être pour nous le commenceinen d\u2019une ère de progrès et de pruspé- rité audeld de toutes nos conceptions.Il me semble que nous sommes justifiable d'envisager Vavenir avec conflance, Tout nous porte À croire, en effet, que notre com.morce de transport n'est que dans son enfance, et l\u2019occasion qui \u2018curerà l'écbevin Btephens le plaie | nous a été donnée tout récemment de voir ce qui en peut être : considérée comme la source, dans l'Ouest, et les préparatifs qui s\u2019y font de toutes parts pour nous en faire bénificier, sunt de natured nous donner lez plus bulles espérance pour l'avenir qui nous est dustiné.DÉPARTEMENT DES CHEMINS Les dépenses upécinles que le département des chemins à en vue, pour l\u2019amélivration de nos rues, sont également désirables, mais selon moi, aussi urgentes, ot elles devraient se faire de façon à ne pas nuire À celles plus haut mention- névu, A ce propos, je désire attirer tout particulièrement l'attention des Mmernbres du comité des chemins, au moment od {ls sunt sur le point d'entreprendre de grands travaux, eur l'importance qu\u2019il y u de voir à ce quo ces travaux soient bien faits et durables, de s'attacher à la qualité plutôt qu\u2019à la quantité de Pouvrage, et de faire en sorte que chaque section de la ville reçoive sa Juste part d'amélioration.AQUEDUCT Dans mon adresse d'inauguration, l'année dernière, j'attirais votre attention sur la consommation de l\u2019eau qui va s'augmentant de jour en jour et je signulnis le danger que ia ville courait d'une disette de cet élément indispensable, dans an avenir nsxez rapproché, Je faisais voir la nécessité qu'il y a de prendre des measures immédiates aux fins de parachever l\u2019élargissement, de l\u2019aqueduc et je suggérui, comme action préliminaire dans ic temps, d'accepter l'oifre de la com- agnie du chemin de fer du Paci.que de céder à la ville une partie delu ferme Price à des conditions qui étaient considérées comme très avintageuses.Je regrette de dire que rien n\u2019a été fait.J'espére, néanmoins, que la présente année ne se passern pas saus Jue des mesures soient prises pour onner effet à ma «uggestion et en même temps d'acquérir le terrain nécessaire pour achever ce qui reste à faire pour l\u2019agrandissement de Vaguaduc, \u2018est une rage éoonomie qui veut uc l'on fase des prévisions pour l'avenir avant que ces prévisions scieut devenues d\u2019une nécessité absolue.VENTE DE BOISSONS ENNIVRANTES Ce sujet vat d'une telle importan-
de

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