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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
jeudi 7 juin 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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La Minerve, 1894-06-07, Collections de BAnQ.

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[" : 66MB ANNE uit CF 4 TTAWA Biblio du Parle 0 Hood\u2019s Guerit Apres la Grippe Elle Rend la Sante et ja Vigueur.L'Hos.DEXTER CURTIR A été membre de la Ligislature du Wisconsin et oot bien conau comma manufacturier de colliers et bottes pour chevaux.Ii dit : \u201cJe saurais parler en termes trop favorables des bonnes qualites «de Hood's Hareapariila.J'ai au une mauvaise toux pendant p un reliquat de la grippe.J'ai ess suis alé deux fois nux Hot Aprings d'Arkaness, malerien n'y faisait.Jal eu una bouteille de Hood's Serseparilla et fc fur suas La seconde dose ssmbla toueker bo 1 J'ai eu entuils u et les al presque hues, et fe que Je auis bien mieux sous ons tant de médecines annoncées qui ze font aucun bien que jo ne parlerais pes en es inveur si Hood\u2019s ©\" Guerit rilla je n'étais pleinement satisfait qu'etle est bonne et vaut In pelne d'être eanyés.Je vroin Houd's Sar saparitla bonne.\u201d LaxtEn ConTs.Hoo0-8 PiLLE ruérissent le Mai de Tito.Marche nde-Talllours rer N.LHVDILELE MARCHAND-TAILLEUR s à ls maison L.C, DosuFr 1381 rue St-Laurent, Montréal draps, melton, twesds in pur costumes ou ha- cnet Voir.Employé pendant 18 up ped ons ¥ Nouvellement regue 2, anglais ot be ute de printempe.» \" GIBB & CIE ellsment tout as qu'ily a TWEBD, DRAP ET MERCERIk Alas aus des patrons ie Posie peurhadiiemests Ininritent ie pubita & loa visiter, LITERIE -DB Li\u2014 MAISON LA PLUS RECOMMANDABLE Etablie depuis 26 ans ROCK BOTTOM PRICES J.E.TOWNSEND 1 Petite rune Saint-Antoine, Cols de la rnoNaint-Jacqnes seulement Téléphone 1908.Ciment, Tuyaux d\u2019Egout, Belles briques \u2014 BAS \u2014 cure ee F.HYDE & CIE 31 Rue Wellington Ta1.krnox No 935 SUPPLEMENT à LA Shipping Manufacture Lis NOMS ET ADRESSES \u2014prua\u2014 Manufacturiers en Canada Dispaséa par ordre al habétique pour rasage des Souscriptonrs à le liste 1894 PRIX DES DEUX LIVRES - - - $8.00 En vente ches Desharats & Cie, Tradel & Demers, Geo.Bishop.TRES PRIX APPIN bad et nettoyés à in vapeur.Il rue llermine, Telephone 798, H.N.TABRB, tGerant.Li%-lan L.J.HERARD Marchand de fer, d'outils ustengile de cuisine, APPAREILS do CHARNE et de PECHE, etc.No 26 rue St-Laurent, Täctrnone 6864.MONTREAL 1x6-Ino ENCOURAG+Z L'INDUSTRIE NATIONALE 2X VOCS BKEVANT DRE PLPIRED DK 13 DOMPARNTE DG PAPER ROLLAND \u2014_\u2014 SAINT-JEROME P.Q.fe 3\u2019 lense de I Pit tohi a GY WE oan NIVERSELLE UE UHICAYO Esigon toujours von LIVRES BLANCS, fabriqués avoc les beaux l\u2019aciers de to le,aux rantquer : + Canadian Linen Bedcer ** & \u201c*Naperfine Linen Hecord t votre GORKEAPONDANCE ot HLANCH Viki, nom spaces WTAN- ARS DONN ACO JUL AND, * av ANADA, pes de mêmes quatité.| yous vous nerres cluvigraghe (Type.Writer}, vone sures Ia plus entidte aatistastion eo a tT RHEL BT SUE To SRE nl ad AU.1A NDS.BURBAU PRINCIPAL ¢ J.B.Rolland & Fils 6 a 14 rue Bt-Vincent, MONTREAL E\u2014NY 2:26 me DERNIERES NOUVELLES Pour les dernières nou- voiles voir en troisième vage.\"PETITES NOUVELLES \u2014M.Gustave Lamothe, avocat, s eu la douleur de voir mourir un deses enfants.\u2014En conr de Police, Vélix Oneliette.arrété pour vol d'an bout de corde, n été condamné à trois mois de prison.La même sentence à été intligéo à un nommé John Storey, pour le vol d'une caigus de genièvre, la propriété de la maison Chouillon.\u2014Lesieur George Nelaon.de la rue Sanguinet, actuellement boncher et jadis hnissier dé la cour du Recorder, a été ramassé dane la rue Saint-Charies-Borro- mée, où 1! gisait ivre-mort.Le Kecorder s jugé que l'hôpital conviendrait mieux que la prison à l'intortuné, et l'y a envoyé.\u2014Une feinme du nom de Lells Mac Carthy, Ayée de 47 ans, demeurant sur la roe Williams, à été arrêtée par le constable Lambert pour avoir valé, le 16 avril dernier, un jonc en or et une eaccoche en soie contenant trois dollars.Ues articles appartensieat à M.Edward Barre, L'ac- censée & pluidé non coupable.Enquête aujourd'hui.\u2014Les voleurs de petits objete qui ont déjà fait parler d'eux, à l'hôtel de ville.ont recommencé leurs exploits.Quel- qu'un où quelgnes-uns d'entre enx ont pénétré dane le bureau réservé aux employée du département de In voirie, et ils ont enlevé un mouchoir de saie, quelques morceaux de savon, des espnie- mains, pinsienra broasos et autres menus ohjeta.tn & résolu d\u2019entraprendre une campagne contre ces Blous afin de les pincer.\u2014On a remis le procès d'un des chauf- teurs du vapeur \u201c Lake Untario \u201d, accusé d'assani sur un des membres de l'équipage, nommé Richard Owens.Le prisonnier, qui se nomme l'harles Buckley.est accusé, en outre, d'avoir brisé ces verres pour environ quinze dollars.Le constable Curran, qui 8 conduit ie prisonnier au poste, à été assez malmené pendant le trajet, Buckley donne pour excuse, qu'étant ivre, il n'était pas responsable duses actions._ En cour des sessions spéciales de ia paix, hier, M.le juge Desnoyers a condamné à une amende de $i) et les frais M.Arcade Dépatie, le propriétaire du restaurant de l'ile Fainte-Ilélène, pour vente de lager le dimanche, M.Dieu- donné Henri, méme offense au parc Royal, $75 et les frais.La canee dn parce Nolimer est remise à huitaine.Oh attend une réponse «du gouvernement pro- vineial.Le département du Revenu & aussi institué des actions contre Rémi Saint-Germain, No v2 place Jacques-Cartier, pour vente de boissons sans licence, et Joseph A.Cloran, No 33a rae Saint- Antoine.(ea deur causes «nt été ajuur- nées \u2014Le constable McLaughlin » arrété, dans Is me Notre-Dame, dent jeunes gargous et deux jeunes filles qui, en état d'ivresse, 6e battaient avec acharnement.L'an des prisonniers, Geo.Masson, de la rue Quesnel, 8 été condamné par le Recorder à $1 d'amende ou huit jours de prison ; l'autre, Adélard Poré, de la rue Winnipeg, en sera quitte ponr $3 d'amende ou dix jours de prison.quant aux deux jennes filles, ce sont des horizontales qui jouissent déjà d'une certaine réputation parmila police, aussi ont-elles été condamnées à $5 d'amende ou up mois de prison chacune.Flies se nomment Mabel McCuaila, de la rue Quesnel, et Jonnie Williams, de la rus Sainte-Eli- sabeth.\u2014Un sccident qui aurait pu avoir les conséquences les plus dénolantes est arrivé hier matin, et il est presque incroyable qu\u2019aucnne perte de vie v'en sit été le réaultat.A minnit 85 minntes une alarme ft aonnée dela boite 17, au coin de la rue Bieury et de la rue Dor- heater.L'échelle qui est an poate No # sort à chagne appel daus Je centre de la ville, et en se rendant à l'appel de la boîte 17, le conducteur, Joseph Dagenais, conduisit ses quatre chevaux par la rue des Allemands juequ'\u2019à la rue Dorchester, et longea ensuite cette dernière rue.En arrivant au coin de la rue Saint-Charles Rorromée, où ls corporation eat en train de construire den égodts, les chovaux ne purent être arrêtés à temps et se dirivé- rent vers les travaux, du côté nord de la rue, ot l'un d'eux, perdant l\u2019éguilibre, tomba dans l'excavation, d'une profondeur de dix pieds, entrainant denx des antres chevaux, les chievaux onl été retirés après un long et fort travail.Hen- rensement que les blessures qu'ils ont re- +108 ne Bont pan (rds graves.\u2014\u2014\u2014 PELEMINAGEN A NTE.ANNE DE BEAUPRE LA DIRECTION ni, PU, ORLATE Pour les dames et les demoiselles : le : juillet, à 4 fire pm.Pour les mussieura le 4 août, à hrs p.m.vou-dfpe soTy DFs Compagnie Française Transatiantigue Liate des passagers de cahine embar- quén à bord du paquebot \" La Bourgo- ane\u201d, de New-York pour le liavre, as: medi, 2 juin In M CF Anameet, MA Aleramndre, MA Anger, M et Mme Edouard Bertault, M ssenrge Hramma, M et Mme WT llacon, M Deflard, M FO Barton, MM Bardy, M Bonnemaison, Mme BK Bureun, M il Blanchet, M Cotton, M lierre Campa, M EChampon, Mme de tn Chapelle, Mile da la Chapelle, M OH 0 Chabrier, Mmes Demeyer, l'avait, Rév dom lingene, M A Develle, M Saint.Martin Lupny, Mile Faves, M A Fanchon, Mme F | tinsquet.Mile Eveline « et, Mile Martha Gas quiet et rorvante, Mine NI Gindimant, Dr Gamer, MS tiodard, MD vient, Mile Handy.ML Jousune, etc, ste.Mosuunaix, Boivin ee Cik, Agents, AN rue Rant.Paul, Montréal, Drs Mathieu et Bernier Chirmgiena dentistes, à angle des nes du Champ.ds-Mare «tL Bonsecours, Montréal.Fttraction de dents par le gan on l'électricité, bentiers fails avec ou sans palais.Restauration des dents d'après ies procédés les plus modernes.186-jl-juo es Cour du Banc de la Reine \u2014 LEVESQUE ACCUSE DR PARIUHRE \u2014 MARIA LESLIE BT RICHARD THOMPSON A LA BARRE A l'ouverture de la coor du Baur de la Reine, hier, ie juge Wurtele & parlé en termes sévères de ia conduite étrange et même honteuse du forçat Lévesque.1 s'est passé, lier, dit-il, dans celle cour une chose disgracieuse.Dans le procès de Kerr, un des témoins de la Couronne, le turçat Lévesque, s'est pariuré audacieusement et Impudemment.das la conviction morale que Kerr est coupable de l'oifense dont on l\u2019accueait, Beaule- ment, en présence des déclarations con- trauictoires d'un des témains de le Con- ronns, un doute s\u2019est élevé dans l'esprit des jurés.; Le parjnre a été commis avec on tel aplomb qu'ile ont été justifiables d\u2019av- quitter le prisonnier, puiequ'il n'y avait pas da preuve légale de sa cutpabinté.Îl est certain que Lévesque s'est parjuré, Tla dit faux devant le magietrat de police, fors de l'enquête préliminaire, ou Î] a menti devant re tribunal.; Je ne puis pas lnisser passer des inei- Jonts aussi regrettaldes sans taire appti- quer la loi avec le plug grande sévérité.fl faut gue le public wavhe qne méme quand on porte la casaque du forçat, il faut avoir le respect du serment, où «(ne si l\u2019on 66 moque d\u2019une chose auseisacres, on ne peut le faire une être puni avec tonte la sévérité de ta loi.Je donne done instruction aux avocats de la conronne umetire an grand jury, avant qu'il ne soit, déchargé, nn acte d'accuestion pour parjure contre Lévesque Cette injonction du tribunal Gers exécuté et l'acte d'accusation sers soumis aux jurés A \u2018dix henres, les grands jurés sont entrés en cont et ont rapporté les accusations suivantes courme fondées : Thomas Stockwell, larcin.Vémré Thibault, pour avoir biessé sé.riensement, en juillet dernier, nn nomimé François Dahé.dotin Phillips, voie de fait.Et comme non tonlées les accusations suivantes , Daniel Holden, vol, et Guillaume Des- jarding, vol.l'nie Maria Leslie et son fils Richard Thompson, âgé de 14 ans, sont appelés à la barre, lls sont accneés de rerel.On n\u2019a pas oublié qu'an mois de mare dernier un vol à été commis à la Montreal Botthng Co, et que,entre autres ellets qui ont été entevés, de trouvail un pardessus en fourrure de la valeur de 7h, appartenant à M.O'Hourke, gérant le Ie compagnie.Le pardessun a été retrouvé aur mains des deux accusés, an moment où ile es- sayuient de le vendre daus un mogasin d'uccasion.À l'enquête, en cour de police, le jage Deanyers à envoyé les accusés en conr d'assises.Le procès ee continue.\u2014_\u2014__\u2014\u2014\u2014\u2014 Les Forestiers au Parc Royal La file de la Cour Saint-Eustache, Forestiers l'ostuopolitains, n\u2019a pu avoir lieu, mardi soir, À Cause du wauveis temps.|lle est remise à ce anir.Les billets déjà émis seront bons.tqu'on se le dise.Attention au programme de dimanche prochain.\u2014 AUTRE GRÈVE LES CIGARIERS QUITTENT A peine la hache de gnerre est-elle enterrée dans le camp des menuisiers-char- pentiers, que nous assistons à une levée se boucliers chez lee rigariers.Encore une autre grève.Les cigariers de ia manufacture 8, Da- vie et fils ont quitté l'ouvrage, parce que leurs wages ont été réduite.On leura otfert $4 par mille cigares, ile recevaient antérieurement $5.Il y avait ¢W hommes employés à Ja manufacture Davis.Les Unions 58 et 226 des cigariers se sont réunies pour discuter ia aituation ot ont télégraphié à Chicago pour obtenir le paiement de cing piastres par semaine, somine qu\u2019ils ont droit de tuncher quand ile sont on grève.D'un autre côté, les messieurs Davie disent que la réduction qu\u2019ils veulent opérer ont necessaire, vu les circonetan- ces, Avec le prix qu\u2019ils offrent ies ouvriers peuvent gagner de neuf à onze piaatres par semuihe.Nous devons ajonter qu'à deux reprises differentes, par le passé, MM, Davis out augmenté le salaire de leurs ouvrierasane qu'ancone demande à re aujet ne leur fût taite.Nous crayons que cette grève waurs pas «e suite, attendu que tous les ouvriers ne sont paë d'accord pour quitter l'on.vraye.L'OUVRAGE \u2014 A.8.BROSSEAU.L.D.8.OHIBURBOLEN-DENTISTE Frtraction des dents sans doulenr.tente pnsées rans palais, Dentiers faits d'apris les procéilés les plus nouveaux.bd-ln REVUE JUDICIAIRE ACTION RENVO) EE La poursuite intentée par Mde 1.11.Latleur, ds Suint-Michel d'Yamaaka, à la basique Jacques-Cartier, pour recouvrer la amine de $20,101 8 été reuvayée par joa tribunaux.Nous avons dé donné les details de cette afluire, L'ANCENDIE DU CORINTHIAN M.te Dr Lavialette & intenté à la com- paguie Richelieu une poursuite de $:44.- MD, Le demandent réviame le paiement de ses malles détruites, lors de l\u2019incendie du * Corinthian , à bord dugnel il revenait de son voyage de noces \u2014{ina commencé l'enquête duns la potranise su dowmeyes de fit INK snteu- tée par M.le br Léoaard, de Ssiute-t ue négunde, an journal Is Presse, \u2014M le joge Archibald a renda a dé.cisuon dans ls vanse de (ilackmeyer el Larne.Ile'agieeutt d'ane poureute en separation de corps ot de hens et lu Bé- paration à été accordée, M, Glackmeyer, qui est comptable à l'hôtel de ville, de- pension siimentaire de $40 La garde du peut _\u2014\u2014 - Pour le mois de Juin seulement Vous pouves acheter un beau set de shale en noyer noir ou en chide pour SH) argent compiaot chen F.Lapointe, 151 rue Sainte-Catherine.Onvert tous les soirs, va -jue \u2014 J.ti.A.Gendreau chirurgien dentine s0eueMatnt-Lanrent Montréal.Katraction de dents sans douienr, par l'dlectricith et par anenthcaie.Lentisrs faits d'après les procèiés ; + plus nouveans.e f40-1an Veiéphone Bell 2618.- mre Pendant plus de 50 ann Le Sirop adouriesant de Mme Winalow 8 616 on henge pour la dentition dew si.fants.11 plait & Penfant, amoltit les gencives, moucit In douleur, guerit de in colt quo ot ut le meilleur remède contre la iarrhée.Vingt-cing conte la bouteilles AFFAIRES MUNICIPALES LE MARCHÉ BONSECOURS SERA (GRANDE PROTET D'EYABLISSEMENT D'INE ECOLE D'INFANTERIE Le comité chargé de s'enquerir de là ibilité da tonder à Montreal nue école d'infantarie à résoin hier su la ro.commandation de l'échevin Stevenson «to régenter an Conseil un rapport favora- Bin au projet.Un engagera le Conseil à voter $25,000 pour Ia coustruction de Fé.vote, ai |e gouvernement tédérai congent à louer une partie du pare Logan pendant 9% ans, au prit nominal d\u2019un dollar pur anuée.Ou parie aussi ce recevoir à l'évale les officiers d'arti rtillerie et de cavaterie.Le comité des marchée à siép\u2018, hier, suus la présidence de l'es hevin Marso- laie et à résolu de prégenter un rapport an Conseil, recommandent l'extension da marché Bonsecoure.On croit que l'expropriation des terrains nécessaires à l'agrandiesement ne coîters qu'une ine quantaine de milliers ce plast res.En 1893, l'évalnation du carré mitad entre les runes des Commissaires, liar rack, Saint-Paul et Victor, étuit, en y comprenaut l\u2019église HBonsevonrs, de $126,- Gu, Péglies senle étant votes À $0000, De'ce montant da $1uo.00r, al faut de.duire (8 valeur de cette partie du hoc ni & été expropriée pour 'elurgiesement de lu tue des Commissaires pour Jaçuelle la ville n payé $:2,475 70, anit Fit 510,23 au séminaire et $2G 451 17 au Paritique.De plus, le vilie à acquis la halsnce du lot appartenant an l'acique et ayant front sur les rues «den Commissaires et Saint-lrançoie-Aavier, le prix paye étaut de 4142020481, Si on enppose que pour l'expropriation les demandes excuderant de un cinqtiiine l'estimation faite par les Cotiseurs, on à le réaultat suivant: 0,000 A $144.600 Dece montant on pent retrancher : lo Le terrain pris pour la rue des twin: es ot pour lequel ia ville à pavé ST eo Le terrain acquis du ©.1.R par ln ville et pasé $14,202.00, c6 qui fait un toial do $87,100.20, Par une aum- ple opération ds 8 matraction, on arrive avec le coût total de l'expropriation à taire, à $: 300.La ville, pour élargir la rie des Commissaires, à dû payerpenr tontes lea principales constructions dont nne portion seulement uit nécessaire; veci explique l'énormité da cot da catte amélioration.Hi la ville décidait de faire l'acquiaition immédiate du terrain, eile n'aurait rien à payer ponr le lot du géminaire, pour lu bonne raison que le sétuinaire à été cou ptètement indemnisé pour l'élargissement le larue des Commirsairea.\u2018Tous ces renseignements ont Été fonri au comite des marchés par M.Bourque, secrétaire des expropriations.M.Marsolais insiste aver vigneur sur l'urgence de l'amélioration projetée.Le séminaire est en train ce construire une école ; là ville devrait s'emparer 1m- médiatement du terrain, afin de ne pas avoir à payer pour cette nouvelle hitisse Le marcué Ponseranrs est déaarninia trop étroit : il n'otfre pas an pnblie tonte l'accommadation voulne ies caltiva- tours cessent d'y venir vemire leurs produits, parce qu'ils ne peuvent plus v trouver urcèn lig préfèrent vendre ant petits commerçants, et le rrsultal est que les citayena de Montreal duivent pa ton.tenter d'articies mlérienrs.la popula- tinn entière de Ia ville est intéreasce i 'agrandissstent du marché Bonsecours.Le comite décide alors de faire an con- geil uu rapport recommandant chal reusement Je procéder ann déla 3 Vexe- cntion de grandes smehioratious ; eeni téchevin Penny est dissident.La question de In reronatraction dn marché Saint-Antoine revient anr le tapis.le protét de MM.Chaussie et Lapointe eat renvoyé À l'avorat de ja cité, M.Perrault, architecte, soumet son plan pour la réparation du marché.I avertit le comité qu'il est impossible de réparer eonvenahlement le marché Maint.Antoine aver $04K, 1} angyère «te ne réparer qu\u2019une partie, mais de faire lee choses bien ; cels engagera peut-vtre le conseil À voter assez «d'argent pour faire des réparations romplètes.Il ajoute qu'avec $9,000 on ne pourra que réparer les murs, le toit et les planchers ; il n'y aura pas assez d'argent pour coustraire des étauxr.les membres du comité disent alors que cenx qui voudront avoir des étaux les feront construire eux-mêmes, L'échevin Kenanit dit qu\u2019aver fs, on nt, il semble, faire des réparations (res importantes.\\nalement, le comité dévide de demander des sonmissions ponr l'exécutinn des travaux, conformément sur plans et \u2018devis préparés par MM.l\u2019erranit et Manu Ces soumiseions devront être fuites d'ivi à huit jonrs.Le comité demanders au Conseil un crédit supplémentaire de 92,521.03 pour les contiogents qui asnt presque complètement épiisés.Permission est accordés à M.Kivet, boucher, de traneporter aun étal nur la rue Mignonne.Peux commerçants du marché Saint-Antoine, MM.Alavie et 1.1- alto, demandent la rédnction da loyer de leurs étaux.Refusé.Et ls séance est levée.A la prochaine rénnion du comité de la voierie, quelques citoyens intéressés à l'agrandissement de ls place Chelmilez vont présenter une requéte demandaut l'expropriation du pâté de maiaous triangulaire aitné entre les rues Natre-ltame, Albert et C'alborne.GBAND ASNSORTITE DE CHAPEAU X 5 FOURRUKES Nos aasortunents de chapeau et de fourrures aout tes plue compiets que l'on 1886 voir et cela durant tonte l'armée.Nous avons tonjoura en stock (out ce quid v ade plus nouveau en lai de chapeaux et de plua riche en fait de laren.res.Chas Desjarding et Cie, 15 Gatherine, Evaluation totale.Plus un cinquitme .\u2014 Monmaire dan ** Monde T1 Inmtre' de cette moemaine Tette- Futra nova, par bean faien Theatres, par doseple Geneat arnet da Moogle HNiustré Poigin © A mot « ; par / Mayrand la colonne Vendome (aver gravure , par 1°, Colonnier \u2014 Notea ot itnpreasions Nos gravares tin asthmatique, par Augustin Lellis- Panes da main de mal Poésie : Len deux lanipes, par Adolphe de Ségur -Nonveile ye.teny ou le chevalier mandit, par Viroon card \u2014ia 10te de Haint-laulore à = ant Telenphare, par Marius-Le retour der cendres : L'extamation de Napoleon a xainie Helene Gatene éelnqueenne MN dE Narraway\u2014le coin ces enfants : L'henreux berger, Le jardinier bientai aaut-Notes \u20ac1 laitn, par Le chercher Le jen «d'échecs \u2014Choses et antres- V'euile letonn: Le secret d'ane tombe, par lanile Richehonre ; Les Mangenrs de len, par A.Javoliot, Gravnrea-\u2014l'ortraits Myr Lorrain, évêque de Fonti fo KE Bourn, de Gladatone (M : M.l\u2019abite Fo Rend, curé de Saiut-lrieaphore ; M 0.1.Nar- raway : Mme Jane Hadioe .pond-Weber \u2014ia lêtelhen à \\ue du défilé prise an coin des ries spint-tanrent \u2014 {adoration de la \u201cainte Tanique en France\u2014ba mort sreidentetle du général Ferron\u2014 Gravure du feuille ton.Abonnement .Un an .Rix hed.Quatre uiois HERTHIATME à Faporres, .Edam ow bon Kditeurs, \u2014\u2014 MONTREAL, JEUDI.i JUIN 1894 LE BARREAU CONSEIL * ANuitEhoe ELU PRESIDENT COMMENT ILES to quel vien le marché.Ou peut se le procurer chez iy, Fraser, Viger & Cie Et chez tous les épiciers en général.LA + et partout d'énergie et d'en tu- vance: d'est su grande tuivère.Vous avez su lui ouvrir une rourcu nouvelle et exquise.Vous êtes un bicnfaiteur de l'homme.FIL DIDON CANADA PROVINUR 08 SULRRC j Thang de Muutreal | Cour Bunèrieure ie Pane SOPHRANIE QLROON de lu vité et du dustrial de Montes depose d Edoaerd Lemur dit Deira, merohand du cms han, di moat ButusisHER GIUT CU LU ALIE D Demandereste v8 Le dt EDOUARD LEMAY dit DRIORME Delendenr La detar-torasre à institué una retion en néne- U tre le d'cœudaur, ce dix-neu- i nl 1s, Montes al, (9 avsil dred ® RGOVET, Ave at he lu dem enderesse Pruviscr nn uf ase \u201ccour District se mouse | eo DE CIROUIT Dame kde L LIMOGES.Dexundaresso THESEULLE HMON, * Défendeur rie juin ni, AW bre de uarrwerc.en Je cite di 6 vondué pet autour da dit delendeur.cues meouvies de u:e, Morvatas À ARCENT A PRETER Créances achetées à 8 ot 6 p.c.lie BEILANGKIR ROTA INE\u2014 58% RUE BAINT-JACQUEN more 116=RUB VINTATION=138 T0-las v JALHRCR i ONE illu ) (Suite) Anne ne répondit pas, elle se Inissa tomber sur une chaise et cacha son vi sage entre fod mains ; mais, bientôt, relevant la tête.\u2014Ne me restera-t il rien, dit-elle encore, rien du tout ?\u2014 li n'est pas permis de l'espérer, là liquidation le prouvers, mais la for tune permounelie de M.Choster est en- æloutis tout entière, celle de sa femme au, jo pense; et, ne le tüt-elle pas, Cu rerait une goutte d'eau dans ja mer, Puis, comme Ju jeune fille restait accablee vous co coup noudain.\u2014Remeitez vous, ms chère Anne, fui dit M.Dewables venant à elle et tai prenant les mains, si vous ne pouvez plus prétendre, ducs le monde, 3 ta position que vous eût donné votre fortune, au moins êtes Vous asstirée d'une, bien muderte, il est vrai, main honorable, Nous avons six eufanu, trous 6n narous sept.\u2014 Et de tout cœur, interrompit Mme Dessables, embrussant tendremeut la pauvre Anne.Cette fois, les larmes vinrent aux yeux de la ieune fille devaut cette générosité mu grande ot si sunplement exprimée.\u2014-Mercil merel, dit-elle, vous êtes trop bons.je vous saurai gré toute ina Vie, Mmuis je K6 puis accopter.\u2026 Et re fuidisanit contre Une émotion qu'elle voulait dominer, Anne, traversant l'appartement d'un pas automatique, sils r'enfermer daux ea Chambre.tnguiet, M.Lersbles fit le mouvement de lu retonir, min, avec son fact eLeun expéricnce lévinio, Mine Des sullos, «l'an gusle, l'en empécha.\u2014 Lines, fur dit alle, elle ee conso tera tmeux toute seule; il est des cha- vins avec lesquels il fant se trouver en tête À lêlo pour y sceoutumer fa sare 0 Ahnu est trop vaillante pour auccomber sous celui-là.Mme lleseahles avait dit vrai, Anne était 1ille de rérolütion, elle ne rests pus longtemps écraxée sous la léri time poine que lui caurnit lu perte de wa fortune; de sun coup d'œil porspi cace, parce quil était sincère, elle eut tôt fait d'envisager l'avenir : il no lui réservait aucune promesse; du jour au lendemain as position était chan- gde, sa vie houleversée, elle passait du rang dos lavorisés du sort à celui des bomrigneux, elle était désormais, elle ne chercha pasà se le dissimuler, dane la nécessité de gugner ea vie.Elle sontit en elle Un certain orgueil en reconnaissant qu'ele en était ca pable; pas un instant ls ponsée de profiter uo la généreuso proposition des Dessables n'«illeura son esprit, elle était trop fière pour supporter jumais d'être à churge à personne; puis, n'était-elle pus soulo, librel.Elle eut un sentiment d\u2019amertume en songeant que, grâce à son isolement, nul n'aurait à souffrir de sa déchéanco qu\u2019elle seule et elle | que lui importait | Auprès de sos mulhours passés celui-là, pur comparaison, lui semblait pelit ; elle était jeune, forte, Dieu lui avait donné lu sunté et l'intelligence, olle en feruit usayre, elle travailleruit ! Mais à quai ?Le problème avait été vite résolu pur son esprit net wt précis.Son éducation exceptionnellement brillante lui ouvrait toutes grandes les portes du professorat, vers lequel la portaient ausei cortuines aptitudes particulières dont »es maîtresses nou- rinient, naguène, les trouvant étranges chez une title de cette position ; elle les béuit, en co moment, puisqu'elles lui facilitaient l'accès d\u2019'auo carrière bo- norable et, sans plus tevgivorser, ur- rêta duns ss pensée le plun de na vic : elle serait institutrice.Les résolutions coûtent moins à uc- complir sous l'influence des impres sions vives qui les dictent, quand la réflexion vivul éteindre l'enthousiaame, fleur réalisntion est toujours plus pénible.Pus, si Anne, qui le »avail, ui- muit les situations tranchées, un autre motif la pressait encore de partir euns retard, Cotto misérable question d'urgent que l'on a beuu déduigner, pré- tendro reléguer au second plan, s'im- prose parfois à nous avec l'inexorabilité du destin.Anne n\u2019uvait devent colle qu\u2019une très faible somme : avoc l'in- rouciance des gens qui n'ont jamais eu bessin de compter, elle luissait l'ex védant de sen revenus s'accumuler vhez M, Choster rans s'inquiéter de l'emploi qu'il en fuieait, 8e contentant, tonus les trois mois, de lui réclamer ce dont elle avail besnin pour payer su pension aux Dessables et pour sus bo soins personnels.On en était presque au premier avril et Anne allait écrire au banquier pour lui demander l'onvoi trimostriel avcou- tuiné, lorsqu'elle avait appris la calas- trophe qui ln lnissait sans ressources, Elle ne voulut pas, par un serupnlo de délicatesse, exagéré, sans doute, demeurer chez ses amin au delà du terme où es pension lour était versée ot, nana leur avouer le vrai motif de cotte séparation préripitée, sana rédor à leurs procauntes ohjurgations, sans ne laisser rotonir pur lour amitié, quelques jours, après la fuite de Samuel Choster, Anne avait ropris le chemin de ce l'aris qu'elle avait quit té, quelques mois supuravant, lu mort dans l'âme et où olle revonait, aujour- d'hui, avec un chagrin de plus.Si, résistant aux iurtances dos nom: breux amis qu'elle avait encore là bas, vllo avait refuré de descendre chez aux el n'élait installée uu couvent des Oiseaux, elle n'en vapérait pas moins en leur concours pour lui trouver »rotuptement une place d'institutrice, lle comptait, spécialement, pour lui rendre es rorvice, aur lo dévonement (da an meilloure amie ('enfance, Mme de Charlon, qui après avoir voulu, vommo les Dersnbles, garder Anne pron d elle, avait 40, comme eux ausi, w'ineliner (levant sa volonté et avait fini par s> mettre on campagne, aidée se son mari, pour trouver la position demandée.l\u2019endant ce temps, Anno s'occupait do quelques inté18ts matdriels, la mort de son père elle avait résihé le bail de l'appartement qu'il habitait, mass avait voulu garder son mobilier et tous les objetr qui, RYAnt appartenu à nen parents, ln étaient thors comme dea reliquon, bite les avait donc fait déposer dans un ardo-meuble jun- qu'au jour, prochain, sans doute, où vile ne soruit inataliéo cher olls, ll ne lui était plus permis do les conservor désormain, simi bien À cause do lour valeur intrinsèque (son soul avoir, maintonant, qu'elle te pouvait laisser improduetif) qu'en raison du prix élové que lur coûtait tour droit d'abri, Co n'est pas élé dans un serrement de cœur qu'elle s'était décidés à son séparer, olle l'avait fait pouriant, se véservant neuloment quelques menus objets, parmi les plus modonten, qui lui rappelaient partioulièrement lo passé at [ni étaient, par cols, plus pré- cloux, M, Dessables lui ayant offert d'en être le dépositaire, Anne avai accepté et, nidée de Mme de Charton, faisait expédier en Normandie res der niers souvenirs de son bonhetr d'E4- tan, tandis que le mari de son sinie ae churgeait d'assurer, à l'hôtel des ventes la réalisation prochaine de son mobr- lier, qu'une expertise prumetiait de voir s'élever à une vingtaine de mille francs.Le souci de ces choses ne nuisait pas urtant à l\u2019activité des démarches de .et de Mme «e Charton pour asau- l'avenir de la jeuns fille, et le succès nie s\u2019en était pas fuit longtemps attendre, car il y avait à peine quinze jours que Mile Mursan était à Paris loraque M, de Charlton étuit vonu lui proposer cette place d'institatrice qu'il ne lui offrait qu'à contre-cœur et qu'elle svait, elle, accepté avec enthouviseme.M.de Charton, bien que contre son gré, n uceompli la promesse faite à Mile Marsan, il l'a proposée à la fu- mille Chantepôt, Comme il le lui avait fait entrevoir, les pourparlers n'ont subi aucune dittivulté, les conditions d'Anne ont été acceptées sans même être direntées et, huit joura après le visite gue iui avait tite lo mari de son umie, ls jeune fille, toutes now affaires étaut réglées, éluit eu route pour Er- ran, C'était un beau jour d'avril, le aoteit tvait déjà «les arduar d'été, la verduro ce oli ten clair qu'elle prend dès en nuisance.Anne, & lu portière de ron wagon, regurdait filer devant elle les pavesgen rapidement entrevn, les coins de prairie onsoleillés, les peupliers nu feuillage mouvant, les vergors avec leurs carres de salades suigneusement slignées et leurs champs de radis et de carottes.Parfuia, elle entrevoyait quelque étroit cours d'eau & demi perdu sut les SuINnaier, quelque rustique toit de chaumo, fleuri de muraliors odorants; puis c'élail une station, quelques winutes dl'urrêt, devant le petit jardin du chet\u2019 do gare où lu vigue vierge vominençait à couvrir le tonnello d'osier, où les prmevères fleurissaient los étroites plutes bandos, dans l'angle derquelles abritées pur la praliseuite, s'épunouissaient les pre- Mmuières roses de Bengale.Un coup de siitlet, et le (rain repartait! L'aspect changenit, alors c'était lu plaine aride si nue, n'éteudant à perte de vue, à peine coupés de quelques maigres bouquets d'arbres et burnée à l'horizon fur de hautes cheminées à vapeur.Pou à peu, elles devenaient plus distinctes, il en wurgisssit de nouvelles, lex maigous 6 rapprochaient, a'ap- puyunt l'ane à l'autre avec des régu- lurités de rues alignées, le feuillage so faisait de plus en plus rare, les jardins de plus en plus petite, les haies dispa- faimsuient pour faire place aux murs, on approchait d- la ville, la campagne n'était déjà plus que le faubourg.Quelques minutes après on entrait en gare d'Iérrus, Comme le paysage, le temps s'était aubitoment &ssombri, les nuages avaiont voilé le soleil qui était venu à Parin saluer le départ de la jeune tille et, maintenant, une pluie fine et grise mouillait le paré.Quand Anne Marsan mit le pied dans ls longue @ure evmbre de la ville d'Erras, elle eut un involuntaire serrement de cœur de se sentir isolée.C'était le premier voyage qu'elle faieait toute seule, M.Deseubles ayant tenu à l'accompagner jusqu'à l\u2019aris, lore- qu'elle avait quitté Maison Blanche : il lui nembluit subitement cruel d'en tror ainui brusquement dans l'inconnu, suñis le secours d\u2019une main amie pour l'aider à y pénétrer.Muis, couragoune- ment, elle réagit contre cette impre- sion, se disant, pour s\u2019endurcir, qu\u2019el'e n'était que lo prélude de bien d'autres du même genre, sans doute, ot, suivait le flot des voyageurs, elle vint sur le trottoir extérieur de lu gare, Là, elle out une minute d'hésitation, une lueur d'espérance, peut être était-on venu à su rencontre?Uh! quo cela lui eût remblé bon, à cet instant, d'entendre une voix, même 1,gnorée, lui dire : \u201cje vous attends 1\u201d Muis elle n\u2019osait y compter, à quoi titre fût-on veau au- dovant d'unv institutrice ?Elle oubliait trup qu'elle n\u2019était plus que cola, dé- wormuws! Elle & rappelsit, pourtant, avoir été, une fois, avec son père, quand elle était Loute enfant, chercher à lu gavo du Nord une gouvernante qui tut venait de Londres, Mus c'est que, chez elle, on avait toutes les déli- vutesses du cœur et ello était prévenue qu'elle n'en devait trouver aucune chea les Chantepôt.Après avoir donc interrogé vainement les quelques visages qui attendaient l'arrivée du train, Aune se décida à se metlre en roule.LI y avait id des cochers empreseés d'ofirir leurs tiacres, trop souvent vides; elle n'usa prendre une voiture, l'omnibus lui pa- tut plus modeste, plus en rapport avec na ailuation présente; elle y fit char- gor kon bugages et peu après s'y Ima- tullait ayant donne l'adrusse de Mine Chantepôl Ello travorss, dans un trajot qui lui sombln intorminablo Une foule de pe- Liten rues sombres, noires, Lortieuses, qui lui donnérent uno triste idée de ia ville d'Erras et ce fut le cœur serré par une invincible appréhension que, quelques minutes après être entréu dans une voie beaucoup pius large ot plus uérée, elle vit l'omuibas s'arrêter devant une muison de luxeuso apparence, mais dont ln porte de fer pré- tentiousement ouvragée, les scuipluros grossières qui la surmontaient, les briques violemment rougies, et les énormes pierres de taille massives n'étaient pas faites pour Is rassuroe nur le goût de s0s propriélaires.Là encore, porsonne; étant dearen- due et aysul sonné, Anne re vit ou- veir la porto par une petite bonne sux chevenx tout éboursilés, à Ju robs voyante, à demi cuchide par Un tablier blune, \u2014Madame Chantepit ?demanda Anne, \u2014C'est ici, Mndemoisaile, vous êtos ans doute la personto que madamo attend ?\u2014 Oui, réplique Anne un pou étonnée de vet accueil, \u2014Kh} bien, alora, entrez, car nn m'avait commandé du ne recevoir por- sonne d'autre.Et ells introduinit Mile Marsan après Lui avoir lait truverer un immense corsidor, dans an grad elon classi quoment moublé d'arajon ot de velours rouge, comme on faisait sl y à quelque trente nns; puis In lameunt meule, «lle w'on fut prevenir an maitresse ot pré sider nu déchargoment dos cuisses, Doux minutes après, Mine Chante\u201d pot outrait : c'étais uno grande femme brune, forte, épaisse même, attx triuite accentués, ai visage haut en coulours, aur leguel se lisait À première vue, dans lon lèvres pincées ot le regard dédau- noux, ni immanas argusil, tanhisgue on aon rele, Lrds Linirns, no Cejignant mir fo front anniungaiont Une volonté ferme, (4 autere) ES PHGPNATING YALAGRE.Alimoné des Kalashe."]
de

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