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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
mercredi 20 mai 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 1914-05-20, Collections de BAnQ.

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[" i 4 regie von orne armani DEUXIEME was vif 4 > ABONNEMENTS PAR ANNER Bdition quotidienne.+ + y 5 = = .$8.00 Mdition hebdomadaire., .$1.00 BUREAUX: No.88 BUR TORK OTTAWA, ONT, TE.Rideau 1448.Oaaler Postal 884 Télégraphe: C.P.BR.ou G.N.W.= nas vue 0000 200 rt TE ES EE Nr DEUX SOUS LE NUMERO.PETITES ANNONCES Un FAIRE FART Avis de naissance.Fa \u20ac 8 + 28 sous Avia de mariage ou décds.50 sous ON DEMANDE, À VENDRE OU à LOUBR Trois Hgnes, trois fois.© = » .35 sous pouce, quatre fois., , « ,00 sous Publié par le Syndicat d\u2019Oeuvres Sociales, Ltée.L'ESPRIT.DE PARTI Devaut les faiblesses saus nombre des politicieus pour la défense de la vérité, devant le sacrifice pérpétuel des intérêts publics au bénéfice des particuliers, les hommes à l'esprit droit, se réveillent contre la tyrannie des partis politiques et posent carrément devant le publie le problème de l\u2019indépendance ou plutôt de l'intérêt général avant les intérêts particuliers.Le servilisme politique dont le pays souffre depuis trop longtemps a réduit les partis à la proportion d'agents de courtage ou encore mieux de tireurs de ficelles au bénéfice d'individus ou de groupes d'individus qui s\u2019enrichissent aux dépens du pays.L'esprit de parti a fait des fétiehes de certains de nos grands honmnes, qui, forts de cette servitude aveugle subordonnaut tout à la voix du chef et à la discipline de parti, ont manqué ainsi de la force morale dont ils avaient besoin pour accomplir tout leur devoir.Avce l\u2019esprit de parti la politique est devenue une école d'oppor- tunisine ou le but principal est de compter les votes que telle où telle mesure doit rapporter où faire perdre.On n'aime pas le souvenir de ces époques héroïques où un Lafontaine démissionnait comme premier ministre du Canada plutôt que de trahir les intérêts de son peuple.Et quel parti politique n'a pas à son blason une tache indélébile que ses chefs y ont attachée, parce qu'au moment psychologique les amis ont fait miroiter à leurs veux les intérêts du parti p'utôt que l'honneur de servir le pays, et l\u2019obligation de faire tout son devoir.N'est-ce pas aujourd\u2019hui comme il y à cinquante ans, l\u2019occasion de répéter la parole si vraie de Louis Veuillot, en parlant des monarchistes : \u2018Ils ont péri pour avoir évité toutes les difficultés, pour avoir esquivé tous les devoirs\u201d.L'opportunisme est la politique des hommes médiocres; et l'esprit de parti a fait des opportunistes de la *plus belle cau avec les meilleurs talents et a relégué dans la vie privée les caractères les plus solides et les plus précieux.L'esprit de parti veut des chefs qui servent le parti avant le pays, des chefs qui se maintiennent au pouvoir quels que soieut les principes que l\u2019on doive sacrifier, quelles que soieut les taches que l\u2019on fasse à l'honneur national.L'esprit de parti a fait plus de tort aux Canadiens français que toutes les autres calamités ensemble.Du temps même de Lafoutaine on a cu recours à l'esprit du parti, on a fait valoir les iutérêts personnels, an a divisé pour mieux exploiter nos populations.Et depuis vingt-cinq ans, depuis que cet esprit s\u2019est installé en maitre chez nous, fu\u2019avons-nous gagué, nous Canadiens francais?Et qu'a-t-on fait de si grand pour le pays?Nous avons joui d'une paix de surface et de certains honneurs qui nous ont coûté des sacrifices inouïs, mais avons- nous conservé «laus les affaires du pays la part d'influence qui nous revient de droit?N'est-ce pas l\u2019esprit de parti, n\u2019est-ce pas l'oppor- thæisime politique, n'est-ce pas l'intérêt de eertains groupes qui ont sacrifié 16s droits imprescriptibles du francais et du catholicisme au Menitobu, dans la Saskatchewan, dans l'Alberta, au Kecwatin ?N'est-ce pas encore les intérêts de certains groupes, l\u2019opportunisme politique et l\u2019esprit de parti qui déchainent la rage du fanatisme contre le frañcäis et les écoles catholiques de l'Ontario?Et qui des politiciens, de ces hommes que les foules acclament avec frénésie, de ces fétiches que l'aveuglement porte aux nues, s'est fait le défenseur des minorités spoliées?Ou sont, dans ces luttes incessantes contre influence du français et du catholicisme en ce pays, où sont les sentiments de chevalerie qui faisaicnt bondir d'indignation les Lafontaine, les Morin et leurs ais devant les injustices faites a leurs compatriotes?L'esprit de parti nous a fait éviter toutes les difficultés, par lui nous nous sommes esquivé des grands devoirs, et n'est-il pas a craindre que comme les Monarchistes de France, il nous conduise à notre ruine certaine?Et comme le disait M.Cahan à Montréal: \u2018\u201c Avant de compter sur les Anglais pour vous défendre, défendez-vous vous- même\u201d.Est-il possible de nous défendre cfficacement et logiquement, sans nous dépouiller entièrement de la politique d'opportunisme ct de l'esprit de parti?Voilà, croyons-nous le point essentiel à méditer.PROCÉDÉ À SIGNALER derniers se tenait.à de leur volonté de les aider de toutes manières.lt parmi ces Ces jours Toronto, une grande assemblée à laquelle prirent part nombre de vitôyens très jaloux de leur réputation, trés prodigues de leurs protestations de loyauté à la Cou- roune, au pays, à la Constitution.et qui tenaient à se solidariser au grand jour avec les révoltés de l'Ulster et celui qu\u2019on appelle depuis quelques semaines: le roi Carson.On sait que là-bas, le Parle ment, que l\u2019on représente bien haut comme le dépositaire de l'autorité nationale, est sais) d'une mesure destinée à rendre à l'Irlande son autonomie.Une majorité très importante des clé- putés est favorable à cette mesure; les trois quarts de l\u2019Irlande là réclament : les gens désintéressés de tous les pays l\u2019approuvent.Mais dans l\u2019Ulster, une petite minorité de fanatiques étroits, \u2018que le nouvel état de choses priverait de leurs moyens de domination.se révolte et affirme sa volonté de ne pas céder à la loi.Kt.chose qui ne s'est jamais vue nulle part, ces fanatiques font des exercices militaires, se préparent aussi tranquillement qu'ouvertement à la résistance à main ar- méce; et les autorités laissent fai- ve.Bien plus, d'autres fanatiques aussi étroits s\u2019agitent ailleurs.voltés de l\u2019Ulster, et témoignent fanatiques on rencontre des personnes que leur position au moins, devrait porter à plus de retenue.Tel ce docteur Pyne.ministre de Instruction Publique dans le cabinet d'Ontario, qui figurait dans cette assemblée et y a pris la parole.Or, ce docteur Pyne est le mé- we ministre qui a contribué a jeter les Canadiens francais d\u2019On- tavio dans l'impasse où ils se débattent actuellement, et l'un de ceux qui les perséeutent parce qu\u2019ils ne veulent pas se soumettre à des lois injustes.Au gens de Ulster qui foulent la loi aux pieds, et prennent les armes pour ue point laisser diminuer leurs movens d'accabler los catholiques toutes les sympathies du docteur Pyne.Aux Canadiens francais catholiques d'Ontario, qui Inttent pour la conservation de l\u2019entité nationale, ce qu?est une question de droit naturel.toute l'antipathie du docteur Pyne.Le procédé vaut d'être signalé.ll montre à tous ceux qui savent regarder et juger sans passion, à quelle sorte d'adversaires ont à faire face nos frères d\u2019Ontario, et quelle est la signification réelle de la perséeution qu'ils ont à subir.\u201cIL Action Sociale\u2019.L\u2019AVENIR EST A CEUX QUI LUTTENT A MEDITER e Il faut non seulement que la religion soit enseignée aux enfants à certaines heures, mais que tout le reste de l'enseignement i exhale comme une odeur de piété chrétienne.S\u2019il en est autrement.si cet arôme sacré ne pénètre pas à la fois, l\u2019esprit des maîtres et celui des élèves, l\u2019instruction.quelle qu\u2019elle soit, ne produira que peu de fruits et aura même de graves inconvénients.Chaque âme, en effet, porte avec elle ses périls.et des jeunes gens ne sauraient y échapper si des freins divins ne retiennent leur intelligence ct leur ceeur.Léon XIII.(Militantis Ecclesiae.) @ ® e L'Institut des Frères des Eco- ies Chrétieñnes procède de cette pensée que l'enseignement moins une carrière ou un instrument de fortune, que l'expression la plus élevée de l'esprit =»: d¢- vouement et de sacrifice; et, en proposant à la vénération publique le fondateur de cette admira- dle congrégation, l'Eglise a prouvé qu\u2019elle honore ceux qui donnent leur coeur à l'égal de ceux qui donnent leur sang.CONFLAGRATION Le village de Portage-du-Fort est presque totalement rasé par une conflagration hier après midi Campbell's Bay, 19.\u2014Toute la partic commerciale et une partie du quartier résidentiel de l\u2019erta- ge-du-Fort, qui est situé à une cinquantaine de milles d'Ottawa sur la rivière du même nom ont été détruites par les Hames hier après-midi.Vers deux heures, le few avait causé pour plus de $100,000 de donumages ct laisse un grand nombre de familles sans abri.Combicr y a-t-il d\u2019as- surauces sur ces propriétés de- truites, il est encore impossible est | de ie dite pour le moment, car les fils télégraphiques o1t été brûlés d'après les renseignements reçus, il y a 18 maisons de commerce de détruites et 17 maisons privées.Le feu avait pris origine où ne sait trop comment dans la salle d'échantillons de l'hôtel Dolau vers deux heures, Quelques minutes après, l\u2019édificesétait tout eu Hummes ct le village étant sans Anatole de Charmasse.\u2014\u2014 | Si la multitude des adversai- | res de bonne foi pouvait écrascr la vérité, il y aurait longtemps que ce serait fait.Mais Dieu a | mis en elle une force invincible : | pour être victorieuse, il ne faut! qu\u2019un petit nombre de coeurs fer- ! mes qui ne la renient pas et qui, sachent la confesser quand l'oc-| casion le requiert ou seulement: se présente.Alors, plus aisément qu'on ne le croirait, elle obtient raison et de la fausse logique et.de la fausse science.Louis Veuiilot.Sympathiques encouragements.La presse de la province de Québec presqu'au complet et les Journaux francais de la Nouvelle- Angleterre ne ménagent pas leurs sympathiques cnconragemerts aux Canadiens-franedis de l'Ou- taro dans leurs légitimes revendications des droits du francais 1e] commu dans le reste de Ja Pirissance du Canada.A tous ces bons amis nos siv- cores remerciements.| \u2014 Le centre catholique Allemand.Nous recommandons tout particulièrement a nos lectewrs la lecture et l'étude d'un article publié en deuxième page, signé pur M, Alexandre Duplessis et dédié aux Canadiens-francais de l'On- tarin: \u2018\u201cUn encouragement aux persésutés\u201d\".M.Dmplessis compare la situr- tion de notre élément en Ontario à celle des :atholiques Allemands : il démontre que nous sommes plus forts qu'eux et que, si nous su- vons suivre leurs tactiques, nous devons inévitablement arriver an même succès, Et que faut-il done?Abendon complet, l'esprit de parti.Union intime et solide de tou- do entier tes les forces et de toutes Jes énergies catholiques, Persévérance inlassabe et revendications sans faiblesse, l\u2019as de demi mesure, justice entière ou la lutte pendant eine.dix, vingt ans.Les droits que nous réclamons valent bien ces sacrifices.Pour uous comme pour les catholiques allemands c'est la liberté absolue de l'enseignement, c'est l'avenir de notre race, c\u2019est le triomphe des principes et des enscigue- ments de l'Eglise, c'est la jns- fice et la paix pour tout le monde.Et en fin de compte, si les lutteurs d'aujourd'hui ne peuvent voir le triomphe final, comme eu Allemagne, nous pouvons compter sur une pléiade de jeunes gens aux caractères fortement treinpés.aux ames viriles, qui se lèvent derrière nous et qui sauront lutter eux aussi pour le triomphe de la justice et des droits im- preseriptibles des minorités, Merei à M.Duplessis de son organisations pour combattre les incendies, le feu s\u2019est propagé rapidement aux maisons Voisines.li a suffi de deux heures pour détruire la partie commerciale et unie partie du quartier résidentiel laissant à peine fe temps aux oe- cupants de quitter leurs maisons.Lorsque le feu se déclara, un grand veut soufflait ; ce qui aida beaucoup & la propagation du feu.La plupart des édifices dé- iruits étaient construits er bois et quelques-uns étaient lambrissés en pierre ou brique.Lu de- meuru de M.Gerald Brabazon, député de Pontiac à été épar- :gnée.Ceux qui se trouvaient sans demeure ont été recueillis par les voisins eb par les citoyeus de Shawville, de Canipbell\u2019s bay, Haley station ot Renfrew.On envoya de ces villages des provi sions aux incendiés et l'on forma un comité d'administration de Ces VIVIEs.Après que le feu se fut clécdare pour de bon à hotel Dolan, les citoyens virent birn que saus ot canisation contre le leu, 11 devenait iinpossible d'empécher une conflagration et l'on travailla er vain au moyen \u2018de chaudières pour restreindre l'incendie, chez Dolan.Beaucoup n'curent pas le temps de stuver de ménages.mais les plus fortunés se montre rent empressés à les rescucillir.Le fait que Portage du Fort est situé sur la Jigne du C.N.R.donne toutes les facilités aux er toyers des villages voisins d'envoyer des secours aux ineendics.Malgré que l\u2019on ne sache cneo- re rien au sujet des assuranggs, it est pratiquement certain que des pertes sont énormes.Portage du Fort était un des villages les plus prospéres du district et Fon commencera immédiatement à le reconsturire.Les derriers rapports disent gue John Turrin, de shawville et plusieurs autres personnes ont reen de sérieuses blessures en travaillant au sauvetage des nmar- chandises.; Les maisons de commerce détruites sont: 1\u2019hétel Dolan, Uh- tel Stafford et Legree, la Banque d \u2018Ottawa, L'édified -des bureaux de poste et de téléphone, Ie magasin Avcade, le magasin général de TT.E.Richadson, le, restaurant Dotie, la salle de pool Delorme} le saloi: de barbier Carson, le magasin de tailleur de Paul Tanguay, le magasin Gaylor, le magasin Adolphe Rouger, l\u2019édifice de John Cayne, la boutique de forge de Adam, la boutique d for ge de McDonald, la boulangerie Bennett.le magasin général Coté, les bureaux du Nord Canadien.Les maisons brlées sont celles de MM.Ryner, James Hudsor, Mile Murphy, Mlle Robertson, George Parker, A.D.Grant, Peter Wahlen, Charles Beckett.travail si encourageant pour nous.merci de ses bonnes paroles et de ses bons souhaits.Charle Giroux, Mie Doyle.Mlle \u2018Carmichael.Charles Tonner, | Mme capitaine Tonner, Mlle DÉSASTREUSE LES AFFAIRES MEXICAINES Le général Villa remporte un succès éclatant sur les Fédéraux.\u2014Les médiateurs à Niagara.\u2014 Diaz à Toronto Mexico, 20.\u2014La situation est regardée comme très sérieuse dans la capitale du Mexique et Pon craint qu'il s'élève une révolte d'ici à quelques jours.La démission du ministre Jose Maria Lozano à été acceptée, mais son suceesseur n'a pas encore cté nommé.Le télégraphe annonce que les communications ont été conpées autour de la ville de San Luis Po- tosi et que les Fédéraux ont éti défaits dans ce distriet.Les Constitutionalistes sont sur le point d'attaquer Guadalajara, la capitale de l'état de Jaliaco- \u2018Les vivres manquent chez les pauvres de la ville de Mexivo et le.riches distribuent gratuitement des vivres à ces Miséreux.El Paso, 20.Le général Francisco Villa à défait une armée féde- rale de 5,000 hommes à Paredon, si l\u2019on en croit les dépêches revues de Isidro Iabela, ministre suppléant des affaires étrangères dans le cabinet de Carranza.La date de l\u2019engagement n\u2019a pas été donnée.D'après les dépêches, les Fédéraux ont subi de grandes pertes de vies et ont eu de nombreux blessés.Le mesage dit que Villa a fait 800 prisonniers, a pris phi- sieurs canons, ainsi que beaucoup de munitions.Niagara Falls, 20.\u2014Presque tout était prêt hier.pour ouverture des négociations de paix entre les médiateurs et les représentants des Etats-Unis et du Mexique.L'heure de l'ouverture de la conférence est fixée à trois heures cet après-midi.Lies deux délignés américains sont arrivés hier soir et les médiateurs sont arrivés à bonne heure ce matin, Malgré que les inédiatrurs continuent à ne rien dire sur la nature des propositions de paix qui seront faites, on croit généralement ici que la première proposition qui sera discutée sera la disparition de Huerta, 11 est certain que d'après l\u2019opinion émise par le président Wilson, si ies délégués uWexicains refusent de laisser disparaître IMmerta.il deviendra très difieile pour les médiateurs d'en venir à une conclusion pratique.Toronto, 20\u2014On a plusieurs raisons le croire que la ville de Ta- ronto abrite Felix Diaz, neveu de l\u2019ancien président Porfirio Diaz, homme bien connu ef qui a pris une part active dans les affaires dun Mexique dans les deux «dernières années, D'après les renseignements pris à bonne source, il est certain que Félix Diaz est descendu à hotel Westminster, sur la rue Jarvis.Il serait la en compagnie de six autres Mexicains ct vivrait dans la plus parfaite réclusion.Ces personnes étaient à Niagara Falls, N.Ÿ., dimanche et elles étaient à Toronto, lundi matin.lls ont signé dans le régistre de l\u2019hôtel: \u2018\u201cAugust Del Rio et son parti\u201d Les agissements de ces Mexicains ont été complètement secrets et ce n\u2019est que sur avis de Niagara Falls qu\u2019on a pu découvrir qu\u2019ils étaient à l'hôtel Westminster.Le chef du parti a refusé d\u2019admettre que Felix Diaz était en ville et il a aussi refusé de donner les noms de ses compagnons, TERRIBLE INCENDIE À ST.LOUIS \u2014\u2014 \u2014 St, Louis, 20.\u2014Deux persounes sont mortes, une troisième est mourante ct nombre d\u2019autres ont été blessées dans un incendie qui a détruit une maison a trois étages.ici ce matin.Les victimes sont Mme Rebecea Soltz, 24 aus et son enfant de 3 ans.Une deuxième fillette de 4 ans a été grièvement lwrûlée.Ford, William Bentley, À.Lafontaine, Mme Gagin.\u2014La motion MacDonald avec le gouvernement (De notre correspondant) Après Une semaine de discussion la Chambre a ratiffé vers 11 heures hier soir, la motion de M.Borden que la Chambre entre cu comité pour considérer la résolution dn gouvernement dans 1\u2019affaire du C.N.R.L'amendement de M, LE.M.McDonald proposant le rez-voi du projet à six mois fut défait par un vote de 111 contre 64 donnant une majorité de 47 au gouvernement.MM.Bennett, de Calgary ; et Mickle, de Kingston, députés ministériels ont voté contre le gouvernement ; M.Chärlton, libéral, a voté avec le mivistère.Après le vote, courte sion puis ajournement.La discussion, commencée à la séance de l\u2019avant-midi, se continue sans intermission durant cel \u201cle de l'aprés-midi et de la soirée.M.Lapointe, de Kamouraska, ouvre la séance de l'après-midi.L'orateur s\u2019attaque à Sir Wim Mackenzie et Sir Donald Mant.lis ont, dit-il, mis la main sur tout ce qui produit et tout ce qui rapporte.lls ont achaté des journaux, Ms se sont mélés a la politique ; on dit méme que ces deux hommes ont eu quelque iu- fluence dans la nomination du présent cabinet, \u2018\u201c Je m'objuete, s'écrie M.Lapoirte, à ce que MacKenzie et Mann coutinuent à faire tont cela avec le trésor public, Il fait eusuite une récapitulation des fonds accordés, subventions fédérales et provin- cialus, ete, ete, au Nord-Cana- dien ; il er: donne le total conune $280,209,760.\u201811 semble, continue l'Orateur, que duaus leurs relations avee le gouvernement ue- tuel c'est conume le Royaume dus Cieux pour MacKenzie et Mnan : diseus- Demaudez et vous recevrez.Le gouvernement aurait dû leur leur répondre ectte fois d'avoir assez de confiance dans leur er- treprise pour y mettre de leurs propres fonds fonds, eux qui sont plusieurs fois millionnaires.Les garanties offertes par le Canadian Northern, termine le député de Kamouraska, sont des mythes ; et la législation que propose le gouvernement est pernicieuse et coutraire à l\u2019iutéret public.M.MeCravey, libéral, de Saskatoon, succède à M.Lapointe.l'opinion \u2018st assez répandue dans le publie que lu gouvernement est obligé pour son élection à MM, MacKenzie et Mann ; ainsi que certains ministres du Cabinet.Ces hommes sort millionnaires.Avant de commencer leurs travaux de construction dans les chemins de fer, ils étaient pauvres.Les membres des Communes ont le droit de savoir d\u2019où cet argent, crs immenses richesses sont venues.L'on a aussi le droit de savoir s\u2018il y a une enterte avec Mac- Kenzie et Manu en vertu de laquelle le C.N.R.achètera le chemi rde fer Québec et Sague- nay.Le gouvernement a nommé uue commission pour faire une en- ; quête minutieuse sur le Transcontinental National ; qu\u2019il institue une enquéte analogue dans les affaires du Canadien-Nord.W.F*.MeDean, conservateur indépendant, de York-Sud, Ontario, l'avocat du \u2018\u2018 public ownership \u2019\u2019 (possession gouverne- ministérielle parce que, er: donnant au public 40 pé c.du stock dans le C.N.R., elle fait un pas plus grand que jamais fait cn parlement canadien, vers la possession nationale d'un système complet de transportation.L'orateur déclare que la meilleure solution du problème actuel causé par le manque de sys- teme ars la construction de nos voies ferrées, serait de consolider le Transcontinental Natioral AU PARLEMEN Enfin la discussion sur le prét au Canadien Nord est finie.mentale) supporte la proposition | EDITION HEBDOMADAIRE ae mmm \" FEDERAL demandant l'ajournement de l\u2019entente à six mois est défaite par une majorité ministérielle de quarante sept voix.\u2014Deux conservateurs votent avec l\u2019Opposition et un oppositionniste vote (G.T.P.), le Nord-Cuuadien et l'Autercolonial dans un seul sys- teme efficace dout l\u2019EBtat serait propriétaire, et dont il dirigerait les opérations.Ja faute au Canada, dit M.MeLean, est que uous avors cherché à construire des chemins de fer ; nous n\u2019avous pas cherché à donner le service requis.Nos taux de transport sonf loin d\u2019e- tre raisonnables ; ' un, systèma sous le contrôle efficace du gouvernement qui ferait la cowpé- titior au C, P.R.viendrait vito en aide aux fermiers de d'Ouest tt à tous ceux qui souffrent péniblement des taux élevés.\u2018Le parlement, s\u2019écrie M, Me- Lean, propriétaire du \u2018* Toronto World,\u201d ne devrait pas s\u2019ajourner à cette session saus avoir ail préalable wis entre les mains du gouvernement le contrôle absulu de la capitalisation des cheurns de fer, M.Pacaud, député dibéral de Mégantic, est en faveur d\u2019un troisième système transconinenal ; mais il croit qu'il est du devoir de tout député de connaitre plus iu fond les affaires de MacKeuzie et Mann.Nous savous que nouns allons payer\u2014mais nous ne savons pas ben ce que nous allois payer ; il faudrait donc faire unc euquête sérieuse.l'an dernier le Parlement a voté $10,000,000 4 MacKenzie ct Mann ; mais il ne l\u2019a fait qu\u2019en couséquence de l\u2019assurauce que cette somme suffirait pour parachever lu construction du C.N.Ra ° Quelle raison avons-rous celte année de croire que les représeu- tations qui nous sont faites sont plus digues de foi que celles ue l'année deruière.M.Verville, Maisonneuve, demande Ja rationalisation du C.N.KR.Ce qu'on a fait en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en France, certaiuement nous pouvons le faire en Canada.M.Dr Witt Foster, député ministériel, de Kings, N.-E., dit quelques mots en faveur de l'en- terte.Le Canada, dit-il, n'est pas à même de soutenir trois voics transcontimentalgy ; mals nous devons faire face à la situation actuelle telle qu'elle est, et ce que propose le gouvernement est la meilleure solution possible dans les circonstances.M.Roch Lanctôt, de Laprairie- Napierville, s'oppose à la résoln- tion.Si le gouvernement veut firir le Canadian-Northern qu\u2019il laisse de côté ces spéculateurs millionnaires et assure tout le contrôle de ce système.MacKenzie et Mann sont réputés très riches: quelques-uns meme mettent le chiffre de leur fortune à $100,009,000 ; ils fout une vie royale ; avant leur carrièrre comme entrepreneurs de chemins de fer, ce n\u2019était pas le cas,\u2014au contraire.Le gouvercement a été très en- fhousiaste pour instituer une enquête sur le Transcontinental ; Une enquête serait bien plus justifiable dans le cas actuel.Que le gouvernement serute done les affaires de MacKenzie et Mann.La dette du Canada cst aujour- d'hui de $538,000,000.Le cuil du Nord-Caradien est estimé à dette nationale canadienne à ls somme gigantes que de #1,000,- 000.000.- L\u2019hon.Rod.Lemieüx condat- ne le projet.Il censure le gouvernement qui est, dit-il.Lame?des monopoles.On vient nous demander $45,000,000 pour millior naires Montréal.des foules s\u2019affolent, dans leur recherche du pain.Suite de la page 6 | \u2014\u2014 | \u2014I, homme qui sait est le débi- {teur de l'ignorant.' Nous désirons voir tous les enfants dont les parents ne reçoivent pas le \u2018Droit\u2019 prendre part à notre concours.Voyez les conditions èda-page 8 w Lo RE ES FOF i Ï ; $ EF it RIRE SAREE THER $300,000,000 ; cc qui montera la + f ! .leg) MacKenzie LA Mann.quand tous les matins, 8.4 gr pes ma 5 I fd El ; a vu rms meng 3 JOMADA .\u2014D\u2019abord, ai-je dit, le général d\u2019Aurelle n\u2019est pas À Tours, mais à Blois et à Orléans.C\u2019est précisément Glais-Bizoiu et Gambet- ta qui sont & Tours, vivant chau- demezt et grassement, fumant les A E PAGE DEY x : : - GES Co Lo.JE © - Xe > ,Ç LE DROIT, MERCREDI, 20 MAI 1014 RTE _ | ceul innnaculé que le cicl prépa- sabre au clair, comme si leur der, chaque soir.avce mamen, nous les Lraves enfants ! Le bon Dieu FEUILLETON DU \u201cDR O1T\u201d rait it tant de braves donut le sang nière heure était arrivée, On les prions pour la France ! vous a bien aimé.rougissait les plaines et les co-\\divigeait sur Stettin, et partout Et \u2018* Edelweiss \u201d\u2019 glissa, avee| \u2014Nous sommes vair.queurs, au LES BONS ROMANS teaux.Mais toute la ville se \u2018sur leur passage,à Francfort, Go- un ineffable sourire, quelques moins ?| en | .\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 J pressait aux portes.On devisait, tha, Weimar, L'ipz\u2018g, une vile pièces d\u2019urgent dans la main du} _\u2014\u2014Qui, I\u2019cnuemi s\u2019est replié sur on écoutait, ou commentait le {popu'ace les inenaçait, les inju- |segent-major tout confus.Paris.Prions pour qu\u2019il ne ro- i i ® moindre bruit.Les Bavarois |riait, les souffletait, Et lew) \u2014Soyez assez bon, Monsieur, vienne plus.Vous vous êtes bien meilleurs cigares et faisant de 53 Clean PIS 0 e rer.treraient-ils furieux daus la gard'ens laissaierwt faire ! pour remettre ceci au garde-ma- battu.Sonffrez maintenant pour \u2018belles proclamations, loin des I cité sauvée par Jeanne d\u2019Arc, ex-| \u2014Voilà, voilà la *\u201c grande na-{lade, afin qu\u2019il ait bien soin de {ta France ! balles.Je comprends que ces po- > f cités et rendus plus insolents par |tion ! \u2019\u2019 hurlait une foule en gue- [ce pauvre soldat.; \u2014Oh ! de tout mon coeur, ré-!lissons-là s\u2019en aillent à Tours.i a | Par PAUL DECHAMPS une nouvelle victoire Ÿ Ou bien.| rilles, avec des gestes de mépris Et elle s\u2019éloigna rougissante, pondit Jean Christophe.Soyez tranquilles, ils auront soin les et dcs cris de mort.craiguant d\u2019avoir peut-être, mal-| Et il jetait un regard rayon-|de l\u2019enfant de leur maman ! # | No.5 (Suite) F l'armée ap ris position.Ran- F1 :Ce sur deux ligres, elle attend, calme, le signal de la bataille.C'est le 9 novembre au matin.De vastes champs nus et givrés, cou- verls de silhonettes sombres, for- jf mant des bataillons immobiles.À RTE \u2018ivoite, vers la Loire, d'inimenses videaux d\u2019arbres abritant les fer- I] mes et les chateaux.En face, sur Ri lg mamclon de Bacon, un clocher i vastes à maps Ent opr pointu, semblable à une sentinelle qui se hausse pour voir jusqu\u2019au fond des replig des vallons.Où est l\u2019encemi ?| Le silence se fait plus morne Ur =\u201c « .fi tout à coup, à 04 heures, un à coup de canon retentit, chraniant 8] les échos, réveillant les courages.exaspeérant les éuergies.Tie 1be Corps se précipite au pas de char ge sur Bacon, qu\u2019il enlève à la baïonnette.Le 16e le laisse à droite et se dirige sur Coulmiers où s\u2019est retranchée la plus redoutable partie de l\u2019armée bavaroise.On avance avec furie ; Jear Christophe se sent comme porté par une force supérieure, il se glisse d\u2019arbre en arbre, se couche dans les fossés pour décharger et recharger son fusil.Mais : comment viser à travers cette épaisse fumée qu'il aspire avec [délices ct qui l\u2019enivre ?H avan- i ce toujours, tirant dans la direc i tion du village.Le canon \u2018tonne.les obus éclatent, les balles pleu- vert, c\u2019est une tempête de mi traille, une pluie de feu, un train d'enfer.Il se grise de cette pou dre, de ces cris, de ces bruits divers, de ces tonnerres.&! égorgerait, tant il se sent fort, tout un régiment \u2018prussien, ct il attend cet ordre qui glace d'effroi le lourd Allemand: \u2018\u201c A la baion- nette ! Chargez a la baionnet- te 1\u201d?Le général Barry passe au galop, et montrart de sa canne les Bavarois, s\u2019éerie: \u2018Vive la France ! \u2019\u2019 Une explosion de patriotisme et de rage lui répond.D\u2019Aurelle lui-méme, sévère et : soûcieux, accourt sur le front de | Dataille, et Jean Christophe l\u2019en- | tend qui crie: \u2014Allons, enfants, coup de collier ! Le général Barry entraîne à sa ) suite les mobiles de la Dordogne.* de solides gars, mal vétus, aus allures de paysans, arrachés à leur charrue et à leur foyer, mais dévoués à la Frarce jusqu\u2019au sang, et braves comme les vieux Gaulois, leurs aieux, auxquels ils ressemble par leur mâle visage, leurs traits fiers et accentués.Ils marchent, intrépides et résolus.parmi la grêle des balles et des boulets.Ils chantent les chants de leur pays, dans leur rude pa- Cy ds encore ub tois.C\u2019est ainsi que les Francs chantaient en allant mourir: \u2018\u201c Pharamond ! Pharamond ! nous avons combattu avec l'épée !\u2019\u2019 Chansons na-ves, hymnes sublimes que souligne la forini- dable basse du canon, et qui montent vers le ciel, résignés, suppliants, solennels.Un mot qu'ils répètert, aigu et monotone, cri de l\u2019homme qui s\u2019exile et qui meurt, cri dé malheur et d\u2019espérance, traverse comme un coup d\u2019épée de coeur de Jean Christophe: \u201c\u2018 Adicias ! \u2026Adicias'! \u201d Adieu! Adieu! Il se met à leur suite, dans la mêlée où l\u2019on ne cornaît plüs personne, où chefs et soldats se ruent à l\u2019assaut du village, les cris furieux servant d'ordre; et voulant que son pays natal prenne aussi, dans cette bataille oly se \u2018joue le sort de la France, sa part de péril, de coups ait le baïonnete et de drapeaux enlevés, il crie de tontes ses forces : \u2014En avant Champagne ! À moi! Manrice ! De fait, toute la France est là.Non loin de lui, les mobiles de la Sarthe, décimés par l'artillerie havaraise, s'encouragen't à lutter let à mourir: \u2014Allors ! les Manceans, est- ce que hous allons reculer ?Et, dans les rangs, wille voix ré ponclent : \u2014Non, non ! les Manceaux ne reculeront pas ! Les voilà enfin à Coulmicrs.Gambetta comprenait de l\u2019art mi- | gne, 8 (\u2018\u2019est maintenant une lutte corps litaire à peu près ce qu\u2019un hom- |presque sans vêtements, à corps, sauvage, effroyable.Ah! |me qui n'a jamais monté une|par des soldats insolents D) instant, Jean Christophe ost entouré de cing ou 8ix Bavarois.Au-dessus de sa téte, dans un moulinet vertigineux, son fusil he i Coma du combat, parmi les cris de rage, les hurlements de douleur, les mares de sang, les cervelles écrasées.Sa bouche est sèche, et plus rien dans sa gourde vide.il songe bien à cela ! perçoit même pas que son propre sang ruisselle de son front, coule sur son visage et descend dans le rictus de ses lèvres.Ce n\u2019est plus un homme, moirs encore uv lion, car l\u2019animal n\u2019a que des appétits et des instincts féroces de vengeance.\u2018\u2018 La guerre est divine,\u201d\u201d et il sent en lui quelque chose d\u2019un Dieu tout-puissant cet justicier.Il défend sa patrie, et il défend son Dieu, La bataille continue, rue par rue, maison par maisor, Dans une cour, trois Bavarois assassinaient un soldat.Il entend, il reconnaît la voix, les cris, il y pénètre.D'un formidable coup de crosse, il envoie l\u2019un d\u2019eux rouler dans la pousisère, les autres s\u2019enfuient, il se penche alors sur l\u2019infortuné qui est là gisart dans son sang.C\u2019est son ami Maurice Seuret, l\u2019enfant de Chaumet.qu\u2019il s'est chargé de protéger celui à qui il criait tout à l\u2019heure: \u2018\u201c En avant ! Champagne ! Il écoute sur son coeur.Encore quelques battements précipi tés et inégaux, mais quelle large plaie sur la poitrine, lardéc de coups de baïonnettes ! 11 se souvient alors de saint Christophe faisart passer le fleuve au petit enfant, saisit son ami à bras-le- corps, et l\u2019emporte comme un fétu de paille à travers les rues de Coulmiers, en arrière, cherchant une ambulance, un médecin, Une Soeur de Charité.Au loin, il découvre la croix rouge de Genève.ll se hâte, ne quittant guère des yeux Maurice qu\u2019Ü semble bercer dans sa douce étreihte de géant.Puis, tout à coup, le rude soldat seit tomber sa colère, et les larmes de sarg qui arrosent le pale visage de son ami.Quoi ! serait-il done aussi blessé ! Alors ses forces défaillent, et.à quelques pas des voitures d\u2019'ambulance, il tombe épuisé, serrant dans ses bras le corps inanimé de Maurice, et murmurant des paroles incohérentes : \u2014Mon Dieu ! Maurice.vainqueurs.Chaumet.ma mere.Marguerite !.IX Lia victoire de Coulinlers n\u2019avait pas été décisive.Les troupes furent admirables d\u2019entraiv et de bravoure, mais elles étaient presque improvisées et manquaient de l\u2019exercice nécessaire à la sûreté et la ponctualité des mouvements.La cavalerie fut lancée par le général Reyau, trop tard pour achever la déroute, et lc général Martin des Pallières, malgré des prodiges de rapidité, ne put arriver que le 11 novembre.Le cercle demeura dore ouvert du côté de l\u2019Est.D'ailleurs, von der Tann, redoutant sans donte d\u2019être enveloppé, avait précipité l\u2019attaque.Toutefois, ce füt pour la France un réveil, un soulagement, une lueur d'espérance.Le général d\u2019Aurelle de Paladines annonçait ainsi à sa femme ce premier succès de sa jeune armée : \u2018\u201c Le bourg de Coulmiers a été pris ct repris, et déferdu par les Prussiens avec \u2018un acharnement désespéré.Noûs en étions maîtres définitiveméñt à 5 beu- res du soir.J\u2019ai campé sur les lieux.Terrifiés par notre attaque, les, Allemands ont abandonné pendant la nuit d\u2019autres positions importantes qu\u2019il aurait fallu erlever atjourd\u2019hui.\u201cJe n\u2019ai pas de félicitations à Dieu qu\u2019il faut rendre des actions de grâces.Puisse-t-il nous | continuer sa protection !\u2019\u2019 Il triompha sans orgueil, ne regrettant qu\u2019une chose, c\u2019est que par leur précipitation ignorante, d'harmonie.Passe entote gnorance, si elle ne se faillible ! Le soir du 9 rovembre, les Or- |1 posait in- brille comme un éclair, puis s\u2019a- léanais attendaient anxieusement | Bjat à droite, à gauche, cassant l'issue de la bataille.La muit|saient un erucl plaisir \u2018de l\u2019artillerie, qui tonnait sur hauteurs ct dans la journée s\u2019al- Il ne s'a-|sont des clairons français ! fou- D'\u2019Aurelle pourrait-il l-g reconnaît au timbre plus pur de cuivre éclatant, aux airs tant de fois entendus de l\u2019alerte sonnerie.: Les coeurs battent plus fort et plus doux.On respire erfin.C\u2019est la France qui chante là-bas et qui arrive.Vive la France ! Les cris deviennent plus distincts ; les clairons déjà font vibrer, avee les poitrines, les vieilles murailles, C\u2019est elle, ce sont ses enfants: Cathelineau avec ses Vendéens ; les mobiles de Ja Dordogne qui ne poussert plus leur triste \u2018\u201c Adicias,\u201d\u2019 cette fois mais des clameurs vaillantes comme celles des Gaulois, le soir de la défaite de César, près de la Saine ; de Puységur, d\u2019Auti- champ, de Lorges, tous les fiers noms des guerres de la Vendée.Les pères ne sont pas morts, ov ils ont ressuscité, afin de combattre ct de mourir pour la France.Ces gens-là sont immortels, comme leurs noms.La foule se précipite à leur rencontre, les acclame, les em- Drasse, les suit à travers les rues.se mêle à leurs rangs, si bien que, | n\u2019étaicr:t les vareuses trouées et les visages en sang, brûlés par la poudre, on ne distinguerait pas dans cette émouvante fraternité le peuple des soldats.\u2014C\u2019est la France qui rentre a Orléans, crie une voix, Vive la France ! Ft dans toutes ies rues, les maisons, les carrefours et les places publiques, s\u2019élève cette acclamation des milliers de fois ré- pereutée: \u2018\u2018 Vive la France ! Le lendemain, l\u2019armée se porte à la cathédrale, rendant à Dieu ce qui est à Dieu, lui faisant hom mage de sa victoire inespérée.Là même on a prié Jeanne d\u2019Are en un jour semblable, Catheli- neau s\u2019avance, lève son épée d\u2019un geste de croyant, et, d\u2019une voix tremblante de foi, d\u2019émotion ct de patriotisme, il s\u2019écrie, embras- sart d'un coup d\u2019oeil \u2019autel d\u2019où son Dieu le regarde et ses héroi- ques soldats qui dévorent leurs larme : \u2014Tout pour Dieu et pour la patrie ! On sentait qu\u2019avec ses hommes toute victoire était possible, s\u2019ils n'eussent été livrés à des incapables, surtout à des impies.Jean Christophe ne fut point témoin de ces touchantes scènes qu\u2019il avait cependant mérité de voir.Dieu voulait qu\u2019il connût tous les périls, sans qu\u2019il goûtât jamais les suavités du \u2018triomphe ni les jouissances de la gloire.Emporté sars connaissance, il ne se réveilla que trois jours après d\u2019une horrible léthargie et de transports nerveux qui firent craindre un instant une affection cérébrale.Dans la chaleur du combat, quand il \u2018luttait contre cinq ou six Bavarois, l\u2019un d'eux lui avait asséné sur le crâne un coup de crosse qui le fit charce- ler, mais bientôt redoubla sa furie.L'émotion qu'il éprouva, en voyant son ami presque mort, lui fut plus terrible que le coup re- cu.Ses forces alors le trahirent ei il tomba, frappé au coeur.Le service des ambulances était à peine organisé.On confia donc les deux blessés à une brave famille de Marchenoir qui voulut bien les accepter.C\u2019est ce qui les sauva.S'ils eussent été, \u2018comme beaucdup dà \u2018leurs compagnons, trarsportés dans les vastes infirmeries de Tours, confiées à de tapageuses direc- à recevoir, ma chère amie, c\u2019est j'trices laïques, qui, par une aber, ration incroyable, au licu de disséminer les malades, s\u2019efforcèrent da les centraliser, ils n\u2019eussent pas échappé à la fièvre purulente, résultat des voisinages conta- comme les à pied, sans chaus:tures.ou amer.tables., Lies Prussiens, disait-il, se fai- les ces crîmes; \u2018enfilant des poitrines, était venue êt la Deige tombait mettre en joue et dé faire tour- dans un élat/étie décuple la furie par épais flocons.C'était le lin- noyer au-dessus de leur tête leur 1 \u201c Les enfants se jetaient d\u2019ignobles coups de pied et criant en francais: y est pris !\u2019\u201d Jamais cannibales tes, civilisées par Je maître d'école al'emand.On leur chantait sous le nez la > .ne En avant, marchons Contre leurs canons! puis! l'odieuse \u2018\u201c Wacht am \u2018\u201c Frayschuts ou il Bacio,\u201d\u201d des valses du pays.Alors des bandes innommables exécutaient des danses enragées autour des pri- soutiens, et chaque bouche, en passant, comme une gueule d'\u2019enfer, vomissait des chachats, des cris sauvages, la haine de la France, Le soir, à Stettin, dans la promiscuité qui leur devenait douce, après ces scènes de loups et le louves en furie, les malheureux se sentant protégés enfin par les ténèbres et les murailles Rhc'n,\u201d et l\u2019on terminait par le de leur prison, n\u2019enterdant plus que de vagues et lointaines ela- meurs, respiraient enfin et, se re- garcant l\u2019un l\u2019autre, se demandaient si ce n\u2019était pas un rêve odicux, un \u2018cauchemar dont ils allaient enfin se réveiller.Mais non ! C\u2019était bien eux.des e¢nfarts de France, exilés chez des Peaux-Rouges oprtant des sabres et des bottes, des casques à pointe et des fusils civilisés ! Ils avaient lu des livres où l'on racontait avce quelle èruau- té l's Grecs et les Romains vainqueurs traitaient, les vaincus: Hector neuf fois trainé autour de Troie, Jugurta dans sa prison, les vieux Gaulois de Vercingétoris aécupités et jetés aux gémonies.Mais César, du moins, n\u2019avait pas irsulté sa vietime, il se contentait de s\u2019en débarrasser.I leur fallait vivre au siècles des subir ainsi trois cents licues d\u2019outrages et de coups ! Alors ils pleuraient ensemble.les malheureux jeunes gers, ils parlaient du pays, de leurs parents inquiets, de leur chère maison bien vide maintenant, oceu- pée aussi peut-être par ces durs Teutons, \u2018sars âme chrétienne, sans pitié et sans coeur.Et ils se meitaient à genoux et redisaient du fond de leur écrasement ton*es les prières qu\u2019ils n\u2019avaient pas oubliées.Des mobfles de la Sonime se trouvaient avec eux qui récitaient ces belles invocations recommandées par leur evêque: Venez-nous en aide, vous, sair- te Clotilde, saints Geneviève.saint Vincent de Paul, vous tous, grands saints et grandes saintes de France, unissez vos prières à nos supplications et assurez ainsi le salut de notre bier-aimée patrie ! lit tous répondaient, le coeur brisé, mais relevé soudain par toutes les fiertés du patriotisme et de la foi: \u201c\u2018 Ainsi soit-il ! Albert racontait encore ce trait touchant : Une dame venait quelquefois les voir, jeune encore, vêtue de noir et le visage empreiut d'une profonde compassion.Elle leur distribuait des cigares, du tabac, surtout de bonnes et délicates paroles, Son mari l\u2019accompagnait, ainsi qu\u2019une jolie petite fille de sept ou huit ans.Ils ignoraicnt le nom de cette femmr, mais comme elle était pour eux l\u2019image charmante de la noblésse d'âme et de la bonté, ils l\u2019appelaient \u2018* Edelweiss.\u2019 } Elle rencontra un jour un ser- ger.t -maojr, conduisant a 1\u2019hé- pital un soldat français, qui se soutenait à peine.\u2014Tiens, mamen, dit avec un acceut très pur, en français, l\u2019envois donc ce pauvre soldat com- les avocats et les ingénieurs ci-{gieux et des agglomérations in- [me il est malade !.vils aient compromis sa victoire sahubres.Alors elle s\u2019approcha du pri- > M.ct Mme Benoit étaient de |sonnier et lui dit d\u2019tine voix ca- mation, saint Christophe, et prévoyant dés lors que bier- bors cultivateurs, ti il serait à son tour destitué parents de Jcan Christophe.Leur pour avoir échoué dans l\u2019exécu- ls, Albert, fait prisonnier à Se- tion de leurs inexécutables plans.dan et trainé i travers 1\u2019Alleiis- coup, mon ami | Madame, je crains|de crosse et de baionnette je les [la commune, on fait comme Jean insuité bien de ne jamais revoir mon [ai gratifiés ! Il me semblait te-| Christophe.Or va se battre sur! la Loire, au lieu de se livrer a! pin qu\u2019il avait Yos simagrées imbéciles.En tout cueilli sur la côte voisine, ct je |Cas, je n\u2019ai pas d'ordre à recevoir d'étrangers où de galopins ; la comme vous ! ressarte et douce comme la charité : \u2014Vous souffrez donc beau- \u2014Hélas ! pays, ma famille, mes amis.Je vive la baionrette francaise | Up [gamme comprend d\u2019un traité |frappés à coups de plat de sa-|sens que je vais mourir loin de Christophe, I'i- bre quand il ne marchait pas as- tous ceux que j'hime ! sez vite, leur avait fait tenir une lettre où il donnait des détails me je vous plains { Ayez du courage.La France est auprès de | Soeur, qiu redoutait un accès de | fièvre, un peu de calme, mon ami, jours après, ils faisaient courit du silence surtout.Vous voyez.|le brnit qu\u2019ils s'en allaient\u201d re- out est pout ie mieux.I y en joindre d'Aurelle de Palad.nes À e, nous sommes Françaises, et'a tant d'autres qui sont morts, Tours.\u2014Pauvre enfant ! dit-elle, com- on + vous, car moi aussi je suis Française ! ! .Tumiéres et de l'humanité, pour.\u2014Mais oni, reprit la petite fil- | dans {gré son exquise délicatesse, bles- [nat sur le crucifix pendant à la lait rapprochant, les chassait-clie {leurs jambes, leur prodiguant |sé la fierté d\u2019un malheureux.sur Paris après les avoir droyés ?ainsi donner la main à Trochu?Elle se trompait, la chère âme ** Napoléon |bénie ; ses douces paroles avaient |vait un paquet de Jettres, venues comme une brise de France, ra- par le Midi, qui lui causèrent uue 18 .Des clairons se font ertendre.n'avaient raffiné l\u2019injure, aiguisé |nimé deux courages, et ses pièces tulle joie que sa guérison en fut Mais jeyeux, dans la nuit de neige.Ce |l'affront, préparé le petit feu de d'argent avaient sauvé la vie du [hâtée de huit jours: des lettres On |l\u2019outrage, comme ces bêtes bru- | petit soldat.\u2014Eh bien ! larmes la lettre de sonfils.Moi fants de France une autre \u2018\u2018Edelweiss !\u2019\u2019 En les soigrant, je croirai soigner mon Albert.C'est pour le bon Dieu, pour mon pays et pour toi aussi, mon pauvre cher prisonnier ! Et debout, auprès du lit où délirait Jean Christophe, attentive à ses moindre mouvements, elle exéeutait ponctuellement ct amoureusement les ordres du imé- decin qui venait deux fois par jour et de la religieuse qui veillait quelquefois avee elle.Après trois jourrées de fièvre.pendant lesquelles or eut toutes les peines du monde à l'empêcher d'\u2019arracher les bandes qui main- tenaieat sa blessure, les pulsations du pouls tombèrent, la respiration se fit moins haletante, et il ouvrit soudain de grands yeux abattus, étonnés et irterroga- teurs.Co Il vit des rideaux blancs, une chambre coquette où filtrait une lumière grise, des visages doux et bienveillarts, mais inconnus.une Soeur de Charité avec une ample cornette aux ailes immaculées, avec un pur sourire, mais qui n\u2019était pas celui de Soeur Perpétue.Où était-il ç Sa mémoire fit un effort, sa langue essaya d\u2019articuler que! ques mots, il sourit.Il avait reconnu la France à la croix que la Soeur portait sur sa poitrine, un accent du pays, un parler chrétien, des visages français.[Duis il retomba, brisé et incrte, dars son anéantissement, mais un rayon de joie demeurait comme figé sur sa figure.\u2014Ce doit être un brave jeune homme, dit Mme Benait, j'ai trouvé un chapelet dans sa poche.Il portait aussi sur son coeur une médaille miraculeuse.\u2014Oui, dit la Soeur.Pendant son délire, il se croyait entouré de Prussiers, et, comme une protection, il paraissait chercher cette médaille.Elle lui rappelle sans doute quelque cher souvenir, Une seconde fois, il s'éveilla.Son front, qui s\u2019était rembruni, s\u2019éclaireit soudain, il appela sa mère.\u2014 Maman !.où suis-je ?.Le coeur de Mme Benoit remua dans ses entrailles, elle s\u2019approcha et dit simplement : \u2014C\u2019est moi qui la remplace.mon enfant.Vous êtes chez des Français, chez des gers qui vous aiment.Et, tout bas, elle ajouta : \u2014Mon Albert n'a point de mère là-bas ! lui! Cependant, mon Dieu ! vous qui n\u2019abandonnez personne, vous lui avez envoyé Edelweiss.Oh ! qu\u2019elle soit bénie, comme me bénira la mère de ce jeune hornme ! Puis elle préserta au blessé la médaille miraculeuse.Il la baisa avec une ardente émotion, qui raviva aussitôt tous ses souvenirs._ \u2014 Maurice, le jeune homme que j'ai essayé de tirer de la griffe des Prussiens, qu\u2019est-il deveru ?Est-il mort ?Dites vite !.\u2014 Ji est vivant, dit la religieuse, il est dans cette maison même.Il en sera quitte pour une épaule bien fracassée.Ce sera plus long que pour vous.\u2014Oh ! merci ! Dieu soit béni! C\u2019est mor: camarade de chez nous mon ami d\u2019enfance ! Mos mères seront bien leurenses 1I faut leur écrire.\u2014Out, murmura-t-il doucement, c'est la médaille de Marguerite qui m\u2019a protégé.Ils Chaumet : \u2018\u2018 Dieu, France et Marguerite !\u201d\u2019 Saint Christophe aussi, dit-il plus haut, avec ani- mon patron,\u2014car je m'appelle Jean Christophe, voyez-vous, \u2014m'a aidé à me délivrer de ces maudits Bavarois.Ah! de quels coups nir le bâton érvorme de saint ; un frappais, je frappais.\u2014Allons ! interrompit .cheminée.Quelques jours après, il rece- de Chaumetfi du pays natal, de s\u2019éeria Mme Be- [son pére, de sa soeur Suzanne, de noit, après avoir arrosé de ses toute la maisonnée.Chacun avait voulu lui envoyer un mot du ** Mareeillaise \u2019 ou la \u2018\u2018 Parisien- |aussi, je veux être pour ces en-|coeur, et Suzette clle-même, la vaillarte mère, qui n'avait pas tenu de plume depuis le jour où elle signa à la sacristie de l\u2019église, les actes de son mariage, avait écrit de ses doigts rendus plus malhabiles encore par l\u2019émotion de son âme: \u201c Mon Jean Christophe, je t'aime plus que jamais, et je suis fière de toi ! Embrasse comme ta seconde mère la bonne Mme Benoit.\u201d\u2019 Son pére lui mandait dans son style plus abrupt: \u2018\u201c C\u2019est bier, mon cher Jean Christophe, je n\u2019attendais pas moins de toi.Bon sang ne peut mentir, Nous avons passé quatre dures semaines.I\u2019as une minute ans la journée ni dans la nuit que je n\u2019aie pensé à tol: mais je r\u2019en disais rien, de peur d'attrister ta mère.Elle, de son côté, en faisait autant.Mais quand nos yeux se rencontraient.ils trahissaient notre pensée secrète, et, sur nos prunelles, je voyait toujours _ écrit: \u2018\u201c\u201c\u2018 Jean Christophe ! Nous voilà maintenant Tas- surés.Tu t'es battu en brave, tu as recu ure forte blessure à la tête, d\u2019honnêtes chrétiens de Marchenoir t\u2019ont recueilli, et nous savons que le bon Dieu t'a ménagé les soins d\u2019un autre père.d\u2019une excellente mère, d\u2019une autre Soeur Perpétue.Nous l\u2019avions tous bien prié, nous le remercions mieux ercore.Si seu- lment nous pouvions conraître M.et Mme Benoit, et leur témoigner quelle reconnaissance nous lie maintenant à eux ! Voilà re que c'est que d\u2019appartenir à la religion dé Jésus-Christ.Partout on Tercontre des frères, des soeurs, qui tienntn prêts pour vous le verre d'eau fraiche qu'il récompensera.\u2018\u201c Combien 11 récompensera tonus les bons soins qu\u2019ils te prodiguent ! 1) y a quelque chose qui vaut mieux que tous les verres d'eau et que tous les verres de vin du monde, c\u2019est le bon coeur qui les dorne, c'est le dévouement que tu as eu le bonheur de rencoztrer.\u2018* C'est encore une leçon pour toi, mon Jean Christophe, quand tu seras venu à Chaumet et que tu auras repris une partie de ma ferme, ne renvoie jamais un malheureux.Garde toujours pour l\u2019infortuné un bon lit avec des draps blancs, ou tout au moins ure bonne couverture dans le coin le plus chaud de ton écurie.\u2018\u201c Depuis que nous avons reçu la lettre de M.le curé de Mar- chenoir, ce n\u2019a été chez nous qu'- une véritable procession de tout le monde et particulièrement de tous les jeunes gens du pays.Si tu revenais aujourd\u2019hni, vois-tu, avee Maurice Seuret, vous seriez porté en triomphe.\u201c\u201c Le bor: exemple est contagieux.Horace Malgouverne lui- même s\u2019est décidé à partir.Quand on a su que vous étiez engagés dans l\u2019armée de la Loire, ça leur a remué le coeur dans le ventre.Deux jeunes gens de fort mauvaise mine sont venus à Chaumet, deux camarades de collège d'Horace.On m\u2019a dit qu\u2019ils s'appelaient Raget et Potard.Ils or.t mis le pays sens dessus (es- sous, organisant des manifestations bruyantes, généralement terminées par des bals et des ri- bottes, bous prétexte d\u2019arroser le drapeau tricolore.\u2018Ils ont même voulu enrégimenter les jeunes gens, les hom- fant qu\u2019elle tenait par la main, [AVäicnt raison les jeunes gens, de |MeS, tout le monde ; et, chaque soir, ils leur faisaient faire l\u2019exercice dans la grarde prairie.\u2018ne fois que je revenais de mes vignes, n'ont-ils pas eu l'idée de m'arrêter pour me faire entrer dans les rangs ?Quand on a un pen de patrio- tise, leur ai-je dit devant toute | \u2018\u201c Ça a porté coup, et, deux | LS Na Te [I pa fois ** Je ne croyais pas dire si vrai.Je viens d\u2019appreadre que Brutüs Malgouverne.avait concu autre- \u2018Crémieux, comme Cabet.comme Vietor Considérant.Entre juif ct Bon-Cousin l\u2019entente était facile.Alors Horace s\u2019est recommandé du souvenir de son père, et mes trois gaillards, pour le moment, doivent se chauffer douillettement à Tours au fond de quelque bureau., \u2018* N\u2019aie crainte, tu ne les rer- contreras pas, car ils ne seront jamais aux endroits ou l\u2019on expose sa peau, et g\u2019ils t\u2019apercevaient de loin, m\u2019est avis qu\u2019ils se sauveraient comme de vilaiñs diables.CL, \u2018* Maintenant, guéris-toi vite, mon Jean Christophe, Dieu sait si je désire te revoir et combien nous sommes privés de toi.Mais tu cornais ma pensée et je con- mais la tienne.Tant que la guerre durera, tu appartiens à ton pays.dJ\u2019ai confiance que le bon Dieu te ramènera sain et sauf à Chaumet, j'ai confiance surtout que tu feras ton devoir jusqu\u2019au bout.\u2018\u201c\u201c Te souviens-lu, mon brave soldat, du jour où, avant de t'em barquer pour Valrey, je te racontais l\u2019histoire de sairt Chrisfo- phe ?te voilà dans le fleuve comme lui.Au lieu d\u2019un pin en guise de gourdin, tu portes une épée et un bon fusil.Va, tu sortiras du fleuve et tu gagneras la rive.Prie bien ton grand patron que j'aime beaucoup.Nous embrassons avec toi ton vaillant camarade, qui s\u2019est battu comme eût fait saint Maurice, si au lieu de se faire tuer à Saint-Maurice- en-Valais, il s\u2019était trouvé à Coulmiers.! \u2018\u201c Tes soeurs et Mlle Marguerite sont là, qui chuchotent à côté de moi pendant que j'écris.Jé suppose qu\u2019elles trouvent que j'en écris trop long et que je ne leur laisserai pas assez de placé pour exprimer tout ce qu\u2019ellés ont à dire.11 doit y en avoir et la plume, mais non sars ta donner comme dernière recommandation cette parole que nous adressait M.le curé dang son prône, hier dimanche: \u201c\u2018\u201c Sois fort et sois hommé 1 \u201d* À la suite de ces lignes vigoureuses, Suzanne avait tracé d\u2019une main tremblante d\u2019émotior fraternelle cette page dont plusieurs phrases sans doute furent rent dictées par Marguerite Froment.Celle-ci n\u2019osait écrire elle- même à son fiancé, par délicatesse, par réserve virgirale ; mais debout, légèrement penchée sur l'épaule de Suzanne, elle dirigeait sa pensée, elle faisait passer par le coeur de sor amie tous les sentiments de son coeur: , \u2018\u201c Oh ! comme nous avons été inquiètes et heureuses, thon\u2019 bon frère ! Dis bien à Mme Bénoit que si M.Albert était blessé et qu'on l\u2019eût amené chez nous, il serait bien soigné aussi.Marguerite veut que je te dise qu'elle porte envie à la bonne Soeur qui te parse ta plaie et que, pour t'ôter ou te remettre l'appareil sur ta blessure, nous ferions bien pour toi \u2018des Soeurs de charité.Je crois pourtant que nous #e- rionk maladroites, car nous aurions peur de te faire mal.\u201cJe dis quelquefois à Mergue- rite: \u201cJean Christophe a do \u2018tuer des Prussiens, tu ne l\u2019ai- \u2018 meras plus !\u201d\u201d C\u2019est pour la \u2018\u201ccontrarier.Aussi elle me répond toujours: \u2018\u201c Plus il en adra tué, plus je serai fière et eonten- te I\u201d Ce n\u2019est pasr éomme ce beam godelureau de Malgouver- ne, qui est bier: sûr de ne tuer personme, car il aura toujours soin de mettre vingt ou trénte lienes entre lui et les fusils prus- sicns.} \u201c\u201c Cécile et moi, ainsi que \u2018\u2018notre soeur \u2019\u2019 Marguerite, nous n\u2019a- Vons pas passé une journée sans dire notre chapelet pour toi afin que la Sairte Vierge détôurne de toi les balles mortelles ; et quand fous avons prié, nous sommes rassurées.Marguerite dit: \u2018\u2018 La Sainte Vierge veille sur lui.J'ai confiance que les boulets eux- mwémes viendraient s\u2019aplatir sur sa médaille'!\u2019\u2019 Et Cécile reprend : \u2018\u201c Oh ! la bonne médaille { Vous voyez bien qu\u2019elle est à l'épreuve même des coups de baïonnettes ! \u2018* Quéris vite et courage ! Va, nous t\u2019aimons bien.\u2018\u201c Tes soeurs, \u2018\u201cSuzarne, Cécile, Margnerite.\u201d Rails \u2018 (À suterb) 2 5 gros.Je leur cède.donc, la table \u201d i; 4 ER BE: LI PARR ~~ ! it à if TI Retake 11 Sp Sere rm ar oder a db pe mre mr ve oe vo PA tee Ln EDITION HEBDOMADAIRE _ POUR Les Chenilles à Tentes Les chenilles font depuis quelques années des ravages considé- Tables dans les vergers et parmi les arbres d\u2019ombrage, il n «fant pan négliger de leur faire guerre.De temps à antre ces chéniMes apparaissent en grand nombre ; pendant les anné(s' initermédiai- res, elles sont beahconp \u2018moins rombreuses et parfois même presque rares, grâce à l'activité de leurs ennemis naturels, INSECTES PARASITAIRES C'ertoins ins etes minuseules à quatre ailes, de l\u2019ordre des hymé- noptères, pondert leurs oeufs dans ceux des papillons et ces oeufs donnent naissance à de petites larves blanches qui se développent dans les oeufs de la Livrée et les détruisent.Certains autres parasites aprjartenant aux ordres des hyménoptères et des diptères se développent dars les chenilles elles-mêmes et dans leurs chrysalides et snot des agents très lactifs de contrôle.On sait que plusieurs espèces d'insectes et de chenilles de proie se nourrissent de ces chenilles et l'on a trouvé des mites qui détruisaient les tas d'oeufs.OISEAUX : Plusièurs espèces d\u2019oiseaux se nourrissent plus ou moins des oeufs et des chenilles et aidert beaucoup sans doute à en réduire le nombre.Voici, d\u2019après divers auteurs.la liste de ceux qui se nourris- gerit de chenilles: coucou à bec noir, coucou à bee juune, loriot de Baltimore, geai bleu, corbeau, grive, oiseau chat, gorge noire d\u2019Amérique, sittelle, grive des bois cliewink, grimpereau noir et blanc, les virions, colapte doré.tangara écarlate, pivert, gracula bronzé, moineau anglais, mésange d\u2019Amérique, -jaseur du cèdre.Certains d\u2019entre eux se nourrissent également des oeufs et d\u2019autres, à un moindre degré, des chenilles.\u2018On ferait un grand pas dars la lutte contre beaucoup d'insectes nuisibles aux arbres dé toutes sortes, en protégeant titles\u2019 etiedurtigeait\u2019 nos -o0i- sesrxsinyligénes.MALADIES \\ Il est une maladie bactérienne qui détruit parfois beaucoup de chenilles et aide puissamment à les enrayer.Celles qui sont at- teirtes de cett* maladie restent souvent attachées à l\u2019écorce par une partie du corps.Les organes internes se convertissent en Un fluide d\u2019une couleur foncée qui exsude lorsque la peau se fend.Une deuxième mæladie ,de nature fôngueuse, se rencontre quelquefois.Les chenilles atteir.tes devienrnent séches, rigides et restent quélque temps atachées à l\u2018écorce ou aur rameaux par une riartie du corps.Ces deux maladies ont été constatées en 1912 dans la vallée dun Gatinean, Qué- bee, \u2018mais peu de chenilles en étaient atteintes.TI \u2018serait inutile actuellement de chercher à combattre ces insectes sur de vastes superficies : les irsfrüetions suivantes s\u2019appliquent à la protection des arbres d'ombrage, des veorgers; les pares êt des petites réserves forestières.DESTRUCTION DES TAS D\u2019OEUFS Lorsque les arbres sont défeuil és, on distingue très facilement les tas d'oeufs sur les rameaux.En avril suivant, près de 150 jen- nes chenilles voraces 1grissent de chaque tas.On ferait done beaucoup de bien en enicvart ees tas d\u2019oeufs des arbres petits ou de moyenne grosseur ou en les brûlant avant le ler avril, Cette cou- fume n'est avantageuse (ue sur les \u2018arbres d\u2019une certaine.valeur couine les arbres fruitiers et les arbres d\u2019ornement.La destrue- tion de dix tas d\u2019oeufs pendant l\u2019fiver représent» de 1,500 à 2,- 500 cherilles en moins sur 1\u2019arbre le printemps suivant ; if, est facile de s'occuper de celles qui restent, -_ SECOUEMENT La livrée des forêts tombe généralement par terre lorsqu\u2019on sccoue- ou que l'on agite certaines parties de l\u2019arbre.En frappant les branches, près des grappes de chcnilles, avee un maillet i tong manche et rembourré, on peat faire tomber le plus grand nombre de cherilles des petits arbres ou des arbres de moyenue grosseur.Une fois les chenilles à terre, on les empêche de remon- | pose au passage des LE CULTIVATEUR tr trone d\u2019une bande gluante, cor- | posée d\u2019un des mélanges décrits | dans le paragraphe suivant, On recomn'arde également d\u2019étaler une grande toile sous les arbres avant de secouer, et de ramasser et de détruire les chenilles qui tombent sur cette toile.Ste BANDAGE H est souvent nêcessaire de protéger les arbres non infestés et qui pourraient être attaqués par dos chenilles crrantes, tombées des arbres sur lesquels eiles se nourrissairut, où qui en out été secouées et qui cherchent de rouveaux hôtes.Ou peut empêcher ces chenilles de griünper sur ces arbres en entourant les trones à une Hauteur de 5 à 6 pieds du sol, d'une bande de cotou © ot d\u2019une gomme visqueuse appelee © Tree tanglefoot.\u201d\u201d Une bande de ouate de huit pouces de large, liée par le milieu autour du tronc «t dont la partie supérieure est renversée sur la ficelle a été recommandée.On dit qu'elle s\u2019op- cherilles.mais elle ne fonctionne bien que lorsque le coton est sec.Mais la bande la plus facile à appliquer est celle qui se eompo- se d'une substance gluante eowm- me le \u2018* tree tanglefoot \u2019\u2019 à base de goudron.On prend des bandes de papier d\u2019embalage épais.d\u2019une largeur d\u2019un pied ou plus.que l\u2019on attache autour d'un: trot.c À cinq ou six pieds du sol.avee deux ficelles, et que l\u2019on recouvre abondamment soit de \u201ctree tanglefoot \u2019\u2019 auquel on a ajouté deux parties d'huile eruc.soit d'un enduit que l\u2019on obtient en faisant bouillir ensemble de la résine et de l'huile de castor en partics égales.On se sert aussi de graisse d\u2019essieu, de gai.doux.de soufre, de cottolene, et de \u2018\u201c raupeuleim.\u2019\u201d ll faut renouveler cette substance collante ou l'étendre quand elle se sèche ou qu\u2019elle devieut remplie de chenilles.DESTRUCTION DES TENTES On peut enlever les nids de la Livrée d\u2019Amérique quand ils sont petits et détruire leg chenilles qu\u2019ils renferment.Ou le ffait au moyer, de ciseaux à longs manches qu, dune brosse, ou euncory, on peut brûler les nids avec une torche lorsqu'ils sont remplis de chenilles On fait la torche en prenant une masse de chiffon ou de déchets de cotou que l'on trempe dans du pétrole (huile de charbon) et que l'on attache à une longue perche.La fibre d\u2019amiante trempée dans du pétrole et placée dans une chaudière d'é- sain, clouée au bout d\u2019une perche fait une execllente torche.Il faut passer laflammeau-dessous.du nid de façon à le détruire ainsi que les chenilles qu\u2019il renferme, et avoir soin de ne pas abi- mer ces branches, ce qui demande des précautions.Lier: entendu, cette opération doit se faire tandis que les) chenilles se troi- vent dans le nid.On peut enlever, au moyen d'une torche, les grappes de chenilles de la Livrée d'Amérique lorsqu\u2019elles sont rassemblées sur les branches inférieures ou sur les trones des arbres ; on peut aussi les erlever au moyen d'une brosse raide, en fil de fer, ou les tuer avce une forte pulvérisation d'émulsion de pétroie, appliquée direcienient sur les chenilles.RAMASSAGE DES COCONS Quand la phase de la chenille est terminée et que les cocons sont tissés on peut ramasser ces derniers pour empêcher les j4- pillons d'en sortir.T1 faut placer «es cocons ramassés dars unc boi te couverte d'un grillage métallique, à mailles d\u2019environ 3-16 Je pouce.De cette façon les parasites pourront en sortir mais les papillons resteront à l\u2019intérieur de la hoîte et pourront être détruits plus tard.LA PULVERISATION Lorsqu'on a un apriarcil à pulvériser, le moyen le plus simple et le plus facile est d'apyéquer Aux arbres infestés, au moment cit les chierilles sortent des o°%°s, du vert de Paris i raison de vne livre par 160 gallons d\u2019eau, on de l'arséniate de plomb, 3 livres dans 40 gallons d\u2019ean.Les vergers pulvérisés régulièreiaent pour le ver de la pomme ou lo c'aarançon de la prune sou'Y«ent rarement des chenilles à onto, Les jeunes chenilles sont tuées par le poison avart qu'elles puissent causer bcansonp de dégâts.Quand elles sont à demi développées, il est beaucoup plus diffici- \u2018e de les tuer par des préparations à base d'arsenie.C\u2019est done an commencement de la saison ter sut l'arbre.çn recouvrant le qu\u2019il faut s'en occuper.Lors- qu\u2019on est forcé de pulvériser spé- vialement pour cet insecte, it suFfit d\u2018appliquer le mélange sur !es branches attaquées.L'arséniate de plomb est peut-être à préférer parce qu\u2019il adhère bien.VERT DE PARIS Vert de Paris, ue livre.Chaux vive, de la meilleure qualité, 2 li- vis.(Empêche la brûlure).Fau, 160 gullons.+i, PREPARATION On délaie le vert de Paris dans un peu d\u2019eau de facon à faire une pâte, on éteint ÿ1 chaux avee une quantité d\u2019eau suffisante puis on la coule pour enlever leg grumeaux durs.On brasse lu pâte de vert de Paris et la chaux éteinte duns la quantité d\u2019cau requise.Les partieules de vert de Paris sont plus lourdes que l'eau, aussi faut-il agiter corstamment le mélange lorsqu'on pulvérise.Quand les chenilles ont plus du tiers de leur développement il faut n'ujouter que 120 gallous d\u2019eau au lieu de 160.ARSENIATE DE PLOMB On peut se procurer cet iusec- ticide sous forme de pâte.Il faut hrasser cette pâte dans un peu d\u2019ean avant de fa diluer.Ou l'emploie sur les fibres fruitiers et les arbres d\u2019ornement à raison de deux livres dars 50 gallons d'eau.Une solution de cette fcr- ce détruira les jeunes chenilles.mais les chenilles plus vieilles, qui ont atteint le tiers de leur développement où plus, «xigent une pulvérisation plus forte, quatre livres par baril de 40 gallons d\u2019eau.\u2018LI ne fant pas de chaux avec cet insecticide.Lorsque les chenilles sont en très grand rombre, il vaut mieux se servir de la solution plus forte.Dans les vergers ou ajoute ces poisons au fougicide employe au taux indiqué ci-dessus.On peut ajouter le vert de Paris à la bouillie bordekaise, l\u2019arséniate de plomb à la bouillie bordelaise ou au lavage de chaux sulfurée.\u2018\u201c Ne pas oublier que le vert de Paris et l'arséniate de plomb sont des poisons violents.Il est très facile de protéger les arbres d\u2019ornement en pulvérisant les branches inféstées aù moyen d\u2019arséniate de plomb, dés que les jeunes chenilles palyis- sent, et en entourant promptement les arbres d\u2019une substance visqueuse \u2018\u201c tree tanglefoot \u201d\u2019 ou d\u2019une préparation semblable, ainsi qu\u2019il a déjà été indiqué, pour empêcher ure nouvelle attaque.Quand on n\u2019a pas d\u2019appareils pnl vérisateurs à «ia disposition, on peut employer les autres moyens que nous recommandons plus haut pour enlever les chenilles des arbres, ARBRES INUTILES Trop souvent on voit, dans le voisinage des vergers de pommes, des arbres inutiles et négligés, pomumiers, merisiers, aubé- piLes, ete.Les chenilles à tenes d\u2019autres espèces de chenilles nuisibles aux feuilles, certains insectes perceurs et plusieurs mpla- dies des fruits s\u2019y propagent en toute tranquillité et se répandent rapidement aux vergers voisins.Les arborieulteurs devraient done enlever ces arbres ir.ntiles et dangereux ; ils ne doivent pas non pins oubiier de proiéget nos oiseaux, comme nous l'avong Jdé- jà dit.ADRESSE Pour tous rens ignements »up- plémentaires, s'adresser, en fran- \u201cais ou en anglais à Ya \u2018\u201c Forinr Expérimertale d'Ottawa.\u201d J.II.GRISDALF, Directeur.\u2014\u2014\u2014 ccm \u2018\u201cDepuis quinze ans et plus, tant dans mes rapports que dans mes cireulaires, je me suis efforeé de convaincre les (\u2018ommissions seo- laires et les instituteurs de l'avantage qu'il y aurait de donner de vive voix, des notions d'agriculture aux enfants, même aux plus jeunes des écoles rurales.\u2019 (Boucher de la Bruyère, Surintendant de l'Instruetion Publique! ss \u201cLes jours heureux et indépen- lants que je compte dans ma vie sont les jours de ces trente années où je cultivais mon sol! Encoura- g@tuns nos enfants à devenir cultivateurs, et dites-leurs comme je dis aux miens: Enfants, aimez cette noble profession et proposez- vous de la garder toujours.\u201d (Hom.J.E.Caron, Min, de I\u2019Agri.cult.) rm Si nos amis voulaient bien patroniser de préférence ceux qui annoncent dans lo \u2018\u2018Droit\u2019\u2019, ils noûs renirafîent un immense service fun pew attentif.LES CHENILLES Le meilleur moyeu et le plus facile de détruire la chenille à tente, \u2018c\u2019est d'en détruire les oeuis.l'es oeufs sont déposés par ln chenille devenue papillon, chaque été, sur le rameaux de l'année ou de \u2019année précédente en forme de bague qui entoure les ra- meuux, Cette bague si elle résiste insqu\u2019au printemps suivant se changera «n une famille de chenilles dévorantes.Lorsque l'arbre est dénudé de feuilles c\u2019est-à-dire de l\u2019automne au printemps il est facile d\u2019apercevoir ces bagues par an examen C\u2019est le temps de les détruire.Une bague «d'oeufs détruite.c\u2019est 200 chenilles de moins pour le printemps suivant ENLEVEZ CES BAGUES A LA MAIN, adee un canif ou un sécateur, ct faites-les brûler, Sa- erifiez le rameat, si c'est nécessaire.Au printemps, fin d'avril on commencement de mid, les oeufs non clétruits éclosent.DETRUI- SEZ LA CHENILLE PENDANT QUELLE EST JEUNE, KN SAUPOUDRANT DE VERT DE PARIS le fenillage des petits arbres, ou en ARROSANT LE ARBRE avee une solution de 3 livres d\u2019arséniate de plomb dans 40 gallons dean, ou une solution de 1-2 li- vie de Vert de Paris, 4 livres de chaux et 40 gallons d\u2019eau.ARROSEZ L'ARBRE avee une pompe spéciale pourvue d'au agitateur qui tient le poison supen- du dans l\u2019eau, d\u2019un hoyau élastique et d\u2019un lance en fer ou en roseau, au bout de laquelle est fixé un robinet d\u2019où le liquide s'échappe en brouillard.La jeune chenille en mangeant les f'enilles nouvelles, imprégnées de poison, mourra bientôt.On peut se procurer l'arséniate de plomb chez la Cie Sherwin- Williams, 897, rue Centre, Montréal, ehez M.TT.Avard, 41 rue C\u2018onmerciale, Lévis, ou encore chez le secrétaire de la Société Coopérative Agricole e&t Horticole.&t-Valier, Bellechasse.On peut voir un arrosoir chez The Spramotor Co., Londen, Ont.The Bean Spray Pump Co., agent.M.C.Smith, Burlington, Ontario.The Niagara Brand' Spray Co.l\u2019urlington, Ont.~ Si vous êtes un homme soi- eneux, vous détruirez les oeufs et les jeunes chenilles; mais il peut arriver qu\u2019un arbre échappe à votre surveillance; ou Œqu'un voisin négligent laisse les chenilles se multiplier -par wiliiers, vdus devrez eraindre qu\u2019après avoir dévoré les\u201d feuilles de l'arbre natal, elles envahissent Irs autres.INTOUREZ VOS ARBRES D'UN PAPIER GOMMEUX PAPIER A MOUCITES.OÙ D'UNE BANDE DE TOILE de 5 à 8 pouces, recouvertes à l\u2019extérieur d\u2019une substance graisseuse ou gluante.Cette bande ou ce papier devra être posé sur le trone, à mi-hau- teur, entre le sol cet la naissance des branches.Attachez-le par le haut en l'enroulant évasé un pen Ju bas pour lui donner une forme d'ahat-jour.Les chenilles qui \u201chercheront à monter sur l'arbre seront arrêtées par ect obstacle, DETRUISEZ AUSSI LE COCON, cette enveloppe de soie dans laqnelle s'enveloppe la chenille pour se changer en papillon.Comme c'est le papilon qui pond les ceufs, un cocon détreit.ce sont des centains d'oeufs de moins.MOYENS À EVITERs Ne pas essayer à ébouillanter les chenilles en jetant de l\u2019eau bouillante sur l'arbre.Ne pas mettre de pétrole [huile de charbon), gazoline ou autres vssences de ce genre sur arbre, La chenille mourru peut-être.inais vous causerez à l'arbre autant de dommage que la chenille peut en causer elle-niême; et, si l'arbre est jeune, vous le tuerez presqu'infailliblement.Ne pus se servir de torche enflammée pour faire brûler des groupes de chenilles qui se tiennent sur n'importe quelle partie de l'arbre.Vous risquez de faire mourir cette partie de l'écorce que vous approchez de votre torche, de faire grésiller les feuilles.qui ne valent pas plus que si elles étaient mangées, et de faire mourir ainsi des branches et des rameaux entiers, Il vaut mieux dans ce cas écraser les chenilles.S.B.LES ENNEMIS DES ARBRES Les divers insectes qui nuisent aux arbres fruitiers peuvent être divisés en deux catégories dis- tinetes.La première eomprend les insectes broyeurs munis de mâchoires propres à ronger les feuilles, le bois des arbres et les végétaux.Ces espèces d'insectes se détruisent en employant poisons arsénieaux, tels que l'arséniate de plomb et le vert de Paris.La seronde catégorie d\u2019insectes nuisibles aux plantes, com- vrend les insectes suceurs parmi lesquels on compte les différents genres de kermès, les pucerons ou cochenilles.1ls sont munis d'un rostre qu\u2019ils enfoncent dans les - + Alors LE DROIT, MERCREDI, 20 MAI 1914 Tog écorces, les fruits et les feuilles dont ils diminuent la vitalité en sucant la sève.MALADIES FONGUEUSES Les maladies fongueuses sont produites par des végétaux inférieurs connus sous le nom de champignons.Ils vivent aux dépens des cellules des arbres dans lesquelles ils se sont établis.Les plus communs sont la gale des fruits et des feuilles, la gale des branches et des racines, la pourriture brune des fruits, la rouille des feuilles, etc.Il faut appliquer des fongicides pour combattre ces mgladies.INSECTES BROYEURS.Le ver tarière du pommier, à tête ronde, se perce des galeries dans le bois au bas des arbres.près du niveau du sol.Si l'on y trouve des particules ou des déjections de bois neuf, le ver est à l'ocuvre ; il faut l\u2019extraire avec un fil de fer ou à l\u2019aide d'un ea- nif à Jaume pointue.Ce ver poursuit son oeuvre pendant trois ans.C\u2019est alors qu\u2019il a attéint son complet développement.Vers le mois de juillet il se fait une ouverture et sort de l'écorce en insecte parfait.ll voltige, va déposer ses oeufs an pied des jeunes pommiers, lesguels oeufs éclosent aussitôt et donnent naissance à une nouvelle génération.On empêche la larve de pénétrer dang les écorees en appliquant un lait de chaux épais ou une lotion alealine : LOTION ALCALINE CONTRE LES VERS RONGEURS.Savon mou réduit en bouillie par addition d\u2019une forte solution de soude à laver.Appliquez cette lotion au pinceau au pied de l\u2019arbre vers le ler juin.par une chaude matinée, On détruiva les larves nouvellement évcloses de la chenille à tente en pulvérisant les arbres avec 3 livres d'arséniate de plonub diludes dans 40 gallons d'eau.On cmydoie ce mélange pour détruire tous les insectes qui dévorent les feuilles, Contre les charanvons du pommier et du prunier, cultiver le verger, arroser les arbres à la bouillie bordelaise ou soufrée en y ajoutant 3 livres d\u2019arséniate de plomb par 40 gallons d\u2019eau, et ramasser les fruits tombés sur le sul avant leur maturité.Pour combattre la pyrale de la pomme, on pulvérisera les arbres avee la solution suivante : bouillie soufrée empoisonnée, avant, et aussitôt après la floraison.La chenille arpenteuse sera aussi détruite si l'on arrose les arbres avant la floraison uvee l'une des solutions empoisonnées indiquées plus haut.On combattra les vers du gadel- lier en les pulvérisant avee ume emulsion de pétrole: 2 gallons de pétrole, une demi-livre de savon bien \u2018diluée dans nn gallon d'eau bouillante.Avant d'appliquer cette solution, mélangez les 3 gallons de l\u2019émulsion dans 9 parties d\u2019ean.On peut aussi employer la lotion an tabac et au savon.Faire tremper 10 livres de tabac pendant quelques heures dans l'eau chaude, passer le liquide dans un eouloir et aionter deux livres de savons d'hnile de poisson, puis ajonter de l'eau pour avoir une solution de 40 gallons.Pulvériser le matin à deux ou trois reprises si nécessaire.INSECTES SUCEURS.On détruira les.pucerons avec des émulsions de pétrole, de savon à l'huile de poisson ou de tabac, telles qu'indiquées plus haut.On combattra les kermes coquilles sur les pommiers, en pulvérisant les arbres avee du lait de chaux ou de la bouillie soufrée.On aura facilement raison du kermès du prunier en se servant de l\u2019émulsion de pétrole.Les maladies fongueuses à surveiller an commencement de la végétation sont la tache de la pomme et des feuilles, le nodule noir qui se forme sur les branches du prunier et du cerisier et autres gales qui se développent sur les branches et les racines.On empêche le développement de ces champigons en pulvérisant les arbres à quatre reprises avec\u2019 de la bouillie soufrée ou la bouillie bordelaise.ll ue faut pas oublier que lu restauration entière des arbres d'un verger est toujours le moyen ie plus puussant pour éloigner les insectes nuisibles et le meilleur pour prévenir les maladies fongueuses.La restauration des arbres comprend l'enlèvement des branches sèches, des écorces sèches qui se sont détachées de l'aubier, le nettoyage des plaies chanereuses, le grattage des écorces rugneuses du tronc et du bas des hranches latérales.Pour faire cette dernière opération, si l'arbe a 15 ans et plus, on pourra se servir d'une brosse d'acier.On termine la toilette de l'arbre en pulvérisant toute la tige de l\u2019arbre avec de la bouillie soufrée on bordelaise.Le Potager PREPARATION DU SOL Avant le semis ou la plantation, la terre doit être parfaitement ameublie.Plus le sol est compact plus on doit en faire l\u2019ameublissement avec soir, En général le fumier décomposé doit être bien mélangé avee le sol, à une moyenne profondeur.SEMIS SUCCESSIFS Pour s\u2019assurer uu aprpovision- nement continu de légumes tels que radis, laitue, fèves en cosses.on fait des semis successifs de la même variété, tous les dix jours envirou, jusqu'à la fi: de juin.CELERT Choisir de préférence un sol que retient l'humidité tou?\u2018en étant drainé et riche en humus.Semer d\u2019abord en couche à la fin de mars ou au commencement d'avril, puis lorsque les plants nurout atteint 4 ou 5 pouces les transplanter er: rangs distants de 10 à 13 pouces en tous sens, bé- chez et ameublissez assez souvent pour tenir In surface du sol \u2018meuble et, pour tenir les branches des plants serrées ensemble afin d\u2019éviter que lu terre pénètre sn coeur de ta plaut*, Arrosez en temps de sécheresse.RADIS La culture du radis est simple.pacés de 8 à 10 ponces, laissant environ deux pouces d\u2019écurte- ment entre chaque graine.On peut faire plusieurs semis sucees- sifs.très FEVES Les haricots exigent un sol chaud et bien exposé au soleil, suffisamment riche et meuble, Les variétés naînes se sèment en rangs espacés de 21-2 pieds et 1.Z où 3 pouces d'écartemert, à un pouce et demt de profondeur.On devrait faire, le premier semis entre le 10 et le 20 mai.Biner et sareler trés souvent, COURGES, PATISSONS ET CITROUILLES On sème ordinairement les courges ut les citrouilles vers la fin de mai, dès que la terre est suffisamment réchauffée.Le sol doit être bien engraissé et profondément ameubli: Faire des buttes de hauteur moyenne, espacés de 4 à 5 pieds en tous sens et y déposer 2 ou 3 graines à en- Viron un pouce de profondeur.La courge à moelle peut mangée dès qu'elle « atteint la moitié de sa grosseur.Les citrouilles \u2018\u201c Potiron Géant\u201d ou \u2018\u201c Roi des Mammouth souvent 100 lbs et plus.PERSIL, SARIETTE et SAUGE Ces plantes aromat:ques n'exigent pas uw sol tres riche, mais friable.dément, dat.s les premières belles journées du printemps, en rangs espacés d'environ JU pouces.Quelques jardiniers fout tremper la semence dans l\u2019eau tiède quelques heures avant de semer.Ces planter sont indispensabels, on doit les rencortrer dans tous les jardins potagers.CHOUX-l'LEURS La culture de ce délicieux légume devrait être beaucoup plus répandue qu'elle ne d'est.Le chou-fleur réclame un sol gras st suffisamment frais.Arrachez les Jeunes plants, semés dans une couche-chaude en mars-avril, et transplantez-les en rangs distants de 21-2 pieds «t laissez sur les rangi 20 à 22 pouces entre chaque plar.t.Binez et arrosez abondamment pendant les sécherez- ses, car la sécheresse est seuves.! fatale au chou var.LE SUCCES Pour obtenir un plein sucvès avec les différerts légumes précités, il ne faut pas oublier le vieil adage suivant, et surtout ie mettre en pratique : Biner et sarcler, c'est arroser sans eai et fumer sans fumier.Les plaies profondes provenant d'une mauvaise \u2018taille devront être remplies, soit de terre glaisé où de ciment.On les remplira de cire à greffer, si elles sont petites.Les rameaux des pruniers et des cerisiers sur lesquels il y anra des nodules noirs, devront être coupés et brûlés.L'expérience à démontré que leg arbrisseaux qui poussent à l\u2019état sauvage le long des clôtures ou dans les endroits non eul- tivés, sont de véritables refuges pour les insectes qui y naissent et s\u2019y multiplient en grand nombre.TI sera donc nécessaire de couper ces arbrisseaux pour pro- têger les arhres fruitiers.8.Roy, Arboriculteur en chef.EE pe + / Ou le séme er rangs es- être pèsent Ou les sème peu profon- PAGE TROIS ALIMENTATION DES POUSSINS PREMIERE JOURNEE.\u2014 Au- éuue nourriture n'est requise : le jaune convenablement absorbe fournit la nourrituxe nécessaire.Certuius éleveurs tienneut Jeurs | poussins nouvellement éclos sans nourriture pendant une période plus longue, puis leur aonuent du gravier à poussins, et ensuite des miettes de pain rassi où un melange d'oeufs cuits durs hachés | fins et de miettes de pain; une partie des premiers pour trois des derpiers.Beaucoup dépend de lu vitalité des poussins.Une erreur futale, souveut Coumise, est ; de donner aux poussins nouvelle- ; ment éclos de la nourriture avant | qu'ils aient complètement absorbe le jaune.| DEUXIEME JOURNEE.\u2014Don- ner des miettes de pain rassi ou des morceaux de biscuits finement concassés.On peut ajouter aux mieties de pain russi ou aux biscuits cassés un petit peu d'oeufs cuits durs, hachés fin, TROISIEME JOUR.\u2014 Donner du pain russi trempé daus du lait et que l'on à fuit sécher en le pressant jusqu\u2019à ce qu'il s'émiette.Plus tard, dans la journée ou te jour suivant, ajouter du gruau d\u2019avoine fin comme une tête d'épingle, du blé finement concassé \u201cou de l'avoine roulée.Continuer ce traitement pendant huit à dix ; jJoUrs puis ajouter du maïs fine- nent concassé, À partir du troi- siewe jour le riz bouilli sera utile.Il est non seulement nourrissant munis il régularise les intestins.APRES DOUZIL JOURS, on peut donner du blé entier, d\u2019abord eu petite quantité.Couti- nuer à dunner du maïs finement concassé «t du riz bouilli.APRES QUINZE JOURS, ajouter un peu d\u2019os verts coupés.Uet- te nourriture sera vivement appré- clévret fera beaucoup de bien.TROIS SEMAINES ET APRÈS \u2014 À trois semaines Où peut donner une pâtée contenant Un peu des aliments mentionnés ci-dessus.ou tous ces aliments, avee de la farine de mals, de 'avoine f{ine- ment moulue on du petit son.Nourrir peu et souvent en com- mençaut, disons toutes les deux ou trois heures.Après l\u2019âge de einq ou six semaines, nourrir trois fois par jour on plus souvent si l'on constate que cela est nécessaire.Ne jamais laisser de nourriture devenir aigre on sale.Quand les poussins sont bien emplumés on les enlève des petites éleveuses pour les mettre dans des poulaillers-colonies.La poule aura déjà commencé à pondre si elle a été bien soignée, et on la plaçeru avec les autres volatiles adultes, Plus tard on sépare les cochets i des poulettes et on hâte douce- | ment la croissance de ces derniè- | res pour les faire pondre en novembre.l'extrait snivant du rapport annuel des Fermes Expérimenta- | les «d'Ottawa, de 1910, à um telle importance sur le «gets dans I'élevage des poussins qu'il mé- brite d'être répété.\u2018Les poussins \u201cqui se développent exigent des soins spéciaux pendant les premières cing on six semaines de lenr existence, car, pendant cette période les plumes qui poussent.les os, les tendons «t les muscles qui se développent très rapidement demandent une bonne ati- mentation.C'est là un fait trop souvent oublié\u201d.LES DENRÉES PAR LA POSTE De nos jours, la vice est chère, il faut done savoir tirer profit du nouveau service des Colis postaux.pour le trausport des produits de la ferme.Aux Etats-Unis, on avoir résolu le problème, Voiri comment l\u2019on procède, nous dit la \u2018* Presse \u201d\u201d Les mai- tres de postes dressent une liste des noms de ceux qui sont prêts à fournir anx consommateurs, par le moyer: du colis postal, des produits de la ferme ; ces listes sont consultées dans les cités et villes par les acheteurs, qui peu- semble vent ainsi savoir où s'adresser pour se procurer les produits qu\u2019ils désirent.De cette facon le cultivateur a toutes les facilités d'éconler ses denré 4, sans être, pour cela, olbigé de venir les apporter lui-même au marché, par tous les temps et par toutes les routes.On soulève ccpendant une objection, à propos de la difficaité qu'il y aurait pour le eultiva- teur d'assurer le retour de ses boîtes et autres récipients.la chose peut être facilement réso- Me comme suit: où le cultivateur l\u2019emploiera que des er veloppes peu coûteuses, et alors la perte subie sera presque nulle, comparée au profit qu'il retirerait de la livraison directe de la marchandise : ou bien, ces enveloppes seront de bonne qualité, alors il n'aura qu'à en charger Je prix à l'acheteur, san£ remise au cas de retour en bon état.Du coup, les intermédiaires qui font la hausse, qui achètent à bon marché des enltivateurs et vender t à des.prix exharbitants ux consoimimateurs sont supprimés.p= a 4 - : x.} ¥ ma À £Y ci SES at ERNE [LTR Pett 7 hs MP a an ge SSD me ets Dee ve \u201cducation Familiale Lj CROVEL MOI Qui l\u2019eût eru! Mlle Tuce qui travaille neuf ou dix heures par Jour a enfin amassé un petit pécule et au prix de quels sacrifices! Vous imaginez, sans doute.que Mlle Luce s\u2019est privée de ses plaisirs accoutumés, le théâtre, les soirées mondaines, ete, Quelle naïveté est la vôtre! et que vous couna:sséz peu cette gentlle demoiselle! Sollicitée de contribuer À une bonne oeuvre, elle s'est récriée; on ne devrait pas lui demander son concours et pour cause.Même refus à tous les suili- citeurs et solliciteuses, Voilà l\u2019économie que pratique notre demoiselle Luce.Voyez-vous d'ici le beau chapeau que va se procurer notre amie avec ces fonds retranchés au budget des bonnes oeuvres?le haut panache gus l\u2019ombragera aura bien pour effet de lui amener quelque conquête : Cocorico va lu remarquer, c'est sûr.Et mademoiselle se pavaue dans la rue Sparks, à l\u2019heure où tous les fonctonnaires du gouvernement quittent leurs bureaux.Juchée sur ses hauts talons, emprisonnée dans na robe-rulotte.décolletée, écourtée, cette pauvre victime de la mode païenne croit avoir grand air.Peine perdue ! Cocorico ne l\u2019a pas croisée dans la rue.et donc n\u2019a pas admiré ses atours.Elle riviet à la maison, l\u2019âme remplie de dépit; l\u2019amertume déborde de son coeur; son air maussade n'annonce rien de bon.gare à vous, petits frères aux ébats bruyants.fuyez, petites soeurs au coquet gentil.la teru- péte va se déehainer.Et cette pauvre mère qui compte sur l\u2019aide de Mademoiselle Luce dans lez travaux du ménage.Je vous conseille d'aller voir à | la cuisine si Mademoiselle est bien disposée a se salir les doigts dans le maniement des pincettes, marmites et casseroles.Vous constaterez son absence, voilà tout.Une broderie à la main, elle tire gentiment l'aiguille; jetant une regard dans la rue, elle ape r- coit les panaches, les plumets, les \u2018aigrettes qui passent et l'epassent dans une course fantastique, mais de Cocorico.point Co.Oh! Mademoiselle Luce.vous avez refusé votre obole à la bon\u201d ne oeuyre qui vous sollicitait d\u2019ouvrir votre bourse .VOUS avez retranché les sous destinés À la charité pour satisfaire votre petite vanité.Voilà ce que vous avez récolté.du désappointement.âu dépit.de la man- vaise humeur.vous avez oublié que le sacrifice laisse toujours dans l\u2019âme le bonheur, une satisfaction bien supérieure aux sue cès que la vanité vous aurait procurés.Laissez done entrer dans votre coeur la pensée de pratiquer l'aumône.Vous vous en trouverez s.bien.\u2018Croyez- moi ! Vieille Tante.os as es eo oo .EE DIX RÈGLES D'ÉDUCATION 1.\u2014Habituez vos enfants dès leur plus bäs âge à ure obéissance immédiate et absolue.\u2018Ç 2 2.\u2014Unissez la ferineté à la dou- cewr.; 3.\u2014Ne leur faites jamais une promesse que vous n~ soyez certain de pouvoir leur tenir.4.\u2014S8i vous dites à un petit enfant de faire quelque chose, mon- trez-lui comment il faut qu\u2019il s\u2019y prenne et veillez a ce qu'il le fasse.\u2018 5\u2014Punigsez touojurs les enfants qui désobéièsent de propos délibéré, mais ne le faites jamais avec Colère et emportemet it.6.\u2014Rappekez-vous qu \u2018ure lége- e punition, lorsque l'ocgasion l' exige, est toujours plus efficace que la menace d\u2019un châtiment plus grand pour, Ty cas où le Ta faute | se renouvellerait, PT 7 \u2014Ne leur permettez jamais de faire ce que vous leur avez défendu, quand les circonstances sont les mêmes.80.Ne leur donez jamais une chose parce qu\u2019ils crient pour l'avoir.9.\u2014Apprerez-leur que le seul moyen sur de para-tre bon est de l'être en effet.oo 10.\u2014Accoutumez-les i respecter scrupuleusement la vérité dans leurs petits rapports.Ne leur passez aucun mensonge.La plus grande bible du monde est un, manuscrit de Bible jni- ve dau, Ma ahiçan, pesant 20 Ii- res SSI \u2019 DES PLAISANTERIES On appelle ainsi un badinggi fin et délicat sur des objets de peu d'intérêt ; l'effet que la plai- sunterie ne peut êtne que de ré- Jouir, mais l\u2019usage en doit être modéré.La plaisanterie est per- iuise dans la coLversation pourvu qu'elle soit fine, légère et inoffensive.On ne doit se permettre la plaisanterie qu\u2019avee des personnes polies et qui ont un esprit facile, dar bien des gens sont toujours prêts à se fâcher et à croire qu\u2019on se moque d'eux ou qu\u2019on les méprise.La plaisanterie qui dégénère en grossièreté est bannie, à juste titre, de tout honnête compagnie.Les convenances et la paix de la sociétr n\u2019admettent que la plaisanterie (louce, faite à propos, et ne l'au torisent jamlais qu'entre égaux.Il importe que la plaisanteri Le tourne ni au sareusme ui al grossièreté : dans le premier cas «le deviendrait facilement bles sante ; dans le sceond, elle doi être bannie de toute honnête compagnie.Comme il est fort difficile manier corvenablemeut la plai santerie, il est prudent de s\u2019e abstenir autant que possible.N°1 tuitez point certaines personne qui se font un jeu détestable d.verser le ridicule sur toutes le personnes qu\u2019elles approchent La raillerie, la moquerie, fon presque toujours des blessure plus ou moins profondes.Quard on s'habitue à la 1c querie, cette mauvaise habitude prise dans la première jeuness influe sur toute la vie ; il est rar que le coeur des gens noqueur reste bon et généreux.La moquerie dénote, dans 1: plupart de ceux qui se la permet tent, un manque d\u2019esprit et d'u sage : ce qui le prouve, c'est qu «cs Ppersonnss nioqueuses pren nent fort mal la plaisanterie.I] serait incorvenant qu'on s permit de plaisanter avee ses su périeurs ; ce serait s'exposer i s'écarter du respect qui leur es\u2019 dit.Des supérieurs doivent s\u2019in terdire également la plaisanteri à l'égard de leurs inférieurs ; \u20ac serait de lenr part un défant d générosité.Si la plaisanterie douce, hon nête et légère est Une preuve d\u2019e prit, la raillerie amère, le persi flage, prouvent le contraire e blessent d'ailleurs aussi bien le lois de la politesse que celles do l'a charité.rs UN SAUVETAGE IMPORTANT Je m'unis d'intention à toute: les noblesses, les dévouement: pour le prochain triomphe de i: langue francaise.Que bientô.partout jeunes ou vieux Cana diens - francais nous puissions jouir de nos droits, parler fran çais, prier en francais, s'instruire en français, commie au ciel nous pourrons aimer en français: dre à Jésus et Marie \u2018Je vous ar me.\u2019 Une de mes principales inten tions, en me rendant tous les soirs à l'exercice du mois de Marie, c'est d\u2019aider à ce beau sau vetage auquel se dévoue ce qu\u2019il y a de plus grand, de mieux pensant.Une PATRIOTE CONVAINCUE.VUES ANIMÉES À plusieurs reprises nous avons entendu nos prêtres en chaire, dénoncer avec énergie et non sans \u2018aison, les théâtres pernicieux où les foules passent des heures à voir se dérouler leg vues cinématographiques.s 4 il Les cinématographes sont en grande partie responsables de l\u2019äé- icroissement anvrmal du crime parmi la jeunesse et les enfants.Hs sont aussi une source de démora- tigation pour les femmes et les Jeunes filles.D\u2019après les médeeins les vues animées font.dommage à la vue ot produiront une race de gens i Ia vue faible.La représentation te scènes de meurtre et de la- bleaux effrayants ont un effet pernicienx sur la santé des femmes portant des enfants, inffnen- eant prématurément leurs enfants, suivant cerfaines autorités\u2018 reece \u2014Le don des lormes a ss sonr- « \u201c : LE DROIT, _MEROEED 20 MAI 1014 \u2018Que votre règne arrive\u201d > 4 © ; DANS L'INTIMITÉ brin © CINQUIEMÉE PROMESSE Je répandrai d'abondantes béné- tictions sur toutes les entreprises tes dévôts à mon Coeur.LE REGNE DU SACRE-COEUR.Au monastère de la Visitation le Paray-le-Monial vivait une iumble religieuse, Marguerite- Marie Alacoque (1647-1690).Elle \u201ctait admirablement pure et fervente, mais bien incapable d\u2019exer- \u2018er par ellequême la momdre in- luence sur le monde, C'est pré- isément en raison de son in \u2018Uissance personnelle que Dieu \u201coulut se servir d'elle.En 1675, duns des apparitions tout l'Iéutise à garanti l'anthenti- ité, Notre-Seigneur lat mont radi on Coeur et lai ordonnait d'en \u2018épandre le culte, lui désignant es Peres de la Compagnie de dé aus, entre autres le ode la Co- ombière, pour l'uider dans la pro- Rien n'arrête les desseins de dieu.Aussi, malgré l\u2019apparentr impuissanee de Marguerite-Marie.nn dépit d'oppositions sans nom re, la dévotion au Sacré-Coeu: \u2018ommenca dès lors à se répandre selatante connne une douce lu- nière, pénétrante comme ur déti- Jeux parfum, Des confréries fu- \u2018ent fondées en son Lonueur, de: vêques les upprouvérent.den 722, un voeu au Sacré-Coeur auvait Marseille de la peste, De a France, la dévotion nouvelle ie répandait en Flandre, en Alle- aagne, en Pologne, en Lithuanie.n Chine, dans l'Inde, en Améri- jue.Les eours de Pologne et Espagne, de France et de Par ugal l\u2019udoptaient et la proté- reaient.Ni le jansénisme, ni le vhilosophisme, i la Révolution ie purent arrêter ses miraculeux ogres.Jusqu'en 1697, la pratique de :e culte resta privée et sans con- iteration officielle.A cette date.le pape Innocent XII permit aux \u2018glises ade 1d Visitation de solen- siser\u201d \u2018épéciatéfiléirt le vendredi vprès l'oetatf'éfa Fête-Dien.Fi 1765, Clément XIII accordait aux \u201cvêques de Pologne la messe ef \u2018office du Sacré-Coeur.Le 23 wolit 1856, & lu sollicitation de épiseopat francais, Pie IN, éten- iant des concessions partielles.\u201cendait cette fête obligatoire daus *oute l'Eglise.uit ans après (1864), ce saint Pape cousacrait plus magnifiquement encore la dévotion au Sacré- Coeur en béatifiant Marguerite- Marie.Depuis, les voeux de l'épiscopat n\u2019ont cessé de s'élever, réclamant pour le Coeur de Jésus de nouveaux honneurs.Léon NII.déférant à ces voeux, élevait, le 28 juin 1889, la fête du Sacré- Coeur au rite de fête de première classe.Notre-Seigneur avait affirmé à Marguerite- Marie qu\u2019il régnerait malgré ses ennemis.Il a tenu sa promesse, mais if n\u2019a pas encore dit son dernier mof, ni gagné sa dernièré victoire.T1 lui reste des ennemis à soumettre.S'ils se vendent, s'ils laissent le culte du Sacré-Coeur parvenir à son apogée naturel, ce Coeur sacré inondera le monde de lumière et de grâces, et, par lui, nous pourrons voir la société moderne sauvée.R.P.P, Suau, S.J.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Bi vous vonles connaître la va leur de tous les aliments au point de vue sanitaire, demandez l\u2019Hy |giène de l\u2019Alimentation par Amé .c dans la richesse du coeur on lie DesRoches, Neuville, Co Port à tous les camiarades.dans la faiblesse de l'esprit, neuf, P Q.a pagation de cette devotion, oe AU CERCLE DUHAMEL Nous donrons ici quelques extraits intéressants d\u2019une confe- \u201c4 |rence donnée pur M.Arthur Pa- try, président du cerele.C\u2019est en réponse à une suggestion de l\u2019aumônier général, M.l'abbé Corbeil, que l'on fait ces travaux sur les \u2018\u2019curactéristiques de l\u2019âÂme nationale.\u201d M.Patry avait pris pour sujet: LA FRANCE EN AMERIQUE M.le directeur, (M.l'abbé Ché- né), Camarades, Sans vouloir entamer un débat ui me laisser entraîner dans une dissertation ennuyeuse, qu\u2019on me permette de répordre \u2014i ceux qui contesteraient l\u2019utilité des études historiques \u2014par un mot de Bossuet, au commencement de son magistr ul ** Discours sur l'histoire universelle \u2019\u2019: ** IL serait honteur, je ne dis pas à un \u2018prince, mais en général a tout honnête homme, d ignorer le genre humain.S'il n'est pas exeuspble, de la part de quelqu'uiñ qui préteml a un tant soit peu de culture intellectuelle, de ne pus connaître l'histoire de l'humanité, il nous stmble encore plus.rigoureusement indispensable de savoir les aestes des fondateurs et des hommes illustres de sa propre patrie.Or, est-il bien sûr que les Ca- nadiens-fraceuis soient familiers avec les prouesses de leurs 'ajeux.ves \u2018 grands faiseurs d'impossible, \u2019-\u2014pour employer l\u2019expression pittoresque et-laudative par laquelle Barrès désigne ses ancèe- tres ?On pourrait bien dresser politiques, évêques, guerriers, qui ont joué un tole de premier or dre ; mais, la plupart du temps.à cela se Timitent les counaissan- ces de-lir-master 1 ur Et, pourtant,-les faits sort li nour prouver la nécessité actuel- *« de nous renseigner sur les choses d'autrefois.Notre langne est attaquée, proseritus; liberté est nice à notre race d\u2019exister.Ouvrons nos fastes nationales; nous sv verrons par quelles luttes \u2014 j'allais dire mhomériques - nos droits ont étér.conquis, comment ils ort été reconnus.Des envieux cu deg fourbes tentent d\u2019amoin- ürir nos soldats valeureux et de leur ravir le mérite de certaines victoires.Celle de Carillon, par exemple, au moyen des pieces authentiques, il faut démasquer leur erreur et leur vilenie, les couvrir de ridicule.Ce n\u2019est pas tout.L'Histoire est un enseignement viril et formateur, 1ux exemple suggestif et salutaire.Pour éclairer et guider notre action présente et future, il est de toute récessité de s\u2019enquérir de Ja conduite de nos pères en telle on telle cireonstan- ce.Comme les combats quoti- dièns de la vie nécessitent du 1|couragé, il faut des modèles qui \u2018entraînent.Fenilletons nos an- rales canadienres ; devant nos yeux étonnés, défileront des théo- vies d'âmes chevaleresques, dé- votées, Vértueuses jusqu'à l'hé- roïcité.Elles abondent, elles foi- sounent presque.Est-il possible qu\u201c, en [réquentant de tels compagnons, en les côtoyant à tous les irstants, on ne finisse par se sentir épris du même idéal qu\u2019ils onu poursuivi et du désir de nar- cher sur leurs traces glorieuses ?\u2018Une leçon d'histoire de France,\u201d\u201d dit Ernest Legouvé, 1'académicien, \u2018\u2018 est une leçon d\u2019espé- rauce.\u2019\u201d Modifiant un peu la citation, les auteurs de \u2018La Race I'rancaise en Amérique éeri- vent : Une lecon d'Histoire du Canada est une lecon d\u2019espérance et d'énergie chrétienne.\u201d Enfin, troisième raison de leur utilité, le seul contentement intellectuel devrait nous pousser à ces études.Il y a des jouissances iexprimables à se rendre ce témoignage: \u2018\u201cJe sais quelque chose.Aujourd'hui, j'ai appris ceci où cola.Cette époque, dant je vr'avais \u2018aucuue Âdée, Je Lai fouillée, désorntais, j'en canserai sans honte avec les gens cultivés.je comprendrai lorsqu'un confé- tencier, un professeur, un prédi- sateur y feront allusion.\u2019.Et.cela vous donne ne air de supe- riorité sur vos amis moins fortunés, une certaine firrté, tout à fait pardonnable I.Je fais done un pressant appel Je les engave' à bien suïvre les travaux engage \u2018 une liste de nos principaux héros., .MTS UE SIRET SES ENS WATT CTR eV qui s\u2019inaugurent en ce jour; à- uecepter.leur part de 1\u201d âme natiozale.\u201d\u201d Quelques-: tuis objecteront qu\u2019ils n'ont \u2018pas le temps de s\u2019y adonner, Cest lé petit nombre seul qui peut offrir de facon valable uns pareille excuse.Car, sûrement, Ma majorité d\u2019entre nous devrion:i être en état de consacrer une ou deux soirées aux questions historiques.\u2018* Nous er sommes incapables,\u201d affirmeront d'autres par timidité cu modestie, Timidité vaine.fausse modestie ! dl va sans dire que nous n\u2019exigeons pas de tous des recherches laborieuses, des fouilles fatigantes .et intermirfr- bles dans les arcanes de l\u2019Histoire, des productiors aussi brillantes of doctes que celles des Etien- ne Lamy, des (Gabriel Hanotanx, des Gustave Gautherot.Par cortre, tous doivent se mettre sé- ricusems nt: eda tiche; selon leurs moyens et: lets: difpagités, et apporter au cercle lest fruits de leurs peines et de leurs sueurs : ves fruits seront quand meme appréciés, en raison des libeurs qu\u2019ils auront coûtés.L'AME NATIONALE EST CATHOLIQUE I m'a paru bon, afin de bien comprendre à quels desseins et à quelles inspirations ont obéi les potentats fihincais, de relater brièvement la découverte de l'À- mrérique.On sait que, cherchunt un passage vers les prospères pays ex- tréme-orientaux, Colomb aborda.le 12 octobre 1402, à L'ile San ; a après une navigation de plusieurs mois, révélant ainsi.F l'Europe, un continent risoup- couté.Ses découvertes mervell- leuses incitèrent d'autres hardis navigateurs ou aventuriers à en rent et atterrit sur la Côte du Ly- brador.Le champ de Ja découverte s'étend au sud, où Pedro- Alvarez Cabral touche an DBréstl dès 1500, ott Amérie Vespuce reconnaît le littoral juqu\u2019au delà de Rio de Janiero.Ponce de Léon découvre la Floride, 1512 ; Dias de Solis, 151\u20ac.se rend au Rio de \u2018a Plata.I: 1513, Nunez de Bal- hou constate que les terres découvertes constituent bien un continent indépendant.Puis, c\u2019est Magellan qui, le 27 novembre 1520, trouve un détroit, auquel 1! donne son nom, corduisanñt de l'Océan Atlantique au Pacifique.C'est ensuite la reconnaissance à l'intérieur de Amérique Centrale, l\u2019époque dos-igaands \u2018 con- quistadoresst ddevmerdo Cortez.le fameux *xplordtæir, débarque.en 1519, au Mekique.Pizarre l\u2019imite et \u2018\u2019 soumet, un peu plus tard, 1533, l'empire le plus riche de l'Amérique du Sud, celui des Imeas, ouvrant la route à Alma- vru, qui pousse au Chili, jusqu'à la latitude de Valparaiso, 1536- 41, et à Orcllana qui traverse, le pr canier, l'Amérique du Sud de l'ouest à l'est, en descendant l\u2019 Amazone depuis les Andes jusqu'à la mer, 1541.\u201d Des aventuriers espagnols parcourent l\u2019Amérique Centrale, et les Portugais préludent à l'exploration du Brésil.Après l'exploration, c'est la période \u2018\u201c d'exploitation sans réserve des richesses dit sous-sol.or, argent.\u2019 Car, en plus de leur goût pour les expéditiors hasardetises, Jus voyages lointain\u201cs, ces marin?\u201d explorateurs sillonnent les So ponr le\u2019 compte de princes ambitieux, où de contrées européennes avides des \u2018enrichir, d'augmenter leur commerce,\u201d de se procurer les produits convoités et affriolants, des continents révélés.C'est l'âpre désir du gai: qui anime la plupart de ces marins et de ces puissances.C'est pourquoi les Portugais é Artent du Brésil les Francais, eltassés aussi de Ja Floride par les Espagnols.Le pays de Ferdinand le Catholique et l'ancienne Lusitanie possèdent, à eux seuls, les Améri- ques méridionale et centrale.| Devant ces conquêtes justes ou aud'acieuses, ces prises de possession, ccs agrardissements de territoires, opérés souvent & son se oY Gen Len EL 2; Si A ra PIE: Pas.vas To dans 1éshded - EprTion HYÉDOMAnAIRE > à LE FRÈRE - - O tentrent.Le Frère suit « Lui, qui sait bien comment S'arrête pour bea Qu'il: faut, en les aimank, Mission de géant, belle au Avee plus d'art \u20ac Frère!.L'obéissance Mais entrons.Le maître, grave et doux, Et pourtant ils sont cent De fait, un seul les voit ; Is ont changé cela, voilà Le suecès, traublent moin Il sait.et ses enfants sav Que l'esprit est plus vif \u20ac Aussi les Saints sont la.| L'Ange gardien.Et ce rayon d'en haut, e1 Plus libre est la prison 0 A toi, né de ton sang, et C'est toi qu'ils ont bless On le proserit ! Sur le coeur de cet homi Et qu\u2019il souffle à tes fils, \u2018 Vieux jeu! vieille méthode!.L'enfant du per Et pais, le Frère unit la prière On l'insulte, on l'affame! Silencieux et droits comme des militaires, Nae au dos, les enfants, aux faubourgs solitaires le loin sans se lasser ; Et quand un vieux soldat vient à croiser leur file, un régiment défile, voir passer.Us sant nombrenx, au gis, hyd pents, de.toute taille, drpsgey, à la.bataille Implacable, où le vice est \u2018trop gouyent vainqueur : tant qu \u2018ingomprise ! { \u201c Ils l'ont laissée, «t toi, Frère, tu l\u2019as reprise t plus de coeur, .un beau nom qui fait de tons une famille.Quand l\u2019essaim des enfants dont la elasse fourmille Dit, en riant : \u2018Cher Frère Je ne sais quel lien doux et fort les enchaîne ; L'école est un foyer où l\u2019étude est sans peine, sans combat.ve , au maître de là-bas, .On travaille, ét la rnche bourdonne.instruit, stimule, ordonne ; Le régiment se plie à ces lois qu\u2019il comprend, contre un.C\u2019est la merveille.de droit, Dieu les surveillé,\u201d Les applaudit ou les reprend.\u2019\u201d Or c\u2019est le seule vraie.pourquoi l\u2019ivraie, ' Par l'ennemi semé, ctouffe le bon grain.Mes amis, crovez-moi, l'oeil du chef, la science, s qu'un peu de conscience, ple souverain.I l'étude ;.ent, par l\u2019habitude, HS juand le coeur est plus sain, Que.pour agrandir l'homme, il fant élever l'âme; Qu'une école sans Dieu n'est qu'un foyer sans flamme, Où les petits meurent de faim.puis la Vierge Marie, .Le Christ qu\u2019on aceclame et qu\u2019en prie Lui dont on dit ailleurs que le règne est fini! ifant, dore ta chaîne.à l'étude t'enchaîne, Quand elle s'ouvre sur l'infini- Et e'est ce plébéien, 5 peuple, c\u2019est ton maître que tu dois connaître, Qu'ils meultent du nom de Frère Ignorantin!.; ¢! Lear faisant volte-face, Sans diré nn mot, très fier, vers les proserits qu\u2019on chasse Conduis tes fils un beau matin.CL es 2015 SS 0 age wns des uel ge ap es Ténorantin!.peut- être.En ce siècle où nous sommes, .et que beatteonp d\u2019 autres hommes : folle gaîté.médite, étudie, et pour vivre, il mendie treprendre des campagnes lor:- is gies ot périlleuses, dans © ces |.10 nrers où son audace ouvre ul che.Cds 4 dees TAG 14 id min nouveau,\u2019 enquéte de terres cneore incontues, de mondes Le Frère est moins compl inexplorés.- 11 ignore le monde, et sa Le Vénitien Jean Chabot, en Levé tôt, couché tard, il 1491, visite Terre-Neuve ; le Por- Quand vous vous amnusez ; cugais Gaspard Cortereal, en C'est là sa senle liberté! .» 1 « 1500, découvre le golfe St- Lau- Far ton nom, pauvre France, Ton coeur en des jours de souffrance, ne avait pourtant battu.N'avais-tu pas senti qu\u2019il te sert et qu\u2019 t'aime pour le moment suprême, L'héroïsme de la vertu?XXX.Tssus des fiers Gaulois do Nous bravons des tyrans Notre langue, nos droits Si nous restons unis et ilaut les coeurs! .A genoux devant Dieu, La justice est le gage ass Tant que les grands flots Mai 1914.Trarne mn + EY > A o ; JR Frères, serrons nos rangs, tenons tête à l\u2019orage L'exemple des afeux nous montre le chemin.lignes sous l\u2019outrage.Nos enf HAUT LES COEURS nt le houillant courage Sous ses lambris dorés brisa l'orgueil romain, : Nous iguorons la crainte ; et, la croix à la main, + 1\" l'injustice et la rage.\u2019 \u2018 triompheront demain ; ants seront ce que nous sommes : debout devant les hommes\u2019.tré du succès, bleus baigneront nos rivages, De nos foyers, nos champs, nos forêts et nos plages, Vers le Ciel montera le gri ind verbe français.Amicus,\u2019 détriment et à celui des autres.par ses insatiables voisins, Francois ler, piqué, s'écrie, zu plaisantant: ** Quoi, ces princes se partagent tranquillement entre eux le nouveau monde ! Je vou- girais bien voir l\u2019article du testament d\u2019 Adam qui leur lègue -l'Amérique.\u201d Et il se jure de prerdre morcean dn \u2018gâteau, sa portioil ) d'héritage.\u2018Mais le suecéssèuf\u201d de saint Louis, le roi très chrétien, tout en caressant la légitime ambition d\u2019accroitre le da-! naine colonial de la France, ne pouvait pas se borner à l'exéeu- tion d'entreprises commerciales aventureuses ou téméraires, la nation de la chevalerie, des eroi- sades et de l'idéal ehrétien, à des vues généreuses, plus hautes, des visées plus-désirtéressées.La fille \u2018aînée de l'Eglise, le peuple i gon | foude nuit du paganisme, dans les ténèbres que n\u2019ont pas encore dissipées les lumières de l\u2019E- vangile.Elle corçoit le désir 1crvent de porter à ces barbares \u2014-\u2014\" retour des trésors tirés de niwents plas précieux et inesti- blur.dela foi et de la civilisa- ol Hh, st Champlain lui- -même qui : att : \u201c* Nos rois ont arboré I\u2019 étendard de la Croix dans ces lieux pour y planter la foi: chrétienne\u201d Cette assertion est corroborée par Lescarbot, poète et historien catholique, paraît-il.Voici qu'il déclare: \u2018* Nos rois, en se metfart en mouvement pour les découvertes cnt eu une autre fin que nos voi- sing (les Anglais et les Hollan- ce qu Urbain AI appelait ** le peuple chéri,\u2019 n'oublie pas que, là-| bas, dans ces régions éloignées et perdues, vivent des peuptdes sauvages, plongées dans Ja pro- so: rd.ee EEE CT DES po.\u2019 po.i A ha.EY dais).Car, je vois, par leurs eom- missions qu\u2019ils ne,xespirent que, l'avancement de la religion chrétienne, sans aucuu profit présent.\u201d \u2018 a Ce ietrs territoires\u2014les trésors infi- \u2018 et\u2014Flar surcroit-assez mauvais .+ \u2018 td po pue ety ut a EY ~ VIF PO WC Siem ema se Ep Cm vt a REF HEODOMADATE > mC rem apnea me mu 2 'SONT-ILS VERIDIQUES?Les Séparatiates ne veulent pas se mêler à nos difficultés.Pour nourrir de telles pensées dans leurs âmes, il faut vraiment que le grou- a = RE gt tite GEST Et | Pre \"A pe de l\u2019injonction n\u2019aie jamais compris ni même lu certaines pages de x S.Paul sur l\u2019obligation de la charité et du support des chrétiens les } uns pour les autres, vertus essentielles au catholicisme.Ou bien s\u2019ils ont lu les enseignements du grand apôtre n\u2019en auraient-ils pas déchiré les pages lumineuses, aceusatrices de leur conduite actuelle, comme ! ces vandales qui ont enlevé certaines pages de documents officiels à i la bibliothèque du parlement à Ottawa?De ce dernier méfait qui est coupable?Uherchez À qui le crime profite et infailliblement vous découvrirez le criminel.Ils ne venlent pas se mêler à nos diffieultés ! Un jour, Dieu descendit au Paradis Terrestre et demanda à Caïn où était son frère Abel, Caïn'Tépondit qu\u2019il n\u2019en était pas le gardien.rebelle l\u2019honnête homme qui défend son bien contre un injuste agresseur.C'est absolument notre cas à nous.Et partout on appelle un coupable et un complice celui qui aide l\u2019usurpateur.C'est absolument leur cas i eux, Le groupe de l'injouction se rend coupable de fourberie et fait une fansse déelaration quand il proclame que les écoles séparées de l'Ontario ont été établies par le gouvernement noun pus pour enseigner le français mais pour enseigner l\u2019anglais- Le \u2018\u2018 Droit\u2019\u2019 donnait le 5 mai dernier le résumé de l\u2019enseignement.sur le sujet qui nous occupe, de Monseigneur Paquet de Québee, | l'une des gloires de notre pays, et l\u2019un des plus éminents juristes qui i soient passés par les Universités de Rome.| mr a rrr vo oo mee me ere ES ] Or Monseigneur Paquet établit clairement: \u201810 De droit natuzel fi \u2018\u201c l\u2019éducation des enfants appartient tout d\u2019abord à leurs parents.| \u2018\u201c 2.De droit divin l'éducation de l'enfant chrétien appartient aussi a \u2018\u201c à l\u2019église qui a pour mission essentielle de préparer les âmes .au | \u2018* bonheur du Ciel, dussions nous pour atteindre ce but ultime de | \u201c\u201c notre existence sacrifier des intérêts pécuniaires et autres d\u2019ordre ji \u2018\u2018 secondaire.3.De sa nature le gouvernement civil quel qu\u2019il soit n\u2019a \u201c\u201c aucun droit de s\u2019aroger le rôle d\u2019éducateur des citoyens.I n\u2019est 4 ** que l\u2019aide des vrais éducateurs, les parents, l\u2019Eglise et leurs repré- \u2018* sentants librement choisis par eux.4.L\u2019Etat peut aider les établis- \u2018* sements d'éducation.T1 le doit même, autant que la chose est pos- \u2018\u201c sible et vraiment utile; mais c\u2019est pour l'Etat commettre une injus- \u2018\u201c tice grave évidente que d'accorder des allocations (c\u2019est-à-dire une \u2018* part des deniers publies) aux seuls établissements\u2019dont il réclame *\u201cle contrôle.\u201d Ces affirmations catégoriques ne sont au reste que le développement logique et très modéré des paroles de Léon XITI déjà citées *\u2018* C\u2019est aux parents, en vertu du droit naturel d\u2019élever ceux auxquels \u201c* ils oht duuné le jour avee l\u2019obligation d'adapter l'éducation et la i \u2018\u201c formation de leurs enfants à la foi pour laquelle Dieu leur a donné *¢ de leur transmettre le don de la vie.C'est done une étroite obnga- \u2018\u201c tion pour les-parents d\u2019employer leurs soins, et de ne négliger au- \u201c\u2018 cun effort pour repousser énergiquement toutes les injustes violen- \u2018\u2018 ces qu\u2019on leur veut faire en cette matière, et pour reussir à garer \" ** exclusivément l\u2019aûtorité sur l\u2019éducation de leurs enfants\u201d - Ayant établi clairement les droits et les devoirs de chacune des autorités intéressées à l'éducation, nous en concluons que toute la législation ontarieme en matiére scolaire ne doit et ne peut avoir d\u2019au- mr ire akira a1 $m mim arn 20 wom 3 Les Canadiens français jouissaient sans trop de difficultés de © leurs droits et privilèges scolaires lorsque des fanatiques, dont la con- A duite et les actes ont été publiquement endossés par le groupe de l\u2019in- ji jobetion, ont traitreusement essayé de nous faire dépouiller injuste- À ment par le gouvernement de ces droits et privileges.Et c'est apres.bi avoir tenu semblable conduite qu\u2019ils se lavent les mains et déclarent | ne pas vouloir être nos soutiens.| Dans aucune langue et chez aucun peuple civilisé, on ne traite de tre but que de porter secours aux éducateurs et aux établissements | d\u2019éducation dans l\u2019une ou l\u2019autre des deux langues officielles dans notre.pays.\u2018Tout ce que le gouvernement d\u2018Ontario tenterait d\u2019établir en\u2018 dehors de sa sphère est un criant abus de pouvoir, un acte d'autocratir digne d\u2019un Czar de Russie et contraire à l'esprit de la Constitution du Dominion et au \u2018\u2018fair play\u2019 britannique.Nous sommes faussement accusés «d'attaques le clergé : Lorsque, notre légitime défense exige impérieusement que nous mettions au grand jour des erreurs de doctrine affichées ou incidieusement ca- | ehées dans les journaux protestants d\u2019Ottawa.Nous gardons tou- | jours pour l\u2019autorité et les personnes qui en sont revêtues tout le respect dont nos âmes de laïques chrétiens sont capables avec la grâce de Dieu.Néus combattons hardiment le mensonge ; et, bien en face | de nos ennemis, nous proclamons les décrets du Concile Plénier du | Canada et nous rappelons les Encycliques romaines, Nous suivons sans peur et sans reproche la route tracée par Léon XIIL aux Evêques | de Hongrie: \u2018La conduite des pusillanimes et des prudents selon la | \u2018\u2018-chair, expose à de très grands dangers, surtout lorsqu'il s\u2019agit de *\u201c ceux qui jouissent du pouvoir, où qui ont le plus d\u2019influence sur \u201c l\u2019opinion publique.Outre qu\u2019ils se dérobent ainsi à une obligation et À *\u201c à une dètte, c\u2019est là une source de difficultés graves, et une telle \u201c\u201c conñduite ferme la voie à la réalisation et à ka conservation de cet ¢¢ accord qui réunit toutes les volontés.Rien de plus-heureux ne peut \u2018arriver à nos ennemis que cette molesse où ces discussions des catho- \u201c\u201c Jiques qui:suiveut la pente, et laissent un libre accès à l\u2019audace de N ¢¢ ceux qui attaquent.\u201d Pourquoi nos adversaires ne feraient-ils pas la même chose?Que ne vergent-ils leurs documents au dossier de la cause en litige * Apportez-nous la preuve écrite que les autorités religieuses de la Province d\u2019Ontario ont jamais accepté en 1863 la suppression des écoles bilingues qui existaient alors, Ils en sont incapables.Nos vénérés pasteurs de 1863 ont accepté la loi des écoles séparées parce que cette loi consacrait les écoles telles qu\u2019elles étaient, toutes catholiques au point de vue de la foi, bilingues et anglaises au point de vue de la langue.Voilà notre sauvegarde, voilà le roc inébranlable sur lequel s'appuient nos réclamations et nos droits.Qu'ils fassent done enfin surgir à la lumière le fameux mémoire de 1909 qu\u2019ils invoquent sens cesse.lls n\u2019en feront rien.Aussi longtemps qu'ils ne fourniront pas au publie la preuve de leurs avancés, nons demeurerons en droit de les considérer comme des manipulateurs éhontés de la vérité ; ils sont si'coutumiers du fait.Non, pour nous la doctrine catholique que nous appelons souvent en témoigndge n\u2019est pas un cache-misère, c\u201dest un vêtement d\u2019honneur et de gloire que nous sommes fiers de porter.Enfin pour terminer notre série de remarques, nous demanderons à nos amis de l\u2019injonction, pourquoi ils renient des hommes de foi et d\u2019honneur, comme -les Cain, les Armstrong et les Freeland, parce qu\u2019une partie de leurs supporteurs se trouvent dans les rangs des Canadiens français, tondis qu\u2019ils n\u2019ont jamais songé à renier Sir Charles Fitzpatrick, 1\u2019honorable Charles Murphy, 1\u2019honorable Char- Jes Devlin, M.E.B.Devlin et bien d\u2019autres que les électeurs cana- diens-français ont porté au faîte des honneurs?Quaixl songeront-ils à nous aider en retour des faveurs que nous leur avons versées à plei- pes mains?Non, nous n\u2019en demandons pas tant que cela.Quand donc cesseront-ils simplement de faire la sale besogne des pires ennemis de leur foi et de Ja notre?4 \u201c8 Lapeer b Un Ancien Commissaire.TOUTES LES ÉCOLES LE DROIT, MERCREDI, 20 MAI 1014 DEVIENDRAIENT BILINGUES La commission scolaire, à son assemblée d'hier soir, se prépare à obvier à la situation créée par l\u2019action des Séparatistes.\u2014Toutes les écoles d'Ottawa deviendraient bilingues et les professeurs unilingues seraient renvoyés.\u2014 La logique des Séparatistes fait pitié Les deux points saillarts de l\u2019assemblée de la Commission scoluire catholique, hier soir, out été la motion présentée par M.&t-Germain autorisant le président de la Commission à \u2018renvoyer après avis les professeurs laiques qui ue possèdent pas les qualités demaudées par la loi on- tarienne, l\u2019avis de inotion pré- sectée par le Dr Freeland relever le gant, La séance est levée.\u2014\u2014\u2014\u2014 me CUPIDITE REVOLTANTE Depuis que la question bilingue est entrée dans une phase plus aigue quelques êtres, qui ne vivent que pour l'argent et qui laissent facilement leurs devoir: de côté, ont montré toute la Jid- deu: de leurs ames et toute la cupidité de leurs coeurs.Il y en a parmi les Canadiens francais comme ehez les gens de langue anglaise et nous aurons bientot l\u2019gocvasion de donner des noms, ce sera plus frappant; il est bon de connaître ces individus qui pour épargner quelques piastres sont prêts à lancer leurs enfants dans le gouffre des écoles publiques.Parmi ces gens à ame vile nous connaissons tn Canadien francais propriétaire de quelques maisons, qui a signifié à ses locataires ut avis que s'ils exigeaient que les taxes des propriétés qu\u2019ils occupaient soient payées aux écoles catholiques, il serait forcé d'augmenter les loyers d'une ! piastre par mois; le surplus des taxes sur chaque logis ne pouvait | s'élever qu'à six piastres par lo- { gis.Trois locataires ont convenn \"de passer aux écoles neutres.Ce sont ee qu'on appelle des Canadiens à gros grain, des gens qui sont Catholiques parce qu\u2019ils {ont honte d'être autre chose.i Pourquoi demander plus cher à | enuse des taxes scolaires?Il n'y ra ancune augmentation et il ne peut v en avoir, Si un bon nombre det Catholigiies passent aux { évales neutres, il y aura moins de .dépenses dans les écoles et voilà tout.Si l'injonction ne se règle pas bientôt, les écoles où les religieux et Jes religieuses ensel- Brient seront ouvertes après les | vreanees et les autres resteront fermées.C'est done être traître à son | devoir que d'abandonner les école« catholiques au moment où elles ont le plus besoin d'assistance et d'appui.H vaut la peine que les noms de res laches passent à la postérité, nous les donnerons, dans quelque temps et surtout defy propriétaire.nd\" ee Se Be SE 2 > \u2014 tre rage ed LE PÉRIL AMÉRICAIN N y a quelque temps les élèves de langue anglaise de l'Université d'Ottawa discutaient, dans un débat publie qui fut haute-' mest apprécié, la question d\u2019ue- tuulité suivante: **Ÿ a-t-il un péril amnéricain;\u201d\u201d Le mérite de la discussion fut donné à la négative probablement purée que ce parti avait le mauvais côte de la Médaille à défendre ; dans tous les cas les événements se chaygent de donner raisqy a, ggpx.gus vrai gnent ce.EL Lune in fe , Dans que, lettre.adressée à un journal de Londres, et publiée ces jours derniers, un Canadien de Victoria, C.A, se plaint de la prédominance, dans ies évoles di la Colombie Anglaise, de l\u2019esprit américain et de la part excessive que les livres de classe de la Province font aux \u2018\u2018héros\u2019\u2019 américains, aux nouvelles américaines Ce correspondant ne munque pas de perspicacité.11 voit, sans uller jusqu\u2019à le dire, que le péril américain est peut-être plus imni- nent \u2014 du moins pour ceux qui veulent rester Canadiens \u2014 que le péril jaune.Et il n'existe pas que pour la seule province du Pacifique.\u2019 Tous les jours de l\u2019année, à Windsor Ont, il entre, venant des Etats-Unis, trois chars chargés de journaux américains; le double a moins de ce que vendent les jour naux de Windsor, de London et de tout le distriet.Cest à pet près la même proportion pour le livres, les revues, les magazines ete, | On constate une situation sem blable à Niagara, à Swanton, : Newport et partout sur toute la frontière; Montréal, Winnipeg.Régina, Calgary, comme la Colom bie Anglaise et le Nouveau-Bruns- wick souffrent du même mul.Cette avalanche de littérature janne, déprimante à tons les points de vue, ne peut faire autrement que de fausser la mentalité de notre neunle, et l'entraîner petit à petit, à son insu, à penser et à croire comme pensent el croient les journaux et les revues qu\u2019il lit.Par quelle aberration le gou- vernément Whitney ne voit-il pas que les groupements français.sont Un discours à médite: M.GeorgesW.Stephens a pre noncé l\u2019anftre \u2018Jour à Orillia ur discours «nii n'a -pas été suffisam ment commenté et sur lequel 1 importe de revenir, An cours de la campagne mu nieipale, on a souvent invoqué, a hénéfice de M, Stephens, la lettre qu\u2019il nous vait écrite en 1911 e.où il réclamait pour la minorité franco-ontarienne la mesure du justice dont jouit la minorité an glo-protestante de Québec.Now sonirhes heureux de constater eur M.Stephens a profité de la première occusion qui lui était offerte, au lendemain «le sa défaite.pour réaffirmer les sentiments qu'il nous exprimait en 1911.\u201cLe civisme canadien implique done, a-t-il déclaré à Orillia, e1 résumant l\u2019histoire du Canad \u20ac les relations entre les races, h reconnaissance DES DROITS EGAUX des deux langues des fon dateur conjoints du Canada.\u2019 Et, anlysant les causes de su propre défaite, il a dit: \u201c,.Je désirais rectifier l'opi nior qui \u201cexiste, je le sais, dam certaines parties du Canada, \u20ac selon laquelle ma défaite commu candidate dans ma ville natale de Montréal serait uniquement due : des préjagés de race.Il n\u2019en es\u2018 pasifinki, car le nombre des Ca nadiens français qui ont voté pom moi a été plus considérable qu celni des Canadiens anglais.J\u2019attribue ma défaite à dew causes \u2018prineipales : D\u2019abord, à Vapathie de mes concitoyens de race anglaise.«ut sont les descendants des premiers marchands venus en Canada et qui sont\u2019 totalement absorbés, de puis des générations, par les pre occupations mercantiles, au point qu'ils en ont presque entièrement oublié leurs devoirs de citoyens.Et en second lien, au fait que mes concitoyens canadiens fran- cais croient qu'ils n\u2019ont pas été traités aussi généreusement qu'ils aursient dû l'être, dans les endroits oùt;:les.Canadiens anglais sont em: anajoritéa ets je,guis d'o- piniommate-be pefrtiment nopst.pas dénué* de fondement 6hjde, justice.\u201d non Le thème principal du discours est du reste un appel à la meilleure entente entre les races, au res- peet mutiiel, au respect des sentiments et des traditions de cha- enn; c'est un appel anssi à l'étude de l\u2019histoire qui fera mieux entendre le rôle joué par les deux groupes dans le passé, à l'étude pareillement de¥ ReMi Mngies qui permettra aux individus des deux groûpés'de se mieux connaitre dans le présent.Il est elair \u2014 ei nous sommer hetreux que M.Stephens l'ait affirmes dons 2.mibien anglo-ca: let même plusieurs Ie meilleur préservatif contre ve danger américain innninent?lt les préservatifs seront d\u2019autant plus efficaces que ces groupements seront plus compacts ot plus francais.lord Elgin, qui n'est certainement pas un des moindres politiques qui alent pas sé au Canada, le disait, et ave lui plusieurs antres hommes pu blies clairvoyants: \u2018Mettez di forts groupements de Canadiens francais le long de la frontière et nons de ee câté 1h22 Ces hommes ne voulaient -\"pa dire que les groupementk don diens-francais étaient de free : arrêter l'invasion des armées amé ricaines, mais ils comprenaient que le danger était beaucoup plu grand du côté de influence no \u2018ale que de celui des armes, Nous en avons des preuves évidente: aujourd\u2019hüi.Et dans Windcso: même, qui maintient le romnimerce canadien et la vie canadienne, s: ce n\u2019est le groupement français\u201d N'est-il pas vrai que la populatior anglaise de Windsor et des envi rons fait en partie son conmeres et va chercher ses amusements i Détroit?N\u2019est-il pas vrai que là comme à Victoria on constate l'en gouement du publie anglais pour tout ce qui est américain?C'est là le vrai danger pour le Canada Le gouvernement Whitney ton! aussi bien que les Séparatistes ea- tholiques ne voient-ils pas qu'ils font une oeuvre anti-britarnique en voulant détruire ces goupe.ments francais qui sont les vem parts naturels et tout-puissants contre l\u2019invasion morale améri caine?Ces gens ne se rappellent-ils pas tee événements de 1775 et de 18127 S'il n'y avait pas eu de ces eronrenmients francais alors.Je Canada serait-il encore colenis anglaise?Il v a là un point d' vue sérieux à considérer et les Anglais sincères, ceux qui ont confiance en l\u2019avenir et qui.sans érier leur lovalisme à tong les vents, veulent sinedrement le (a.nada pour les {\u2018anadiens.eroient me cette politione mezquine égoïste de saxonisation à entra» fue et anti-nationale, source de la plupart des walen \u2018endus aui divisent les denx raced: ignorance de l'histoire, qu.aisse croire aux nouveaux-venus que ce pays nue doit rien à ses pre- mjèrs hafitauts; ignoenrét\" \"de langues qui permet a quelques ex.nloiteurs d abuser de la bonne fa: le toutes une population.Per sonné ne conteste d'ailleurs que ies Canadiens francais soient in finiment mieux lotis sur ce point que leurs compatriotes de langne anglaise : ils ont de plus lointaines traditions d'ahord, puis ile | connaissent infiniment mieux l'un glais.Le devoir des fommes publics des deux races est de travailler à dissiper cette ignorance.à prê cher les principes de justice el d'égalité sans lesquels ce pays n« pourra vivre.Le discours d'Orillia est l'in des meilleurs services que M.Ste\u2019 phens ait rendus an Canada tout entier.L'orateur a des loisirs Nous espérons qu'on Ini fournirr l\u2019oceasion de continuer sa emn pagne.Et il importe pour la paix du Canada, que son exemple soit sul- vi par d'autres représentants de la minorité anglo-protestante di fJuébee.: Labominable régime que l'or vent imposer à la minorité fran- so-catholique de l'Ontario fer ans ce pays, si on ne sa hâte d\u2019i mettre fin, un mal dont ses auteurs mêmes n'ont pas d\u2019icéé.Et, parmi ceux qui le peuvent rombattre, bien peu auront antant d\u2019autorité que les Anglo-protes tants de Quêber qui peuvent personnellement témoigner de l'es prit de justice et de générosité de la majorité catholique ot fran caise.Omer Héroux.Le \u2018\u2018Devoir\u2019\u2019.\u2014_- Une Bonanza à Calgary.Depuis quelque temps on parlk de puits d'huile de grande 1i- chesse dans le voisinage de Cai gary, Alberta.Samedi soir, u puits artésien nouveatr attonnd des rendements merveilleux, immédiatement il y eut Une course qui ont monté de #f5;00 à 4200,06 en quelques heures.C'est justement une course du genre sur les biens-fonds, il y & quelques années, qui a eréé la Prise dant souffre encore l'Ouest centres de l\u2019Est.La suprême ambition est de s'enrichir rapidement et sans effort.(\u2018ombhien plus i ce jeu se ruinent et font souffrir les autres! a eee om L'un des vons moyens d'aider le journal, c'est d'encourager ler fournisseurs qui lui donnent lenrs j l'ignorance est à la - Jat EE annonces, oF.ono .e see he SL ENCOURAGEMENT vous n\u2019aurez pas lesoin de ca- | er est une oenvre anti-hritanni \u2018 aux actions de cette compagnie | Le triomphe de l\u2019Église d'Allemagne sur Bismark.\u2014 Dédié aux Canadiens-français d\u2019Ontario LE DROIT, MERCREDI, 20-MAI 1914 { | Par ALEXANDRE DUPLESSIS du \u201cDevoir\u201d ** Volei ce qu* je sais bier : 1 ne faut jamais refuser à un peupde la satisfaction de la conscience, Il n'y a qu'un cin quième de l'Empire qui soit catholique; Mais parce qu'il n'a pas lu satisfserion de la cous- cienee, ce cinquième m'a don né plus d'énnuis et de soucis que toutes les affaires de l\u2019lu- rope.Aussi je veux la paix.\u201d Ainsi commeucait à reculer le colosse Bismurek devant l'infatr gabie résistance du parti catho tique, aus une querelle warle- mentaire qui dura vingt anudes et qui vit le triomphe au trois sur la force persécutrice, Cette émouvante histoire religieuse de CAllelnngne au siècle derniez, préseutée au wmorde, aux persée- - - - .utes surtout, par M.Goyau sous ¢ titre ** Bismarck et Uliglise\u2019 (4 vols.) sera pour notre peuple une Jecun d\u2019énergie et pour nos frères d\u2019Ontario une prophétie d'espérance.Les catholiques ne formaient qu\u2019un cinquième de l\u2019Empire al vinaud, nous formors plus du quant, de Ja, population canadien- re, fads Opgario un dixième) ils -résitaient à.Bismarek, vainqueur Je la France et de l\u2019Autriche, nos adversaires sont nos égaux, ils ne sont forts que de no tre faiblesse : tous | » assauts et les ar- deles 17 de 1 05 persééuteurs sont des bontés auprès des atroees \u2018 Lois de Mai\u201d pur lesquelles l\u2019Etat prussien voulait régenter CEelise, limiter son pouvoir dis- \u2018iphmaire, exclure l\u2019autorité du Pape, fixer le programme d'étu- les du clergé, nommer aux char- zes ecclésiastiques, saisir les sieus d'Eglise, ete, aceablant de pénalités sans nombre les prêtres et dignitaires inszoûntis.Naturellement, le clergé résista: les délits affiuèrent, délits de messe, délits de sépultures, d\u2019Extrême-Onetion, de prédica- ion, tous crimes passibles d'a wendes de prison ou de bannissement, car Bismarck n°ÿ allait pas de main morte.L'ère toujours glorieuse et vivifianie dus persécutions était ouverte; le SN - en Lists! ilksvereh.compte | | une trois:ème 1856, et eufin deux 1 | | 700,00 mew.| A core aujourd\u2019hui aussi actif que \u2018 9 U P jamais ; les organisations soo | HON MO K ; les des catholiques aHemands fait ° ; {l'admiration du monde: le Wol- | EST DÉCÉDÉ bres ; les groupements de jeunos- L'ex-ministre des travaux publics dans le cabinet Borden a succombé ce matin après une se des deux sexes, 505,000 membres ; les unions ouvrières catho- | liques, 515,000, saus compter les associations de commerçants, d\u2019instituteurs, d'étudiants, de .charité, de presse et de Hbrairie.| Associations typiques Souvent: \u2018 i ; ! 1\" Promouvoir pour ** la Culture-er l'Education : cu Peuple,\u201d\u201d pour 1: Develop-' pement de la Heience,\u201d\u201d pour l'Art chrétien,\u201d longue maladie Montréal, 15\u2014M.Monk est mort à quatre heures ce matin, aprés une longue maladie qui le mmait (puis sa sortie du parlement.Il a succombé à la artério seléros, It a été adininistré hiér ét aider les artistes, pone In Dé .\u2018 quotie : ter; pelle le Parlement \u2018* sa chambre | confiance, ; vomme celle d'O'Connell et de! Auguste | C'est \u201cdans ¢'s sentiments que lin effet, le Centre, faisant tai- 35 1 tan 5 - .M .Psentait embarrasse : C'est bien.conservateurs des partieularistes.|.ST taillon des vieux militants se lève | \u2018\u201c vienx, montert sur la brèche, Kenzie et Mann.\u2018\u201c Le Centre n« meurt pas et ne c'est notre snné teur, libéral, T1 commeuce parure \u2018* riorité sur la Vieille Clarde 1\u201d?ANusior: au député de Dans une revue d'ensemble des | L'opposition, dit-il, est fière de ce forees catholiques, à Aix-la-Cha- y QUE l'indépendance n\u2019est pas mal I pelle, Windhorst fait appel aux !Vvue dans ses rangs ; femmes: il semble les mobiliser, libéranx n» voit pas crier à lié.«« [1 résie lorsqu'un de leurs cot'vgues \u2018 pecteurs scolaires \u201d\u201d que l'Etat [ti sur une question nationale.\u2018\u201c c\u2019est | |wan, dit qu'il lui serait impossi- tels | Nord ; la portion du pays ou il gloriense entreprise de r staurer 4 des catholiques © tulentienx durant leurs études à l'Uriver- sité.(En 1912, on y consacrait , 94,000 marks, #23,500).ur toutes Ces orgauisations : iugéuieuses et effectives et par cles veuvres de presse, bes jour- maux et les tracts, très répandus, \u2018en Allemagne, on s\u2019efforce de re-! médier au \u2018* déficit de culture i | des, catholiques, retardés dans , leur marche intelleetuelle pur 20, années de tracasseries, car, «it | iM.Goyau, \u2018 les perséeutions sort itoujours nuisibles par quelque \u201cendroit.\u201d | * Mais, s\u2019empress -t-1 d'ajor- I+ ter en épilogue, elles ont aussi des vertus étrunges, elles tien y nent en haleine ceux qu'eils ; 1 frappent, elles les purifien : et! j° par-ceky gâme, visant à les af | Ë faibkr, gl ge: trouve, finalem nt, | quel eprtaing égards oles les Lt oul fortific: L'Eglise d\u2019Allemagre est sortie de l\u2019assaut plus compacte, plus unie à Rome, plus libre des em- | piètements de l'Etat.Le parti du Centre, jadis émiété, 0 Bis- : imarek notait \u2018\u2019 toutes les cou- |leurs de d'are-en ciel politique,- le Centre s'est si bien forgé sous le clloe du marteau bismarekien | qu\u2019il est encore aujourd'hui, hloc isolide et homogène, la sauvegarde de d'Allemagne contre le socialisme montant.Le Culturkampf est une page (d'histoire qu\u2019or» voudrait cher, que nul n\u2019a voulu signer.Il «y a quelque ternps, Un vieux pre- tre répondait triomphalement à fun juge qui lui avait posé la question rituelle : \u201cVous n\u2019avez jamais eu de con- damitation ?\u2014 Mais si, nails si, tant d'amences, tant de jours de prison pour avoir donné l'Ex- tréme-Ouction, tant pour avoir \u2018Ait Ta'mésgéer LE CR Devant ce prêtre qui glorieusement se confessait de tant de eri mes, c'étaiÿ le tribunal qui se ls euré, on ne parle plus maintenant de ces choses-là ! Dans les assemblées du Centre.jon parle encore de \u2018\u2018 ces choses- 15177 Et c'est er disant: Sou- venez-vous du Culturkampf, que .le entre, jusqu'ici, s'est toujours fait obéir.Un jour ne viendra-t-il pas.fût-ce dans dix ans, où dans l\u2019On tario et dans l'Ouest \u2018\u201con ne parlera plus de ces choses-là 2°\u2019 Cù nos enfants n'aurons besoin, pour se faire obéir, que de mortrer lus héros d'aujourd'hui: \u201c Souve- nez-vous de l\u2019article 17 ?PARLEMENT FÉDÉRAL (Suite de la première naze) L'orateur.se dit sans préjuxsés en cette question ; car \u2018* de toutes les mpvinecs c\u2019est la province de Québec qui est le moins mdlée à cette affaire puisqu'elle a été très retenue dans ses relations avec ces promoteurs du C.N, R.M.Lemieux félicite MM.Ni- ekln et Bentett ; si tous les députés ministériels qui sont consciencieux avaient le courage d'ex primer leurs convictions comme les députés de Kingston et de Calgary, la Chambre entendraif plusieurs Niekke et plusieurs Den- nett.M.Charlton, libéral, de XNor- folk, est fortement en faveur de la résolution ; il votera, dit-il.cor.tre l'amendement proposé par son parti, et en favenr du projet ministériel, La meilleure chose qu\u2019on puisse faire, c'est de conclure le plus tot possible cet arrangement qui donne $45,000,000 an Nord-Canadien et retenir Mae Sb Le Dr Neely est le dernier ora- Norfolk.et que les diffère des membres de son par L'orateur.qui représente lei district de Humboldt, Saskatehe- \u201cie de parler contre le Caradicn- demeure doit son existence à ce! chemin de fer.| fi fait un plaidoyer assez long (il abar donna ce poste arra- if 0 \u201c\u20ac 1eale NY) Sool \u201d .PS \u2018fense de l'Ecole pouriprotézt\"}hé dans le coma presqu\u2019immédiatement.L'honorable F.D.Monk est né à Montréal le six avril 1856 ; 11 Le .cta\u2019t le quatrième fils de Son Honteur le juge S, C.Monk.«d'o- irigine anglaise ; sa mère, Mme Rosalie C.Debartzch était fran- caise.11 fit ses études aux écoles de Montréal, puis à l\u2019Université Mel et entra au barreau en 1878.Avocat brillant, homme inte- ere dans toute la force du mot, || fit rapidement son chemin dans le monde et capta la confiar.ce du public.M.Monk débuta dans la vie publique comme commissaire d\u2019école, poste qu'il oceupa ave crande distinetion pendant douze ans.H fut élu aux Communeg pour Jacques-Cartier, aux élections générales de 1596 ; il fut réélu en 1900, 1904, 1908 et 1911.En 1901 il était choisi chef du parti conservateur aux Communes pour la Province de Québec.en 1903 pour cause de santé, mais resta toujours fidèle aux principes con- servaieurs dans Ja mauvaise comme dans la bonne fortune.\u2019 En septembre 1911, quand les conservateurs reprirent le pouvoir à Ottawæ, il fut appelé à faire partie du ministère Borden : on lui confia l\u2019ancien miristère de M.Tarte, celine deg Travaux publics.1 fut ass rmenté comme tel le 10 vetobre 1911, Ne pouvant s'en- tenbre avec ses collègues sur li question de la marine, il démissionna le 22 octobre 1912, A cette date sa dantoé latspit beaucoup à désirer et depuis i n'a pu pour cette cause repren- | die son siège en pariement.Au nombre des rombreux pro jets de loi auxquels M.Monk a j'attaché son nom est celui en faveur des Caisses populaires, Cv projet «st resté lettre morte, mais lv travail de M.Monk reste la base des autres projets sur ee su- Jet.ll était aussi un enthousiaste du canal de la Baie Georgien- ne.** La nouvelle de ia mort de l'hon.1°.D.Monk, bien que prévue, a été reçue avec un profond regret à Ottawa.Depuis son eu- trée dans le Parlement en 1390.M.Monk fut un des hommes les plus remarquables de la Chambre, à cause rt de son habileté naturelle «t de sa personnalité, Pins tard il fut reconmt conne nn parlementaire de prender ordre dans la force dialectique il avait peu d'égaux à Ottawa.C'était un linguiste distingué.Sa con.naissan-e du droit constitntionnel était remarquable; où évontait tonjours avec le plus grand res- peut l'avis de M.Monk sur une question de procédure parlémen- taire.- Descendant d\u2019une des plus an- cieunes familles du Québec, il avais la courtoisie et les manières qui caractérisent la vieille éeale., Le premier ministre a annoncé sa mort aux Communes ce matin: des tributs d'estime lui ont été payés par l\u2019hon.M.Borden.Sir Wilfrid Laurier et les hons.L.P.Pelletier, Rod, Lemieux et C.J.Doherty.\u201cC'est vne devoir pénible\u201d a dit M.Borden, \u2018d'annoncer la mort de l'hon.F.D.Monk.Durant lien des années dans cette Chambre, jusqu\u2019à l\u2019an dernier, il fut membre du présent gouvernement.J'ai rencontré M.Monl: pour la première fois en 1896 : tqus deux nous arrisiont cette unnée là comme nouveaux députés.Depuis lors nous avons été très étroitement associés dans les affaires publiques et j'ai eu le privilège de jouir de son amiti\u2019 personnelle.lt y eut quelquefois entre nous des différences marquées d'opinion ef une de ces différences a résulté dans su dé mission, il y a un peu plus d\u2019un an.Toutefois ces différends n'ont rien enlevé à noire amitié personnelle.C'était un homme de aualités distinguées, Un parlementaire re- \u2014_ en ce qui concern« les subventions aux chemins de fer.41 votera eontre le contrat proposé parce que ce contrat re protège pas les droits prov:neiaux.Puis le vote, la discussion sur I» résolution en comité général et l'ajoûriigem'nt.\u2018 ess > erg +; .+ a Wy Ri EDRF EEE TA A marquable et un homme d\u2019un activité extraordinaire.1} était an premier rang dans le Parlement et dans les affaires publiques.Son caractère, et son tempérament, en quelque manièré, n étaient pus adaptés à la vie publique.Ses dispositions étaient singulièrement sensibles.M.Monk possédait au plus haut degré le sentiment du devoir publie t sa mort laisse un grand vide dans la vie publique du Canada.Aucun homme ue ressent sa perte phus que moi- même, Nous pouvons assurer les membres de sa famille qui lui survivent que dans ettte perte ils ont la profonde sympathie du Parlement et du peuple canadien.Sir Wilfrid Laurier a lui auss: payé un haut tribut d\u2019hommages au disparu.\u2018La triste nouvelle de la mort de M.Monk n\u2019est pas inattendue.Mepnis plusieurs muis sa santé fal.hlissait.La fin peut-être a été plus sondaine que nous ne l'attendions.Ceux qui le connaissaient.et c'était mon privilege, comprenaient qu\u2019il possédait en abou- dance toutes les qualités que le Premier Ministre Ini a attribuées.Sa perte de santé date du jour où il perdit su charmante épouse qui était sou amie infime et son conseiller.C'est un coup dont les effets n\u2019ont Jamais disparu.A.Monk fut nue des gloires de la vie publique de la province de Québee et du Dominion.Par son tempérament et son habileté jl était fait plutôt pour le Bane que pour une carrière publique, St son sort l'eut placé sur le Bane.\u201comme son père avant lui, 31 an- rait fait honneur à sa vocation Nous qui en maintes oécasions vons différé d'opinion avee lui souhaïtons que les eondoléances le ses adversaires soient portées \\ sa famille.\u201d M.Pelletier parle en francais.\u201cJe crois de mon devoir\u2018, dit-il.en résumé, \u2018d'exprimer mes sentiments de profond regret à l\u2019oe- casion de la mort de celui qui fut notre collègue.M.Monk était nn homme vraiment extraordinaire et éninemment respectable.{1 était yne des fiertés de natre Face oh C6 pars.Sa Mrortlaisse un bien grand vide dans les rangs des Canadiens francais.Mes rapports avee l\u2019hon.M.Monk ont toujours été on ne pout plus cor- liaux et agréables.Au nom de la provinee de Qué- bee spécialement je désire exprimer le regret considérable que nous cause cette triste nouvelle.\u201d l'hon.Rodolphe Lemitux parle également en B\u2018vancais : il a it, en substance: tt Jul conn notre regretté confrère long- emps avant qu'il fut entré dans \u2018> vie publique.Il était te pro- l'essenr de toute un: race de jeunes Caradiens-francais à l'Unm- versité Laval et bien, que dif- férent de lui parfois en matière d'opinion politique, élèves ont gardé de lui un souvenir qui ne saurait s'effacer.La tristesse que nous cause ln nouvelle de su mort est sineëre ot profonde.M.Lemieux fait alors l\u2019historique de la famille distinguée dort M.Monk est originaire ; lu famille Debartzsch par sa mère.me des plus anciennes et des plis nobles familles françaises du Bas-Canada.Par da femme, il appartenait à la distinguée famille Cherrier.\u2018\u201c J'espère, termine l'orateur, que_le gouverné- ment sera représenté à ses fune- railles ; certainement que nous.ses amis de l'Opposition, 2e man- quevors pag de lui témoignant hos dernieres sympathies par notre présence à cette \u2018heure com bre au milieu de sa fanulle.L'hon.C.J.Doherty, ministre de la Justice, «st profondément ému.Nés tous deux voisins, In môme année, presque le même jour, ils ont grandi côte à côte.Aussi sa {ristesse est-elle plus personnelle que celle de tout au- ioe.Montréal, 18\u2014Les funérailles de feu F, D, Mouk ont eu lien ce matit.Un cortège imposant composé de ministres, de juges, de députés, d'avocats ct de re- présertants de toutes les classes de la société suivaient la défrouil- le.| ses Jeuncs filles, ce n'est pas votre robe, votre chapeau cu vos jolis doigts qu'admireront les hommes de bon sens, c'est la véritable beauté de votre caractère qui gagnera et retiendra l'affection du coeur.Que la modestie\u2019 soit votre hatilleruent le plus veau.\u2026 \u2018oe hie, Re \u2018L'i-périunce.5 243m, | | i | i veut avoir une RDITION HEBDOMADAIRE pr.rrr Le Fraisier \u2014\u2014 , Entre toutes les cultures fruitières susceptibles d'être esploi- tées au Canada, une des plus payantes est sans contredit celle du fraisier.Ainsi, d\u2019après un rapport publié par le \u2018\u201cJournal d'agriculture de la province de Québec\u201d, en jauvier 1914, un acre de térre plantée en fraisier peut pro- duîre en moyenne de #300 à #400./ À Vauvert sur une petite surface d\u2019environ 250 pieds carrés.di a récolté plus de cent livres de fraises, en 1913, N'est-ve pas en- CoVrageant?Et cependant cette culture est loin d\u2019être vulgarisée @ans nos jardins potagers.Quel le \u2018perte! Combien de marchands, ou- Vriers, cointuis, rentiers, posse.dant de petits jardius à la ville ou à la campagne, pourraient, \u2014 tout ei occupant agréablement leurs loisirs, \u2014 retiver de beaux revenus en se livrant à cette culture.Qu\u2019attendent-ils pour s\u2019y méttre?- Outre le délicieux des- sért qu\u2019ils procureront à leur fa- tudlle, ils écoulerunt toujours A es prix rémunérateurs le surplus de la production non consommé en famille.La fraise, le premier de nos fruits, un des plus savoureux et dès \u2018plus faciles à digérer, \u2014 est récherchée par le riche et le pauvre, d\u2019où il suit que la production sèra \u2018toujours inférieure à la de- maude, d'autant plus que le fruit peut être mis en conserve pour l'exportation dans les grands centres, où son utilisation en toutes saisons.| \u201cDe plus, le fraisier n\u2019exige aucune mise de fonds; sa culture est facile: il s\"accommode de tous les terrains; enfin, moyennant quelques petits soins, il peut résister aux froids les plus rigoureux quoi de plus engageant ! * Cependant, bien que la eulture du fraisier soit des plus simples.fucune n\u2019est plus variable dans ses rapports, selon le plus ou moins de soins dont cette plante est l'objet.Ainsi, j'ai constaté que, de jardins à jardins, dans tiie même localité, jouissant par conséquent du même climat et du même sol, il ya parfois*une différence de production pouvant varier dans la proportion de un à dix.D'où ecla provient-il ?\u2014 C\u2019est q'ie, Fa art, Hn \u2018plantation\u2019 s \u20ac soignée, les\u2019 travaux d\u2019entre tien exécutés à temps, ct les maladies fongueuses, auxquelles est gujet le fraisier, ont été prévenues ou combattues avec énergie : tandis que.d\u2019autre part, on s\u2019est contenté d'une plantation quelconque, de soins à peu près nuls.d'où, comme résultat.l'on n'a qu\u2019une récolte insignifiante, quitte à rejeter l'insuccès sur le mauvais temps, alors que chez certains voisins In pluie et le soleil ont influencé les cultures ni plus #i moins, et cependant le rende- ent est bien supérieur.\"Je vais done essayer, dans l'intérêt de nos courageuses popula- tious, de leur rappeler ce qu\u2019elles savent déjà concernant la culture dù fraisier, afin d\u2019eu obtenir le rendement maximum.LE FRAISIER.- C'est une petite plante vivace, de la famille des rosacées, et dont la fleur est blanche.Elle est peu difficile sur le choix: du terrain et ne demande que pen de chaleur.Son ffuit mûrit le premier sous notre dlimat ; c\u2019est celui aussi qui dou- ne le plus longtemps.\u201c VARIETES.\u2014 Elles se divisent en deux groupes: les frai- fers à gros fruits, ne produisant it'au printemps ou au début de Pété, et les fraisiers des quatre- bers ou des Alpes, donnant des ffuits plus petits, mieux parfumés et durant toute la belle saison.\u2018> Parmi les fraisiers à gros fruits.les plus recommandables au Cu- vada, sont :\u2014 JUMBO.\u2014 Grosse fraise rouge et blanche, d'un goût exquis ct d'une précocité remarquable.TWILSON'S ALBANY.\u2014 Ur peu moins grosse que la précé dente, plus rouge et plus produc tive: la chair est aussi plus parfumée et délicate.\u201cDUC DE MONTMORENCY.\u2014 Variété nouvelle produisant abondamment ; elle est d'une grande rusticité.AROMA.\u2014Les fruits sont gros.coniques, de forme régulière, d'un beau rouge brillant, à chair fer- e et suerée.PREPARATION DU TERRAIN.\u2014 Bien que le fraisier nc soit pas difficile sur la nature du sol il aime pourtant, comme d'ail- léurs toutes les plantes, une bonne terre francue ct richement amendée par des engrais bien consommés.A cette fin, on uti- tigera le fumier des couches, de la colombine, des cendres, et on cn- féuira le tout par un labour profond à la charrue ou à la bêche.\u201cCHOIX DU PLANT.\u2014 Si l'on: bonne plantation! mière belle saison; la deuxième | année, arroser de bouillie borde- coulants sur de jeunes plauts- Jaise avant la floraison ; après lai provienuent|cucillette des fruits, couper et on doit.prendre les stolons on parce que ceus qui \u2014\u2026.- POUR LE CULTIVATEUR de vieilles touffes produisent des ; fruits moins beaux et de moins bonne qualité; à plus forte rai- \u2018#01, ON NE s\u20ac servira jamais de | plants produits par l'éclat de ; vieilles touffes, si ce n\u2019est pour le : fraisier des quatre-saisoys.Les jeunes plants nés près du pied- mère, étant les plus vigoureux et les mieux enracinés seront toujours choisis de préférence et arrachés avee précaution.Après cela on procédera de suite à la plantation.PLANTATION.\u2014 Elle peut s\u2019effectuer au printemps mais il est préférable de la faire au mois d'août, attendu que l'on gagne unc année pour la production.Le terrain étant bièu préparé comme il a été dit plus hant, on trace avec le cordeau, dans le sens de la longueur, des lignes espacées de 1 pied 1-2 à 2 pieds.selon la vigueur des fraisiers à planter.les pieds sont espacés des mêmes distances en lignes et en quinconce.S'il s'agissait d'une grande plantation, les lignes seraient espacées à trois pieds, afin le pouvoir y passer la houe à cheval mais les fraisiers sur la ligne seront distants d\u2019un pied seulement.Aussitôt après la plantation, s'il ne pleut pas, on arrosera pour ai- ler à la reprise, opération que l'on renouvellera chaque fois que le besoin s\u2019en fera sentir, afin que les plauts aient formé de nouvelles racines avant la gelée.A l'entrée de l'hiver, on couvrira tonte la surl'ace du sol d\u2019un bon paillis ou de branches de sapin, pour favoriser l'accumulation de la neige.On prendra la même précantion chaque année à la même époque, si l'on ne veut pas s'exposer à perdre les fraisiers, par conséquent tout le fruit de son travail, i cause des alternatives de géle ct de dégel au retour du printémps, ce qui produit la cassure des plants ras le collet.lorsque la neige disparait trop hâtivement.laissant le sol nu à la merci des soulèvements ou des contractions si funestes aux plantes herbacées.consistent à donner un binage soigné au printemps, après quoi la surface du sol est recouverte d'un bon paillis, afin de préveuir Jes mauvais effets de la sécheresse.Pendant l'été, biner et sarcler une seconde fois, mais surtout arroser copivusement si la séche- \u201cesse se fait sentir.Enfin, supprimer dès leur apparition tous \u2018es coulants qui épuisent le picd- mère, nuisant ainsi à la produe- tion, ai volume et à la qualité du fruit.Une plantation de fraisiers aussi bien entretenue peut donner de beaux produits pendant deux et même trois ans, après lesquels, le rendement diminuant, il y à avantage à les rompre.Si l\u2019on voulait se procurer, # jet eontinu, nne surface de fraisiers donnant \u2018\u2018son plein rende- nent\u2019, il faudrait imiter les spécialistes qui assolent à cette fin un terrain divisé en quatre planches, chacune étant renouvelée à tour de rôle, mais sur un autre terrain pour diversifier Ja culture, selon le principe de l\u2019assolement.RECHAUSSAGE.\u2014 Pour conserver la vigueur aux touffes.il est bou de les rechnusser tous les ans.À cet effet, on répand sur toute Ja surface du sol une légère couche de terre sèchement amendée par du terreau ou du fumier consommé, afin de permettre aux touffes de fraisiers d'émettre de nouvelles racines.CUEILLETTE DES FRUITS.\u2014La manière de cue\u2018ltior les fruits, influe aussi béaucoup sur la durée ct l'abondance\u2019 des récoltes.Aussi, chaque hampe apporte plusieurs fleurs qui n'épanouissent xt ne mûrissent pas leurs fruits en même temps.Lorsque quelques-uns des fruits sont mûrs, on les cueille en coupant les pédoncules au-dessous du calice: car, si on le laissait exister, le calive, il cutrainerait avec Ini, en se desséchant, la perte des autres fleurs portées par la même hampe.On recommande de cueillir le fruit de bon matin, au moyen de petits ciseaux bien affilés, en li laissant une peit bout de tige, permettant au fruit de mieux conserver ct sa fraicheur et son arôme, jusqu\u2019au! moment où il est servi à table.MALADIES.\u2014 Nous avons dit que le fraisier est sujet aux maladies fongueuses, analogues au mildion de la vigne.Elles sont caractérisées par des taches noires qui recouvrent les feuilles en tout on en partie; celle affectée se boursouffle, se crevasse et se dessèche.Lorsque toute a plante est atteinte.le rendement diminue sensiblement.REMEDES.\u2014 Dès que la tache des feuilles apparaît.tenir les fraisiers couverts de bouillie bordelaise pendant toute la pre- SOINS D'ENTRETIEN.\u2014 Jls: ae CT FASSETT, ONT.Un inecudie s\u2019est déclaré hier pendaut la nuit dans les bangars de la Fassett Lumber Co et a cau s¢ quelques donunages, Heureusement le feu a été aperçu à temps et les gardiens de nuit à l\u2019aide des boyaux à incendie ont pu empé- cher un nouveau désastre car iv moulin lui-même était menacé.Joyeuse excursion en auto à exeursionnistes étaient M.le eure, M.Thos.Creighton, M.I.Oliver, surintendant de la Standard Che- mijeal Co.L.Creighton et C, A.Marier.Les semailles sont terminées et].les agriculteurs demandent un tewps favorable ct ainsi leurs fatigues seront recompensées- Tous les soirs les exercices du mois de Marie se font pieusement, 1:8 pieux cantiques sont rendus par le choeur des Enfants de Marie.M.A.Bissonnette, contracteur, vient de signer un contrat avec la :{ Fassett Co pour la construction de 5 milles de voie ferrée sur la limite à bois.Les travaux serout commencés mardi.Mariage prochain.On annonce le mariage de M.Albert Thomas avec Mlle A.La- rocque de l\u2019Ange Gardien pour le 12 mai prochain.Chemirs.La belle température que nous avons permet les excursions en auto.On a fait un bon travail dans les chemins, Constructions.Plusieurs constructions sout à l'ordre du jour & Fassett.Le besoin s\u2019en fait sentir, car le nombre de familles augmente toujours.Pique-nique.On organise le pique-nique an- puel qui aura fien dans les premiers jours de juillet au profit de l'église.L'an dernier, ce fut un succès, nous espérous qu'il en sera de même cette année.La date sera annoncée plus tard.Avis aux amis! Balle au champ.Une joute de balle au champ» s'est jouée dimanche dernier, entre les équipes de Hawkesbury et Fassett.ll y avait foule.Après un premier tour malben- reux pour notre équipe, il y eut belle revanche, et à la neuvième manche, l\u2019inseription était de 17 en faveur de Fassett et 7 pour Hawkesbury.C\u2019était Ja première joute de la saison.M.le Curé, présent, a dû lancer la première balle aux applandisse- ments de la foule.Quête.La quête mensuello pour fonde de construction, a donné un ma- goifiyue montant, soit $43.00.Le peuple de Fassett veut vivre nous en avons la preuve.Cette quête après la gracictise offrande au Curé de $85.00, à l\u2019occasion de Pâques; voilà des faits qui témoigneut en faveur des paroissiens.En avaut! semble etre le mot d'ordre.Une excursion.Une exeursion nombreuse nous est LES DÉLÉGUÉS MEXICAINS À NIAGARA FAUS Niagara Falls, 20.\u2014 Le bulle- suivant signé par Walter Vernier, partement du secrétaire d'Etat de le ministre chilien trrivera aujourd'hui de Washing- Les délégués mexicains sont ittendus aujourd'hui.nière réunion des médiateurs sera 3 heures cet apresamidi.alors que les travaux commenced\u2019être d'u>dévient La pre- reav Consultation: p- my et sur rendez- vous.~ DOCTEUR Z.H.ETHIER à | Ancien chef de clinique à l\u2019hôpital francais .de Londres, ancien interne de l'hôpital Saint-Michel et médecin des Dispensaires leux de Paris, a transporté eon bu-' Anti-tubereu-.21 Square St-Louis.Tél Est 2102 Montréal.2 à 4 pm; 7 à 8 \u201cSOUVENEZ- VOUS de ceux que vous avez AIMES, perpétuez leur souvenir en érigeant un MONUMENT à leur mémoire.Il est reconnu par tous que nos ouvrages coûtent moins cher et sont mieux finis.Nous plaçons des dans toutes les parties du pays.transport payé, Ecrivez pour catalogue.J.P.LAURIN Téléphone Rideau Rideau 612 monuments annoncer au d'Ottawa .9 rue c George Je désire Canadien-francais ga des environs que je viens vrir un Bureau pour la Vue, No.26 rue Rideau.\u2018de ta Gare du Grand Tronc), fabrication des verres.les plus compliqués.\u201c Optométriste-Opticien ï Heures du Burezu Vin Ste-Catherine $1.00 le lous et plus.gallon.pre é public d'ou- (Trois portes et au 8.30 a.m.à 6.00 p.m.SPECIAL Fret payé sur 15 gal- gallon.L\u2019OUTILLAGE DE MON BUREAU EST DES PLUS MODERNES et y comprend les instruments lumineux pour l'examen de la vne les plus nouveaux, ainsi qu\u2019un appareil complet pour la Etant diplômé du Collège d'Optométrie de Norwieck, portant certificat «d'enregistrenient dans l\u2019Etat du Massachusetts et ayant eu de longues années d'expérience avec les spécialistes les plus habiles de Boston, Providence et Springfield, je suis en état de garantir une entière satisfaction dans les cas Mes Prix pour Lunettes ct Lorgnons sont Modérés.UNE VISITE EST SOLLICITEE.ALONZO M.BELANGER, 26 rue Rideau : Un excellent vin de 5 ans importé du Portugal à $2.00 le THE NIPISSING WINE & SPIRIT CO.LTD.Sturgeon Falls, Ont.Demandez nos listes de prix.he SER SA ro EE US Tee ace hp LL SE - I.att | i sy + orp nn, el rep "]
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