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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 4 février 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1922-02-04, Collections de BAnQ.

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[" On peut s'abonner ABONNEMENTS Un an.0.0.0 Six mois.+.+.$1.50 162, rue Saint-Denis, 162.Téléphone Est 893.$2.50 au bureau, Redige en Collaboration.POLITIQUE ET LITTERAIRE ADMINI Toute REDACTION: Téléphone M.7309.Denis.ainsi adressée: rue S.-Jacques, 71a STRATION.162 rue S.- Tél.E.893.correspondance doit être LE MATIN, MONTREAL.Je suis un chien qui ronge l'os.Vol.I\u2014No 2 MONTREAL, SAMEDI, 4 FEVRIER 1922 Le Numéro 5 sous 9 itié : | voilier les fonctions de cuisi-| Le garçon, voyant que le{|échaudées craignent de don- me de toute son ame.Dites- fio L amitiée anglaise nier.Il savait lire, écrire, |client n\u2019a pas entamé le fromg- [ner de l\u2019eau aux moulins.On|le moi, souvent Zéphir?Pro- La sagrifiée On se rappelle la bombe jetée par le chef de la délégation navale à la Conférence du désarmement, lord Lee of Fareham, A M.Sarrault qui refusait d'accepter pour lu garde des côtes et de l\u2019empire colonial français une flotte digne du Guatemala, le noble lord demanda hautainement d\u2019expliquer certain article de revue où le grand état-major de la marine française, par la plume d'un de ses attachés, le capitaine Cardex, avait, disait-il, préconisé l\u2019emploi de tactiques sous-marines allemandes par la France contre l\u2019Angleterre.La question \u2014 aussitôt réper- eutée dans le monde entier par le bureau de presse de lord Riddle \u2014 était si grave, si imprévue, impliquait une affirmation si énorme, que M.Sar- rault en resta stupéfait.On se mit par câble à la recherche -de la vérité.Il se trouva que le capitaine Cardex, n\u2019était pas un attaché du grand état-major, mais un officier de marine comme il y en a des milliers en France.et en Angleterre, c\u2019est-à-dire libre de traiter à son gré dans la presse, sous sa responsabilité personnelle, la question des armements navals.I se trouva aussi \u2014 et cette circonstance est d\u2019un grand bout la plus péremptoire \u2014 que les paroles attribuées au capitaine Cardex N\u2019ETAIENT PAS DE LUI, mais d\u2019un écrivain allemand qu\u2019il avait cité à seule fin d\u2019illustrer le point de vue de l\u2019ennemi d'hier et de demain.Il est bien à présumer que le gouvernement français ne fut pas lent à rétablir les faits, mais il ne nous souvient pas que le lord Riddle ni les multiples correspondants de la presse canadienne a Washington, qui nandre le fans.aiênt laissé ar- rome avaient mis tant de zèle à ré- river jusqu\u2019à nous la rectification.Ces jours derniers l\u2019ambassadeur de France à Washington, M.Jusserand, surpris de ce que la calomnie continuât de courir, a vou- ju élever la voix; en termes modérés mais émus, il dit son étonnement que les représentants officiels de l\u2019Angleterre eussent pu recourir à de tels procédés contre des alliés, des compagnons d\u2019armes, des amis.\u201cQue voilà bien de lamentables vétilles! a répondu, sans broncher, le lord-faussaise officiel de l'empire britannique.S\u2019il fallait relever tous les vieux sujets de dispute, on n\u2019en finirait plus.Quant à moi, je veux travailler au rapprochement de la France et de l\u2019Angleterre, plutôt que de chercher à les diviser.\u201d C\u2019est vous, Jusse- rand, qui étes le brandon de discorde, et on ne vous l\u2019envoie pas dire.Cette fois toute notre presse à foin \u2014 à foin dans les bottes \u2014 s\u2019est empressée de reproduire, ce qui pose définitivement lord Lee et son comparse Riddle comme les apd- tres de la bonne entente, et la France comme la nation qui, selon la caricature de Racey, probablement soufflé par le sinistre Atholstan, jette des clés anglaises (!) dans les engrenages de la paix.\u2014-Mais à quel titre, dira-t- bn, vous passionner pour ces questions de politique internationale?\u2014Parce que la guerre d\u2019où nous sortons nous a coûté deux milliards, et que depuis VAr- mistice l\u2019Angleterre a mis en circulation, sur le compte de son alliée la France, vingt fois plus de faux en écriture qu\u2019il n\u2019en fallut à Bismarek pour allumer la everre de 1870.Il a raison J'ai rencontré hier, un de mes bons amis, que je ne vois que trop rarement, car il est délicieusement neurasthénique ; il broie du noir même en dormant.Quel fut donc mon étonnement lorsque je l\u2019aperçus, d\u2019assez loin, avec son chapeau joyeusement incliné sur l'oreille, et qui lui donnait un air naïvement cascadeur.Sa canne qui, généralement, erre lamentablement à son côté, virevoltait dans l\u2019atmosphére en moulinets gracieux et compliqués.ques et me dit à l\u2019oreille: \u2014Ca vient! Ca vient! Il me reconnut, s\u2019approcha de moi à pas gigantes- \u2014 Quoi! Ta folie complète! \u2014Mais non, gros serin, mais penses un peu: Les loyers augmentent ignominieusement : les salaires baissent ou mollissent, quand il y en a, des salaires; les affaires sont volontairement maintenues dans un saumâtre marasme; les oeufs strictemerit frais, achetés à la caisse, à raison de 30 à 35 cents la douzaine, se vendent 60 ou 70 cents, quand ils n\u2019ont encore que 3 ou 4 mois de storage; on meurt de la tuberculose avec un entrain remarquable et Yes fenêtres dites à guillotine dont la partie supérieure est fixe, sont toujours tolérées puisqu\u2019elles rendent l\u2019aération presque impossfble; les gros poissons ne paient pas de taxes sur leurs chétives propriétés, mais les citoyens utiles, ceux qui ont femme et enfants et qui travaillent ou tentent de travailler 6 jours par semaine, paient des taxes toujours plus élevées ; le peuple s\u2019entête à exiger des échevins des qualifications foncières, comme si la fortune donnait de l\u2019intelligence, alors qu\u2019elle ne procure trop souvent qu\u2019un vaniteux égoïsme; la syphilis se propage amoureusement, va tacher méme des fronts augustes et on s\u2019obstine à disperser aux quatre coins de la ville des maisons dites closes, parce qu\u2019elles s\u2019iuvrent à tout venant; des instituteurs qui ont fait un peu de latin e un peu plus d\u2019arihmétique restent chargés d\u2019apprendre à nos enfants les matières qu\u2019ils ignorent à peu près, et ceux d\u2019entre eux qui sont célibataires tentent de leur apprendre à être de bons pères de famille.Les bonnes institutrices qui n\u2019ont rien appris du tout, apprennent aux demoiselles du monde à faire de la peinture sans avoir appris le dessin.Nos fameux fins limiers courent toujours sans s\u2019arrêter, sur des pistes infinies à la poursuite de messieurs les Assassins qui, tout en prenant leur apéritif, les regardent comiquement.Tu vois bien, ça vient, ça vient! Oh! ça va mal, ça Va très mal! -\u2014Mais que vient-il donc?\u2014La neurasthénie générale, l\u2019asphyxie cervicale, engendrée par la Veulerie non moins générale que cervicale.Alors tout le monde devenant neurasthénique, moi je deviens joyeux, guilleret, folichon.C\u2019est dans mon rôle!.Ah! ça va très, très mal! Allons! ça va bien !.Et sur un moulinet de sa canne, comme un tambour major il s\u2019en fut.sautillant allegrement.Sep BILLET D! \"TANCHE DYSCOLE.Chez les bègues Dans les salons de Mme X.Présidente de tant de sociétés d\u2019inaction féminine, un explorateur, retour du Nord, racontait les faits suivants: \u2014Dans le Nord de l\u2019Océan Pacifique il est une île, assez grande ma foi, qui a été longtemps considérée comme à peu près déserte, mais qui commence à se signaler à l\u2019attention des puissances mondiales.Cette île jouit, si l\u2019on peut dire, d'une coutume réellement bizarre.On y élève des bègues.On se donne même assez de mal pour réformer la nature et faire de jeunes qui parlent bien de bons bègues, ce à quoi on ne réussit pas toujours; mais enfin, ils arrivent à bégayer passablement.L'origine de cette .coutume est très simple.Il y a environ 300 ans un navire échoua sur les côtes de cette île sur laquelle l'équipage trouva un refuge.Parmi les matelots, illettrés évidemment, se trouvait un bè- gue qui remplissaif à bord du mieux que le capitaine disait- on, et même compter.C'était un type très fort physiquement, débrouillard, dont on ignorait et l\u2019origine et le passé, ce qui importait peu alors.Il eut tôt fact d\u2019imposer sa volonté aux naufragés, malgré le capitaine du bord qui perdit sur terre, non seulement le prestige qu\u2019il avait sur mer, mais bien autre chose encore, car sa femme qu\u2019il avait emmenée subrepticement le trompa goulument avec le cuisinier devenu Chef, c'est le cas de le dire.Un enfant naquit, qui be- gaya.Grâce à l\u2019influence et a l'ambition de la femme du capitaine, devenue d\u2019abord celle du Chef, et ensuite celle d'au tres compagnons d\u2019exil, il fut bientôt répandu, puis admis, que le bégayement était l\u2019indice naturel d\u2019un cerveau destine a la direction des affaires, au commandement, au Consulat le bégaiement étant d\u2019une aide précieuse pour trouver le biais et les mensonges dan une discussion d'affaires.\u2014Mais ils étaient stupide vos naufragés! dit un dépui présent.\u2014J\u2019avoue, continua l\u2019expto- rateur, qu\u2019ils ne faisaient pas partie de la Société Royale, mais aimer le bégaiement n\u2019est pas plus ridicule que nationaliser un défaut de prononciation comme l\u2019espèce de zézaiement raté qu\u2019exige le \u201cth\u201d anglais.Mais laïssez-moi finir.\u2014Depuis l\u2019admission de cette infériorité intellectuelle dénoncée par le begaiement, puis acquise avec l'habitude \u2014 cette seconde nature \u2014 du bégaiement, les bègues forment dans l\u2019ile l\u2019aristocratie respectée, directrice, maîtresse, chargée de l'éducation, de la justice, etc, ete.\u2014 Mais ils sont restés stupides, vois indigènes! répéta le député.\u2014Pas plus que nous, dit l\u2019explorateur qui confions l'administration de nos affaires.publiques à quantité de bégayeurs intellectuels et moraux.LOGIC.Menus-propos La peine de mort.\u2014 Un député tenace avait l\u2019habitude de demander chaque année l\u2019abolition de la peine de mort.On ne l\u2019écoutait pas et on avait bien raison, car la peine de mort est abolie .pour les propriétaires, du moins.Tu peux, fidèle lecteur, perpétrer avec véhémence un meurtre dégoûtant, tu peux tuer ceux .qui t\u2019embêtent et même ceux qui ne te font rien du tout, à condition d\u2019être propriétaire.La qualité de propriétaire tient aujourd\u2019hui lieu de vertu.On dit maintenant: c\u2019est un homme sérieux, un de nos meilleurs citoyens, il est propriétaire.\u2018Propriétaire étant devenu synonyme d\u2019honnêteté, il est tout naturel qu\u2019on ne pende pas les honnêtes gens et si, par aventure le proprio meurtrier exagère vraiment, on l\u2019envoie à Saint-Jean-de-Dieu où sa famille l'entretient, comme qui pdirait: aux ptits oignons.Drôle d\u2019époque! cM OX Pauvre France.\u2014 Elle subit un lâchage quasi-complet de la part de ceux qui lui doivent tant.Curieux pays que la France.On l\u2019adore quand ses enfants se font casser la figure pour les autres et lorsqu\u2019elle s\u2019avise de réclamer les frais funéraires, ses obligés ne manquent pas de la trouver mauvaise.A LJ J 3 Chez Kraussman.\u2014 Un To- rontonien se fait conduire dans un cabinet particulier.\u2014Apportez moi, dit-il au garcon, une livre de fromage ; non pas de ce fromage pour personnes pales.un fromage avancé et qui pue bien franchement.tenez, du Limbourg! \u2014Bien, M\u2019sieu.Et une bouteille de Frontenac.\u2014Bien, M\u2019sieu.Le garçon apporte le Lim- bourg au fond d\u2019un plat profond dont les bords escarpés emprisonnent ce fromage à l\u2019humeur voyageuse; il débouche la bière et se retire en fermant soigneusement la porte, à cause de l\u2019odeur.Au bout de quinze minutes, sonnerie du client: le garcon apporte une nouvelle bouteille de Frontenac.Au bout d\u2019une demi-heure, même sonnerie: autre bouteille.Même manège de demi-heure en demi-heure jusqu\u2019au nombre de six (petites) bouteilles ; puis le Torontonien demande l\u2019addition.ge se contetne de faire le compte des six bouteilles.\u2014Et le fromage, moy ami, vous oubliez le fromage.\u2014On ne le compte pas, vous n\u2019y avez pas touché, on peut parfaitement le resservir puis- qu\u2019il n\u2019a pas servi.\u2014Et qui vous dit qu'il pas servi?\u2014177 \u2014Ne vous frappez pas, c\u2019est bien simple: j'arrive de Toronto, et, là-bas, nous sommes maintenant si habitués de prendre un verre dans les en- lroits qui sentent mauvais qu'il m'\u2019est désormais impossible de poire sans m'être, au préala- ple, entouré de parfums nauséabonds.Vous voyez done que -e Limbourg a servi à quelque \u2018hose.Veuillez done, sur votre wddition l\u2019ajouter aux bouteil- es.Le garcon s\u2019enfuit et court ncore.n'a x x x Chez la noblesse du pays.\u2014 \u2018a très gracieuse excellence le ouverneur général de l\u2019ile Ste- élène, vidame de l\u2019île Ronde t dont l\u2019empire s\u2019étend aux .oisins rochers à fleur d\u2019eau ui servent d\u2019oasis à quelques verchaudes essoufflées, bref, M.Alexandre Martin, vient d\u2019annoncer au genre humain ce qu\u2019il a fait durant les dernières iunes de son règne.\u201cLe devoir de la police dans les circonstances s\u2019est bien fait.Nous avons retourné 200 personnes indésirables et fait 7 arrestations, 4 pour vols et 3 pour conduite déréglée.Vingt plaintes m\u2019ont été faites concernant la traversée.Cent trente enfants égarés ont été remis à leurs parents et doube objets trouvés, retournés à leurs propriétaires.\u201cLe système de croix rouge a \u2018prouvé encore une fois son utilité à l\u2019île.Cent huit personnes ont été pansées et ont reçu différents soins, et six ont été conduites à l\u2019hôpital.\u201cMalgré la grande précaution prise par mes hommes et moi-même, je regrette d\u2019avoir à vous dire-quersers (VUE 6 trois personnes noyées au cours de l\u2019année.\u201d Le gouverneur indique aussi les travaux qu\u2019il a entrepris pour l\u2019entretien des chemins dans l\u2019île, pour le blanchissage des maisons et des dépendances et des réparations faites au vieux fort et aux autres endroits historiques de l\u2019île.Les chemins dans Pile ont été grandement améliorés.Le rapport indique que 80 voyages d\u2019ardoise ont été jetés sur quatre milles de chemin; 150 voyages de sable ont été étendus sur le grand chemin; de plus, le quai et la côte qui y conduit ont été nivelés et réparés.Quant à l\u2019entiretien des chemins de l\u2019île, les cantonniers ont balayé 40 fois le grand chemin et 10 fois les autres chemins; ils ont arrosé 22 fois tous les chemins.Au grand nettoyage du printemps, les ouvriers que dirige M.Martin, ont ramassé les branches et les feuilles mortes pour les brûler dans toute l'étendue de l'île, qui comprend une superficie de 135 acres; ils ont émondé 400 arbres, abattu 18 arbres dan- gâreux et coupé des arbrisseaux sur une étendue de 12 arpents.Hercule narrant ses héroi- ques labeurs à Omphale n\u2019aurait pas eu d\u2019autres accents.Tout un peuple en délire attend maintenant le rapport de sa sérénissime seigneurerie le gouverneur du Champ-de-Mars qui doit, cette année, dépasser tant par la forme que par le fond le rapport de son .altesse le gouverneur du square Philip.Quant à son excellence le gouverneur-garde du carré Saint-Louis, il ne sort pas de- la caverne qu\u2019il s\u2019est creusée sous le monument Crémazie.Le froid l\u2019assomme terriblement.Nous aurons son rapport l\u2019an prochain si la température le permet.X x % Cette loi das faillites.\u2014 La moralité en matière de commerce devient tellement spéciale, chez les nouveaux Canadiens surtout, que les innovations apportées à notre loi des faillites sont ou ne peut plus malheureuses.La banqueroute a maintenant ses professionnels qui opèrent avec la désinvolture que confère la protection des lois.Loin d\u2019être un désastre moral et financier pour ces bons apôtres, la faillite leur est gloire et profit.On ajoute un thal ou un berg ou un viteh à son nom, ou bien l\u2019on se fait donner une procuration par un pickpocket quelconque et l\u2019on \u201cepart dans les affaires.C\u2019est ainsi que les banques tuera le crédit pour quelques filous, si l\u2019ancienne loi n'est remise en vigueur.hk tk SR Contre Ulintroduction de l'hytérie en politique.\u2014 Les grands arguments de ceux qui réclament le droit de vote pour le beau sexe, se résument ainsi: La femme est l'égale de l\u2019homme.Ne vous semble-t-il pas que si la femme était véritablement l'égale de l\u2019homme il y a plusieurs lunes qu'elle aurait partout le droit de vote?Le malheur\u2014ou bon- heur\u2014est que la femme n\u2019est pas notre égale.Tout le monde est d\u2019accord sur ce sujet la femme d\u2019abord parcequ'elle se croit supérieure et puis l\u2019homme parce qu'il estime sa compagne naturelle inférieure à lui-même; done de l\u2019aveu général des deux parties, l\u2019égalité n'existe pas.Qui donc est supérieur?Répondons carrément ; nous le sommes! Nous le sommes en philosophie, en art, en science, en découvertes, en musique, en invention; nous le sommes au physique et au moral.Où sont vos savants, vos sculpteurs.vos philosophes, vos musiciens, vos écrivains?Apparent rari nantes.pour d'ailleurs confirmer la règle.Vous aviez pourtant, plus que nous peut-être, la finesse, l\u2019intelligence naturelle, la sensibilité, la grâce et le loisir.Il vous manque donc quelques choses et principalement les nerfs.Et vous réclamez le droit de vote, vous voulez ajouter vos vapeurs et votre hystérie à la tristesse de notre vie publique?Allons donc! Blague à part, il est temps de mettre un frein à la fureur de ces porteuses de grosses lunettes, vieilles chipies étriquées de l\u2019espèce méthodiste (1) pour la plupart qui harcèlent nos gouvernants de leurs jerémiades.Nous, latins, n\u2019avons rien de commun avec ces âmes bien intentionnées, certes! mai se fatiguantes! Que la brumeuse Al Hbion;-geemnos sur-hommes de voisins, que nos chers soeurs du Dominion octroient aux filles d\u2019Eve le droit de voter, mon Dieu! ça les re&arde.Les parlementaires de Québec devraient se réveiller un matin avec l\u2019idée bien arrêtée que charbonnier est maître chez soi et que dans le Québec, nous sommes chez nous.Ragueneau est dans nos murs.\u2014 Une cuisine savoureuse, une atmosphère pour ainsi dire, spirituelle, de la musique, des vins fins, du monde élégant, on trouve tout cela chez notre Ragneneau.Comme le faisait remarquer l\u2019autre jour un Parisien: chez les autres, on mange ; chez Werhulu: on dine.BoM om Les Alternances.\u2014 Ce livre du bon poéte Alphonse Beauregard est en vente dans toutes les librairies dignes de ce nom.by A PY) Ne cherchez pas\u2014-Les meilleurs tabacs sont chez Meunier 193 est, rue Ste-Catherine.x x x L'art de fausser le coeur ct l\u2019esprit.\u2014 J'extrais pour votre édification ces proses maladives d\u2019un journal à sensation: \u201cA Mouche à Feu.\u2014 J\u2019entre à tire-d\u2019aile dans le Royaume où m'attire le feu de vos ailes.Ici je ne crains plus le froid.Vous ne vous éloignerez pas?CILLE à Flo.\u2014 Oh! votre coeur, je le sais tendrement bon.Flo, pardonnant tout, même les trahisons et le lâche oubli.Fio, votre coeur, votre cher gros coeur, je l\u2019aime très gros.Tendresses.A Romance.\u2014 Ah! ah! à travers des cils.et ça y est!! A Zoz! \u2014 Ah! Zoz! Dans l\u2019erreur\u2026 par-dessus la téte! Cille est brune comme une \u201cpuce\u201d! Mais ça ne m\u2019empêche pas de vous aimer quand même.Amitiés.A Chrysanthème.\u2014 Vous êtes contente.alors, je vous en envoie encore.et encore.Contente?A Zéphir \u2014J'aime qu\u2019on me dise aue je rappelle quelqu'un et surtout quelqu\u2019un qu\u2019on a:- (1) Ces personnes, constantes lectrices de la Bible s\u2019étonnent sûrement de ce que Jésus-Christ n\u2019ait pas, en élisant les douze apôtres, chois: aux moins six femmes.Le Seigneur savait bien que si la femme avait été Lévite selon l'ordre de Melchisgédeck, pe d'hommes se seraient hasard: au Tribunal de la Pénitence (tant leur confiance au secret [ett été médiocre.mis\u201d?A Chantecaille.\u2014 Est-ce que e reviens assez vite pour vous?Alors, tres contente, Chantecaille, ma jolie?A Hélène de Balme.\u2014 Mon bonjour affectueux.A Patricia \u2014 C\u2019est gentil | ce que vous me dites, merci.Du chagrin?Oh! non, votre nom me rappelle un quelqu\u2019ur que j'ai aimé beaucoup.beaucoup.c¢\u2019est.beaucoup pour moi.Je garde précieusement votre amitié.A Petite Ame.\u2014 A vous, ma chaude.chaude tendresse.\u201d Cette rosse de Willy disait, avec un fort accent marseillais: La littérature de ces dames laisse bien à désirer.\u201d Devant ces déplorables cochonneries, je comprends enfin pourquoi les typographes réclament la semaine de quarante-quatre heures.Les examens du barreau.\u2014 La terreur qu\u2019inspire le barreau écarte forcément la critique timide.Cet ordre vénérable fait et défait les lois.Les avocats mènent et c\u2019est peut-être assez pour expliquer les splendeurs de notre régime démocratique.Les négociants de la procédure viennent de manifester la raideur \u2026 digne d\u2019un barreau qui se respecte à l\u2019endroit des infortunés jeunes gens qui postulèrent, au commencement de janvier, l'honneur de partager les graces de Thémis.Non.point qu\u2019il existat chez ces messieurs la crainte toute épi- ciére de la concurrence.Les examinateurs du barreau, ainsi que le déclarait jeudi un vespéral bloc-annotateur, sont des avocats de premier rang, choisis par leur collègues au barreau.On ne saurait le nier et l\u2019effervescence indignée qui fut affichée par les candidats malheureux et même par quelques avocats(nous dirions du deuxième rang, mais il n\u2019y en a pas) est donc injustifiable, D'autant plus que l\u2019examen est encore plus facile aujour- d\u2019hui qu\u2019il ne l\u2019était hier.Il n\u2019est plus nécessaire, en effet, d\u2019avoir l\u2019esprit légal ou même de comprendre ce que l\u2019on apprend: une excellente mémoire suffit.Quoi de plus ordinaire que la mémoire qui se cultive à l\u2019instar de la patate et des bonnes relations?Oui, mon ami, disais-je justement hier soir, à un abonné, jeune homme ambitieux, oui, vous n\u2019avez pas sujet de maudire des juges intégres et surtout désintéressés.Vous êtes un âne sans mémoire et de plus un âne bâté: votre ardeur à vouloir décrocher le titre d'avocat le démontre d\u2019ailleurs lumineusement.x x x Une bonne nomination.\u2014 C\u2019est celle de M.Emilien Daoust, commissaire du port de Montréal.La nomination d\u2019un homme intelligent à une fonction publique devient tellement rare qu\u2019il vaut qu\u2019on s\u2019y arrête et qu\u2019on y applaudisse.Aie! Aie! \u2014 Le Soleil (de Québec, avouons-le), appelle l\u2019honorable Athanase David : Mécène.Il faut se défier de ces à-peu-près.Autrement qui nous empécherait d\u2019appeler M.Perron: Aristidele- Juste, parce qu\u2019il sait compter; M.Caron: Cincinnatus, parce qu\u2019il met ( ou ne met pas) la charrue devant les boeufs; le chef de l\u2019opposition: Moïse, parce qu'il a sauvé ses os.Le maire: Martin, parce qu\u2019il va toujours au moulin.L\u2019hon.Séguin: Napoléon, parce que c\u2019est son nom et Berthiaume: Eugène, parce qu\u2019il n\u2019a plus de plaisir ?etc, etc.Pour nos lecteurs.\u2014 Cette Yarole de M.Omer Héroux Ce que nous entendons souli- \u201cner, aujourd\u2019hui comme hier, \u2019est simplement le fait que, de \u2018eur seule qualité de partisans, es journaux de parti sont à seu près certains de tirer é- -entuellement un bénéfice pé- -uniaire, dont les journaux in- lépendants sont virtuellement xclus.D\u2019où la nécessité, pour \u201ceux qui croïent à la bienfaisance de la libre critique, qui ostiment utile sa large diffu- ion, d\u2019apporter à la presse in- lépendante un actif concours.LE MATIN Mme ALBERIC MARIN Au capitaine Albéric Marin, MI, C., le Matin offre ses pro- \u2018ondes sympathies pour le jeuil qu\u2019il vient d\u2019éprouver lans la personne de son épouse, née Germaine Roy.\u2018jétonnés de constater qu\u2019il Le passé me disait: laisse là cette femme Sinon tu connaîtras le L'abjection de la La lutte entre l'esprit et Et jusqu'aux bas calculs pour Ton âme qui pour cloitr Et cherche en l\u2019appelant, Ton âme qui respire au dégoût de mentir, querelle et du faux drame la chair, qui réclame.la faire souffrira besoin de pensée ; du mot bonheur, son pain, tour de toi, forcée e De vivre en cet infect marécage enfoncée Le gonflera d\u2019un suc violent et malsain.Chasse au Loin cet amour, ce qu\u2019il en reste encore.Qu'importe si l'espoir d\u2019un autre meurt par toi.L'homme n'a pas pitié du bétail qu\u2019il dévore, La pensée au seul prix du malheur s\u2019élabore; Pour sustenter ton âme : immole, c\u2019est la loi.Je dis alors à mon amie: Adieu, ma chère, Désormais nous trons un chemin différents Et comme elle ignorait ce quiput me déplaire Et me voyant toujours Elle ne comprit pas et Pendant que sa douleur Que le désir cloîtré me fidèle et sans colère s\u2019en alla pleurant.hantait ma solitude, britlait de nouveau, L'acte cruel ayant fouetté mon aptitude J'écrivais un poème ardent, \u2018sincère et rude, (des Alternances qui viennent Et, richement payé de larmes, il fut beau.Alphonse BEAUREGARD.de paraître.) Chronique théâtrale Les Roses rouges, pièce en 3 actes de Romain Coolus.Ce qui m\u2019empéche de trouver de l'originalité dans \u201cLes roses rouges\u201d, c\u2019est le nombre incalculable de piéces portant la même facture, ayant la même marche, les mêmes idées, et qui inondent la production théâtrale depuis une dizaine d\u2019années.Romain Coolus, avant d\u2019aborder le théâtre, enseigna la philosophie.Il dût s\u2019en souvenir lorsqu\u2019il écrivit cette pièce, jouée à Paris, en 1913.Les personnages s\u2019analysent en longs dialogues.Le mari est avant tout un philosophe, un homme d\u2019un héroïsme touchant, un mari qui a pitié et qui pardonne.La femme est un être faible, irresponsable.Romain Coolus s\u2019alimente aux mêmes sources que Bataille.Il est un peu moins maladif, un peu moins passionné: c\u2019est une passion qui réfléchit.Pour Bataille, le triomphe du coeur et des sens est un thème cher; pour Coolus, ce triomphe est extraordinairement raisonné.On peut dire que toutes les pièces de Romain Coolus ont été écrites pour aboutir au \u201cpardon\u201d.La scène du pardon, qui est ordinairement la dernière de la pièce, est traitée par Coolus avec la maitrise d\u2019un virtuose.Mais cette hantise de pardonner toujours peut conduire parfois à de singulières situations.Par exemple : dans Coeur à coeur, ne croit-on pas Hellouin, le mari, menacer de mort l\u2019amant de sa femme, si ce dernier venait à la quitter?Scène identique dans Raphaël.Voici le thème des Roses rouges: Francine Jeannequin, ancieune actrice, est adorée de son mari, mais elle n\u2019a pour lui qu\u2019un tout petit peu d'affection.Naturellement, elle le trompe.Elle a pris pour amant Puysieux, René.Francine est convoitée par un certain Bucquoy, financier et brute.Bucgquoy surprend les amours de Francine et de Puysieux.Il se taira pourvu que Francine devienne sa maîtresse.Querelle entre Bucquoy et Puy- sieux, René.La-dessus, Jean- nequin fait son entrée et s\u2019offre comme témoin du duel.La rencontre a lieu.Jeannequin vient dire à Francine qu\u2019un deg adversaires est mort.Francine, s\u2019imaginant que c\u2019est Puy- sieux, se trahit, laisse échapper son secret.Et voilà la scène du pardon, la scène finale! Cette fois nous sommes bien ne s\u2019agit que d\u2019un demi-pardon Jeannequin part.Scrupules ?Evidemment, Francine est riche.Avouons que ce Jeanne- quin est bien peu philosophe!.x XX Le revue de Lucien Boyer, au théâtre Canadien.Trop parisienne dans son ensemble, spirituelle si l\u2019on veut, vulgaire et presque sans actualité, la revue de Lucien Boyer, conduite par l\u2019auteur lui-même, a été jouée pendant deux semaines au théâtre de MM.Lombard et Schauten.Non pas qu\u2019elle soit entièrement nouvelle (il ne faut pas songer à renouveler la revue!) mais si l\u2019on compare la revue de Lucien Boyer à toutes celles que nous avons déjà entendues, on remarque un manque complet d'originalité et Sar- cey se serait bien gardé d\u2019appeler cela une bonne \u201cidée de revue\u201d.Le prologue est une répétition de la scène des poilus, et la chanson-marche est remplie de plusieurs jurons qui ont rendu célèbres les soldats canadiens pendant la guerre.Pour ma part, je ne vois pas bien le plaisir que peut trouver Lucien Boyer à collectionner aussi complaisamment les \u201csacres\u201d du répertoire Ladé- bauche.La seconde scène représente Landru et quatre passionnées auxquelles le célèbre meutrier fait voir sa nouvelle invention (qui n\u2019est autre qu\u2019- un vulgaire poêle à gaz desti- rié les cuire, \u201cpuisqu\u2019elles sont cuisantes\u201d!) .Ju Tn\u2019arrête ici.Il est inutile de vous raconter par le menu lez diver- su- scènes de la revue.Il y en a de fort grotesques: d\u2019autres arrivent bruscuement, sans aucun lien avec ce qui précède.Que peut bien venir faire Madame Hugucnin, au premier F- cire ses chaussures et se plaint du manque de domestiques Voilà une scène qu' pourrait être vraisemblable mais pour lague.ie nous ne somrnes pas préparés, et qui, au .\u201cr- plus, ne veut rien dire du tout.Le concert que donne Lucien Boyer, au second acte dec sa revue, ne manque pas de piquant.Accompagné au piano par M.Dupil, le chansonnier parisien dépense toute la verve et l\u2019esprit dont il dispose.Il chante son répertoire, dit un monologue, improvise une chanson dont les rimes lui sont suggérées par le public.Sa manière de détailler la chanson est intéressante.Tantôt, c\u2019est un éclat de rire qu\u2019il! ébauche en chantant, un jeu de mimique, un geste grotesque; tantôt, c\u2019est un retard dans la mélodie, uh pianisimo expressif, ou bien la mesure brusquement accélérée; enfin l\u2019art de dire la chanson d\u2019une façon personnelle.Cependant, si l\u2019on ne doit pas songer à renouveler la revue, Lucien Boyer devrait songer à renouveler son répertoire de chansons.Nous aurions souhaité entendre autre chose que ce que le joyeux chansonnier exécute depuis son concert au théâtre Saint-Denis.Et s\u2019il est des couplets dont on ne se lasse pas, il en est des nouveaux qui ne pourraient manquer d\u2019ajouter un certain intérêt à la revue et nous faire croire que l\u2019esprit inventif de Lucien Boyer ne se laisse pas mollement endormir par le succès ! De décors, il n\u2019y en avait a \u20ac a : {point dans cette revue: car je ne peux appeler décors les misérables toiles peintes qui encadraient les tableaux.La revue étant\u2019avant tout un prétexte à costumes et «décors somptueux, il y avait lieu de s\u2019étonner de l\u2019indigence lamentable.du prétexte! Les artistes du théâtre Canadien ont bien voulu, pour la circonstance, se transformer en-\u201c\u201ccabots de caf\u2019 conc\u2019.\u201d Je ne crois pas exagérer la louange en disant que Vallée a fait un Turc très réussi et que Mlle Duzil possède une très jolie voix.Miral, dont les compositions sont toujours réussies, s\u2019est fait applaudir par le naturel de son jeu et l\u2019inimitable fantaisie de ses trois caricatures.Henri LETONDAL, Page : Chronique littéraire.LES ALTERNANCES Par Alphonse BEAUREGARD Plutôt que les Alterntances, j'aurais le goût d\u2019écrire sur les critiques qu\u2019en ont fuites M.Barbeau et M.Grignon: à ce propos, un parallèle entre les deux écrivains serait amusant, d\u2019autant plus que, pour l\u2019instant, ils diffèrent d\u2019opinion, et que, de ces deux critiques violents, l\u2019un s\u2019extasie, et l'autre aurait bien envie de vitupérer, mais, chose étonnante, cette fois, il s\u2019abstient.1 È M.Barbeau ne croit mème pas que M.Beauregard soit un \u201cDes suppiiques montaient qui le faisaient sourire.Il s'assit en songeant au chemin parcouru Et se dit: l'air est pur, enfin, que je respire Depuis que j'ai chassé ces dieux nés d\u2019un délire.Et le sage adora sa pensée et mourut.\u201d Je ne discute pas la pensée; mais l\u2019inspiration est haute, st le vers large.poète, et sans doute est-ce la |.\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 \u2026 va ve va 0e 44 00 04 0e pire critique qui puisse être faite d\u2019un monsieur qui écrit des vers.Par contre, il ne faudrait pas pousser beaucoup M.Grignon pour lui faire proclamer: non seulement Beauregard est un poète, un poète remarquable, un bon poète, il est, avec Nelligan, le seul poète canadien.Mais avec ce diable d\u2019'homme,on ne sait jamai= Ti ne faut pas oublier qu\u2019A!- bert Ferland, qui en fut l\u2019homme le plus étonné du monde, ce pince-sans-rire lyrique qu\u2019est M.Grignon s\u2019est plu.un jour de pluie, à l\u2019exalte- comme un demi-dieu, par désoeuvrement, je suppose, dans un article fulminant et obseur.M.Grignon loue M.Barbea nie: ce sont deux écrivains qu\u2019 ne cachent pas leurs opinions sous des articles poliment ironiques; ce sont deux écrivains qui ne craignent ni le mot osé, ni l\u2019épithète risanée.Et voilà nue n\u2019étant ni de de l\u2019un ni de l\u2019autre, tout en étant de VYavis de tous les deux, je viens dire ce que je pense des poèmes de M.Beauregard.Je suis bien embarrassé, et ma critique.forcément moré- rée, fera p'ètre fisure à câté de leurs pares vin'entes, Je «e- rai l\u2019entre-deux, le partisan C7 juste milieu, enfin le bourgenis le philistin.J\u2019en rage, mais.puisque, des poèmes de M.Beauregard, j'en aime ouel- gres-uns, et j\u2019en déteste, d\u2019autres.Enfin, puisqu\u2019il le faut.faisons de la critique modérée.J\u2019écris done bien honnêtement, bien impartialement cet article sur les Alternances.Et puis, après tout, m\u2019enflammer à propos d\u2019un livre canadien, du moins tels qu\u2019ont été jusqu\u2019ici les livres canadiens, me paraitrait le comble du ridicule.Deux crit ques, dont l\u2019un dirait vert et l\u2019autre jaune, et, qui, pour n\u2019être pas du meme avis sur quelque recueil canadien, se prendraient aux cheveux, me feraient songer à une bataille dans un verre d'ean.M.Beauregard n\u2019aime pas qu\u2019on lui refuse la sensibilité et l\u2019imagination, et qui l\u2019aceu- serait de froideur le blesserait vraiment.Mais M, Beauregard n\u2019est pas le poète glacial que nous a montré M.Barbeau.La pièce Jours de souffrance (O les jours où le coeur broyé dans un étau Sent monter, comme dans une marée, La trahison de la femme adorée; Où sans cesse l\u2019on tourne et tourne en son cerveau La même torturante idée.O jours, soyez maudits pour cette Âpre soufirance.), je ne dis pas qu\u2019elle soit palpitante de fièvre ni brûlante de passion, mais, enfin, sous le vers u: peu dur, un peu prosaïque, flambe un certain feu, t la pièce me plaît.Oh non! M.Beauregard n\u2019est pas un rêveur à nacelle, et les madrigaux, il les laisse aux petits jeunes gens qui, d\u2019aventure, se croient poètes; M.Beauregard n\u2019est pas un exo- Après avoir écrit ce qui précède, j'ai relu le volume de M.Jeauregard et j\u2019avoue que je suis beaucoup mieux disposé, et moins indécis.Des choses que je n\u2019accepterais pas d\u2019abord me plaisent maintenant, et la forme souvent âpre de la poésie de M.Beauregard, je m\u2019v suis habitué.M.Beauregard est un poète érébral, surtout cérébral, il l\u2019avouera lui-même, et ses réussites il en est redevable, moins à sa sensibilité qu\u2019à la réflexion.I est le poète philo- \u201cophique canadien, et, malgré M.Grignon, il faüt bien qu\u2019on \u2018apparente à Vigny.Pour ma part, j'aimerais mieux, comme M.Beauregard, vessember à un Vigny qu\u2019à \u201cTusset, avoir écrit la Maison du berger ane Rolla.1, Beauregard est donc notre Alfred \u2018eViany.Et, par cela, je ne \u201cEUX pas dire que Beauregard manque de sensibilité et d\u2019ima- rination: Alfred de Vigny n\u2019en manquait pas.Non.M.Bearrerard est un violent; il n'est pas un éeri- vein: mais il est un violent, Et c\u2019est précisément pourquoi il est si calme: passion concentrée, C\u2019est un violent, Comme tous les violents, la délicatesse, la naïveté, l\u2019esprit, ce n\u2019est pas son affaire.Evidemment que parfois.mais le plus souvent.Une partie de son recueil est intitulée colme, le calme d\u2019une \u201cme violente: c\u2019est la plus médiocre.Oh! très soignée, évidemment: M.Peaurerard est un méticuleux, Mais quel pay- sagistee mon Dieu, que M.Beauregard! Ses descriptions sont géométriques (un lac ici, lA-bas, une montagne, au mi- \u201ceu du lac: une île): on dirait me indication de décor pour une correction impeccable: malgré le mouvement assez vif; vers d\u2019honnéte professeur de rhétorique: vallée aux lignes sobres, où dort le fleuve bleu, Voici les monts pointus qui t\u2019ornent de dentelle, Les toits rouges fuyant vers l\u2019est, où l\u2019on démêle De grands pics nébuleux.Que voulez-vous?M.Beauregard n\u2019est guère musicien ni coloriste.Il est parfois musicien et coloriste, puisqu\u2019il est un poète, mais guère souvent.Par lemenu il décrit ses émois, et, parce qu\u2019il est sincère, il nous touche.Mais les paysages, ce n\u2019est pas son affaire, et je regrette qu\u2019il ait empiété sur le terrain de Chopin et de Morin.Un des meilleurs chapitres de son volume, il le commence par un poème de ton criard, et d\u2019une emphase que je trouve amusante: \u201cPour m\u2019imposer à sa pitié de curieuse, Je ferais de mon corps une chose hideuse Et m\u2019en irais mourir sur un lit d'hôpital.\u201d vas est du sous-Rollinat, et je tiens Rollinat pour un sous- Baudelaire.Ecoutez la fin: tiste.\u20ac je ne vois pas qu\u2019il ait jantis rêvé à d'autres paysages qu\u2019à ceux qu\u2019il a contem-; plés; M.Beauregard ne songe pas à des amours impossibles ; j! se contente du présent, il médite sur le présent, et par fois il en tire des choses délicieuses comme sa Vigile: M.Beauregard ne cherche pas les décors inconnus; il n\u2019imagine pas d\u2019autres souffrances que celles qu\u2019il connaît et qu\u2019il endure, tantôt stoïquement, et le plus souvent en geignant et criant, sa douleur n\u2019est nullement romantique, bien qu\u2019il lui arrive de se croire un damné, et il la trouve tout simplement dans ses amours et son angoisse métaphysique.Ce serait donc un réaliste, comme l\u2019a qualifié Barbeau, mais je ne crois pas.Or M.Beauregard est vraiuent un poète, et du poète il a, assez souvent l\u2019imagination et la sensibilité : \u201cOr, le sage, parti dès son adolescence Pour juger les flambeaux qui le devaient guider, Savait à quel néant marche la connaissance Et confondait la vérité d\u2019une croyance Avec l\u2019or, qui vaudre ce qu\u2019on æ décidé\" (Cette incidente Clendlal).est du pur -|sont infiniment \u201cDebout, grave et hautain, sur un roc de porphyre, Iluminé comme sa chair que je désire, Je ne me plaindrai pas du supplice éternel.\u201d Et voilà comme on fait du Corneille pour salle à dissection.Et n\u2019allez pas croire que Beauregard soit un fumiste Car plus loin il écrira Jours de souffrance au\u2019il ne faut pas dédaigner, Vigile que tout le -monde connaît, une nocturne un peu froide, mais qui repose, et Impuissance que lui seul aurait pu écrire.M.Beauregard a publié les Forces: et je crois qu\u2019elles ne valent guère.Les Alternances supérieures, mais, des péchés de jeunesse, il reste quelque chose: le style de M.Beauregard sent toujours l'huile.Heureusement que le mouvement emporte tout et que l\u2019inspiration n\u2019est plus banale.Le poète a souffert (comme doit jubiler Paquin!) il a pensé, et voilà qu\u2019il nous donne une oeuvre qui fourmille de défauts, mais qui, en vérité est une oeuvre.Si M.Beauregard consentait à s\u2019abandonner un peu plus à l\u2019inspiration, à travailler un peu moins (des cheveilles et des termes impropres, quoi que l\u2019on fasse, il en reste toujours) persone ne serait plus rebuté |par le trop plein du vers, et ipar sa froideur, relative, je (l\u2019admets.Le poète des Alter- \u2018@nces mériterait vraiment les éloges qu\u2019a faits de lui M.Gri- non, et M.Barbeau, qui, en \u2018poésie, préfère à tout la musique et le coloris, ne se poserait plus l\u2019impertinente question: M.Beauregard est-il un poè- \u2018te?{ Berthelot BRUNET | | LE THEATRE t i M.Henry Kistemaeckers s\u2019est fait dernièrement l\u2019apôtre du mélodrame.Avec la Passante représentée à Montréal pendant la semaine du 4 décembre 1921, il a conquis la foule, \u201cmiroir infaillible\u201d, foule qui dit avec Musset et lui: Vive le mélodrame où Margot « pleuré! On ne sait pas lequel des trois a raison: la foule, Mus- set ou bien Kistemaeckers.On sait cependant que M.Kiste- maeckers, poussé à bout par la majorité des critiques parisiens, a défendu vivement, un peu trop vivement peut-être, ses opinions dans un journal du matin.L\u2019auteur de la l'lam:bée \u2014cette pièce que tout Montréal sait par coeur !\u2014dé- clare son amour pour le mélodrame et réclame le respect pour la bonne vieille formule chère à Decourcelles et Alexandre Dumas père.L'enthousiasme de M.Kistemaeckers exagire à plusieurs reprises, et rotamment lorequ\u2019il écrit: \u201cPhèdre n\u2019est qu\u2019un fait divers stylisé par Racine!\u201d Avouons que M.Kistemaeckers \u201cambitionne sur le pain bénit\u201d! Car, s\u2019il se donnait la peine de relire attentivement l\u2019histoire de l\u2019épouse de Thé- rée, il constaterait que Racine s\u2019est appliqué surtout à peindre les tourments, les états d\u2019Âme de Phèdre, et que les événements, sauf la mort d\u2019Hippolyte, prennent peu de place dans la trawédie, Quant à La Passante, c\u2019est un mélo agrémenté, selon la tradition, de coups de révolver, \u2019assassinats, de carnage et de sang.À l\u2019encontre de Racine, M, Kistemaeckers se préoceu- ne peu de la psychologie de ses nersondges.Il mène l\u2019action rondement, avec le \u201cmétier\u201d qui le caractérise.Il jette dans le tourbillon d\u2019événements extraordinaires, deux êtres qui font partie de tous les mélodrames connus: un savant français et une princesse russe.L'auteur n\u2019a pas voulu nous les faire connaître davantage, il n\u2019a rien ajouté à leurs traits caractéristiques.La Passante manque totalement d'originialité et c\u2019est moins qu\u2019une oeuvre d\u2019art: c\u2019est une pièce banale.Il y a dans les trois actes de la Passante un abus manifeste de \u201cficelles\u201d: tout d\u2019abord l\u2019escalier dérobé par lequel s\u2019enfuit le chimiste français Latenac.Il est assez dificile de s\u2019imaginer comment Latenac peut échapper à la police russe par un truc \u2018aussi éventé, se promener ensuite dans les rues, épouser Ja princesse Macha et s\u2019enfuir avec elle dans un convoi de prisonniers! C\u2019est un mystère dont l\u2019auteur garde pour lui la solution, \u201cun mystère à traduire en mots inconsistants\u201d, disait Albert Samain! La princesse Macha, un peu plus tard, passe la Manche en aéroplane pour obtenir certains documents et permettre a La- tenac de démasquer un député.Nous sommes heureux de cons- voyage sans encombre pendant neuf représentations! Il y a aussi de nombreuses scènes au téléphone qui puent l\u2019artifice à plein nez, et un coup de poignard qui permet à Macha de mourir dans les bras de La- tenac et à l\u2019auteur de terminer la pièce par un coup de théâtre.I faut reconnaître cependant l\u2019habileté de M.Henry Kistemaeckers et sa façon très personnelle de \u201cdramatiser un fait divers.\u201d Si M.Kistemaeckers me demandait un jour comment fut interprétée sa pièce à Montréal, je lui dirais à peu près ceci: \u201cVotre chimiste français fut joué par Lombard qui nous fit admirablement comprendre toutes les privations dont avait souffert le personnage durant sa longue captivité en Allemagne.Votre Ma- cha (ma chère!) trouva des accents nouveaux en Germaine Vhéry: elle étaît de toutes les Russies, mais surtout d\u2019une Russie affreuse où les gens se disent bonjour sur le ton de \u201ca l\u2019assassin!.Tous les autres personnages étaient tenus par des russes du même calibre et des français du genre de Late- nac.C\u2019est une façon de vous dire, cher monsieur, que votre pièce fut jouée en suivant consciencieusement la tradition mélodramatique.\u201d N y avait autrefois à Montréal un directeur de théâtre qui jouait la Flambée aussitôt que commençait à paraître les feux de son succès.Mais il y a mieux: constatant quelle impression favorable avaient produit sur le public les amours boleheviques de Ma- cha, princesse russe, et de La- tenac, savant français (auquel, selon M.Kistemaeckers, nous LE MATIN, samedi, 4 février 1922 devons la découverte de la méthode curative du cancer!), le Théâtre Canadien mit à l\u2019affiche, une semaine plus tard, l'Exilée de M.Kistemaeckers, encore.(Avez-vous remarqué combien cet auteur, de même que Bernstein, affecte les titres brefs de quelques lettres : la Flambée, l\u2019Exilée, le Passant, l'Occident, l\u2019Instinct?) C\u2019est nous donner une piètre idée du talent de M.Kistema- .jeckers que de nous faire entendre une de ses plus mauvaises pièces ; et c\u2019est vouloir faire ac- la tater que la princesse a fait le! ;complir'à l\u2019auteur un véritable tour de force que de la pré- isenter deux fois de suite devant l\u2019opinion.Avec des comé- ;dies, fussent-elles médiocres, l\u2019auteur peut encore plaire au ipublic sans le lasser.Mais avec deux mélodrames dont le second, U'Fzilée, est un \u201chorrible mélange\u201d de tous les genres, il est impossible de ne pas succomber a la monotonie.M.Kistemaeckers n\u2019a pas fait exception.La nouvelle année devrait nous faire bénéficier d\u2019un meilleur choix de pièces et d\u2019une interprétation moins criarde.Certaines pièces ont servi de prétexte à une déciamation aurait cru assister à un concours de ténors.Edmond Sée a eu raison d\u2019écrire: \u201cTrop longtemps on nous a perséeu- té: avec le théâtre: art synthétique, c\u2019est-à-dire creux dans la violence, et tout cris! Assez de cris!\u201d.Henri LETONDAL.BROWNINGS Une boutique d\u2019armurier; à gauche, un comptoir sur lequel sont appuyés des crosses et des caltons de fusils démontés.Derrière le comptoir, une vitrine décorée de boîtes de munitions à étiquettes polychromes et de pièges à fauves.Le Pale voyou, entrant.\u2014 .Jjour, M\u2019sieur! L\u2019Armurier, en blouse noire, derrière son comptoir \u2014Bon- jour monsieur! Qu\u2019y a-t-il pour votre service?Le Pale Voyou.\u2014 J'ai besoin d\u2019un browning.L\u2019Armurier, en sortant un de dessous.son comptoir et le tendant au pâle voyou.-\u2014 En voici un.Le Pâle Voyou, qui prend l'arme et l\u2019examine.\u2014 Vous n\u2018auriez pas quelque chose de mieux?Je voudrais une arme absolument sérieuse, qui abat te son homme à tous les coups.L\u2019Armurier, en sortant un autre.\u2014 Je vois ce qu\u2019il vous faut.Voici un article parfait.Monsieur.Je dois vous préve- tir que*c\u2019est un peu cher: cent trente-deux francs quatre- vingt-dix, taxe de luxe comprise.Le Pale Voyou, faisant jouer le browning.\u2014 Qui.oui.l\u2019article a l\u2019air bon.Je le conserve.TI] me faudrait également de bonnes cartouches.L\u2019Armurier, présentant une boîte.\u2014 Voici ce qui se fait de mieux; soixante-quinze francs les vingt-cing.Le Pile Voyou, qui ouvre la boîte et en sort des cartouches brillantes qu\u2019il introduit dans le chargeur.\u2014 Vont-el- les bien?.L\u2019Armurier.\u2014 Mais certainement, Monsieur.Vous voudrez bien remarquer que la douille et les balles sont nickelées, ce qui en assure l\u2019excellente conservation.Le Pale Voyou, qui a fini de charger le browning.\u2014 Ah! vraiment?(Il braque son arme sur le marchand).Et maintenant, aboule ta caisse, ou je te créve.L\u2019Armurier, sotriant.\u2014 On me l\u2019a déjà faite, celle-là; ça ne prend plus.Tire, mon vieux! Le Pâle Voyou.\u2014 Tant pis pour ta peau! (On entend le déclic du percuteur).L\u2019Armurier, toujours souriant, sortant un nouveau ré- volver de son comptoir.\u2014 Voici un article encore meilleur, mais spécial pour armurier.(Il le braque sur le pâle voyou).Et maintenant comme le fait de s\u2019être servi d\u2019une arme et d\u2019avoir ouvert une boîte de cartouches constitue une prise de possession, je vous serais infiniment obligé de bien vouloir me verser deux cent sept franc quatre-vingt-dix centimes, montant de vos achats.André-J.RENARD.Le mercure de France 15 janvier, sommaire.Gabriel Brunet: Le comique de Molière.Edme Tassy et Pierre Léris: La cohésion des Forces Intellectuelles.Paul Morand: La nuit de Charlot- tenbourg.Jacques Decourt : Poésies.René Rousseau : Marcel Prourt et l\u2019esthétique de l\u2019Inconscient.Docteur Etienne Levrat: Le cas du malade imaginaire.Marthe Gen- lis: La Zone dangereuse (IID).Revue de la quinzaine, ete.tapageuse et barnumesque: on | NS Be hh da _ÉNR LISA YT BETTI ATH NT or j toutes 1 \u201cJe voudrais prendre avantage de occasion qui m\u2019est offerte de déclarer qu\u2019à nos succursales les petits comptes seront cordialement acceptés.\u201d \u2014 Sir Frederick Williams- Taylor, Administraleur-Géneral, à l\u2019assemblée annuelle de la Bank of Montreal.BANK OF MONTREAL ETABLIE DEPUL PLUS DE CENT ANS, y à 25 succursalse à Montréal et dans les environs.2 Vol.I1\u2014xo 4 Vous obtiendrez tantours: ta meilleure qualité, le service le plus efficace et des prix beaucoup plus bas que les prix courants du marché, en faisant vos achats chea =! sSrènes LE MAGASIN DU PEUPLE 447-449, STE-CATHERINE EST, \u2014~ a e\u2014\u2014 MONTREAR ; 22m ON dans toutes Ste-Catherine Ouest ; 672 rue Centre (angle de Grâce; Verdun; Pacifique.Permettez-nous de vous être utile en envoyant pour vous votre argent en Europe.peut effectuer rapidement par notre Banque et à des taux avantageux, des remises d\u2019argent les parties du monde, au moyen de traites, de mandats-poste ou de mandats télégraphiques.210P LA BANQUE Des MARCHANDS Bureau-chef: Montréal, DV CANADA BUREAUX DE LA VILLE :-205 rue St-Jacques; 1255 rue Ste-Catherine Est: 320 rue 569 rue Ste-Catherine Ouest ; 1319 rue St-Laurent: 1866 rue St-Laurent ; Charlevoix) : St-Denis et Si-Zotique ; 1599 rue Ontario Est; Notre-Dame Maisonneuve: Lachine.399 succursales au Canada, de l'Atlantique au Etablie en 1864 TEL.LAS 2948 H.E.Bourassa Ltée INGENIEUR MECANICIEN Réparations générales d\u2019automobiles.SPECIALITE: Pièces de rechange.roues d'engrenage et ree.tification des cylindres.res [Cylinders Reground].1402 mn\" ~ Aare Est, \u2014 Ino.LE BUCHER LITTERAIRE FEUILLETS DETACHES SOIREES DU CHATEAU DE RAMEZAY.L\u2019Ecole littéraire de Montréal a vu ses beaux jours.Je veux parler de 1900.A cette époque, tout le peuple est enthousiaste, tout le peuple canadien est profondément poète.Seul, Nelligan, est resté bourgeois, peut-être poète à ses heures.Mais il fallait un livre pour illuminer cette route sombre de notre littérature.J'ai essayé de RELIRE ces soirées comiques du château de Ramezay, ces milliers de vers chevillés et romantiseux, grelottant sous le Porche de la sottise.Sur dix-sept illustres qui ont collaboré à cette oeuvre (!), il n\u2019y en a pas quatre qui écrivent un peu, soit en vers, soit en prose.On a réuni, ce semble, pour la construction de cette Tour, toutes les sottises babéli- ques.C\u2019est la confusion, l\u2019emphase, la pédanterie, l'erreur, le canadianisme ancien et moderne.Ne nous demandons plus pour quelles naives raisons les Français nous méprisent.Ils connaissent certaine ment la comédie de Ramezay.Car, enfin.Pourtant, une belle chose immortalisera le purgatoire de nos lettres.Je veux parler de la préface de Gill claironnant ce mardi-gras prosodique.Un chef - d\u2019œeuvre de balourdise dont VYaccoucheur apparaît, complètement dénué d\u2019art et de littérature.Je rappelle pour les récoltés de demain, un paragraphe, où il est dit que l\u2019Ecole littéraire est le temple de l\u2019art libre et un bon endroit pour s\u2019amuser (p.VIII): \u201cChacun s\u2019empresse d\u2019y soumettre (à l\u2019école) son dernier travail, (celui de M.Dumont, par exemple ou celui de M.Bé- dard).Chacun y communique ce qui a pu l\u2019intéreser dans la semaine, (je trouve cela délicieux).9 Après l\u2019étude des manuscrits, vient l\u2019heure des bonnes causeries, l\u2019heure où les paradoxes ont libre cours (c\u2019était généralement vers minuit, quand les membres étaient saouls de littérature et d\u2019art) ; les projets se rencontrent, les chimères s\u2019encouragent, les il- lusiong se confondent.Ah! quand tant d\u2019hommes sérieux s\u2019ennuient à mourir, qu\u2019il est doux de pouvoir s\u2019amuser ainsi!\u201d (Je te crois Charles : mais je connais d\u2019autres délices : te lire, par exemple).Un peu plus loin, l\u2019énorme Gill se roule avec ivresse dans les \u201cfleurs sacrées des bords de la Seine\u201d.Il se souvient, sans doute de Verlaine et de Proco- pe.Beau et tragique, il termine cette récréation par le mot célèbre: \u201cHardi! les amis, à Poeuvre!\u201d I s'agissait probablement du creusage d\u2019un puisard.\u201cHardi! les amis, à l\u2019oeuvre\u201d! Voilà certes, la parole la plus caractéristique d\u2019une époque bourgeoise.On la trouve au seuil de tous les manuels de littérature.Mais cette épigraphe dans la bouche de Gill fait éclater, comme en un feu d\u2019artifice, la paresse héréditaire de nos écrivains.\u201cHardi! , les amis, à l\u2019oeuvre!\u201d C\u2019est Gill qui a fait çà, lui, le plug paresseux des littérateurs, lui qui a mis, vous le savez bien, quarante ans à écrire son Cap qui ne vant pas la colline laurentienne, décrite par le plus mou des bardes.j L'Ecole littéraire a vu ce beaux jours.Il reste maintenant à protéger les Gills actuels contre la tempête qui ouvre avec fracas, les portes de notre littérature.SCENES DE LA VIE DE, BOHEME.\u2014 Condamné à mort, j'ai voulu mastiquer un a chapitre des scènes de la vie de Bohème.Impossible.Je ne trouve pas l\u2019enthousiasme d\u2019autrefois.Décidément, j'ai perdu le goût des écritures spirituelles (!) Comment ai-je pu manger, il y a quinze ans, cette prose lourde et collante?Un livre sans idées et sans art.Puante fosse, où sont entassés depuis Murger, les universitaires, les vieillards et les vieilles filles amoureuses.Je parle donc d\u2019un livre épouvantable.Ici et là quelques mauvais calembours, une sensibilité de sage-femme et un style de com- mis-voyageur.Partout un style de commis-voyageur.J\u2019oubliais cette soif inapaisable du bourgeoisisme.Terminant cette ignominie, que la plupart des Français ont admirée lâchement, Murger, abruti, peureux et vendu, tombe dans un vrai fauteuil et salue avec satisfaction son propriétaire qu\u2019\u201d- il trouve très intelligent, noble et sublime.C\u2019est la fin commune des idiots.Murger a été, et il est encore beaucoup lu au.Canada, les Français nous infusant leur intelligence.Les collégiens et les femmes de chambre en chaleur complètent leurs nuits avec le savonnage des Scènes de la vie de boheme.Je n\u2019exagère pas.Il y avait à Montréal, vers 1915, 16 ou 17 (une date précise entacherait trop cette histoire déjà assez triste) un endroit, une espèce de grenier, abandonné des rats et des poux trop nobles, qu\u2019on osait appeler, un temple littéraire.Illuminée par une poésie décadente ou les idiotes d\u2019un Ghil CONNU, cette nouvelle école de l\u2019art libre, cette IDEE groupait tous les intarrissables pisse-copies de l\u2019époque.La société était honorée particulièrement d\u2019un sous-Fournier, espèce de hâbleur aux cheveux longs et gommeux, jeune homme extraordinaire qui glosait sur la littérature de ses camarades, tombés depuis longtemps dans une léthargie inquiétante.Ayant rencontré ce profiteur de lettres, et l\u2019ayant interrogé sur l\u2019emploi de sa vie qui ne lui appartenait certainement pas, il me répondit avec beaucoup d\u2019intelligence: \u201cTu sais, mon vieux, je m\u2019appelle maintenant Rodolphe.Je demeure toujours là-bas, au grenier; je fais des vers; je me moque des bourgeois et des piastres\u201d.L\u2019idiot, dont le père était millionnaire, tenait dans sa main, cette main qui expliquerait bien des choses, les éternelles Scènes de la vie de bohème.\u2014Comment, lui dis-je, tu lis encore ça?\u2014Comment! Mais c\u2019est le plus beau livre du monde.Quel siècle de gloire pour Murger ! Il vomissait cette stupidite en gesticulant d\u2019une facon satanique.Je le vois encore, trai- nassant son ambition littéraire, dans le décor d\u2019une nuit d\u2019octobre.Quelle guénille battue des vents et de la vie! Rien dans la voix; tout dans le geste.Murger en avait fait un maniaque.Ce malheureux a tenté vainement d\u2019écrire une page, même dans le style de Murger.Il n\u2019a jamais lu non plus.À l\u2019instar du démon qui avait dramatisé sa jeunesse inutile, il s\u2019est fait bourgeois, et maintenant, il mange comme un c.ses quatre repas.Voilà bien la dernière scène de cette vie de bohème.Est-elle assez dégoûtante?C\u2019est pourtant du Mur- Achetez i | i A.A.GAGNIER, Gérant.Vos disques et Graphophone des principauxdépositaires -de Comptant ou a termes faciles Ganadian Gramophcne & Piano Go., 248 St.Catherine si 85 COLUNEI Tél.E.3539 cs nd con batif.le \u201cd\u2019affaires\u201d.nels et artistes.feuille.= naissances et amis.annonceurs.1 LE MATIN est un organe jeune, vivant et com- 1 Il est strictement une feuille indépendante, ce n\u2019est ni la doublure d\u2019une autre publication, ni un journal révolutionnaire, ni même une feuil- Il est surtout une tribune libre où ceux qui ont des opinions respectables sur quelques su- Jets pourront les exposer et les défendre sans être obligés de faire au préalable force courbettes, restrictions ou concessions.Il ne s'adresse pas seulement à l\u2019ouvrier instruit, au commerçant avisé et à l\u2019industriel patriote, il est aussi destiné aux professeurs, profession- LE MATIN, par le choix et la variété de ses collaborateurs domine incontestablement la presse hebdomadaire du pays tout entier.Amis lecteurs, collaborez à cette oeuvre de bonne volonté en exigeant d\u2019abord de votre marchand de tabac ou de journaux la vente de notre AIDEZ A SON MAINTIEN et à son progrès en lui envoyant immédiatement votre abonnement.1 TRAVAILLEZ A SA DIFFUSION parmi vos con- Encouragez surtout nos 1 ET VOUS ANNONCEURS, n\u2019hésitez pas à confier vos annonces à un journal qui est lu par CEUX QUI SAVENT LIRE! ger très propre.DE QUOI DEMAIN SERA- T-IL FAIT?\u2014 Je me mélanco- lise terriblement.Je cherche un grand bonheur, une rose sauvage agonisant au fond d\u2019un gouffre.Je me demande, si vraiment il y a une littérature canadienne.Quelle obsession! Pour me distraire, je lis quelques pages des Influences françaises au Canada (tome II) par M.Jean Char- bonneau.Cet écrivain m\u2019a donné beaucoup de soucis autrefois.Je le comprenais si mal.I faut pourtant que je descende jusqu\u2019au fond de cette âme écrivante que l\u2019Acadé- démie française a blessée si cruellement.Je relis M.Char- bonneau.Je tombe sur cette pensée neuve, d\u2019une force telle que mon pauvre coeur vomit toute sa misère ancienne: Page 341: \u201cDe quoi demain sera-t-il fait?\u201d Il est difficile de rencontrer une plus douce consolation sur le chemin du Silence.Je suis guéri; je ferme les influences et j'ajoute pour la gloire d\u2019un peuple couronné par l\u2019Académie: \u201cLe Demain canadien sera fait surtout des oeuvres de M.Jean Charbonneau, ce qui nous dispensera de l\u2019enfer ou de l\u2019hôpital académique.J\u2019arrose cette prophétie d\u2019un peu de vin Saint-Michel, et c\u2019est en souriant que je vois venir DEMAIN\u201d.VALDOMBRE. Vol.IK\u2014No 2 LE MAIIN, Sameui, + 1evrieer 1927 Maudit d\u2019abord par son oncle -il est ensuite excommunié Châtiment bien mérité.\u2014 Un monstre.\u2014 Leçon pour tous.\u2014 Qu'il soit damné pour l\u2019éternité.\u2014 Le.\u201cSauphar\u201d.\u2014 Cruel martyre de cette tante.\u2014 Les.dernières nouvelles.Tarascon, 4 février.\u2014 Une dépêche au \u201cJournal\u201d de Pa- | te! Voici le nom de ton ennemi.\u201d Et chaque fois il répéta ris mande que Trotsky, cet in-|la formule de damnation.fâme complice de Lénine, et l'âme du gouvernement des &o- | viets vient d\u2019être chassé de l\u2019église isarëlite à la demande de son vieil oncle qui l\u2019a dénoncé comme le FLEAU DE L\u2019'HUMANITE la peste du monde civilisé, as- : sassin, voleur, tortionnaire, usurier, bref, un bien sale individu.Ce drame émouvant s'est produit le ler janvier, si l\u2019on en croit les correspondants du \u201cDaily Liar\u201d de New-York, dans la synagogue d\u2019Ekateri- noslav, où Francois-Moise Bronstein, oncle de Léon Trotsky, à la fin du service religieux s\u2019écria: un israëlite DEMANDE À ACCUSER un israëlite.\u201d Dans le profond silence qui suivit, on vit un vieillard à longue barbe blanche, au long caftan noir suivant l\u2019usage des juifs d\u2019Orient, s\u2019avencer vers l'autel.compte-prières en main, pres- ~n'aveugie, presque paralysé, \u201co- oreilles, du nez et du nom- >, conduit par ses fils, ses \u201cres et se» petits-fils, il -: devant les fidèles et dit 1e voix tremblante: \u2018\u2018j\u2019ap- norte une accusation contre Léon Trotsky, membre de notre communauté.\u201d \u201cQuelle est l\u2019accusation ?\u201d demanda le rabbin.La voix du vieil oncle devint alors plus ferme et il dit: \u201cMon neveu Trotsky a trahi la confiance de ses ancêtres, il s\u2019est fait notre ennemi, le fléau du genre humain, l\u2019asss\u2026 \u201cN\u2019en jetez plus, la cqur est pleine, répondit le rabbin, ce sont de graves accusations.Quelles sont vos preuves?Alors, François-Moïse Bron- stein, d\u2019une voix perçante s\u2019écria: \u201ctous nos frères ici, tous les Russes, l\u2019univers tout entier SONT TEMOINS DE SES CRIMES Quand le silence fut revenu, le rabbin déclara: \u201cL\u2019accusation est fondée.Que dois-je faire?\u201d François-Moïse Bronstein levant le bras, et tel dans sa haine et sa foi, un prophète de l\u2019ancien testament ou un en- canteur public qui vous adjure d'acquérir sa camelotte, déclara lentement: \u201cJe demande que Trotsky soit chassé de notre secte.J\u2019appelle sur lui la malédiction et la damnation qui ne furent demandées, depuis le commencement du monde, que contre les ennemis de la Vérité, de la Beauté ct de la Bonté, je veux pour lui la damnation SANS REDEMPTION, ni sur terre, ni dans l\u2019autre vie.La congrégation se leva alors d\u2019un mouvement unanime et dit: \u201cIl sera expulsé! I! sera maudit! Il sera damné!\u201d Un autre rabbin prit le \u201cSauphar\u201d, la trompette sacrée, et à l\u2019est, à l\u2019ouest, au nord, au sud, sonna et chaque fois cria: \u201cIsraël écoute! écou- Son | Puis le rabbin lut les sept prières, et les sept malédictions, il ferma les sept portes et ouvrit les sept fenêtres avec les sept clefs des sept serrures,et éteignit les sept cierges chassant ainsi de la sept.pardon! secte, et pour toujours sept.pardon! cet apostat.Bronstein, dit le rabbin, Léon est chassé et maudit.Vis demandez pour lui une punition plus grave.La loi m\u2019oblige a demander si vous exigez pour lui la damnation éternelle!\u201d L\u2019émotion chez les fidèles devint profonde.Le silence se prolongea, tous les regards étaient tournés vers le vieillard qui était tombé sur ses genoux.Il se tut longtemps.11 priait.Puis il se leva, et d'une voix ferme, il dit: \u201cIl doit être damné pour l\u2019éternité\u2026\u201d A ces mots, on entendit un sanglot de femme.La tante de Trotsky pleurait, puis elle s\u2019évanouit.Tandis qu\u2019on la ranimait, la cérémonie continua.Les cierges, Un à un, furent rallumés sur l\u2019autel.Tous les parents de Trotsky, tour à tour, et les \u2018\u2018erniers, son oncle et sa tante, vinrent déclarer solennellement: \u201cIl n\u2019y a plus de Léon Trotsky.Celui qui existait sous ce nom, nous ne le connaissons plus.\u201d Et les têtes s\u2019inclinèrent au passage du couple de vieillards qui venaient de sacrifier leur neveu dans la synagogue.Jean TREVOIS, \u2018 reporter.Note de la rédaction: En recevant hier soir l\u2019alonnement de notre fidele lecteur et ami Léon Trotsky, il y avait une petite lettre que nous pouvons livrer au public sans crainte de froisser la susceptibilité du grand russe.Pétrograd, 15 janvier 1922 Mes chers amis, Ci-inclus un chèque d\u2019un million de roubles qui ne représente hélas! que trois vul gaires thunes.Envoyez-moi votre journal; il m\u2019ouvre, comme dirait mon collaborateur Valdombre des -horizons spacieux sur la bétise de vos compatriotes.\u201d Ma digestion est bonne et mon vieux rhumatisme ne me tracasse pas trop.Donnez- moi des nouvelles de D.-A.La- fortune.Ruwssement à vous, TROTSKY.P.S.\u2014 Faites-donc une petite campagne contre le Cana- dien-Pacifique qui s\u2019obstine à Re pas payer les quelques: dol lars qu\u2019il me doit depuis mon dernicr séjour à Halifax; je vous obtiendrai un abon- Hement de Lénine.J\u2019oubliais de vous dire que je me suis débarrassé de mon coryza.J'ai pris du vodka pour mon rhume.A bientot, LEON.Nos intelligents lecteurs pourront donc constater avec plaisir que le dictateur maudit par son oncle, jouit, malgré son excommunication de la synagogue, d\u2019une santé relativement bonne.Le Code criminel et la représentation non autorisée des pièces de théâtre.Jugement de la Cour de Police, Montréal, 12 janvier \u20181921.COUR DE POLICE Présidence de Sa Seigneurie le juge VICTOR CUSSSON LE ROI vs LE THEATRE NATIONAL, INCORPORE Ce deuxième jour de janvier, mil neuf cent vingt-deux, La Cour, après enquête, et examen des procédures en cette cause: ATTENDU qu\u2019une plainte a été déposée contre Le Théô- tre Natinnal Incorporé, l\u2019aceu- sant d\u2019avoir, le 15 septembre, 1921, en ia Cité de Montréa:, représenté une pièce dramatique intitulée Les Soeurs d\u2019u- mour dont l\u2019auteur est Henry 3ataille, de Paris (France).«t d\u2019avoir représenté cette pièce sans le consentement écrit de l\u2019auteur ; , ATTENDU que l\u2019accusé plaidé en ent+-'-e: 1.0 \u2018tion a produit à l\u2019enque.\u2019 sans en avoir donné suffi.ant avis à l\u2019accusé: (a) Une procuration de la Société de: Au- teurs et Composizeurs dra- metigues, de Paris (France), à Louvigny de Monti- guny, pour l\u2019autoriser à représenter ses membres devant toute Cour de justice au Canada, à permettre ou à défendre en leur nom a représentation de toutes et chacune de leurs oeuvres, et à nommer sous sa responsabilité des agents locaux de ladite Société dans diverses villes du Canada; (b) un certificat du Ministère de l'Intérieur du Gouvernement français attestant que ladite pièce a été légalement déposée en France.Mais que .cette procuration n\u2019est pas recevable, n\u2019ayant pas été déposée chez une notaire de cete province qui seul avait qualité pour en fournir légalement une copie en cette Cour, conformément au paragraphe 5 de l\u2019article 1220 du Code civil; et que ce certificat de dépôt légal n\u2019a pas été attesté par l\u2019Exécutif du Gouvernement français tel que requis par ledit article 1220 du Code civil; 2.Que, préalablement à la représentation de ladite pièce d\u2019Henry Bataille, le gérant du Théâtre National Incorporé à offert à Jules Helbronner, agissant pour lors comme agent local de ladite Société des Auteurs et depuis décédé, une redevance que l\u2019accusé estime rali- sonnable et que ledit Jules Telbronner a néanmoins refusée; 3.Que, conséquemment, i n'a pas été prouvé que ledit Louvigny de Montigny était sutorisé à réclamer droits d\u2019auteur pour Henry Bataille; qu\u2019il n\u2019a pas été prouv qu\u2019Henry Bataille fût l\u2019auteur de la pièce intitulée Les Soeurs d'amour ou que son droit de propriété sur cette piece existat au Canada; que le Théatre National Incorporé n\u2019était ainsi nullement tenu d'obtenir le] consentement écrit de cet; auteur avant de représenter ladite pièce, et qu\u2019il a cependant établi sa bonne foi en faisant une offre de droits d\u2019auteur audit Jules Hel- bronner qui l\u2019a refusée.CONSIDERANT que Mtre Charlemagne Rodier, représentant la poursuite, a dûment signifié à l\u2019accusé, plus d\u2019un mois avant l\u2019instruction de la cause, un avis de la production des documents susdits, et que la loi n\u2019exige que sept jours d\u2019avis avant l\u2019instruction de la cause, un avis de la production des documents susdits, et que la loi n\u2019exige que sept jours d\u2019avis avant l\u2019instruction; qu\u2019en outre cet avis n\u2019était point requis pour justifier la production du dépôt légal de la pièce d\u2019Henry Bataille ou celel de la procuration de Louvigny de Montigny, mais qu\u2019il n\u2019a été donné que pour prévenir toute surprise et toute demande d\u2019ajournement ; CONSIDERANT que a procuration de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques à Louvigny de Mon- tigny, pour toutes les fins y mentionnées, a été produite régulièrement par la poursuite sans objection de la part de l'accusé, que cette procuration n\u2019était d\u2019ailleurs pas essentiel- \u2018e à l\u2019instruction de la présente cause, puisqu\u2019il est loisib'e à n\u2019importe qui de formuler une plainte de cette nature en -e réclamant du Code criminel; CONSIDERANT que le chancelier du consulat général de France à Montréal est venu attertes que le certificat du dépôt légal de ladite pièce d\u2019Henry Bataille, produit en cete cause, émane de I'tSxécu- tife du Gouvernement fran- cais, et que ce document fait ainsi preuve prima facic de son contenu aux termes de l\u2019article 1220 du Code civil; CONSIDERANT que, même en l'absence des documents qui ont été produits, l\u2019accusé tombait \u2018sous le coup de la prohibition édictée à l\u2019article 508A du Code criminel qui se lit comme suit: \u201c508 A.\u2014Quiconque, sans le consentement écrit du titulaire du droit d\u2019auteur ou de son représentant légal, sciemment exécute ou représente ou fait exécuter ou représenter en publie, pour un profit personnel, la totalité ou une partie quelconque, faisant l\u2019objet d\u2019une violation de droit d\u2019auteur, d\u2019une oeuvre dramatique ou lyrique ou d\u2019une composition musicale encore protégée au Canada, est coupable d\u2019une infraction et passible, sur conviction par voie sommaire, d\u2019une amende de $250 au plus, et, dans un cas de récidive, de la même amende ou d\u2019un emprti- sonnement de deux mois au plus, ou de ces deux peines cumulativement.\u201d CONSIDERANT que ce nouvel article 504A, ajouté en 1915 au Code criminel avec l\u2019article 508B qui pourvoit au démarquage des oeuvres dramatiques ou musicales, confirment tous deux le principe de l\u2019inviolabilité de la propriété intellectuelle; que ce principe, reconnu dans notre législation domestique, est affermi par la Convention internationale dite de Berne à laquelle le Canada est adhérent, et que les tribunaux de diverses juridictions ont à plusieurs reprises ratifié ce principe, tant en appliquant la loi domestique qu\u2019en déclarant exécutoires au Canada les effets de ladite Convention internationale, notamment dans les cause de \u2018\u201cMa- dy vs Hubert\u201d (1906) et de \u201cJoubert ys Géracimo\u201d (1914); CONSIDERANT que l\u2019article 508A du Code criminel n\u2019admet pas la bonne foi chez le défendeur, que le fait d\u2019offrir à l\u2019auteur une remise qu\u2019il n\u2019accepte pas ne supprime aucunement l'obligation d\u2019obtenir \u2018son consentement; mais qu\u2019au contraire le législateur tient ici l\u2019auteur pour le maître absolu de son oeuvre et lui reconnaît le droit d\u2019en autoriser ou d\u2019en interdir à son gré la représentation, et que le particulier ou théâtre refusant de se rendre aux exigences d\u2019un auteur possède touours la faculté de s\u2019adresser à d\u2019autres auteurs moins coûteux ou plus accommodants, mais ne saurait légalement s'emparer de l\u2019oeuvre d\u2019un auteur qui refuse son consentement ; CONSIDERANT qu\u2019une pièce dramatique d\u2019un auteur étranger, comme dans le casi actuel, est protégée au Cana-, da du seul fait que cet auteur : appartient à un pays partici-! nant à ladite Convention de Berne; qu\u2019Henry Bataille est! Francais et a produit son oeu- | vre en France qui participe à | ladite Convention, laquelle! s\u2019applique au Canada comme | cusdit; CONSIDERANT qu'aux | \u2018ermes de ladite Convention i}: des!suffit 4 un auteur unioniste, pour que son oeuvre soit protégée au Canada, que le nom de cet auteur paraisse sur l\u2019édition de son oeuvre en la manière usitée, comme dans le cas actuel, conformément à l\u2019article 11 dle ladite Convention ; CONSIDERANT enfin qu\u2019à la date mentionnée dans la plainte formulée devant cette Cour, l'accusé a sciemment fait présenter en public et pour un bénéfice personnel, dans son théâtre à Montréal, une pièce d\u2019Henry Bataille intitulée Les Soeurs d'amour sams le consentement écrit dudit Henry Bataille ou de son représen- iant légal, que cette pièce est protégée au Canada, que l\u2019accusé a violé le droit que l\u2019auteur possède sur son oeuvre et s\u2019est ainsi rendu coupable de l\u2019infraction visée par l\u2019article 508A du Code criminel; CONDAMNE ledit accusé.Le Théâtre National Incorporé, à une amende de cent-cin-' quante dollars (8150.00).(Signé) VICTOR CUSON, Juge.P.S.\u2014 Deux autres plaintes, formulées à la mème date contre le même accusé, d\u2019une part au nom de Pierre Wolff pour.représentation non autorisée d\u2019une pièce de cet auteur int'tulé L'âge d'aimer dans le cours de la semaine du 19 septembre 1921, et d\u2019autre part au nom d\u2019Elie de Bassan pour représentation non autorisée d\u2019une pièce de cet auteur intitulée Les opérations du profes- eur Verdier dans le cours de la semaine du 26 sentembre 1991, ont respectivement fait Pobjet, devant le même jure, line preuve et d\u2019une défense identiques à celles qui sont ju- crées ci-dessus, et ont aussi donné lieu, dans chacune de res deux autres causes, aux mêmes considérants et à la më- rne condamnation.(Signé) Charlemamne RODIER, Avocat de la Poursuite.Entre bonnes gens de Marseille: \u2014 C'est déplorable de voir comme les dents se gâtent vite de nos jours.Ainsi, tiens, mon petit, à trois mois, il avait déjà quatre dents cariées, mon cker! , \u2014C\u2019est comme ma fille, alors.Quand elle fut née, nous lui ouvri- mes la bouche, à cette pauvre enfant.\u2014Mauvaise dentition aussi! \u2014\u2014Oh! non.elle avait déja un ratelier.Los Elle.\u2014 Que fais-tu là, Victor, avec ce rasoir?Lui, son rasoir à la main.\u2014\u2014 Vois- tu, ma petite Eugénie, mes cors me font trop mal.Je vais me les couper.J\u2019en deviens fou! Elle.\u2014 Te les couper?Y son- ges-tu?Mais alors comment sau- rai-je le temps qu\u2019il va faire?Je te le défends, entends-tu! Lui, stoïque.- C\u2019est bien: je ne les couperai pas.ILE Le tabac a fumer e plus populaire au Canada be Tabac ôe qualite 4 A ff en boîtes FA ractoliiques M.Jean-Aubert Loranger, de l\u2019Ecoie littéraire.Je veux analyser l\u2019esprit de Jean-Aubert Loranger, esq., sombre fabricant des \u2018\u201cAtmosphères\u201d, Est-ce possible?Le scepticisme, philosophie des gens heureux, entrave ce prod\u2019anaïvee,.Peut-on sensément prendre pour de l\u2019esprit une tristesse accablante volée à Arthur Rimbaud, lequel Rimbaud la tenait de Verlaine.M.Loranger est né à Londres, probablement le 24 juin 1840 à l\u2019époque où les fervents du romantisme étaient dans tonte leur farouche tristesse.L\u2019humble boutique où il vit le jour, située au No 1 du Air Square.regarde encore le tra- ique \u201cPasseur de la Tamise\u201d révant sur son socle.L\u2019enfance de M.Loranger s\u2019est nourrie de ces brouillards teintés de gris-verts qui ne sont nas sans charmes et sans laisser dans \"Same une profonde trace de mélancolie.Je vou- lrais que mes lecteurs com- nrissent l\u2019influence de ce mi- Heu ainsi aue l\u2019a dit Taine et aprés lui M.Montpetit, de ce milieu dont l\u2019influence apparaît toniours dans l\u2019oeuvre Acrite.Tout est Jà.Seulement pour M.Loranger nous pou- Vons pousser plus loin cette constatation.Ses veux, ses restes quand il ne s\u2019oublie nas.sa voix ftraînante et Ineubre comme un chant de gouttières, tout en lui rappele la tristesse de Londres.M.Jean-Au- hort Loranger, est, lui-même nn hrouillard; il personnifie si bien le Sans-joie, le Souffre- douleur, le Sans-baiser dessiné doulonreusement par Sten- lein.Jadis on le confondait souvent avec atmosphere mais anjourd\u2019hui c\u2019est complet.Une chose manque pour- AGES ET GRIVACES Dt LA LITTERATURE CANADIENNE barbe, il est resté Anglais mais au contact des latins, elle poussera.A peine âgé de sept ans et demi, l\u2019auteur des \u2018\u201c\u2018Atmosphères\u201d n\u2019hésite pas à traverser l\u2019Atlantique pour venir habiter parmi nous, apportant dans son âme la vision du \u201cPasseur de la Tamise\u201d, qui lui valut, jeune encore, le titre si mérité de grand poète prosateur canadien et son admission à l\u2019Ecole Littéraire de Montréal.C\u2019est dans les \u201cAtmosphé- res\u201d, sa première et dernière brochure, que parut \u201cLe Passeur.\u201d \u201cLe Passeur\u201d est un poème, le premier et le plus im- nortant des \u201cAtmosphéres\u201d.En lisant le \u2018\u201cPasseur\u201d on se sent comme bercé sur l'eau.D\u2019ailleurs M.Loranger commence son prologue par ce dessin réaliste: Une riviére, nous sommes avertis heureusement.Dans notre enfance nous avons tous vu des passeurs.Seulement celui que décrit M.Loranger est plutôt extraordinaire car il a des reins, il sent le vent, il a une tête penchée sur de vieilles rames et sur une autre paire de vieilles rames (deuxième version); et ensuite vint \u2018l\u2019ennui du retournement.\u201d C\u2019est l\u2019histoire et la table des matières du \u201cPasseur\u201d.Je croyais savoir qu\u2019un prologue demande toujours un épilogue mais je dois être dans l\u2019erreur et les écrivains fran- cais également puisque M.Lo- ranger n\u2019a pas d\u2019épilogue à sa brochure.L\u2019épilogue des \u201cAtmospheres\u2019 ce sont des petits poèmes appelés si \u201caimablement \u201cSi- onets.\u201d Si on parlait de ce prosateur canadien qui pionce la dame, pardon, qui dame le pion tant: M.Loranger n\u2019a pas de aux prosateurs français, yy \u2018\u201c Atmosphéres est sans contredit l\u2019une des brb- chures les plus belies de notre littérature canadienne.Sa supériorité est inconie-table sur ! plusieurs points.lo Comme impression !a bro-| cvhure est imprimée en un caractère qui impice-sionne facilement le curieux lecteur.Ses nombreux blancs presque, à chaque page, invitent le bon lecteur à y déposer ses notes.Le prologue ne commence qu\u2019à la page onze, laisse espérer au courageux lecteur qu\u2019il en sera bientôt à la page cinquante-neuf, car il y a une ou deux feuilles blanches à chaque chapitre et la brochure compte dix-sept chapitres.Le patient lecteur apprendra dans \u201cLe Vagabond\u201d, page 52, cinquième ligne, qu\u2019un refus n\u2019est pas toujours total.Deux lignes plus bas, le brave lecteur apprendra également qu\u2019on peut continuer sans avancer.Qu'il sera surpris, le décidé lecteur, lorsqu'il découvrira dans le premier paragraphe du \u201cVagabond\u201d qu\u2019ily a quatre \u201cque\u201d il\u201d dans quatre lignes, qui ne nuisent aucunement \u201cmrant à l'harmonie, quant à la clarté, quant à la beauté et quant à la prose.Il y a bien des vers libres, pourattoi n\u2019y aurait-il pas de proses libres?Le tenace lecteur peut \u201ccontinuer plus loin\u201d l\u2019analyse de cette brochure mais pour ma part ce n\u2019est pas un \u2018\u2018refus total.\u201d J'en ai assez pour au- jourd\u2019hui.Oscar LABONTE.P.S.\u2014I] est tout de méme malheureux que la brochure de M.Loranger devienne un énorme seau d\u2019eau bouillante pour nos amateurs de livres canadiens, attendu le proverbe: Chat échaudé, etc.O.L.30 40 50 60 bureau tél.est 9342 Garage Savard | Réparage, storage, lavage OUVERT JOUR ET NUIT CHAR DE SERVICE 47 à 55 St-Timothée, (près Craig), Montréal X.LENOIR MARCHAND-TAILLEUR 161 1::e St-Denis MONTREAL F ! 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GA 7 u dE TE * : ; ; a A Fis rf Sur Dr he PURE E Rei fa sr\u201d Last 3, TOG Leos CES pin 2 | + \u201ca a He.A sr ol ee ATARI CCC CCC EC OO CCC CC OO CEE EEE EE EE ETE EEE ECE BRUWN & CIE 1 Rue St-Jacques, 145.FONTAINE & DESJARLAIS AVOCATS !51 St-Jacques.Tél.Main 977 ALBAN GERMAIN, C.K.92 NOTRE-DAME EST T~1.Main 901, HENRY WEINFIELD 120, Et-Jacques \u2014 Main 3398 Tél.Main 2287 Rés.Rockland 349 J.E.C.DAOUST ARCHITECTE Diplôme de CA.A.P.Q.successeur de GAUTHIER & DAOUST 180, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL LA BANQUE D\u2019EPARGNE DE L2 CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL.L'assemblée générale annuelle de: actionnaires de cette banque aura lieu à son bureau principal, rue Saint-Jacques, lundi le treize février, à midi, pour la réception des rapports et états annuels et l\u2019élection des directeurs.; Par ordre du conseil de direction.A.P.LESPERANCE, Gérant-général, Montréal, le 12 janvier 1922, Province de Québec, | District de Montréal COUR SUPÉRIEURE !No 1287 ! CHRIS MARSHALL, des cité et district de Montréal, cordonnier.Demandeur, contre (FLORENCE SPRINGHER, épouse | commune en biens de C.Marshall, i | i | | } | et ledit Marshall pour autoriser son épouse aux fins des présentes, aussi des cité et district de Montréal, Défenderesse.Il est ordonné à la défenderesse Fiorence Springher, de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, | Député-Protonotaire Montréal, 16 décembre 1921, LAVERY et DEMERS, Avocats du demandeur.| Le journa: ie \u2018fassent publie par la eompagnie de publication |e \u201cMatin, \u2018imitee\u201d, ayant ses ateliers au No 7la, Saint-Jacques, et sor bureau d'administration au No 162 rua Saint-Denis I's le noe 4 LE MATIN, samedi, 4 février 1922 Vol.II\u2014Y CANADIEN PERD ENCORE LES SENATEURS SONT UNE.NOUVELLE RENCONTRE one de pro Prodi de \\ | duits laitiers petits fr: 7 \u2014 PIS QUE DES ENFANTS CARPENTIER-DEMPSEY Systèmes suivis dans d'autres , .| | pays que le Canada.Les arbustes que l'on cultive Partie très contestée \u2014 | sm Dans une conférence sur la| Al Canada et qui comme.te d \u2018oduit iti r seiliier | Leurs tactiques ne se rencontrent même pas chez | LES RECETTES SERAIENT ENORMES I donnée.dernièrement laitiers, à grappes), le groseillier (ou les petits clubs.Le \u2014 |la convention annuelle de 1a |8roseillier a maquereau), Ie | société d'industrie laitiere (ramboisier et la ronce pcu- Toronto, 4.\u2014 Le Canadien Suivent Jl\u2019alignement des New-York, 4.\u2014 Jack Dempsey} S'il faut en croire les rapports|d\u2019Ontario-ouest, le commissai- vent être plantés en automne été vaincu ici ce soir par le st.Patrick par le score de 3 à *, dans une partie très contes- ve.Le jeu fut très rapide dès \u2018ouverture de la première période et l\u2019on peut dire merci aux deux gardiens de buts Roach et Vézina si aucun club ne parvint à compter.Il en fut de même dans la deuxième période et les joueurs y allèrent encore à une allure endiablée.Des deux côtés l\u2019on faisait des courses sensationnelles, mais toujours la défense avait l\u2019oeil ouvert.Ce n\u2019est que dans le dernier quart que Randall parvint à déjouer Vézina au bout de !vois minutes, mais trente secondes après, Berlinguette égalisait le score.Noble et Denneny compte- rent cependant quelques minutes plus tard et la partie se termina par le score de 3 a 1 en faveur du St.Patrick.équipes et le sommaire: Canadien Positions S.Patrick Vézina Buts Roach S.Cleghorn \u201c Cameron Couture Défense Stewart Lalonde Centres Noble Berlinguette A.g.Dye Boucher \u201c Randall QO.Cleghorn Subs.Stackhouse Corbeau \u201c Denneny Bouchard \u201c6 Andrews Pitere \u201c Smylie SOMMAIRE Première période Pas de points.Deuxième période Pas de points.Troisième période 1.\u2014St.Patrick, Randall .\u2026.3.00 2.\u2014 Canadien, Berlinguette .30 3.\u2014St.Patrick, Noble .5.00 4.\u2014St.Patrick, Denneny .5.00 Score final: St.Patrick, 3; Canadien, 1.tinuent toujours à remplir leur programme qui sonsiste à faire entendre des plaintes et des jérémiades à la suite de chacune des parties auxquelles ils prennent part.Une nouvelle d\u2019Ottawa nous apprend que Frank Nighbor n\u2019a pas l\u2019os du bras droit brisé tel qu\u2019on l'a- Nighbor pourra jouer la semaine prochaine.Le club Ottawa est le seul club à crier au meurtre Nesqu'une joute devient un peu excitante.Au lendemain de la partie, à en croire les gens de la capitale, Neig- bor avait un os du bras brisé et ne pourrait plus jouer de la saison.Au- jourd\u2019hui, il a simplement une con- tision au bras; autrement dit, il a un \u201cbobo\u201d.On dit qu\u2019il sera dix jours sans jouer, mais attendons- nous à le voir s\u2019aligner sur l\u2019équipe ces jours-ci.Nous sommes habitués à entendre les plaintes et les| jérémiades des joueurs d'Ottawa.Les membres du club Ottawa de | la National Hockey Association con- ' qu\u2019aussitôt, ils se croient mourants.Ils ne peuvent recevoir un coup sans Nous sommes d\u2019ailleurs bien rensei- ; gnés sur les petites comédies que les {gens d\u2019Ottawa ont l'habitude de ljouer.Combien de fois n\u2019en avons- [nous pas vu se laisser tomber sur la ! glace comme s\u2019ils étaient assommés, | pour faire expulser du jeu quel- | | qu\u2019un de leurs adversaires, et se re- vait dit et qu\u2019il n\u2019y a rien de grave.|lever ensuite sans aucun mal, leur, but atteint.Le public est au courant de leurs petits trucs et ne les ! prend plus au sérieux.| Les joueurs du Canadien, d\u2019un |autre côté, reçoivent toujours sans rien dire et sans pleurer, et subissent toujours seul les conséquences des coups reçus, sans se plaindre à celui-ci ou à la réclame.Il y a une chose à considérer: c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019un club de la N.H.A.qui ait laissé la glace avant la fin d\u2019une partie et celui-là c\u2019est le club des pleurnicheurs.OTTAWA CONTINUE TOUJOURS Il bat Hamilton 10 à 6 Ottawa, 4.\u2014 Le club local, malgré l'absence de ses deux étoiles, Gérard et Nighbor, a remporté une victoire facile ici ce soir contre les Hamilton par le score de 10 à 6.Les.Sénateurs comptèrent quatre points dès la première période et continuèrent encore leur fracas au commencement du deuxième quart, mais les visiteurs se réveillèrent et comptèrent quatre points à leur tour.Cependant, le club local ne fut jamais devancé et ajouta.encore quatre autres points dans la dernière période alors que les Hamilton en enregistrèrent deux.Suivent Jl\u2019alignement des équipes et le sommaire: Hamilt&n Positions Ottawa Lockhart Buts Benedict Reise Défenses Clancy Mummery \u201c G.Boucher Malone Centres F.Boucher Prodgers ailes gauches Bruce Arbour ailes d Broadbent Wilson Subs Graham Carey \u201c SOMMAIRE Premiére période 1.\u2014Ottawa, Claney .1.20 2.\u2014 Ottawa, F.oBucher .11.25 3.\u2014Ottawa, G.Boucher .1.25 4.\u2014Ottawa, G.Boucher \u2026 1.15 Deuxième période 5.\u2014Ottawa, G.Boucher .3.15 6.\u2014Ottawa, Broadbent .4.10 7.\u2014Hamilton, Reise .3.00 8.\u2014Hamilton, Prodgers .1.00 9.\u2014Hamilton, Roach .1.00 10.\u2014Hamilton, Reise .Troisième période 11 \u2014Ottawa, G.Boucher .2.10 12 \u2014Ottawa, Clancy .6.40 13.\u2014Hamilton, Roach .2.00 14.\u2014Ottawa, Graham .1.05 15.\u2014Ottawa, Graham .3.20 16.\u2014Hamilton, Wilson .4.00 Score final: Ottawa, 10; Hamilton, 6.PESULTATS DES COURSES A LA NOUVELLE- : ORLEANS PREMIERE COURSE :\u2014 Duster, premier.Prince K., deuxième.Peter Brown, troisième.Miss Lady, Prince or Um- ma et Leslie ont aussi couru.DEUXIEME COURSE :\u2014 Marie Maxim, premier.Jago, deuxième.Lady Longfellow, troisième.\u2018 Huonec, Baby Evelyn, Ca- cambo et Ticklish ont aussi couru.TROISIEME COURSE :\u2014 Omnipotent, premier.Knot Grass, deuxième.Billy Dunn, troisième.Blossom House, Sweepy et Devonite ont aussi couru.QUATRIEME COURSE :\u2014 Elmer K., premier.Mulciber, deuxiéme.Mercury, troisième.Wynnewood, High Cost, Merrimack et Courtship, ont aussi couru.i CINQUIEME COURSE: \u2014 Sands of Pleasure, premier.Costigan.deuxième.United Verde, troisième.Bunga Buck, Veto et By Gone Days ont aussi couru.SIXIEME COURSE :\u2014 Walnut Hall, premier.Balance Wheel, deuxième.The Wit, troisième.Barry Shannon, Jinto, Gen.Haig et Our Birthday ont aus- SEPTIEME COURSE :\u2014 Bill\u2019s Luck, premier.Hermis Kemble, deuxième.Veiled Colleen, troisième.Girl, Printer\u2019s Devil et Con- Plunella, Spinning, Lucky sul ont aussi couru.A LA HAVANE PREMIERE COURSE :\u2014 Pokey B., premier.White Crown, deuxième.By Gone, troisième.DEUXIEME COURSE :\u2014 Sun Rose, premier.Frascuelo, deuxième.(z00d Hope, truisièma TROISIEME COURSE :\u2014 Haran, premier, Berita, deuxième.Johnny O\u2019Connel, troisième.QUATRIEME COURSE :\u2014 Theo By, premier, Endman, deuxième.Aiken, troisierne.CINQUIEME COURSE :\u2014 Who Can Tel, premier.Diversity, deuxième.Stonewall, troisième.SIXIEME COURSE :\u2014 Zoie, premier.George W., deuxième.si couru.Cobb menace de battre le record de de Honus Wagner Detroit, 4.\u2014 Tandis que New- York surveillera les exploits de Babe Ruth, Détroit se consollera en surveillant les prouesses de Ty Cobb.Alors que rien ne le faisait prévoir, Ty s\u2019est glissé dans une position où il pourra répéter les hauts faits du citoyen de Pittsburg.en mesure d'envoyer la balle à plus de 300 verges ce qui lui assurera pratiquement maints \u201chome runs\u201d, Stir Up, troisième.Rickard se retira boxe.lutte.me ma le pour avoir la paix | New-York, 4.\u2014 Tex Rickard se retira du sport de la lutte pour avoir la paix dans le sport de la Jl est presque entendu que Ric- | kard aurait sous-loué le Mhdison Le jeune athlète est maintenant Square Barden à un certain syndi- ; | cat pour y donner des séances de celui-là et surtout | aux journalistes afin de se faire de | et Georges Carpentier se sont pratiquement entendus par le ministère de leur gérant respectif, afin de se rencontrer à Londres avant l'été.On attend que tout soit signé pour engager de très gros paris.i La part de Dempsey serait de $200,000.! La visite de Jack Kearns a Tex \u2018Rickard a eu pour effet d\u2019amener \u2018ce nouveau match.!d\u2019Outre-Atlantique, les Européens \u2018ne sont pas persuadés de la supé- Tiorité de Dempsey sur Carpentier.: Cette opinion prévaut surtout en Anglpterre où le champion Fran- \u2018çais a toujours paru avec avantage.On croit à Londres qu\u2019une nou- Dempsey-Carpen- 1 ivelle rencontre tier, donnerait des recettes extraordinaires.| ON SATTEND A DE GRANDS EVENE- MENTS DANS LALIQUE NATIONALE + Philadelphie, 4.\u2014 Jusqu\u2019à cette semaine le conseil annuel de la ligue Nationale, à New-York, promet de n\u2019être pas dans la tradition.On s\u2019attend à des sensations a des personnalités et à des scandales.La grande querelle est celle du gérant McGraw des Giants de New- York qui veut balancer le lanceur Meadows du club Philadeiphie.Les St-Louis Cardinal et le président Baker des Phillies ont précipité les choses en se chicanant entre-eux.On s\u2019attend à un autre grand scandale sur la question du baseball.Johnny Evers retourne- ra-t-il avec les Giants?New-York, 4.\u2014 I est possible que Johnny Evers soit-engagé par John J.McGraw afin qu\u2019il prenne la position de \u2018\u201ccoacher\u2019s Evers serait une acquisition.Lebeausexeme sera plus admis Cleveland, 4.\u2014 Par ordre du maire de cette ville, les femmes ne seront plus admises aux séances de boxe à l'exception toutefois des séances qui seront données exclusivement pour le beau sexe.Bush ne jouera plus pour Washington Washington, 4.\u2014 Owen Bush du \u201cDe sit INTEr + ' 2.- Deux séances de boxe à deux endroits différents auront-elles lieu le même soir?Nous croyons que Non et la chose va certainement s\u2019arranger car les amateurs ne sauraient où se transporter le 13 février prochain.Eugène Brosseau vient de faire de justes remarques à l\u2019égard de sa rencontre avec Davis.\u201cOn trouve que j'ai battu Davis rapidement\u201d, dit Brosseau, \u201cmais qu\u2019on se rappelle que je n\u2019ai pas l'habitude de donner des exhibitions, qu\u2019on se rappelle qu\u2019il me faut rarement dix rondes pour battre un homme.Que l\u2019on regarde mon record, tant comme amateur que comme professionnel, et l\u2019on verra que les longs combats sont rares.A San Francisco, j'ai battu trols hommes en deux soirs, dont deux en trois rondes dans la même séance.\u201cSouvent, il ne faut qu\u2019un coup de poing pour battre un homme.Ce coup peut être porté à la première minute du combat comme il peut être porté au bout de dix minutes ou d\u2019une demi-heure.Ainsi lors de ma rencontre avec Bloomfield, au Monument National, j'ai réellement été battu par le premier coup LE MATCH DESCHAMPS-GREEN BROSSEAU DONNE DE JUSTES RAISONS field m\u2019a battu d\u2019un coup de poing, est-il si étonnant que j\u2019aie battu Davis en trois coups?DESCHAMPS A UNE GROSSE BESOGNE.Oscar Deschamps, le boxeur populaire canadien-français, fera face à Andey Chaney, le 13 février prochain.Une semaine plus tard, le 20 février, Deschamps se rencontrera avec Solly Green, encore au Saint-Denis.Green a recommencé à s\u2019entraîner ces jours derniers.On s\u2019attend à un match sensationnel.Si comme les connaisseurs le prévoient, Deschamps triomphe du boxeur juif, il se mesurera ensuite avec Johnny Dundee, le merveilleux petit boxeur italien de New-York.Comme on le voit, Deschamps a de la besogne sur les bras.S'il ne- lui arrive pas de malchance, il devrait être d'ici au printemps l\u2019un des boxeurs les plus en vedette de sa classe.Tommy Conway, croit que Des- champs sera bientôt au premier rang des boxeurs de sa catégorie.Il dit que ce match avec Dundee devrait être un événement mémorable vu que Dundee possède le même style que Deschamps et est aus- de poing qu\u2019il m\u2019a porté.Si Bloom- | si extrêmement rapide et agile.; I CaAPpTAIN HorweEe XY LAT 'Les \u201cYankees\u201d de 1922 club local de la Ligue Americaine sera probablement dans l\u2019impossibilité de jouer au baseball durant le reste de sa vie à cause de trouble à sa vue.Mitchell en faveur de la \u201cspitball\u201d \u2014 Le gérant Mitchell des Boston Braves est en faveur de l\u2019emploi de la \u2018\u2018spitball\u201d dans les ligues majeures.Il croit que le pourcentage au bâton est très élevé tandis que celui des lanceurs est à la baisse.Il faut absolument agir.Retraite de Wilde Londres, 4.\u2014 Jimmy Wilde le champion boxeurs poids-mouche se retitrerait de l\u2019arène à la suite de son combat avec Johny Buff, le champion américain.Il est entendu que Wilde désire rencontrer Buff ici & condition que l\u2019on fasse des arrangements pour que la rencontre ait lieu au Holland Park Hall.Wilde est fatigué de se battre mais comme Buff est un adversaire digne de lui-même il veut se rencontrer afin de sortir \u2018en beauté\u201d comme on dit au théâtre.L\u2019équipe champion de la ligue Américaine comprendra 32 joueurs, qui commenceront bientôt leur période d\u2019entraînement préparatoire à la saison prochaine.Ce chiffre est inférieur de 12 nombre correspondant de l\u2019an dernier, à pareille époque., L\u2019entraînement aura lieu à Hot Springs, Ark., et commencera, selon toutes probabilités, le 17 février.Voici les noms des joueurs qui composeront cette formidable équipe: Lanceurs.\u2014 Carl Mays, Waite Hoyte, Bob Shawkey, San Joncs, Joe Bush, Harry Harper, lefty O\u2019Doul, Bob Tecarr, George Quinn, James Jolly, Gormer Wilson, George Murray ct B.T.Culp.Receveurs.\u2014- Schang, Devormer et Hoffman.Joueurs de buts.-\u2014 l\u2019ipp, Ward, MeNally, Scott, Frank Baker, Mitchell, McMillan, Kingdon et Glen.Killinger.Joueurs de champs.\u2014 Babe Ruth, Bob Meusel, Elmer Millor, Chick Fewster, Bobby Roth, Haines et Skinner.\u2019 | .rr Lésère différence C\u2019est dans un établissement où des lutteurs disputent un championnat.Le \u2018\u2018spcaker\u201d\u2019 sportif qui présente les chanipions et annonce les résultats étant malade, on demanda \u2018au régisseur de le remplacer, ce \u2018qu'il fit avec plus de bonne volonté lque de compétence.spectateurs que X.avait tombé son advresaire par un une prise de bras.} annonça à la foule: \u201c.\u201cbax une \u201cenveloppe\u201d! \u201c Comme il est naturel, il avait à faire sevoir aux \u2018armiock\u201d, Il comprit mal cette expression, et, très naïvement, .vainqueur Le Canadien et l'Hamilton joueront- à Québec?Québec, 4.\u2014 L\u2019un des directeurs de l\u2019Aréna est actuellement en communication avee Léo Dandurand, le gérant du club de hockey Canadien, dans le but d\u2019organiser une partie d\u2019exhibition à Québec entre le club montréalais et les \u201cTigers\u201d d\u2019Hamilton.La partie serait jouée dimanche, le 12 février.Dandurand s\u2019est \u2018\u2018\u2019montré\u201d favorable à l\u2019idée d\u2019amener une joute de \u2018\u2018vrais\u2019\u201d\u2019 professionnels à Québec.Ce serait le première fois depuis 1920, c\u2019est-à-dire depuis le départ du Québec, que deux clubs de la National Hockey League se rencontreraient en cette ville.La rencontre ne manquerait pas d\u2018intérêt.L\u2019Hamilton n\u2019est pratiquement rien autre chose que l\u2019ancien Québec.Il compte sur son équipe quelques-uns des anciens joueurs de Mike Quinn, tels que Malone, Prodgers, Carey et Mummery.Les \u2018\u2018fans\u2019\u201d auraient l\u2019occasion de revoir Bouchard, l\u2019ancien amateur, passé, cet hiver, au rang des \u201cpros.\u201d Dandurand doit donner une réponse définitive d\u2019ici à demain soir, Les Mastodontes Des sportifs de New-York ont constitué un syndicat qui se propose, dit-on, d\u2019organiser un championnat de lutte au Madison Squa- reGarden.Ce championnat doit s\u2019ouvrir le 6 février prochain.La somme offerte a Tex Rickard pour l\u2019usage du Garden est telle que le promoteur en a été \u2018\u2018ému\u201d et qu\u2019il a accepté les conditions du syndicat.Au nombre des célébrités du tapis qu\u2019on verra probablement aux prises, citons: Stanislaus Zbyzsko, Earl Caddock, Ed.\u201cStrangler\u201d Lewis, Joe Stetcher, Renato Gardini, Jim Londos, Laurent Gerstman et Charles Hansen.C\u2019est là, il faut l\u2019avouer, un beau choix d\u2019artistes, et le spectacle qu\u2019ils donneront vaudra certainement que les amateurs se dérangent en masse a pour aller les voir à l\u2019oeuvre.Pour l\u2019uniformité John A.Heydler, président de la Ligue Nationale, prétend qu\u2019une balle modèle ct uniforme est essentielle au maintien des moyennes dans les ligues majeures et mineures.Cette déclaration fut faite lors de la discussion d\u2019un rapport disant que la Pacific Coast League avait l\u2019intention d\u2019adopter une balle caoutchoutée à l\u2019intérieur pour la saison 1922.L'utilisation de balles de types différents aurait une répercussion facheuse sur les moyennes au bâton, au champ et au lancement en ce qu\u2019elle y jetterait la plus complète confusion, selon M.Heydler, vendant ainsi ces moyennes à peu près inutiles.Et il ajoute, très justement, d\u2019ailleurs: \u201cComment un gérant ou un recrutateur de club pourraitil juger de l\u2019habileté d\u2019un joueur de ligue mineure si des balles de structure différente doivent être utilisées?\u201d \u201cJe crois qu\u2019un règlement dans ce sens devrait être incorporé dans l'arrangement qui lie les ligues mineures ct majeures.Les règlements actuellement en vigueur prévoient que les balles employées doivent être d\u2019un certain poids et d\u2019une di- \\ spéciale.mension donnée, mais il n\u2019l y a rien qui indique la composition de ces balles.Par le passé, il a été généralement entendu que tous les principaux clubs feraient usage de balles de construction uniforme.| \u201cSi différentes ligues commencent à adopter divers types de balle, il en résultera immédiatement une grande confusion dans l\u2019évaluation du jeu individuel et du jeu d\u2019équipe.L'observation est exacte et méri- et qu\u2019on en prenne bonne note.re de l\u2019industrie laitière et de la réfrigération, M.J.A.Rud- dick, après avoir souligné l\u2019importance qu\u2019il y a de veiller à la manutention des produits laitiers au cours du transport du producteur au consommateur, a traité ensuite des prix, de la nécessité d\u2019obtenir de meilleurs moyens de transport et de la nature internationale du commerce.Les fluctuations de prix sont inévitables ; elles ne sont pas gouvernées par la demande local, mais par le marché mondial.Ily a un surplus dans les années d\u2019abondance et un déficit dans les années de famine, Heureusement- les conditions ne sont pas toujours semblables dans les différents pays.Tandis qu\u2019un pays nage dans l'abondance, l\u2019autre peut manquer de produits.C\u2019est ainsi que se règlent les prix et que les cours s\u2019établissent sur les marchés du monde.La grande guerre a non seulement produit une dislocation du commerce dans toutes les voies, mais elle a anéanti dans certains pays l\u2019industrie laitière et l\u2019industrie de l\u2019élevage ; tandis qu\u2019elle stimulait leur développement au plus haut point dans d\u2019autres.Il est impossible de dire quand le commerce sera rétabli sur de saines bases, s\u2019il l\u2019est jamais, mais les conditions actuelles exigent que nous nous occupions plus que nous n'avons fait par le passé de ce qui se passe ailleurs.M.Ruddick a expliqué le système de vente adopté dans la Hollande, au Danemark, en Nouvelle-Zélande, aux Etats- Unis et dans notre propre pays.En Hollande, le marché à Alkmaar, qui a prospéré pendant deux cents ans, est conduit par les municipalités qui prennent un quart de centin par livre pour les facilités qu\u2019elles pourvoient.On y a conservé l\u2019ancien et curieux système par lequel acheteur et vendeur, une fois l\u2019affaire réglée, le signifie en se frappant les paumes des mains ensemble.Ailleurs, les ventes se fond à la criée, d\u2019après un principe nouveau.Le gouvernement hollandais exerce un rigoureux système de contrôle sur les exportations.Il y a des années, en Irlande, le marché principal était Cork et le beurre y était clagsé par les fonctionnaires, mais il y a maintenant un système de con- |trôle volontaire et le beurre de beurrerie destiné à l\u2019exportation est marqué d\u2019une marque Au Danemark, le principe coopératif est suprême.Un comité établit les cours, les publie, et les contrats se fond en conséquence.Il est interdit d\u2019exporter du beurre qui ne porte pas la marque \u201cLur\u201d, marque nationale.Il est interdit d\u2019exporter du fromage à moins qu\u2019il ait au moins six semaines.Le beurre et le fromage sont tous deux classés en Nouvelle-Zélande et ne peuvent être exportés sans certificat.Les Etats-Unis excellent dans l\u2019exportation du lait condensé et du lait évaporé, mais ils ont aussi également un gros commerce d\u2019exportation des autres produits laitiers.Le gouvernement américain à Washington a un système de rapport très élaboré sur les marchés.- Publié par le Directeur de la Publicité.Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa, 25 janvier 1922.A la porte de la cesarne, le brigadier, interpellant un cavalier de deuxième classe : \u2014Vous nc pouvez pas sortir sans permission.\u2014J'ai l\u2019ordre verbal du capitaine.\u2019 \u2014Montrez-moi verbal.cet ordre et au printemps.Le Bu!'e\u2019'n 94 qui traite des arbustes se déclare en faveur de la p'an\u2019a- tion d\u2019automne, pourvu que cette plantation puisse être faite assez tôt pour que lcs plantes puissent s'établir avant que les froids arrivent.Cependant, la plantation du printemps est très sûre, mais les plants ne produisent que peu ou point la première année.Il existe bien des variétés de toutes ces espèces de fruits et il y a entre ces variétés des différences sensibles.Dans la gadelle noire, la Kerry vient en tête de la liste pour le rende+ ment; la même Kerry et la Rouge de Hollande sont les espèces les plus productives des dix meilleures variétés de ga- deliers à fruits rouges e.blancs.Parmi les groseilles, la Downing est une espèce très productive et a également le mérite d\u2019être résistante au mildiou.Chez la ronce la Aga- wan cultivée à la ferme expe- rimentale d\u2019Ottawa s\u2019est\u2019 montré la variété la plus rustique et la plus avantageuse.Parmi les framboises, les Cuthbert ei Herbert sont hautement recommandées.La mûre du.Canada (Dewberry) et la mire Logan sont mentionnées éga\u2019» ment dans ce bulletin, que !\u2019 peut se procurer en s\u2019adres a\u201d.au bureau des Publicatior-.Ministère fédéral de l\u2019Agrier\".ture.Le producteur de no fruits devrait se renseir - parfaitement sur les ma'a =~ communes aux arbustes f \"' tiers ef sur les insectes qui -\u201d fectent ces plantes.Le bul'r tin contient des chapitres sp *- ciaux traitant de ces différentes phases du sujet.Publié par le Directeur de la Publicité, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa, 19 janvier 1922.Entre Marseillais : \u2014Moi, dit l\u2019un, j'ai pris un jour, dans un lac, un poisson qui était si gros qu\u2019il a fallu dix hommes pour le porter! \u2014Ce n\u2019est rien auprès de celui que j\u2018ai pêché dans la Méditerranée, riposte le second: quand il a été sorti de l\u2019eau, la mer a baissé de trois pieds! Un examen à Marseille: \u2014Qu'\u2019est-ce qui produit le sucre ?L\u2019élève ne sait que répondre.\u2014Allons, professeur, il vous ignoriez canne à sucre.au moins ce qui bière?L'élève, instantanément : \u2014Oh! oui, monsieur: c\u2019est la Canne-Bière! voyons, fait le est inouï que que c\u2019est la Savez-vous produit la Un joyeux souvenir, qui nous raméne au temps héroi- que des années de l\u2019armée d\u2019Afrique: Le général Lamoriciére se promenait dans les invirons de lidah en fumant son chibouque, lorsqu\u2019il apergut un zouave qui frappait & grands coups de sarbe un aloès en criant: me \u2014Ah! coquin, si tu étais le général Laomriciére.\u2014Eh bien! s\u2019il était le général, qu\u2019est-ce que tu ferais?deamnda le général en s\u2019approchant.\u2014Ce que je ferais?Comme c\u2019est un bon diable, je lui de- manderais une pipe de tabac.Et il eut son tabac.Errata La Direction reçoit la lettre suivante: \u201cCe matin, 81 janvier.\u2014 Je prie la Direction de publie: les errata suivants dans son prochain numéro: Le plus aimé, etc., ligne 3: lards; des vieillards et non les vieil ligne 7: terrasses et non terrases; ligne 19: accomplissant et non accomplisait; Titre, page 2: Quatre et non Quarte; Poème III ligne 1: se lève et non le léve; ligne 8: sachant et non ils savent; ligne 10: ils donnent et non et ils donnent; .Poème IV ligne 13: Tu étais la Prison et non dans la Pri son.Paul MORIN FOURRURE S saison 1922-23.C'est en février que sont lancés les premiers modèles de la Nous vous invitons cordialement à venir voir la collection présentée par notre maison.MANTEAUX, CAPES, ETOLES ET AUTRES PETITES PIECES.CHAS.DESJARDINS & CIE, Limitée 130, RUE SAINT-DENIS "]
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