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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 18 mars 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1922-03-18, Collections de BAnQ.

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[" Rédaction et Administration 164 RUE SAINT-DENIS MONTREAL Téléphone: Est 893 Atelier: Main 7309 Redigé en colla boration.POLITIQUE ET LITTERAIRE \u2014\u2014\u2014\u2014l Un an Six mois Un siècle Abonnements par la \u2019oste : Adresser toute correspondance.Le MATIN, 164, S.-Denis, Montréal .5 2.50 1.50 100.00 Ie svis vn chien qvi ronge l'os.\u201cVOL.11\u2014No 8 UN AUTRE COTÉ DE LA QUESTION MONTREAL, SAMEDI, 13 MARS 1922 Vote féminin et vote plural Dans un article que reproduisait l\u201d\u201cAction Catholique\u201d du 6 de ce mois, le \u2018 \u201cTravailleur\u201d, petite feuille toute neuve et des mieux pensantes, se prononce tout naturellement contre le vote testerai certes pas le droit \u20ac ce monde et dans l\u2019autre! Après avoir dit tout le féminin.Je ne lui en cont grand bien lui fasse dans mal possible du suffrage universel, d\u2019où est issu selon lui le mouvement suffra- giste, et avoir déploré que ce soit là une institution avec laquelle il faudra sans doute Si au moins on lui apportait ral ! Et par vote plural il se l\u2019octroi aux chefs de famille toujours compter, il ajoute: un correctif par le vote plu- >mble entendre uniquement de deux votes au lieu d\u2019un.Va pour le vote plural; j'en suis partisan, mais n\u2019entretiens pas d\u2019illusions quant à la possibilité de le faire passer dans nos lois.Il exis jourd\u2019hui mis à notre portée te cependant un moyen, au- , d\u2019obtenir le vote plural ou du moins son équivalent: il n\u2019y aurait pour cela qu\u2019à accorder aux femmes le droit de voter.Comment se fait-il qu\u2019au \u2018\u2019Travailleur\u201d, où l\u2019on paraît pourtant tout savoir, on n\u2019ait pas compris que le vote des femmes équivaudrait pratiquement au vote plural?Le vote de l\u2019épouse joindrai t à celle de son mari dès qu\u2019elle aurait atteint ses vingt-et-un ans, en supposant qu\u2019elle se fût mariée avant cet âge, et le vote des filles se joindrait à celui du père de famille dès qu\u2019elles auraient à leur tour atteint leur majorité.Je ne m\u2019occupe pas des cas, qui ne pourraie nt être qu\u2019exceptionnels, où le mari et la femme, le père et ses filles seraient en désaccord et annuleraient m utuellement leurs votes.On tions qui sont très minces.aux combats de la vie.Je.meds cx fir we an APN A ado CiBiaet a fait un épouvantail 2 moineaux de ces tiraillements possibles; ils dorvent être réduits à leurs justes propor- Et de même qu\u2019on a en France et en Belgique telle chose que le sursalaire familial proportionné au nombre des enfants de ceux qui en bénéficient, de même nous pourrions avoir telle chose que le survote familial proportionné au nombre de ces membres que la famille aurait par vingt années de travail et de sacrifices préparés Ceci vaudrait mieux que le vote plural tel qu\u2019on l\u2019entend généralernent, parce qu\u2019il constituerait une récompense aux familles nombreuses et une reconnaissance des services rendus par elles à la société.Ceux qui déploient aujourd\u2019hui la baisse de la natalité ne contesteront pas que ce point de vue mérite considération.Un autre avantage sur le vote plural est celui-ci : les veuves chargées d\u2019enfants, devenües par conséquent chefs de famille, prenant part au vote, les familles qu\u2019elles représentent ne perdraient pas la part d\u2019influence à sens de la nation se soit vite laquelle elles ont droit, ces familles étant, aussi bien que refusé à laisser faire du match les autres, des \u2018\u2018cellules-mères de la société\u201d, selon la Carpentier-Dempsey une af.savante expression du \u201cTravailleur\u201d.J'aurais bien d\u2019autres choses à dire aux adversaires du vote féminin, presque tous gens qui se distinguent le feu, de toutes les valeurs, essentiellement par la crainte que la soupe ne brûle; je m\u2019en tiens pour aujourd\u2019hui à ce qui précède, quitte à revenir sur le sujet si l\u2019occasion s\u2019en présente.+, Ferdinand PARADIS.EN CRIANT.\u201d \u201cL\u2019une des plus domestiques et des plus discrètes ; et en même temps l\u2019une de celles de nos banques canadiennes qui a eu le plus de succès comme conduite d\u2019affaires, a été 1a Banque de Toronto.Depuis sa création en 1855, elle a maintenu une position remarquablement forte.Elle a .traversé plusieurs crises qui ont été fatales à beaucoup de maisons de commerce proéminentes ainsi qu\u2019à bon nombre de banques; et, quoique à de pareils moments, comme toutes autres banques canadiennes de première classe, elle ait eu ses pertes; cependant, son crédit n\u2019en a jamais souffert et ses actions ont toujours tenu le plus haut rang sur 1& marché de Bourse.Bien que ses méthodes de faire les affaires ont été, depuis le commencement, caractérisées par la caution, la- réserve et la permanence en relations commerciales ; cependant elle a exercé une influence marquée en modelant la façon d\u2019agir qui est personnifiée dans notre système actuel de Banque.Ceci a été très grandement dû à la confiance que la direction de la Banque a inspirée et au fait qu\u2019elle a eu des notions bien définies sur la manière de conduire les affaires de banque.\u201cLa Banque de Toronto, dans sa pratique, comme dans ses principes s\u2019est maintenue en fait de stabilité et de sûreté et par le fait de ce qu\u2019elle évite tou- Le tendance à des affaires commerciales purement spéculatives.A certains moments de prospérité inaccoutumée, il a pu sembler à quelques personnes qu'elle manquait d\u2019entreprise et d\u2019expansion ; mais lorsqu\u2019une période correspondante contrevenant à cette prospérité arriva, on a eu la satisfaction de la trouver dans une position exceptionnellement forte.\u201d Ceci, belle Euphémie, n\u2019est pas, comme vous le pourriez croire, une version \u201cfrancaise\u201d d\u2019un élève de l\u2019école Dufferin, mais la traduction autorisée d\u2019un extrait du livre de M.Adam Shortt: \u201cThe history of Canadian Currency, Banking and Exchange\u201d.Et vous croyez peut-être, Euphémie, que, cette traduction, elle a vu le jour par les soins d\u2019un perfide détracteur de la Banque de Toronto?Ici encore, Euphémie, votre erreur est profonde et votre naïveté incommensurable: nous sommes devant une carte-réclame mise en circu- : i (1) \u2018La Garde meurt, Mais ne | «» xend pas\u201d lation par la Banque elle-même, expressément pour nous apprendre que celle-ci est \u201cune des plus domestiques et des plus discrètes\u201d, \u201cune de celles qui a eu le plus de succès comme conduite d\u2019affaires\u201d ; qu\u2019elle a, depuis 1855, \u2018maintenu une position remarquablement forte\u201d; que, \u201ccontrairement à beaucoup de maisons de commerce proéminentes\u201d, et bien que, comme nous tous, Euphé- mie, elle ait eu \u201cses pertes\u201d, ses actions ont toujours tenu le plus haut rang sur le marché de Bourse; que ses \u201cméthodes de faire les affaires\u201d ont toujours été \u201ccaractérisées par la caution, la réserve et la permanence en relations commerciales\u201d; enfin\u2014 et vous admettrez, Euphémie, l\u2019importance capitale de ce dé- tail\u2014qu\u2019elle a acquis son influence \u2018\u2018en modelant la façon d'agir qui est personnifiée dans notre systeme actuel de banque\u201d.Nous aimerions naturellement pouvoir qualifier cette prose de \u201cParisian French\u201d: une chose nous en empêche, Euphémie, qui est la quasi- certitude que nous la devons à un compatriote.Avec de l\u2019anglais en béton armé comme celui de M.Adam Shortt, économiste, ancien professeur à Queen\u2019s University, mais, au demeurant, esprit inculte et borné, un ancien élève du Mont.Saint-Louis, de l\u2019Académie commerciale, voire du Séminaire de Québec, fera, neuf fois sur dix, du français qui ne le cède en rien à la carte- réclame de la Banque de Toronto.C\u2019est que notre langue a eu elle aussi \u201cses pertes\u201d, Euphémie, et qu\u2019il y a vraiment des fois où, plutôt que de se moquer du \u201cParisian French\u201d, elle ferait beaucoup mieux, oui, beaucoup mieux, Euphémie, de se traiter largement aux Pilules Pink pour Parlures Pâles \u2014Euphémie! \u201cLe premier ministre et ses collègues du cabinet ont complimenté M.Paul Mercier qui a secondé l\u2019adresse en réponse au discours du trône avec autant de tact que d\u2019éloquence\u201d\u2014 dit la \u201cPresse\u201d dans une de ces notices qui font le bonheur des familles.Et la \u201cPresse\u201d ajoute \u201cqu\u2019à ce concert d\u2019éloges s\u2019est joint le chef de l\u2019Opposition Thon.M.Arthur Melghen, qui, s\u2019adressant à M.Paul Mercier, a déclaré aux applaudissements de la droite\u201d: \u201cL'honorable député de Westmount - Saint-Henri est venu à ce parlement précédé d\u2019une réputation qui Jui fait honneur.Quoique incapable de suivre son discours de façon à pouvoir y référer avant qu\u2019une traduction en soit faite, je suis assuré qu\u2019il a maintenu sa réputation d\u2019orateur au point de vue clarté, élocution, précision et correction du langage.\u201cLa bienvenue que l\u2019on me permettra, je l\u2019espère, de souhaiter au proposeur et au secondeur de cette adresse, va également et aussi sincèrement à tous ceux qui de quelque côté que ce soit viennent d\u2019arriver parmi nous.\u201d Si l\u2019on vous permet?Comment donc, cher Monsieur! Ne vous gênez pas.Puisque vous n\u2019avez pas besoin d\u2019avoir compris les gens pour les féliciter, et que vos félicitations ont quand même le don de les rendre heureux, félicitez-les collectivement ou individuellement, avant ou après, par-devant ou par-derrière, en anglais, en latin, en haut-pata- gon, en bas-patagon, en es- quimal, en cri, en algonquin oy, en espéranto, la chose mous est souverainement indifférente.Si méme il vous faisait plaisir de nous comnruniquer d\u2019avance le texte des félicitations que vous entendez adresser du_ rant la présente session et celles qui vont suivre à tous ceux de vos collègues que vous n\u2019aurez pas compris, ke \u201cMâtin\u201d se fera un extrême paisir de le publier.N\u2019est-on pas en ce monde pour se faire paisir?Vous avez fait plaisir au jeune et modeste député de Saint- Henri, ainsi qu\u2019à Ja \u201cPresse\u201d qui a pu en vous reproduisant, lui faire plaisir tout en vous faisant plaisir.T'aites-nous maintenant le plaisir de vous montrer avec quel plaïsir nous aurons le plaisir de vous faire plaisir.Nous espérons vivement qu\u2019on nous permettra de nous joindre sincèrement à M.MeigHhen et à la \u201cPresse\u201d pour féliciter M.Paul Mercier de son discours.Sans avoir lu ni entendu le jeune et modeste député, et sans avoir l\u2019honneur de le connaître, nous avons l\u2019intfme certitude qu\u2019il doit avoir parlé comme un ange.% #X OF Le monsieur Anthony prend trois colonnes de l\u2019Organe des Petits Vieux pour expliquer ce qu\u2019il a voulu dire en nous proposant comme \u201cprofesseur d\u2019é nergie\u201d les Anglais de 1922.Comme si la chose avait, pour le public, la moindre importance! Plus heureux que nous, qui ne savons pas à quelle espèce de Turc nous avons affaire, notre fausse-barbe profite de l\u2019occasion pour nous prodiguer quelques épithètes, \u2018\u201c\u2018Tartarin, \u201ctueurs de lions britanniques\u201d, \u201cfalsificateur de histoire\u201d, \u201cjournaliste de mauvaise foi\u201d\u201d qui a \u2018\u2018des coupons de rente française à écouler, une décoration à exhiber, des coups de gosier à prodiguer\u201d, \u201cvoix de fausset\u201d, \u201cspectacle anticipé de mi-carême\u201d: j'en passe quelques-unes, et des meilleures.Ce pompier de forte encolure va même jusqu\u2019à rééditer à mon adresse\u2014eh oui! lecteur, à mon adresse! \u2014 le qualificatif de \u201cGeorge Ohnet\u201d dont me gratifia naguère un, génial écrivain qui ne recule pas sou- yent devant Je ridicule.Je n\u2019entends pas suivre sur ce terrain un personnage avec qu\u2019il paraît pourtant que le jeu serait plutôt facile.Je lui ferai seulement observer deux choses: premièrement qu\u2019il n\u2019aurait qu\u2019à feuilleter le\u201cNationaliste\u201d de 1904 à 1908\u2014celui où des gens propres étaient fiers de signer de leur vrai nom- des articles qui n\u2019étaient pas des résidus de bains de pieds\u2014 pour voir si c\u2019est ma décoration \u2014 que je n\u2019ai d\u2019ailleurs point sollicitée \u2014 qui a déterminé mon admiration pour la France; et deuxièmement que, ni personnellement ni pour le compte de la maison qui m\u2019emploie, je n\u2019ai jamais eu de rentes francaises a écouler.Sur ces deux points comme sur bien d\u2019autres, tout ce qu\u2019il aura prouvé, \u2019cest que, faute de talent, les vieilles bar_ bes\u2014les vieilles fausses-barbes qui forment aujourd\u2019hui l\u2019état_ major de \u2019\u201cOrgane des Jeunes\u201d sont obligées, pour étayer contre nous Jes thèses surannées de l\u2019inexistant Demolins, d\u2019emprunter leurs arguments a Var.senal des malandrirts.Je ne crois pas davantage qu\u2019il y ait besoin de montrer en quoi, dans ses jugements sur les deux civilisations anglaise et française, l'homme à barbe\u2014à fausse barbe \u2014 de l\u2019Organe des Petits Vieux confond l\u2019essentie! avec le secondaire, le sérieux avec les bagatelles.Que depuis le guerre les Français se soient emballés sur les exercises physiques, il se peut \u2014encore que le bon dace, donnera le lundi 3 une causerie intitulée : Causerie de T'urc Ture, l\u2019auteur des Cahiers critiques dont les revues françaises ont prisé si haut la généreuse aude la bibliothèque Saint- \u201cFranchises\u201d.des billets commencera le samedi, 25 mars.la, on peut les réserver par téléphone: Est 9607w.avril prochain, à la salle Sulpice, rue Saint-Denis, La vente D'ici Il s\u2019est glissé dans notre avant dernier numéro une phrase à laquelle le correcteur avait infligé par trois fois un péremtoire déléatur.I s\u2019a- 'gissait de la boutade de l\u2019ir- irévérencieu xKiamaloksig sur un supérieur malade ete.L\u2019Iroquois malicieux qui habite \u2018en réalité un état voisin qui vit mourir le dernier des Mo- thicans s\u2019était simplement lais.;sé emporter par sa verve dans Une antithèse placée là pour la \u2018cadence mais qui aurait.pu être mal interprété par un tas de malveillants.Nous nous sommes apercu de la coquille quinze jours plus tard.Dont acte.Ceci nous fait songer à \u2018une petite découpure, la seule habitante hélas! de notre coffre-fort et qu\u2019il nous semble à «propos d\u2019exhumer.I s\u2019agit cette fois du \u201cXXe siècle\u201d qui ,se tire avec drôlerie du mauvais pas où il s\u2019était mis en .méconnaissant le vénérable Quelle conque! Lhomond jusqu\u2019à imprimer: Habemus pontifex: MISA AD PUNCTUM Multi lectores, abonnati vel ache- tores ad numerum, nobis telepho- nant vel écrivant litteras, in quibus protestant cum magna indignatione contra titulum nostrum sic concep-\u2019 tum:: \u201cPontifex habemus\u201d.Natürlichiter, écriveramus \u201cpon- tificem\u201d et mon \u201cpontifex\u201d, sed met- teurenpajus noster laissavit degrin- golare caracteros, et, non sachans quid fallebat, misit in formam quod, passavit per tétam suam.Lt ideo\u2019 sortavit de pressi nostra prima édi- tio cum bouletta colossale, quae so- let appellari coquilla, sito corrijata in sequente editione.De qua re nemo mortuus est, sed plurimi rigolaverunt sicut parvae stultae: ergo all right! Il nous reste à présenter toutes nos excuses à qui de droit pour notre coquille qui n\u2019est pas quelconque bien que.\u2026 (relire le titre) \u2018faire internationale ;-\u2014mais la ; guerre elle-même, qui fut l\u2019é- .preuve suprême, l\u2019épreuve par \u2018semble avoir démontré que la \u2018boxe, pour la formation de l\u2019homme complet, vaut à peu -près autant que le plum-pud- ding.L\u2019invasion soudaine du domaine linguistique français par tant de mots anglais n\u2019est que la répétition d\u2019un phénomène qui tout au long de his toire a suivi l\u2019entremêlement prolongé des peuples.Ce phénomène, pour autant qu\u2019il tienne au caprice, à la made, à une complaisance servile ou sentimentale de nation à nation, ve tardera pas à disparaître, car le francais de France, contrairement au nôtre, a assez de vitalité pour éliminer de son organisme ce qui est contraire à son essence propre; pour le reste il passera dans l\u2019ordre des faits irrévocables, au grand profit d\u2019une langue qui comme toute autre s\u2019est formée d\u2019apports successifs.Francophile ou non, Joseph Prud\u2019homme sera toujours Joseph Prud\u2019homme, et aucun do_ sage de francophilie ne mettra jamais d\u2019idées originales, une philosophie, dans - les oeuvres intellectuelles de ce Roosevelt qui aux environs de 1910 égayait par la claironnante emphase de ses lieux communs, sous les voûtes accueillantes de l\u2019humaine Sorbonne, cette jeunesse francai- se qui devait de si bonne grace, huit années plus tard, désembourber les surhommes amé- cains sur le front de l\u2019Argonne.Enfin,\u2014et nous touchons ici à une question beaucoup plus grave parce que la subordination de notre politique «xté- rieure À celle de l\u2019Angleterre en fait aussi une question canadienne, et que ne pas la comprendre c\u2019est se condamner à servir l\u2019impérialisme commercial anglais, peu importe qu\u2019- on s\u2019appelle impérialiste ou nationaliste,\u2014enfin, disons-nous, seul un esprit faible ou un esprit faux peut ne pay voir que l\u2019Angleterre doit à elle-même\u2014 à sa rapacité, à sa brutalité et à son aveuglement de ces trois dernières années\u2014 la plupart des embarras qu\u2019elle invoque aujourd\u2019hui pour, tour à tour, menacer et bafouer la France et le plus souvent la trahir.Ce n\u2019est que d'hier que Lloyd George tentait cyniquement d\u2019acheter Ja Belgique en lui of frant, à même le premier mil- llard payé par l\u2019AHemagne, la part qui revient à la France: si Une proposition aussi impu- dente-heurcusement repoussée du pied par la Belgique-se justifie par la misère des temps il n\u2019y a pas de raison qu\u2019à la prochaine crise européenne nous n\u2019admettions pas de nouveau le droit de Angleterre à notre assistance.Et sur quel ton brairont alors ceux qui jouent dans l\u2019école nationaliste le rôle du baudet chargé de reliques?Quant à l\u2019effroyable imputation de n'avoir pas élevé la voix contre les manoeuvres an.tifrancaises de l\u2019Angleterre dès la Conférence de Washington, voici toute ma réponse.Convaincu qu\u2019un article de moi, parût-il en feuilleton comme ceux de M.Bourassa, ou en francais et en anglais et avec notes explicatives comme ceux de.barbacoles du \u201cNationaliste\u201d.n\u2019aurait pas la moindre | influence sur les conférences internationales, je laisse d\u2019or- dinaire les manifestations de cette sorte aux.publicistes qui y trouvent à satisfaire leur vanité ou à exercer leur précoce gâtisme.Mais il®y a une chose qui me paraît beaucoup plus pratique et que je me reprocherais de ne pas faire: c\u2019est d\u2019empêcher que par indigestion de vieilles coupures de journaux, par francophobie de conscrit réfractaire ou pour quelque autre cause, en notre Canada français pourri d\u2019admiration pour l\u2019estomac insatiable de l\u2019Oncle Sam et, les boyaux puissants de John Bull, des journalistes de prétendue action française n\u2019exaltent par_ mi nous aux dépens des pays latins\u2014de la France en par- ticulier\u2014cette civilisation anglo-saxonne dont la nocivité, sinon la caducité, frappe au- joyrd\u2019hui tout esprit averti.Cette vieille fripouille onctueu_ se d\u2019Arthur Balfour se moque_ ra de moi quoi que je fasse.Etienne Anthony est à portée de mon bras: voilà la différence.Je n\u2019ajouterai qu\u2019un mot.A tout propos et a propos de rien, depuis quatre semaines.le barbacole du \u2018\u201cNationaliste\u201d revient sur ma critique de la dernière fête intellectuelle acé- giciste pour y mêler le nom d\u2019un de mes patrons qui fut aussi le premier président de l\u2019A.C.J.C.: M.Joseph Versailles.L\u2019intention de nuire est évidente, à moins que notre barbacole, se sentant plus fort des pieds que du cerveau, ne tente simplement de faire taire un écrivain à qui il a fait la grosse farce d\u2019offrir ; un \u201c> re - à < m 2 w A 3 © 14 Pomrrrcqrion o> a _l 08 l'An 2 x o © 2 = \u2014 ~ Vente en Gros: ROUGIER FRERES, Montréal Vous obtiendrez toufours: Ia meilleure qualité, le servios le plus efficace et des prix beaucoup plus bas que les prix gourants du marché, en faisant vos achats cheg + 1 + i Srères rem LE MAGASIN DU PEUPLE 44:-449, STE-CATHERINE EST, - - MONIREAR memes Vos disques et Graphophone des principauxdépositaires de Achetez Comptant ou a termes faciles 1 1 46 NOTRE-DAME OUEST, COLUMBIA Canadian Gramophone & Piano Go, 246 St.Catherine E, A.A.GAGNIER, Gérant.Tél.E.3539 MONTREAL L.Ad.MORISSETTE : Dessinateur, Graveur, Imprimeur ; EDITEUR d'ouvrages de luxe pour le ILLUSTRATEUR pour Clergé et | religieuses, le Commerce et les Institutions la Publicité VOL.II No.8 LE MATIN, samed) 15 mars LULL.rage Petit essai critique dans un genre série-burlesque qui devient à la mode.\u201cLes Alternances 99 (1) d'Alphonse Beauregard Dédié à l'excellent Valdombre qui est a nos lettres ce que la crepe est au lard et la sardine à l'huile.Si je voulais manquer de résyect pour un livre que: j'admire, je compar'erais le dernier ouvrage de M.Beauregard à un gros tuvau d\u2019orgue duquel s'échappent les\u2019 plus graves, les plus majestueuses des ondes sonores mais je m\u2019empresserais de dire que dans toutes nos orgues littéraires c\u2019est, à coup sûr, le tuyau qui demande le moins d\u2019être accordé.M.Beauregard sonne juste ce; qui est rare dans le petit svstème planétaire de nos lettres.Je ne voudrais pas, cependant placer la Balance.des \u201cAlternances\u201d au-dessus de la constellation des, Fantoches, des Figurines et autres Gémeaux voués à l\u2019introuvaille en librairie.Je crains trop de froisser le Douanier surtout depuis que je sais ce dernier capable de me répondre en m\u2019accusant indirectement d\u2019être, outre l\u2019assassin de ma soeur, le titulaire d\u2019une demi-douzaines de maladies réputées.honteuses et d\u2019ajouter que tous mes neveux ont fait, font, et feront du bagne, vérités sans doute, mais dont l\u2019audition ou la lecture me ferait perdre le sommeil jusqu\u2019à; la prochaine séance de l\u2019école littéraire.Bon! Gédéon! Je parlerai de \u201cFantoches\u201d la semaine prochaine.Quon se le dise, et à bon entendeur, salut! Revolons à M.Beauregard lequel ainsi que son nom l\u2019insinue est latin.Je ne crois pas que cette constatation le fasse rougir.Quoi qu\u2019il en soit, nul n\u2019y saurait rémédier.D\u2019ailleurs quand on lit M.Beauregard on s'aperçoit qu\u2019il a connu Racine, encore un maudit fraçais, hélas! mais qui peut, si j\u2019ose dire, constituer les plus formidables éléments latins qui soient à l\u2019usage des vespérales écoles de l\u2019autodidactisme.Et c\u2019est déjà plus de latin qu\u2019il ne faut pour écrire honnêtement.Ecoutez: \u2014O Vie! aurais-je pu tendre un coeur plus avide Vers l\u2019amour dont tu fais l\u2019étoile qui nous guide.\u2014Fallait-il assoupir ton âme dans l\u2019orgie, Au lieu de libérer l\u2019invisible énergie Que l\u2019homme porte en soi pour gravir les hauteurs?Tu faisais de l\u2019amour une farce insolente, Je ne t\u2019en accordai que la part suffisante À mettre un flambeau dans ton coeur.\u20140O Vie! en moi brûlait l\u2019ambition féconde, Je me sentais promis à gouverner le monde.\u2014Juge, par ton passé dangereux, si le faste À ton avancement n\u2019eût pas été néfaste.\u2014O Vie! enfin j'avais entendu ta parole, Je saisissais l\u2019objet de ta sévère école; Peu à peu je voyais poindre un jour éclatant.Des mystères vaincus traînaient sur la chaussée, Je touchais au lien qui joint toute pensée, Trop tard, hélas! la mort m\u2019attend.\u201cTure\u201d m\u2019a bousculé en disant que M.Beauregard n'est pas un poète.Je dois pour reconquérir mon équilibre, lire ceci pris au hasard : Baisse la lampe.Il faut, les soirs de ferveur grave, Que nul geste, percu distinctement, n\u2019entrave Le cours harmonieux du songe intérieur.Viens là tout près de moi, blottis-toi sur mon coeur.Le vent charge au galop la neige sur la route Et la jette, claquante, aux fenêtres; écoute Geindre sous sa fureur les joints de la maison.Songe distraitement, comme les riches font.Que la froidure, ailleurs, s'ajoute à la famine, Et jouis encor plus de cette heure divine.Donne ta main.Je sens que les jours inquiets, Où le doute à la folle ivresse s\u2019alliait, Ont enfin consommé le rythme de nos êtres.L\u2019impulsion d\u2019un temps s\u2019incarne dans un maître, Une oeuvre se condense en une idée, un mot: Ce soir dominera tous nos soirs de si haut | Qu\u2019il résumera seul notre idylle complète.J\u2019ai dit que je n\u2019aimais que toi, je le répète.nd Endors-toi maintenant et laisse ton esprit Gambader a sa guise en un monde fleuri.Je veux veiller encor.Dans les heures amères J'irai vers le sommeil mains jointes, en prière.Mais ce soir, le front ceint de roses, il me plaît | | | { Que le réve lucide aux ondoyants reflets Remplace mon repos par son extravangance.Si ce n\u2019est pas là de la poésie, que Lucifer me véhicule sur le champ! Et d\u2019abord, qu\u2019 est-ce UNE OFFAMATON Un critique affirme, ce soir, dans un journal heb- :dom Morin, avait filouté la comtesse de Noailles, ce qui constitue une accusation formelle de plagiat.Bien que la partie lésée jouisse de la meilleure ré- \\putation de probité littéraire, on nous assure qu\u2019elle a l'intention de se pourvoir devant les tribunaux, ne fut-ce ique pour donner l\u2019occasion à notre Cour d'assises d'administrer à certains individus qui s'amusent à conjuguer à tous ses temps le verbe calomnier, une leçon bien adaire, que l\u2019auteur du \u2018\u201cPaon d\u2019Email\u201d, M.Paul] méritée.En vertu de l'adage: un clou chasse l\u2019autre.Pour prévenir la méningite Etre trop mécontent de soi! Il est du véritable amour jest une faiblesse.Etre trop ;comme de l\u2019apparition des es-| content de soi est une gottise.'prits; tout le monde en parle, \u2018mais peu de gens en ont vu.La Marquise de Sabls, La Rochefoucauld Le dernier point de Ja sages.Ow X que la poésie?se est de connaître qu\u2019on n\u2019en ; .\u2018 point Le savez-vous?Non, n\u2019est-ce pas! et moi, donc?Et les * P°\" poètes, oui, parlons des poètes! Quelle race! Les uns, piètres voyageurs, mauvais passants, célè- ; brent des hérons d\u2019ivoire qui n\u2019existent que dans leur: imagination ; d\u2019autres s\u2019exilent à domicile, phrasent des | phases, s\u2019infligent des blessures; il y en a qui avouent des contemplations de paysages et restent tout surpris de ne pouvoir vivre .de leurs rentes, d\u2019autres mâchent; des cailloux pour fortifier leur diction, nagent en eaux ~ grises loin des claires fontaines, poussent des 6 Canada hurlés avec conviction, donnent des coups d\u2019ailes dans! d\u2019ingrates atmosphères et croient épater les deux mon-: des parce qu\u2019ils font tous les quinze ans une promenade matinale, en chaloupe, sur la rivière en sirotant des gé- nièvres qui les poussent aux idées noires.| Je refuse de me laisser entraîner davantage dans, ces lavabos humains, bons tout au plus, au rinçage de, mes somptueux râteliers.Oui, quelle race tout de mêë- me est composé par ceux que le regrette J.Lemaitre| n\u2019hésita pas de classifier sous la rubrique de: Contemporains.| J\u2019affixerai plus tard des étiquettes vigoureusement | collées au front de mes compatriotes en ce val de larmes, littérantes.J'écris littérantes et j'interdis aux typogra-| phes, mes ennemis personnels le droit de me corriger.Donc, M.Beauregard n\u2019est pas un poète, décrète : généralement la nouvelle école Valdo-Tureque divisée, ; pour la circonstance en deux branches qui exagèrent\u2014 mais quoi! c\u2019est d eleur âge!\u2014vers des directions contraires.Ils ont tort et ça suffit.R.I.P.Je voulais proser cette bière, je voulais pierrer cette pose ou poser cette pierre\u2014les trois se disent indifféremment en dépit de Darmesteter, youpin dont l\u2019oeuvre, accentuant les difficultés d\u2019une langue qu\u2019on parle heureusement de moins en moins, indiquent suffisamment pour aujourd\u2019hui le rôlé qu\u2019a pu jouer l\u2019or allemand a la Sorbonne (Paris- Frnace) \u2014 je voulais, dis-je, brosser cette paire au commencement de mon article.Mais le temps presse et vous aurez beau dire et beau faire, le carré construit sur l\u2019hypothénuse d\u2019un triangle rectangle n\u2019égalera jamais la somme des carrés construits sur les deux autres côtés.Je me refuserai toujours, pour ma part, à passer sur ce pont d\u2019Avignon.Je ne suis pas un doux anier, moi! + UE à UN aimée GEDEON FANOT.(1) Un vol.en vente chez tous les bons libraires.LES PROPOS D\u2019UN OUVRIER - La fausse gloire et 1a fausse Imodestie sont les deux écueils Abbé D'\u2019Ailly.| que la plupart de ceux qui ont * À #% lécrit leur vie n\u2019ont pu éviter.| La vertu d\u2019un homme ne doit Tout le monde raisonne, pas se mesurer par ses efforts mais il y a peu de raisonnables |mais par ce qu\u2019il fait d\u2019or- Chevalier de Mere.i dinaire.Pascal.Ir CTY VOULEZ-VOUS PUBLIER: un journal quotidien unc un gazette hebdomadaire factum une circulaire un placard une affiche un pamphlet etc.Voulez-vous un travail soigné bien qu\u2019exécuté rapidement et à un prix raisonnable?Adressez-vous à La compagnie d\u2019imprimerie \u201cLE MATIN\u201d Limitée Tel:Main 7309 /1a rue Saint-Jacques au sous-sol Montréal Le surperflu des riches devrait servir pour le nécessaire des pauvres; mais tout au contraire le nécessaire des pauvres sert pour * \u2018'rperflu des riches.Dumat.\u2018 | - Un homme sage ne doit ja- \"mais changer d'opinion et toutes les nouveautés lui sont suspectes.ABBE SERGE ne | L'incrédulité de l\u2019impie et du libertin s'accorde avec le désordre et la corruption de sa vie; donc elle ne vaut rien.En deux mots voilà sa condamnation.BOURDAOUE 11 faut se fier aux hommes comme cn se fie au temps.PREMONVAL ge Les femmes ne craignent pad\u2019être soupçonnées de plusieurs amants, et elles ne voudrait pas en avouer un.Madame de Puysieur Wow HM Il y a des gens qui se croient dévots parce que la crainte d\u2019être damnés les empêche quelquefois de faire le mal.Madame D\u2019Arconville.Les hommes se font illusion sur l\u2019esprit comme le: femmes sur la beauté.Marin A x x X La vie publique ne dit pas ce qu'on est: elle dit ce quon veut paraître.] P Gonia de Palajos La civilité sans distinctior ressemble aux courtisanes qu caressent également tous ceux qui vont chez elles.Amelot de la Houssaye semaine.voire des chapelles, .aonceurs.tion.un actif concours\u201d NOTE OF LA DRECTION Grâce à l'accueil que le public nous a témoigné, grâce à I'empressement de nos souscripteurs et au travail de nos amis, le Mâtin augmente son tirage de semaine en Nous sommes donc plus que jamais convaineus de répondre au besoin qu\u2019avait notre population d\u2019un journal entièrement dépourvu de tout esprit reantile, une feuille dégagée de l\u2019influence des partis, Continuez, amis lecteurs, à lire, à faire lire et à répandre le Matin, collaborez a notre oeuvre de franc-parler par la propagande et donnez votre clientèle à nos an- Souvenez-vous que le commerçant qui nous confie ses annonces fait non seulement une bonne affaire, mais aussi une bonne ac- Gravez dans vos cerveaux les justes paroles de M.Omer Héroux: \u201cCe que nous entendons souligner, au- jourd\u2019hui comme hier, c\u2019est simplement le fait que, de leur seule qualité de partisans, les journaux de parti sont à peu près certains de tirer éventuellement un bénéfice pécuniaire, dont les journaux indépendants sont virtuellement exclus.D\u2019où la nécessité, pour ceux qui croient à la bienfaisance de la libre critique, qui estiment utile sa large diffusion, d\u2019apporter à la presse indépendante § À Prat an fetta LT ant ss ASSEZ D'HORREURS!.Le mal ne peut vaincre le mal; Seul le bien peut en triompher.(Tolstoi) Au temps de l\u2019ancienne Rome, les esclaves quil avaient cessé de plaire étaient livres dans l\u2019arène aux bêtes qui se repaissaient de leur chair, à la grande joie des paiens sangul- naires.Lu En 1922 en pleine civilisation moderne on présente tous les jours dans nos \u201carènes dans nos salles appelées communément \u201cles petites vues deg films grotesques le plus souvent bestiaux.On déroule devant des foules avides de sensations malsaines des corps découpés déchiquetés, brûlés, broyés, où le revolver, le poignard etc.jouent leur rôle ignoble.La vengeance, la haine dominent, et détrônent l\u2019amour.11 faut au peuple des amusements et les vues animées en soi ne sont pas repréhensibles, pas plus le dimanche que la semaine.Soit.Mais, grand Dieu donnez-nous des scènes instructives, éducatrices, nous en avons assez de vos brutalités stupides, de vos hommes, de vos femmes fouettés, déshabillés en public, de vos tourments diaboliques, de vos scènes d\u2019horreurs d\u2019antrophagie.Il est temps qu'on .lance le cri d\u2019alarme et qu\u2019on fasse cesser ces spectacles dégoûtants.Dernièrement au Théâtre du Grand Guignol, à Paris, on a voulu représenter dans une pièce intitulée \u201cAu Petit Jour\u201d un tablear était autre que celui + - .\u2018eution d\u2019un apache par la guillotine.Eh bien, qu\u2019a-t-on vu dans ce Pa- ris que l\u2019on veut faire passer dans certains quartiers pour une Babylone.La mojorité de l\u2019auditoire protestaït bruyamment contre ce spectacle écoeurant et, le lendemain, le préfet de police ordonnait aux acteurs de Ja pièce d\u2019éliminer cette scène disgracieuse.Ces scènes d\u2019atrocités troublent, énervent, bouleversent, elles allument le feu des passions mauvaises, elles attisent la haine, elles remplissent le coeur des instincts les plug mauvais et les plus violents.Prenez l\u2019enfant qui pourtant est un petit être charmant, le plus candide des êtres, et faites dérouler devant ses yeux ces scènes de brutalités; vous ferez vite de cet être candide, un mauvais garnement.Plutôt que de donner aux peuples des le- cons de haine, montrons lui un idéal de beauté, de bonté et d\u2019amour, mots qui sont en sorte toute la religion.Il y a pourtant assez de sujets intéressants à faire dérouler devant nos yeux.Qu\u2019on nous montre La France et ses colonies, TOrient majestueux tant chanté par Pierre Loti.L\u2019Angleterre, 1a Chine, le Japon, leurs moeurs leurs coutumes etc.Et notre propre pays dont on connait à peine les richesses et l\u2019Acadie, et que de scènes, que de paysages magnifiques, grandiosesT Que de pièces encore de Victor Hugo, de Tolstoi , de tous les penseurs épris de justice et d'humanité! Mais n\u2019allons pas lancer toutes nos malédictions contre les metteurs en scénes, contre les acteurs qui en certains théâtres nous servent du Ladé- bauche, du Citrouillard, du Timothée, pas plus que contre les directeurs de salles de cinémas.C\u2019est nous les vrais coupables, c\u2019est nous \u2018le populo\u201d qui demandons que ces spectacles durent cing à six semaines consécutives.C\u2019est encore nous ouvriers des faubourgs (ayons la franchise de le dire), qui demandons qu\u2019on étale ces brutalités, ces carps déchiquetés, ce sang, comme demain on s\u2019arracherait les morceaux de la corde d\u2019un pendu! Oui, nous sommes du peuple, mais nous ne voulons pas, en politicien, flatter ses_défauts; nous nous élevons contre cette abrutissement moral, contre cette dépense de gros sous pour des oeuvres aussi malsaines quand nos pauvres artistes tire le diable par la queue\u201d.Espérons que bientôt une réaction bienfaisante s\u2019opère- ra dans la masse et que nous refuserons d'assister silencieusement à toute scène de laideur Tl n\u2019y a pas très longtemps, des journaux nous narraient les aveux d\u2019un jeune garçon de Windsor Mills qui apprenait au coroner comment il avait tiré sur sa mère; c\u2019était, disait-il, les gcènes des cow-boys.'au cinéma qui lui avait donné l\u2019idée de se masquer et d\u2019effrayer sa mère.Voilà où nous en sommes rendus.Il faut donc premièrement faire l\u2019éducation du peuple, lui montrer qu\u2019il n\u2019y a pas dans la société que des apaches, des soulards et des méchants.) A ce grand travail de régénération sociale et morale sont conviés tous les hommes et les femmes de bonne volonté.Faisons de nos cinémag des écoles d\u2019enseignements et non d\u2019abrutissement.Le bon cinémas est devenu, je dirai, nécessaire; en priver nos populations laborieuses même le dimanche serait une absurdité.Par contre qu\u2019on nous donne en retour des scènes éducatrices, et s\u2019il vous plait, messieurs un peu plus de français.Puisque c\u2019est la majorité des ca- nadiens-français qui fait vivre ces entreprises, il est juste qu\u2019on donne les explications des films dans les deux langues.Nous voulons qu\u2019on représente dans nos quartiers excentriques autre chose que des tortures.Ce qui est mauvais pour l\u2019ouest de cette ville est aussi mauvais pour la partie Est.Assez d\u2019horreurs! Cessez d\u2019empoisonner l\u2019ouvrier.\u201cIl y a plus de bonté disait M.Flammarion dans le calice d\u2019une rose que dans la race humaine.L'histoire que l\u2019on écrit de nos jours lui donne doublement raison.Elzéar Boulay.1241 rue Papineau mars 1922 P Pour être agréable aux autres, il faut s\u2019oublier.Madame de Maintenon x x X% On corrige plutôt les défauts des autres en les souffrant avec patience qu\u2019en les reprenant avec orgueil, Madame de la Sablière L'homme sans argent est continuellement à l\u2019agonie et l\u2019argent sans homme est une chose morte.Oxenstiern La plupart des hommes emploient la première partie de leur vie à rendre l\u2019autre misérable.La Bruyère.x * Les vertus des femmes sont difficiles par ce que la gloire n\u2019aide pas à les pratiquer.Marquis de Lambert OUI, MADAME, LE MEILLEUR POUR NOS TRES INT Pour permettre aux linotypistes de souffler.EURENA ! NOUS LAVONS TROUVE! \u2014 EUREKA!\" TONIQUE, LE SERIEUX TONIQUE, LE TRES GRAND TONIQUE LLIGENTS LEGTEURS L\u2019exces du travail, le surmenage, les chagrins, amènent souvent une dépression considérable du système nerveux.Chez les personnes victimes de cette dépression, l\u2019appétit disparaît bientôt, le coeur bat moins souvent, le sang circule moins vite (2).Une grande faiblesse générale s'ensuit.Le malade souffre de vertige, d'apathie intellectuelle; le moindre effort lui cause une fatigue écrasante.H est nerveux impressionable, irritable, triste.La neurasthénie le guette.11 ne tarde pas à devenir un ours.C\u2019est alors qu\u2019il convient de régénérer l'organisme par un tonique puissant.Notre composé est certes le plus efficace de tous leg reconstituants.Il offre, disssous dans l evin généreux de la franchise, les principes actifs de l'humour et de la bonne volonté.C'est dire qu\u2019il tonifie l'organisme des petits vieux, réveille l'appétit des blasés, active la digestion des cuistres et des fausses barbes, régénère le système nerveux des ramène les forces perdues.confrères jaloux, bref, La lecture de notre feuille-tonique (nie, aie) est très agréable.À ce point de vue, comme à celui de l\u2019efficacité nous ne craignons aucune comparaison, Dose: Le \u201cMitin\" tu acheteras Pour kre hebdomadairement, Et soudain mieux te sentiras Que ne l'étaia auparavant.En vente chea tous les dépositaires qui méritent d'être oncourages: cing sous le numéro.N'HESITEZ PAS A PRENDRE UN ABONNEMENT D'UN SIECLE \u2014 Réduit à $98.99 pour quelques jours seulement.(2) La circulation s\u2019en ressent.+ So FQUATION.\u2014 BONNE CUISINE, 245 BON SERVICE, ™ BONNE MUSIQUE, = KERWULL (1) Il faut pardonner cette fantaisie a notre gérant qui, aveuglé par un fulgurant article d\u2019Ernstchèque Sanfond, a eu le malheur de prendre un flacon de vin Saint-Israël pour la bouteille d\u2019eau \u201cLaurentienne\u201d dont il fait, d\u2019ordinaire, ses délices.toute médicale de cette réclame.C\u2019est ainsi qu\u2019à sa gueule de bronze s\u2019ajoutera l\u2019inévitable gueule de bois, digne châtiment de cette involontaire orgie.Il lui reste la douce consolation de n\u2019avoir pas une gueule de boche, une de ces bonnes grosses gueules auxquelles s\u2019adaptent si facilement les paquets de crins que notre fidèle abonné, M.Ponton,ne laisse pas d\u2019exposer en ses vitrines de la rue Notre-Dame.\u2014 Roger Maillet.De là Pinspiration Det wv LE MATIN, samedi 13 Mars va\u2019, \u2014_\u2014\u2014\u2014 eee - SPORTS D'ETE S'ANSOACENT A GRANDE ENVOLEE Les beaux jours de cette semaine ont servi de premiers pas a annonce des différents sports de la belle saison.re]
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