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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 28 octobre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1922-10-28, Collections de BAnQ.

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[" FOUT \u201c TRUST \u201d EST, PAR DEFINITION ENNEMI DE L\u2019INTERET PUBLIC.ELECTEURS DE MONTREAL SURVEILLEZ LES AGISSEMENTS DU GROUPE E.A.ROBERT QUI VEUT, AVEC LA COMFLa: CITE DU CAPITAL ETRANGER, IMPLANTER DANS LE QUEBEC LE PLUS GRAND MONOPOLE DE TRAMWAY, DE GAZ, D\u2019ELECTRICITE, DE TELEPHONE, ETC., QUE L\u2019ON N\u2019AIT VU JUSQU'ICI.C\u2019EST LE TEMPS (OU JAMAIS) DE SURVEILLER NOS DEPUTES ET DE LES JUGER DEFINITIVEMENT.[LIE WATT POLITIQUE ET LITTERAIRE MONTREAL, SAMEDI.28 OCTOBRE 1922 + Rédaction et Administration 164 RUE SAINT-DENIS MONTREAL Abonnements par la Poste : .\u2026.$ 2,50 1.50 Un an .APE Six mois oe .\u2026 .ee ee .Téléphone: Est 893 Adresser toute correspondance.Atelier: Main 7399 Le MATIN, 164, S.-Denis, Montréal Redigé en collaboration.Ie svis vn chien qvi ronge l'os.VOL.II-\u2014No 40 .Le Numéro 5 sous | | Questions actuelles iso impérial projette de dépenser des millions pour peupler le Canada.On peut s\u2019attendre à des invasions de \u201cblokes\u201d, à des débarquements considérables d\u2019Européens.Canadiens minoritaires, notre aversion pour l\u2019étranger, notre défiance stérile de chiens battus ne constituent pas une muraille de Chine autour de notre vie nationale.Qu\u2019on écrive, proteste ou gémisse, l\u2019étran- £er continue de nous envahir au point qu\u2019i] n\u2019est pas de jour où je ne me demande si réellement, à Montréal, \u201cquatrième ville française du monde\u201d, nous sommes ici chez nous.La rue, le théâtre, la politique, les affaires nous échappent.Un grand nombre pense en anglais; un plus grand nombre, en Yankee de bas étage.Le temps jus- tifiera-t-i! la parole de Remy de Gourmont?Le climat fera-t-i] de nous des Américains au sens primitif, ethnographique du terme ?Sommes- nous appelés à jouer dans l\u2019histoire le rôle lamentable des Hurons et des Algonquins?Serons- nous noyés, colonisés, assimilés par le \u201cbloke\u201d primaire et ses alliés: le Grec chercheur d\u2019or, le Juif tenace, l'Italien éeonome, ou le Polonais, travailleur?\u2014 Oui, si nos sociétés nationales, nos dirigeants persévèrent dans les héroïques palabres des vingt-quatre juin, seul jour de l\u2019année où pour fêter le mouton, ilg cessent de l\u2019être.\u2026 | +++ ET DE DEUX !\u2014Le temps n\u2019est pas de décider si nous devons l'éclipse de notre prestige plus à la Magnanculture et à sa fille naturelle : La Presse qu\u2019à notre éloignement moral de la France, éloignement entretenu avec véhémence pendant plus de cent ans.Cherchons comment parer au danger de l\u2019immigration, L\u2019Européen continental qui vient ici chercher feu et lieu possède, œ priori, peu de sympathie pour l\u2019Anglais et cependant il a tôt fait d\u2019opter pour lui.I s\u2019est aperçu que l\u2019Anglais ne parlait jamais le français et vice-versa.Il a vu que la \u2018quatrième ville, etc.\u201d était avant tout un grand port anglais.Il a découvert que le Canayen faisait, au total, figure de parent pauvre et rébarbatif, tandis que P Anglais était fier et \u2014 en bon calculateur \u2014 hospitalier.Pourtant, tout en tenant compte de la Fortune, i] devrait en être autrement.On s\u2019extasie devant le \u2018\u2018melting-pot\u201d américain, marmite démocratique d\u2019où vient de sortir le peuple le plus puissant (physiquement) in the world; on vante le patriotisme dominateur, la force des Américains pour assimiler les autres.\u201cQu\u2019est- ce que le peuple français?\u201d demandait récemment dans le Mercure de France M.Ambroise Got, \u201csinon l\u2019amalgame de dix races diverses; sur le vieux fond celte latinisé se sont superposés de multiples alluvions germaniques: Francs, Burgondes, Normands, d\u2019autres encore qui ont été finalement absorbés\u201d.L\u2019auteur parle aussi des Basques, des Bretons, des Flamands, des Savoyards, des Lorrains, etc, tous devenus meilleurs francais leg uns que les autres.Et voilà! Par la Magnancultue ou pour avoir craint certains défauts que nous imputions généreusement à celle qui depuis Clovis n\u2019a jamais cessé d\u2019être la Fille aînée de l\u2019Eglise, nous nous sommes éloignés d\u2019elle et les qualités francaises sont ici à la baisse.Nous ne sommes même pas capables d\u2019assimiler les Italiens ! *** ET DE TROIS!\u2014 Mais il faut aussi faire la part des circonstances.Quand les bergers du troupeau ont-ils pris l\u2019initiative d\u2019augmenter l\u2019actif national par ces hordes immigrantes?Il faut que nos prépotents patriotes se rendent compte qu\u2019un entêtement sénile dans des craintes étroites et démodées vouera à l\u2019enlisement la civilisation française en Amérique.\u201cNous devrions reconnaître, disait Mgr Paul Bruchési, qu\u2019il doit y avoir et qu\u2019il y aura toujours des divergences d\u2019opinion parmi :es hommes.Si nous reconnaissons ce fait, et si nous attribuons à ceux qui ne partagent pas nos opinions en matière politique, religieuse ou autre, autant de sincérité Que nous en avons nous-mêmes, alors nous serons meilleurs citoyens\u201d C\u2019est à la Société Saint- Jean-Baptiste de prendre l\u2019initiative de s\u2019occuper des étrangers, de les recevoir et de les instruire.Le jour est passé de cette parodie grotesque de l\u2019édit de Nantes où notre grande société nationale excluait pratiquement de la race plus de quarante mille Canadiens-français, parce qu\u2019ils étaient protestants! Si cette société a peur des étrangers, qu\u2019elle patronne des succursales protestantes, juives, etc., et qu\u2019elle établisse le vote proportionnel.Aux temps nouveaux répondent des besoins nouveaux! Le Castorisme xenophobe des marchands de patriotisme ou de religion ne peut nous mener que chez le diable.XK A PROPOS DE LIBERALISME \u2014Lors de Ja dernière conférence libérale, nos bonzes rou- £es avaient soigneusement remanié le programme libéral.L'arrivée dans le ministère de certains financiers québecquois, suiveurs à toute épreuve de sir Wilfrid jusqu\u2019à !a Réciprocité ou à leurs fortunes personnelles exclusivement n\u2019avait pas influé sur l\u2019élaboration du nouveau manifeste.Ce morceau à prétention libérale était encore assez nettement libre-échangiste.Ceci se passait en 1919 dans les plaines arides de l\u2019opposition.En 1921, le pays choisissait le gouvernement libéral et les mêmes hommes qui étaient libre-échangistes dans l\u2019opposition de devenir protectionnistes.Une telle tactique amena l\u2019amendement Drayton, lequel, bien que naturellement repoussé n\u2019en fut pas moins une sanglante insulte à ceux qu\u2019il accusait de \u201cmépriser l\u2019honneur politique et de rabaisser le niveau de la vie publique.\u201d Nos lecteurs ne doivent donc pas s\u2019étonner si nous dénongong les saltimbanques qui font du libéralisme une vaste machine a s\u2019enrichir.Nous n\u2019avons jamais rien demandé pour nous-même et nous n\u2019attendons rien des hommes qui aiment le pouvoir pour le pouvoir, Pour nous, le libéralisme n\u2019est pas dans les hommes mais dans les idées.De là notre adhésion au programme progressiste, BILLET DU SAMEDI DANTE ET MEDERIC Ce fut une scène navrante, palpitante et à la fois amusante que cette rencontre, dimanche dernier, au Parc Lafontaine, de Médéric Martin et de Dante alias Durante Alighieri.\u2019 Les deux ne s\u2019étaient pas vus depuis au moins six cents ans et dès que le consul italien qui était de la fête eût appris à Son Honneur que Dante était Italien de naissance, notre premier magistrat de répondre: vous remercie de m\u2019avoir appris ça, je vais dire un bon mot pour lui.\u201d On connaît le discours de Notre premier magistrat en cette occasion solennelle.Le dos tourné à l\u2019auteur de la Divine Comédie, M.Martin se déclara enchanté de ce qu\u2019on eût perché le buste d\u2019un Italien quelconque dans le Parc Lafontaine et il trouva une heureuse coïncidence dans le fait que le monument s\u2019élevait presque vis-a- vis l\u2019humble demeure d\u2019un non moins humble Italien qui avait appris jadis à celui qui était dans le temps l\u2019humble Médéric Martin, l\u2019humble métier de cigarier.geste dantesque le premier magistrat de la quatrième ville frnaçaise du monde, réclama pour Montréal, une immigration italienne intensive.Quant à Dante il n\u2019en fut pas questions\u2019était peut-être dit d'ailleurs, parodiant classique: \u201cIl fallait un monument Dante qui l\u2019obtint\u2019\u201d Et dans un Médéric phrase italien, ce fut un une Quelqu\u2019un ayant soufflé à notre maire que le Dante en question avait eu un amour passionné pour Béatrice, notre \u201cpremier magistrat de la quatrieme ville frangaise du monde\u201d fit remarquer qu\u2019il valait mieux ne pas faire allusion à cette affaire devant le consul italien, que ça pourrait le froïsser, Et la fête se termina au milieu d\u2019un enthousiasme délirant, des vivats à l\u2019adresse du premier magistrat de la Cité.Pas un seul parent de Dante n\u2019assistait à la fete.Du moins c\u2019est ce que le sergent Lafleur, qui le tient du maire lui-méme, nous fait savoir.BEATRICE DANTIN notre sympathie pour le mouvement des fer- miers-unis et l\u2019appui que nous accordons à M.Sauvé lorsqu\u2019il dénonce les abus, les marchandages et les malversations du régime provincial.Ceux qui veulent voir dans cette manière de penser une incertitude qui proviendrait d\u2019un manque de principes sont des créchards malveillants ou des imbéciles ou-\u2014c\u2019est le cas le plus fréquent \u2014 les deux._ *\u201cUN ANE DANGEREUX.\u2014 Le monsieur Gariépy qui sévit à la commission scolaire en qualité d\u2019inspecteur, serait, s\u2019il faut en croire deux Frères professeurs que j\u2019écoutais l\u2019autre jour dans le tramway, un aliboron d'envergure.La magnanculture favorise incroyablement le cuite de l\u2019incompétence pédagogique.Le monsieur Gariépy devrait pourtant savoir que l\u2019on ne s\u2019adresse pas à des Frères et aux professeurs laïques de nos écoles de la même façon qu\u2019un hobereau crasseux interpellerait des valets de ferme.Ce n\u2019est pas avec des procédés de garde- chiourme que l\u2019on doit régenter ceux dont la mission est d\u2019instruire et de préparer des citoyens et des pères de familles.Tic Dans 1es endroits idoines, le gouvernement affiche son aveugle gollicitude pour les vénériens.Une enquête menée récemment dans ce journal a révé'é que la gent cossue qui vit du vice profite largement de cette tendresse intempestive.Près de cent mille dollars sont employés à l\u2019oeseuvre admirable de soutenir les souteneurs, Aucun contrôle n\u2019étant exercé, il était fata] que l\u2019opulente canaille bénéficiat de la faveur ministérielle.Pourquoi des individus amplement pourvus d\u2019argent sont-ils soignés aux frais du gouvernement?Mystère et fromage! Mais c\u2019est un point que les députés de Montréal doivent éclaircir au plus coupant.Attendu que notre race possède le record de l\u2019Amérique du Nord pour la mortalité infantile, nous avons dans \"ordre vénérien des besoins plus pressants.Sait-on que deux éminents médecins français, Gastou et Pinard, sont venus nous dire à la bibliothèque Saint-Sulpice que la syphilis était la plus grande cause de la mortalité infantile?L'attitude passive de nos par'emen- taires devant un fait aussi grave comporte quelque chose d\u2019incroyablement tragique.Il nous faut un dispensaire pour les vénériennes enceintes et une crèche pour les hérédo-syphilitiques.Remarquez qu\u2019il ne s\u2019agit pas de nouvelles dépenses: avec ce que l\u2019on épargnerait en n\u2019acceptant aux dispensaires en fonctionnement que les vénériens pauvres, !es seuls qui aient droit à la charité publique, on trouverait de quoi combler une lacune meurtrière.L\u2019aide à l\u2019innocent, l\u2019aide à l\u2019enfant, à la maternité malheureuse passe avant l\u2019aide aux souteneurs ou aux petits rentiers.Certains actes officiels nous ont souvent justifiés de croire que nous étions dirigés par des incapables, voire des fous, mais l\u2019opinion va-t-e'le tolérer les criminels?kk UNE BONNE BLAGUE.\u2014 Si le fait que M.Georges-Elie Amyot brille par de belles qualités morales et financiéreg était le secret de Polichinelle tout ie monde ignorait que l\u2019honorable G.-E.Amyot, conseiller législatif, fut un humoriste.Il vient de le prouver en parlant du monopole de a bière.Pourquoi pas une seule marque de corset de pointure uniforme, fabriquée en série par le gouvernement à l\u2019usage des jeunes filles et des femmes de vingt à quatre- vingts ans?Pourquoi la banque Nationale, (ne füût-ce que pour corroborer sor titre) ne serait- ella pas expropriée par l\u2019Etat ?La bière nationale doit amener la brete:le nationale, l\u2019épingle nationale, le beefsteak national, la pipe nationale, et \u2014 mon Dieu, c\u2019est bien possible! \u2014 la bêtise nationale.On s\u2019est plaint en certains quartiers que des stocks de bière contenaient de l\u2019arcan- çon.Le ma! ne semble pas général.Quoi qu\u2019il en soit, et pour notre humble part, ne buvant que la Frontenac, nous ne nous en sommes jamais aperçu.ki M.JEAN RIDDEZ.\u2014 Notre collaborateur Jean Riddez retourne en France.Il a ac- (suite à la page 4) \u201cJel LE FENDANT DE L\u2019AFFAIRE GARNEAU L'institution du jury et l'affaire Délorme LE COURRIER DE QUEBEC Ouverture de la Session Après les péripéties du cérémonial ordinaire, le discours du Trône et autres puérilités qui servent encore à éblouir les badauds, la session vient de s'ouvrir à Québec.Comme d\u2019habitude, il y avait des vides que la mort, la course au fromage et la corruption trop patente créent chaque année.On peut dire que M, Sauvé a prononcé un très remarquable discours, Les vigoureuses campagnes qu\u2019il] a \u2018entreprises alliées à l\u2019étude approfondie des problèmes provinciaux, le distinguent tant par la forme que par le fonds.M.Sauvé possède un immense avantage sur ses collègues: il est dans l\u2019opposition ; i! étudie, i] scrute, i] critique, il pèse, il juge, il a donc appris à gouverner, alors que la majorité des députés provinciaux se contente de fumer, dormir et rêver.Quelques-uns cependant s\u2019oublient jusqu\u2019à demander à haute et intelligible voix un petit bout de pont ou de quai pout leur comté.Ils entortillent le tout dans un bonquet de louanges à l\u2019adresse du ministère et puis se taisent pour toute ia session, Ils ont gagné leur indemnité.Ils ont gouverné.Ils ne savent pas gouverner, mais gouvernent quand même sans le savoir, comme M.Jourdain, KO OH M.Sauvé se devait de fustiger le ministre du ciment qui est en même temps directeur des bonnes routes et de plusieurs autres sociétés savantes non moins que philanthropiques, M.L.Perron, qui est ministre et n\u2019est même pas député.On le lui a fait sentir.C\u2019est pourquoi le gouvernement qui, pour des raisons qui échappent au vulgaire, prise énormément M.Léo Perron, et a l\u2019intention de lui découper une belle tranche du vaste comté de Labelle.Tl y a gros à parler que ce sera une tranche juteuse, commode, un pays très boréal où des habitants clairsemés et peu versés dans la chose politique croiront, s'ils comprennent !v français, que l\u2019honorable Léon Perron, conseiller du tramway et du pouvoir législatif, représentant de lui-même et du peuple, mandataire du ciment et de l'intérêt public, est un homme excessivement populaire.Seul un peuple latin est en mesure d\u2019apprécier les mérites de l\u2019honorable Leonide Perron.La (suite à la page 4) Pourquoi rajeunir On signale des centenaires partout, S\u2019i!ls ne sont pas tous aussi fringants quecetapprenticen- tenaire de 82 ans qui a tait à pied, en un mois, le trajet Buffalo-New-York, ils se cramponnent bien.Tel est cet Auguste Jeansome, de Opelan- sas (Louisiane) qui est venu en voiture à New- Orléans avec sa fille de 92 ans, pour assister à une fête automobile.T1 prétend avoir beaucoup aimé, avoir créé une nombreuse famille; i! a bâti des cheminées presque toute sa vie: c\u2019est un expert en cheminées.On ne nous dit pas quel genre de travail a permis à Madame Gaillard, de la Haute- Loire (France), d'atteindre 105 ans.C\u2019est une gaillarde, mais elle ne sait pas lire.Un Charles Quick, de Vancouver, est encore sellier à 102 ans; il ne doit pas savoir lire non plus.D\u2019un autre côté, nous savons que Pascal est mort à 39 ans.Les savants meurent souvent très jeunes.Le grand peintre Harpignies, i] est vrai, est mort il y a quelques années il avait seulement à peu près 80 ans passés; on prétend, qu\u2019allant dans le monde tous \u2018es soirs, il trouvait toujours devant son couvert \u2018a bouteille de cognac qu\u2019il vidait consciencieusement pendant Je repas, Qu\u2019aurait dit J.W.Bryan?La Société américaine pour l\u2019extension de la vie, moyennant seulement 20 piastres par an, vous explique tout ce qu\u2019il faut faire pour rendre des points à Mathuzalem: ne pas boire d\u2019alcool, ne pas aimer beaucoup, fumer peu ou plutôt pas, manger très légèrement, bien dormir, ne pas se \u201cbadrer\u201d.autrement dit ne pas vivre.Cependant le Dr Steinnach, de Vienne, prétend vous rajeunir en vous pinçant la glande tyr- roïde, c\u2019est-à-dire la pomme d\u2019Adam.Et le Dr Vo- ronoff, qu\u2019on a bêtement empêché de parler à Paris, voulait expliquer son procédé avec lequel il a rajeuni un monsieur Leardet qui l\u2019accompagnait.Cependant une revue française publie des interviews de savants qui sont sceptiques.Ce rêve d\u2019allonger la vie n\u2019est pas nouveau.Mais de tous les moyens connus ou suggérés, je préfère celui du vieux bûcheron japonais.Seu] dans sa-cabane avec sa femme aussi vieille et aussi décrépite que lui, il avait la nostalgie du bois.Un jour qu'i! avait allongé sa promenade il aperçut une source à laquelle i] se désaltéra.Un bien être indéfinissable l\u2019envahit tout entier, Il revint au logis heureux et guilleret.Sa vieile femme ne !e reconnaissait plus; i] était redevenu jeune bûcheron.Ellz se fit indiquer le chemin de la source et y courut.Le nouveau jeune bûcheron, ne l\u2019ayant pas vu rentrer de la nuit, devint inquiet et partit à sa recherche.Il ne trouva personne autour de la fontaine, et la tristesse l\u2019étreignait déjà lorsqu\u2019il entendit de légers cris venant d\u2019une futaie voisine.Il s\u2019y rendit et trouva un tout petit bébé du sexe féminin.C\u2019était sa femme, hélas, qui avait été trop gourmande, avait bu trop d\u2019eau de cette fontaine de Jouvance et était retombée en enfance (c\u2019est le cas de le dire), I] saisit amoureusement le poupon et s\u2019en fut à sa cabane, où il dut élever comme sa propre fille col'e qui avait été si Jongtemps sa femme.Un verre de plus, elle serait sans doute devenue un embryon exposé à tous les vents.C\u2019eût été un suicide original.DYSCOLE.tout ce qu'il BOITE À SURPRISE Delorme est et devra rester fou, de pay la décision du jury.Verdict plus irrévocable que celui science.L\u2019accusé est \u201clégalement\u201d détenu à Beauport et il n\u2019y a pas moyen de lui donner la clef des champs, Douze hommes, aussi laids que des magots chinois, détiennent en leurs mains calleuses et crochues une puissance infinie.Qui s'en serait douté?Non seulement ils ont droit de vie et de mort sur les individus, mais ils peuvent entre leurs gros doigts en spatule, éteindre la flamme de l\u2019intel'igence, le souffle de l\u2019âme éternelle! Ces dieux Termes, à forme de bornes, sont placés sur leurs bancs de bois pour assigner des limites à la bêtise humaine.C\u2019est la caricature de la démocratie.C\u2019est la peine du talion pour ceux qui ont décrété la souveraineté du peuple: Ah! vous avez voulu être l\u2019arbitre de vog destinées, voici vos juges! L'institution du jury est cependant bonne en soi, à condition toutefois que ses membres soient recrutés parmi uxe élite intellectuelle et morale et non pas laissés aux caprices du hasard.Quelle justice peut-on attendre de ces juges improvisés, pris au petit bonheur dans le tas des illettrés, des êtres frustes, maquettes d\u2019hommes que le ciseau de la civilisation n\u2019a pas dégrossis.Comme l\u2019a dit avec raison lord Chesterfield: \u201cI' faut trois générationg pour faire un gentleman.\u201d Sans exiger un tel raffinement, on peut demander que les \u201cpairs\u201d qui doivent nous juger ne soient ni des ivrognes, ni des iméciles, ni des ignorants.\u2019 - Douze crétins, se dressant en face du magistrat, le réduisent à être leur écho, à répéter la leçon qu\u2019on leur a serinée, à prononcer une sentence en accord avec le verdict rendu par cette douzaine de cabochons.Songez donc qu\u2019être ganté de noir, porter la toge et le tricorne pour ce rôle ds pion, c\u2019est beaucoup de flafla pour un personnage d: si peu d'importance.Par leur état de service politique ou par leur érudition légale, on a choisi les juges pour rendre la justice, et voici qu\u2019on leur oppose ce groupe d\u2019aliborons qui, pour rendre justice, apportent leur ébahissement ou leur incompréhension, desorientés comme Crainquebille devant ce beau monde \u201cbien genti!, qui ne dit pas de gros mots.\u201d de la Nous sommes pour les droits du peuple, en ce sens que nous voulons pour les travail leurs le plug de justice possible.Que l\u2019on paie un Maçon, un tailleur de pierre, un menuisier, un cordonnier, un typographe cinq dollars par jour.ce n\u2019est pas exagéré, mais qu\u2019on ne les sort> pas de leur sphère pour leur faire remplir des fonce- tions pour lesquelles ils sont encore inaptes.Existe-t-il! l\u2019ouvrier ou le journalier qui aura assez de bon sens pour se recuser quand un ordre de cour voudra l\u2019obliger à remplir une charge qui na lui convient pas?Est-ce qu'on le peut contraindre à remplacer l\u2019ingénieur en chef de la cité ou le président de la banqu de Montréal?Alors pourquoi le forcer à être juge quand il n\u2019a qu\u2019une culture rudimentairz, et que tout ce qui se dit en cour lui passe par-dessus la tête.Si encore les membres du jury étaient d\u2019une substance malléable entre les Mains du juge, mais souvent ils sont réfractaires à son influence.Et cependant si l\u2019avocat est quelque peu cabotin, s\u2019il a de grands mots à effets et des gestes de théâtres, il tient le jury dans sa main; il peut à sa guise faire pleurer, rire, s\u2019indigner ces marionnettes dont il connaît les ficelles sentimentales.Pour être juste, il faut dire que ceux qu\u2019on appelle à l\u2019honneur de juger leurs \u201cpairs\u201d ne se montrent pas toujours sénsibles à cette haute distinction.L\u2019un fait le sourd, l\u2019autre la bête.celui-ci simule une infirmité ou avoue une déliquescence gênante, celui-là est affligé de fuites de gaz, etc.Mais, peine perdue! plus ils sont avariés, plus ils sont appréciés.Ces braves gens ont-ils pensé qu\u2019on se payait \u2018eur tête?Pas du tout, c\u2019est le plus gravement du monde qu\u2019on vient solliciter leurs lumières, eux qui se peuvent à peine guider dans l\u2019obscurité de leur esprit.Comme il faut avoir perdu l\u2019habitude de penser pour croire qu\u2019on trouvera plus de raisor sous ces fronts étroits et déprimés que dans la tête des juges, car s\u2019il en était aimsi, ce serait la négation du savoir et de la valeur morale.Les douze juges de Delorme ont déjà perdu le souvenir de cette aventure qui n\u2019a pas fait marque dans leur vie, Gros Jean comme devant, ils ont repris la truelle et le ciseau, le crochet ou la pelle, Le fou du roi était lucide, lui.Après avoir fait rire à ses dépens, il pleurait sa déchéance.Quand donc réaliserons-nous le mensonge de notre démocratie qui nous\u2019 a donné jusqu\u2019ici comme administrateurs et législateurs des êtres inférieurs trop souvent?Le jury, surtout dans les procès de moralité ou de politique, illustre un régime universe] d\u2019int cohérence et de médiocrité qui s\u2019éternisera si nous nous obstinons à ne pas faire !es réformes qui s\u2019imposent.Tant qu\u2019il ne s: composera pas de y a de plus autorisé parmi les légistes, les psychologues, les médecins indépendants, notre cour sera un théâtre de burles- qu?, un boui-boui de deuxième ordre, une boîte à surprises.Tout homme d'esprit refusra de reconnaître pour ses pairs ces hydrocéphales, cas macaques, ces \u2018\u201c\u2018missing-link\u201d entre homme et le singe plus précieux dans un musée avee d\u2019autr2s fossiles de ce genre.Qu'y a-t-il de commun entre le singe et ces primitifs?.LaFontain2.pour préconiser ls droit de la bêtise.aurait-il imaginé de faire une fable dans laquelle le lion.le léopard.le renard, le loup seraient jugés par l'âne, la vache, l\u2019oie, la dinde et !a cormaille?A B.C.D.LA FICHE MUNICIPALE , \u201cOn fait du bien de beaucoup de façons ; ainsi, en donnant à manger à celui qui a faim, en relevant celui qui est tombé sur le pavé de la rue, en conduisant l\u2019aveugle jusqu\u2019à sa porte.\u201cT] y a encore une façon tout autre.L\u2019homme fait aussi du bien à un autre homme quand il l\u2019aide à penser.\u201cEt alors, par-dessus le marché, il se fait du bien à lui-même.\u201d Nos lecteurs devineront que cette citation n\u2019est pas de Médéric Martin puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une réflexion philosophique.Elle vient d\u2019un penseur qui s'appelait Louis Havet tout court, et qui n\u2019a rien de commun avec des intellectuels comme notre maire.Est-il permis de penser ou d\u2019aider à penser au Conseil municipal?La réponse est quelque peu embarrassante, surtout si l\u2019on s\u2019arrête à la définition même du mot qui signifie réfléchir, raisonner et concevoir._ Plutôt que de répondre, on me permettra de citer tout simplement l\u2019anecdote suivante: Médéric venait d\u2019être réélu.Renversé dans Un fauteuil moelleux, à sa villa de Laval-des- Rapides, les regards levés vers les imageries d\u2019Epinaj qui ornementent sa demeure princière, l\u2019idole enrichie des \u201cpauvres ouvriers\u201d pensait.Entra un électeur qui venait raconter à Son Honneur qu\u2019un petit employé municipal, balayeur dans le quartier de l\u2019échevin Un Tel, permettait de critiquer le Maire.\u201cSais-tu a quoi je pensais, quand tu es entré?\u201d dit \u2018e Maire, \u2014 777 \u201cEt ben, je pensais à ma prochaine élection.\u201d Deux ans après, Médéric Martin était réélu.À tout penseur tout honneur.Honni soit qui ma] y pense.BAMBOCHE.sa oro Il arrive à tout même à l\u2019hon.lorsqu'il rembarre d\u2019importance un de ces pasteurs à lunettes, broyeurs de noir et prohibitionnistes.le monde d\u2019être Alexandre Taschereau.libéral, Ainsi On a déjà trop brûlé d\u2019encens devant \u2018idole puritaine; il y a trop d\u2019hypocrisis dans notre civilisation pour que nous méritions pleinement le titre de latins, OK OW C\u2019est pourquoi nous enregistrons avec satisfaction 1s/vigoureux soufflet infligé par notre premier ministre au docteur Saleeby, de Londres, et au révérend Spence, de Toronto-la-pure.BONO Se servant d\u2019une arme chère à tous leg faux- dévôts: la jonglerie des statistiques, ces bons apôtres ont voulu fausser la vérité et M.Tasche- reau les a pris en flagrant délit.Sans vouloir apprécier les motifs qui ont dicté les vertes réponses de notre premier ministre.nous saluons son geste.Autant le puritain de Boston nuisit autrefois à Ja Nouvelle-France autant la fausse-barbe d\u2019aujourd\u2019hui nuit à l\u2019épanouissement de notre mentalité.+ * x Autrefois nous avions Bigot; aujourd\u2019hui: les bigots.Peste soit de ces imposteurs empesteurs et empêcheurs de danser en rond! Nul ne niera que nous ne sommes pas parfaits, hélas, mais parmi nos défauts un des plus visibles est notre haine de la critique, ou plutôt notre soif de Ja \\ouange.7 En ce moment, les cerveaux on trois grosses préoccupations: le radio, les esprits et Maria Chapdelaine.Nous ne nions aucunement Ja valeur de Maria Chapdelaine.Nous affirmons que ce n\u2019est pas sa valeur qui est cause de son succès, ici comme en Franc, Il a été expliqué que l\u2019éditeur Grasset, en éditant ce livre qui avait déjà intéressé lorsqu\u2019i] avait paru en feuilleton, comptait sur le caprice de la mode qui était aux livres étrangers, puis aussi sur la sympathie très grande «ue la conduite héroïque de nos soldats pendant la guerre nous avait value.Nous prétendons seulement que l\u2019enthousiasma qui va jusqu\u2019à élever une statue à l\u2019auteur est exagéré.*% + % Le livre a eu du succes en France; c'est une juste et agréable peinture du terroir; cela flatte notre amour propre.Cependant le type du docteur qui trouve étonnant d\u2019avoir des maladies qu'o: ne connaît pas et celui du qur?qui duane l\u2019absolution avec iu 1éme émotion qu'un épicier yi vend des pols secs, tout vrais qu\u2019ils puissent être, n\u2019ont rien de bien flatteur pour nous.Il est vrai que la jeune Maria reste pure; voilà qui fait plaisir, n\u2019est-ce pas? rage < LE MATIN, samedi 28 octobre 1922 VOL.IT \u2014 No.40 Invocation Que vous soyez brutale ou douce, exsangue Mort, Je vous attends sang crainte; Je ne serai jamais si tranquille et si fort Qu'en votre bonne étreinte.J\u2019ai peut-être pleuré, quan d pour d\u2019autres humains L\u2019heure obscure est venue, Mais je n\u2019aurai pas peur du froid de vos deux mains Sur ma poitrin e nue ; Er lorsque j'entendrai résonner sur mon seuil Vos rapides sandales, Je vous accueillerai sans regrets et sans deui!, A genoux sur les dalles.(Poéincs de Qendre et d'Or) PAUL MORIN.LE CENTENAIRE DE PASTEUR Le monde entier va célébrer cet événement.\u2014 L\u2019oeuvre du grand chimiste est impérissable.Au mois de décembre prochain, le monde entier célèbrera le centenaire de Louis Pasteur.Ce nom depuis plus d\u2019un demi- siècle résonne comme toute une fanfare d\u2019un bout du monde à l\u2019autre.Quelque soit le continent, le pays, la nationalité ou la réligion, tous se decouvrent avec respect et l\u2019acclament comme étant celui d\u2019un des plus grands bienfaiteurs de Thumanité.L'oeuvre de Pasteur embrasse un champ si vaste que non seulement les sciences existantes en profite- Tont pour se développer davantage, mais ses découvertes ouvriront des horizons nouveaux dont bénéficiera à jamais le genre humain.Tous lui doivent une dette de reconnaissance, depuis le petit enfant jusqu\u2019au vieillard, depuis l'habitant, des villes 4 ceux qui cultivent la terre et vivent à la campagne.Le convalescent qui se relève d\u2019une terrible maladie Jui doit sans doute la vie.Le blessé qui gémit sur son lit d'hôpital, qui vient de subir une opération quelque fois vitale, lui doit aussi les moyens antiseptiques qui le sauveront.Lez populations de la Terre lui sont redevables des méthodes hygiéniques que ses découvertes inspirèrent et qui non seulement guérissent, mais préviennent les maladies contagieuses.Savants ou ignorants se rendent compte qu\u2019il a fait quelque chose de grand; aussi profane que l\u2019on soit, on ne peut rester insensible à son oeuvre; car elle est si grande qu\u2019elle en impose à l\u2019attention universelle, si simple qu'un homme cultivé en peut suivre le développement, si heureuse que les ignorants eux-mêmes, éclairés et convaincus la proclament et la vénèrent.A Yoceasion de ce centenaire, les savants des deux hémisphères vont se réunir pour acclamer la grandeur de l\u2019oeuvre de Louis Pasteur, mais il ne faut pas oublier que cette date mémorable du centenaire du gfand savant ne doit pas être célébrée uniquement par les Académies et les personnes de science, l\u2019oeuvre de cet homme de génie s\u2019adressait à l'humanité toute entière et c\u2019est elle qui doit le bénir.Pasteur ne fut pas seulement un grand chimiste qui attira tout d\u2019abord sur lui les regards du monde scientifique, mais esprit profond, observateur judicieux, ses études devaient attirer son attention sur d'autres sujets; son amour du travail, ayant une ténacité et une énergie incomparable, il avait un but qu\u2019il désirait atteindre et comme il ie disait: \u201cPour arriver il faut trois choses: La volonté, le travail, le succès, qui se partagent lexistence humaine.La volonté ! lantes et heureuse, le travail les franchit et une foïs arrivé au terme du voyage, le succès vient couronner l\u2019oeuvre.\u201d Cette belle pensée semble avoir été la clef de la vie de Pasteur, vie toute de travail et de volonté, et jamais succès plus grand et plus efficace a couronné le labeur d\u2019un homme.Sse premières découvertes comme chimiste attirèrent son attention sur un monde encore mal connu, l'infiniment petit, ces microbes dont beaucoup ignoraient Vexistence, auxquels d\u2019autres ne croyaient pas, et dont quelques-uns seulement avaient observé la présence et les ravages.Pasteur en étudiant la fermentation, les maladies des vins et des biéres, choses qui avaient dérouté les chercheurs, conclut que la théorie de la génération spontanée n\u2019était qu\u2019une chimère.Il se demanda comment le vin et le lait surissaient à l\u2019exposition de l'air et prouva que ce phénomène était dû à la présence de germes qui se trouvaient dans l\u2019air, que ceux-ci étant exlus, il ne se produisait pas.Ceci fut pour lui toute une révé- laiton.Ayant commencé tout d'abord ses études et observations sur les animaux, il interrogea les organismes et analysa les problèmes de la transmission sur les humains, puis lorsqu\u2019il eût imposé au charbon et au rouget du porc ce \u2018vaccin dont les fermiers et les agriculteurs reconnaissent les bienfaits, il inocula le choléra des poules, les maladies des vers à soie, et rendit encore des services aux éléveurs et à l\u2019industrie du monde entier, et toujours grâce à lui, l\u2019homme est aujourd\u2019hui victorieux de la rage.Louis Pasteur fut non seulement le père de la science bactériologique, le fondateur de la science phy- sio-chimique, mais aussi le créateur de la thérapeutique biologique, et comme le disait le célèbre chirurgien anglais Lord Lister: \u201cIl n\u2019a jamais existé dans le monde entier un individu auquel doivent autant les sciences médicales et chirurgicales.Grâce à lui, la chirurgie a subi une révolution complète qui la dépouille de ses terreurs, et qui élargie presque sans limite son pouvoir efficace.\u201d C\u2019est donc grâce aux découvertes de Pasteur que nous avpns l\u2019anti- septie telle qu'on la pratique au- jourd\u2019hui, que les opérations se font pour ainsi dire sans danger, que les plaies ne s\u2019infectent pas, et dans la terrible guerre que nous venons de traverser, les malheureux soldats blessés ont été à même de juger de l\u2019éclatante preuve de ses bienfaits.L\u2019oeuvre de Pasteur atteint les hauteurs de la vie, interroge les organismes et analyse les maladies qui la ruinent.Elle pose le problème de la transmission et de la contagion du mal.Ferments et virus sont des êtres vivants, le vaccin est un virus atténué, la médecine a pour but Jl\u2019atténuation artificielle des virus, ainsi faisant sortir le remède dy mal lui-même, Pasteur fonda la médecine microbienne.ouvre les portes aux carrières bril- Ce fut lui qui leva le voile qui avait couvert depuis des siècles les maladies contagieuses, infectieuses.Il démontra leur nature microbienne et les moyens à prendre pour prévenir les contagions.Tous savent que les maladies contagieuses constituent la grande majorité des maladies qui affligent le genre humain.C\u2019est aussi grâce à ses précieuses découvertes que des milliers de mères doivent la vie de leurs enfants par la méthode que l\u2019on nomme la \u201cpasteurisation\u201d du lait.Enfin nous avons aussi les précieuses découvertes de l\u2019Institut Pasteur de Paris, et il ne faut pas oublier que celles des savants étrangers furent inspirées par les découvertes de Pasteur, et que tous lui doivent d\u2019avoir coopéré au soulagement de l\u2019humanité.Louis Pasteur fut aussi un grand patriote qui donna en toutes occasions les preuves de son amour et de son attachement à sa patrie, Il aimait son semblable et travaillait pour lui, et pendant que d\u2019autres savants, s\u2019écartant du Véritable chemin, croyant donner les preuves de la profondeur de leurs vues, s\u2019éloignaient de la divinité pour tomber dans les profondeurs du matérialisme, Louis Pasteur, au contraire, plus il approfondissait les mystères de la vie matérielle, plus il s\u2019approchait davantage du Créateur de toutes choses.Jusqu\u2019au ,dernier moment, il resta un catholique convaineu.Quelques heures avant sa mort, il se fit lire la vie de saint Vincent de Paul et mourut son chapelet dans la main.Voici l\u2019homme de génie dont on va célébrer le centenaire.Ici, a New-York, un comité vient de se former pour donner à cette célébration le plus grand éclat possible; aussi on ne saurait trop engager la presse française toute entière, les sociétés et organisations françaises et canadiennes - françai- i prendre, même dès maintenant, les dispositions nécessaires pour faire du centenaire de Pasteur, non seulement une affaire locale, mais lui donner un caractère national.Il ne faut pas oublier, et nous ne saurions trop le répéter, que cette célébration ne doit pas être seulement celle du monde scientifique ; elle appartient à l\u2019humanité qui doit donner à sa mémoire un hommage mondial.Pour le Pasteur.Docteur JEHIN DE PRUME.New-York, 6 octobre 1922.Comité du Centenaire Mélanges d\u2019histoire AU JOUR LE JOUR Quand on est a la campagne et qu\u2019il pleut, on se livre à mille passe- \u2018temps nouveaux et rares, comme de lire des livres à prétentions histori- ques.Et quand on lit avec, ou sans attention, des livres à prétentions historiques, on s'aperçoit qu\u2019un grand nombre de questions, qui n\u2019ont jamais été posées, n\u2019ont, par une curieuse coïncidence, jamais reçu de réponse.OE OE Par exemple, si Marat avait passé sa matinée dans deux fauteuils au lieu d\u2019une baignoire, Charlotte Corday, aurait.elle eu le temps de lancer une mode inédite de nets?bon- + + += Comment, vers, 1590, les Bourbons, entourés de fraises, faisaient- ils pour manger de la idem?confiture Si le plumet d'Henri IV \u201cW'\u2019était pas revenu à temps du blanchissage, ce roi galant eût-il grandes manoeuvres?remis les Comment Christophe Colomb sut- il qu\u2019il était arrivé en Amérique?ses des Etats-Unis et du Canada de A quelle agence de voyages le)bien voulu accepter de prononcer l\u2019abbé Moraul,t Fernand Rinfret et ses; une allocution lors de la création de! Edouard Montpetit, qui faisaient être cette comédie.(pièce sera jouée pour la première confia-tsil bagages, pour les perdre et tranquille?jeune Anacharsis Est-il exact que Fulton, à sa première sortie, ait attrapé une travention puor exces de vitesse?de Est-il vrai que le téléphone !Graham Bell, à son premier essai, de minutes avant qu\u2019on n\u2019entende un ait réussi à donner une attente son?» FF + Si le téléphone avait existé sous! Louis XIV, combien de numéros sur l\u2019Annuaire aurait occupés le Palais de Versailles?Et qu\u2019aurait dit le Roi si les demoiselles de Saint-Cyr, appelées, avaient répondu: \u201cPas libres\u201d?Hervé LAUWICK.SOIREE DU BON VIEUX TEMPS C\u2019est lundi soir, le 6 novembre prochain, qu\u2019aura lieu la veillée du Bon Vieux Temps, organisée par MM.Conrad Gauthier et Arthur Lapierre, au Monument National.Comme pour les précédentes, on a adopté un programme essentiellement canadien.La première partie comporte un acte de M.Louis Guyon, intitulé \u201cUn mariage à la gaumine\u201d; la scène se passe en i i \u2018 1760, à Verchères, et illustre les embarras auxquels gs\u2019exposaient ceux qui convolaient de cette façon.La deuxième est réservée à \u201cL\u2019Epluchette de blé-d\u2019Inde\u201d, due à la plume de M.Hervé Gagnier.Ce dernier tableau sera à voir, avec ses accessoires du temps; banc de \u201csiaux\u201d, rouet, etc.On procédera à une véritable épluchette, telle qu\u2019on la faisait il y a cinquante ans; leg organisateurs se sont précautionnés en conséquence et deux mille épis de blé-d\u2019Inde sont actuellement gardés dans le réfrigérateur du gouvernement, à cette intention.Les gigues, varsoviennes, sets quadrilles, chansons à répondre, chansons de chantiers, contes du pays, se succéderont sans interruption, pendant qu\u2019on entendra les \u201c\u2018violoneux\u201d, joueurs d\u2019accordéon, de guimbarde, musique à bouche, etc.Les meilleurs spécialistes du genre sont au programme: M.Isaïe Le- roux, danseur encore alerte, malgré ses 85 ans révolus; le jeune André Laurendeau, âgé de 8 ans seulement et qui danse lui aussi d\u2019une façon merveilleuse (ces deux danseurs présenteront done un véritable contraste d\u2019âge); Mme Cura- deau, M.O.Durocher, M.S.La- porte, M.P.Lajoie, ete.La partie artistique est confide a MM.Paul Coutlée, Hector Charland, Armand Dumouchel, Mme Laurendeau-Cha- yer, Mlles Albertine Martin et Jenanette Teasdale, ainsi que les directeurs, MM.Conrad Gauthier et Arthur Lapierre.Les billets s\u2019enlévent rapidement, chez Archambault.\u2014\u2014\u2014\u2014 t CONTRE LE FLOT | M.Léon Lorrain qui faisait partie du juré aui a primé la pièce \u201cCONTRE LE FLOT\u201d, de Magali Michelet.à la suite du concours qu\u2019organisa l\u2019Action Ffrançaise, a Cour Supérieure, Province de Québec, District de Montréal, No 3571.Dame Sadie Cornfield, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens de Isaac Garshon, marchand, de la même place, de-! manderesse, vs Isaac Garshon, de | la même place, défendeur La de: manderesse a pris une action en! séparation de biens contre le dé-! fendeur.| Montréal, 4 octobre 1922.| SHULMAN & SHULMAN, Avocats de la demanderesse.| fois le 7 la Salle Académique du Gesu, par partie musiclae.con.une troupe d\u2019amateurs canadiens- acutellement en vente au français, que dirfgent MM.Geo.|de l\u2019Action Française et tout fait !L.Fortin et C.A.Vallerand.MM.'prévoir un franc succès.On sait que cette partie du jury, seront aussi présents.L\u2019orchestre des élèves du novembre prochain, dans Collège Ste-Marie est chargée de la Les billets sont Bureau r~ 10 SOUS LE CAHIER DE 32 DIVISIONS En vente dans toutes les pharmacies et librairies g = = oO sy ps A = Oo Hq © 3 > = Hl Sh à Zo El OX à 2 = 20008 Bévasis = wn m Td rt i Vous obtiendrez toufours: Ya meilleure qualité.le service le plus efficace et des prix beaucoup plus bas que les prix courants du marché, en faisant vos achats ches 447-449, STE-CAIHERINE EST, = = po me b LE MAGASIN DU PEUPLB | MONTREAR La ou les économies rapportent un intérêt ANS tout le Canada, dans chaque succursale de _J la Banque dc Montréal, il y a un département d'épargne qui est à la disposition des gens économes- un département où une personne quelconque, si modestes que soient ses économies, peut ouvrir un Compte d'Epargne, en vue de l'avenir, Un dollar suffit à ouvrir un Compte d'Epargne à la Banque de Montréal élevé est compté suc chaque dépot de $LÇU et plus, L'intérêt au taux corsant Îe plus y NF oa a Banque de Montréal Fondée il v a plus de 100 ans l'actif total dépasse $650,000.000.00 NOUS OFFRONS: OBLIGATIONS SCOLAIRES Débentures en date du ler octobre 1929.ler avri! 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senor Lomer ?,0o\u2014 Eh ben! Davido, (Guinas, familier, appelait son collègue par son petit nom, comme tout d\u2019ailleurs), je veux.Ce que voulait Guinas, je ne vous le dirai ment.gage; seg Clients les remplacaient avantageuse- Le choeur des journalistes et des reporters: \u201411 ne me paiera plus pour le jouer! \u2014Il ne me paiera plus pour le critiquer Comme tous les politiciens tre de senor Guinas y Lomer.\u2014Guinas est certainement mort d\u2019apop]lexie.\u2014Ça ne fait rien, je vous arrête.Vous étiez avec senor Guinas lorsqu\u2019il est mort.\u2014Il y avait aussi le ministre.\u2014Lui, il est ministre ! seul 1 avisés, Guinas TE PAR PHILIPPE MAURICE \u2018» (suite) XXV LE TREPAS DE GUINAS regardais et j\u2019écoutais, Assis derrière sa table, sa longue table de ministre, le jeune ministre de l'instruction publique, le mécène national a plutôt l'air et les gestes secs du ministre protestant, du clergyman méthodiste que ceux du jeune premier.Mais il posait.Récemment, un grand journa] avait reproduit dans son photo de ce protecteur des muses (théâtrales et poétiques) où élégamment, mais anguleusement, si j'ose dire (.dirait Trouclaro !! !); il allongeait le bras sur une table; et, depuis, ce jeune homme d'avenir avait gardé l'attitude que lui avait indiquée le photographe.Donc le ministre de l'instruction publique, qui ressemble à un ministre protestant, causait avec le Garde des sceaux, qui a l\u2019air d\u2019un bouledogue en furie.Le premier: \u2014 Eh ben! senor Lomer ° I! faut vous dire, que depuis une petite aventure amusante qui lui était arrivée on n\u2019appelait ; bre, Puis, ce furent les policiers du parlement, les ; plus à Sierra-Réal le mécène national que du sur- : médecins.nom: \u201cEh ben !\u201d comme Guinas y Lomer: \u201cNon EI un homme est mort, les médecins n\u2019ont plus rien le! a faire.Mais c\u2019est là des anecdotes que je n'ai temps de vous conter.pas (1) I] y a deux mois mon véritable nom fut pris peur un pseudonyme, alors.Berthelot Brunet.Berthelot-Brunet MON VOYAGE AUX TROPIQUES { I eee Agenouillé devant le trou de la serrure, je | sur \u2018 illustré une jamais l\u2019air d\u2019un clergyman, courut au corridor: i i 1 ' 1 i \u2018cer aux demandés de son collègue, ; çons d\u2019antichambrés C\u2019est vous pas: je ne m'occupe pas de politique.Pendant le discours de Guinas, Fernandez m'\u2019avait laissé.Et il fut bien avisé, vous le verrez, lorsque je vous conterai comment je fus puni de ma curiosité.Le jeune ministre, qui avait encore des principes et qui ne leg accommodait pas toujours à toutes les sauces, refusa très poliment d\u2019acquies- C qui, lui, n\u2019a jamais eu de principes Guinas se fâcha, ses cheveux encore drus s2 hérissèrent, sa face devint écarlate, et il se mit à jurer.Troucla- ro (1! !) à qui j'ai conté la scène, s\u2019est chargé de répéter dans un journal sierra-réalais les gros mots de Guinas: moi, je ne saurais, Il s\u2019exclamait : \u2014Non de.et il tomba.Le jeune mécène, ahuri, se leva, ie pauvre Guinas.Ne tenant plus en place, j\u2019ouvris la porte \u2014Senor, il est mort, Guinas egt mort.Je me penchai à mon tour sur le corps lourd; mais le coeur ne battait plus.Une syncope probablement.Le ministre, énervé, presque fou et plus que , se pencha \u2014Guinas est mort, mort ! Accoururent aussitôt tous :es garçons d\u2019antichambre du parlement, et je vous assure qu\u2019ils étaient nombreux: chaque député du parti au pouvoir avait, après les élections, un certain.nombre de places à distribuer comme récompe:-! ses des services rendus, et quand ils ne savaient où caser les quémandeurs, ils les faisaient gar-.dire qu\u2019était considérable le nombre deg garcons d\u2019anticham- Guinas y Lomer est C\u2019est vrai que Molière dirait: Quand Et j'étais toujours là, au milieu de tout ce brouhaha, à côté du cadavre ministérial (me voilà qui fais de l\u2019esprit à la façon de mon ami Sil- vapulcra, jeune poète extrêmement spirituel] !) Et comme dans Colomba, l2s lamentations commencèrent.Il n\u2019y avait pas de pleureuses à payait les critiques comme les louanges: ainsi, il était sûr qu\u2019on n\u2019en dirait jamais plus qu\u2019il: ne voulait, : \u2014Leg radicaux ne resteront pas au pouvoir! \u2014 Les socialistes n\u2019arriveront pas au pouvoir ! partis, et il songeait parfois à en fonder un troisième.\u2014Qui est-ce qui va inaugurer (sic) Sierra-Real maintenant?\u2014Ï| n\u2019y aura plus personne pour protéger les compagnies financières, c\u2019est la ruine ! \u2014Ouf ! il est mort ! \u2014 Il est mort, ouf ! A ce moment, les brancardiers de la morgue avancèrent leur brancard.XXVI : OU MON ROMAN COMMENCE POUR TOUT DE BON, Roger Maillat, que mes \u201cTropiques\u201d embétent me dit chaque fois que je.lui porte une tranche de ce petit ouvrage: Invente quelque chose, sacrebleu, met du pet! imagine une intrigue: jusqu'ici, mon cher Philippe, ta prose est presque aussi ennuyeuse que la prose de Berthelot Brunet, col!a- borateur au Mercure de France, auteur du Serpent vert.Eh ben! mon cher Maillet, si tu veux de l\u2019intrigue, tu vas en avoir.Mais ce ne sera pas des contes.Ou du moins, si c\u2019est des contes, ce sera dez contes vrais, comm dirait ce général Trou- claro ( ! ! !).Et je commence.On amenait le cadavre de Guinas y Lomer.garde des sceaux de Sierra-Real, l\u2019homme qui avait fait claquer le plug de portes dans son pays, et j'allais le suivre.Mais des policiers, qui me mirent des menottes aux mains, m\u2019en empêchèrent, ' \u2014Comment?.\u2014Je vous arréte ! \u2014Mais!.\u2014Mais, mais.il n'y a pas de mais.je vous arrête!.\u2014Pourquoi ?\u2014Vous serez probablement accusé du meur- Guinas était à cheval sur les deux grands l'Hôtel, Et, malgré mes protestations, on m'amena.Devant le parlement, une foule énorme attendait, et lorsqu\u2019on me vit paraître, des cris s\u2019élevèrent : \u2014À mort, l\u2019assassin ! J\u2019étais donc un assassin, moi qui n\u2019ai jamais pu tuer une mouche, moi qui n\u2019ai jamais pu dire ses vérités à qui que ce soit, même à Ferlando que j'aurais pourtant volontiers, malgré son génie, traité de rimailleur gâteux, même à Trou- claro (! ! !) que j'aurais pourtant qualifié de bon coeur du surnom d\u2019'IMBECILE VOLONTAIRE (!! !) qu\u2019il aurait beaucoup goûté parce que c\u2019est une injure qui ne veut rien dire.J\u2019étais un assassin, moi, qui, selon la spirituelle expression, et nullement pionne, ni sorbonnarde, de Trou- claro (! ! !) n'ai jamais assassiné que la langue française.(I ne nous l'envoie pas dire, s\u2019écriera, avec de grands gestes, Trouclaro (!! !) dans un de ses prochains poèmes d\u2019hystérie et d\u2019extase.: On m\u2019amenait en prison, et, entre deux énormes policiers, j'étais petit à un point que vous ns sauriez croire.Seulement, je vous assure, je n\u2019avais pas trop peur.Les cris homicides de la foule m\u2019agacaient bien un peu, et les menottes me génaient, mais, vraiment, je n\u2019avais pag trop peur.Pour me remonter un peu, je me récitai les merveilleux Ouaouarons de Ferland, que, dans ma petite enfance, j'appris dans la Lecture courants.O Ferland, admirable barde du terroir, chantre inspiré de la terre natale, aède dez labours d\u2019automne, poète des ouaoua- ; rons et des corneilles, je vous dois une recon- ; naissance infini pour le réconfort que m\u2019ont apporté dans mes tribulations vos exquis Ouaouarons.O les ouaouarons de mon pars! Le soir tombait, un soir vert de fin d\u2019été rayé de vols noirs, Des cloches argentines de couvent sonnaient, et la brise s\u2019éveillait dans les feuilles.Des au- i tos, lasses, revenaient de la banlieue.chargées | d\u2019enfants et de fleurs.Il me semblait que tout s\u2019en irait avec la brise vers le fleuve, vers la mer, les maisons plus fraîches, plus blanches dans la verdure et que, parmi les sonneries des cloches des couvents, et sous les vols noirs, dans le soir | | | vert, nous voguerions, ile verdoyante, céan.Mais j'étais prisonnier, et les portes de la prison, ou plutôt la porte basse, comme une poterne da la prison s\u2019ouvrit, et le guichetier, parmi de longs couloirs blanchis à la chaux, me conduisit à ma cellule, la cellule des meutriers.Une chaise, une petite table, une cruche, un lit de fer avec une paillasse, un mauvais oreiller sans taie et un drap sale pour me couvrir.Une ampoule électrique au plafond, qui, à neuf heures s\u2019éteignait automatiquement.Voilà où poussé par le désir de voir du pays, et de composer sur les lieux mon hymne au soleil, j'étais peut-être destiné à finir bientôt mes jours.Juste châtiment de l\u2019exotisme, dira Léveillé dans la biographie qu\u2019il ne manquera pas de faire d\u2019une existence aussi mouvementée que la mienne danz son prochain livre sur l\u2019Ecole \u2018\u2019*téraire de Mont- réai : Ja demandai à mon gardien : \u2014Y a-t-il moyen de faire venir des livres ?\u2014Je peux vous prêter Mes Prisons par Sil- vio Pellico, la traduction de Mes Prisons par Jules Fournier, et le Pamphlet de Troucia- ro (!! !) Moi et les Autres.\u2014Vous avez le Pamphlet de Troucia- ro (!! 1!) \u2014Ne sachant comment s'en débarrasser, il sur l\u2019o- l\u2019a distribué aux institutions de charité de la ville, aux hôpitaux et aux prisons.\u2014Alions pour le pamphlet de Troucla- ro (!!1) , Quelques minutes plus vint me trouver, Comme beaucoup de criminalistes de Sierva- Réal, averti par un policier que je n\u2019avais pas choisi d\u2019avocat, il se présentait de lui-même sans que je l\u2019eusse appelé.\u2014Votre cas est clair, me dit-il, vous sercz certainement condamné.Vous devez plaider folie.\u2014 Maïs je ne suis pas fou.\u2014Je le sais Mais rien n\u2019est plus facile pour un médecin que de prouver qu\u2019un homme est fou.Avez-vous des fous dans votre famille?\u2014La soeur de ma belle-mère, et la femme de mon oncle.\u2014-Cela suffit.Vous serez sauvé, mais le reste de vos jours, vous les passerez avec les aliénés.tard, mon avocat (à suivre) VOL.II \u2014 No.40 LE MATIN samedi 28 octobre 1922 Page 5 i 1 t Petites Nouvelles LES BALLES EN PAPIER \u2014Une dépêche de Détroit, la ville des automobiles, nous apprend que les bombo à gaz) lacrymogènes et les balles en papier font maintenant partie lu matériel régulier de la police dans la quatrième ville des Etats-Unis.Le commissaire de police Inches décida, il y a quelque | t>mps, qu\u2019il fallait à la ville de Détroit des mitrailleuses pour | disperser les manifestations.La ville fit done l'acquisition \u2018 d\u2019un certain nombre de mitrailleuses légères capables de tirer 1,500 balles à la minute.Toutefois, :e commissaire a le coeur tendre et il suggéra que des balles en papier fussent fabriquées, qui contiendraient une charge de très petits plombs.Ces plombs ne rendront pas la personne atteinte infirme pour | 1a Vie, pas plus qu\u2019ils ne la tueront.Cependant, ces bailes arréteront les foules, car elles ont | Juste la vitesse nécessaire pour loger quelques plombs sous la peau d\u2019un homme et 'ui faire désirer les secours d\u2019un docteur aussitôt que possible.IT 7e x a COMMENT GARDER SON MARI.\u2014II existe pour cela douze méthodes distinctes qui sont en usage aux Etats-Unis, si Pon en croit Mrs Sarah Warder MacConnel, femme de lettres, qui écrivit One, roman qui traite du mariage en Amérique, et qui, par conséquent, intéressa beaucoup \u2018les femmes américaines, tout en nous assurant de la compétence de son auteur pour discuter la question, au moins en Amérique.Mrs Sarah Warder Mac Conne] explique aux lectrices de l\u2019'Evening World de New York, comment et dans quel cas particulier on peut user efficacement de chacune de ces méthodes : I femmes.Il.Les larmes et les reproches.III.Rendre votre mari jaloux.IV.Devenir sa camarade.V.L'\u2019aider dans son travail.L'Institut de beauté, \u201cdry dock\u201d (cale sèche\u201d) des - VI.Ne pas 'ui dire la vérité et ne pas lui faire de scènes.VII.Na pas lui laisser croire qu\u2019il est le maitre.VIIL Vous montrer vous-même tyran.IX.Eluder les difficultés et en appeler aux dieux pour accomplir un miracle.X.Etre diverse et changeante de caractère.XI.Ne jamais vous livrer tout entière, mais au contraire laisser toujours une partie de vous-même à découvrir.XII.Faire ce que vous devez en bonne épouse quoi qu\u2019il advienne.Comme on le voit, i] y a là des recettes pour tous les goûts.Néanmoins, une lectrice, indignée qu\u2019une femme dût \"vendre tant de peine pour garder son mari, écrivit au journal : \u201cC\u2019ast bien à moi de m\u2019inquiéter de garder l'amour de mon mari! Je pense que c\u2019est, au contraire, à lui de rechercher lo meill\u2019ur moyen de garder mon amour à moi.\u201d N\u2019oublions pas que l\u2019Amérique est le pays du féminisme, (les divorces fréquents et de la tyrannie de la femme.ENFONCE BERTILLON.\u2014 La justice \u2014 puisqu\u2019il faut l'appeler par ce nom \u2014 est vraiment à plaindre.Un des rares, pour ne pas dire le seul, moyen dont elle dispose pour justifisr les arrestations, est en passe de devenir caduc.On fit grand bruit naguère autour du système Bertillon.Une certitude était donnée par les empreintes digitales.Non sans raison, semble-t-il, on voyait là une méthode infaillible pour reconnaître et confondre les escarpes.Or, voici qu\u2019il nous vient d\u2019Amérique une nouvelle qui mettra peut-être le trouble dans les services de l\u2019identité judiciaire : i Pour égarer les recherches, certains criminels se livrent, depuis peu, a la confection de fausses «empreintes.Après | avoir choisi une dupe, ils font en sorte qu\u2019elle laisse une empreinte nette sur un verre ou sur une autre matière polie.Puis ces traces sont photographiées et reportées sur un timbre en caoutchouc.Les limiers les plus experts ne peuvent éventer le stratageme.La prcuve, la fameuse preuve que Bertillon fournissait sans conteste, va-t-elle disparaître ?Bah ! nos tribunaux ne s'en montreront pas autrement émus.Auront-ils besoin de modifier lzurs us pour juger -\u2014 et condamner \u2014 sans cela ?Le ri LE SHAH ET LE TAUREAU.\u2014 Derniérement, a Bayonne, le shah de Perse, qui villégiaturait à Biarritz, fut invité à une corrida.Ij s\u2019y rendit avec que'que appréhension, car il dédaigne les jeux cruels.La première personne qu\u2019il croisa fut Mlle Marthe Chenal.\u2014Je n\u2019ai jamais vu de courses de taureaux! confia-t-elle au souverain.\u2014 Moi non plus! répondit le shah.Tout le monde avait les yeux fixés sur lui.Il regarda fort attentivement la première course.Quand le matador s'approcha pour infliger la mort au taureau \u2014 une admirable bête qui avait vaillamment lutté et qui était couverte de sang, le shah dit au maire de Bayonne : \u2014Ne pourrait-on lui faire grâce \u2014Sire, un taureau n\u2019accepte pas sa grâce ! répondit le maire, Alors, le shah tourna la tête et, durant toute la corrida, affecta de regarder ailleurs, - XK XK L\u2019ART DE PAYER SES DETTES.\u2014 Une dame de Chicago a récemment envoyé à ses créanciers, parmi lesquels Se trouvaient ses fournisseurs, épicier, boucher, boulanger, teinturier, laitier, marchand de glace, de primeurs, etc, l\u2019invitation suivante gravée sur un impeccable bristo] : \u201cMrs Frank Townley Brown a l'avantage de vous informer que, par suite de retards apportés au règ'ement de la succession de feu son époux, elle s\u2019est trouvée temporairement dans l\u2019impossibilité de faire face à certains contrats et obligations.Maintenant que cette succession est réglée, elle a le plaisir de vous annoncer que, le 10 juillet prochain, à son domicile, entre dix heures et midi, elle sera heureuse de liquider toute dette contractée par elle.\u201d L\u2019aimable débitries reçut ses invités le plus gracieusement du monde, et, pendant que la domestique leur offrait des cigarettes, du punch (sans alcool), du thé, des sandwiches et des bonbons, elle écrivait et leur remettait des chèques du montant de leur créance.Le soir méme, elle recut une magnifique gerbe de fleurs avec une carte : \u201cDe la part de douze fournisseurs qui encaissèrent aujourd\u2019hui leur note et qui se rappelleront ce jour du plus profond d= leur mémoire.\u201d Ajoutons que cent invitations furent lancées et que cent.deux personnes répondirent C\u2019est la solice qui prit soin des (leux faux fournisseurs qui s'étaient invités tous seuls, apportant des factures contrefaitss, dont le montant était.bien\u2019 entendu, parmi les plug importants, MIE | A LA SOCIETE DES NATIONS.\u2014 Une importante commission, comprenant un grand nombre de membres de! tous les pays, fonctionnait depuis plusieurs heures, | La discussion, retardée par le lent travail des tions, menacait de s\u2019éterniser.Soudain M.Scialoja, ancien ministre italien, se leva et: prononça, en français, ces mots : ! \u2014 Messieurs, nous parlons tous ici Je français.Voulez-| Vous, pour gagner du temps, que nous continuions la discu tion dans cette langue ?! | Tout le monde approuva, sauf les deux délégués anglais; qui s'opposèrent à la moindre dérogation au règlement habi- uel.La discussion reprit donc, aussi lente.L\u2019aprés-midi passa; le soir vint.Vers huit heures et: demie, au moment où les délégués, affamés, se demandaient à quelle heure ils pourraient dîner, M.Scialoja reprit sa proposition qui, cette fois, fut adoptée à l\u2019unanimité.: \u2014\u2014Allons, dit-il, je vois qu\u2019à l\u2019approche de diner, tout le monde comprend le français.| traduc- - Se l\u2019heure du i i caise fut un peu froissée de toute cette attitude.Monsieur le \u201cvin\u201d 11 y a quelques jours, j'étais convié chez des amis à partager un familial diner de vendanges, beile-fille.En face de nous, une bouteille de chablis couleur d\u2019or\u2026 et, pour lui tenir compagnie, une autre.couleur rubis.c\u2019était du Mercuret.En homme bien élevé, je m\u2019informai des préférences de mes voisines : \u2014Du blanc ou du rouge ?| AUX NOUVEAUTES \u201c LE VOLEUR \u201d C'est pour satisfaire un grand, ,nombre de personnes que M.Louis, 'H.Bourdon, le sympathique direc- théâtre des Nouveautés, a mis à- Voleur\u201d, le chef-d\u2019oeuvre d\u2019Henry! Bernstein.Pour en augmenter; l\u2019intérêt, M.Bourdon a donné à cette reprise, une interprétation de BERNIER critiquent Jes livres avec \u201cLe Crapouilot \u201d \u201cLe Crapouillot\u201d donne pour rentrée un copieux et remarquable Inuméro.HENRI BERAUD donne, ; .; - .sâtr ; - tage\u2019, en! A gauche, j\u2019avais la maitresse de maison.4 droite sa teur de notre théâtre français, le Une leçon de grand reportage : racontant par le menu sa sensation- , 3 : - \u2018 ' de l\u2019affiche, la semaine prochaine, \u201cLe nelle interview de M.CLEMEN- Alexandre ARNOUX parle Gus.BOFA et Jean CEAU.de Colette.\u2014Ni l\u2019un, ni l\u2019autre.me répondit aimablement chaque :tout premier ordre, et a confié le une certaine férocité, tandis que dame.nous ne buvong que de l'eau.\u2014.rougie ?\u2014De l\u2019eau pure.\u2014Malades.?régime.?\u2014Oh! non, Monsieur ! \u2014.1122?Pendant tout le repas, belle-maman but de l\u2019eau d\u2019Evian, et sa bru, de l\u2019eau du crû, une eau très grenouillarde.| Intérieurement je me dis: \u201cJe suis sûr qu\u2019elles ne pren-, dront pas de fromage!.\u201d C\u2019est une corrélation que j'ai sou-' vent observée, ! En effet, au dessert, d\u2019un doigt digne elles écartèrent un.timide mais magnifique \u201cExcelsior\u201d double crème.x x ¥ J'avoue qu\u2019en çe repas de vendanges, ma vieille âme fran- ! On re- mais au Car le vin est un gentilhomme de vieille lignée trouve ses aïeux non pas seulement aux Croisades, seuil même de notre humanité.Il à reçu ensuite toutes les bénédictions bibliques.Aux noces de Cana, la Sainte Vierge dit avec une vérita- | ble inquiétude à son divin Fils: \u201cIls n\u2019ont plus de vin!\u201d Et le Maître, au soir de sa vie mortelle, a choisi ce vin! pour devenir son propre sang.Ce sont des titres, celal.et presque égaux a ceux du! pain.Le vin est même deux fois gentilhomme, car il est gentilhomme français.Un pays est ce qu\u2019il boit, L\u2019Allemand est sa lourde bière.Le Français est son vin.Le populaire Henri IV sut goût du Jurançon une heure après sa naissance.Rappeiez-voug l'importance formidable que le vin prit pendant la guerre, à ces heures tragiques où s\u2019évanouissent toutes les facticités.J\u2019étais en janvier 1916 à la gare d\u2019Ancemont, près de Verdun.Des hommes, bardés de bidons vides, descendaient des | Eparges pour la corvée de pinard.Il était 4 heures du matin, | ils arrivaient raidis, gelés, boueux, dormant sur des chevaux harassés.| Mais comme ils se réveillaient a la vue du vip ! | Je vois encore leurs yeux durement rivés sur les enton- | noirs.Oh! il ne fallait pas les tromper, même d\u2019un demi- quart ! Et pourtant, que! vin!.tout de même ! le noir, épais, mais c\u2019était du vin, - Ce bon vin de France.il fait envie au monde entier ! - Le champagne est populaire sur toute la terre.Il a contribué à briser la ruée prussienne en fauchant des lascars pas faits pour lui, et qui pourtant en étaient tellement avides, que certains sont allés.jusqu\u2019à prendre des bains de, pieds de champagne.Je ne dis pas le reste.| Rappelez-vous !es jolis verg du chansonnier : Cette cote à l\u2019abri du vent, | Qui se chauffe au solei] levant Comme un vert lézard.c\u2019est ma vigne !.Le terrain en pierre à fusil Résonne et fait feu sous l\u2019outil.Le plant descend en ligne droite Du fin bourgeon qui fut planté \u201d Par notre bisaïeul Noé.Bon Français, quand je prends Mon verre.Plein de ce vin, couleur de feu, Je songe, en remerciant Dieu, Qu\u2019il n\u2019en ont pas en Angleterre !.XX X Soyons donc fiers de notre champagne, de notre bourgogne, de notre bordelais, de notre vieux et gai Midi, où la \u201cblanquette de Limoux\u201d tend fraternellement sa coupe aux vins d\u2019Anjou, de la Moselle et d\u2019Alsace ! Quand on monte chez le pauvre avec une petite fio'e de bon vin vieux dans sa poche, c\u2019est du soleil et de la couleur qu\u2019én lui apporte.Un verre d\u2019eau ne restera pas sans verre de vin encore moins.Cet article n\u2019est pas écrit pour ceux qui abusent, et qui, sont la honte de ce fin gentilhomme qu\u2019est le vin.Il est écrit à la gloire du vigneron français dont le travail est peut-être le plus dur qui soit\u2026 à la gloire aussi de la généreuse terre de France.i XX récompense.un Saint François de Sales avait choisi cette jolie devise : \u201cNi plus, ni moins!\u201d c\u2019est-à-dire la note juste, la !igne suprême., la ligne!.en de-ci et en de-çà de laquelle c\u2019est moins bien.: Pour le vin français, fleur magnifique de notre sol, ayons : aussi la note juste, Ni plus, ni moins.Conspuons les abominables ivrognes plus hideux encore, et les mastro déboussoleurs de cerveaux.Mais plaignons un peu aussi ceux, \u20act même celles qui, dans notre pays, à une table familiale, ont le respzct humain : de se laisser verser quelques gouttes de ce bon vin de France où, de siècle en siècle, chaque génération qui se lève semble retrouver quelque chose de l\u2019âme chevaleresque de toute la race.et les alcooliques, | quets, faiseurs d\u2019élections et PIERRE L\u2019ERMITE.(La Croix) Pour faire du pain, des pâtisseries, des sâteaux délicieux Qui plairont aux estomacs les plus capricieux, Rien n\u2019égale LA FARINE REGAL Sacs de 7 Ibs, 14 lbs, 24 lbs, 49 lbs et 98 lbs.FARINE REGAL | ST LAWRENCE FLOUR MILLS CO LTo, MONTREAL avec une extraordinaire sûreté de formule dramatique qui soit de tous rôle de Marie-Louise, à notre jeune et talentueuse artiste canadienne,\u2018 Mlle Antoinette Giroux.M.Bourdon veut ainsi fournir l\u2019occasion à une de nos compatriotes de se pro- \u2018duire et de montrer qu\u2019il y a ici GALTIER - BOISSIERE, \u201cLa mon- 16, Rue St-Jacques, Chambre même, à Montréal, des artistes de réelle valeur.Elle sera entourée de messieurs Gaston Séverin, Paul Ferrat, Albert Derbil, Mlle Suzanne Berni, ete, avec de tels compagnons elle ne peut obtenir qu\u2019un énorme succès.Le sujet du \u201cVoleur\u201d est trop connu pour être relaté ici, qu\u2019il nous suffise de dire que nous y voyons un fait divers vivement conté, ramassé en 3 actes nets et rapides; une intrigue véhémente, conduite main; chaque acte s\u2019achevant sur un point d\u2019interrogation que l\u2019art de graduer l'intérêt y est justement observé et que le public est sans cesse tenu en haleine.On est dès les premières scènes, lancés non pas dans des apérçus psychologiques et philosophiques, maïs dans une histoire qui vit et se déroule dans nos Yeux, où les personnages nullement symboliques, mais très humains ne se contentent pas de discourir et de discerter, mais agissant, remuent, émeuvent parfois, passionnent même par moments et intéressent toujours, d\u2019intérêt avant tout et pardessus tout.Voila bien la seule les lieux et de tous les temps.La mise en scène du voleur sera la fidèle copie de celle du théâtre du Gymnase de Parïs où la pièce a été créée.DESTHIEUX découvre de conséquences\u201d Un conte Jean bien \u2018\u2018inattendues des théories d\u2019Einstein.truculent et courtelinesque de Jean tre et le poulet\u201d, les chroniques ! théâtrales de MOUSSINAC et\u2019 FUCHS, artistiques ae J.G.LE- MOINE et L.L.MARTIN, et un article assez méchant de Lucien: MAINSSIEUX sur notre académie nationale de musique complètent, cette livraison présentée avec beaucoup de goût.Le Crapouillot s\u2019est classé parmi les plus vivantes revues françaises et c\u2019est indéniable- 92 (est) rue Notre-Dame : ment celle qui apporte le mieux au loin: L'air de Paris.(Le Crapouillot: 8 Place de la Sorbonne, Paris).! 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| Le Cap Eternité parut en 1919 avec une pré- | face ridicule de M.Lozeau, homme-versificateur., On n\u2019avait encore rien Vu de plus lourd.Consé-| quemment, le public, qui n'est pas aussi sot que ne le croient les littérateurs, ne lut pas ce produit ma] fait et venu avant terme.\u2018Avant terme\u201d.Quand on songe Que Gill a mis dix ans à accou- | cher de ce cap épique que les alpinistes les plus intrépidez de la métrique ne sauraient escalader, on ne comprend plus, Lorsque M.Lozeau, très subtil et f'atteur, interrogeait le sieur Gill sur ce sujet mélo-poé-| tique, l\u2019auteur répondait invariablement : \u201cIl avance.\u201d (cf, Préface, page III).Ce qui voulait : dire en un français plus propre et plus précis : \u201cJ\u2019ai beaucoup de difficulté, beaucoup de peine; je n'aurais jamais dû m\u2019aventurer sur ce damné cap.Tout de même, il faut bien que je termine l'oeuvre capitale de ma vie.J'ai tellement crié à tou: épicier qui voulait m\u2019entendre, j'ai tellement crié que \u201cçà avançait\u201d, qu\u2019il faut bien maintenant que \u201cçà avance\u201d.Et çà avance\u201d.Parole de poète braillard et de manoeuvre à gages.Gill ne fut que cela: un manoeuvre de la poésie.Je ne conteste pas qu\u2019il devait l\u2019aimer, puisqu'elle le faisait tant souffrir.Pauvre rêveur, pauvre amant de l\u2019arrivisme et de \u2018l\u2019avan- cisme\u201d.Parce qu\u2019il avait connu Verlaine; qu\u2019il avait pris peut-être quelques mominettes en sa compagnie, i] se tenait tenu de mâcher des vers, et chose ridicule d\u2019en composer un volume.Mais il ne fut jamais un poète au sens précis et si élevé du mot.Il resta un brocanteur de rimailles et de ferrailles, comme il avait été durant quelques semaines, marchand de toiles barbouillées.Son cap temporel n\u2019ajoute pas une marche de plus à l\u2019escalier mobile de notre poésie.Mauvais disciple de Lamartine, Gil] ne pouvait se défendre d\u2019écrire, lui aussi, une espèce de Jocelyn, maig un Jocelyn plus faux, poétiquement et humainement, plus près de la vie plate, de la vie intérieure toute faite, toute délayée d'avance.Chaque vers qui paraît se balancer, telle une liane sur les flancs de ce cap, est un souvenir de l\u2019âge romantique et de la rouge jeunesse.\u201c J\u2019erraig seul, à minuit, près de la pauvre église A la lueur de mon flambeau, je pouvais voir.Dans mon être attendri passe un tressaillement.Aux suprêmes rayons de la mourante flamme En moi je sens pâlir la lumière de l\u2019âÂme, Et je tombe à genoux près de l\u2019escarpement.Il est difficile de mieux tomber sur du mauvais Lamartine, Encore deux ou trois vers pour étonner les licheurs du latinisme : \u201cQuand au zénith trôna la pâle nébuleuse ; Quand tout devint muet sous le cie} étoilé; , Dans le passé fatal que le noir chagrin creuse, Ah! Zut! Graziella ! Ici, vers de de Vigny; \u2018à, Lamartine ; ail leurs, la grosse sonorité de rime d\u2019un Hugo qui aurait voyagé longtemps en compagnie de Fré- chette.Gill, comme la plupart de ses admirateurs et -amarades, a !a cheville heureuse et la rime corpulente.Ses métaphores souvent inutiles, toujours branlantes, soutiennent mal sur le sable fin de la sentimentalité bourgeoise, ce cap énorme qui ne durera pas l\u2019éternité, vous pouvez me croire, Lozeau, cependant, vous assure avec un doux sourire (ah! le cher mielleux!) que, malgré tout, il reste les somptueux alexandrins.Somptueux est de trop; somptueux appartient à l\u2019amitié; somptueux est un adjectif qui ne signifie absolument rien.Mais on laisse dire M.Lo- zeau: i] est si amusant cet Albert de la critique.Si amusant et si faux.Le Cap Eternité avec sa forme empâtée, avec son fond ridicule et invraisemblable, est au-dessous de la Légende d'un Peuple qui ne vaut pas le diable, Je crois que je parle pour être compris.; ; Il y a cependant de beaux vers, je veux dire les plug beaux des laids, mais on ne les trouve pas dans le Cap.Ce sont plutôt les Etoiles filantes qui composent la fin très brève du volume.Petits poèmes, petites pièces qui ne dégoûtent pas trop parce qu\u2019on y sent quelque sincérité, que:que talent.Je retrouve le poète qui n\u2019enfle pas la voix, qui ne gesticule pas, non plus.Il est un peu lui-même et parle raisonnablement.N\u2019allez pas croire, à cause de cela qu\u2019il rejoint son cher, son très cher, son moelleux Lamartine.Il s\u2019écarte toujours avec une grande facilité de la route de son coeur.C\u2019est son génie.J\u2019en sais de plug louables, 0 Une espèce de roturier quelconque me disait un jour, en parlant de Gill: ce fut un \u201cclever man\u201d.Expression anglaise énergique qui ne veut rien dire.Gil] aurait mieux fait ne pas fumer tous les champs.Il me semble qu\u2019une seule vigne, mais une belle l\u2019aurait occupé beaucoup.Mais je songe avec mélancolie qu\u2019il fut trop fin, ce garçon-là.I! n\u2019a laissé aucune chose, digne de la plus lâche admiration.| Pardon! Il reste un bon souvenir, un souvenir ineffable qui tordrait les intestins d\u2019un éléphant.\u201cGill, bohéme incorrigible, sans aucune notion de Yheure, oubliait souvent de remonter sa montre\u201d.Délicieux détail! C\u2019est M.Albert Lo- zeau qui nous apprend cela, Délicieux Albert ! \u201cIT, oubliait de remonter sa montre\u201d (cf.Préface, p.VI).J'ai des scrupules là-dessus.Pourquoi portait-il une montre s\u2019il n\u2019avait aucune notion de l\u2019heure?Ah! ces bohémes de chez-nous.Farceurs! farceurs! Imitez Ponchon, Gil} revient au galop.VALDOMBRE.TOMBOLA DE ST-GEORGES | La Grande Tombola de la paroisse St-Georges a lieu dans la salle de l\u2019école Dollard, 2617 rue St-Urbain.: L'ouverture a eu lieu mercredi dernier et des cen- ; taines de personnes ont généreusement encouragé les différents kiosques.| Cette fête durera jusqu\u2019au 6 novembre prochain et les bénéfices sont au profit de l\u2019église.Les organisateurs comptent encore sur l\u2019appui de) tous les paroissiens ainsi que de tous ceux qui voudront | bien encourager une bonne oeuvre.Ces tombolas, par le passé, ont toujours remporté de grands succès, il est à prévoir, que cette année encore, les gens de St-Georges se montreront plus gêné-1 reux que jamais.: Nous ne critiquons pas Maria Chapdelaine et les fautes de grammaire nous laissent froids; seules les fautes \u2018\u201cd\u2019idée\u2019\u201d\u2019 nous inquiètent.Mais nous partons sur nos grands chevaux, tout d\u2019un coup, oubliant que nous avons des auteurs canadiens \u2014 et plusieurs \u2014 qui ont créé de belles oeuvres.; Neurs.au mot; qui n'avance plus recule; Les leçons du passé PAR UN VIEUX LIBERAL (Suite) M.Chapais, dans son intéressante histoire du regime anglais, glisse oh! avec quelle Jégè- reté \u2014 sur les exactions des vainqueurs, pour amener naturellement les conservateurs à croire que l'insurrection de 37 ne fut pas justifiée par les événements; comme si c\u2019était dans l\u2019ordre que l\u2019on se révoltât quand tout marche à souhait.Le caractère du Canadien-françaig n\u2019est pas à base de salpêtre; en ne fera croire qu'à ceux qui ont intérêt à se gober et à se faire gober qu\u2019un peuple aussi sensé, aussi pondéré que le nôtre ait pris les armes sans raison et quelles armes?celles qui rouillaient dans les greniers: vieux fusils détraqués, pour combattre ces beaux soldats rouges qui possédaient force munitions, baïonnet- 1 nes, sabres, fusils et canons.La hardiesse du geste témoigne de leur exaspération.Voici des gens que la colère fait subitement sortir de leurs gonds: sans préparation, sans argent, une poignée de bourgeois, d\u2019habitude peu fringants, s\u2019attaque à une puissance formidable qui n\u2019a déjà fait qu\u2019une bouchée des Acadiens et qui entend bien ne pas se faire chiper le Canada comme les Etats-Unis, Les braves qui, tout d\u2019avance, se condamnent, ne s\u2019engagent ainsi dans une partie désespérée que s\u2019ils sont persuadés que leur vie ne vaut pas la peine d\u2019être vécue.Quand on va à la mort sial!'ègrementet sans y être contraint, c\u2019est que l'existence est un calvaire.M.Chapais peut bien nous montrer à l\u2019appui de ses thèses de conciliation, des adresses où Jes citoyens célèbrent la douceur du nouveau régime, comme si l\u2019on composait des adressas pour autre chose que pour offrir des fleurs à ceux que l'on veut fêter.Quand même il n\u2019y aurait plus de témoignages écrits parce qu\u2019on les aura fait disparaître pour illustrer le triste état de choses qui régnait dans la Nouvel'e-France, au surlendemain de la conquête, la révolution de 37, conduite par des hommes de profession, des marchands, des agriculteurs, et non par des cerveaux brulés, comme on l\u2019a prétendu, était la conclusion logique d\u2019un quart de siècle de persécutions sourdes, d\u2019injustices flagrantes, de di'apidation éhontée des trésors publics par des émissaires de la cour d\u2019Angleterre.Aussi en accomplissant cette tâche sympathique de reconstituer cette époque, la plus honteuse de notre histoire, il nous semble rendre justice non seulement à une élite intellectuelle et morale, mais à une génération tout entière, sinon à tout un peuple.T1 viendra peut-être un temps où l\u2019on comprendra que la jeune génération a besoin d\u2019un stimulant pour s\u2019exciter à la pratique des vertus civiques.Alors on lui donnera à méditer ces quelques pages de notre histoire qui ]a reconcilie- ront avec l\u2019humanité, avec sa race, car le spectacle de notre dépression morale, de l\u2019actuelle vénalité de nos hommes publics est propre à nous donner des nausées et à démoraliser la jeunesse.On en conclura que ce qui a été possible un.temps l\u2019est encore: à savoir que la qualité supplée au nombre, que dix hommes de caractère valent des armées et une flotte, Pour cela, il faut d\u2019abord montrer le fond de \u2019abîme profond d\u2019où le courage de soldats vêtus d\u2019étoffe du pays nous a tirés.Aucune génération ne fut aussi outrageusement humiliée, aussi impitoyablement refoulée, aussi inexorablement comprimée.Nous n\u2019avons plus affaire à ces libéraux anglais qui, au lendemain de la conquête, montrèrent cette si belle Jar- geur de vue dont s\u2019émeveille toujours M.Chapais.Imbus des principes philosophiques du dix-huitième siècle, ils mirent une sorte d\u2019élégance à traiter les vaincus avec générosité.Mais i!s n\u2019étaient pas aussi bien secondés par les soudards, les brutes avinées qui ne surent pas tenir compte de notre position géographique, ces tyranneaux qui tentèrent de nous traiter comme des Irlandais.Un vent révolutionnaire soufflait en France et les Etats-Unis venaient de déclarer l\u2019Indépendance.Le jeune Papineau, qui avait grandi sous ce joug, sentait bouillonner son sang au seul nom de la liberté.Nourri de Rousseau et de romantiques, il croyait à l\u2019affranchissement des peuples et rêvait de délivrer son pays de l\u2019oppression anglaise, Il avait avec cela le sens de l\u2019administration et de l\u2019organisation, et par-dessus tout, ce je ne sais quoi de \u201chaute race et d\u2019altier\u201d qui domine toute za physionomie et impose tout en s\u2019a'liant merveilleusement à l\u2019aisance des manières.Mais la profonde originalité de ce caractère, c\u2019est le souffle moral qui est comme l\u2019inspiration de ses actes et le secret de sa force.C\u2019est un héros antique égaré ur nos rives.Le coeur chez lui résonnait dès qu\u2019on le touchait.On pouvait Questions actuelles (suite de la page 1) cepté un poste éminent que lui offre le gouvernement de la République.C\u2019est une consécration.Lors de son concert d\u2019adieu, le triomphe qu\u2019il remporta fit justice des rares malveillants qui persistaient \u2014 avec une plus sage discrétion \u2014 à le dénigrer.M.Riddez a beaucoup de qualités.I] a surtout un défaut terrible: la franchise.Avouez qu\u2019il tombait mal ici.Si l'illustre professeur ayait bien voulu encenser, louer, exaliter toutes les niaiseries musicales qu\u2019il lui fallut d\u2019abord subir pour se mettre au courant, nul doute que Son séjour parmi nous eut été moins mouvementé.Attiré au Cahada sous de faux prétextes, lié par les obligations matérielles qui proviennent d\u2019une nombreuse famille, M.Jean Riddez, attaqué dans sa compétence, ses glorieux états de service, son pays et surtout dans son pain quotidien par des coteries susceptibles autant que prétentieuses et qui ne reculèrent pas devant le ridicule de la menace physique, M.Jean Riddez fit tête à la meute et s\u2019en tira avec tous les hon- On a critiqué de diverses façons sa ma- ,nière de conduire la polémique et surtout l\u2019espace que nous lui accordions.L\u2019extréme sincérité et le souci d\u2019être juste expliquent ces longs | articles qu\u2019il écrivait dans la fièvre, entre deux leçons.Et nous, nous ne regrettons pas d\u2019avoir fourni à cet artiste persécuté tout l\u2019espace qu\u2019i! désirait.Nous eûmes conscience de servir l\u2019Art et l\u2019hospitalité que l\u2019on doit à un Français.Nous félicitons M, Riddez des nouveaux honneurs qu\u2019il reçoit et nous conserverons de lui le meilleur des souvenirs.Tout à son art, à sa charmante compagne et à sa belle famille, M.Riddez ne pourra oublier le Canada: plusieurs de ses élèves s\u2019en vont avec lui.ROGER MAILLET.REFLEXION Qui se tait est oublié; qui s'abstient est pris qui s\u2019arrête est débordé, devancé, écrasé; qui cesse de grandir décline déjà; qui se désiste abdique; l\u2019état stationnaire est le commencement de \u2018a fin.C\u2019est le symptôme redoutable et précurseur de la mort.Vivre, c\u2019est donc triompher sans cexse, c\u2019est dire de lui ce compliment d'un héros à un guerrier francais: Je vois dans ton regard la hauteur du chéne et la vivacité des aigles.A Ja tribune, il était magnifique, brillant, fougueux; il savait communiquer a ses auditeurs la flamme qui le dévorait.On retrouve dans ses proclamations aux citoyens !es mots les plus propres à électriser les foules.Voici de quel ton i! parle aux électeurs du Bas-Canada en 1827: \u201cConcitoyens, nés sur cette terre que la Providence vous a donnée pour berceau et où elle a fixé vos destinées; concitoyens d\u2019origine, de langue et de religion diverses qui êtes venus des différentes parties des domaines de Sa Majesté et des pays étrangers vous établir avec nous, puisse votre travai] à tous et votre industrie recevoir au milieu d\u2019une société paisibe sa juste récompense, vous assurer à tous, à votre postérité, à ceux de vos compatriotes que vos succès engageront à marcher sur vos traces l\u2019aisance et le bonheur à l\u2019abri des épreuves qu'engendre l\u2019esprit de parti.La nature, ou plutôt le Dieu de la nature, en donnant aux hommes, à une époque où ils sont aussi éclairés qu\u2019en la présente, les terres fertiles et d\u2019une étendue illimitée de l\u2019Amérique, les appelle à la liberté, à l\u2019égalité des droits aux yeux dela loi sur toute l\u2019étendue des plus vastes continents.Quels sont les insensés qui veulent arrêter le cours inflexible et naturel des événements?Un petit nombre, un très petit nombre d\u2019hommes parmi nous veulent défigurer cette magnifique création de la Providence, détruire ses bienfaits, faire triompher leurs principes despotiques, établir l\u2019ilotisme et la dégradation de tout un peuple qui ne fait pas partie de l\u2019Irlande catholique et opprimée, ni des Indes païennes et mahométanes, dans un pays anglais situé sur les frontières des puissants, libres et heureux Etats-Unis d\u2019Amérique! \u201cNestor\u201d, \u201cVeritas\u201d, \u201cNerva\u2019, \u201cSenex\u2019, \u201cDelta\u2019, Anglais canadiens, vipéres qui apres avoir changé cent fois de peau, avez toujours conservé le même venin contre le pays et ses habitants; bouffons qui, aprés avoir changé de masques, vous étes sous toutes métamorphoses montrés les hideux ennemis de toutes les libertés, de toutes les lois, de tous les défenseurg du pays, de tous les hommes, de toutes les choses qui nous sont chères, votre règne est passé.Comme l\u2019on dit en fran- cals, vous êtes perdus; en anglais, vous êtes damnés à jamais, pour toujours et plus s\u2019il l= faut.Oh! vieux Anglo-Canadiens, qui êtes si inférieurs en talent, si supérieurs en violence au procureur général, que n\u2019êtes vous aussi candidats pour que ia censure des électeurs atteigne le gouvernewr dans la personne de ceux qui le conseillent si mal! \u201cVous dites: \u201cJonathan dépenserait-i] autant d\u2019argent que John Bull.Que le clergé y pense, il perdrait ses revenus.\u201d Ame de boue, âme vénale, vous noug montrez les motifs de votre loyauté.Si Jonathan était le plus riche ou le plus libéral, vous seriez avec lui, il n\u2019en serait pas ainsi du clergé qui tient à ges devoirs par de plus mobles motifs quie ceux de l\u2019intérét.Il est inutile de vous en parler, vous ne comprenez rien à ce qui est grand et noble ct vertueux.\u201d Est-ce que cet hommage sur les lèvres de Papineau n\u2019a pas plus de prix que dans la bouche de l\u2019un de ces plats thuriféraires qui battent monnaie à l\u2019effigie des saintes images?Ce témoignage rendu au désintéressement du clergé canadien- français vaut tous les poulets de Bibaud et de Ferland.En beaucoup d\u2019autres circonstances, le chef de l'insurrection de 37 s\u2019est incliné devant le mérite des prêtres et des institutions qu\u2019ils dirigeaient.S'il avait été haineux et sectaire, il nous semblerait moins grand, Nous expliquerons sa prétendue fuite lors de la bataille de St-Denis par des témoignages de ses contemporains, Maintenant que les passions sont apaisées, que les discussions se sont tues faute de souffle, la vérité nous apparaît lumineuse.Nous avons le riceud de l\u2019intrigue ourdie pour tenir la gloire de Papi-, neau., | Toutes les variétés du silence: le mystère, le! deuil, la conspiration ont plané sur lui pour effacer jusqu\u2019au souvenir de son passage parmi nous.| On laisse son manoir tomber en ruines, pour l\u2019ensevelir lui-même sous cette poussière, mais comme les plaintes d\u2019Ophélie sourdent dela pierre, une voix s\u2019élève et se propagera dans les siècles ; c\u2019est | celle que, fût-on un cent milliards d\u2019esclaves, on ne peut étouffer : la voix des peuples qui appellent la Liberté.UN VIEUX LIBERAL.(à suivre) die, contre l\u2019annulation et la dispersion de notre être physique et moral, Vivre, c\u2019est donc vouloir sans re:âche ou restaurer quotidiennement sa volonté.Bravo, Lenine! Les bolchevistes ont généralement la main lourde, paraît-il.Mais s\u2019i] est vrai que tout apache surpris en une tentative de vol à main armée sur une personne, sera condamné à mort sans meme subir de procès, ils donnent !à un exemple de logique que nous recommandons à tous les \u201cVotre Honneur\u201d du Canada, des Etats-Unis et de France, qui sont toujours si tendres, si humains, si doux pour les bandits.La personne elle-même n\u2019est pas aussi protégée que la Propriété.Comme dans tout système, il doit y avoir un peu de bon dans le bolchevisme.Nous allons probablement en savoir plus long quand les relations commerciales seront reprises entre la Russie soviétique et la France républicaine.Les proprios, extorqueurs de loyers fabuleux vont bientôt douter de l\u2019éternité de leurs insensés privilèges, et revenir au sens commun.C\u2019est la grâce que je leur souhaite.LOGIC.THEATRE PARISIEN Le Théâtre Parisien ( ancien New Empire, rue Stanley), continue sa marche au succès en donnant des pièces gajes.Cette semaine, \u2018La gueule du loup\u201d, remporte un beau succès.On a corrigé certaines faiblesses de la première pour donner un spectacle aussi parfait que possible.Tous les artistes sont dans leur emploi et chacun contribue à donner une bonne interprétation de cette comédie follement gaie de Maurice Hennequin.La semaine prochaine, ce sera du Paul Gavault qui sera à l\u2019affiche.meilleures pièces du répertoire gai de la comédie légère.Cette oeuvre de Gavault est spirituelle, remplie de mots d\u2019esprit et de sel gaulois; les situations sont du plus haut comique et l\u2019intrigue, facile, est cependant amusante comme tout.En somme on peut être assuré que l\u2019on s'amusera au Parisien.On verra toute la troupe en scène: Paul Monteil, Paulette Dartois, Albert Therval Germaine Gérard, Guy Dervey, Paulette Férial, Gabriel Jacques, Georgette Djimmy, Gilles Simone Rivière, ete.La mise en scène sera de M, Monteil qui s\u2019est acquis la juste réputation d\u2019être passé maître dans ce travail si important.Des décors neufs seront brossés par l\u2019excel- s'affirmer contre la destruction, contre la mala- lent peintre du théâtre, de M.J.-Emile Robichaud, Comme le lecteur peut le constater, tout au- Tél: N 0 U V E AU TE S Tél.: teur canadien trouve toujours un lecteur qui Est 2400.Est 2400.! ladmire.Boileau l\u2019a dit, d\u2019ailleurs, en un vers \u2014 superbe, que nous ne citerons pas.I! n\u2019est point Mat.2.15\u2014SEMAINE PROCHAINE\u2014Soirée 8.15 \u201cLe coup de téléphone\u201d est classé parmi les Ouverture de la Session esse || À EE ; | | Rss 5 (suite de la page 1) | victoire de M.Perron sera une victoire natio- | nale.| Le nouveau trésorier provincial, M.Nicol, ja pas échappé aux taquineries de M.Sauvé.! M.Lazure, associé léga] de l\u2019hon, Nicol, s\u2019en prit dernièrement à laCommission des liqueurs dans un procès qui s\u2019est déroulé à Sherbrooke, Citons : \u201cM.Lazure, au témoin \u2014\u201c\u2018Avez-vous Le train qui passe.On lit dans le \u201cProgrès du Golfe\u201d, que: L\u2019\u201cEvenement\u201d : empresse de pousser d'avant la candidature de M.Henri Gagnon, de Québec, au mandat de Rimouski.Ces messieurs du journal bleu-rouge espèrent > ainsi influencer favorablement en faveur de l'inconnu ; A + ' .9 qu\u2019ils patronnent les \u201clibres et intelligents électeurs du acheté ce facon de la Commission?/ \u2018comté de Rimouski\u201d.Que ces \u201clibres et intelligents élec- M.is 0 n.\u2014 = monsieur.heté de 1 teurs\u201d soient après l\u2019élection représentés selon leurs be- .Lazure.\u2014 L'avez-vous ache e la même commission qui vend sa boisson à la caisse et au char == Le témoin \u2014Oui, monsieur.M.Cordeau, avocat de la Commission.\u2014 Je wis protester contre cette déclaration et je demanderais & mon savant confrére s\u2019il la fait en tant qu\u2019avocat plaidant devant un tribunal?M.Lazure.\u2014Assurément.M.Cordeau.\u2014Le fait n\u2019a pas été prouvé ici.M.Lazure.\u2014C\u2019est un fait notoire, et vous-méme m\u2019en avez entretenu avant cette cause.\u201d M.Cordeau est très fort comme avocat.M.Lazure nous fait l'impression d\u2019être un honnête homme.\u2018soins et leurs aspirations, il n\u2019est en aucune façon question de ces vétilles.L'important n\u2019est-il pas de faire avancer un ami?Comme si les députés étaient pour les [comtés et non les comtés pour les députés! se dit-on là- 'bas.Gaspé est bien le fief des Lemieux, pourquoi Ri- mouski, comté lointain, balayé par le vent de la meret enténébré par l\u2019électricité négative de Léonard Dubuc, ne serait-il pas l'héritage nature] de quelque autre bon chef du parti?L\u2019honorable M.Edouard Caron, jadis cul- ltivateur, est ministre de l\u2019Agriculture: n\u2019est-ce pas suffisant pour ce comté agricole, pour toute notre province méme?.Les habitants en ont toujours trop pour ce qu\u2019ils rapportent au pays.C\u2019est bien ça! Régime de claques sportulaires commandées par une clique, règne de bourrage de crâne et de népotisme, ère d\u2019autocratie sur la montonnerie des masses ignorantes.Mais les gens de Rimouski commencent à voir clair.\u2026 Et l\u2019imputation implicite que nous sommes trop arriérés pour trouver parmi nous un député convenable est tellement insultante qu\u2019on se demande si l\u2019inspirateur et le rédacteur de la feuille bleue-rouge connaissent mieux le comté de Rimouski que la plus petite des républiques nègres de l\u2019Afrique\u2026 l\u2019\u201cAction française\u201d, Quant au surplus, M.Sauvé le dégonfle vi goureusement : \u201cIl y a longtemps que le gouvernement vante ses surplus.Le gouvernement a-t-il droit de maltraiter le peuple pour se faire un surplus budgétaire?Je dis non.Surplus! mais pourquoi a-t-il désossé les municipalités pour l\u2019édifier?Pour me répondre, !e premier ministre va peut-être ze servir d\u2019un faux argument comme celui-ci: \u201cLe parti du chef de l\u2019opposition a été au pouvoir, il y a vingt-cinq ans, et il n\u2019a dépensé qu\u2019une dizaine de piastres pour la voirie; il n\u2019a pas fait la moitié de ce que nous faisons aujourd\u2019hui pour ceci ou pour cela.\u201d Il oubliera de dire que pour cela, il a taxé et surtaxé, qu\u2019i! a majoré les taxes qu\u2019il avait dénoncézs pour arriver au pouvoir et qu\u2019i] en a imposé une dizaine de nouvelles qui lui ont permis de doubler ses revenus.\u201d Dans cet élégant sophiste de Maurras, est inlassable: L\u2019indomptable persévérance, l\u2019opiniâtreté d\u2019esprit de M.Clemenceau créent ici un serupule et une inquiétude dans l\u2019esprit de beaucoup de patriotes réfléchis.Beaucoup d\u2019autres se rediront que M.Clemenceau est un bien grand personnage, un trop grand personnage pour recevoir des instructions de son gouvernement, pour en admettre les conseils.TI] fera à sa tête, et il ne fera qu\u2019à sa tête, et dans un gouvernement sans autorité rien ne peut l\u2019empêcher d\u2019en faire à sa tête: tels sont les gouvernements collectifs chers à ce pauvre Sembat, toutes les avenues de leur triste et faible pouvoir sont peuplées d\u2019hommes utiles et même nécessaires, qui, en attendant l\u2019heure de servir, exercent la profession d\u2019hommes dangereux.3% Enfin, il justifie sa politique de séparation: \u201cJe ne serai pas aussi sévère pour le gouvernement que l\u2019a été 4» chef du parti libéral d'Ottawa, l\u2019hon.M.King, qui a ait en août dernier: \u201cSi la dette fédérale est aussi grande, c\u2019est parce que le gouvernement fédéral a supporté seu] des fardeaux qui auraient dû retomber sur les épaules des provinces.\u201d Si je cite ce témoignage, c\u2019est parce que, pour prétendre que ma politique de séparation du domaine fédéra! du domaine provincial était insensée, le premier ministre de Québec s\u2019est déclaré solidaire des actes du premier ministre d'Ottawa.Le premier ministre de Québec est-il prêt à approuver la déclaration du premier ministre d'Ottawa?Moi, je dis que ma politique de séparation est conforme à la constitution, au grand principe de l\u2019autonomie des législatures.Or, pour avoir l\u2019autonomie deg législatures, il faut aussi l\u2019autonomie des partis provinciaux.\u201d Il est bien évident que la politique provinciale est avant tout, de fait, uns pure question d\u2019administration.On réussit à nous bourrer le crâne avec des phrases faciles sur le libéralisme.Pourtant les neuf-dixièmes de nos législateurs provinciaux seraient incapables de donner une défnition convenable du libéralisme.La plupart de leurs actes prouvent du reste qu\u2019ils ne soupçonnent même pas cs que c\u2019est.La feuille crécharde par excellence, celle qui trouve que tout va magnifiquement quand on lui ordonne de le trouver \u2014 et c\u2019est sa raison d\u2019être de le trouver tous les jours \u2014 abuse de plus en plus de sa situation: on dirait un domestique qui deviendrait indiscret.Ainsi il n\u2019est pas nécessaire de se rendre au Parlement pour savoir cs que ie ministre des travaux publics va dire vers quatre heures.Le Soleil l\u2019affirme à une heure et demie.Sont-ce les rédacteurs de ce journal qui rédigent les rapports et les discours de M.Galipeault ?* » Ah! par exemple s\u2019il y avait un roy, un bon roy, un gouvernement d'autorité capable de discipliner un Clemenceau et d\u2019harmoniser les bonnes volontés du genre de ce pauvre Sembat au diapason de M.Maurras, ça irait comme sur des roulettes.Le malheur c\u2019est que les bons roys sont rares comme les numéros gagnants d\u2019une lote.rie- Et tout le monde perd à la loterie, même le gagnant.Pascal l\u2019a prouvé.wl A Voici la \u201csemaine du livre canadien\u201d et la \u201cTribune\u201d de Sherbrooke s\u2019attaque aux critiques violents.Si nous faisions.le bilan de nos auteurs canadiens, en nous fiant, bien entendu, au verbiage de tous nos critiques guépes-a-chiens, nous ne trouverions pas un seul livre de production canadienne qui métiterait une place sur les rayons d\u2019une biblothèque.Tout auteur, chez nous, est critiqué.A-t-on écrit un quatrain ou un petit billet en l\u2019honmeur de l\u2019oeillet ou de la rose, qu\u2019on se croit immédiatement en droit de poser en Sainte- Beuve, en Faguet ou en Brunetière.Et l\u2019on n\u2019attend pas, comme Sainte-Beuve, le lundi, pour démolir celui qui essaie de percer dans un genre ou dans un autre.L'arc est toujours tendu, la flèche est toujours prête ; on se sert même de fusils à plomb pour aller plus vite et pour mieux cribler son homme.Belle méthode n\u2019est- ce pas?Magistrale façon d\u2019encourager le développement intellectuel de la masse et d\u2019améliorer la condition misérable dans laquelle se débattent les lettres canadiennes! se à Un ennemi de la critique modérée pourrait facilement répondre: \u201cA-t-on écrit une narration qui fut prisée au collège ou dans les bureaux d\u2019échange qu\u2019on se croit immédiatement en droit de pîser en Anatole France, en Charles Maurras ou en Barbusse.Et l\u2019on attends guère pour publier force \u201cbleuettes\u201d, force ri- mailleries qui nuisent à nos bons auteurs en encombrant le marché.\u201d Mais la \u201cTribune\u201d a tort.L\u2019éreintement est une pierre de touche.Ceux qui ne peuvent l'encaisser sont littérairmeent inaptes.La critique juste, injuste, violente ou modérée ne peut rien contre le véritable talent.' Enquête littéraire \u201cQUEL EST VOTRE LIVRE DE CHEVET\u201d D\u2019aucuns se demandent quels seront les députés qui devront démissionner cette année pour cause de corruption.Pourtant ils crânent tous, portent beau quand ils ne dorment pas.Espérons que M.Sauvé, qui a pu tâter le pouls de l'électorat dans Lsabelle et qui l\u2019a constaté meilleur, n\u2019hésitera pas cette année à nous livrer les noms des concussionnaires qu\u2019il lui arrivera de surprendre.Le rôle de M.Sauvé est un rôle ingrat.C\u2019est sur lui que le peuple compte pour nettoyer l\u2019écurie.Il rendra un magnifique service au parti \u201clibéral\u201d en l\u2019affaib'issant.Le parti \u201clibéral\u201d a besoin d\u2019une saignée.I] est du reste notoire que tous les amis du pouvoir ont encore engraissé cette année, sans en excepter M.Irénée Vautrin, le vaillant député de Saint-Jacques qui défend les intérêts de Montréa: avec une mollesse extraordinaire.Cyprien LEFORT.A l'instar de la Petite Semaine de Paris, nous avons ouvert une enquête.Nous avons écrit aux personnalités les plus en vue de Montréal, leur demandant quel était, parmi les oeuvres des auteurs canadiens, :e livre qu\u2019elles lisaient le plus volontiers.Nous ne publierons pas in-extenso les réponses qui nous sont parvenues, car les colonnes de ce journal ne pourraient suffire, Nous n\u2019insérons, en regard du nom de 'envoyeur, que le titre de l'oeuvre désignée : Médéric Martin Le Mauvais Pot Sent.Ludger Grave: Les Blés Sûrs.Victor Barbeau Psyché Aussi M\u2019aima.Sir Lomer Gouin Les Chemins de l\u2019Ane.THEATRE L.O.David Le Coeur en Est-I1?Jean-Aubert Loranger Les Atmospheres.PARISIEN Valdombre La Pelle de la Crasse.110 RUE STANLEY \u201cLE COUP DE TELEPHONE \u201d PAR PAUL GAVAULT Histoire d\u2019un Grime.Limitée Les Périls Vénitiens, Coups d\u2019Elles.Les Filles surinent.Les Bas-Fonds de Marie Oeuvres Complètes de Louis Fourchette.Les Farces.Le Chausson du Passant, Elzéar Hamel Napoléon Turcot Eng'ebert Gallèze Ed.Montpetit Gaspard Petit A.A.Brodeur Blanche Lamontagne Toute la troupe en scene Lorenzo Prince Billets maintenant en vente.Loges Sévère Picard Le Parapluie Perdu, $1.50.Orchestre $1.00.Parterre L\u2019abbé E.Blanchard L\u2019Age Décent.75c.lère partie, balcon $1.00.Gustave Comte Le Pan d\u2019Muraille.2ème partie, balcon 75c.Matinée La Peau au Logis.jeudi, samedi.Tél.UPTOWN 332, Les Fleurs du Mâle.| Les Palais d\u2019Ecosse.Les Sonnets des Reins.Victor Morin Bureau d\u2019Echange Albert Dumas Aurèle Lacombe de notre habitude de flatter.Nous sommes satisfaits du résultat de cette enquête qui, dans \u2018la Semaine du Livre\u201d, aidera à faire connaître nos artistes ès-lettres.Nous espérons que nos lecteurs le sont également et | apprécieront ce bon mouvement de notre part.Remerciements à ceux qui ont bien voulu: nous honorer d\u2019une réponse.Cependant, nous E VOLEUR IECE EN 3 ACTES DE M.HENRY BERNSTEIN : ferons ramarquer à MM.Elzéar Hamel, Gaspard ce .medi Petit et Sévère Picard, ainsi qu'à Bureau OE | Matinées: Mercredi et Sa change que Victor Hugo, Eugène Sue, Milton et ; i | Beaudelaire ne sont pas des auteurs canadiens.| Direction: LOUIS H.BOURDON MUSTAPHA.! 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