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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 6 janvier 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1923-01-06, Collections de BAnQ.

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[" 4 À Abonnements par la Poste VOL.IL! \u2014 No Y ol Rédaction: 162 rue Saint-Denis Chambres 300 - 301 Administration: 164 rue Saint-Denis Tél.: Est 893.Atelier, M.7309 Canada Etranger Un an .$2.50 $3.50 1.50 1.75 | Six mois .Directeur ROGER MAILLET MONTREAL, 6 JANVIER 1923 CONTRE TOUS LES ABUS ET TOUTES LES INIQUITES POLITIQUE ET LITTERAIRE Le Numéro: CINQ SOUS VOICI LES ELECTIONS ! Le régime va dépenser: $1,000,000 de \u2018belle argent\u201d et $1,000,000 de mauvaise boisson.Peut-on autant mépriser les \u201cCanayens\u201d?Journal d'avant-garde - j'ai voulu trouver un homme qui votât pour Tas- _chereau, et c\u2019est un architecte (de quels désas- LB é 8 uestions actuelles #5 DU TAC AU TACT.\u2014 L'hon.(sic) Alexandre Taschereau dit le premier \u2014 eh oui, le premier !\u2014 ministre, alias la gaffe, nous plonge à l\u2019occasion de la nouvelle année dans une insondable douleur! Très courageusement embusqué, selon sa coutume, derrière l\u2019immunité parlementaire, l\u2019illustre pied-plat nous a tiré les oreilles \u2014 au figuré (1) \u2014 de la plus noble manière: il nous a traité de sale journal! Et pour une fois, Alexandre a raison.Car quoi de plus sale\u2014nécessaire- ment\u2014qu\u2019une feuille qui s\u2019applique à dépeindre les splendeurs du régime sinon ce régrime lui- même?Je supplie toutefois notre petit monstrueux légendaire de noter l\u2019aveu que j'imprimais samedi dernier: à savoir que nous étions, Mac- nab et moi, des scaphandriers de l\u2019ordure! Qu\u2019il nous soit \u2014 et il nous l\u2019est \u2014 permis de préférer ic role utile de vidangeur à celui de pirate aux mains blanches ou d\u2019avilisseur légal.Nous consentons très volontiers à être la pelle (de la race?!): voire le fourgon, mais dites-moi, comment le monarque Taschereau, avec ce nez de kronprinz qu\u2019il arbore, peut-il \u2014 parodiant jusqu\u2019au bout le défunt Louis XIV \u2014 s'empêcher de sentir que le tas, c\u2019est lui!\u2014R.M.\u201c (1) Encore oui,\u2014au figuré\u2014car I'hon.(sic) Alexandre Taschereau ne donne jamais de giffles: il se contente de les recvoir! COMMENTAIRES SUR LES ELECTIONS Un oiseau rare \u2014 qui vote pour Tasche- reau?\u2014 J.H.et Scotland Yard \u2014 Que _ fera sir Lomer?\u2014 L'affaire Garneau.~ J'ai interrogé des briquetiers, des ébénistes, des typographes, des médecins, des épiciers, des notaires ; j'ai consulté des entrepreneurs, des abbés ; j'ai questionné des politiciens, des fonctionnaires ; je me suis longuement penché sur l\u2019avis des magistrats, des menuisiers, des juges et des contrebandiers ; j'ai scruté l\u2019opinion des rentiers ainsi que celle des fabricants, des manufacturiers, des avocats, des restaurateurs, des huissiers, des bouchers, des agents d\u2019immeubles, des dentistes, des ramoneurs de cheminées ; j'ai questionné des journalistes, des charpentiers, des concierges et des policiers et parmi tous \u2014 gens sincéres \u2014 j\u2019ai voulu trouver un homme, non pas comme Diogéne \u2014 ce prédécesseur de J.E.Caron (gardien de phare) \u2014 mais j'ai voulu trouver parmi les chirurgiens, les marchands de grains, les gens de bien, les pharmaciens, les chefs de train, bref, tres, 0 Seigneur!) qui a, non seulement la mission, mais l\u2019intention de se présenter dans le comté de Saint-Jacques! Non! mais est-il permis, nmiesdames et messieurs, de tant escompter la vénalité de ses compatriotes ?Parce que l'hon, Alex.Taschereau n'aime pas Xtoberts : il l\u2019'emprisonne.Personne jusqu'ici n\u2019aimait J.H.(John \u201cHache\u2019).Et quel est l\u2019habitant de la rue Saint-Jacques qui peut se permettre d'ignorer que depuis tantôt huit semaines les flics s\u2019acharnent sur le cas de Roberts?On a même invité Scotland-Yard à collaborer ! Aujour- d\u2019hui, on ne trouve rien.S\u2019il y avait à faire une Enquête Royale sur le cas de Roberts, nul doute que nous apprendrions que J.H.a tout fait, lui, SON POSSIBLE pour se faire arrêter.Un tel degré de sincérité mérite non pas un an, mais vingt ans de prison.Roberts doit être retenu à 'ombre, car enfin, s'il était permis d'écrire, comment I'Alexandre (dit le gaffeur) pourrait-il se maintenir au pouvoir?Nous rencontrons tous leg jours des gens qui nous font l\u2019éloge de sir Lomer Gouin (personnage de mastic et de mache-fer auquel on prépare un bronze, si j'en juge d\u2019après l\u2019avocat \u2014si souvent victorieux\u2014Gonzalve Desaulniers).C\u2019est déplacer la question.Mais qui, de nos lecteurs, tombera dans le panneau?Il y a autant de différence entre Séverin Létourneau et Vautrin qu\u2019entre Gouin et Taschereau, Voilà un éloge de Lé- tourneau \u2014 involontaire quasi \u2014 puisque, décidément, il faut prendre les gens tels qu\u2019ils sont! Quoiqu'il en soit, le gosier du public aura-t-il le diamêtre nécessaire pour avaler Taschereau et sa doublure, sa chemise \u2014 ou mieux: sa tunique de Nessus:\u2014Perron! Veut-on, par la cuiller de vermeil du pourpre Desaulniers, nous faire avaler cette huile de castor concentrée en la personne de sir Lomer?Gouin tient-il absolument d\u2019être le lubrificant de Taschereau?Mais, à un certain âge, où l\u2019on devrait douter de tout, il semble qu\u2019on-ne doute et surtout que l\u2019on ne redoute je rien! Mêlez-vous de vos affaires, sir Lomer; 3inon, comme monument, le peuple préfèrera Nelson! La différence entre une sirène et une enquête royale, disait notre bon Polémarque, est nulle : les deux se terminent en queue de poisson! Le gouvernement eut tort de provoquer une enquête qui n'a fait que raviver les rumeurs! L'on ne devrait, Alexandre, décréter une en- | Tr \u2026Le Cahier HE SN EU de Polémarque.Buvard\u2014Ouf! le Jour de l\u2019An est passé! Heureusement qu\u2019il n\u2019y en a qu\u2019un dans l\u2019année! J'ai dépensé soixante-quinze dollars pour faire des étrennes et tout le monde a le visage long.Ma fille aînée a jeté un oeil de travers sur le cadeau de la cadette et l\u2019a trouvée mieux partagée qu\u2019elle.Ma femme s\u2019attendait à recevoir un diamant et s\u2019est trouvée désappointée parce que je ne lui ai acheté qu\u2019un pendentif en perles.Mon fiston a braillé toute la journée parce que je ne lui ai pas donné de skis.J'ai entendu ma servante qui me traitait de \u201cpeigne fin\u201d parce que je ne lui ai glissé qu\u2019une piastre dans la poche de son tablier blanc.Et moi-même, ai-je le droit d\u2019être si émerveillé de mes étrennes : une boîte de mauvais cigares, une paire de pantouffles brodées qui sont tellement étroites que mes orteils sont groupés les uns sur les autres, trois foulards | tous plus laids les uns que les autres, un bonnet de fourrure qui me donne lair d\u2019uu homme de police.On dépense de \u201cla belle argent\u201d, comme dit Médéric, pour recevoir des choses dont on n'a pas besoin ou que vous avez en horreur.Péruchet.\u2014Que veux-tu?c\u2019est la mode, et comme c\u2019est une mode stupide elle n\u2019est pas prêt de finir.Mais-il y a des compensations, on embrasse des jolies femmes.Buvard,\u2014Tu es un chanceux, si tu as eu l\u2019agrément de frotter ton museau sur le nez mignon d\u2019une demoiselle! Tu vis sur le passé, mon vieux, car depuis que les soldats sont revenus du front, ces pucettes ne veulent plus affronter le danger de nos muqueuses qui pourraient leur communiquer le microbe des maladies vénériennes, Péruchet \u2014Et puis il y a les visites, quelques- uneg sont assommantes, j'en conviens.Mais on fait comme pour les gros péchés quand on va à confesse, on s\u2019en débarrasse tout de suite, après on s\u2019en donne à coeur joie.On se fait passer les beignes et d\u2019autres choses itou.Buvard.\u2014 Avec cela qu\u2019on nous en fait avaler de toutes les couleurs, du vin de pissenlit, de rhubarbe, de sureau, du vin de bibitte, que le coeur nous en tourne.Chacun y va de sa petite distillerie, on nous empoisonne qu.Je comprends qu\u2019on s\u2019adonne aux drogues quand on a bu le vin aigre du gouvernement.Et puis, parle-moi du \u201cturkey trot\u201d les nuits qui suivent ces \u201csna- ques\u201d où l\u2019on s\u2019empiffre comme des oies.Il faut expier ces soupers à la Gargantua par des semaines de diète.Péruchet.\u2014Mon cher, tu te ressens encore de ta gueule de bois et de ton mal de cheveux, tu es d\u2019une humeur de bouledogue, Buvard.\u2014Au moins, sois franc, avoue que ça change, on ne s\u2019amuse plus comme autrefois.Péruchet.\u2014C\u2019est toi qui as changé et non pas le Jour de l\u2019An.Buvard\u2014Tu te trompes, je n\u2019ai pas changé, je n\u2019ai jamais compris pourquoi au commencement de l\u2019an neuf, on prend du plaisir à se secouer comme des pommiers.Ce tremblement de pommettes ne m\u2019a jamais rien dit.Est-ce assez insipide cette ritournelle: Je vous souhaite une bonne année! Un perroquet aurait honte de répéter cette bêtise toute une journée, que dis-je?toute une semaine et plus.L'esprit des vieux \u201c\u201cjeteux de sort\u201d n\u2019est pas disparu, la différence c\u2019est qu\u2019eux disaient: J\u2019te souhaite la gale, le riffe, la jaunisse, le charbon noir, la picote, ete.quand on refusait de leur faire la charité.Il est arrivé que leurs mauvais désirs se sont réalisés parce qu\u2019ils récélaient dans leurs nippes puantes les germes de ces hideuses maladies.Il n\u2019en est pas ainsi pour le bonheur, si par hasard on le possède on ne peut communiquer ce bienheureux état d'âme au voisin, Depuis tant de temps qu\u2019on se souhaite la bonne année, on n\u2019en a jamais eu que de mauvaises, c\u2019est vrai qu\u2019on ajoute: un petit mari à Pâques et le paradis à la fin de vos jours, mais avec le petit mari, il y a le mariage, et pour arriver au paradis, faut passer par la mort, une cérémonie peu agréable et qui gâte joliment le plaisir qu\u2019on peut avoir à vivre.Péruchet \u2014Si l\u2019an prochain tu pouvais cesser de broyer du noir, Buvard.\u2014Pour mettre un peu de couleur claire sur ma palette, il faudrait que je devienne échevin ou député.Tu comprends, plus on est de fous, plus on rit, C\u2019est davantage gai de piger dans l'assiette au beurre que de regarder les autres s\u2019en fourrer jusque là.Péruchet.\u2014Et sans compter que le bonhomme Santa Claus a du plaisir à aller se prome-' ner dans cette cheminée de la Chambre pour remplir les chaussettes des membres.Il a été d\u2019une prodigalité inouïe pour ces enfants terribles, à M.Taschereau, il a donné une petite gaffe en or avec une veste bordée en castor; à M, Perron, un tramway sur rail, à M, David, une harpe pour chanter devant Saül afin d\u2019apaiser sa colère; à M.Mitchel, un archet pour jouer du violon sur la queue d\u2019un cochon.Au procureur, un bocal de.petits poissons rouges, pour faire délicatement, comprendre à ces messieurs, par le moyen d\u2019une parabole, que les enquêtes royales depuis leur institution finissent toujours en queue de poisson, t UNE RIPOSTE À DEUX A I\u2019honorable Joseph-E#ouard Caron, Ministre de 'Agriculture, Quel mauvais caractère vous avez! tit homme vous êtes ! Pourquoi me prodiguer tant d\u2019injures, lorsque vous êtes à couvert sous votre immunité parlementaire et fuir comme un lièvre, lorsque je veux vous rencontrer sur une estrade où nous serons sur un pied d\u2019égalité.C\u2019est qu\u2019il est toujours plus facile pour un lâche de calomnier un absent.M.Caron, si je suis le vaurien que vous prétendez, pourquoi m\u2019avez-vous gardé si longtemps au ministère?Pourquoi m'\u2019avez-vous confié les charges les plus importantes de votre département?Pourquoi avez-vous acheté de moi et avez- vous fait répandre chez les cultivateurs les brochures suivantes, qui sont mon travail de la première à la dernière ligne: \u2018Traité de construction rurale\u201d, \u201cTraité sur la culture du tabac\u201d, \u201cMaladie des bovidés\u201d?Pourquoi après cela, m\u2019avoir chargé de la rédaction de quantités de circulaires agricoles?Pourquoi vos employés supérieurs sont-ils venus à moi, pour préparer certains travaux, même longtemps après mon départ?Pourquoi m\u2019avez-vous laissé organiser et diriger les cours abrégés d\u2019agriculture?Pourquoi m\u2019avez-vous demandé de vous représenter aux expositions, chez les missionnaires agricoles, aux conventions de la société d\u2019industrie laitière et en maintes et une autre occasion, si je suis le voyou que vous dites?Pourquoi, si je suis un si petit personnage, dites-vous pour vous excuser de mon départ, qu\u2019il était devenu nécessaire, parce qu\u2019on ne savait plus qui, de vous ou de moi, était le ministre?Pourquoi, si je suis si peu de chose, me per- sécutez-vous depuis six ans?pourquoi intervenez- Vous dans mes affaires privées, cherchant à m\u2019empêcher de gagner ma vie et celle de ma famille?a Pourquoi, si vous\u201d n'êtes pas un lâche, me fuyez-vous?Signé: A.L.GAREAU.Quel pe- A M.Honoré Mercier, Baptisé Henri, mon ex-ami, La colére, cher ami, fut toujours mauvaise conseillère.Est-ce ma faute à moi si vous ne pouvez défendre-les actes de votre ministère?Nous sommes de vieilles connaissances, vous et moi; vous n\u2019avez jamais fait grand chose pour moi, mais j'ai eu occasion de vous rendre certains services; lors de votre première lutte politique dans Châteauguay, vous avez sollicité mon concours, et je n\u2019ai même pas encore été remboursé de toutes mes dépenses.Plus tard, vous avez désiré que ce fut moi, et pas d\u2019autre, qui aille dans votre comté prêcher l\u2019amélioration de la voirie.Plus tard encore, vous m'avez sollicité de me rendre dans votre comté pour y donner des cours abrégés d\u2019enseignement agricole.Ah! j'étais un gros personnage alors, et vous étiez fier de m'appeler votre ami, vous m\u2019invitiez à votre table et ne cessiez de me louanger.Plus réemment, nous nous sommes rencontrés dans le comté de Labelle, nous avons discuté l\u2019un contre l\u2019autre, et nous nous sommes séparés en nous donnant amicalement la main.Vous aviez été poli et de mon côté, j'avais été ce que je fus toujours.Que s\u2019est-il donc passé depuis ce jour pour qu\u2019en Chambre, de votre siège de ministre, vous me lanciez I'injure, je n\u2019ai pourtant pas renversé \u201cLa colonne Nelson\u201d, non, mais je me permets de désapprouver tout haut, le gouvernement corrompu dont vous faites partie, Henri mon ami, quand on a renié son parrain, il me sembe que l\u2019on devrait éviter de faire le malin.N'importe, j'ai comme souvenir de notre vieille amitié le bouton de l\u2019indépendance du Canada, que vous m\u2019avez donné dans le temps où vous étiez national ou nationaliste, mais Canadien avant tout.Bien à vous, » Signé: A.L.GAREAU.On a encore fait cadeau à la Chambre d\u2019une chaise honteuse, pour y faire le discours.du trône; d\u2019une virginité incassable et d\u2019une dignité en amiante recouverte en aluminium, d\u2019une trompette du \u201cjugement dernier\u201d pour crier aux quatre coins du monde la libération de Roberts par la Chambre des lords, d\u2019une lanterne magique à forte projection pour que le Diogène de la police provinciale trouve \u201cl\u2019homme qui assassina\u201d Blanche Garneau.Le maire Martin a pleuré de joie en apercevant dans son bas un morceau de charbon monté en or comme épingle de cravate et un nouveau casque de première communion parce que les mites se sont mises dans l\u2019autre et ne lui ont laissé que la peau.A M.Turgeon, une petite statue de la liberté malheureusement plus mal éclopée que la Venus de Milo, parce qu\u2019elle a perdu sa tête dans la cheminée; s\u2019il peut la retrouver il la recollera avec de l'huile de bavard, mais n\u2019y touchez pas elle est brisée.À M.Roberts, directeur de l\u2019Axe, un nouveau manche de hache et une lime pour scier les barreaux de sa prison, À M.Simard, une cruche qui tant va à l\u2019eau finira par casser.L\u2019Orateur a reçu un goupillôn pour faire l\u2019aspergès après la prière, et teniy les membres de la Chambre en perpétuel état de grâce, car, voyez- vous, l\u2019esprit est fort, mais la chair est faible.Bref, personne n\u2019a été oublié.Tu comprends, si on se l\u2019a souhaitée dans les grands prix! Le champagne a coulé à flot dans les coupes en cristal.Bah! quand on est à mêr-e! Il y a eu santé sur toast, et toast sur santé, Dans l\u2019excitation, on a bouncé Perron à la place du premier ministre.Chacun voulut éprouver la dignité de la Chambre pour voir si réellement elle était incassable.C\u2019est merveilleux! vous pouvez marcher, vous asseoir aessus, rien n'y fait, c\u2019est encore plus dur que les oeufs en faïence dont on se sert pour faire pondre les poules, Buvard.\u2014Tu me met: l\u2019eau.de vie à la bouche, je change de \u201cjob\u201d, je veux étre député, pour perdre mes humeurs noires! POLEMARQUE.au même, un bouledogue la queue coupée jusqu\u2019au zéro pour indiquer à quel chiffre on peut évaluer | la valeur de son personnel.Pour amuser les députés, quand la session se prolonge, le bon Santa\u2018 Claus leur a donné un jeu de dames et d\u2019oies, un: jeu d\u2019âne, Vous savez comment ce dernier se pratique, On attache au mur le portrait grandeur | naturelle du \u201cniochon\u201d ou du plus gogo de la! Chambre, d\u2019ordinaire, on le tire au sort.Les députés se bandent les yeux avec un mouchoir de! soie et vont piquer avec une épingle une queue en | papier au hasard sur l'âne \u2014 pardon, sur le portrait du député.Cette opération donne lieu à des surprises cocasses, la queue se trouve placée | à des endroits où la nature, qui est assez farceuse! pourtant, ne l'aurait pas mise.Aussi, un jeu de quête que lorsque on est sur de son coup.i¥n SIMPLEX.quilles, communément appelé \u201cdiable parmi les tailleurs\u2019\u2019.Le diable a la tête d\u2019Armand Lavergne, Aimez-vous notre Journal ?SI OUI: 1o Exigez le Mâtin de votre fournisseur, 20 N\u2019achetez vos journaux ou votre .tabac que chez !es dépositairesdu Mâtin et réclamez-vous du journal.30 Demandez l\u2019affichage de notre bulletin ; exigez que le journal soit placé à l\u2019étalage.4o Ne jetez pas ce journal après l\u2019avoir lu, donnez-le au voisin, au passant ou bien adressez-le à un ami de la campagne.| SI NON: Faites comme si vous l\u2019aimiez en témoignage de l\u2019appui que tout honnête homme ne peut manquer d'accorder à une feuil'e indépendante ot de bonne volonté qui combat par la plume et par l'exemple pour la liberté de la presse et le triomphe du véritable libéra!isme.Détaché de tout caleu] mesquin, libre da toute attache politico-financière, allant sur ses propres pattes, dépourvu de tout esprit de clan ou de boutique, le ZZätin lutte pour la Justice et sert de son mieux ce qu\u2019il croit être la vérité.S'IL N\u2019EXISTAIT PAS, IL FAUDRAIT LE CREER! REVUE DE LA PRESSE Ce n\u2019est pas une mince affaire que de vouloir aborder le chapitre des subtilités, surtout s\u2019il s\u2019agit du grand Alexandre Zero, (a propos, a-t-on déposé sa trombine de cire au musée Eden?Sinon je prie instamment l\u2019honorable administration de cet établissement de bien vouloir se tenir dans l'actualité), ce n\u2019est pas une affaire ordinaire, dis-je, que de disséquer les subtilités de notre bien- aimé premier ministre, ce poids lourd de la procédure- Il nous tarde de lire la déposition \u2018verbatim\u2019 de notre Premier dans l\u2019enquête Garneau.Cet extrait de journal nous donne un avant goût des \u201csubtilités\u201d que nous avons fait voeu d'y relever.Me Armand Lavergne: \u2014Connaissez-vous les coupables?\u2014Je ne les connais pas.Je n\u2019ai jamais vu Binet ni Palmer.: C\u2019est comme si on demandait: Connaissez-vous le vainqueur d\u2019Austerlitz?\u2014 Réponse: Je ne le connais pas je n\u2019ai jamais vu Josué.Avez-vous déjà dit que vous les connaissiez?\u201cJamais.J\u2019ai dit devant l\u2019Assemblée législative que nous connaissions leurs noms.On nous importunait dans le temps pour nous faire donner les renseignements que nous possédions.C\u2019est comme si on demandait: Avez-vous déjà dit que vous connaissiez le vainqueur d\u2019Austerlitz?\u2014 Re- ponse: Jamais.J'ai dit que je connaissais le nom de Jo- sué.On nous importunait.etc.\u201cQui vous importunait?\u201d \u201cL'opposition.\u201d \u201cL\u2019opposition conservatrice?\u201d \u201cQui.On nous demandait constamment où nous en étiong rendus dans nos recherches des meurtriers.\u201d Etc, etc, etc.Ce langage superlificoquentieux, cette droiture zig- zagante, cette netteté obscure, cette bonne foi légale, cette clarté vaporeuse, voilà les armes des fakirs de la procédure.On devine que de telles moeurs peuvent mener fort loin.du comme Alexandre Taschereau n\u2019est jamais parvenu à exprimer une idée qui fut vraiment à lui.Penser qu\u2019un Pathelin, qu\u2019un Grimaud semblable nous gouverne provoque le vertige.Mais ce qui m\u2019éberlue encore davantage c'est la mémoire de l\u2019homme.De deux choses l'une: ou bien Alexandre se souvient d\u2019avoir dit (après leur acquittement par le jury): Nous connaissons les coupables et NOUS allons les PENDRE, ou il ne s\u2019en souvient pas.S\u2019il s\u2019en souvient, Alexandre est un parjure; si, au contraire, il ne se rappelle pas les bêtisse qu\u2019il prononce, je désespère de son cas: il est incorrigible, c\u2019est-à-dire incurable.Dans 'un comme dans l\u2019autre cas, les convenances les plus élémentaires exigent son \u201cdébarquement\u201d.M.Georges Pelletier effrite quotidiennement bloc créchard pour composer ses notes: BIEN SOIGNE Le trésorier provincial, M.Nicol, a admis, hier, être un des directeurs de la \u2018\u2018Tribune\u201d\u2019, de Sherbrooke, et a déclaré du même coup que ce journal a reçu du trésor public, en 1921, la somme de $17,744, soit tout près de 81,500 par mois, ou de $50 par jour.Cela explique com- \u2018ment il se fait que le plus grand homme de la province, pour la \u201cTribune\u201d, c'est M.Nicol, que le plus grand premier ministre du Québec, pour elle, c\u2019est M.Taschereau, que la plus belle administration provinciale, toujours pour elle, c\u2019est celle qui s\u2019affuble par le temps qui court de l\u2019étiquette libérale, et que les meilleures lois du le | monde, ce sont celles que cette administration imagine fait voter à sa majorité empressée.La \u201cTribune\u201d est moins bien nourrie que le \u201cSoleil\u201d, qui reçoit, lui, plus | de $126,000 par an pour dire et croire les mêmes choses, ou tenter de les faire croire à ses lecteurs.De braves gens s\u2019étonneront peut-être que M.Nicol, trésorier pro- |vincial, verse a un journal dont il fait partie du conseil \u2018d\u2019administration une somme assez importante, chaque jannée, à même les fonds publics.Il ne faut pas s\u2019en létonner.La presse subventionnée fait partie de l\u2019arsenal de tous les gouvernements que nous avons eus depuis longtemps.Payez certains journaux, faites-leur chanter \u2018vos louanges et vous trouverez, si vous êtey gouvernants, quelques milliers de gens crédules pour s\u2019imaginer que ce ! qu\u2019ils chantent ainsi, c\u2019est la vérité pure, inaltérable, éclatante.Le gouvernement Taschereau, pour sa part, \u2018dépense au-delà d\u2019un quart de million dez fonds publics, | chaque année, pour se faire de la popularité et du renom, dans ces feuilles.Le cas de la \u201cTribune\u201d n'est te \u201cpas isolé.Plusieurs quotidiens et hebdomadaires, dans la province, reçoivent ainsi notre argent et jouent du bâton devant l'arche gouvernamentale.On sait que pv.er de leur zèle, \u2014On peut en évaluer le désintéresse- \"ment à ce qu\u2019ils reçoivent d\u2019argent à même lez fonds publics Ce Nicol, comme le: autres, scmbie avoir tout du farce ur.- R.M.- à Elles expliquent aussi pourquoi un indivi-| LES SPLENDEURS DU RÉGIME MINISTRES! BILLET DU SAMEDI PROPOS DE LA NOUVELLE ANNEE Le lecteur me permettra, au début de cette nouvelle ère de prospérité, de la lui souhaiter bonne et heureuse.d\u2019heureux et Il n\u2019y a pas à dire l'année commence sous promettants auspices.A Lausanne, on recommence la Conférence, suivant l'usage quasi-antique et combien solennelle; à New-York, Chicago et Boston, trois centres de prohibition, on s\u2019est saoulé ferme afin de pouvoir disposer des sept millions de dollars de whisky que Santa Claus Bootlegger avait apportés à ses protégés des Etats-Unis; élection, sa au Canada le gouvernement King a accru, sans majorité d'au moins deux voix et dans Québec les meurtriers de Blanche Garneau conserveront, pour une année encore, leur titre d\u2019introuvables.I! n'y a pas lieu de désespérer de l\u2019avenir; dans les quelques mois qui vont suivre, les audacieux en auront pour leur argent puisque nous aurons bientôt des élections provinciales et qu\u2019à vaincre sans péril on triomphe sons gloire.HN est évident que le peuple de cette préparé à un changement, mais la qustion qui se pose actuellement et qui met l\u2019inquiétude dans les seprits est la suivante: au bénéfice de quel parti doit se faire le changement ?Je n\u2019hésite pas à me ranger du côté des gens sensés et à proclamer que l\u2019opposition étant trop forte il faut province est à tout prix la diminuer et accroître le nombre des députés ministériels.Mais voilà, il s\u2019agit de savoir comment effectuer changement sans mécontenter l\u2019un ou l'autre parti.Vautrin à qui je causais de l'affaire ces jo, niers me fournissais les grandes lignes d\u2019un pl crois est réalisable pour peu que Sauve soit p dés concessions.\u201cLa chose n'est pas tenable\u201d me faisait remarqu trin; \u201cil nous a fallu faire face durant toute la session À une opposition formidable et peu s\u2019en est fallu que nou des questions embarrassantes de la solide opposition.Il es évident que la situation est inégale et qu\u2019il nous faut renne croulions sous le nombre interpellations e forcir nos positions.Seulement il faut tenir compte de I'électorat qui est sous une fausse impression en cy qui concerne la division des partis a Québec.On cro!, bien à tort que le nombre des oppositionnistes est trop; petit, mais enfin puisque tel est le sentiment il faut bien respecter et faire en sorte qu\u2019il ne pas contre C\u2019est pourquoi, je veux proposer à mon chef ve- néré de s'entendre avec Sauvé pour que nous dchangions quelques députés.Ainsi par exemple, pour an Renaud nous échangerions volontiers nos Lacombe, nos Péloquin, nos Laurendeau, enfin une quinzaine de ceux qui sont avec nous pour voter et pas pour autre chose, et de cette façon l'opposition se renforcirait en nombre et lorsqu\u2019un vote se prendrait le gouvernemnt en gortirait toujours avec une majorité substantielle, mais pas exagérée.le tourne nous.volonté, nous pourrons faire avec lui un compromis qti lui permettra d\u2019avoir, comme nous à sa disposition, unb machine à voter.c\u2019est notre intention de faire un choix judicieux de candidats comme représentants de la ville de Montréal.Quand dis \u2018\u2018judicieux\u2019\u2019 vous savez ce que cela veut dire.Il est important que nos candidats de la métropole soient obéissants et pacifiques- \u201cVous avez vu\u201d, ajouta Vautrin, \u201cque je A Dieu ne plaise que nous puissions, par exemple, n'avoir que des Vandelac, comme candidats ministériels à Montréal.Vous avez sans doute vu que |nous avions l'intention de faire élire M.l'échevin Georges ; Vandelac dans la nouvelle division de Mercier.M.Van- \u2018delac ferait un représentant idéal.Au moins, celui-là, nous pourrions l\u2019échanger avec l\u2019Opposition, puis le reprendre à notre gré, sans que sa modestie et sa fierté en soient le mindrement froissées.Que l\u2019on élise une vingtaine de Vandelac dans le district de Montréal et il n'y aura pas à craindre que les intérêts du gouvernement pro- :vincial soient sacrifiés aux dépens des contribuables de Montréal.\u201d \u2018 Ainsi parla Vautrin qui me laissa pour aller faire part de son projet à un groupe d'amis du Club de Réforme.Vautrin a raison.Pourquoi cette querelle constante entre Taschereau et Sauvé?Pourquoi l\u2019un et l\u2019autre n\u2019au- dans le genre de ceux qui forment le jeton de présence du parti ministériel, bibelots qu\u2019ils pourraient s\u2019échanger à l\u2019occasion, afin de montrer à l\u2019électorat que les deux groupes politiques à Québec sont mieux répartis qu\u2019on ne le pense.Qu'ils cessent donc leur lutte fratricide et qu\u2019ils se divisent davantage mais d\u2019une façon systématique, à l'américaine.Pour cette raison, moi pour un, conscient de l\u2019irresponsabilité de notre électorat, je souhaite qu\u2019il surgisse des Vandelac sur toute l'ile de Montréal et qu\u2019ils soient tous élus d'emblée._ Nos amis les ouvriers y trouveraient eux, particulièrement un grand avantage- Jusqu'ici leurs candidats Lacombe, Laurendeau et Gauthier, les ont représentés jusqu\u2019au moment de l\u2019élection puis sont passés franchement du côté ministériel.C\u2019est ce qu\u2019ils ne manquent pas d'appeler de l'indépendance.Mais avec un Vandelac comme représentant, il n\u2019y aurait rien à craindre parce que | électorat ne pourrait jamais dire si Vandelac est ministériel, oppositionniste ou ouvrier.Ainsi l'indapen.dance du parti ouvrier \u2014 le parti des poires \u2014 serait sauvegardé et nos amis les travailleurs pourraient vanter d\u2019avoir des représentants au Parlement.Je me permettrai d\u2019exprimer l\u2019espoir que personne, ni de \u2019Opposition, ni du parti Ministériel ne s\u2019oppose à la ré-élection du jeune notaire Nestor Ricard.Le notaire Ricard est certainement l\u2019un de ceux qui ont accompli des travaux considérables durant la dernière session.C'est lui qui a eu cette géniale idée d'accaparer du coup l'influence ou la neutralité des curés de son comté en faisant adopter par le Parleinent une mesure obligeant la Chambre à ne jamais engueulades sans réciter le Benedicite.On se rappelle que c\u2019est après la première invocation que Taschereau sortit à l'adresse du chef de l\u2019Oppositio un kyrielle d'imprécations comme seuls les \u2018\u201ccharquié du terrain de Bédard de Saint-Sauveur peuvent en citer.é Nestor a eu cette fois-la un franc succes, mais cq le Benedicite qui a écopé.commencer ses BAMBOCHE, \u201cSi Sauvé veut tant soit peu y mettre de la ee raient-ils pas à leur disposition une vingtaine de députés 2 ; Page 2 \u2014 eme LE MATIN, SAMEDI 6 JANVIER 1923 VOL.II\u2014No 50 MES PAGES D'AMOUR ET DE HAINE Contre \u201cI'Appel de la Race\u201d Quelle dispute inutile! quel bruit! quelles vagues limoneuses, battant le mur effrité de nos lettres! Quels flots de morve, d\u2019ecritures gluantes et d\u2019idées niaises! Pourquoi faire tant de train autour d'un roman aussi nul, oeuvre canadienne que pas un cousin de France ne lira peut-être?Décidément, nous sommes bien bons.Notre presse et le Cénacle ont dansé la ronde troquoise autour de ce petit livre en feu.Spectacle comique, auquel sont conviés tous les latins du monde.Dans quelques mois, demain, peut-être, cette méchante couvre d\u2019Alonie de Lestres, sera un chef-d\u2019oeuvre.Tout est pussible; tout peut arriver, On affirmera alors avec intelli- ger.ce, que l'Appel de la race remplace Maria Chapdclaine, Un puint, c\u2019est tout, Tant mieux pour l\u2019auteur; tant pis pour nos chétives lettres qui n\u2019ont jamais mérité autre chose, si ce n'est le prix perpetue! de l\u2019Académie française, cette intarissable ruminante de la littérature.Crions de toutes nos forces que le roman d\u2019Alonie est \u201cun pas de plus dans Ja littérature canad'enne\u201d; qu\u2019il \u201ccomble une lacune\u201d.Oui, la LACUNE.Bavons d'autres sottises, très connues et appréciées des directeurs de journaux ou de revues.Bavons, bavons.Il est amusant, à la fois curieux, de lire toutes les critiques qui ont été ratées pour ou contre l\u2019Appel de la race.On en composerait un beau roman, ce qui rachèterait l\u2019autre.Du Roure, M.René du Roure, espèce de littérateur constipé, espèce de professeur de français, que pas un journal de Paris n\u2019oserait signaler, j'en suis sûr, a exhibé son érudition avec les gestes connus du pontife, dans une revue commerciale dont j'ai oublié le nom, tellement il est blanchâtre, moderne et dentelé.Ce qu\u2019il blâme, ce qu\u2019il trouve mauvais surtout dans l\u2019Appel de la race, c\u2019est, croyez-moi si vous voulez, exactement ceci: \u201cJe ne veux pas faire grief (quelle langue d\u2019institutrice, mon Dieu!) à Alonie de Lestres de ne pas connaître l\u2019usage de cette particule nobiliaire (le de) dont il s\u2019affuble et d\u2019ignorer qu\u2019elle ne s\u2019emploie qu\u2019aprés un titre un ou prénom.On ne dit pas.\u201cla terre des de Lantagnac, les enfants des de Frontenac et des de Rougemont, pas plus qu'on ne dit les oeuvres de de Lamartine et les discours de de Montalembert\u201d.Il n\u2019y avait au Canada que M.Roure ou de Roure, ou du Roure pour trouver cela.Laissez-moi, je vous prie, savourer cette sucrerie d\u2019immigrant.C\u2019est un effort qui mérite d\u2019être ramassé dans le ruisseau le plus pur de ma province, pourvu que l\u2019auteur soit désormais connu, situé, béni.Vous imaginez bien, que seul, un autre pion pouvait répondre à ce pion de du Roure.M, Léo-Paul Desrosiers chroniqueur spécial au \u201cDevoir\u201d aurait cru manquer à la disciplineou à son devoir, s\u2019il n\u2019eût répondu illico à l\u2019énorme français.La lutte est engagée.Des professeurs obscurs viennent de partout, des morveux d\u2019université, des plumitifs du plus bas étage entassent les arguments, les critiques, les écritures pour ou contre l\u2019Appel de la race.Confusion, galimatias, ténèbres.C\u2019est très drôle.Je vois notre sainte mère la France s\u2019esclaffant en face de tels actes, commis par des enfants, dont elle ne voudrait pas pour nettoyer ses écuries.C\u2019est très drôle.Tout le monde veut écrire pon article, Tout le monde l\u2019a écrit, jusqu\u2019au petit Jean Bru- chési, danseur infatigable, poète tout en sucre qui n\u2019a pu se défendre de présenter son précieux pépi dans un vase fabriqué par un industriel littéraire que je nommerai un jour.Que reste-t-il de ces articles, de toutes ces écritures, sans lettres ?Rien, Il reste l\u2019Appel de la race, histoire invraisemblable, racon- ée dans un style lourd, adjectival, bossué qui paraît traîner vec misère, une thèse qui n\u2019est pas neuve, un cas de conscien- capable d\u2019abrutir tous les instituteurs, Il s\u2019agit d\u2019un nou- coup du \u2018volontaire indirect\u2019, théorie, que seuls, des es oseraient défendre.Il s\u2019est trouvé des défenseurs ; ouvera, en masse, car les imbéciles ne manquent pas.\u2018empresse d\u2019écrire que l\u2019abbé Camille Roy n'est pas école, ce qui l\u2019honore beaucoup.J'ai lu avec délices article, où il éreinte poliment, mais méthodiquement Appel de la race (Voir le Canada français, Québec, décembre 922.) C\u2019est pas mal écrit, c\u2019est bien pensé, et le critique est n honnête homme; intelligent, cela va sans dire.Il \u201ctombe\u201d a thèse, il la combat avec vigueur, se défiant de la contro- erse, mais s'appliquant à déjouer d'avance sa stratégie dangereuse.C\u2019est peut-être là les meilleures pages que le critique de Québec ait encore écrites.En tout cas, cet article nous fait oublier l\u2019époque si braillarde, quand monsieur l'abbé louangeait Chapman, Madeleine, Bernier, Routhier, tous, folliculaires de race.Je n\u2019oserais pas écrire que monsieur l'abbé s\u2019est aésagi, que le critique a vieilli et que la sagesse enveloppe maintenant son âme aussi bien que son esprit.Plutôt, le critique est, devenu impitoyable, et il a fini par comprendre (il en était temps d\u2019ailleurs) que de louanger toujours et indifféremment la plupart de nos écrivains, c'était endosser le ridicule jusqu\u2019à la fin de ses jours.On peut être indulgent ; il faut se garder d\u2019être naïf et un peu sot, L\u2019abbé Roy, vers la fin de sa vie littéraire, et avec la onté qui le caractérise, n\u2019a pu, cependant, consentir à des- endre jusqu\u2019à louanger l\u2019Appel de la race, Il est contre, abso- ument contre.Et c\u2019est pour toujours.Cette position m'encourage et me procure, je vous le dis franchement, une joie très douce.J\u2019ai voulu signaler cet article à tous ceux qui eroient sauver encore les lettres canadiennes de l\u2019abîme de boue, creusé par des patriotes et des \u201cfaiseux\u201d d\u2019histoires.Dans son préambule, l\u2019abbé Roy prépare les coups qu\u2019il va porter avec justesse et une certairle vigueur, très rassurante.Puis, il attaque tout de suite la thèse; il démantibule systématiquement la théorie du *volontaire indirect\u201d, prouvant que c\u2019est Jules de Lantagnac qui est responsable de la rupture et non sa femme; enfin, il porte une douzaine de coups vigoureux et abandonne la thèse patriotique presque anéantie sur la scène dressée exprès pour ces sortes d\u2019opérations réjouissantes par Alonie de Lestres lui-même.L'abbé Roy éventre, par exemple, l\u2019Appel de la race avec un couteau de poche, logique élémentaire qu\u2019un enfant de dix ans comprendrait tout de suite: \u201cMaud Fletcher qui est An- laise, et qui doit bien un peu entendre, elle aussi, les appels le sa race, ne s'accomode guère de ces brusques transformations.\u201d \u201cCes brusques transformations\u201d, c\u2019est-à-dire quand de Lantagnac se décide à défendre la cause du français dans Un- tario et qu\u2019il change les moeurs, l'atmosphère, l\u2019esprit du foyer, où, jadis il vivait si heureux lorsqu'il était rongé par l\u2019anglomanie, Mais cela est un jeu pour l\u2019abbé Roy, Il revient plutôt vers la morale de la thèse et paraît bien expliquer que c'est une fausse théologie qui l\u2019a inspirée.Je cite avec plaisir, et c\u2019est moi qui souligne: \u201cC\u2019est au père Fabien que Jules expose ses doutes, c\u2019est à lui qu\u2019il demande la solution de son cas.Nous avouons tout de suite n\u2019avoir pas goûté ce chapitre essentiel.Rien de plus difficile à poser et à résoudre que les cas de conscience imaginés par les romanciers.Ces cas imaginaires ressemblent rarement à ceux que pose la vie réelle.Paul Bourget a souvent excellé dans cette sorte de gymnastique spirituelle; Alonie de Lestres vient d\u2019y échouer.L'impassible, mais si impitoyable critique écrit encore \u201cLa souffrance de Jules de Lantagnac, c\u2019est la rançon de son péché.\u201d En effet, pourquoi s\u2019est-il laissé enlacé par l\u2019anglomanie, cette gluante et mortelle pieuvre?Car, comme le fait remarquer si justement l\u2019abbé Roy: \u201cS'il y a appel de la race chez Lantagnac, il y a aussi appel de la race chez Maud Fletcher.\u201d C\u2019est tellement simple que c\u2019en est bête.Si de Lantagnac voyait que le bonheur de sa vie conjugale était menacé, c\u2019était d\u2019abandonner tout de suite à son sort 1a cause du francais, L\u2019indissolubilité du mariage, l\u2019ordre social, la morale passent avant le patriotisme, la politique et les discours de rhétorique, Un sauvage, de nos jours, compren- Pyait cela.Et l'abbé Roy d\u2019enfoncer la lame trés \u201cavant\u201d.\u201cLa théologie du Pére Fabien nous parait mal avisée (on \u201cait quelle force a ce mot dans la langue de l'abbé Roy) quand ¢''c lui fait un devoir d\u2019aller jusqu\u2019au bout, de poser l\u2019acte qui va détruire son foyer.\u201d Et je souligne au vitriol: \u201cCe qui répugne, c\u2019est l\u2019absolution du Père Fabien.\u201d Un tel coup, porté par un tel combattant est définitif.Le Wman d\u2019Alonie de Lestres vacille; il a le vertige, et finalement ombe, Silencieuse chute qui réjouirait Quasimodo, moder- Anràs cela, je me demande sérieusement, quelle valeur ologique, psychologique ou philosophique peut awoir ce (Sida la troisième page) edd Une Babel de sottises.| Aux Nouveautés \u201cLA GAMINE\u201d Dans cette oeuvre MM.Veber et de Gorsse ont voulu saisir le moment où chez la fillette, chez l\u2019adolescente, s\u2019éveille la jeune fille, où la \u2018\u201cGamine\u201d sans importance devient brusquement une personne, un être qui compte, capable de tout à la fois, de souffrir lui-même et, de créer de la souffrance autour de lui.Cette évolution de caractère qui est l'essentiel de la pièce, correspond à une idée psychologique ingénieuse et délicate.L\u2019héroine de la gamine n'est point de ce, fi- Eures conventionnelles comme on en voit fort souvent au théâtre.Elle est très nettement caractérisée.Cest une oeuvre jolle et de tous points aimable, dont la fraicheur, la gaieté, 1a grâce attendrissante plai- ! ront infiniment au public et friand \u2019 d'émotions légères et de plaisir honnête.Au reste nulle fadeur dans l\u2019aventure sentimentale, une observation malicieuse, un esprit finement aiguisé, dofinent au contraire à la pièce beaucoup de charme piquant de vivacité.D'autre part, avec leur habileté éprouvée d\u2019hommes de théâtre.MM.Pierre Veber et Henri de Gorsse ont multiplié et varié les péripéties de cette sorte que l'intérêt ne languit jamais au cours de ces quatres actes.La distribution de \u201cLa Gamine\u201d est la suivante: Colette, Ginette Darcourt; Nancy Vallier, Marthe Thiéry; Hortense, Lili Rito; Léonce, Louise Perly; Julie, H.Bertaut; Mlle Martineys, Jeanne Roll et Olga Hawinska, H.Bertaut; Maurice De- lanoy, Pierre Durand ; Simoneau, Albert Derbil; Pierre Sernin, Edy Debray; Vergnaud, Joe Saint-Bon- net; Alcide, Jean Dumontier: M.le ruré, Charles Hémery; M.Pingois, Ant.Godeau; Pichu, Félix Hervé.La mise en scène sera en tout point conforme à celle de la création de la pièce à Paris.\u2014 À et LA L'OEUVRE D\u2019EUGENE BRIEUX M.Félicien Pascal publie dans \u201cLe Correspondant\u201d une substantielle et vivante étude sur la vie et l\u2019oeuvre d'Eugène Brieux.Dès le début de cette \u201cesquisse littéraire\u201d, il précise un point de détail qui a son importance et qui est significatif, \u201cSi l\u2019on prend l\u2019un des trois volumes du \u201cThéâtre Complet\u201d de M.Brieux récemment parus, dit-il, ou n\u2019importe quel autre de ses livres, on ne voit que son nom tout court au-dessus du titre.On ne le voit de même sur les affiches annon- cant sa nouvelle pidce, \u201cI\u2019Avocat\u201d, qu\u2019on joue en ce moment.Il a éliminé son prénom Eugène de sa signature.C'est une petite singularité ; mais elle n\u2019est pas insignifiante.M.Brieux n\u2019est pas homme à se singulariser sans motif.Elle lui aura été inspirée, peut-on ; croire, par un curieux scrupule de conscience, par le besoin de couper court à toute équivoque.Durant son bas age, il a éprouvé les ferveurs et les exaltations de la foi.\u201c\u2014En- fant, m\u2019a-t-il dit, j'ai été d\u2019une piété ardente, On aurait fait de moi un missionnaire, un apôtre, un martyr.Mais, en grandissant, j'ai lu Renan.Il m'a enlevé la fol., comme avec la main.\u201d MN n\u2019eut d'ailleurs pas recours à quelque abjuration retentissante pour marquer sa sortie du christiants- me, Il s'amputa simplement, de son nom de baptême, qul était le signe de sa foi perdue.\u201d * % X LA GREFFE DES TETES CHEZ LES PAPILI.ONS L'Académie des sciences ne Vienne vient de publier une série d'observations fort int\u201c ressantes à propos de greffes pratiquées sur des insectes.Les têtes de différents papillons, acarabées nu vers de terre fureni tranchées, puis échangées avec celles d\u2019insectes de même espèce, Aucune suture ne fut opérée, Au bout de quelques semaines, la guérison \u201ctait complète.Les insectes ainsi transformées marchaient et se reproduisaient, si on en croit le \u201cTimes\u201d, auquel nous empruntons le résumé de ces rapports.Les savants se sont aperçus, au cours de ces expériences, que les papillons dont on avait échangé les têtes, changeaient de couleurs; un dystieus prit la couleur noire d\u2019un hydrophile ; un hydrophile femelle, pourvu d\u2019une tête de mâle, se mit à rechercher le beau sege, et un hydrophile mâle, que l\u2019on accommoda d\u2019un cerveau féminin, prit les attitudes passives des femelles.C\u2019est le docteur Walter Finkler qui a procédé à ces expériences surprenantes, dans le laboratoire du docteur Przi- bram, un biologiste de la plus haute réputation.Néanmoins, le critique scientifique du \u2018Times\u201d estime que celui qui a perdu la tête en cette occasion, ce n\u2019est pas le scarabée ou le papillon, mais plutôt le docteur.Il consacre une colonne de réfutations à ces surprenantes histaires, qui nous apparai- traient aussi comme une joyeuse fumisterie si la grave Académie des sciences de Vienne ne les avait jugées di- En boîtes métalliques d'une Ib.\u2014 et en paquets QUEBEC (1) Dana la provines de Québec, i! y avait au 30 juin 1919, 6,390,751 acres de terres publiques subdivisées et non attribuées.Au sours de l\u2019année terminée lo 30 juin 1920, I! a été arpenté et cadastré 167,662 acres, tandis que 120,761 acres ont fait retour au domaine; 87,216 acres ont été acquis par voie d'échange; 197,410 acres ont été vendus et ont produit (y compris vervements arriérés sur ventes antérieures) $146,398.En ajoutant aux terres disponibles au $0 juin 1919, celles arpontées et colles rétrocédées, déduction faite des ventes subdivisées et non attri- budes.Don terres cultivables en lots de 100 acres, sont disponibles pour les colons, aux conditiens prescrites, av prin de 60 cente l'acre.(3) Annual erdu Canada (références page 664.) 1920, etenir l'attention.LES SPLENDEURS DU REGIME! LA COLONISATION ONTARIO (1) Dans l'Ontario, les terres publiques à la disposition des colons se trouvent principalement dans les districts de Muskoka, Parry Sound, Ni- pissing, Sudbury, Algoma, Témiska- ming, Thunder Bay, Kenora et Rainy River, ainsi que dans les comtés de Matiburton, Peterborough.Hastings, Frontenac, Lennox, Addington et Renfrew.Dans l'Ontario septentrional, comprenant le territoire situé au nord et à l\u2019ouest de la rivière Ottawa et de la rivière des Français.les cantons offerts aux colons sont subdivisés en lots de 230 acres ou en sections de 640 acres et un demi- let ou quart de section, de 160 acres, est attribué à chaque postulant, au prix de 50 cents par acre, payable un quart comptant et le surplus en trois versements annuels, avec intérêt à six pour cent.Tout homme, chef de famille ou célibataire âgé de plus de 18 ans, et toute femme, veuve ou séparée, ayant charge d'enfants, ont droit à cette attribution; ils sont tenus d'occuper la terre dans les six mois qui suivent son achat, d\u2019y bâtir une maison, de défricher et cultiver au moins dix pour cent du sol, enfin d'y résider trois ans.Une autre disposition, dite du \u201cmandataire\u201d permet à une personne d'acheter un lot de 160 acres et de le faire occuper par un suppléant, mais les obligations à remplir pour obtenir la délivrance d'un titre définitif sont, dans ce cas, double de celles exigées des acheteurs ordinaires.Des concessions gratuites d\u2019homesteads sont accordées dans l'étendue des districts d\u2019Algoma, Nipissing, Thunder Bay, Sudbury, Rainy River et Kenora, puis entre la rivière Ottawa et la Baie Georgienne, dans des portions des comtés de Renfrew, Frontenac, Addington, Hastings, Peterborough et Haliburton, et les districts de Muskoka et Parry Sound.Partout ol les terres sent subdivisées en sections de 320 acres, des concessions de 160 acrès sont accordées, à titre purement gratuit, à tout chef de famille, eu tout célibataire ayant au moins 18 ans.Dans les territoires de Huron et d'Ottawa, un célibataire peut ajouter à son lot des torres non arables ne dépassant pas 200 acres, tandis que les chefs de famille peuvent obtenir gratuitement 200 acres de terre et en acheter 100 autres acres au prix de 50 cents l'acre, Ces concessions gratuites sont accordées aux conditions suivantes : (a) quinze acres, au moins, doivent être défrichées et mises en culture, dont deux acres au moins cultivés annuellement pendant trois ans; (b) il doit être construit une maison habitable ayant au moins 16 pieds par 20 pieds; (c) le colon doit avoir résidé effectivement et d'une manière ininterrompue sur sa terre et l'avoir eultivée, durant les trois années suivant sa concession à titre précaire et ensuite jusqu\u2019à l'émission de son titre définitif, La concession confère au colon un dreit de propriété sur les mines ot minéraux, sur le bois autre que le pin, et parfois le pin lui-même, poussant sur sa terre ou recélés dans ses flancs.Les mi- litalres ayant appartenu à l'armée canadienne de l'outre-mer ont, ipso facto, droit à 160 acres de terre, à leur choix, dans l'un quelconque des cantons ouverts à la colonisation ; ils sont toutefois, assujettis à l\u2019ac- eomplissement des conditions ordinaires imposées aux colons.On peut se procurer des pâturages propres à l'élevage ou \u201cranches\u201d à des conditions modérées dans les régions boisées ou incultes, la vallée de la rivière Trent, entre la rivière Ottawa et la Baie Goorgienne, se prêtant particuli(rement à l'élevage du bétail et des moutons, Le maximum du loyer annuel est de 5 cents par acre; lee baux sont consentis pour vingt et un ans et sont renouvelables pour une même période, mais ils obligent le preneur à faire pacager les terres louées en y maintenant un treupeau aussi nombreux que l'étendue et la richesse des pâ- | turages le permettent.L'Ontario poss(de 230,000,000 d'acres de terre, dont 14,500,000 seulement sont sous culture; plus de 20, 000,000 d\u2019acres d'excellent so! arable attendent la charrue.Ontario a trois fois et demie ia superficie des Iles Britanniques et une fois et demie colle du Texas.De l'est à l\u2019ouest, ses fronti(res sont à 1,000 milles d'intervalle et du nord au aud, l\u2019on mesure 1,075 milles.La construction récente de- voies ferrées et de routes de colonisation ont rendu accessibles d'immenses étendues de terres arables et de forête vierges dans l'Ontario septentrional.Dans les régions du nord et du nord-ouest de l'Ontario, des prits sont consentis aux colons.Le maximum de ces prêts est de $500, l'intérêt est A six p.c.par an, les conditions ot le terme de remboursement sont fixés par le Commissaire des Prêts.Le gouvernement d'Ontario considère avec une extrême bienveit- lance, toutes les propositions d'emprunt émanant de colons de bonne foi, désireux de réussir et invite ceux-ci à s'adresser, dans ce but, soit aux différents Agents des Terres, soit directement au _Commissaire des Préts aux Colons, Edifices du Parlement, à Toronto.Le gouvernement met à la disposition des citadine des sites ou emplacements de cottages d'été, à des prix et conditions avantageux, sous forme de bait dans les parcs publics, y compris le Parc Provincial d\u2019Algonquin, et sous forme de vente dans cortaines autres localités.Les îles de la Baie Georgienne et du chenal du nord, et dans d'autres eaux (à l'exclusion des parcs et réserves) sans obligation aucune.Des terrains englobés dans la réserve firestière de Timagami sont loués pour plusieurs années, à bas prix.(1V Annuaire du Canada 1920, (ré.férencad à pages Nop 634 et 685).R.VALIQUET || GRAMOPHONES, MUSIQUE EN FÉUILLES, | PIANOS AUTOMATIQUES, |} DISQUES COLUMBIA.| SPECIALITE Réparations de 1953 ST-LAURENT Gramophones.\u201cER & Ot) ~\u2014\u2014\u2014 LIMITEE -\u2014 172-184, RUE ST-DENIS Spécialités : Banquets, noces, diners, réceptions, etc.EST 2140 i AVI DE DEMANDE DE DIVORCE Avis est, par les présentes, don- ra TE ASE Ty né que Dame Marian Eugénie Mac- Cordick, de la Cité et du District de Montréal, dans la Province de Québec, s\u2019adressera au Parlement du Canada, à sa prochain- session, pour obtenir un Bill de divorce de son mari Alexandre Howard Mac-| Cordick, de la Cité et du District, de Montréal, dans la Province de Québec, Médecin, pour cause d'\u2019a-, dultère et mauvais traitements.Daté à Montréal.Province de; Québec, ce vingt-unième jour de Décembre 1922.| G.C PAPINEAU-COUTURE, | Procureur de la requérante, * » 9 * Soirée d\u2019adieux de M.° 2 A Henri Miral au Théatre [ * His Majesty Trois pièces seront jouées au Théâtre His Majesty, dimanche soir, le 14 janvier, 1923.Leg deux pre- midres appartiennent au répertoire du Grand-Guignol de Paris, Ce sont: \u201cUn concert chez tes fous\u201d, pièce en deux actes de MM.André de Lorde et Charles Foley, et \u2018La\u2019 confrontation\u2019\u2019, pièce en un acte de M.Méténier.La dernière pièce, celle qui ter-, minera le spectacle, est une com die de M.Henri Letondal, \u201cLe| Soufflet\u201d.C'est une légère satire! de nos soirées dansantes, en même | temps qu'un marivandage entremêlé d'incidents gais.Il y a quatre, personnages dans \u2018Le Soufflet\u201d : une jeune fille nerveuse qui giffle instinetivement ceux qu'elle aime, une jeune fille conciliante qui adore (répare les bonheurs brisés, un jeune homme distrait et sentimentel qui est victime de sa distraction et de.sa sentimentalité, et un domestique de grande maison.| La jeune fille nerveuse sera\u2018 jouée par Mile Ginette Darcourt qui fern pardonner les giffles qu'el- ile donne, grâce à son charme très (personnel: l\u2019amie conciliante sera {Mile Marthe Thiéry dont on applaudit le succès au Théâtre des Nou-| veautés; M.Henri Letondal jouera lui-même le rôle du jeune homme, distrait et sentimental; et M.Noël; sera un domestique de la plus sé.\u2019 vère correction, Les deux premières plèces permettront à M.Henri Miral de faire\u2018 lapplaudir deux compositions pour.lesquelles il mettr aen oeuvre tou-| tes les ressources de son originalité, On le verra d\u2019abord dans Bernier du \u201cConcierge chez leg fous\u201d, rôle qui semble écrit pour permettre à M.Henri Miral de présenter au public montréalais une de ses meilleures compositions, Dans \u2018La Confrontation\u201d, M.Miral jouera le rôle de Jacques Chapoule.Dans un monologue très vivant qui forme le point capital de la pièce, M.Miral pourra donner libre cours à sa fantaisie.Nul doute que le public qui n\u2019a cessé d'applaudir M.Miral depuis qu\u2019il est.à Montréal saura lui prouver sa reconnaissance en assistant À sa soirée d\u2019adieux qu Théâtre His Majesty\u2019s, dimanche soir, le 14 janvier 1923, _ DECOUVERTE D'UNE VILLE BYZANTINE AU LIBAN Le service des antiquités du haut-commissariat en Syrie, signale qu\u2019on vient de retrou- | ver, 4 Said-Nail, près de Zahlé | qLiban), les restes d\u2019une grande villa de la fin de l\u2019Empire romain ou du début de l\u2019époque byzantine.Cette construction | comprend une dizaine de pid-| ces, disposées autour d\u2019une: cour.Six d\u2019entre elles sont: pavées de mosaïques d\u2019une exécution soignée et décorées de: motifs géométriques divers.| Toute la partie ouest de la.ville est occupée par une im-, nortante installation de baîins;.chaufferie, étuves et piscines.| Pour préparer des Pâtisseries l£gères Dont vous serez justement fières, Rien n\u2019ésale LA FARINE REGAL Sacs de 7 Ibs, 14 lbs, 24 lbs, 49 Ibe et 98 Ibe.St.Lawrence Flour Mills Co.Ltd, Montres] SEE NC Et A LE : EES ÆPARONEZ AVANT DE DFPENSER Que votre livret de banque soit votre première occupation.Votre prévoyance vous sera plan que profitable dans les années à enir.Un département d'épargne dans toutes les succursales LA BRIQUE ROYALE DU CANADA PLUS DE $440,000,000 EN DEPOTS Vous obtiendrex tantanra: In meilleure qualité, le servieé le plus efficace et des prix beaucoup plus das que les prix sourants du marché, en faisant vos achats chea pape] LE MAGASIN DU PEUPLS Gé.-44%, BTE-CAIHERBINK ENT, Must.| En vente dans toutes les pharmacies et librairies | > El mn D æ pro (2 Q 38 8e ue g = a
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