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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 25 août 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1923-08-25, Collections de BAnQ.

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[" VOL.III \u2014 No 34 Rédaction: 162 rue Saint-Denis Chambres 300 - 301 Administration: 164 rue Saint-Denis Tél.: Est 893.Atelier, M.7309 Abonnements par la Poste Canada Etranger Unan.$2.50 $3.50 Six mois .1.50 1.76 Directeur : ROGER MAILLET Ê ; Questions actuelles L\u2019INEFFICACITE DE NOS ECOLES Malgré l\u2019affirmation intéressée que nos écoles sont parfaites, il n\u2019est que trop malheureux de remarquer qu\u2019elles sont toutés au-dessous de leur Tole, depuis l\u2019école primaire jusqu\u2019à nos universités .J .Les Etats-Unis n\u2019ont pas une civilisation bien antérieure à la nôtre, et cependant leur système d\u2019éducation \u2014 depuis l\u2019école primaire publique qui est encore sujette aux critiques vigou- Teuses des journaux \u2014 donne de tels résultats Que nous allons chercher aux Etats-Unis les bons ingénieurs, les experts, les techniciens, les sa- wants.L\u2019émulation est telle que ce sont des \u2018Etats que viennent si souvent de nouvelles idées, \u2018de nouvelles réformes, de nouvelles méthodes et par suite de nouveaux progrès.; Le regretté Macheras avait constaté avec effroi, avec stupeur, l\u2019ignorance manifeste des jeunes gens qui se présentaient à l'examen pour rire d'entrée à l\u2019Ecole Technique, et je crois savoir que Messieurs de Serres, Marchant, et autres tommissaires de la direction de cette école ont eu connaissance de cette ignorance des jeunes élèves qui fait que l\u2019Ecole Technique ne peut pas encore jouer le role auquel elle est destinée : elle ne peut faire que des ouvriers plus compétents que les autres; elle n\u2019est en somme qu\u2019une école d\u2019ap- rentissage ; elle devrait former des chefs d\u2019ate- jer et des sous-ingénieurs, ' Quant à nos universités, comment se fait-il que les docteurs soucieux de leur avenir, vont compléter leurs études en Europe, oli ils s\u2019assoient aux cours, à côté d\u2019étudiants beaucoup plus jeunes qu\u2019eux?' Combien d\u2019avocats ont un langage littéraire] et juridique de valeur?Ils sont bien peu qui percent réellement et ne doivent leur valeur qu\u2019à une intelligence supérieure que soutient un amour exceptionnel du travail.Nos avocats ne sont trop souvent que les hommes d\u2019affaires qui exploitent le code au détriment de la veuve et de l\u2019orphelin.Nos ingénieurs sont tellement au-dessous de leur rôle que nous sommes obligés de faire appel aux ingénieurs étrangers chaque fois qu\u2019il s\u2019agit de grands travaux où ils doivent innover au lieu de copier servilement le \u201cdéjà fait.\u201d La faute n\u2019en est pas tout à fait aux universités elles-mêmes, mais aussi aux écoles préparatoires et aux écoles primaires dont les élèves sortent avec un bagage de connaissances si mince \u2018qu\u2019on peut encore les appeler ignorants (relativement, bien entendu), même après qu\u2019ils sont di- \"plômés.: ( Et pourquoi n\u2019ajouterais-je pas aussi que trop de ministres du culte-ordonnés trop jeunes- ne sont réellement pas ce qu\u2019on appelle instruits?Trop de lettre (au singulier) et pas assez d\u2019esprit.Notre religion en souffre; elie est toute de surface.Notre peuple pratique\u2014oh! combien \u2014 mais servilement, et son âme, toute terre à terre me s\u2019élève pas vers les hautes régions de la divine religion ! | ! Que de réformes nous avons à faire dans le idomaine de l\u2019Instruction ! ! UNE CONVALESCENCE HARGNEUSE i Que pensez-vous de ce banquier de Chicago qui réclame l\u2019argent versé par sa femme à un jockey suédois qui s\u2019est prêté à l'opération de la transfusion du sang pour sauver ce même banquier?On aurait pu croire qu\u2019étant revenu à la vie d\u2019abord, et à sa banque ensuite, il n\u2019aurait pas regretté ]es 5,000 piastres payées au jockey au point de le poursuivre devant les tribunaux pour obtenir le remboursement d\u2019une somme payée par sa femme pour le sauver, mais illégalement parce qu\u2019elle n\u2019était pas encore sa veuve ! Ce banquier a la reconnaissance batailleuse, Mais histoire n\u2019est pas finie.Il s\u2019est trouvé à Paris même un tribunal qui a décidé que dans la saloperie du banquier il y avait un \u201cpoint de droit\u201d, et au lieu de le renvoyer à ses guichets avec un coup de pied que'que part, il a condamné le jockey à remettre l\u2019argent ou tout au moins une partie.Ceci prouve que l\u2019étude du droit déforme singulièrement la raison.Mais le jockey, qui n\u2019était pas banquier, a été Je plus fin, Il s\u2019est sauvé en Californie avec la fille même du banquier avaricieux, et a filé en Californie avec elle le parfait amour jusqu\u2019à l\u2019arrivée du père courroucé et de sa femme émue qui ont dû s\u2019incliner devant le \u201cfait accompli\u201d.Voilà comment pour avoir été un avare dégoûtant, et malgré l\u2019aide d'une inique justice, le banquier ne recouvre ni tout ni partie de ses 5,000 piastres bien aimées, que le jockey garde en même temps que la fille avec laquelle il est légalement mariée, ce qui le rend héritier des autres milliers de dollars que le banquier a dû accumuler.! Ah! oui, it y a une justice immanente qui est quelquefois ironique aussi ! JL EST IMPAYABLE ! ' Notre premier ministre est venu \u201cdans sa nne ville de Montréal\u201d, exprimer son étonne- ent de ne pas voir tout le monde heureux et sa- isfait! Notre premier ministre est remarquable- Iment optimiste; il est bien, tout lui va à souhait, tout va bien.Il a pourtant beaucoup à faire, mais il se it ou se croit tout puissant.Et comme il est ps aristocrate il aime à se rappeler la parole de lammarion : ! \u201cAvec seulement 2 ou 3 exceptions par mille tres humains, nous devons dire que nous vivons ix une planète de brutes!\u201d ! Et comme il est, ou croit être, dans Les 2 ou 3 pxceptions par mille, il regarde ses électeurs pomme n\u2019étant pas dans ces 2 ou 3 exceptions.Et il se prétend libéral! LA MORT D\u2019ESTHERAZY Lestraître qui vient de crever à Londres avait voué sa culpabilité peu de temps avant ou après Ju rénovation de Dreyfus, peu de temps avant ou rès le dernier procès de Rennes où Dreyfus futéffustruction publique qui coordonnerait les ef-l; MONTREAL, SAMEDI, 25 AOUT 1923 CONTRE TOUS LES ABUS ET TOUTES LES INIQUITES Jal Ia ls\\ ITN] Par A plus B Sil est un journal dévoué à ]a défense de l\u2019esprit libéral dans notre province, les gens qui savent lire reconnaissent que c\u2019est bien te Mdtin, , Le Mâtin est tellement libéral qu\u2019il n\u2019a jamais hésité à dénoncerles chefs du parti rouge réfugiés dans la lâche équivoque, les chefs qui ont abandonné lesvieux principes au nom de je ne sais quel sordide opportunisme.Notre journal, se rendant compte que les plus grands ennemis de l\u2019esprit libéral, c\u2019étaient les libéraux officiels, n\u2019a jamais hésité une seconde à accorder son modeste mais vigoureux appui aux oppositionnistes de toutes les nuances, On a pu nous trouver frondeurs, voire violents, mais nul \u2014 même parmi nos adversaires \u2014 n\u2019a osé suspecter notre bonne foi ; nous avons combattu en marge des organisations politiques, notre plan de campagne ne nous a point été dicté, nous avons agi en hommes libres et au meilleur de notre connaissance.Aussi sommes-nous particulièrement à l'aise pour signaler l\u2019abjects campagne de calomnies que les valets de la politicail\u2018erie rougeâtre recommencent à mener contre l\u2019ancien premier ministre conservateur, l\u2019hon.Arthur Meighen, Les rapsodes du Soleil donnent, ainsi convient, le la de ces coup'ets infamants, Résumons les calomnies du Soleil, pour ne pas fatiguer le lecteur.Le journal qui reçoit de par la grâce de M.Alexandre Taschereau, notre charmante miniature de tsar, $163,000 des fonds publics pour louer, encenser, magnifier et glorifier M.Alexandre Taschereau dans ses hautes et basses oeuvres, bref, l'organe créchard accuse M.Meighen d\u2019être: lo L\u2019insulteur des Canadiens-français ; qu\u2019il DEUX MILLIARDS trois cent millions de dollars qui aflige le pays; 30 d\u2019étre le pére de la conscription.Ceci posé, nous allons une fois de plus démontrer au public la vilenie, le mensonge, la la- cheté, la perfidie et l\u2019inexpugnable sottise du journal québecquois, lo Le Soleil dit que M.Meighen est l\u2019insulteur des Canadiens-français?Où?Quand et comment les a-t-il insultés?20 Le Soleil dit que M, Meighen est le créateur de la dette de deux mil'iards.Parlons en chiffres ronds, Divisons la dette en deux parties: | .(a) la dette des chemins de fer (b) la dette de la guerre.3 20 d\u2019étre le créateur de Vénorme dette de De la dette des chemins de fer, le parti libérali\u2019 est responsable conjointement et solidairement avec le parti conservateur; nous l\u2019avons nettement établi, le Star lui-même l\u2019admet, tous ceux qui sont au courant des agissements politico-fi- nancierg des sieurs McKenzie et Mann le savent.Pour la dette de guerre, faut-il rappeler que l\u2019Hécatombe a coûté au Canada près de deux milliards?Deux milliards votés par les rouges comme par les bleus, par les hibéraux comme par les conservateurs, par les amis du Soleil à Ottawa comme par seg ennemis?30 Le Soleil dit que M.Meighen est le père de ta conscription, M.Meighen est-il plus le père de la conscription qu\u2019une notable partie du grand état major libéral?L\u2019est-il plus que Pardee, sénateur libéral?Plus que Spinney, plus que Maclean, plus que Loggie, plus que W.A.Charleton, plus que Nes- bitt, plus que Mewburn, tous disciples de Laurier et chefs libéraux?L\u2019est-il plus que Pugsley, ce ministre de Laurier qui accepta de Borden le poste de lieutenant-gouverneur au Nouveau-Bruns- wick?L\u2019est-il plus que l\u2019'hon.E.M.Macdonald, qui refusa de se présenter pour Laurier dans Pic- tou en 1917 et qui est aujourd\u2019hui ministre de M.King?L\u2019est-il plus enfin que l\u2019inénarrable Fielding, traître à sir Wilfrid, conscriptionniste enragé et francophobe, maintenant bras droit de M.King?L\u2019est-il plus que le Cangda, , journal du parti, qui trouva alors moyen d\u2019écrire cette phra- Se qu\u2019il faut monter en épingle: le parti libéral qui sincèrement fut conscriptionniste !?¥ Ok + Voilà les faits irréfutables, Voilà la vérité.Le Soleil le\u2019 sait bien et il se gardera comme de la peste d\u2019en avertir les que\u2019ques milliers d\u2019imbéciles qui le lisent, Le Soleil, journal rédigé par les valets du ministère de Québec, montre dans le domaine fédéral la même bassesse, la même perfidie, la même lâcheté, les mêmes honteuses, viles et sales tactiques que dans le domaine provincial Ce n\u2019est que par le mensonge, la calomnie et la fourberie qu\u2019il peut défendre le régime actuel à Québec, Il vient de nous faire voir que les faux libéraux d\u2019Ottawa he sauralent, à leur tour, être défendus autrement.Nous nous en doutions bien un peu.Mais le Soleil, en larbin aussi plat que maladroit, s\u2019est chargé de nous le prouver ! Tous nos compliments, ° Roger MAILLET encore condamné par des juges victimes de leur esprit sectaire ! Quelle a été la vie de cet individudà depuis le procès?Avait-il encore assez de conscience pour avoir des remords comme cet Ulmo qui £init ses jours en Guyane pour l\u2019amour d\u2019une demimondaine! Etait-il resté cet Estherazy, assez cynique pour se flatter d\u2019avoir su échapper en temps opportun à la justice militaire?A-t-il été aussi misérable que Bazaine qui mourut tristement en Espagne?Que de victimes l\u2019esprit de parti n\u2019a-t-il pas fait dans ce procès où Dreyfus lui-même n\u2019était qu\u2019un prétexte, une quantité négligeable! Les généraux Mercier, Chanoine, de Boisdeffre, Zurlin- den, tombés dans l\u2019oubli, morts dans une retraite silencieuse! Et ce pauvre Quesnay de Beaure- paire, décédé dernièrement, qui du sommet de la magistrature, sombra dans la médiocrité et la misère ! Le fanatisme joue de bien mauvais tours à ceux qui en sont atteints et le dernier procès de lP\u2019abbé Delorme nous montre trop \u2014 à nos frais\u2014 que la Raison n\u2019est pas encore donnée à tout le monde.DYSCOLE.v La rentrée des classes Les écoles vont bientôt rouvrir leurs portes.Nous lirons dans quelques semaines que plusieurs centaines ou plusieurs milliers d\u2019enfants n\u2019ont pas pu y trouver de place, mais qu\u2019on s\u2019en oceu- pera l\u2019an prochain.comme d'habitude.tituteurs, engagés à l\u2019année, comme des valets de ferme, vont continuer à végéter dans une médiocrité honteuse sous l\u2019oei] sardonique de ¢ommis- saires d\u2019école vaniteux, incompétents et autoritaires, Qu\u2019a fait M.David depuis son avènement au pouvoir oll le nom de son père l'a porté?Des voyages, des promenades, des causeries, des \u201cspeeches\u201d, des conférences, des discours, etc, etc.Il a beaucoup parlé, il n\u2019a donc pas agi.Où en est la réforme nécessaire rendant l\u2019instruction, primaire gratuite et obligatoire, car l\u2019obligation entraîne la gratuité?Un évêque catholique américain ne disait-il pas tout dernièrement en parlant du gouvernement des Etats-Unis: \u201cL\u2019Etat se montre sage dang ses lois relatives à l\u2019instruction obligatoire.11 doit voir à ce que tous les citoyens apprennent les notions fondamenta/es du savoir ordinaire.\u201d Voilà qui est parlé net.Cette vérité, approuvée par un évêque catholique, est trouvée juste de l\u2019autre côté de la ligne 45e, mais de ce côté-ci elle est, non seulement considérée injuste et fausse, mais encore le fait d\u2019en parler semble être considéré comme une manoeuvre radicale et anti-cléri- cale.Bizarre mentalité ! I] faudrait, pour le bien du pays, pour son avancement intellectuel dont dépendent tous les autres, que chaque citoyen apprenne d\u2019abord \u2018es \u201cnotions fondamentales du savoir ordinaire\u201d, mais encore il faudrait que les élèves intelligents soient encouragés à continuer leurs études gratuitement s\u2019il le faut.Il se trouve, dans le peuple sain de corps et d\u2019esprit, de nombreuses intelligences qui ne demandent qu\u2019à être cultivées, et qui s\u2019étiolent grâce à la cupide ignorance de leurs illettrés parents, L\u2019Etat devrait sauver ces intelligences, et pour le pouvoir faire, il faudrait qu\u2019il puisse s'occuper de l\u2019instruction publique autrement que par l'intermédiaire de petits comités irresponsables.Il lui faut créer un ministère de Les programmes restent inefficaces ; les ins-;- forts d\u2019instituteurs de carrière, compétents, dévoués, sûrs de leur avenir, bien payés.N\u2019oublions pas que la formation d\u2019un ministère de l\u2019Instruction pub'ique a été votée sous le ministère Marchand et n\u2019a été rejetée au Conseil législatif que grâce au faux \u201cMerry de] Val\u201d.C\u2019est le devoir absolu d\u2019un gouvernement libéral, vraiment libéral, de reprendre en mains la cause du peuple.LOGIC.* L'homme qui mène son troupeau Soir doux.Dang une odeur de moissons mûres, La maison dort, sans voix et sans murmures.Un merle chante aux abords du ruisseau.Je voig passer, vêtu d'étoffe brune, L'homme qui mène son troupeau.Il a gagné la côte violette, Où son épaisse et sombre silhouette, \u2014 Dos large, longues jambes, grand chapeau \u2014 Grandit sur la montagne au morne dôme.Dans la brunante, il Va, comme un fantôme, L'homme qui mène son troupeau.Sa maison rit sur la colline verte.Dès le matin sa porte est entr\u2019ouverte, Et de ses fils le jour dore la peau.En fredonnant une chanson qu\u2019il aime A chaque soir, il s\u2019en revient de même, L'homme qui mène son troupeau.A chaque soir, il s\u2019en revient de même, Vers la maison où vivent ceux qu\u2019il aime.Son froc, au vent flotte, comme un drapeau.Et j'aime à voir dans l\u2019ombre environnante, Oui j'aime 3 voir passer, dang la brunante, L'homme qui mène son troupeau.Blanche LAMONTAGNE.La faillite du Traité de Versailles Il faut la scrupuleuse honnêteté et la calme patience de la France pour s\u2019en tenir malgré tout au traité de Versailles, Pendant les négociations la France a dû renoncer successivement à tout ce qu\u2019elle réclamait comme sécurité sur la rive gauche du Rhin, en échange de la dérisoire promesse de ses \u201cbons alliés\u201d les Anglais et les Américains de venir à son secours en cas d\u2019attaque.L'un\u2019 de ces deux alliés s\u2019est empressé de ne pas accepter le traité de Versailles et de manquer ainsi à la parole de son président.Ce \u201cbon allié\u201d a simplement pensé: Si je l\u2019ai dit par la bouche de mon présiaent, je me dédis par la voix de mon Sénat, et go to H.L'autre \u201cbon a'lié\u201d s\u2019est empressé d\u2019emboîter le pas à son kamarade et de supprimer l'obligation, la seule à laquelle elle avait souscrit, de venir en aide à la France.Maintenant que les deux \u201cbons alliés\u201d l\u2019ont ainsi \u2018\u201cplaquée\u201d, la France ne peut-elle pas ou ne doit-elle pas simplement dire: Vous m\u2019avez enjo- lée à Versailles, vous m\u2019avez abanaonnée, trompée et insultée ensuite, Vous encouragez les A|- lemands à ne pas payer ce qu\u2019elle me doit afin de m\u2019empêcher de vous concurrencer sur les marchés mondiaux.Très bien, je fais comme vous; j\u2019annule le traité de Versail'es \u2014 comme vous.J\u2019annexe la Rhénanie à la France, puis à titre d'avant postes je prends la Ruhr et la vallée au Main.Fgo nominor leo, Et comme la France peut mettre sur pieds un million d'hommes désireux d\u2019en finir une fois pour toutes, et qu\u2019elle a des officiers tous capables de s\u2019en servir, l\u2019Angleterre ne mobilisera pas sa flotte comme elle \"a fait pour les Turcs.Elle avalera la pilule comme elle l\u2019a fait quand l\u2019Autri- che-Hongrie s\u2019annexa la Bosnie et l\u2019Herzegovine, pour la bonne raison que Poignez vilain il vous oindra, oignez vilain il vous poindra.LOGIC.babs POLITIQUE ET LITTERAIRE Challenge-For Le Numéro: \u2014 = ; NOUS VERRJIT 5.Le défi de Macnab a Athe resse toute la presse et publique.On en parlera d> [{:127: Vancouver.Le \u201cbarrage\u201d du silence dans notre province! Ler fraudeurs et des menteurs Québec est-il éternel?essera-t-i! gne des > dans le Journal d\u2019avant-garde Charity's Sake A \u201cSure Thing\u201d For the Crippled Children of Montreal\u2014Perhaps! To decide upon the truth, or untruth, of the allegations, made hereunder, I would nominate, Mr.ROBERT S.WHITE, editor-in-chief of The Montreal Gazette, and COLONEL GEORGE H, HAM, of the Canadian Pacific Railway, both of whom are honest men and experienced journalists.So far as Lord Atholstan is concerned\u2014and this Challenge is addressed to him\u2014it lies within his discretion to name any two people whom he chooses, inclusive of my nominees, to represent his interest in the matter at issue, In the first page of The Montrea} Star of Thursday evening last\u2014August 23rd\u2014was published the following :(\u2014 Ottawa Studying Current Events PROFOUND EFFECT CAUSED BY CRITICISM OF CANADA'S CONDITIONS.Ottawa, August 23.\u2014 (Star Special by Staff Correspondent.) \u2014 The Capital of Canada in full measure is reading and studying the criticisms of the position of Canada which are appearing in The Star under the caption: \u201cThe Whisper of Death.\u201d Among the thinking people of the capital, the better class of politicians, the leading business men, the more influential civil servants and the representatives of labor, the honest facts, pointing to the, k abyss toward which the country is drifting, are having a profound effect and admittedly are bringing home a more complete appreciation of conditions throughout the whole Dominion.\u201cThe Star,\u201d one prominent man said recently, \u201cis performing a national service and is stating the case in a clear-cut manner which ought to and will create a deap impregsion.\u201d \u201cThe Star hag hold of something,\u201d was the way the general feeling toward \u201cThe Whisper of Death\u201d was put by another.And the two comments may be taken as reflecting the opinion of those whose posts of observation give them opportunity to receive more than a surface impression of current events.HERE IS MY CHALLENGE :\u2014 First\u2014It is my considered belief and con- viction that the above alleged despatch to the| Montreal Star did not originate in Ottawa, but, on the contrary, was compiled in The Star office, or elsewhere, by Lord Atholstan, or under his instructions, in order to give some semblance of reality to the monstrous statements which have lately been appearing in The Montreal Daily Star, under the heading, \u201cThe Whisper of Death\u201d; and , Second\u2014That a scrutiny and investigation wil} reveal the absolute truth of the belief expressed in the paragraph next above.I, therefore, in connection with the Challenge as above.stipu!ate these things :\u2014 1\u2014That the Ottawa representative of The Montreal Star\u2014the \u201cstaff correspondent\u201d, mentioned in the above alleged moned to testify, under oath or affirmation, and \u201cespatch\u2014be sum-|: to name especially the \u201cone prominent man\u201d quoted, who spoke \u2018\u2018recently\u201d.2\u2014That the managers Pacific Railway Telegraphs and the Canadian National Railway Telegraphs be absolved by Baron Athd'stan in this instance from their oaths of secrecy surrounding all telegrams, entrusted to their care, and then produce the manuscript, if any, fyled by The Star\u2019s correspondent in Ottawa, \u2019 3\u2014That the record of tolls paid on this despatch be produced on the part of either of the above named telegraph companies by their Montreal managers, 4\u2014That the telegraph editors of The Star be summoned to testify as to the receipt, and editing, and \u201cheading up\u201d of the alleged despatch.5\u2014That the manuscript of the a\u2018leged de- spateh\u2014as it should be fyled and found amongst the Thursday's \u201ccopy\u201d in ¢he Star office\u2014be pro- cf the Canadian s duced as the main exhibit for the enlightenment of the committee of investigation._ 6\u2014If, as may happen, this \u2018\u2018copy\u201d\u2019 be in typewriting, thatthe typist who transcribed it shall be available, to testify as to the handwriting of the original manuscript, and if further\u2014as I believe \u2014the so-called despatch is not a despatch at al._ T\u2014If the so-called despatch was not typed from a Ms.in handwriting, that the typist be called upon to relate who dictated the above so- called despatch; and) if in existence, the stenographic notes be prpduced at the investigation, which shall be open to the pulyic., 8\u2014That Baron Atholstan and the undersigned shall be subject to call, and shall respond to that call if that course be deemed advisable by the Investigating Committee.4 On.the part of the undersigned it is hereby guaranteed that he will donate to any charity named by the Investigating Committee the sum of ONE HUNDRED DOLLARS if his charges be found false, and that a like sum be adjudged as due from Lord Atholstan, for a like purpose, in case His Lordship fail to estalfish the bona fides of the so-called despatch, under the very reasonable conditions as aforesaid.If, moreover, the undersigned\u2019s challenge fails of procf in the manner outlined, he engages to allow Lord Atholstan to dictate an apology to himself, the Baron, covering the aforesaid allegations, which the undersigned will subscribe to for pub\u2018icatin in The Press, including the Montreal Star; and, Similarly, in case of failure of rebuttal, His Lordship shall subscribe to an apology to The Public, and his readers particularly, dictated by the undersigned, to be likewise given putrication In The Press, and especially in his own papers\u2014 \u2018The Daily Star, The Weekly Star, The Standard, The Montreal Herald; and in The Presbyterian Witness, for the edification of the members of St.Andrew\u2019s and St.Pau; church of Montreal.BRENTON A.MACNAB.Montreal, August 25, 1928.Baron Roorback and The Home Bank (By Brenton A.Macnab.) And now we hear and see the Death Whisper- ings of the opportunist Atho stanian Star change to a strident and wolfish howl of denunciation! Having done what it could, through false and frenzied predictions of a national col apse, in order to weaken the financial fabric of Canada in every conceivable and unscrupulous way, so to prevent a successful outcome of a \u201cfair trial\u201d of the Canadian National Railways, this journalistic bul'-in-the-china-shop sets up a savage bellow in condemnation of the Home Bank management.Here is a providential herring to trail along.The Star wants someone to \u201cgo to jail\u201d, when and because \u201cthe savings of a thousand lifetimes are at stake.\u201d The baronial bovine is in full charge! It has sighted a red rag\u2014in Toronto! Surely there is none so virtuous as an erstwhile harot! x XX We have lately seen the Noble Lord of the Star denounce the so-called \u201cstealings\u201d of bygone days in connection with the Canadian Northern Railway.These peculations, running into millions, according to The Star, the Roorbacchi- nalian Baron.permitted to go through at the time without a single word of newspaper protest.There is, however, evidence enough and to spare that the Noble Lord was, directly and in- irectly, a beneficiary, or, if you like, a participant in a politca] sense in this loot, so to advance his inordinately pelfish, selfish and worldly personal ambitions-\u2014and\u2014as we well know\u2014the cheapening of the Peerages of \u201cThe Empire\u201d, of which same Empire he would have us believe he ig peculiarly and especially an upholder.> Yes, We know well these things.But today notwithstanding the Baron\u2019s words are the bitterest invocations of seemingly righteous invective against the railway looting he at one time si\u2019ently regarded, or connived at.(1) In the same spirit he now regards the banking situation.His sense of justice is outraged! He is strong on seeing justice vinaicated.We know, too,\u2014we, the public of Montreal\u2014 how, despite present howling, that from 1912 until the Montrea] Tramways franchise grab was perpetuated, in 1916, the same Noble Lord of The Star strove might and main, by day and night, to bring about the final and monstrous injection of millions of \u201cwater\u201d into the stock of that public utility.How, too, he was privy to the enthronement and pleased at the deification of Mayor Mederic Martin in the civic life of Montreal and the province, thus the more easily to accomplish that purpose.How the Baron toiled and schemed to crush out a Press in this City imbued with some idea of Public Interest, and succeeded, we well wot of.8 How he, more than anyone else, was the proponent and enabling agent of the present and indefensible overhead charges of the Tramways monopoly.These, as computed today, compel the payment, so to pay dividends on the watered stock, of a maximum fare of fifteen cents.(2) That staggering amount is extorted night after night, year after vear\u2014a constant drain.on\u2014*\u201cthe savings of a thousand lifetimes\u201d\u2014the hard won earnings of nearly a million citizens] ; No mutter, not a whisper, of anyone going to jail on The Star\u2019s part, at the time of plotting and evil-doing, though bribery and corruption of legislators at Quebec was established concurrently with the passage of tramways legisiation, and when the system in vogue there was exposed in all its graft, shame and dismal dishonor.Gouin was then en garde! En garde for Gouin and the tramways, and the annexation exploiters in Maisonneuve and elsewhere ! HO It was The Star, Baron Atholstan\u2019s own paper, which then refrained from reminding Premier and Attorney-General Gouin of Quebec of his plain duty to punish the guilty.To have done so would have destroyed the tramways edifice or juggernaut.That paper instead fondled the recreant Gouin, It praised him.It shielded him.It made easy his entrance into, and asso* cation with, the great financial institution of St.James Street.The paper finally roorbacked him into office at Otawa.There he is oday.Thus he will misrepresent Quebec and Canada in London and Geneva.* * * It is the same Star, too, at this very moment, which is likewise besotted in its heedlessness of a perfectly proper request, published in Le Matin, that Sir Lomer Gouin, or Mr.Attorney-General Taschereau, tell the impoverished widows, the orphans and the aged of the Merchants Bank catastrophe wherefore was the Cameron case postponed for the year last past, The Home Bank will do for The Star\u2019s false scent.Yet the necessary pressure ana prompt despatch to judgment of the Cameron case\u2014the summoning of witnesses who are all about us and (Continued on page 4) ERRATUM En marge de SOIR PAYEN, poème de Rene Chopin, paru dans le \u201cMatin\u201d?de samedi dernier, au troisième csatrain, lire: Dansent les jeux de la réclame Et ses invites au plaisir; Et non: Dansent les feux de la réclame Et ses invités au plaisir, Page 2 LE MATIN, SAMEDI 25 AOUT 1923 VOL.III \u2014 No 24 L / d It li SOUVENIR A JAURES i Eu i = CECI 2 d IIE ASSASSINE a b Avant de mettre sl.à ft ME la main à la On vient de fêter à Paris l\u2019anniversaire de la mort de at , années on Passe depuls ge 1 - ET 7 Ky Gluseppe Garibaldi, le héros de l'indépendance italienne.Mille légendes forment déjà un cycle important autour de Tépopée des \u201cchemises rouges\u201d.L'une d\u2019entre elles pourtant mérite d\u2019être prise en considération par les historiens puisque Garibaldi lui-même qui l\u2019a propagée: d'est l\u2019Affaire de Auberge de la Belle Jeanne, \u201cCet événement, a écrit le grand patriote italien, sauva peut-être la cause de l\u2019Italie, déjà compromise par quelques égers revers des nôtres, et surtout par la guerre sourde et déloyale que ne cessaient de nous faire ceux qui aspiraient aux faveurs de la monarchie savoyarde\u201d.En effet, durant l\u2019expédition des Mille qui fut le principe épisode des luttes qui aboutirent à l\u2019unité italienne, Garibaldi eut à combattre les associations secrètes alors au service des Bourbons de Naples.Cette Camorra, véritable bande de malfaiteurs, avait pris naissance dans les prisons où les plus forts des détenus imposaient une taxe aux nouveaux arrivants en les menaçant du couteau : ces derniers payaient, mais ne man- Quaient pas de sfenrôler ensuîte dans la bande qui ainsi gros- tissait sans cegse.Cette société secrète s'était, grâce aux libérés, étendue à tous les chanapans qui traînaient dans les cabarets, aux mauvais sujets de l\u2019armée et même à la police; elle était devenue une puissance avec laquelle avait pactisé le gouvernement des roïs de Naples, heureux de trouver là une pépinière d\u2019espions, sicaires et de bandits toujours prêts à le débarrasser des individus gênants.\u2018 Or, durant l\u2019expédition des Mille, les garibaldiens occu- dent Naples, base de leurs opérations, mais n\u2019y avaient que pes peu d'hommes, la majeure partie de leurs forces étant oc- leupée à faire, au nord, front contre les \u2018\u201cSavoyards\u2019\u2019 C'est à ve moment qu\u2019un complot fut soigneusement ourdi entre tous les camorristes pour anéantir les \u201cchemises rouges\u201d.Les réunions des principaux camorristes de Naples se te- Maïent secrètement sous la présidence d\u2019un fameux bandit ca- lebrais nommé Tifone, dans un bouge de piètre apparence voi- Bin; de la gare, l'Auberge de la Belle Jeanne, On prétendait \u201cue c\u2019était là que Masaniello, la veille de la fameuse révolte de Naples contre les Espagnols, s'était caché avec sa bande de \u2018pêcheurs.L'auberge était tenue par une jolie Napolitaine dont le \u2018prénom était le même que celui de sa grand'mère, la belle Jeanne, celle qui avait jadis rendu le bouge célèbre et fourni le titre de son enseigne.Notre Jeanne était aimable avec tout Je monde, comme doit l\u2019être une bonne hôtelière, mais sa ré- tion de vertu avait été à l\u2019abri de tout soupçon; jusqu\u2019au our où les garibaldiens en chassant les Bourbons avaient ame- mé dans leurs rangs un certain Bajaico, un des \u201cdogues\u201d les Plus\u2018 fameux parmi les Mille: L'homme entra un beau matin dans Kauberge où trônait Jeanne et celle-ci en devint tout de tuite amoureuse.L'histoire dit que Bajaico lui rendit son amour au centuple.La salle donnant sur la ruelle, et dans laquelle les deux \u2018amoureux avaient échangé leurs serments, n\u2019était pas le seul local de l'établissement: au fond de cette misérable pièce, la seule que connaissaient les clients vulgaires, s\u2019ouvrait un corridor aboutissant à un vaste souterrain.Cette cave pouvait contenir des centaines de personnes et ses murs étaient garnis de fûts pleins de boissons de toutes espèces, Deux robustes jeunes gens, leg frères de Jeanne, y servaient les consommateurs composés uniquement de camoristes.Nul profane n\u2019était admis sous aucun prétexte, à descendre dans cette cave dont, lors des conciliabules, une sentinelle \u2018cachée dans le corridor défendait l\u2019entrée, .Jeanne et ses deux frères s\u2019étaient faits camorristes, probablement pour les besoins de Teur commerce.Cependant, un soir, Bajaico, qui n\u2019appartenait à aucune société de tempérance, avait fait une longue station dans la salle de Yauberge auprès de sa Jeanne et levé le coude outre mesure.Maître du coeur de la patronne, les fumées du vin lui firent concevoir l\u2019idée d\u2019exp'orer toute la maison.Sans tenir aucun compte des avertissements, puis des prières de son amie affolée, il s\u2019aventura dans le corridor.Une sentinelle l\u2019arrêta brusquement au passage, Bajaico l\u2019envoya rouler à terre d\u2019un coup de poing et pénétra dans la cave.Là, il fut dans Finstant entouré, ligoté, conduit devant Tifone, jugé en quelques minutes et naturellement condamné à mort: un garibaldien ne pouvait sortir vivant d\u2019un repaire qu\u2019il ne manquerait pas d\u2019aller révéler.Jeanne, qui avait jusqu'ici servi ses intérêts en cachant la Camorra, n\u2019hésita pas une seconde à Jes sacrifier à son coeur: la terre pouvait s\u2019ouvrir pour l\u2019engloutir elle et son auberge, pourvu qu\u2019elle sauvât son Bajaico! Elle savait que son intercession serait inutile auprès des bandits, elle savait aussi que l\u2019arrêt de mort allait être immédiatement suivi de l\u2019exécution.Alors elle s\u2019élança dans la rue et se mit à hurler pour ameuter les passants.Mais le hasard la favorisa et voulut qu\u2019elle rencontrât de suite une forte patrouille des Mille, commandée par Vigo Pelizzari.Elle le prévint rapidement du danger couru par un des siens, Sans perdre une seconde, l\u2019officiers et ses hommes enva- \u2019hfrent le souterrain où ils délivrèrent Bajaico et où après une lutte sanglante Îls réussirent à tuer, blesser ou prendre la majorité des conspirateurs.' Presque tous les chefs de la Camorra hors de combat, et Jeur complot éventé, tel fut, grâce à la passion de la belle Jeanne pour une des \u201cchemises rouges\u201d le bilan de la soirée.De l\u2019aveu de Garibaldi, lui-même, la réussite de la conspiration aurait eu les conséquences les plus désastreuses pour les Mille: de l\u2019affaire de l\u2019Auberge de la Belle Jeanne, a donc peut-être dépendu le sort de l'Italie actuelle, ,Ç ; En tout cas, la légende est sympathique de l'Italie mnais- sante sauvée par Îles cris d'amour d\u2019une jolie fille d\u2019auberge.Cela ne vaut-il pas, \u2018après tout, les cris des oies du Capitole ?André JAGER-SCHMIDT.rès! Neuf années des plus pleines, et aussi des plus abominables, qu'ait vécues l'humanité.La ruée imbécile, le beau sang rouge des jeunes générationg versé à flots, et des cris de souffrance, et des larmes.La douleur maîtresse des hommes vivants, les serrant à la gorge, meurtrissant leur coeur à le faire éclater.Il n'a pas vu cela.Mais nous qui avons vécu ce temps de la grande folie, nous qui tenons, par hasard, notre place dans ce monde désaxé, nous cherchons toujours autour de nous, l'homme de beau génie et de grand coeur qui jetterait quelque clarté sur le chemin de l\u2019avenir, Nous le cherchons, et ne le trouvons pas.On a tenté de nous inventer des demi-dieux; on a chamarré d\u2019étoiles des soldats heureux; des politiciens se sont poussés sur les décombres.Mais l'homme que l'histoire dira grand, ol est il?Alors la pensée, en ces jours anniversaires, se reporte vers Jean Jaurès.Jaurès! s\u2019Îl eût vécu.Vraiment, \u201cla face du monde eût été changée\u201d.Pour dire qu'on l'a \u201cconnu\u201d, il suffit de l\u2019avoir vu et entendu.Jaurès à la Chambre.Il parlait, et immédiatement, c'était le silence.Tous se tournaient vers cette grande lumière, rayonnante de science et d\u2019éloquence.Jaurès en réunion publique.Cet homme, littérairement, aspirait la: foule, l'enchaînait à ga parole et lui.donnait la sensation rare et douce d'un grand bain de foi et de sincé_ rité.Jaurès, un rhéteur! Plaignons: ceux qui l'ont vu ainsi et ont pu rester insebsibles à l\u2019immense tendresse humaine qui animait son génie.Car c'est là le grand secret de son influence, des attachements passionnés qu\u2019il faisait surgir.Jau- règ prenait les hommes parce qu'il se donnait.Tout ce que son cerveau puissant avait acquis, tout ce que son coeur recélait d'amour, il le leur jetait en la magie d\u2019un verbe inégalé.A tous, il était indulgent et fraternel.Dans une de ses admirables lettres de jeunesse que publiait ces jours derniers Le Quotidien, il disait & un de seg intimes: \u201cIL me semble que l'humanité est, en masse, une personne point sotte et point méchante, Plus je vais, plus je trouve que presque personne n\u2019est tout à fait à mépriser\u2026\u201d Mais Jaurès cachait là, sous les formes d\u2019une jolie pudeur, sa vraie pensée: il aimait profondément les hommek et il leur faisait confiance.Et c'est pourquoi, dédaignant les railleries des sceptiques aboyant à ses chausses, il se laissait aller à rêver, à construire la cité des hommes meilleurs Comment n\u2019efit_il pas cru à leur perfectibilité, à la justice, à la bonté, puisqu'il représentait, lui, un type parfait d\u2019humanité intelligente et bonne?Jaurès était tolérant \u2014 fût] as_ sez abreuvé d'injures pour avoir respecté la liberté des siens ! \u2014#; courageux \u2014 sa vie tout entière et sa mort en portent témoignage.Et quel plus bel hymne au courage que celui de son Discours à la jeunesse ! \u2014; dévoué à ses amis \u2014 combien abusdrent ! \u2014; sincère jusqu\u2019aux moelles, dédaigneux des petites habiletés politiciennes, Et puis, il savait.A quelque question qu'il s\u2019appli- quit \u2014 et son esprit encyclopédi- \u2018crainte as {y \\ 4 + MN We Après une partie contestée, afin d\u2019éviter les refroidissements Îe joueur de Golf prendra : un verre de GIN CROIX D'OR fabriqué à Berthierville, Qué., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral.fois, vieillit en entrepôt.Rectifié Trois Grandeurs de flacons GROS-\u2014MOYENS\u2014PETITS # The Melchers Gin & Spirits Distillery Co, Ltd.MONTREAL GIN CANADIEN Mr CROIX D'OR MAS ' CANADIAN quatre & naissait le secret, au prix d\u2019un travail acharné et À la lueur de za superbe intelligence, de déblayer très vite, comme on écarte des ronces, tout ce que l'égoïsme, les bas intérêts, les sales combinaisons appor_ taient d'obscurité voulue.Reliez ses discours sur l\u2019enseignement, sur la politique extérieure, sur l\u2019armée et dites si jamais pensée plus claire, plus nourrie de faits, sut trouver| plus lumineuses formules de droiture, de bon sens et de raison.Jaurès, s'il eût vécu!l\u2026 Ah! certes, il serait Vain de chercher à reconstituer ses attitudes possibles pendant les heures terribles, Ce qu\u2019il eût fait: qui le peut savoir ?Mais ce qu'on sait bien, c\u2019est que sa voix, une belle et grande voix française de raison, de bonté et de pitié, eût su se faire entendre dans le fracas de la mêlée sanglante et folle.Tous les grands hommes de la guerre, qu\u2019ils semblent petits à côté de Jaurès! On Ya tué.Un fou, armé par d'autres fous plus abominables, l\u2019abattit un soir.Il fut la première victime.A l'évocation de ce souvenir, la plume se crispe aux doigts.Et un sanglot monte à la gorge, de rage et de honte! Henri BELLAMY.JUSTES REMARQUES \u201cQuon signe, demande, dans le \u201cDevoir\u201d, le j ournaliste averti qu\u2019est M.Georges Pelletier.Il continue de nous arriver, comme dans les autres fournaux, du reste, des lettres et des communications intéressantes, mais que les auteurs, pour une raison ou une autre, oublient ou négligent de signer de leur nom véritable.C\u2019est mal- possible de publier.Aucun journal n\u2019accepte d'insérer des lettres ou des notes dont l'auteur hésite à se rendre responsable, en y signant son nom et en donnant son adresse.Si ce qu'il dit est exact et fondé, quelle crainte a-t-il de laisser savoir qui il est, où on peut le rejoindre, si l'on a affaire à communiquer avec lui ?Et s\u2019il ne signe pas, pourquoi?De d'une indiscrétion?Les journalistes sont encore les gens les plus discrets du monde, quelque réputation qu\u2019on leur ait faite du contraire.Si vous leur écrivez, mais que vous ne désirez pas que votre nom paraisse dans le journal, dites-leur, ils y verront.Mais, encore un coup, ils ont besoin de savoir à qui ils ont affaire.Aussi une lettre anonyme, une communication sans nom responsable, passent tout droit de leur courrier au que s'intéressait & tout \u2014 il con.panier à rebuts, si intéressantes heureux, car, en ce cas, il est im.sont-elles.\u201d On ne saurait mieux dire.Nous prions nos correspondants de méditer ces remarques et d'en tirer le profit qu\u2019il convient.Il y va de leur intérêt comme du nôtre.Halifax et Portland sont maintenant égaux Le Chemin de Fer National du Canada a décidé d\u2019abolir le tarif différentiel qui existe entre Portland et Saint-Jean, N.-B., d'une part et Halifax d'autre part.Ce tarif s\u2019applique aux importations et aux exportations canadiennes, an- glaiseg et étrangères.Il y a quelques années les Chemins de fer de l'Etat et le Grand- Tronc s\u2019entendirent pour imposer au port d'Halifax un supplément d'un sou par cent livres sur le tarif en vigueur à Portland et à Saint- Jean.De grandes dépenses ayant été faites depuig pour améliorer le port d'Halifax et afin que ce port puisse être utilisé le plus possible, il a été.résolu de le mettre sur un pied d\u2019égalité avec ses concurrents, Portland et Saint-Jean, N.-B., en e le tarif pour le traffic européen est concerné.M est attendu toutefois que le traffic dit \u201cle long de la côte\u201d jusqu\u2019à Halifax et de ce port jusqu\u2019à Terreneuve ne sera pas affecté par ce changement de tarif qui sera en vigueur vers le ler octobre prochain, on Hl 125 Bo aa L\u2019ascension du Mont Mary Vaux Jasper Park, Alta.\u2014 Deux américains et deux américaines.de Chicago qui sont arrivés à Jasper après six jours passés dans les Montagnes- Rocheuses, déclarent avoir fait l'ascension du Mont Mary Vaux réputé jusqu\u2019ici inaccessible.Ces hardis alpinistes sont H.Douglas Sutherland, secrétaire de la Fédération civique de Chicago; M.Ben Herzberg, avocat; Mme Dr Emily Widdercombe et Mlle Mary Blake- slee, Tous quatre se rendirent à Jasper Park au commencement de juillet via le Chemin de Fer National du Canada et là, ils apprirent deg guides que la montagne qu\u2019ils pro- jettaient d'escalader avait découra- g6 tous les autres alpinistes.Sans se laisser rebuter par les douches froides jetées sur leur enthousias- me ils tentèrent l'aventure et après six heures et demie d'une pénible et dangereuse ascension ils atteignirent, dirent-ils, le sommet du Mont Mary Vaux qui se dresse à 10,000 pieds au-dessus du niveau de la mer et domine une grande partie de la chaîne des Rocheuses, Le train exposition canadien en France Les rapports venus d'Outre-mer nous dit quel succès remportait le train exposition canadien qui parcourt en ce moment les routes de France.Voici un écho de cette marche triomphale de notre train à travers les villes françaises que nous apporte la \u2018Dépêche de Rouen\u201d: \u201cLe train exposition canadien a suscité dans notre ville un vif mouvement de curiosité, Durant tout l'après-midi d'hier une foule considérable a défilé devant les wagons où étaient exposés les produits.et le soir l'animation était encore plug considéable.La place du Boulingrin, les boulevards, étaient noirs de monde et il n\u2019est pas exagéré de dire qu\u2019on se serait eru aux jours de la foire Saint- Romain.i \u201cL'intérêt que présentait l'exposition méritait cette affluence.\u201cNous sommes certains que beaucoup de nos concitoyens ignoraient ou tout au moins sous-estimaient les richesses du Canada.Une visite au stand les aura fait revenir de leur erreur et, en dehors des consé- quenceg purement économiques, des initiatives que fera naître l'exposition, il convient de dire qu\u2019elle aura été une magnifique leçon de choses, De telles initia- peuvent que rapprocher vivante et animée.tives ne deux nations étroitement unies par les liens du sang et nous ne sau- rlons trop en féliciter les promoteurs et les organisateurs.\u201d Un autre exemple de l'intérêt suscité là-bas par le Canada, ses ressources et ses possibilités, nous est fourni par ce fait que lorg de l\u2019inauguration du train canadien sur route M.Dier, ministre français Au commerce, après avoir visité en détail le wagon du Chemin de Fer National du Canada, le numéro 1 du convoi, avoua qu'il avait été étonné de l'étendue et de l\u2019importance du Chemin de Fer Natio- pâte ployer est bien la FARINE REGAL Vendue partout en sacs de 7-14-243% et 98 livres, ot en barils de 98 et 196 livres.MONTREAL (| Assurez-vous que la farine que vous allez em- la meilleure farine pour réussir gâteaux et pâtisseries.St.Lawrence Flour Mills Company, Limited Un service bancaire dans le monde entier Cette banque avec 572 succursales au Canada et à Terre-Neuve et 110 aux Indes Occidentales, Cuba, Amérique Centrale et du Sud, ainsi qu\u2019à Londres, New-York, Paris, Barcelone et avec ses correspondants dans toutes les parties du monde, offre au public un service sancaire direct dans tous les centres financiers et commerciaux.Nous 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contre la concurrence et forcer la vente en stimulant les besoins.Si vous voulez avoir une publicité réellement agissante, qui \u201cvende\u201d, faites de la publicité dans LE MATIN UN JOURNAL QUI EST LU PAR TOUS CEUX QUI SAVENT LIRE, rr] LA MAITRISE DE S0I-MEME AU MOYEN DE L\u2019AUTOSUGGESTION CONSCIENTE PAR LE PROFESSEUR COUE (Suite) SUPERIORITE DE LA METHODE Cette méthode donne des résultats absolument merveilleux, et il est facile de comprendre pourquoi, En effet, en agissant comme je le conseille, on n\u2019éprouve jamais d\u2019échecs, si ce n\u2019est avec les deux catégories de gens dont j'ai parlé plus haut et qui, heureusement, représentent 8 pc.à peine de la masse.Si, au contraire, on essaie d\u2019endormir le sujet du premier coup, sans explications, sans les expériences préliminaires, nécessaires pour l\u2019amener à accepter la suggestion et la transformer en autosuggestion, on ne peut avoir et on n\u2019a d\u2019action que sur les sujets extrêmement sensibles et ils sont en petit nombre.Tous peuvent le devenir par l\u2019entraînement, mais très peu le sont suffisamment sans l\u2019éducation préalable que je conseille de leur donner et qui se fait du reste dans l\u2019espace de quel!ques minutes, Autrefois, me figurant que la suggestion ne pouvait bien agir que pendant le sommeil, j\u2019essayais toujours d\u2019endormir mon sujet ; mais, ayant constaté que ce n\u2019était pas indispensable, j'ai cessé de le faire pour lui éviter la crainte, l\u2019angoisse qu\u2019il éprouve presque toujours lorsqu\u2019on lui dit qu\u2019on va l\u2019endormir, crainte qui fait souvent qu\u2019il offre malgré lui une résistance involontaire au sommeil.Si vous lui dites, au contraire, que vous ne voulez pas l\u2019endormir, que cela est absolument inutile, vous gagnez sa confiance, il vous écoute sans aucune frayeur, sans aucune axrière-pensée, et il arrive souvent, sinon la première fois, du moins très rapidement, que, se laissant bercer par le son monotone de votre Voix, il s\u2019endort d\u2019un sommeil profond dont il se réveille tout étonné d\u2019avoir dormi., S'il y à parmi vous des incrédules, et il y en a, je leur dirai tout simplement: \u201cVenez chez moi, voyez et vous serez convaincus par les faits\u201d.Il ne faut pas croire cependant qu\u2019i] soit absolument nécessaire de procéder comme je.viens de le dire pour employer la suggestion et déterminer l\u2019autosuggestion.La suggestion peut être faite aux gens à leur insu et sans aucune préparation.Que, par exemple, un docteur qui, par son titre seul, exerce déjà sur son malade un effet suggestif, vienne à lui dire qu\u2019il ne peut rien pour lui, que sa maladie est incurable, il provoque dans l\u2019esprit de ce dernier une autosuggestion qui peut avoir les conséquences les plus désastreuses ; qu\u2019il lui dise au contraire que sa maladie est grave, il est vrai, mais que, avec des soins, du temps et de la patience, la guérison viendra, il pourra obtenir quelquefois et souvent même des résultats qui le surprendront.Autre exemple: Qu\u2019un médecin, après avoir examiné son malade, rédige une ordonnance et In lui donne sans aucun commentaire, les médicaments prescrits auront peu de chance de réussir; mais qu\u2019il explique à son client que tels et tels médicaments devront être pris dans telles et telles conditions et produiront tels et tels effets, presque infailliblement les résultats annoncés seront obtenus, S\u2019il y a dans la salle des médecins ou des confrères pharmaciens, qu\u2019ils ne me croient pas leu\u201c ennemi; je suis au contraire leur meilleur ami.D\u2019un côté, je voudrais voir inscrire dans le programme aes éco'es de médecine l'étude théorique et pratique de la suggestion, pour le plus grand bien des malades et des médecins eux-mémes, et, d'un autre côté, j'estime que, chaque fois qu\u2019un malade va trouver un médecin, celui-ci doit toujours lui ordonner un ou plusieurs médicaments, quand même ceux-ci ne seraient pas nécessaires.Le malade, en effet, quand il va trouver son docteur, y va pour qu\u2019on lui indique le médicament qui le guérira, I] ne sait pas que, le plus souvent, c'est hygiene, le régime qui agit ; il.y attache peu d'importance, C\u2019est un médicament qu\u2019il lui!sentez rien, vous ne sentez rien, vous ne sentez faut.Si, à mon avis, le médecin prescrit seulement à son malade un régime sans aucune médication, celui-ci sera mécontent, il se dira que c\u2019était bien inutile de se déranger pour qu\u2019on ne lui donne rien à prendre, et souvent il ira trouver un autre docteur, Il me semble donc que le médecin doit toujours prescrire des médicaments à son malade et, autant que possible, pas de ces médicaments spécialisés autour desquels on fait tant de réclame et qui ne valent, le plus souvent, que par la réclame qu\u2019on leur fait, mais bien des médicaments formulés par eux-mêmes, qui inspirent au malade infiniment plus de confiance que les pilules X ou Jes poudres Y qu\u2019il peut se procurer facilement dans toute pharmacie, sans qu\u2019il soit besoin d\u2019aucune ordonnance, COMMENT AGIT LA SUGGESTION Pour bien comprendre le rôle de la suggestion, ou plutôt de l\u2019autosuggestion, il suffit de savoir que l'inconscient est le grand directeur de toutes nos fonctions.Faisons-lui croire, comme je l\u2019ai déjà dit précédemment, que tel organe qui he fonctionne pas bien, doit bien fonctionner ; instantanément, sa fonction redevient normale, soit immédiatement, soit peu à peu, Ceci permet d\u2019expliquer d\u2019une, façon aussi simple que claire comment, par la Vuggestion, on peut arrêter des hémorragies, vaincre la constipation, faire disparaître des fibromes, guérir des paralysies, des lésions tuberculeuses, des plaies variqueuses, etc.Je prendrai, comme exemple, le cas d\u2019une hémorragie dentaire, cas que j'ai pu observer dans le cabinet de M.Gauthé, dentiste, à Troyes, Une jeune fille, que j'avais aidée à se guérir d\u2019un asthme, qui durait depuis huit ans, me dit un jour qu\u2019elle voulait se faire arracher une dent.Comme je la sais très sensible, je lui offre de la lui faire arracher sans douleur.Naturellement, elle accepte avec plaisir et nous prenons rendezvous avec le dentiste.Au jour dit, nous nous rendons chez lui et, me plaçant devant la jeune fille, je la regarde fixement en lui disant : \u201cVous ne 4 3 rien, etc.\u201d et, tout en continuant ma suggestion, je fais signe au dentiste.Un instant après, la dent était enlevée sans que Mlle D.eût sourcillé.Comme il arrive assez souvent, une hémorragie se déclare.Au lieu d\u2019employer un hémostatique quelconque, je dis au dentiste que je vais essayer de la suggestion, sans savoir à l\u2019avance ce qui se produirait, Donc, je prie Mlle D.de me regarder fixement, et je lui suggère que, dans deux minutes, \u2019hémorragie s\u2019arrétera d\u2019elle-même, et nous attendons.La jeune fille rejette encore quelques crachats sanguinolents, et ensuite plus rien, Je lui dis d\u2019ouvrir la bouche, nous regardons et nous constatons qu\u2019il s\u2019est formé un caillot de sang dans la cavité dentaire.Comment s\u2019expliquer ce phénomène ?De la façon la plus simple.Sous l\u2019influence de l\u2019idée : \u201cL\u2019hémorragie doit s\u2019arrêter\u201d, l\u2019inconscient avait envoyé aux artérioles et aux evinules l\u2019ordre de ne plus laisser s'échapper du sang et, doci!ement, elles s\u2019étaient contractées naturellement comme elles l\u2019auraient fait artificiellement, au contact d\u2019un hémostatique, comme l\u2019adrénaline, par exemple.Le même raisonnement nous permet de com- préndre comment un fibrome peut disparaître.L\u2019inconscient ayant accepté l\u2019idée : \u201cLe fibrome doit disparaître\u201d, le cerveau ordonne aux artères qui le nourrissent de se contracter, celles-ci se contractent, refusent leurs services, ne nourrissent plus le fibrome et celui-ci, privé de nourriture, meurt, se dessèche, se résorbe et disparaît.EMPLOI DE LA SUGGESTION POUR LA GUERISON DES AFFECTIONS MORALES ET DES TARES ORIGINELLES OU ACQUISES La neurasthénie, si fréquente de nos jours, cède généralement à la suggestion pratiquée fréquemment de la façon que j'indique.J'ai eu le bonheur de contribuer à la guérison d\u2019un grand nombre de neurasthéniques chez lesquels tous les traitements avaient échoué.L\u2019un d\u2019eux avait passé un mois dans un établissement spécial du Luxembourg, sans obtenir d\u2019amélioration En six HEHEHE \u2014 semaines, ij a été complétement guéri, et c\u2019est maintenant l\u2019homme le plus heureux du monde, après s\u2019en être cru le plus malheureux.Et jamais plus il ne retombera dans sa maladie, car je lui ai appris à se faire de l\u2019autosugggestion consciente, et il sait la pratiquer d\u2019une façon merveilleuse, Mais si la suggestion est utile dans le traitement des affections morales et physiques, quels services bien plus grands encore ne peut-elle pas rendre à la société, en transformant en honnêtes gens les malheureux enfants qui peuplent les maisons de correction et qui ne sortent de là que pour entrer dans l\u2019armée du crime ?; Que l\u2019on ne vienne pas me dire que cela est impossible, Cela est et je puis vous en fournir la preuve, Je citerai les deux cas suivants qui sont bien caractéristiques, Mais ici je dois ouvrir une parenthèse, Pour vous bien faire comprendre la façon dont la suggestion agit dans le traitement des tares morales, j\u2019emploierai la comparaison suivante: Supposons que notre cerveau soit une planche dans laquelle sont enfoncées des pointes représentant nos idées, nos hapitudes, nos instincts, qui déterminent nos actions.Si nous constatons qu\u2019il existe chez un individu une mauvaise idée, une mauvaise habitude, un mauvais instinct, en somme, une mauvaise pointe, nous en prenont une autre qui est l\u2019idée bonne, l\u2019habitude bonne l\u2019instinet bon, nous la placons directement sur lg tête de la mauvaise pointe et nous donnons dessuf un coup de marteau, autrement dit, nous faison£ une suggestion.La nouvelle pointe s\u2019enfoncert d\u2019un mil'imètre, par exemple, tandis que l\u2019anciene ne sortira d\u2019autant.A chaque nouveau coup dc marteau, c\u2019est-à-dire à chaque nouvelle sugges< tion, elle s\u2019enfoncera encore d\u2019un millimètre et l\u2019autre sortira d\u2019un millimètre, de sorte que, au bout d\u2019un certain nombre de coups, l\u2019ancienne pointe sera complètement sortie et remp'acée par la nouvelle, Cette substitution opérée, l\u2019individu lui obéit.> (A suivre) vOu, I \u2014 No 54 LE MATIN, SAMEDI 25 AOÛT 1923 Page 3 | .| | AVOCATS Les meilleures pages des derniers DETTES INTERALLIEES q CRÉANCES Verso * | a re we Main 5228 Le Tabac de Qualite livres par Maurice DUPLAY Voilà, sur la vie de Paul Brulat, des pages pleines de faits, et, sur son oeuvre, une étude vibrante de juste admiration.Cet excellent petit livre est illustré d\u2019un expressif portrait du grand romancier, dessiné par Clément Serveau et gravé sur bois par Germaine Gasperiri.Gaston MOUSSE.HE OH A _ Bachelier, Paul Brulat allait père entendait qu'il fût, comme lui-même, avocat à Tunis.Brulat étudia le droit, mais sans grande appétence, car il persistait dans sa résolution d\u2019écrire.A la faculté, pendant les cours, il combinait quelque intrigue de roman, rêvait à l\u2019hé- roine, et, le soir, dans sa chambrette, tirait sa révérence aux Jurisconsultes de l\u2019antiquité et des temps modernes, faisait la nique à sa famil'e, en couchant ses fictions sur le papier.Les manuscrits s\u2019entassaient: des contes et des nouvelles, des études d histoire, de philosophie, d\u2019art, des articles, des romans.Mais nul débouché ne s\u2019ouvrait aux élucubrations d\u2019un pauvre étudiant perdu dans Paris.Or, un matin, sur le boulevard Saint Michel, un distributeur de prospectus lui remit cet im- é : UNE REVOLUTION DANS LE JOURNALISME ! \u201con \u201cPlus de martyrs de la pensée sans écho! Plus de chefs- d'oeuvre enfouis dans l\u2019éternel silence de l\u2019oubli ! «: Tout homme capable de créer et d\u2019écrire, va avoir le Journal auquel il a droit, \u201cPaul Sarrut fonde l\u2019Organe du Penseur.Que chacun nous apporte sa pensée ou son obole!\u201d Si Brulat avait ses poches vides de numéraire, it avait, comme vous savez, ses tiroirs bondés de manuscrits, Il fait un paquet de ses contes, nouvelles, études, articles et romans, et court rue du Croissant, où habitait ce providentiel Paulin Sarrut.L'Organe du Penseur n\u2019occupait point de somptueux bureaux, mais une seule pièce sous les combles; il ne s\u2019annonçait point par des lettres d\u2019or flamboyantes, mais par une inscription à la craie.Brulat entre et se trouve face à face avec l'émancipateur de la pensée, avec le guérisseur de son obstruction littéraire.Paulin Sarrut était un vieil'ard exalté, à la longue barbe blanche ; il incarnait l\u2019idéalisme un peu creux et le républicanisme déclamatoire de Quarante-huit.Il avait pas mal d\u2019illusions et, sans doute, un grain de folie.Etreignant les mains de Brulat, il lui dit : ~\u2014Vous êtes le premier écrivain qui ait répondu à mon appel.Jeune homme, je vous félicite.Pour récompenser votre zèle, je vous nomme mon secrétaire de rédaction.- Paul Brulat défaillait de fierté.Sarrut continua : .: \u2014L'Organe du Penseur sera celui de Ja jeunesse française, le Journal des inconnus et des incompris, Faute de métal, nos débuts seront mesquuns, mais nous grandirons.Qu\u2019importe le présent si, comme j\u2019en ai la certitude, l'avenir nous appartient ! Ici, les deux hommes tombèrent dans les bras l\u2019un de l\u2019au- faire son droit à Paris: son tre._ S'étant ressaisis, ils entreprirent la confection du premier numéro, qui devait être lancé le lendemain, et qui comprenait nécessairement beaucoup de Sarrut et beaucoup de rulat.Le lendemain, au réveil, Brulat, impatient de lire sa prose imprimée, envoyait le garçon de son garni acheter l\u2019Organe des Penseur.Le garçon revint bredouille et ahuri.Nulle part, l'Organe du Penseur n\u2019était en vente, Furieux, Brulat saute hors de son lit, et part lui-même à la recherche de la feuille.Il n\u2019est pas plus favorisé que son commissionnaire.Il comptait Son centième kiosque, Jorsqu\u2019il entend, place de la Bourse, un camelot glapir : \u2014Demandez l\u2019Organe du Penseur, son premier et curieux numéro ! Ce premier numéro constituait, en effet, une curiosité par la multiplicité et la grosseur de ses: coquilles: ce n\u2019était pas un Journal, mais une plage.L\u2019Organe du Penseur n\u2019eut qu\u2019un seul numéro, et Paulin Sarrut retomba dans le néant, avec son enfant spirituel âgé d\u2019un après-midi.Par Jean ROSTAND _ Avant que les maux de la dernière guerre ne soient guéris, tächons d'imprimer en nous, ineffaçablement, l\u2019horreur des guerres.Ce conseil, Jean Rostand nous le donne dans un livre dowt chaque phrase est parfaite et enflammée et qui respire en même temps la générosité et la sagesse, André MILLET.= * En ce temps-là, tous mouraient, ou, du moins, faisaient tout ce qu\u2019il faut pour mourir, Chacun d\u2019une manière différente.Pour des motifs différents.En dédiant sa vie à son idéal favori.Celui-la mourait pour la Patrie.Celui-là, pour la Justice.Celui-là pour qu\u2019il n\u2019y eût plus de guerres.Les idées les plus dissemblables habitaient des cerveauax voisins.Des abstraits.L'un sentait qu\u2019il se devait à son nom, des raisons personnelles s\u2019ajoutaient parfois aux mobiles à sa foi, à son clan, à sa race; l\u2019autre ne tenaait plus à la vie depuis un désespoir.Quelques rares suicides se glissaient dans la troupe immense des sacrifices, Certains improvisaient leur mort.Certains l\u2019avaient préparée.Certains, en mourant, cherchaient une attitude, un geste, un mot, Il y en eut qui moururent sobremént, sans se faire valoir, sans pose, en silence, sans même prendre la peine de montrer leur entière liberté d'esprit, sans même se donner le luxe de sourire, sans même \u2014 héroïsme hautain, qui se suffit \u2014 daigner prouver qu\u2019ils méprisaient la mort.TH y en eut qui moururent avec colère, comme par une sorte de défi.Ou avec douceur et indulgence.Certains envisagèrent la mort d\u2019un oeil! calme et lucide.Certains se défendirent de penser, préférant atteindre l\u2019instant fatal avec un cerveau vague.Certains, que le froid de l\u2019agonie dégrisait subitement de leur enthousiasme, ne comprirent qu\u2019au dernier moment l\u2019atrocité de la chose et s\u2019en allèrent avec mélancolie.par Victor DAUBRET Ce roman pourrait avoir comme sous-titre: L\u2019Anti-Tarta- rin.Le héros (?) est un pusillanime, un trembleur, et ne s\u2019en cache pas.Au rebours des tranche-montagnes, plus nombreux, ce n\u2019est pas la peau du lion qu\u2019il arbore, c\u2019est la peau du lapin.Le romancier hautement estimable de l\u2019Effort qui tue a traité à sa louange wne dôrnéa neuve.Maurice DUPLAY.Done, le \u201ctrac\u201d aura empoisonné toute mon existence.Héréditaire et chronique, il reste encore aujourd\u2019hui ce qu\u2019il a toujours été, généralement ridicule, quelquefois capable de s\u2019atténuer jusqu\u2019à s\u2019effacer lorsqu\u2019il est dominé par la volonté d\u2019agir.Un moment j\u2019espérai que cette névrose s\u2019userait: elle me semblait moins marquée à mesure que j'avançais en age.Je me suis trompé; je ne compit plus qu\u2019elle disparaisse jamais tant elle est inhérente à mon moi.Quel moyen de m\u2019en préserver m\u2019eût été possible?Quel remède eût pu m\u2019en guérir?Je voudrais pouvoir trouver à ces questions des réponses satisfaisantes me permettant de donner à ce roman une conclusion pratique, car la vie de tout homme renferme un enseignement.M\u2019efforcer maintenant de lutter contre la \u201cfrousse\u201d serait j'en suis convaincu peine inutile.Il est trop tard depuis longtemps.1! eût fallu la combattre dès mon enfance.Pourquoi ma mère n\u2019a-t-elle pas su le comprendre, au lieu de l\u2019entretenir et de la développer, avec son admirable sollicitude?.Par- donne-moi mère chérie d\u2019avoir cette pensée accusatrice, sois bénie pour toutes: tes tendresses dévouées mais laisse-moi te pardonner à mon tour tes phobies contagieuses et tes conseils nuisibles, Peut-on conclure qu\u2019avec de tout autres influences familiales mon tempérament se fut assez modifié pour me permettre d'évoluer de meilleure façon?J'hésite à répondre oui quand je pense combien i! est difficile aux parents de corriger le caractère des enfants rebelles.Et je le crois pourtant quand je vois par exemple l\u2019emprainte profonde que laisse dans les cerveaux de certains sujets l\u2019enseignement religieux qu\u2019ils (1) Un Vol, 2 fr, La Maison Française d\u2019Art et d\u2019Edition.(2) Un Vol.3 fr.50, Bernard Grasset, édit, Un Vo! 7 fr, Société Mutuella d'Eté, 4 l'autre.FRANCAISES Un précédent à invoquer (1823-1923) \u2014_\u2014 Pour l\u2019observateur qui suit, dans son développement, la question des comptes interalliés, le discours prononcé le 26 juin, à Salt Lake City, par le président Harding, pour recommander aux nations débitrices du vieux monde d\u2019imiter l\u2019Angleterre en payant leurs dettes, donne tout son sens à la venue annoncée à Londres, du richissime M.Mellon, secrétaire de la Trésorerie américaine, Ce voyage est un pas de plus dans la recherche d\u2019un règlement définitif de ces comptes par un accord entre les deux créanciers principaux.On sait que le premier ministre britannique, sir Stanley Baldwin, depuis la liquidation de la dette anglaise dont il a fixé les modalités à Washington, n\u2019a omis aucune occasion de célébrer ce contrat comme un précédent qui aomine tout le problème, La France, en particulier, doit comprendre, selon lui, qu\u2019il lui faut ou payer sa dette, comme vient de faire l\u2019Angleterre, ou accepter un nouvel abandon de sa créance sur l\u2019Allemagne, en échange du quitus anglais.Ces intimations qui, sous les compliments de style, prennent un ton de plus en, plus péremptoire, n\u2019ont rien qui puisse surprendre.Depuis un an déjà, pour notre part, nous inquiétant du poidsénormedont les deux créances américaines et britannique pèsent sur notre politique extérieure et sur notre crédit, nous préconisons la constitution d\u2019une créance française apte à leur faire contrepoids.Cette créance se fonde sur le fait que la France a été le champ de bataille d\u2019un ensemble de guerres qui furent poursuivies pour des intérêts nationaux distincts et ne furent rattachées entre elles que par la noble émulation des héroïsmes et par la coordination nécessaire dans les mouvements des armées pour triompher d\u2019un même ennemi, Pour être plus clair, présentons la question telle qu\u2019elle se pose pour la France, sous la forme d\u2019un dilemme, De deux choses l\u2019une: ou la série de guerres qui s\u2019est poursuivie contre l\u2019Allemagne, sur le sol français, a été commune aux trois grands cobelligérants, France, Angleterre, Etats-Unis, ou elle ne l\u2019a pas été.Dans le premier cas, cette communauté d\u2019efforts comporte la mise en commun des frais (c\u2019està-dire les subsides commerciaux anglo-saxons, auxquels répond la terre française retournée, pulvérisée au profit de tous), mise en commun qui entraîne logiquement l'extinction réciproque des dettes, Or, cette conclusion est écartée par nos créanciers.Dès lors, et c\u2019est le second cas, cette série de guerres se décompose en trois guerres, politiquement séparées par leurs origines et par leurs buts, comme l\u2019ont proclamé cent fois les porte-parole de nos alliés et associés : (\u201cWe made our own war\u201d), ces guerres juxtaposées n\u2019ayant de cohésion entre elles que par le lien stratégique, par l\u2019accord technique indispensable sur le plan militaire pour remporter une victoire qui ne pouvait être que commune.Ici se dessine la position spéciale de la France.Deux de ces guerres, la guerre anglo-allemande et la guerre germano- américaine, s\u2019étant poursuivies sur le sol français, il en résulte pour notre pays le droit d\u2019opposer aux créances de ses anciens alliés et associés, sans les répudier, bien entendu, une créance d\u2019ordre reconventionnel susceptible de les absorber, ; En effet, quand les Etats-Unis, à leur tour, sont entrés dans la lutte, la troisième année du conflit, les dettes commerciales contractées par l\u2019Angleterre vis-à-vis d\u2019eux, depuis le début des hostilités, atteignaient déjà 700 à 800 millions de livres sterling.A partir de ce moment, quand les dettes s\u2019accrurent, aucune contre-partie territoriale ne s\u2019inscrivit, du fait de l\u2019association américaine, à l\u2019actif anglais, .En France, au contraire, cette contre-partie, surgie de nos premières ruines, grandit avec la créance de notre alliée britannique, et ne cessa de s\u2019arrondir avec elle jusqu\u2019aux environs de l\u2019armistice, C\u2019est que les Etats-Unis n\u2019ont pas fait leur guerre sur le sol de l\u2019Angleterre, leur débitrice, mais en France, et que, de son côté, l\u2019Angleterre a fait la sienne, pour une immense proportion, non en Angleterre, ni en Allemagne, mais en France également, c\u2019est-à-dire sur le territoire d\u2019une débitrice qui se trouve de ce chef créanciére de ses créanciers, Il est un fait dont il faut tenir grand compte: c'est que la participation des drapeaux américains à la grande mêlée, auprès des nôtres, ne constitue pas toute la guerre américaine.Près d\u2019une année entière s\u2019écoula entre la.déclaration, de guerre des Etats-Unis (6 avril 1917) et l\u2019apparition de leurs premières divisions sur la ligne de feu.Durant cette phase préliminaire, tandis que l\u2019Amérique frémissante multipliait ses préparatifs, l\u2019Allemagne, dès le premier moment, multipliait ses coups, Destruction précipitée de la Russie impériale, libération de 50 divisions allemandes sur les lignes de l\u2019est, ruées désespérées avec ce renfort à l\u2019ouest, contre le rempart fran- co-anglais (150 kilomètres aux effectifs britanniques, 450 kilomètres aux effectifs français), c\u2019est ainsi que l\u2019Allemagne combattit son nouvel adversaire sur un front d\u2019où, malgré lui, il était absent, ; « .Ces créances francaises, qui pourraient s\u2019appeler \u201cpatrimoniales\u201d, parce qu\u2019elles traduisent le dommage infligé au patrimoine par excellence, la terre, seraient mises sur pied par une commission parlementaire dont l\u2019enquête s\u2019appuierait sur les archives de nos états-majors et sur les dossiers de nos régions sinistrées, avec recours éventuel à la Société des Nations, Rien ne serait plus normal, méme maintenant, que d\u2019ouvrir semblable procédure.Nul, en effet, qu\u2019il s'agisse d\u2019un peuple ou d\u2019un individu, n\u2019est censé renoncer à son droit.Aussi peut- on s\u2019étonner du ton si affirmatif qui anime les commentaires de sir Stanley Baldwin sur le règlement anglo-américain, comme si c\u2019était là un précédent sans réplique.Cet exemple ne saurait faire autorité contre nous.; .Il existe pourtant, dans la comptabilité britannique, un précédent, non pas contre nous, mais pour nous, et auquel nous avons le droit à fortiori de nous référer: Durant les premières coalitions réunies contre la France par le gouvernement anglais, de 1795 à 1800, la cour de Vienne contracta en Angleterre trois emprunts successifs.Ces ee prunts ne furent jamais remboursés et portaient d'année en année des intérêts qui, s\u2019ajoutant les uns aux autres, élevaient en 1823 le chiffre global à 500 millions de francs.oo Il ne faut pas oublier qu\u2019à ce moment l\u2019Angleterre pliait encore sous le poids d\u2019une dette de 20 milliards de francs, formée durant les guerres qu\u2019elle fomenta contre la République, le Consulat et l\u2019Emfpire français, Néanmoins, en vertu de l\u2019accord intervenu à cette date avec la cour de Vienne, celle-ci obtint la remise des neuf dixièmes de sa dette et se trouva quitte moyennant deux millions de livres sterling, sans avoir a payer ce bénéfice d\u2019aucun abandon, et aprés avoir été comblée de largesses par ses alliés, au congrès de 1815.; ; On ne peut admettre l\u2019idée que le Trésor britannique ait deux poids et deux mesures, suivant que l\u2019Angleterre a combattu du côté de la France ou du côté de ses ennemis.Pou-: vons-nous supposer un seul instant qu\u2019au coeur de nos voisins rence forestière de l'Empire, qui traversent actuellement le Canada avertirent la station forestière de Témagami par radio.le message.; Des modifications ont récemment été autorisées par un arrêté en conseil concernant les Règlements sous l'empire de la Loi de la convention concernant les oiseaux mi- | grateurs, affectant la chasse du gi- | bier a4 plume migrateur dans cer-! taineg provinces.D\u2019après cet arrêté une autre sai-! son de prohibition de la chasse s\u2019é-| tendant à tout le Dominion a été, instituée relativement au Canard, huppé ou branchu et se prolongera.jusqu\u2019au 31 janvier 1924.Une saison de prohibition semblable a aussi été établie en ce qui concerne les Canards eider, ((Moyac), excepté que l\u2019on pourra faire la chasse à l\u2019Eider dans le Yukon et les territoires du Nord-Ouest durant la saison de chasse régulière prévue quant aux canards dans ces localités.Les saisons de chasse prévues par les Règlements sous l'autorité de la Loi de la convention concernant les oiseaux migrateurs pour la saison 1928-1924 dans les provinces d'Ontario et de Québec sont comme suit: CANARD, OIES, BERNACHES ET RALES Dans la province de Québec, du ler septembre au 14, décembre in- En boîtes métalliques d'une 4 lb.- et en paquets clusivement, Dans la province d\u2019Ontario, du ler septembre au 15 décembre inclusivement.Oiseaux de rivage ou échassiers, comprenant seulement les suivants: Bécasse, Bécassine de .Li , .Wilson ou Jack-Snipe.Pluviers icences, Ete \u201c ETUDE DE COMPTABILITE \u201d 150 RUE MENTANA, MONTREAL.EST 3717M Cours méthodique de haute comptabilité.Service de librairie.Audition.Ecrire pour détails.Expertise.à ventre noir et Pluviers dorés et les Chevaliers à pieds jaunes, grands et petits.Dans la province de Québec, du ler septembre au 14 décembre in- Après cette expérience leg délégués firent une excursion dans le Parc Algonquin oll plusieurs \u2018\u201cbro- .chetées\u201d de belles truites furent clusivement, prises.Ils partiront ensuite de Joe Dans la province d'Ontario: du|Lake pour Iroquois Falls, et de là ler septembre au 15 décembre inclusivement, excepté pour la Bécasse dont la saison de chasse sera du 15 septembre au 15 octobre inclusivement.Recettes du C.N.R.Les recettes brutes du Chemin de Fer National du Canada pour la semaine terminée le 14 août, se sont élevées à $4,932,561, soit une augmentation de $418,617, ou de 9 pour cent sur la période correspondante l\u2019an dernier.Le total des recettes brutes du ler janvier au 14 août, s\u2019est élevé à $147,575,492.90, ce qui représente une augmentation de $16,- 528,922.18 sur la période correspondante en 1922.ils se rendront à Minaki Inn, sur la ligne du Chemin de Fer National du Canada.COMMENT APPRENDRE LE LATIN A NOS FILS C\u2019est sans doute faire connaître assez les mérites du nouveau livre de M.Bezard que de dire qu'il est digne de ses aînés : la Classe de français et la Méthode littéraire.\u2014 C\u2019est un livre d\u2019expérience, et à un double titre: l\u2019auteur y a mis tout ce que lui a ensegné une pratique déjà longue de l\u2019enseignement, poursuivie avec autant de science que d'amour; mais il ne s\u2019en est pas tenu là, il a associé à son étude tous ses collègues du lycée Hoche, et les élèves de ses collègues, si bien qu\u2019il nous donne la sensation, si précieuse et si rare, de la vie complète et variée, d'un bout à l'autre de l\u2019année scolaire, et depuis le premier ap- Une expérience intéres- prentissage des rudiments juqu\u2019a la _ sante veille du baccalauréat.\u2014 La vie, c\u2019est bien là le grand charme de Témagami, Ont.\u2014 Une intéres-|©et OUVrage, et c\u2019en est aussi la grande utilité.Parce qu'il reste sante expérience d'aviation et de radio vient d'être tentée ici pour le bénéfice des délégués à la Confé- en perpétuel contact avec la réalité vivante, M.B.ne risque pas de s\u2019égarer dans les théories abstraites et systématiques; sur les questions controversées, comme celles de la méthodes directe et de la méthode classique ou du thème latin, son opinion lui est dictée, non par un dogme, mais par ce qu\u2019il a vu, par ce qu'il sait possible et pratiquement désirable.\u2014 Et quelle vie aussi dans les méthodes d'enseignement! Quel désir passionné de faire trouver, de faire créer la science du latin par l'enfant lui-même, sans rien de machinal ni de servile! Quelle ingéniosité avisée, infatigable, touchante même, dans les procédés pour atteindre ce but! \u2014 En lisant ces pages si chaudes et .si vraies, je songeais aux impressions que pourra ressentir l'historien qui, dans quelques siècles, les relira sur un convoi spécial du Chemin de Fer National du Canada.Afin de démontrer aux visiteurs, l'efficacité de notre système de protection forestière, un feu de forêt fut allumé dans un endroit écarté où il n\u2019y avait pas de danger de conflagration et ce à l\u2019insu des aviateurs chargés de surveiller la forét.En quelques minutes ces derniers, partis de Sudbury, localisèrent quand même l'incendie et du haut des airs, Le, délégués qui se trouvaient près du haut parleur, entendirent très distinctement ,chon, L'Enseigr SERVICE de BATEAUX de la Canada Steamship Lines Montréal-Québec Départs tous les jours Montréal-Mille-Iles Rochester-Toronto Départs tous les jours Montréal-Saguenay Départs tous les jours Montréal-C\u201dTown-St-Jean, T.N.Départs toutes les deux semaines Croisière Montréal- Saguenay semaines durant Détails à la Canada Steamship Lines Toutes les août Limited Hôtel Windsor.9 Square Victoria Uptown 4740.Main 4710.Hôtel Mont-Royal Uptown 7545 MONTREAL.A VENDRE A SACRIFICE : peintures aquarelles et autres objets d\u2019art, ainsi que livres et meubles, etc.S\u2019adresser au No 25, rue St-Jacques, Chambre 5.pour avoir quelques renseignements sur la pédagogie du vingtéme sie- cle.Il y trouvera une image singu_ lièrement frappante de l'existence de nos collégiens, de leurs connaissances et de leurs ignorances, de leurg jeunes curiosités, de leurs ardeurs, \u2014 de leurs préjugés même, Il y prendra aussi une idée très sympathique de l'âme universitaire: je ne crois pas qu\u2019on puisse jamais rencontrer autant de sûreté de jugement, de finesse, de goût, d'habi_ leté dans la direction morale et intellectuelle, et par-dessus tout, de dévouement, d'attachement cible à ce qu\u2019on enseigne et à ceux à qui on l\u2019enseigne.\u2014 (René Pi_ nt daire).NE REMETTEZ PAS À DEMAIN CE QUE VOUS DEVEZ FAIRE AUJOURD'HUI.Abonnez-vous à une feuille jeune, vivante Vous trouverez cidNclus $.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.POUT BULLETIN DE SOUSCRIPTION AU MATIN Aidez une oeuvre de critique indépendante.Encouragez un journal de débats politiques et littéraires.et combative.mois d'abonnement.Signé.d\u2019outre-Manche la Marne soit moins chère aujourd\u2019hui que ne le fut autrefois Waterloo ?Co Comme on voit, d\u2019importantes réductions sont à obtenir, sur la créance de nos alliés.Une remise sur la créance britannique aura, en effet, sa répercussion certaine sur celle des Etats-Unis, qui ne pourraient rester en arrière de leurs par-| tenaires anglais, car ces deux titres sont solidaires l\u2019un de| Sans entente concertée, chacun d\u2019eux pèse sur notre franc, sur notre vie nationale, d\u2019un double poids.Tout sacrifice affectant l\u2019un se doublera automatiquement d\u2019un sacrifice de l\u2019autre.Après quoi, ce qui pourra subsister de ces charges, sur notre crédit instantanément relevé, cessera d\u2019appartenir à l\u2019arsenal des artifices et des ressorts politiques dont on se sert contre nous, et réintégrera le domaine purement financier, dans le cadre plus paisible où s\u2019ajuste, entre comptables, le \u201cDoit et Avoir\u201d des Grands Livres d'Etat, Paul LEFAIVRE, Ministre plénipotentiaire.\u2014\u2014 ont reçu dans leur jeunesse, Qu'importe! Le scepticisme sur | ce point est déplorable, Il faut avoir confiance èn la valeur de, l\u2019éducation comme on croit en l\u2019efficacité des moyens, hygiéniques ou des médicaments pour combattre des états; morbides constitutionnels, Il est moral d'avoir cette con- Mammen, J A ÜTESSE.umpaesscs covers sorsensasssssssssnsasesse Six mois: Prix d'abonnement : Un an: avsossssmeeneensencensennnensee 2.50 asersscseusssersecn nn $ 1.50 paraissent susceptibles de s'abonner.Nom * Veuillez adresser un exemplaire de votre journal aux personnes suivantes qui me Adresse Nom Adresse Nom Adresse L.cnoovvrnerrorsersssensenenenereneonee geo invin-! Aldéric Blain, L.L., L.AVOCAT \u2014 ADVOCATE 50 Notre-Dame Ouest.Immeuble Duluth, Chambre 21 FELIX DESROCHERS AVOCAT 20, Rue ST-JACQUES, Ch.39 Tél.Main 7019 Rés.: 869, Rue ST-HUBERT Tél.Est 622 |Hon.Rodolphe MONTY, C.P., C.R- Alfred, Duranieau, C.R.H.S.Ross, C.R.Eugène R.Angers.J.C.Martineau.MONTY, DURANLEAU, ROSS & ANGERS AVOCATS SUITE: 90 ST-JACQUES TELEPHONE MAIN 140 ROLAND MAILLET Edifice LA SAUVEGARDE Main 2856 Tél.Main 1183 Rés.Melrose 224 Théodule Rhéaume, c.r.M.P.AVOCAT et PROCUREUR Chambre 63, édifice La Sauvegarde 92 rue Notre-Dame Est DOCTEURS Téléphone Est 7580.Or J.M.E Prevost Ex-éleve des Hépitaux de Paris, Londres et New-York .Pendant quatre ans dans les Hôpitaux Militaires en France et en Angleterre.Spécialiste en maladies sexuelles, maladies de la peau et maladies vénériennes.HEURES DE BUREAU: ° 10 heures À.M.à 8 heures P.M.460 RUE ST-DENIS, Coin Sherbrooke.Montréal.Tel, Est 6958 Or.Albéric Marin Des Hopitaux Militaires Vénériens, France, AnZleterre.Traitement des maladies de la peau, voies urinaires, syphilis, Com.sultations: 2 à 5, 7 à 9.295 RUE SAINT.DENIS, DR RENE LAVALLEE CHIRURGIEN-DENTISTE Chambre 112, Bâtisse de la ' Banque d'Epargne 5 502 RUE ST-CATHERINE EST (Coin St-Timothée) Tél.Est 3226.Montréal NOTAIRES JOSEPH L.GIROUARD NOTAIRE 35 RUE ST-JACQUES Tél.Main 5030 JOSEPH PROULX NOTAIRE 99 RUE ST-JACQUES Téléphone Main 2959 Tél.Main 2287 Rés.RocMand 349 J.E.C.DAOUST | ARCHITECTE 4; Diplôme de l'A.A.P.Q | successeur de GAUTHIER & DAOUST 180, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL HOTEL VICTORIA COTE DU PALAIS, QUEBEC Un des plus chics hôtels de Qué- \u201cbec.\u2014 Quelques minutes de mar- \u2018che de la gare Union.\u2014 Excellen- \u2018te cuisine, service parfait.\u2014 Belles \u2018grandes chambres.\u2014 Prix: $8.00 \u2018et plus; avec bain: $3.50 et plus.Touristes et hommes d\u2019affaires, venez gu Victoria et vous serez sa- \u2018tisfaits.HENRI FONTAINE, Prop.| Cour Supérieure, Province de Québec, District de Montréal, No 4209, Dame Rachel Hoffman, des cité et \u2018district de Montréal, épouse en communauté de biens de Solomon Sinclair, marchand du même endroit, demanderesse, contre Solomon Sinclair, du même endroit, défendeur.La demanderesse a pris une action en séparation de biens contre le défendeur.Montréal, le 20 août 1923.SHULMAN & SHULMAN, Avocats de la demanderesse, = | Cour Supérieure, Province de Québec, District de Montréal, No 4818.Dame Toba des cité et district de Montréal, épouse en communauté de biens d\u2019Abraham Sinclair, marchand du même en_ droit, demanderesse, contre Abraham Sinclair, du même endroit, défendeur.La demanderesse a pris une action en séparation de biens contre le défendeur., Montréal, le 20 août 1928.i SHULMAN & SHULMAN.Garesky, Page 4 Baron Roorback and The Home Bank (Continued from page 1) who know the facts \u2014wou!d unquestion the Merchants Bank robbers and wre \u2018and hypocritical bemoanings and distortions in The Star under the heading of \u201cThe Whisper of Death\u201d?Baron Atholstan rakes up and cites past \u2018occurrences of reprehensibility for which he himself has a grave responsibility; and, with un- | paraileied effrontery, crams them down the \u2018throats of the readers of The Star today as \u201carguments\u201d in support of his gratuitous assertions of Canadz\u2019s desperate condition, so that he LE MATIN, SAMEDI 25 AOUT 1923 ! t | Le gouvernement dans un but très louable a organisé, il y a quelques années, la lutte contre |-es maladies vénéiiennes cet a doté plungers and speculators, whose crime is equal to\u2019 degraded and prostituted as in these \u201cwhisper- ments qui s\u2019y donnent chaque année suffirait à that \u201cof a captain asleep on the bridge of a ship\u201d, to quote The Star in reference to shaky banks and dishonest bankers.Millions of the bank\u2019s money passed through Cameron\u2019s hands.More than that.Have we not, within the past fortnight, seen the rejection from its advertising columns by The Star of own carefully considered and well-founded statements.calculated, if heeded, to bring out the truth of the Merchants Bank matter?Verily we have! But only because Le Matin lished the facts.So the people are finding out.| But not through The Star, nor any English newspaper.Le Matin stands alone.It speaks out in| truth and fearlessness.We XK x These acts of omission and commission by the Star and its noble proprietor\u2014and its death whisperings, too\u2014make up a sum of gross indecency.They are as injurious, to, as subversive of, our legal and parliamentary systems, and our credit in a national sense, as well can be.Does anyone seriously regand the paper's bombast, its hypocritical, theatricalswearings-at-largeagainst, its imputations of acts worthy of \u201cjail\u201d on part of, the Home Bank management?Sound and fury all of it! Baronial bunkum! » 5 » .We may be assured that in all of this befuddlement The Star regards the public of Montreal as ies moutons, with short memories and woolly intellects, It lets \u2019em bleat over their own exploitation and be d.d! It shears their fleeces in and out of season.It tempers not the wind to the shorn sheep of Montreal.But it has a fold for the lambs of the Home Bank, ! That paper has just now discovered that \u201cdepositing money in a bank\u201d should be made the \u201csafest financia] operation open to the average man and woman.\u201d But why should it contend for and especially regard this aspect of safeguardian- ship any more zealously than the act of the average man and woman in Montreal, who deposits, willy-nilly, extortionate tramway fares in the pay-as-you-enter fare box of a jammed-to-the- roof street car?Wherein the difference?There is none! Why has The Star no word to say in con- tlemnation of this latter act\u2014born of its own contriving?The Star shall be reminded.The people will recognize the truth of the reminder.The unjustifiable robbery of the citizens thus brought about in Montreal, with the Star\u2019s connivance, runs into millions, It is none the less ing\u201d articles of The Star! | Montreal full well knows Baron Roorback.\u2018Even our would-be railway monopolists are com- | pelled in self-defence to disavow his strivings in their behalf, They dare not, wi not, trust him.| Even Taschereau repudiates him\u2014Tasche- ! reau, who tolerated the Beauharnois perjurer and | bribe-taker, would gpew out the unsavoury Athol-, i stan, if he could! Taschereau cannot do it, much | as he desires.Too late! Too late! It is a fitting climax to an unholy partner- | ship, ® kk | The mills of the gods are grinding! | The light is breaking! Le Matin\u2014and sunrise! | Voilà It comes ! BRENTON A.MACNAEB.(1) From The Star of Aug.22nd, 1923.\u2014\"We gave 'tan millions to the backers of the road (Canadian North- jerd) we had already paid for, and who had left a slimy a trail of political intrigue throughout the Dominion \u2014 a iset of men (Mackenzie and Mann), to whom we owed nothing and from whom we had nothing to fear.\u201d The Star's statement is false that Canada \u201cGAVE\u201d ten millions to Mackenzie and Mann, That amount was awarded by arbitration.When previously the matter came up in Parliament, Sir Wilfrid Laurier declared him- \u2018self in favor of awarding the Canadian Northern Railway THIRTY MILLIONS of dollars.Lord Atholstan is here deliberately falsifying the record, in order to please his baronial Grand Trunk friends in England.The Star Ifurther says in that connection: \u2014 \u201cThe other railway (the Grand Trunk) was a perfectly good and profitable \u2018going concern\u2019, fatally crippled by a political extension (Grand Trunk Pacific) which our politicians had practically forced on it.Moreover, it had its roots deep in the pockets of the British investor.To forcibly take it over was inevitably to take on a quarrel with these British investors which would be certain to inflict grave injury on Canadian credit in Great Britain.\u201d The Grand Trunk, like the Canadian Northern, was taken over by Canada after arbitration and award.It defaulted payment on the the Grand Trunk, as stated.Baron Roorback knows this, too.\u2014 B.À.M.(2) As compared with Montreal Tramways fares, the proposal of the Ottawa Electric Railway to the City of Ottawa, where tramways extensions are now contemplated, is given herewith: \u2014 \u201cThe fares, under the proposed supplementary agreement, would be as follows Adults be., children 3c., schoo! children 20 for 50c.; after midnight 10c., to be fixed until August, 1999 The company to have the right prior to August, 1928, to notify the city if it considers that these rates of fare are not Isufficient to maintain a good service, when the rates of (fare to prevail during the next five year period bevinning bonds of the Grand Trunk! Pacific, which Canada paid, and, thereafter, \u201ctook over\u201d \u2018convaincre à l\u2019évidence ceux qui pourraient en- ;tore éprouver des doutes sur !a gravité du péril: Trois maladies rongeaient les racines de la société qui ne transmettaient plus aux rameaux qu\u2019une ; sève empoisonnée.| Le mal prenait une extension d\u2019autant plus inquiétante que certains préjugés entravaient les efforts thérapeutiques individues.Je ne discuterai pas le bien fondé de la réprobation et du sentiment de honte dont on entourait les victimes et qui leur faisaient chercher le remède à leur mal dans les petites annonces des journaux ou au comptoir des pharmaciens plutôt que chez le médecin: Ne pas avouer une telle maladie était toute leur préoccupation.La campagne antivénérienne n\u2019eut-elle fait ;que d'éclairer un peu ces malheureux désemparés ;en leur faisant comprendre que pour le médecin aucun mal n\u2019est \u201chonteux\u201d et que la sanction | pas plus que le jugement des actes qui les a con- | duits ne lui appartient, elle aurait eu déjà sa raison d\u2019être, Elle a fait beaucoup plus ; réjouis- : sons-nous-en et félicitons-en les promoteurs.La profession médica'e lui doit aussi «d\u2019avoir fait connaître au peuple qui l\u2019ignorait plus qu\u2019on le croit, l'existence du secret professionnel.Toutefois, il ne faudrait pas s'endormir sur cettte première victoire, pas encore définitive et s\u2019imaginer que la syphilis, la blénorrhagie et le chancre soient es seules menaces de la santé publique.\u2018Les maladies des sociétés\u201d sont malheureusement plus nombreuses, et quand on considère les sommes énormes engagées dans la lutte anti-vénérienne on se demande s\u2019il n\u2019eut pas été sage de s\u2019occuper un peu plus et de faire la part plus large à la lutte contre la tuberculose sans pour cela abandonner l\u2019autre.On répond, je le sais, que le trésor de la province n\u2019est pas inépui- able, si riche soit-il; il me semble quand même qu\u2019une répartition différente des fonds affectés à cet usage et dans le sens indiqué plus haut eut été plus judicieuse.Et surtout, elle eut été plus juste.En effet, une grande expérience médicale n'est pas nécessaire, un simple raisonnement suffit pour se rendre compte que des deux classes de malades fréquentant les dispensaires \u2014 vénériens et tuberculeux \u2014 les premiers (sauf exceptions, bien entendu) sont plus en mesure que les seconds :!de défrayer les dépenses de leur traitement, en d\u2019autres termes il y a plus d\u2019indigents tubercu- lleux que d\u2019indigents vénériens.Le sujet atteint de maladie vénérienne est ordinairement plus jeune et célibataire dans la majorité des cas; le traitement de son affection a rank and barefaced escheatment, because that in August, 1928, will be open for adjustment with the\" n\u2019exige pas la suspension de son travail et il est the Legislature of Quebec and the City Council of Montreal did authorize it by special acts, passed with The Star\u2019s approval and due to its frenzied efforts.Not alone do banks have special acts and special privileges.Page Robert and Foster! x OH OH The Star says this of the Home Bank, and I have added the bracketed words:\u2014 This condition of affairs cannot all have developed in a day.The Government (civic and provincial) should have known of it before \u2026 disaster had arrived; and if the present law does not enable them to learn of such conditions, then.the law should be equipped with sharper teeth.: The people of Montreal, applying this utterance to urban transportation, will pray to be spared from \u201csharper teeth\u201d than those of the taw contrived by the Grahamesque-Gouinesque coterie in the tramways transaction! Already that vile and corruptly-obtained law gnaws into the vitals\u2014dips deeply into the purses \u2014 especially of the wage-earning citizens, who can ill afford it., Do we hear any protests as to this from The Star?There is none, It is the Star's law! No feudal baronial enactment was ever worse.x x x By all means, let the Home Bank prabe go so far and deep as to reach the vital and basic source ot the institution\u2019s collapse, If there are guilty \"le found, let them be well punished.What of the Cameron case?By what right, or warrant, or proper rule, os the Star demand action to the end that jails shall open in one case, and not the other?The Star will not tell us, It dare not.Why should we, in any case, be subjected then to these Satanic reprovings of sin on the part of others\u2014if sin there be\u2014by Baron Atholstan?Because.Have we not had enough of this Noble Lord\u2019s hollow pretensions of public interest, disguised under an air of exuberant verbal solicitude?Surely ves.7° Are we not wearied and sick to death of these false aspirations to superior virtue, these cynical and self-inspired declamations, on his part, pointing out how crime, infamy, or dereliction of duty, in certain quarters, shall be punished; whereas in regard to other quarters where is equal culpability, there is no hint, or suggestion, from My Lord of punitive measures.The Star should hold its peace! shame let it be silent! We surely know already that Baron Athol- stan\u2019s own pot is infinitely more grimy and stinking than the blackened kett'es he chooses to assail from time to time with epithets equally applicable to his own shortcoming and those of his \u201cstatesmen\u201d friends! Does Baron Atholstan not realize to the full that his protection of criminals and the prevaricators of justice, renders his whisperings, shout- ings, bellowings and contortions a.perfect mockery, a ludicrous farce?A damnable isavesty put wpon decency in journalism?(3) gr #8 + Under the decrees of God as of the Bible and the human cnactments for the enablement of British justice, as we should have it, what license has this besmirched Peer of the Realm and recreant inurnatist +» lift un his il-pitched voice in invocation of penalties against anyone, short of the gui't of a capital crime?No amount of starry twinklings and journalistic verbal legerdemain should cause heed to be paid to what The Star says, nor what its proprietor would have us think he thinks! Andrew Lang, in his preface to Scott's \u201cQuentin, Durward,\u201d deaing with the personal characteristics of Louis XI of France, has limned a portrait of the arch-schemer of Montreal as well.Read it.Read of the man-traps! It is too late for The Star\u2019s high-sounding words.The people of Montreal know the falsity of it all! The Noble Lord\u2019s Day of Grace has long since been sinned away! \u201cWho know him best despise him most.\u201d These heed him least, too.These are harsh words.But are they not Justified, when we read the grotesque, insincere In very {city.If no agreement can be arrived at satisfactory to [both parties the matter to be referred to the Dominion Railway Commission, whose decision shall be accepted as final.\u201d (3) In \u201cThe Whisper of Death\u201d article of last W ed- nesday, the Star said:\u2014\u2018\u201cMontreal knows by actual experience what happens a community which deliberately borrows more than it can pay.We have seen suburbs of ithis city load themselves with debt for extravagant I public works, and then turn to us, their big and presumably rich neighbor, to lift them out of their difficult- jes.How did we do it?By ANNEXING, the improvid- \u2018ent plungers.History can repeat itself \u2014 on a larger jscale.Canada, too, has a big and rich neighbour.This is what intolerably alarms men with eyes to see and loyal hearts to be wounded.\u201d If Baron Atholstan were put to it, he would find it hard to successfully deny that HE PERSONALLY profited largely by the very annexations and extravagances which he so vigorously condemns and uses as an argument that American annexation stares Canada in the face.He.profited when the tramways were extended.And in the same issue of the Star of Wednesday, the paper glowingly describes the increased growth an wealth of Montreal, and smugly concludes \u2014 if you please! \u2014 \u201cThat the growth of a city's population and prosperity depends in no small degree on the efficiency of its administration, and it ig most vital that this fact should be kept constantly in mind by the electors.\u201d Montreal's \u201cprosperity\u201d and growth, like that of Tam- many-governed New York, depends not upon the parasitical Atholstans, Gouins, Médéric Marting and their tribe; not upon \u201cthe efficiency of its administration\u201d \u2014 God klmows! \u2014 nor the honesty of papers like the Star\u2014 as everyone knows! \u2014 but upon its natural situation as the head of ocean navigation, the concentrating point of river and lake shipping, and its manifest advantages as a manufacturing and railway centre.\u201cThe electors,\u201d whom The Star admonishes in this Pecksniffian fashion.are so roorbacked and stampeded by that paper and by other appeals to their partisanship and prejudices in election times, that they fall easily prey to the machinations of the \u201ctrustards™ who, in reality, govern the Commercial Metropolis of Canada.\u2014 B.À.M Taschereau as a \u201cWhisperer.\u201d NOT LONG AGO HE WAS TALKING JUST AS DOES THE STAR TO-DAY, SAYS MACNAB.The following appeared recently \u201cGlobe\u201d: \u201cMr.Taschereau, in denouncing The Star\u2019s writings as the product of some one surely not a Canadian, does not excite my sympathy for himself, though I agree with what he says.He was especially protesting, in his Angus speech, against The Star goring his Quebec ox and preventing American capital from coming in.\u201cBut Mr.Taschereau does not come into The Star quarrel with clean hands.For when he succeeded Sir Lomer Gouin, he made a speech in denunciation of Government ownership, in Montreal.I have not, for the moment, the text of that utterance before me, and I write subject to correction, at the same time trusting to memory, feeling sure I am correct.What did Mr, Taschereau then say?He said that the multiplication of Federal financial obligations, falling upon Quebec, as a result of the railway policy embarked unon\u2014this was previoug to December, 1921, as I recall it\u2014might make it necessary for Quebec to \u2018reconsider\u2019 her position, part and place in the Canadian Confederation scheme.\u201d \u201cHe went further.He, too, in the same speech, invoked the bogey of annexation, in fashion somewhat similar to The Star.That was his contribution to the solution of railway problems at that time.So I think The Star has Mr.Taschereau \u2018hipped\u2019 when it accuses him of single mindedness in partisanship, because his two speeches\u2014against the Canadisn National project and against The Star, if put in parallel columns, would con- » stitute a curious contrast without question at this time.\u201d BRENTON A.MACNAB.\u201d in the Toronto ! Le temps cest venu où notre gouvernement provireirl devra résolument porter les veux au delà de nos frontières, nous faire bénéficier des ententes conclues entre le gouvernement.fédéral et les autres pays et dssurer par là écoulement régulier de nos richesses.C'est dire que, désor- 71018, on a besoin au parlement d\u2019autres dons que ceux qui suffisent pour parler sur les perrons d'église ou pour admimstrer une municipalité de village.| A.DUGRE, s.j.| Les capitaux investis à l\u2019étranger en 1922 i par les Etats-Unis, se chiffrent 4 652 millions de | dollars, dont 211 millions en Europe, 173 millions !dans Amérique latine, 150 millions au Canada, 112 millions en Extrême-Orient.Les placements dans les entreprises privées ressortent à 169 milions; les emprunts d'Etat ou de villes à 483 millions.| moins long que celui de la tuberculose; il n\u2019exige pas ou rarement l\u2019hospitalisation ni le changement de climat.À propos de la lutte contre la | la province | ably reveal may again play more tricks \u201cbefore high heaven\u2019.d'un certain nombre de dispensaires de vénéreo- ckers, the|Never before has Canadian journalism been so logic, Le nombre des consultations et des traite-, faudrait une disposition un peu spéciale, aherculose Le tuberculeux, \u2018ui est généralemezt plus agé et trop souvent helas! seul soutien d une famille nombreuse, aussi il faut voir avec quelle angoisse il apprend que la guérison est au prix de.abandon de son travail.Ce di'emne qu'ont a résoudre certains braves pères de famille pauvres: est une des situations les pius cruelles qu'il soit.donné au médecin de rencontrer.En supposant qu\u2019un moyen quelconque put.assurer aux siens la subsistance le patient pourrait presque toujours trouver asie à la campagne chez des parents où le peuple croit qu\u2019il suffit de séjourner un temps plus ou moins long en se me-| lant & la vie commune pour guérir la maladie dei poitrine la plus avancée.Mais l\u2019air pur, s\u2019il joue un rôle important n\u2019est pas tout le traitement de la tuberculose ; il y a le repos, plus difficile qu\u2019on le croit à réaliser en dehors d\u2019une institution, puis plus tard, la reprise de l\u2019exercice physique progressivement dosé.La suralimentation semble également facile à pratiquer, dans nos bonnes familles de la campagne où l\u2019hospitalité sous toutes ses formes est proverbiale, mais nous savons tous les torts irréparables que peut causer à l\u2019estomac une suralimentation exclusivement quantitative.La chose n\u2019est plug à démontrer: Un traitement efficace de la tuberculose ne peut être conduit que dans une institution organisée en vue de ce but; et nous n\u2019en avons pas.Le dispensaire sans l\u2019hôpital ne peut produire que des résultats illusoires, Sa fonction est d\u2019être le centre du dépistage et du diagnostic, rien de plus.S\u2019il y réussit c\u2019est déjà énorme.Pour ces raisons et devant l\u2019absence presque complète dans la province de Québec d\u2019un endroit où le tuberculeux pauvre peut espérer une guérison relative et un retour partiel à la vie normale, on peut se dire que le geste humanitaire de nos gouvernements aurait pu s'inspirer de plus de justice sans rien perdre de sa grandeur et de sa beauté.On a détourné du bureau de médecins compétents \u2014 et sans profit pour personne \u2014 une partie importante de leur clientèle en ouvrant à tous sans distinction la porte des dispensaires gratuits.La campagne anti-vénérienne aurait été aussi efficace si on s\u2019était contenté d\u2019en faire surtout une campagne d\u2019éducation et si on n\u2019avait traité gratuitement que les pauvres, Et, avec les sommes ainsi économisées que} rium pourrait être aménagé! Quel outillage moderne pourrait être mis à la disposition des dispensaires anti-tuberculeux pour faciliter le diagnostic précoce, première condition d\u2019une lutte efficace ! Malgré l\u2019étendue du mal, notre seule ressource est actue'lement de faire des diagnostics \u2014 combien nombreux hélas! \u2014 et de contempler les ravages toujours croissants de la peste blanche.Pour être optimistes dans ces conditions, il dont seuls semblent jouir nos politiciens au pouvoir et malheureusement.ou heureusement, nous n\u2019en i i | | Les leçons du passé | PAR UN VIEUX LIBERAL Ï .(Suite) Neg ancétres ne manquaient pas d\u2019esprit et \u2018uu pius fin, Le pasteur Mountain s\u2019étant permis | de passer à cheval dans le défilé de procession de, la Fête-Dieu, un correspondant écrit dans le !\u2018\u201cSpectateur Canadien\u201d du 24 juin 1816 la lettre suivente, signée Michel.Le journal était publié à Montréa] par M.C.B.Pasteur, ; Mon révérend, J\u2019ai entendu beaucoup parler de vous ces l jours derniers, de manière que je crois votre réputation faite.Vous prenez il est vrai depuis quelque temps les moyens les plus prompts de vous faire remarquer, et sans attendre pour devenir célèbre le cours ordinaire du temps, vous saisissez tout d\u2019un coup la renommée aux cheveux, vous lui faites violence pour la forcer à parler de vous.Vous avez été galant autrefois, mon révérend, je ne veux pas vous en faire de reproches, mais vous me permettrez de vous dire que vous prenez des moyens un peu violents pour faire croire que vous ne l\u2019êtes plus, Vous n\u2019aimez plus le beau sexe, passe ; mais en conscience, il ne faudrait pas au moins donner des coups de canne aux dames et aux demoiselles que vous rencontrez dans la rue: cela n\u2019est pas bien, je vous l\u2019assure.Oh vous croira plutôt sur votre parole ; laissez, je vous prie, ces arguments frappants, dont vous vous servez avec tant de facilité, d\u2019autant plus que ceux à qui vous les adressez, ne les entendant pas comme vous, i] peut s\u2019élever quelques fois de petites difficultés désagréables, Le jour de la Fête-Dieu est encore une époque brillante de votre gloire: vous avez fait un coup d\u2019Etat ce jour-là.Vous avez eu le courage de passer avec votre voiture, votre cheval, votre domestique, tous, bêtes et gens, à travers la procession solennelle qui se faisait ce jour-là.Ceux que vous avez insultés par votre conduite ont eu l fort comme vous; ils n\u2019auraient pas dû vous mé- | priser dans une pareille circonstance.Vous avez peut-être cru que vous étiez le premier qui ait fait une telle chose; j esuis fâché de vous ôter cette petite satisfaction.Historien fidèle, je suis ob\u2018igé de diminuer votre gloire, en vous disant qu\u2019il y a quelques années, une vieille Anglaise, | qui vend ordinairement des légumes au marché \u2018eut autant de courage que vous et comme \u2018Vous, i bravant toute décence, troubla volontairement la \u2018procession, et pourtant personne ne lui donna des \u2018coups de canne, vous entendez, mon révérend.| C\u2019est toujours fâcheux qu\u2019une femme vous ait | précédé; en fait de sottises, surtout, il vaut tou- \u2018jours mieux faire la première, e til n'y a pas pour | Yous beaucoup d'honneur, de n\u2019avoir fait qu\u2019imi- j ter une vendeuse de légumes, Vous avez des ennemis secrets, des gens dangereux, qui vous déchirent en affectant de vous disculper; ces personnes disent (je vous le dis avec la plus grande douleur) elles disent.il m\u2019en coûte à répéter; mais enfin, il faut parler, quand on veut être entendu: e'les disent que vous êtes fou, vous comprenez, mon révérend.ces gens-là disent au lieu de meilleures raisons, qu\u2019un homme qui serait dans son bon sens ne se donnerait pas ainsi en épiclade à toute une ville dans une circonstance semblable et d\u2019une manière aussi indécente; ils disent que le parcours de la lune approchait, ce jour-là, et que c'est un temps eri- tique pour les cerveaux malades.A vrai dire, je \u2018ne vois pas de rapport entre toutes ces choses-là : et d\u2019ailleurs, je n\u2019approuve pas du tout que l\u2019on croye défendre quelqu\u2019un en l'accusant d\u2019avoir perdu la tête.Mon révérend, je vous abandonne ces gens-là; si vous les rencontrez, donnez-leur des coups de canne si vous voulez.MICHEL.F i i (à suivre) \u2018 babouin s\u2019il r'avait aucune luxueux sanato-.VOL, III \u2014 No 34 donné comme souffre-douleur ces dewx ivoffen- sives marmottes qui n\u2019ont pas un instant de répit Avec ce torticLnAire à poil roux?Il ne sait quelle nicue (Eur faire, les pince, les mord, leur sauce la tete dares l'enu, à la grande joie des badauds qui hui je*tent des pistaches et des géteaux, Vois cette femme le ventre accoté sur la cage c©t dont le large rire fuit tremoter sts appas comme des moules de téte En fromage: Si j'en pouvais faire autant à mon gendre et à mon mari, semble-t-elle dire, PERUCHET.\u2014I ne faut pas être plus sévère pour les bêtes que pour les hommes.Que ferait ce créature à toaurmen- ter?Il mourrait d'ennui, c\u2019est sûr, Esi
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